La population française au recensement de 1962. Premiers résultats - article ; n°4 ; vol.17, pg 627-644

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Population - Année 1962 - Volume 17 - Numéro 4 - Pages 627-644
Le recensement effectué du 7 mars au 8 avril 1962 donnera tout d'abord, à partir du décompte des questionnaires effectué par les mairies, la population légale des 37.962 communes françaises; les résultats feront l'objet d'un volume intitulé Population de la France. Après quoi, l'exploitation proprement statistique effectuée par l'I.N.S.E.E., donnera des indications diverses sur la population recensée (structures démographiques, activités professionnelles, composition des ménages, . . . ) Le supplément au Bulletin hebdomadaire de statistique de l'I.N.S.E.E. du 3 novembre 1962 donne quelques-uns des résultats qui figureront dans le volume Population de la France. Ces renseignements permettent de voir comment s'est modifié le peuplement de la France depuis le recensement de 1954.
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1962
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Roland Pressat
La population française au recensement de 1962. Premiers
résultats
In: Population, 17e année, n°4, 1962 pp. 627-644.
Résumé
Le recensement effectué du 7 mars au 8 avril 1962 donnera tout d'abord, à partir du décompte des questionnaires effectué par
les mairies, la population légale des 37.962 communes françaises; les résultats feront l'objet d'un volume intitulé Population de la
France. Après quoi, l'exploitation proprement statistique effectuée par l'I.N.S.E.E., donnera des indications diverses sur la
population recensée (structures démographiques, activités professionnelles, composition des ménages, . . . ) Le supplément au
Bulletin hebdomadaire de statistique de l'I.N.S.E.E. du 3 novembre 1962 donne quelques-uns des résultats qui figureront dans le
volume Population de la France. Ces renseignements permettent de voir comment s'est modifié le peuplement de la France
depuis le recensement de 1954.
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Pressat Roland. La population française au recensement de 1962. Premiers résultats. In: Population, 17e année, n°4, 1962 pp.
627-644.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1962_num_17_4_10329LA POPULATION FRANÇAISE
AU RECENSEMENT DE 1962
Premiers résultats
Le recensement effectué du 7 mars au 8 avril 1962 donnera tout
d'abord, à partir du décompte des questionnaires effectué par
les mairies, la population légale des 37.962 communes françaises;
les résultats feront l'objet d'un volume intitulé Population de
la France (1). Après quoi, l'exploitation proprement statistique
effectuée par l'I.N.S.E.E., donnera des indications diverses sur
la population recensée (structures démographiques, activités
professionnelles, composition des ménages, . . . )
Le supplément au Bulletin hebdomadaire de statistique de
VI.N.S.E.E. du 3 novembre 1962 donne quelques-uns des résultats
qui figureront dans le volume Population de la France. Ces
renseignements permettent de voir comment s'est modifié le
peuplement de la France depuis le recensement de 1954.
Les différentes catégories Dans la population d'une commune, on dis
de population. tingue traditionnellement la population munic
ipale ou des ménages (celle vivant
au sein des foyers de la commune), et la population comptée à part (vivant
dans certaines collectivités : casernes, établissements d'enseignement,
établissements pénitentiaires, hôpitaux psychiatriques...) ^2', l'ensemble
constituant la population légale de la commune (3).
M A paraître vers le 15 novembre 1962.
(2> Toutes les collectivités ne sont pas classées dans la population comptée à part. Certaines
(communautés religieuses, personnels de service des établissements scolaires ou hospitaliers,
maisons de retraites...) forment ce que l'on appelle des ménages collectifs, et sont rattachées
à la population municipale.
(3> Ainsi nommée parce que de nombreux textes législatifs ou réglementaires, notamment
en matière financière, se réfèrent à elle. Rappelons que jusqu'au recensement de 1954, la popul
ation légale d'une commune restait immuable dans l'intervalle de deux recensements conséc
utifs. Depuis 1956, des recensements complémentaires ont lieu chaque année dans les com
munes en croissance démographique rapide et la population légale est modifiée si l'augment
ation est supérieure à 10 %. LA POPULATION FRANÇAISE AU RECENSEMENT DE 1962 628
La distinction précédente a été conservée au recensement de 1962, mais,
le mode de détermination de la population municipale a été différent.
