Les aptitudes et la sélection professionnelle. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 777-789

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L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 777-789
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1934
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e) Les aptitudes et la sélection professionnelle.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 777-789.
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e) Les aptitudes et la sélection professionnelle. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 777-789.
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et de 300 jeunes filles dans une filature japonaise. Ces courbes,
d'après leur aspect du début, peuvent être partagées en 4 types :
1) à ascension convexe (60 % de toutes les courbes) ; 2) à ascension
concave (20 % des courbes) ; 3) à ascension suivant une droite
(10 % des courbes) et 4) ascension par plateaux (10 %). Le chrono
métrage montre que l'apprentissage se fait d'abord pour les mouve
ments isolés, ensuite pour la synthèse des mouvements. La durée
du mouvement est sensiblement la même chez tous les ouvriers
entraînés, les personnes les plus habiles se caractérisent par le
raccourcissement de temps entre 2 mouvements successifs. Au cours
de la période d'apprentissage, on ne tient pas suffisamment compte,
d'après l'auteur, de la synthèse des mouvements, on se contente de
faire apprendre le mouvement lui-même. C'est cependant la synthèse
des mouvements qui semblent être importante pour le travail profes
sionnel tel que le bobinage. B. N.
e) Les aptitudes et la sélection professionnelle1
1289. — G. L. BERGEN. — The practical use of tests in appraising
occupational fitness (L'emploi pratique des tests pour apprécier
Vaptitude professionnelle). — Pers. J., XIII, 2, 1934, p. 73-81.
L'auteur défend la méthode des tests psychologiques pour l'étude
de l'individu et de son aptitude professionnelle. Appliquée de façon
appropriée, en tenant compte de toutes les réserves nécessaires, cette
méthode est susceptible de fournir des renseignements très utiles
pour la pratique. B. N.
1290. — F. W. COX. — Manual Skill. Its organisation and develop
ment ( L 'adresse manuelle. Son organisation et son développement) .
— In-8° de 247 pages. Cambridge, University Press, 1934. Prix,
relié : 16 sh.
Cet important travail de l'actif collaborateur de l'Institut national
de Psychologie industrielle de Londres, à qui l'on doit déjà une
intéressante étude de l'aptitude mécanique (1928) a été poursuivi
sur 33 adultes, 60 écoliers et 36 écolières, soumis à de nombreux
tests, avec une élaboration technique très complète des résultats.
Le problème théorique de l'organisation mentale domine la
recherche, dont les conséquences pratiques sont loin aussi d'être
négligeables.
C. a utilisé des tests d'assemblage mécanique, consistant par
exemple à monter une douille pour une lampe électrique, des tests
d' « assemblage routinier » en faisant répéter un assemblage partiel
facile, et des tests manuels simples, comme par exemple un enfilage
d'anneaux, et, en outre, des tests d'aptitude mécanique, sans inter
vention manuelle et des tests d'intelligence générale (tests de Spear
man), avec des données sur le succès scolaire des écoliers (chez qui
une « incitation » était assurée par la distribution de prix en argent
aux meilleures épreuves).
1. Voir aussi les N°8 372. 443, 1153, 1266. 778 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
L'auteur a procédé à des déterminations systématiques de la
fidélité de ses épreuves, très élevée pour des répétitions assez nomb
reuses (sans influence de la pratique, quand on détermine des indices
successifs par couples d'épreuves, les fluctuations se produisant sans
variation systématique).
L'étude systématique des intercorrélations montre qu'on ne peut
admettre l'existence de 3 fonctions indépendantes qui seraient l'inte
lligence générale, l'habileté mécanique et l'habileté manuelle.
Les différentes activités sont en interrelation, toutefois il y a plus
de parenté entre les groupes d'épreuves classés au point de vue
des fonctions généralement admises, entre épreuves d'habileté méca
nique sans participation manuelle, ou entre celles qui comportent
habileté mécanique et adresse (assemblage) ou qui impliquent de
l'adresse surtout (assemblage routinier) ou enfin qui ont un caractère
purement manuel (comme dans l'enfilage d'anneaux et des épreuves
analogues) .
