La table de mortalité française 1966-1970 - article ; n°3 ; vol.29, pg 553-577

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Population - Année 1974 - Volume 29 - Numéro 3 - Pages 553-577
SUMMARY The increase in the average length of life has slowed down considerably in France in recent years. Instead of decreasing at all ages and for both sexes, as in the past, probabilities of dying have moved very irregularly. The mortality rates of very young children continue to decrease, but the growing number of accidents has led to an increase in the mortality of young adults, both men and women. Mortality has also increased among men aged 40-44, because of the increase in certain cause-specific rates (cancer, heart disease, cirrhosis of the liver), even though other cause-specific rates have fallen. Finally, male mortality has also increased at the age of about 70 years, though this phenomenon may be related to the weakness of some birth cohorts who suffered most from the effects of the 1914-1918 war and may disappear. Although female mortality is also affected by the growth of the death rate from accidents, especially among adolescents , female mortality has decreased at all other ages, so that the excess mortality of males has increased further.
RESUMÉN Durante los últimos aňos el aumento de la vida media en Francia ha sido más lento que en el pasado. La probabilidad de morir que disminuia a toda edad, sin distinción de sexo, tiene una evolución bastante hetero- génea. El riesgo de morir en los niňos de corta edad sigue disminuyendo, sin embargo en los jóvenos — hombres y mujeres — la probabilidad de muerte aumenta consider ablemente a causa de los accidentes; el aumento es también común a los hombres de 40-44 aňos a pesar de la dismi- nución de otras causas de muerte como consecuencia del cancer, enfer- medades cardiacas, cirrosis del hígado. Alrededor de los 70 aňos el aumento de la mortalidad masculina es regular, pero el fenómeno esta relacionado con la disminución relativa de ciertas generaciones muy afectadas con la guerra de 1914-1918. Aim cuando las mujeres se ven igualmente afectadas por el aumento de la mortalidad por accidente, sobre todo en la adolescencia, la mortalidad disminuye en todas las otras edades, lo que acentùa la sobremorta- lidad masculina.
La publication des tables de mortalité ou de survie s'est, depuis la guerre, généralisée dans le monde entier. Elle est, aussi, devenue plus fréquente. L'I.N.S.E.E. vient de publier la table de mortalité française pour la période 1966-1970 n), ajoutant ainsi un nouvel élément à la série des tables pluri-annuelles régulièrement établies par la « Statistique Générale de la France », puis par l'I.N.S.E.E., depuis la fin du XIXe siècle. Depuis une quinzaine d'années, l'I.N.S.E.E. publie également des tables annuelles de mortalité. Les tables pluri-annuelles conservent cependant tout leur intérêt, puisqu'elles présentent le double avantage de mesurer la mortalité de la période considérée, indépendamment des fluctuations annuelles, et de se fonder sur une connaissance précise des effectifs de population aux différents âges grâce à la proximité du recensement. Comme pour les précédentes tables, la période retenue est en effet constituée des cinq années encadrant le dernier recensement. M. Jacques Vallin, chargé de recherches à l'I.N.E.D. présente ici les résultats.
25 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1974
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Jacques Vallin
La table de mortalité française 1966-1970
In: Population, 29e année, n°3, 1974 pp. 553-577.
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Vallin Jacques. La table de mortalité française 1966-1970. In: Population, 29e année, n°3, 1974 pp. 553-577.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1974_num_29_3_16285Abstract
SUMMARY The increase in the average length of life has slowed down considerably in France in recent
years. Instead of decreasing at all ages and for both sexes, as in the past, probabilities of dying have
moved very irregularly. The mortality rates of very young children continue to decrease, but the growing
number of accidents has led to an increase in the mortality of young adults, both men and women.
Mortality has also increased among men aged 40-44, because of the increase in certain cause-specific
rates (cancer, heart disease, cirrhosis of the liver), even though other cause-specific rates have fallen.
Finally, male mortality has also increased at the age of about 70 years, though this phenomenon may
be related to the weakness of some birth cohorts who suffered most from the effects of the 1914-1918
war and may disappear. Although female mortality is also affected by the growth of the death rate from
accidents, especially among adolescents , female mortality has decreased at all other ages, so that the
excess mortality of males has increased further.
Resumen
RESUMÉN Durante los últimos aňos el aumento de la vida media en Francia ha sido más lento que en
el pasado. La probabilidad de morir que disminuia a toda edad, sin distinción de sexo, tiene una
evolución bastante hetero- génea. El riesgo de morir en los niňos de corta edad sigue disminuyendo,
sin embargo en los jóvenos — hombres y mujeres — la probabilidad de muerte aumenta consider
ablemente a causa de los accidentes; el aumento es también común a los hombres de 40-44 aňos a
pesar de la dismi- nución de otras causas de muerte como consecuencia del cancer, enfer- medades
cardiacas, cirrosis del hígado. Alrededor de los 70 aňos el aumento de la mortalidad masculina es
regular, pero el fenómeno esta relacionado con la disminución relativa de ciertas generaciones muy
afectadas con la guerra de 1914-1918. Aim cuando las mujeres se ven igualmente afectadas por el
aumento de la mortalidad por accidente, sobre todo en la adolescencia, la mortalidad disminuye en
todas las otras edades, lo que acentùa la sobremorta- lidad masculina.
