Les aptitudes et la sélection professionnelle. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 777-789

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 777-789
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
Lecture(s) : 20
Nombre de pages : 14
Voir plus Voir moins

e) Les aptitudes et la sélection professionnelle.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 777-789.
Citer ce document / Cite this document :
e) Les aptitudes et la sélection professionnelle. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 777-789.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1932_num_33_1_5235APPLIQUÉE. APPLICATIONS PROFESSIONNELLES 111 PSYCHOLOGIE
férences, des concerts, des excursions. Par son activité « Dinta » est
plus qu'une méthode d'entraînement des ouvriers, c'est un excellent
« experiment » -de rationalisation du l'acteur humain dans l'industrie.
D.M.
1388. — L. kATIN. — Craft distinction in thé t*&ary.iDiftérences *
dès métiers dans une usine). — Hum. F., VI, 8, 1932, p. 302-305.
L'auteur, lui-même ouvrier, n'ayant jamais fait d'apprentissage,
raconte les difficultés et les ennuis qu'a à subir un tel ouvrier dans sa
carrière. Selon lui, l'apprentissage devrait être obligatoire pour
tout le monde, à. commencer par le directeur d'usine. Le problème de
l'apprentissage soulève des questions fort compliquées, qui devraient
être étudiées par une conférence réunie des Trade-Unions et des
Propriétaires d'usines. 1). M.
e) Les aptitudes et la sélection professionnelle x
1389. — A. BLOSS. — Die Hauptbestandteile der Eignungsprü
fung (.Les parties essentielles d'un examen d'aptitude). — Ind. Psy-
ehot., IX, 8, 1932, p. 15-229.
l'hi énumérant les diverses parties qui constituent l'examen psy
chotechnique d'embauchage et les parties qui s'ajoutent à l'examen
psycho technique (comme l'examen médical, l'interrogatoire d 'état-
civil), A. exprime le désir de voir contrôler systématiquement la vali
dité de chaque élément. On ne saurait que souscrire à ce vœu.
1). W.
1390. — O. L1PMANN. — Zur Methodik von Untersuchungen über
die praktische Bedeutung von Eignungsïeststellungen {Méthodes
déterminant la valeur pratique de V examen d'aptitude). — - Z. für
ang.Ps., XLII, 1932, p. 273-284.
Extrait du Lehrbuch der Arbeitswissenschaft. L'auteur discute ici
les méthodes employées pour la détermination da la validité d'un
examen d'aptitude professionnelle.
En -général, 5 méthodes statistiques sont utilisées pour déterminer
la relation entre l'aptitude déterminée et le rendement professionnel.
Sur un certain nombre d'exemples concrets, l'auteur montre les l
imites d'application dans ces diverses méthodes. B. N.
1391. — M. S. VITELES et K. R. SMITH. — The prediction of
vocational aptitude and success from photographs {La prévision de
V aptitude et du succès professionnel d'après les photographies). — r
J. of exp. Ps., XV, 1932, p. 615-629.
Deux groupes de juges, choisis, les uns parmi des professionnels,
les autres parmi des collégiens, ont essayé de classer, d'après des
photographies, une série de personnes selon leur aptitude présompt
ive à réussir dans certaines professions. Comme il s'agissait de per
sonnes dont la vie professionnelle avait pu être suivie, ces jugements
1. Voir aussi los nas 1295, 1501, 1619. 778 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
étaient contrôlables. On n'a pas, en moyenne, dépassé les pronostics
qu'on aurait pu faire en répondant au hasard. Les jugements des
professionnels ne sont pas plus exacts que ceux des incompétents ;
ils ne s'en distinguent que par une affirmation plus énergique et plus
sûre d'elle-même ! La motivation de ces jugements est très indécise ;
elle invoque surtout une « impression générale », ou la ressemblance
avec des cas individuels connus. P. G.
1392. — J. W. DIETZ. — An experiment with vocationally han
dicapped workers {Expérience avec des travailleurs professionnelle
ment handicapés). — Pers. J., X, 1932, p. 365-370.