Dans l'ancien mode de calcul, certaines personnes (essentiellement les
soldats du contingent et les élèves-internes), se trouvaient évincées de la
population municipale de façon toute provisoire; la population légale de leur
commune de résidence habituelle en était diminuée d'autant et ne se trouvait
pas être en rapport étroit avec les charges supportées par la commune; cette
anomalie était surtout sensible dans les petites communes rurales.
C'est pour cela qu'au recensement de 1962, on a décidé de compter les
membres de certaines collectivités (garnisons militaires, sanatoriums, inter
nats, chantiers temporaires de travaux publics) ayant une résidence personnelle,
à la fois,
— dans la population comptée à part de la commune où se trouve leur
collectivité ;
— dans la population municipale de la commune où se trouve leur rés
idence personnelle W.
La population municipale, et partant, la 'population légale des communes
au 7 mars 1962, est ainsi gonflée des effectifs qui y résident habituellement
(dans les foyers) mais qui se trouvaient appartenir [à cette date, et de façon
temporaire, à la population comptée à part d'autres communes.
Ce mode de détermination plus équitable de la population légale des
communes, entraîne certaines conséquences :
— en totalisant les populations légales des communes, on aboutit pour
les cantons, arrondissements, départements, et pour la France entière, à des
chiffres de population qui se ressentent de la double imputation géographique
de certaines personnes ^2'. Il convenait d'éliminer ces doubles comptes pour
aboutir à des effectifs plus conformes aux réalités démographiques. Pour
cela, lors des totalisations des populations des communes, destinées à fournir
la population légale des cantons, arrondissements, départements et de la
France entière, on a fait figurer les personnes faisant l'objet de ces doubles
comptes, seulement dans la population municipale de la commune où elles
ont leur résidence personnelle. C'est aussi sur la population ainsi définie
que seront effectués les dépouillements statistiques des questionnaires du
recensement car il s'agit du groupement le mieux adapté aux études démo
économiques locales (prévisions de population, étude des disponibilités
d'emplois...)
(1J Ont été aussi comptés dans la population municipale de certaines communes, les mili
taires stationnés hors métropole qui y ont leur résidence personnelle.
(2) Par contre, il ne saurait y avoir de doubles comptes à l'intérieur d'une commune, car
si des personnes ont leur résidence habituelle dans la commune où se trouve la collectivité à
laquelle ils sont rattachés au moment du recensement (c'est le cas par exemple des militaires
du contingent en garnison dans la ville où ils ont leur résidence personnelle), ils ne sont comptés
que dans la population municipale de cette commune. PREMIERS RÉSULTATS 629
— étant donné la nouvelle définition de la population légale des communes,
il a fallu organiser systématiquement le double compte d'une partie de la
population comptée à part ce qui permet, lorsque cela est nécessaire, (lors
des totalisations, des dépouillements statistiques des questionnaires), de ne
retenir les personnes en cause qu'une seule fois et avec une règle d'imputation
uniforme (dans la population municipale de la commune où est la résidence
personnelle). En procédant de la sorte, on peut espérer avoir éliminé les
doubles comptes involontaires dont étaient entachés les précédents recense
ments ; ce sont en effet ces personnes qui avaient en quelque sorte, lors d'un
recensement, une double appartenance géographique, qui étaient recensées
avec le moins de rigueur : l'absence toute temporaire d'un étudiant, d'un
militaire du contingent, incitait les parents à les déclarer dans la population
municipale de la commune où ils ont leur foyer, en même temps qu'ils étaient
recensés dans la population comptée à part à laquelle ils appartiennent.
Un exemple. La variété des notions et des modes de comptage, rend évidem
ment la lecture du tableau de la Population des Communes ^
assez délicate. Il peut donc être bon de commenter sur un exemple les données
de ce tableau; ce sera aussi pour nous l'occasion de préciser certaines parti
cularités que nous n'avons pas pu encore signaler.
Examinons donc le tableau 1 (extrait du tableau III du volume Population
de la France). Les données rapportées concernent la commune de Villefranche-
de-Rouergue.