Résumé
La publication des tables de mortalité ou de survie s'est, depuis la guerre, généralisée dans le monde
entier. Elle est, aussi, devenue plus fréquente. L'I.N.S.E.E. vient de publier la table de mortalité
française pour la période 1966-1970 n), ajoutant ainsi un nouvel élément à la série des tables pluri-
annuelles régulièrement établies par la « Statistique Générale de la France », puis par l'I.N.S.E.E.,
depuis la fin du XIXe siècle. Depuis une quinzaine d'années, l'I.N.S.E.E. publie également des tables
annuelles de mortalité. Les tables pluri-annuelles conservent cependant tout leur intérêt, puisqu'elles
présentent le double avantage de mesurer la mortalité de la période considérée, indépendamment des
fluctuations annuelles, et de se fonder sur une connaissance précise des effectifs de population aux
différents âges grâce à la proximité du recensement. Comme pour les précédentes tables, la période
retenue est en effet constituée des cinq années encadrant le dernier recensement. M. Jacques Vallin,
chargé de recherches à l'I.N.E.D. présente ici les résultats.LA TABLE
DE MORTALITÉ FRANÇAISE
1966-1970
depuis aussi, La L'I.N.S.E.E. devenue la publication guerre, plus vient généralisée des fréquente. de tables publier dans de mortalité la le table monde ou de entier. de mortalité survie Elle frans'est, est,
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élément à la série des tables pluri-annuelles régulièrement
établies par la « Statistique Générale de la France », puis par
l'I.N.S.E.E., depuis la fin du Xixp siècle. Depuis une quinzaine
d'années, l'I.N.S.E.E. publie également des tables annuelles
de mortalité. Les tables pluri-annuelles conservent cependant
tout leur intérêt, puisqu'elles présentent le double avantage de
mesurer la mortalité de la période considérée, indépendam
ment des fluctuations annuelles, et de se fonder sur une
connaissance précise des effectifs de population aux différents
âges grâce à la proximité du recensement. Comme pour les
précédentes tables, la période retenue est en effet constituée
des cinq années encadrant le dernier recensement <2). M.
Jacques Vallin, chargé de recherches à l'I.N.E.D. présente
ici les résultats f3).
(D INSEE. La situation démographique. Les Collections de I 'IN SEE, série D,
Paris, juin 1974. Un document beaucoup plus détaillé sera également publié par
l'INSEE dans quelques mois. Il nous a paru utile de présenter dès maintenant aux
lecteurs de Population quelques réflexions sur cette nouvelle table de mortalité
française et nous remercions l'INSEE de nous avoir facilité cette tâche.
(2» Pour la méthode de calcul utilisée, on se reportera au document de base
établi par l'INSEE. Notons seulement qu'on a fait retour à la méthode classique
utilisée jusqu'en 1952-56 alors qu'une formule différente avait été retenue en
1960-64.
ГЛ) L'analyse laisse volontairement de côté les très grands âges. Au-dessus de
85 ans, les chiffres sont, en effet, moins sûrs et demandent des recherches spéciales.