L'analyse statistique par la méthode de la corrélation partielle
de Yule et celle de Spearman (différences de tétrades) conduit à
admettre ■ — au moins à titre d'hypothèse valable — le facteur général
qui apparaît partout sauf peut-être dans les épreuves purement
manuelles, 2 facteurs de groupe, un facteur d'aptitude mécanique
(suivant les conclusions précédentes de G.) intervenant quand il y a
un problème mécanique à résoudre et un facteur qui apparaît comme
nouveau dans l'analyse de la personnalité, appelé « facteur manuel
routinier » intervenant dans toutes les épreuves exigeant de l'adresse
manuelle, avec 2 facteurs additionnels mal définis et enfin des fac
teurs spécifiques propres exclusivement à chaque opération, facteurs
tenant une grande place dans les activités simples (activités routinières
de désassemblage, plus simples que celles d'assemblage et activités
purement manuelles).
En déterminant le poids, le coefficient de « saturation » de ces
facteurs, G. trouve que g a plus d'importance dans les tests d'aptitude
mécanique (où toutefois le facteur de groupe joue un plus grand rôle
encore) que dans ceux d'assemblage et plus dans ceux-ci que dans
les tests routiniers de désassemblage (où les facteurs spécifiques sont
les plus importants) .
Le facteur d'aptitude mécanique intervient davantage dans les
épreuves où il est impliqué que celui de routine manuelle là où ce
dernier joue un rôle.
L'auteur insiste sur l'importance de cette analyse au point de vue
de l'orientation professionnelle et éducative : une classification
d'activités professionnelles au point de vue de la saturation propre
du facteur d'aptitude mécanique, déjà recommandée par lui devrait
se compléter d'une classification analogue au point de la saturation
du facteur manuel.
Pratiquement, il montre que le critère d'intelligence, trop sou
vent utilisé pour la sélection de travailleurs manuels, n'est pas
satisfaisant.
Enfin, une partie de l'étude est relative au développement de
l'adresse, montrant que les hiérarchies ne sont guère modifiées par
la pratique (avec toutefois un progrès quantitativement plus grand ■
PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 779
des individus les moins habiles) et qu'il n'y a pas de transfert notable
de la pratique d'une activité un peu complexe à une autre.
A tous points de vue, il y a là un ouvrage de grande importance.
H. P.
1291. — J. ATTENBOROUGH et M. FÄRBER. — The relation
between intelligence, mechanical ability and manual dexterity
in Special school Children (Du rapport entre V 'intelligence , Vaptitude
mécanique et V adresse dans une école spéciale de garçons). — Br.
J. of Ed. Ps., IV, 2, 1934, p. 140-161.
L'enquête porta sur un groupe (74 à 80 sujets) de garçons sous-
normaux, de 11 à 14 ans, élèves d'une école spéciale de Manchester.
Ces enfants furent examinés au moyen :
1) De 7 tests d'intelligence verbaux et non verbaux (Binet-
Stanford ; Otis A ; Dessins à compléter de Healy ; Cubes de Knox ;
Labyrinthes de Porteus ; Construction de cubes ; Dearborn) ;
2) De 9 tests d'adresse (séries de Whitman, J. of Ed. Ps., 1925,
p. 16-118) ;
3) De 10 tests d'aptitude mécanique (Stenqvist).
Les conclusions auxquelles on aboutit sont les suivantes :
A. Ces tests mesurent un facteur commun : g ;
B. Il n'est pas légitime de remplacer dans la mesure de l'intell
igence des tests verbaux par des tests individuels non verbaux ;
G. On peut démontrer la présence d'un facteur commun dans
la construction des cubes et le test de Dearborn ;
D. La corrélation (formule de Pearson) entre l'adresse et l'intel
ligence est de .58 ;
E. La entre l'aptitude mécanique et l'intelligence
est de .45 ;
F. Les aptitudes mesurées par les épreuves de « Tapping » et de
« Régularité » sont indépendants les unes des autres ;
G. Il intervient dans 6 des 9 tests d'adresse un autre facteur
que g;
H. Il existe un rapport autre que g entre l'adresse et l'aptitude
mécanique. H.A.