Pour que la correspondance avec le volume de l'I.N.S.E.E. soit parfaite,
nous avons repéré les colonnes les mêmes lettres que celles employées
dans le tableau III de ce volume.
1. с donne ce que serait la population légale en 1962 si la définition était
restée celle de 1954; ceci permettra des comparaisons.
2. En h, il s'agit de la population légale de 1962.
3. La différence entre h et с soit 10 461 — 10.172 = 289 provient essen
tiellement des personnes recensées dans la population comptée à part d'autres
communes qui ont leur résidence personnelle à Villefranche-de-Rouergue. Il
peut aussi y avoir dans ces 289 personnes des militaires stationnés hors
Métropole et dont les bulletins de recensement font mention de Villefranche-
de-Rouergue comme lieu de leur résidence principale.
4. La colonne h correspond, ainsi qu'il est indiqué, à l'addition des
colonnes j et m.
5. Le chiffre de la colonne j (9.485), comprend les personnes directement
recensées dans les ménages (ordinaires ou collectifs) de Villefranche-de-
Rouergue et celles qui y ont leur résidence personnelle tout en étant momen-
Tableau III du volume Population de la France. 630 LA POPULATION FRANÇAISE AU RECENSEMENT DE 1962
doubles Population n с comptes totale colonne 540 la sans 1 -a de 9 II les a.
appartenant municipale communes population comptes) (doubles d'autres Dont 921 la e part à
Population
à comptée
Totale 976
Éparse 571
- 1
municipale
Agglomérée chef-lieu 914 au Population 7
Totale 485
9
(municipale comptée Population part) S 461 totale 1962 +
10 II à et
Villefranche-de-Rouergue Communes
Population (définition 1954) totale 1962 10 172 u ! PREMIERS RÉSULTATS 631
tanément rattachées à la population comptée à part d'autres communes (cf. § 3).
Nous avons vu que la seconde catégorie comprend 289 personnes (y compris
certains militaires hors Métropole); la première en compte donc :
9.485 — 289 = 9.196.
6. Le contenu des colonnes ket l (dont la somme représente /), est inchangé
par rapport aux précédents recensements mais, cette fois, la ventilation est
faite à partir d'une population municipale totale plus large (cf. § 5).
7. La population comptée à part (colonne m : 976 personnes), est constituée
en majorité de personnes ayant une résidence personnelle dans une autre
commune (colonne n: 921 personnes); rappelons que si certaines d'entre elles
avaient leur résidence habituelle à Villefranche-de-Rouergue elles ne figureraient
pas dans la population comptée à part de cette commune mais uniquement
dans la municipale. Il reste donc 976 — 921 = 55 personnes
(n-m) de la comptée à part de Villefranche qui ne figureront
dans aucune commune au titre de la population municipale : il peut s'agir
de personnes n'ayant aucune résidence personnelle à déclarer ou, plus souvent,
de pensionnaires d'hôpitaux psychiatriques et de détenus, catégories pour
lesquelles l'enregistrement dans la population municipale de la commune de
la résidence personnelle n'a pas été prévue.
8. La dernière colonne p représente un mode de répartition de la popul
ation de la France par commune sans aucun double compte. C'est donc avec
les chiffres de cette colonne que l'on déterminera la population des cantons
arrondissements, départements et c'est sur ces effectifs que seront effectués
les dépouillements statistiques. On peut les interprêter comme la somme de
la population municipale et de la population comptée à part de la commune,
sans résidence personnelle (j + m — n) ou, ce qui est équivalent, comme
résultant de la différence h — n.
Dans la suite, nos commentaires s'appuieront, suivant les cas, sur les chiffres
des colonnes c, j ou p.
Évolution de la population La figure 1 permet de suivre l'évolution de la
de la France. population légale en France depuis 1851; des
estimations dans les limites territoriales actuell
es, en 1851, 1856 et de 1872 à 1911, permettent d'avoir une série de chiffres
comparables.
L'évolution est assez régulière de 1851 à 1911. Déficit de naissances et
pertes de guerre se font sentir fortement en 1921. L'immigration des années
vingt porte la population à un maximum provisoire au recensement de 1931.