Dans Population, juillet-octobre 1973, figure l'article de M"e Françoise Depoid
« La mortalité des grands vieillards », donnant une analyse pour quatre pays dont
la France. LA TABLE DE MORTALITE 554
1. Espérance de vie II y a deux siècles, Г « espérance de vie à la
à la naissance. naissance » ou « vie moyenne » était à peine
de trente ans. Elle est aujourd'hui de près de
68 ans pour les hommes et de plus de 75 ans pour les femmes. Elle
a donc plus que doublé. L'énorme progrès que traduisent ces chiffres est
cependant loin d'avoir suivi un rythme régulier. Il a fallu un siècle pour
que la vie moyenne passe de 30 à 40 ans, alors qu'une cinquantaine
d'années ont suffi à la faire passer de 40 à 50 ans, que, moins de 30 ans
plus tard, un nouveau gain de 10 années était acquis et que, depuis la
dernière guerre mondiale, la vie moyenne a encore cru de plus de
10 ans. Cette accélération du progrès, due pour l'essentiel à la découverte
et à la généralisation des moyens de lutte contre les maladies infectieuses,
a cependant fait son temps, de sorte que les gains réalisés au cours de
la dernière décennie, sont beaucoup plus modestes. La différence résultant
des tables 1960-64 et 1966-70 n'est que d'un an pour le sexe féminin
et seulement de quelques dixièmes d'années pour le masculin. Elle est
Tableau I. — Espérance de vie à la naissance en France
DEPUIS LE XVIIIe SÈCLE
(en années et dixièmes ou centièmes d'années)
Sexe masculin Sexe féminin Ensemble Epoque Source
XVIIIe siècle
Duvillard - - 28,8
1740-1770
28 à 31 Blayo-Henry (Bretagne-Anjou)
1817-1831 Demonferrand 38,3 40,8 39,5
40,1 1840-1859 dr Bertillon père 39,3 41,0
39,8 1861-1865 SGF 39,1 40,6
1877-1881 42,1 SGF 40,8 43,6
45,35 48,72 47,00 1898-1903 SGF 48,49 52,41 50,41 1908-1913
SGF 55,87 54,11 1920-1923 52,19
1928-1933 SGF 54,30 59,02 56,65
55,94 61,64 58,74 1933-1938 SGF
64,59 1946-1949 INSEE 61,87 67,43
71,15 (70,88 65,04 (64,69) ) 68,02(67,71) 1952-1956
74,42 (74,26 67,51 (67,20) ) 70,88(70,59) 1960-1964 INSEE
67,96 (67,69) 75,43 (75,21) 71,61(7136) 1966-1970
Annuaire Statistique (sauf 1740-1770 : Y. Blavo et L. Henrv - Données démogra- Source : INSEE,
1740 à 1829. Annales de démographie historique (1967). phiques sur la Bretagne et l'Anjou de
Les chiffres de 1966-70 entre paren- N.B. La série principale ne tient pas compte des faux morts-nés.
thèses en tiennent compte, pour 1952-56, 1960-64 et 1966-70. FRANÇAISE : 1966-1970 555
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о а LA TABLE DE MORTALITÉ 556
d'ailleurs principalement liée, dans ce dernier cas, à la diminution encore
sensible de la mortalité au-dessous de 5 ans puisque à cet âge l'espérance
de vie masculine n'a gagné que 2 centièmes d'années, d'une table à l'autre.
Ce ralentissement brutal des progrès, qui affecte surtout le sexe
masculin est assez général en Europe et laisse planer un doute sur la
possibilité de réaliser de nouveaux gains dans l'avenir. Certains pays,
ont même récemment vu leur « vie moyenne » diminuer, tels l'Allemagne
de l'Ouest (passant, pour les hommes de 67,6 ans en 1964-65 à 67,2 ans
en 1968-70) ou la Nouvelle-Zélande'1' (68,7 ans en 1965-67 contre
69,2 ans en 1960-62, sexe masculin), l'U.R.S.S. '-'' battant de ce point
de vue tous les records (65,0 ans en 1969-70 contre 66,3 en 1964-65,
sexe masculin).
Les comparaisons internationales ne sont jamais parfaitement rigou
reuses, en raison des différences dans les méthodes de calcul et les dates
d'observation (3). Nous avons cependant rapproché neuf pays européens
et les Etats-Unis (4) (figure 1). Jusqu'à vers les années 60, on notait une
forte croissance de la vie moyenne (sauf aux Etats-Unis) et une tendance
générale au resserrement de l'évantail, double phénomène qui était encore
plus marqué pour le sexe féminin.
Depuis 1960, au contraire, l'évolution est plus hésitante. Si la
tendance à l'amélioration demeure (quoique nettement affaiblie) chez
les femmes, elle est fortement remise en cause chez les hommes, tandis,
que de part et d'autre, on note une nouvelle ouverture de l'éventail.
La Norvège et l'Allemagne de l'Ouest sont deux exemples caracté
ristiques. Le premier, où la vie moyenne était très élevée dès les années
50, semblait être arrivé à un plafond et la table 1961-65 marquait
même un recul assez net par rapport à la table 1956-60, pour le sexe
masculin, tandis que la table 1966-70 enregistre de nouveau un progrès.
Au contraire, partant de plus bas, l'Allemagne de l'Ouest progressait
régulièrement et semblait devoir bénéficier encore de gains substantiels.
La table 1966-70 marque pourtant un coup d'arrêt chez les femmes et
même un recul sensible, chez les hommes.
n° 1, n> pp. Recul 158-161. de l'espérance de vie en Nouvelle-Zélande. — Population, 1971,
('-> R. Pressât. — La population de l'U.R.S.S., données récentes. — Population,
n° 4-5, pp. 809-837. 1972,
<3> Notons cependant que pour la France, les résultats publiés par l'INSEE
pour 1966-70 prennent en compte les faux mort-nés, innovation heureuse par
rapport à la série antérieure qui facilite les comparaisons internationales. Nous
avons corrigé en ce sens les chiffres 1946-1949, 1952-56 et 1960-64.