1292. — H. HIRSCHHAUSEN. — Beurteilung technisch konstrukt
iver Fähigkeiten (L'évaluation des aptitudes techniques). — Ind.
Psychot., XI, 9, 1934, p. 276-280.
Le test d'intelligence technique de l'Institut provincial rhénan
a été appliqué à 755 écoliers. L'accord entre les résultats de ce
test et ceux du test d'intelligence logique d'Ebbinghaus n'était
observé qu'en 14 % des cas. Dans les autres cas, les élèves ont mieux
réussi dans le test technique. Les enfants qui ont le
mieux réussi dans ce test se caractérisent en outre par un bon état
de développement physique et par une activité au-dessus de la
moyenne. Ces enfants apparemment bien doués seraient sous-estimés
par le test d'intelligence logique et par les notes scolaires qui s'adres
sent aux mêmes fonctions mentales.
76 % des élèves qui ont bien réussi dans le test d'intelligence 780 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
technique ont exprimé le désir d'embrasser une carrière technique,
les autres se sont prononcés en faveur des professions non techniques.
B. N.
1293. — C. L. SHARTLE. — A clinical approach to foremanship
(Essai clinique d'étude de Vaptitude à diriger). — Pers. J., XIII,
3, 1934, p. 135-139.
D'après la conduite au cours de l'entretien individuel et d'après
les réponses au questionnaire des intérêts professionnels de Strong,
on a pu trouver une différence caractéristique entre le groupe des
employés occupant les postes de direction et entre un autre groupe
d'employés, qui, d'après l'appréciation de leurs chefs, étaient inca
pables d'effectuer un travail de direction.
Le groupe des employés chefs se caractérise par une sociabilité
et par un intérêt au travail des autres. Ces attitudes font généralement
défaut dans le second groupe de sujets. B. N.
1294. — I. LORGE et Z. F. METGALFE. — The prediction of some
measures of vocational adjustment on the basis of tests given
8 years before and of the same tests given 2 years after the fact
predicted (La valeur prédictive de quelques mesures d'aptitude
professionnelle basées sur des tests appliqués 8 ans avant et de ces
mêmes tests administrés 2 ans après le fait prédit). — J. of ed. Ps.,
XXV, 3, 1934, p. 220-224.
On a soumis, en 1921-22, à un certain nombre d'épreuves, 2 groupes
de garçons : un groupe d'âge (12 à 15 ans) et un groupe homogène au
point de vue de l'instruction scolaire (2e année d'une école de 8 degrés).
Un certain nombre de ces sujets ont pu être suivis et examinés
une deuxième fois par les mêmes tests en 1932-33, 2 ans après leur
entrée dans la vie professionnelle.
INTÉRÊTS GAIN A 20 OU 22 ANS PROFESSIONNELS
Groupe Groupe Groupe Groupe de degré de degTé
d'instruction d'instruction
1921 1932 1921 1932 1921 1933 1921 1933
Thorndike Me Call. .10 .10 —.06 .04 .02 .2 —.20 —.07
Stenqvist .24 —.06 —.24 .23 .02 —.11 .00 .03
I. E. R. Arithmét.. . .15 .13 .06 .24 —.05 —.03 .11 .19
I. E. R. Int. com-
merc .05 .09 —.15 .02 —.02 .04 —.07 .06
Thornd. Me Call et
arithm. combinés. .14 .07 —.01 .13 —.02 .00 .06 .06
Taille .30 .25 .13 .08 —.04 —.06 .25 —.08
Poids .11 .29 -.01 .30 .20 —.06 .01 —.06
Voici tout d'abord quelques données relatives à la constance
des tests appliqués. 1° le test de lecture de Thorndike-Mc Gall donne
le coefficient de 0,57 (n= 163) ; 2° le test I. E. R. d'arithmétique APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 781 PSYCHOLOGIE
0,60 {n = 164) ; 3° l'assemblage de Stenqvist 0,66 (n = 163) ; 4° le
test I. E. R. d'intelligence commerciale (ou de bureau) 0,63 (n = 160).