En 1929, la Western Electric C° , à Kearny, a embauché 652
employés, présentant les infirmités physiques suivantes : mauvaise
vue, hernie, varicocèle, hydrocèle, déformation ou amputation d'un
membre, varices. A ces individus, on a désigné des travaux approp
riés, et leur rendement a été comparé à celui des employés bien
portants, embauchés au même moment.
Les résultats suivants ont été trouvés au bout d'une année de tra
vail : 1° le travail fut abandonné par 7,9 % de plus des ouvriers bien
portants que des ouvriers avec infirmité ; 2° pour rendement insuffi
sant, on a congédié 2,6 % en moins des bien portants que des ouvriers
avec des infirmités ; 3° 7,4 % de plus des ouvriers normaux ont été
changés d'occupation, étant inaptes au travail donné.
Une étude plus approfondie de 230 employés, a montré : 1° pour
l'absence de maladie, 7 % de plus chez les normaux ; 2° pour les
accidents du travail 5,6 % de les normaux, que chez les
invalides.
D'après cette enquête, il semble donc bien que l'utilisation des
gens présentant certaines infirmités physiques, peut être avanta
geuse pour l'industrie. Les dépenses supplémentaires qu'exige l'util
isation de ce type de travailleurs, moins souples en ce qui concerne la
distribution du travail, sont compensées par le bon rendement de
ces ouvriers et par leur plus grande stabilité dans l'emploi donné.
B. X.
1393. — The Institute's évidence to the royal commission on the
civil service (Rapport de l'Institut à la commission royale du service
civil). — Hum. F., VI, 8, 1932, p. 209-215.
A la demande delà commission royale du service civil, l'Institut de
Londres exprime son opinion sur les examens d'entrée, de caractère
purement scolaire, destinés à sélectionner les candidats et insiste
sur la nécessité d'épreuves psychotechniques, permettant d'exa
miner, à l'aide des tests, les différentes aptitudes et d'un entretien
standardisé, présentant un moyen objectif de porter un jugement
sur le caractère du candidat et de comparer plusieurs candidats
entre eux. L'Institut établit également une forme de rapport annuel
sur le personnel. D. M.
1394. — J. B. PROBST. — An experimental test in evaluating
the most essential qualifications for the position of « office clerk »
(Un test expérimental pour l'évaluation des qualifications les plue PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PROFESSIONNELLES 779
essentielles pour V emploi de « l 'employé de bureau»). — J. of appl.
Ps., XVI, 6, 1932, p. 644-649.
Une liste de trente qualifications a été soumise à trente juges
compétents chargés de désigner les cinq qualités les plus importantes
pour faire un bon employé de bureau. Ainsi qu'il fallait s'y attendre,
il y eut de grandes divergences entre les juges, dont certains ont
choisi des qualités absolument différentes.
En moyenne, en comparant entre eux des groupes de 10 juges, il y
eut tout de même un accord satisfaisant ; les juges qui avaient le
plus d'expérience professionnelle dans la direction du travail des
employés de bureau, ont fourni des indications les plus proches de
la moyenne des trente juges. D. W.
1395. — D. GASCA. — Contributto allô studio per la scelta razionale
degli impiegati {Contribution à l'étude de la sélection des employés). —
Riv. di Psic, XXVIII, 2, 1932, p. 104-122.
L'A. rapporte les résultats des examens psychotechniques effectués
en vue d'une sélection des employés d'une grande administration.
Aussi variés et multiples que soient les éléments du travail profession
nel dans divers services d'une grande organisation, il est possible de
les ramener à un nombre restreint d'aptitudes primitives. Cette res
triction permet d'établir un choix judicieux des épreuves destinées à
étudier les aptitudes requises pour des travaux hétérogènes. L'appréc
iation de la juste valeur de chacune de ces épreuves, groupées en
petites batteries, se base sur la corrélation entre le rendement dans les
tests et le rendement dans le travail effectif. L'économie du temps
réalisée par l'emploi de procédés psychotechniques, rend cette mé
thode plus précieuse que la méthode des stages, étant donné que les
résultats de ces deux méthodes s'étaient montrés identiques. G. ne
prétend pas à une valeur absolue des résultats obtenus dans sa re
cherche. Il n'oublie pas les autres facteurs (ambiance, état psy
cho-neuro-biologique du sujet, etc.) qui interviennent au cours d'un
travail professionnel. Il conclut que si, à l'heure actuelle, les mé
thodes psychotechniques ne peuvent encore fournir un pronostic
professionnel sûr, l'avenir n'est pas éloigné où elles pourront le faire.