(4> Nous reprenons ici les pays que nous avions déjà cités, en présentant
n" 2, pp. 392-420), incluant ainsi les 4 prinla table 1960-64 (Population, 1970,
cipaux pays d'Europe occidentale, quelques petits pays à faible mortalité, ainsi
que les Etats-Unis et l'U.R.S.S. française : 1966-1970 557
Au milieu de ces évolutions divergentes la France (figure 1) occupe
une place « intermédiaire » et progresse assez régulièrement. Elle a même
gagné des places, depuis la fin de la dernière guerre, puisqu'elle occupe
vers 1968 (table 1966-70) le 7e rang pour les hommes, au lieu du 9e
vers 1954 (tables 1952-56) et le 5e rang, pour les femmes, au Heu du
7e (tableau II).
Malgré ce classement relativement favorable, la France conserve
ainsi une position très différente selon le sexe et demeure, par rapport
aux pays qui lui sont comparables, un de ceux où la surmortalité mascul
ine est la plus forte.
Tableau II. — Vie moyenne comparée dans dix pays
(période centrée sur 1968)
Sexe masculin Sexe féminin
1 Suède 71,8 1 Norvège 76,8
2 Norvège 71,1 2 Suède 76,6
3 Pays-Bas 71,0 3 Pays-Bas 76,4
4 Danemark 70,5 4 Danemark 75,4
5 Angleterre 5 France 75,2 Oo,3 et Galles 6 Angleterre 74 7 6 Italie 68,0 et Galles
7 France 67,7 7 URSS 74,2
8 Allemagne 67,4 8 Etats-Unis 74,1
9 Etats-Unis 66,7 9 Italie 73,7
10 URSS 65,4 10 Allemagne 73,5
Position de la France parmi ces dix pays :
Sexe masculin Sexe féminin Période centrée sur
9e 1954 T
6e 1962 T
5e r 1968
Source : figure 1
2. Mortalité La série des quotients de mortalité résultant
par âge et par sexe. de la table 1966-70 (annexe I) présente un
profil assez particulier (figure 2). Hormis l'i
mportance de l'écart entre les sexes, phénomène sur lequel nous revien
drons, les deux courbes, masculine et féminine, présentent une forte
convexité à 15-25 ans, ce qui est tout à fait nouveau en France. En
effet, si, dans le passé, la plupart des courbes de mortalité présentaient
une partie convexe, avant de s'ajuster sur une fonction exponentielle, ce
phénomène se produisait à un âge plus tardif, 25-35 ans et tendait
d'ailleurs à disparaître complètement chez les femmes, avec l'amélioration
de l'état sanitaire. ,
LA TABLE DE MORTALITÉ 558
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80 - 1 -
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Figure 2. — Quotients de mortalité 1966-1970.
La comparaison des quatre dernières tables de mortalité est instruct
ive. Pour le sexe masculin, la convexité, qui n'a jamais complètement
disparu, s'est progressivement « rajeunie » et la courbe 1966-70 fait
presque un angle droit, entre 15 et 20 ans, alors que la courbe 1946-49
ne faisait qu'amorcer à cet âge un ample mouvement convexe (figure 3).
Quant au sexe féminin, la transformation est encore plus radicale,
puisque la très large partie convexe de la courbe de 1946-49 avait
complètement disparu en 1952-56, avant que ne se mette progressivement
en place la petite « bosse » observée en 1966-70 (figure 4). française : 1966-1970 559
Figure 3. — Quotients de mortalité par âge. Sexe masculin.
P. Les quotients de mortalité à 0 an ne prennent pas en compte les « faux
mort-nés » à la différence de la figure 2.
Les figures 3 et 4 attirent également l'attention sur un autre
phénomène :
Alors que, pour le sexe féminin, la marge de progrès réalisé, depuis
la seconde guerre est, à tous les âges, très importante, elle est beaucoup
moins nette, chez les hommes, au-delà de 60 ans. La table 1966-70
chevauche d'ailleurs très largement celle de 1960-64, tandis que, pour le
sexe féminin, ce chevauchement se limite à quelques âges de l'adolescence. 560 LA TABLE DE MORTALITE
Figure 4. — Quotients de mortalité par âge. Sexe féminin.
N.B. Les quotients de mortalité à 0 an ne prennent pas en compte les « faux
mort-nés » à la différence de la figure 2.
Partout où il y a progrès enfin, il est nettement plus important
chez les femmes.
Ce sont là les résultats d'une réduction inégale des risques de
mortalité, selon l'âge et le sexe. On s'en rend mieux compte en prenant,
pour chaque quotient, une base égale à 100 en 1946-49 (figure 5).
Pour le sexe féminin, les progrès enregistrés de 1946-49 à 1966-70
sont, à tous âges, considérables : réduction de plus de 70 à 80 % de

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