D'autre part, les coefficients de constance pour la taille et le poids
sont de 0,47 et 0,63 (pour n = 132). Quant aux coefficients de
validité calculés en prenant comme critères de la réussite professionn
elle le gain annuel et l'intérêt pour le métier exercé, ils se présentent
de la façon suivante : dans le groupe d'instruction n = 106 pour les
tests et n = 86 pour la taille et le poids dans le groupe d'âge n = 34
pour les tests et n = 24 pour la taille et les poids. A. G.
1295. — M. R. TRABUE. — Graphic representation of measured
Characteristics Of successful workers (Représentation graphique
des caractéristiques présentées par les travailleurs qui réussissent).
— Occ, XII, 8, 1934, p. 40-45.
Pour cette étude, faite sur des employés, des vendeurs et des
nurses, l'A. s'est servi des tests suivants : test d'instruction, clerical
tests (nombres et noms), test de dextérité de Tweezer, test d'assem
blage mécanique, test de force musculaire (main droite et main
gauche), test de relations spatiales. L. B.
1296. — G. E. KELLOGG et N. W. MORTON. — Abilities and
unemployment (Les aptitudes et le chômage). — Pers. .T., XIII,
3, 1934, p. 169-175.
L'étude de 2.000 chômeurs et de 300 employés a révélé une
certaine différence entre ces 2 groupes d'individus. Les employés
sont en général plus âgés que les chômeurs, ils ont une formation
scolaire plus longue et présentent un meilleur rendement dans les
tests d'aptitude.
Parmi les chômeurs, on avait pu distinguer d'après leur rendement
dans les tests une différence entre des groupes ayant exercé des
professions différentes. Les mécaniciens ont donné des résultats
meilleurs que les autres dans les tests d'aptitude mécanique. Les
employés de commerce ont montré une stabilité émotionnelle plus
élevée que les autres. B. N.
1297. — E. FARMER. — The predictive value of examinations and
psychological tests in the skilled trades (La valeur pronostique
des examens et des tests pour les métiers spécialisés). — Br. J. of
Ed. Ps., IV, 1, 1934, p. 47-55.
D'une façon générale, et dans tous les groupes de métiers où il
fut possible d'établir cette comparaison, les tests ont fourni de
meilleurs résultats que les examens pour la détermination des apti
tudes professionnelles.
Néanmoins, les examens doivent être conservés comme épreuves
d'aptitude générale et d'aptitude scolaire. Et les tests ne devraient
intervenir que pour permettre une seconde élimination parmi les
candidats ayant déjà passé avec succès l'examen. Mais il n'existe
point à l'heure actuelle, et ceci pour beaucoup de métiers, de tests
vraiment satisfaisants, et dignes d'être utilisés pour l'embauche du
personnel.
Pour les métiers non spécialisés le recrutement ne s'est jamais 782 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
fait jusqu'à présent par examen de sorte que l'on ne peut se prononcer
qu'entre la sélection par « tests » et les méthodes actuelles empiriques
et incertaines. H. A.
1298. — R. Y. WALKER et R. D. ADAMS. — Motor skills : the
validity of serial motor tests for predicting typewriting proficiency
(Les habiletés motrices : la validité des tests moteurs en série pour
la prédiction du progrès à la machine à écrire). — J. of gen. Ps.,
XI, 1, 1934, p. 173-186.
On a appliqué à 70 débutants 6 tests du « Stanford Motor Skill
Unit » (d'homogénéité 0,74 à 0,93), puis, après 7 mois d'apprentissage,
des tests-étalons de dactylographie, de constance 0,89 (nombre de
coups par minute) et 0,6 (nombre de mots par minute, avec une cor
rection pour les erreurs). La seule corrélation significative (0,62)
est entre le tapping et le score corrigé ; mais une nouvelle expérience
sur 60 autres étudiants montre que cette corrélation était fortuite ;
ce qu'explique le trop grand poids attribué aux erreurs (lesquelles
n'ont qu'une constance de 0,28 — d'où celle de 0,6 seulement pour
le score corrigé).