Des tableaux suggestifs et une liste des épreuves employées au cours
de la recherche complètent l'article. S. H.
1396. — M. DIEZ-GASCA. — Contribution à l'étude de la sélection
des employés. — B. of Or. Pr., XI, 47, 1932, p. 12-27.,
Batterie de tests pour employés de bureau. Les tests sont nom
breux et assez bien choisis sans qu'aucun soit original. Ils classent les
sujets sensiblement dans l'ordre où ils sont appréciés par leur em
ployeur après une sélection pratique qui pourrait ainsi être évitée.
Mais, malheureusement la recherche porte sur 22 sujets seulement, ce
qui lui ôte toute possibilité de généralisation. M. F.
1397. — DIEZ-GASCA. — Présélection des employés chargés de la
vérification des îiches de recensement. — B. of. Or. Pr., XI, 45,
1932, p. 1-10.
Courte étude, no portant que sur dix sujets. Deux tests, sur .
780 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
cinq employ»;.? sont assez originaux ; l'un consistant à vérifier ei
compléter une fiche avec une série de tâches variées à exécuter,
l'autre de calcul et d'observation. L'ensemble coté sur 450 points a
permis d'échelonner les sujets entre 244 et 421, la dispersion est donc
< assez étendue. Il ne reste plus qu'à attendre la mise en parallèle des
résultats dans l'épreuve psychotechnique avec la réussite profession
nelle, pour être fixé sur la valeur pronostique de cette batterie.
M. F.
1398. — M. S. MUNRO et \V. SPIELMAN RAPHAEL. — Thé
value of a short test for the selection of Workers [La valeur d'un
test de courte durée pour la sélection des travailleurs). — -lfurn. F.,
VT, 1, 193:!. [J.-244-24H.
Résultats d'un test d'application simple tit rapide, étalonné sur
120 vendeuses de différentes maisons dont f>0 étaient considérées
par leurs chefs comme « bonnes » et 60 comme « assez bonnes ». Le
1er groupe. obtint comme moyenne, la note 8,07, la moyenne du
2° groupe est 5,05, la différence entre les deux groupes étant de 3,02
avec l'erreur probable 0,50. L'épreuve demande 10 minutes pour
l'application et 30 secondes pour la correction et consiste eu un test
d'intelligence générale, un test d'exactitude en calcul, un examen
d'attention aux instructions et une épreuve de tact. Un entretien
standardisé et mené par une personne expérimentée, qui permette
d'avoir une opinion sur le candidat au point de vue de sa tenue, de ses
manières et de certains traits de son caractère, devrait être combiné
avec un test de ce genre. D. M.
1399. — The selection of Salesmen (La sélection des vendeurs). —
Iïum. F., VI, 1,1 932, p. 26-20.
Pour sélectionner les vendeurs, l'Institut de Londres établit des
méthodes d'examen qui ont pu être adoptées, grâce à leur corrélation
positive avec les résultats de l'activité pratique des sujets étudiés.
Un entretien, combiné avec l'examen, permet de porter un jugement
sur l'aspect général et le coinportenient du sujet. Différentes branches
de commerce exigeant des aptitudes différentes, il n'est pas possible de
fixer une fois pour toutes l'examen de tous les vendeurs, mais un
certain nombre de tests devrait être appliqué à tous les candidats,
notamment les tests d'intelligence, de tact, de compréhension, de
facilité d'élocution, ainsi qu'un test de connaissance générale, de
situation économique et sociale. Dans certains cas, on ne pourrait
pas se passer de tests de mémoire, de discrimination sensorielle et
d'habileté manuelle. D.M.
1400. — .L WOJCIECHOWSKI. — Premiers essais d'examens
psychotechniques à l'Ecole des Coopérateurs (En polonais). —
Psycho L, VI, 3, Vï.l-, p. 140-143.
Le but de l'Ecole des Coopérateurs est la préparation des em
ployés pour diverses coopératives qui, en 1928, ont employé en
Pologne plus de 23.000 personnes. Elle comporte 3 années d'études ;
c'est une école secondaire professionnelle.