La baisse continue de la fécondité, l'arrivée des classes creuses à l'âge de
procréation, enfin les pertesde la dernière guerre, ramènent en 1946 la popul
ation française à son chiffre de 1900. Durant les 16 années qui suivent la
croissance est importante, mais, le chiffre de 1962 (46,5 millions), n'est que I
I
I
632 LA POPULATION FRANÇAISE AU RECENSEMENT DE 1962
très légèrement supérieur à celui (46,2 millions), qu'aurait donné un taux
d'accroissement annuel stabilisé depuis 1911 au niveau moyen de la période
1851-1911, soit 2,1 °/00 (cf. fig. 1). Avec l'arrivée de 600.000 rapatriés d'Algér
ie (1) et l'accroissement naturel des dix derniers mois de 1962 (et sans
préjudice d'une immigration nette étrangère), la population française doit
atteindre le chiffre de 47,4 millions au 1er janvier 1963.
Population (en millions d'habitants)
Г Ml I I II 1 I 1 I M
- ^-— Territoire de l'époque |.
.__.. Estimation dans les limites territoriales actuelles
Croissance au taux annuel moyen de la période 1851-1911 (territoire actuel)
Tipris les rapatriés d'Algérie
Fig. 1. — Population légale de la France .
Les chiffres officiels de 1931 et 1936 ont été minorés de 200.000 et de 400.000
pour tenir compte de la surestimation de la population de Marseille et de Lyon
Analysons plus en détail l'évolution depuis le précédent recensement;
elle se résume par le bilan du tableau 2.
Dans ce bilan, les lignes (1) et (5) sont données par les deux recensements,
ainsi que la ligne (4) qui introduit une correction permettant de rendre ces
derniers comparables; (2) est donnée par l'état civil, c'est-à-dire, avec une très
(1) Les rapatriements ont presque tous eu lieu après le recensement : c'est, pour ce
dernier, une garantie de plus grande précision; cela permettra également une meilleure éva
luation de la population française après ces retours. PREMIERS RÉSULTATS 633
Tableau 2. — Évolution de la population de la France
(10 mai 1954, 7 mars 1962)
(1) Population au 10 mai 1954 (*) 42 900 000
(2) Accroissement naturel de 1954 à 1962 (naissances-décès) + 2 350 000
(3) Immigration nette de 1954 à 1962 + 1 150 000
4- 1 30 000 (4) Ajustements et changements de définitions
(5) Population au 7 mars 1962 46 530 000
Des corrections ont été apportées au chiffre de population légale adopté (42 777 000).
grande précision. Quant à la ligne (3), elle découle du rapprochement des
quatre autres lignes, en sorte que la différence des erreurs sur les deux recen
sements (prises avec leurs signes) se reporte sur l'immigration nette dont l'éva
luation a donc un caractère approximatif.
Ce bilan est très voisin de celui que nous avons dressé dans la dernière
Situation démographique ^\ Le tiers de l'accroissement de population est
dû à l'immigration nette, et le taux d'accroissement naturel (6,7 °/oo par
an, en moyenne) n'a jamais été aussi élevé en France (sauf années exceptionn
elles), depuis la publication des statistiques d'état civil (1800).
La population française occupe la quatrième place en Europe (partie
européenne de l'U.R.S.S. exclue), derrière celle des pays suivants :
Population Date Paya (en milliers) du recensement
53 975 6 juin 1961 Allemagne fédérale (Berlin exclu)
52 673 23 avril 19C1 Royaume-Uni
50 464 15 octobre 1961 Italie
Mais, dans ces pays, la densité est beaucoup plus forte qu'en France :
respectivement, 218, 216 et 168 habitants au km2 contre 84 dans notre pays
(86 au 1er janvier 1963). Notre peuplement n'est pas plus intense que celui
de l'Autriche et beaucoup plus faible que celui de la Suisse (environ 130 habi
tants au km2).
fr) Population n° 3, juillet-septembre 1962. Pour la période allant du 1er janvier 1954
au 1er janvier 1962, nous trouvions un accroissement naturel de -f 2.388.000 et une immigration
nette de + 1.046.000. 634 LA POPULATION FRANÇAISE AU RECENSEMENT DE 1962
Évolution de la population La déclaration de changement de domicile
des départements. n'étant pas obligatoire en France, il n'est pas
possible de mesurer directement les migrations
internes ; c'est pourquoi on ne peut pas proposer chaque année une estimation
correcte de la population des départements ^.