L'ensemble de la batterie motrice donne au plus une corrélation
de 0,35 avec les scores de dactylographie. Cette validité est donc
trop faible pour l'emploi des tests moteurs comme moyen de prédic
tion — au moins pour les sujets d'aptitude ordinaire. Les A. concluent
à l'utilité de rechercher : 1° un bon critérium de l'habileté à la
machine, donnant des scores de fidélité suffisante ; 2° de bonnes
méthodes d'apprentissage, où on se garderait notamment de retarder
les progrès par l'exigence de copies sans fautes. G. D.
1299. — R. J. TRIPLETT. — Interests of commercial students
(Les intérêts des élèves des écoles de commerce). ■ — J. of Abn. Ps.r
XXIX, 4, 1934, p. 409-414.
375 étudiants sont testés avec le test d' Allport et Vernon (une
étude des valeurs personnelles). Les résultats montrent des différences
nettes entre les sexes, les hommes ayant des intérêts plus théoriques,
économiques et politiques, les femmes des plus esthétiques,
sociaux et religieux. Comparés à 776 sujets non sélectionnés, les
2 sexes montrent plus d'intérêts économiques et religieux, moins
d'intérêts esthétiques. Pas de corrélation entre les intérêts et l'agilité
mentale ou l'exactitude dans le travail de bureau. L'A. conclut qu'il
n'y a pas de type idéal de l'homme d'affaires et que les affaires
offrent des possibilités pour des individus de types et inclinations
différents. J. F.-W.
1300. — D. FRYER et E. J . SPARLING. — Intelligence and occupat
ional adjustment (V intelligence et V adaptation professionnelle ). —
Occ, XII, 10, 1934, p. 55-63.
Un test d'intelligence générale ne peut mesurer tout ce que
chaque individu peut avoir à apprendre : il peut laisser prévoir les
possibilités d'apprentissage, non les succès professionnels, car d'autres
facteurs contribuent à la réussite. Cependant, l'une des meilleures
méthodes de sélection consiste à déterminer, pour chaque profession, PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 783
la note minima d'intelligence au-dessous de laquelle l'apprentissage
serait trop long, d'une part, et la note maxima d'autre part, au-dessus
de laquelle il y aurait non-utilisation des capacités et manque
d'intérêt dans le travail. Les individus présentant ou dépassant l'une
ou l'autre de ces notes sont à éliminer également. L. B.
1301. — G. FRASER.— Work interests of junior executives (Les
intérêts des jeunes employés dans le travail). — Pers. J., XIII,
4, 1934, p. 217-221.
Cette étude a été entreprise à la compagnie des téléphones au
Canada. Pour organiser un service de contrôle devant s'occuper de
travaux très divers, on a commencé par étudier et analyser psycho
logiquement les intérêts des jeunes employés afin d'attribuer à
chacun d'eux le travail qui lui convienne le mieux. B. N.
1302. — V. S. LINTWAREW. — Sur la réaction motrice des trac-
toristes et des travailleurs sur les « Combine » (en russe). — Sov.
Ps., VII, 1, 1934, p. 61-66.
On a eu autrefois tendance à exagérer l'importance de la vitesse
des réactions simples pour des métiers tels que le métier de conducteur
d'automobile.
De même on a étudié surtout les réactions aux stimulants visuels,
quoique les stimulants auditifs jouent un rôle au moins aussi impor
tant dans le travail avec un tracteur ou un « combine ». L'auteur
examine les résultats d'expériences faites à l'aide de l'appareil de
Tramm modifié — appareil permettant de mesurer le temps de
réaction de choix aux stimulations auditives. Il résulte de l'examen
de 192 sujets que les temps de réaction aux stimulations auditives
sont plus longs chez des sujets ayant un stage professionnel important.