L'A. a fait subir aux candidats les épreuves suivantes : I. Examen PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PROFESSIONNELLES 781
collectif : 1° Test de Bourdon modifié (barrage de figures géomét
riques;
2° Test d'attention de Couvé ; 3° Test d'attention diffusée (em
ployé au Laboratoire Psychologique des Chemins de Fer à Varsovie) ;
4° Test d'intelligence verbale (5 phrases en désordre) ; 5° Test d'es
prit d'organisation (plan d'une excursion à établir) ; 6° Résumé très
succinct d'un texte. II. Examen individuel : 1° Mémoire (un carton
comportant 20 images d'objets usuels exposé pendant 1') ; 2° Test
de Schulte pour transfert de l'attention ; 3° Test de rangement
de Maas et Lutz, modifié; 4° Test de conversation commerciale
(l'A. jouant le rôle de l'acheteurj.
Apr^s un an d'apprentissage, l'A. a pu comparer les résultats psy
chotechniques aveé .l'opinion du Conseil PédaLgpgique de réèoie pour
28 sujets. Le coefficient de corrélation de Yüle ä été dé 0;875 (les
sujets ont été classés en bon et mauvais dans lès tests et ayant, ou
non, passé au cours supérieur). A. R.-G.
1401. — J. J. VAN BIERVLIET. — Recherches sur les aptitudes
à la profession de couturière. — B. of. Ör. Pr., XI, 46, 1932, p. 4-7.
Le classement dans 27 épreuves (9 tests répétés chacun 3 fois) de
7 élèves d'école professionnelle précédemment étudiées, est comparé
au obtenu dans les épreuves professionnelles. Les rangs
coïncident exactement pour 5 sujets. La première dans la profession,
est 5® aux tests, la septième à l'école est 2e aux tests. L'auteur
cherche à expliquer ce décalage par des différences de la variation
moyenne dans les épreuves psychotechniques, donc de l'attention, et
cherche ainsi à justifier la valeur de sa batterie. Comme il serait plus
simple dé se dire que : 1° des classements sur 7 sujets ne signifient
pas grand chose ; 2° qu'une corrélation du même ordre obtenue sur
une série assez longue serait finalement très satisfaisante ; 3° qu'un
sujet n'est pas un objet, qu'il varie d'un jour à l'autre, et que pure
ment gratuite est l'hypothèse consistant à croire que le jour de
l'épreuve psychotechnique, on a obtenu de lui son rendement normal
moyen. M. F.
1402. — W. SPIELMAN RAPHAEL et G. H. ROBERTS. — The
selection oï telephone operators [La sélection des téléphonistes).
— Hum. F., VI, 11, 1932, p. 398-412.
Description de l'étude d'une série de tests élaborés selon les qual
ités psycho-physiologiques indispensables pour de bonnes téléphon
istes, étude entreprise à la demande du Service des Téléphones de
Londres. Ces tests étalonnés sur un certain nombre d'employées ayant
un stage de 18 mois et sur des apprenties élèves de l'Ecole spéciale des
Téléphonistes, ont été adoptés et seront appliqués à titre d'essai à
toutes les nouvelles employées pour établir ensuite la corrélation de
ces tests avec leur rendement. D. M.
1403. — O. KÖHLER. — Eignungsprüfung im Fabrikbetrieb {Exa
mens d'aptitude dans une usine). — Ind. Psychot., IX, 9, 1932,
p. 272-282.
L'A. décrit l'organisation de la sélection de la main-d'œuvre non .
AA'ALVSES 782
qualifiée dans une grande entreprise métallurgique. Des épreuves
psychotechniques simples, — acuité visuelle, mémoire des formes,
choix de nombres dans un tableau en désordre, temps de réaction,
enfilage de perles, pliage de fils de fer, — y sont appliquées aux ma
nœuvres qui se présentent à l'embauchage. D'autres tests, — de
vision chromatique, d'exécution de commissions, d'attention (test
d'allumage de lampes), de représentation spatiale (test de Rybakow),
d'intelligence technique et logique, etc., s'ajoutent pour les ma
nœuvres spécialisés de diverses catégories.