Par contre, les résultats d'un recensement fournissent l'occasion d'établir
pour chaque département, un bilan semblable à celui du tableau 2 et d'évaluer
ainsi, pour la période inter censitaire, la migration nette dans chaque dépar
tement, résultat des migrations intérieures et des migrations internationales.
Naturellement, la réserve faite, à l'échelon national, sur ce procédé d'évaluat
ion, vaut également pour le département et selon l'I.N.S.E.E., une immigration
nette pour l'ensemble de la période 1954-1962, comprise entre — l°/o et
+ 1 °/<ь est peu significative.
Nous sommes donc en mesure d'étudier comment s'est modifié le peuple
ment de la France entre 1954 et 1962 en précisant les rôles respectifs joués
par le mouvement naturel de la population et par les migrations.
Dans le tableau 1 du Supplément au Bulletin hebdomadaire de VI.N.S.E.E.
(3 novembre 1962) on trouve, pour chaque département ^\ l'accroissement
naturel (naissances— décès) et l'immigration nette durant la période 1954-
1962 (cf. colonnes (4) et (5) du tableau I en annexe). Afin de ne pas prendre
en compte les mouvements de la population comptée à part(ainsi, les change
ments de garnison de militaires), l'I.N.S.E.E. a fait tous les calculs sur la
population municipale. C'est la raison principale pour laquelle, dans le
tableau I en annexe, la somme des colonnes (4) et (5) diffère un peu de l'a
ccroissement figurant dans la colonne (3).
Voici d'abord un tableau d'ensemble (tableau 3).
Tableau 3. — Variations entre 1954 et 1962
Accroissement Immigration Accroissement naturel nette
Nombre de départements à bilan positif' . . . 86 74 46 de à négatif. . . 3 43 15
Total 89 89 89
Í1) L'I.N.S.E.E. publie néanmoins des évaluations pour chaque année mais en insistant
sur la fragilité des chiffres avancés et l'utilisation limitée qu'il convient d'en faire (calcul des
taux démographiques par exemple).
(2) Corse exclue. Comme dans de nombreux recensements précédents, la population de
ce département est très fortement surestimée et ne permet donc pas des calculs analogues à
ceux faits pour les autres départements. PREMIERS RÉSULTATS 635
Taux (en %) compri
I;-.'-;-;] - 6, о et - 2,1
I I - 2,0 et + 1,9
+ 2,0 et + 5,9
+ 6,0 et + 9,9
supérieur à 9,9
Fig. 2, — Taux d'accroissement naturel entre 1954 et 1962
Très peu de départements (trois) accusent un excédent des décès sur les
naissances, alors qu'il y a presque autant de départements à balance migrat
oire positive qu'à balance négative ^. II résulte de l'intervention de ces
deux facteurs que quinze départements ont diminué de population (contre
36 entre 1936 et 1954). On pressent déjà, après ce premier examen, le rôle
primordial joué par les migrations dans la modification du peuplement de la
France.
L'examen et la comparaison des figures 2 et 3 permettra de préciser
davantage. Pour rendre cette comparaison aisée, nous avons adopté une
échelle de teintes commune ^2^.
(D Bien que nous ayons dit précédemment qu'une immigration nette de faible valeur (entre
— 1 % et + 1 %), était peu significative (c'est le cas de 13 départements), cela n'entraîne
pas que le partage global entre départements à immigration nette négative et positive soit aussi
imprécis.
W Nous avons tenu à rassembler dans une même classe ( — 2°/o, + 1,9 °/o), des départe
ments dont le taux d'émigration nette est le moins significatif. Cela nous a conduit à rassembler
les départements dont le taux d'accroissement naturel est compris dans le même intervalle
alors que le partage par le 0 est 'certainement significatif pour chacun d'eux. Précisons
donc qu'il n'y a dans cette classe que 2 départements à taux d'accroissement naturel négatif:
les Alpes Maritimes (0,3 °/o) et l'Ariège (0,9 °/o).
J. P. 200419. 2

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