Les bons apprentis ont au début des réactions rapides, qui deviennent
plus lentes après l'apprentissage ; en même temps, le nombre d'erreurs
commises décroît. L'auteur conclut qu'au point de vue professionnel
ce n'est pas la vitesse mais la qualité de la réaction qui importe. Le
« ralentissement » relatif de la réaction de choix n'est pas en rapport
avec la vitesse de réaction simple ; cette dernière est modifiée par
l'exercice. A. C.
1303. — S. A. GEKULIN. — Le développement de l'habileté initiale
dans la conduite de l'automobile (en russe). — Sov. Ps., VII, 2,
1934, p. 138.
L'auteur examine les premiers stades d'apprentissage chez les
conducteurs d'automobile débutants, en insistant sur les erreurs
possibles. Il distingue plusieurs groupes d'erreurs et analyse leurs
causes psychologiques. L'apprentissage comporte généralement
3 stades différents qui sont analysés dans le mémoire d'une façon
détaillée. Quand l'apprentissage est terminé, les anciennes erreurs
peuvent réapparaître sous l'influence de divers facteurs. A. C.
1304. — R. J. POTCHTAREVA. — Contribution à l'analyse des
actes manques chez les pilotes aviateurs (en russe). — Sov. Ps.,
VII, 2, 1934, p. 161-166.
L'auteur a interrogé 21 pilotes et noté leurs récits sur les situations 784 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dans lesquelles ils ont commis des erreurs, même celles qui n'ont pas
eu de conséquences graves.
On commence par expliquer au pilote le but de la recherche,
on donne quelques exemples d'actes manques faits par les autres et
on le prie de raconter quelques cas analogues dans sa pratique ; si
le pilote déclare ne s'être jamais trompé on le prie de raconter
quelques actes qui lui ont permis de sortir d'une situation difficile.
L'auteur donne comme exemple quelques récits qui montrent que
dans des situations analogues les pilotes réagissent de diverses
façons.
L'auteur continue sa recherche afin d'établir un classement des
pilotes d'après leur comportement dans des situations difficiles et
tirer les conséquences pour l'organisation rationnelle du travail du
pilote, la technique de leur entraînement et l'enseignement du
métier. A. C.
1305. — ST. SEDLAGZEK. — Résultats des examens psychotech
niques et réussite scolaire des élèves de l'École Nationale du
Bâtiment et de l'École Nationale des Chemins de Fer de Varsovie. —
J. WRONO. — Les résultats des examens psychotechniques et
la réussite scolaire (en polonais). — Psychot., VIII, 1934, 2,
p. 49-74 et 3, p. 135-140.
S. a fait subir des examens psychotechniques à environ 250 can
didats admis aux 2 Écoles en question (B — Bâtiment et D — Gh.
de F.). Il a appliqué les tests suivants : 1° collectivement (B — 162 su
jets ; D — 98) : de Dounaïewsky, d'analogies, de Bourdon, de mémoire
de formes de chiffres et de mots, de Friedrich, de coup d'œil, de fil
de fer ; et 2° individuellement (B — 141 sujets, D — 107) : de temps
de réaction (audit, et vis.), de trémomètre, d'ergographe, de coup
d'œil (plusieurs épreuves), de plaquettes et de blocs de Stolzenberg,
de classement de vis, de cube de Link, de finesse tactile d'enfilage
de perles, d'aiguilleurs, de glissière de Heider, de tachodomètre. de
bloc de Löwe, de modelage, de tableau de Schulte, de commission,
de tourneur, de pointographe, de tactilomètre. (Certaines de ces
épreuves individuelles ont été communes aux 2 groupes, B et D,
d'autres spéciales tantôt à l'un, tantôt à l'autre.) Le système adopté
de notation globale a été celui préconisé par Wojciechowski, d'après
les centiles particuliers. L'échelle définitive a comporté 5 points :
de 1 à 5.
L'A. a admis comme critère de valeur pronostique de ces ensemb
les de tests les % d'accord entre, respectivement, les notes psycho
techniques de 5 à 3 et la réussite de l'examen final de l'École et
les notes 1 et 2 et l'échec à l'examen.