Les résultats pratiques ont été satisfaisants. Un groupe de 221 ou
vrières divisé en 6 sous-groupes d'après les résultats de l'examen
psychotechnique ont fourni, pendant les 9 semaines d'apprentissage,
des courbes moyennes de gain horaire qui s'ordonnaient conformé
ment à la valeur psychotechnique, et la différence entre les groupes
extrêmes était particulièrement nette à la fin de l'apprentissage. Une
comparaison entre les notes psychotechniques (pour les tests d'intell
igence et d'habileté manuelle) et la note attribuée à l'atelier après deux
semaines de travail, a fourni également un degré d'accord satis
faisant. D. W.
1404. — V. ARBOUSOV. — Contribution à l'étude du coup d'oeil
dynamique chez les conducteurs de véhicules (en russe), -r- Psychot.
i Psychophys. Tr., IV, 4-6, 1931, p. 443-450.
L'auteur constate que les appareils employés pour l'examen du
coup d'œil dynamique (évaluation des vitesses) sont trop différents
pour évaluer réellement une même aptitude. Il en propose une nou
velle variante, construite en collaboration avec le Dr Soloviev : le
sujet doit arrêter le déroulement d'un cordon entraîné par un poids
à l'instant précis où un petit ruban rouge vient de se trouver au
milieu de la largeur d'un écran ; le cordon passe derrière l'écran de
telle sorte qu'après avoir parcouru une certaine distance le ruban
devient invisible et il l'est encore au moment où le sujet doit arrêter
son mouvement. Le cordon — et, par conséquent, le ruban fixé sur
lui — se meut à une vitesse, qui s'accélère progressivement, ce qui
aurait une importance particulière au point de vue des analogies avec
les situations réelles dans lesquelles se trouve le conducteur d'un
véhicule. Le sujet doit faire cinq essais consécutifs. L'apprentissage
dans ces conditions est nul. Les résultats sont représentés par la
moyenne arithmétique des écarts (distances), par rapport à la solu
tion correcte. Les meilleurs résultats ont été fournis par 74 chauf
feurs, 40 conducteurs de tracteurs ont occupé la deuxième place,
viennent enfin 285 candidats-chauffeurs, ce qui montre que malgré
la faible valeur des différences l'entraînement professionnel joue un
certain rôle.
Il est intéressant que ce test ne présente aucune corrélation avec
un test de coup d'œil statique de Diakov et Petrovski (r — — 0,016
+ 0,047 ; p = -f- 0,004 + 0,052 ; N == 194) ce qui prouverait que le
coup d'œil dynamique et le coup d'œil statique sont deux fonctions
indépendantes. E. S.
1405. — E. S. BRAILOWSKY. — Les problèmes de l'étude de la ■
PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PROFESSIONNELLES 783
sphère réactivo- motrice dans la profession de conducteur de voiture
automobile {en russe). — E. S. BRAILOWSKY et G. N. SKORO-
DINSKY. — • Description d'une installation pour l'étude de la
sphère réactivo- motrice dans la profession de conducteur de voiture
automobile {en russe). — Sovietskaïa Psykhotekhnika, V, 1-2,
p. 45-52 et 53-58.
Dans le.premier article, l'auteur analyse les principes qui sont à la
base de certains examens, constitués par une série de stimuli auxquels
le sujet doit réagir de certaine façon. Les examens de ce genre sont
employés actuellement pour la sélection des conducteurs d'automob
iles.
B. formule les principes qui correspondent au meilleur système
d'examen ; il n'est pas nécessaire, d'après l'auteur, de reconstituer
dans le laboratoire toutes les conditions du travail réel du conducteur.
Il faut mettre en évidence par des moyens de laboratoire le « noyau
psychologique fondamental » de la profession et ne rapprocher l'expé
rience des conditions réelles du travail que dans la mesure ou ceci
est nécessaire pour mettre en évidence ce « noyau ».
Notons une particularité intéressante : l'auteur n'approuve pas
les méthodes employées en Europe et aux U. S. A. pour provoquer
expérimentalement les émotions — ce sont généralement des mé
thodes faisant appel à des stimuli trop intenses, lesquels ne se ren
contrent pas dans la pratique de la profession (coups de feu, décharges
électriques, éblouissements, etc.). Il serait préférable d'étudier les
réactions émotives du sujet au moyen des stimuli plus «. professionals ».
La gêne mécanique des mouvements de réaction (par exemple imposs
ibilité de déplacer un levier suivant la consigne reçue) pourrait être
un stimulus de ce genre. Il faudrait étudier les caractères des mou
vements ainsi empêchés, et la répercussion de cet empêchement sur
les autres éléments de l'expérience.
L'article de E. BrailoAvsky et G. N. Skorodinsky contient la
description détaillée d'une installation pour l'examen des conducteurs
de voitures automobiles. A. C.
1406. — T. W. FORBES. — Measuring drivers' reaction {Etude des
réactions des conducteurs). — Pers. J., XI, 2, 1932, p. 111-119.
Description d'un test pour sélection des conducteurs de voitures.
Ce test consiste à reproduire en miniature les conditions du travail
professionnel. Appliqué à 31 conducteurs d'automobiles et à 50 étu
diants, il. a montré une bonne corrélation avec l'aptitude aux acci
dents chez les conducteurs. La les tests d'intelligence
a été faible. Une corrélation de .42 et .55 a été trouvée avec le test
d'appréciation de vitesse. La cohérence du test décrit est faible,
d'une fois à l'autre il se produit un apprentissage trop important.
B. N.
1407. — C. L. SHARTLE. — A selection test for electrical trou-
blemen {Tests pour sélection des monteurs électriciens). — Pers. J.,
XI, 3, 1932, p. 177-183.
Les tests suivants ont été appliqués à 27 monteurs électriciens :
Tests d'habileté mécanique de McQuarrie (Pursuit Test et Blocks • ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 784
test). Test de complètement de série. Test de calcul. Test de direction.
Test pour les conducteurs d'autobus. Test du circuit électrique et
deux tests de connaissances en électricité. De ces tests on a éliminé
le test de direction, comme étant trop facile et le test de calcul. Les
autres ont donné une corrélation de .64 (+ 08) à .72 (+ .06) avec le
rendement professionnel évalué par trois contremaîtres. La cohérence
de- ces test est .91 (+ .05). Ces tests semblent donc pouvoir être uti
lisés pour la sélection des monteurs électriciens. B. N.
1408. — W. DÉRIAZ. — Profil psychologique des redresseurs de
barrés. —Ar. de Ps., XXIII, 91, 1932, p. 230-238.
Il s'agit d'un travail très particulier (dans la fabrication dés ma
chines ä trieotér) trop minutieux pour pouvoir être exécute par dés
machines, et pour lequel il est assez rare de trouver dès ouvriers
donnant toute satisfaction. Unësérié de tests aété appliquée, auxpoints
dé vue sensori-moteur (acuité visuelle, sensibilité chromatique,
vision stéréoscopique, reproduction de mouvement, temps de réac
tion, coup d'œil, sensibilité à la pesanteur) et intellectuel.
De l'analyse des résultats, compares à la valeur professionnelle
des sujets, il ressort ce résultat curieux que les facteurs intellectuels
sont lès plus importants : il faudrait, pour réussir une sensibilité à la
pesanteur nettement au-dessus de la moyenne, une grande objecti
vité, un procédé empirique de l'intelligence, une certaine lourdeur
d'esprit (si elle n'exclut pas la clarté des perceptions), une faible ima
gination, peu de suggestibilité, un goût de la méthode allant presque
jusqu'à la maniaquerie et de la persévérance.
Tout ceci est fort bien, mais on est un peu surpris de constater que
ce profil, donnant des indications très précises (lourdeur d'esprit par
exemple) a été établi après des recherches portant sur six ouvriers
(parmi lesquels il devait y en avoir des bons et des mauvais, afin de
vérifier que les traits caractéristiques des premiers étaient vraiment
spécifiques, c'est-à-dire absents ou inférieurs chez les seconds). Gela
restreint évidemment de façon considérable la valeur du travail de
l'auteur, que l'on aimerait à voir plus prudent dans ses conclusions,
comme aussi plus clair dans sa terminologie, car une compréhension
« craintive », un tempérament à la « nervosité rentrée », sont des
termes ne laissant pas apercevoir très nettement ce qu'il veut dire.