Les tests collectifs ont donné les % d'accords suivants : B — 55,
D — 64,9, B et D ensemble 58,4. Les épreuves individuelles :
B — 61,8, D — 62,4, B et D ensemble — 62.
En divisant les sujets en sous-groupes, suivant l'année d'études,
les classes, etc., on a obtenu les % d'accords allant de 34,6 à 77.
Les examens individuels se sont montrés ici également plus valides
(le % moyen d'accord = 60). En étudiant séparément les groupes
de bons, moyens et faibles (d'après les notes psychotechniques), .
,
i
i
,
PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 785
S. est arrivé à des % d'accord très considérables pour les cas de
faibles (ex. collect. — 53, ex. individ. 81). Dans le groupe de
bons on a eu 74 % d'accord pour les ex. collect., et 72 % pour les
ex. individuels. L'A. a procédé, en plus, à une comparaison entré la
validité de l'opinion du Conseil pédagogique et celle des épreuves
psychotechniques. Les avis du Conseil Pédagogique se sont confirmés
dans 55,5 % de cas pour B, dans 57,5 % de cas pour D et dans
l'ensemble (B + D) dans 54,1 %.
Pour les groupes particuliers, les % d'accords ont été de 33,3
à 62,5 %. Ces chiffres parlent donc en faveur des épreuves psychotechn
iques. Les examens psychotechniques se sont révélés, en effet,
comme plus valides dans 7 groupes sur 8, pour les tests individuels,
et dans 7 groupes sur 10 pour les tests collectifs. Dans l'ensemble,
la valeur pronostique des examens d'entrée se présente donc de la
façon suivante (ordre décroissant) : 1° épreuves psychologiques indi
vid. (62 %) ; 2° épr. psycholog. collectives (58,4 %) et 3° opinion
du Conseil Pédagogique (54,1 %). — Mlle W. reprend les résultats
bruts de S. pour leur faire subir une analyse statistique plus approf
ondie. Elle applique les calculs de N. — nombre des cas réellement
conformes dépassant le nombre des cas conformes prévus théorique
ment : (N = (A + B)-(a -{-d)) où A — sujets bien doués ayant
réussi, B — ceux ayant échoué bien que doués, C — mal
réussi et D — ■ mal doués ayant échoué, a, b, c et d — valeurs
numériques respectives de ces 4 cas, théoriquement prévues ;
a = (A -7 A+B+C+D— + -p B) (A+0 /- tv e* . d , = — (C A+B+C+D r — + D) (B ,-. + — D) î=r- ^"e obtient
N = 10,1 pour les examens collectifs (n = 202) et N = 15 pour
les examens individuels (n = 179). En tenant compte des valeurs de
n elle obtient les coefficients de corrélation de 0,529 pour les examens
collectifs et de 0,260 pour les examens individuels. Ces calculs confir
ment, d'une façon générale, les résultats de S. A. G.
1306. — W. FRANZNER. — Berufsbild des Bankschreiners (Tableau
professionnel du menuisier ébéniste). — Ind. Psych., XI, 7-8,
1934, p. 238-243.
Le menuisier construisant le meuble doit posséder les aptitudes
suivantes : il doit être assez fort physiquement et pas trop petit de
taille. Une bonne habileté manuelle des 2 mains est nécessaire,
ainsi qu'un bon coup d'œil, bonne vision et sensibilité tactile. Il
doit avoir en outre un sens esthétique bien développé et une assez
bonne intelligence technique. Certains traits de caractère tels que la
minutie, l'aptitude au travail prolongé et le sentiment de la respons
abilité seront très utiles dans cette profession. B. N.
1307. — The Institute's driving tests and the road traffic bill (Les
tests de l'Institut pour les chauffeurs et le projet de loi sur la circula
tion). — Hum. F., VIII, 7-8, 1934, p. 258-265.
Une partie de discussions parlementaires au sujet des tests pour
les conducteurs de voitures que Sir Graham-Little, délégué de
l'année psychologique, xxxv 50

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