M. F.
1409. — J. MONNIN. — Le Travail de la viande dans l'industrie des
conserves. — B. I. N. O. P., IV, 1, 1932, p. 6-9.
L'A., qui a eu la consciencieuse curiosité de faire, plusieurs mois
durant, un apprentissage des différents travaux effectués par les
femmes dans une grande usine parisienne de conserve de viande,
rapporte ici les observations minutieuses qu'elle a su faire sur les
conditions du travail, les aptitudes requises, en général, et pour
chaque travail particulier, les contre-indications médicales ou psycho
physiologiques qui doivent détourner de cette profession. Utile début
de monographie, que l'on aimerait voir développer en un travail
ultérieur. M. F. PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PROFESSIONNELLES 785
1410. -- E. G. HAYES. — Seleoting women for shop work {Sélec
tion des femmes pour le travail à V atelier). — Pers. J., XI, 1932,
p. 69-85.
Il s'agit ici de sélectionner des employées pour le travail à l'ate
lier de l'usine de la Western Electric C°, aptes non seulement à un type
de travail déterminé, mais capables surtout de s'adapter rapidement
aux différents travaux nécessitant une habileté manuelle. Les expé
riences préalables ayant montré une bonne corrélation entre les tests
de pegboard et le rendement des travaux effectués à l'usine (tour
neurs, bobinage de fil de fer, perceurs, etc.), ces tests ont été appli
qués aux 1.248 nouvelles employées. Une corrélation assez constante
a été obtenue entre ces tests et la vitesse d'adaptation au travail
professionnel, jugée d'après le rendement 6 mois après l'embauchage.
En se basant sur les résultats de ces tests, et en les complétant
par d'autres renseignements pris sur le sujet (âge, connaissances sco
laires, formation professionnelle, etc.), des échelles ont été const
ruites, pouvant prédire le succès dans les différents types des
travaux étudiés. B. N.
1411. — A. RÜSSEL. — Berufspsychologische Studien in der
Edelmetallindustrie {Etudes psychotechniques dans VIndustrie des
métaux précieux). — Z. für ang. Ps., XLI, 1932, p. 4-69.
Recherches effectuées il y a 4 ans par l'auteur sous la direction du
Prof. Giese, au Laboratoire psychotechnique de l'Ecole Technique
Supérieure de Stuttgart. L'industrie des métaux précieux a pour
centre en Allemagne un domaine assez restreint : sauf quelques
grandes villes, elle a pour siège Pforzheim, Gmünd et Hanau. C'est
la région de Gmünd qui occupe l'auteur. Après avoir1 étudié les parti
cularités du métier et de chacune de ses branches (graveurs sur mé
taux, ciseleurs, orfèvres, etc.), l'auteur établit les aptitudes, ainsi que
les qualités psychiques et morales exigées par ce métier et expose les
méthodes de son examen psychotechnique. Le test d'intelligence
générale du Laboratoire de Stuttgart fut suivi d'une épreuve de
concentration, le pouvoir de concentration et d'observation ainsi
que la constance de rendement étant très importantes pour le métier
en question. On analysa ensuite les aptitudes au dessin (à l'aide de
trois épreuves différentes). Pour analyser les fonctions delà main, on
imagina 4 épreuves de travail obligeant le sujet à modeler, à limer, à
plier et à découper, épreuves basées sur le travail réel. Toutes ces
recherches furent faites sur 6 classes spéciales de l'Ecole Professionn
elle de Gmünd. On examina en outre, les élèves de la dernière classe
des écoles primaires de Gmünd et de 6 écoles des villages voisins. En
prenant des renseignements sur les métiers du père et du grand'père,
on put étudier l'influence de l'hérédité. La deuxième partie de
l'article est consacrée à l'exposé des résultats des recherches au sujet
du ré apprentissage dont l'auteur fut chargé par une fabrique d'argent
erie. Les recherches furent entreprises à la suite d'une constatation
d'augmentation d'année en année du nombre de mauvais apprentis.
Les méthodes de leur recrutement utilisées jusque là : impression
générale et examen d'aptitudes pour le dessin, furent reconnues in
suffisantes et un examen psychotechnique s'imposa. L'auteur se
l'année psychologique, xtxhi. 50

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.