Les aptitudes. La Sélection professionnelle - compte-rendu ; n°1 ; vol.30, pg 783-799

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L'année psychologique - Année 1929 - Volume 30 - Numéro 1 - Pages 783-799
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1929
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e) Les aptitudes. La Sélection professionnelle
In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 783-799.
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e) Les aptitudes. La Sélection professionnelle. In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 783-799.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1929_num_30_1_5008.
.
APPLICATIONS GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES \ 783
plus, des exercices systématiques et gradués de limage, et le 3e groupe
faisant en plus du programme commun à tous, des exercices de limage
sur un dispositif enregistreur et étant entraîné à prendre des
mesures. ,
Les nombreux graphiques reproduits montrent que, dans des tr
avaux standardisés soumis à des appréciations assez précises, le
3e groupe se classait plus souvent premier.
K. formule les principes d'un apprentissage rationnel et propose
le modèle d'un dispositif peu coûteux pour les exercices de limage.
D. W.
1157. — G. KRUEGER. — Ueber die Bewährung von Stadt-und
Landkindern als Lehrlinge der Maschinenindustrie (Le rendement des
enfants des villes et de ceux des campagnes dans V apprentissage de
l'industrie métallurgique). — Ind. Psychot., VI, 4, 1929, p. 113-121.
Dans une école d'apprentissage les petits campagnards se sont
montrés inférieurs surtout dans les tests d'intelligence et plus lents
aussi dans les tests d'habileté manuelle ; cependant dès la première
année d'apprentissage, ils se sont montrés, dans le travail professionn
el, non seulement plus exacts, mais encore plus rapides que les petits
citadins,
Les comparaisons portent sur un nombre de cas peu élevé ; mais
l'auteur qui est directeur de l'école, sait observer ses élèves. D. W.
e) Les aptitudes. La Sélection professionnelle 1
U58. — J. V. HANNÀ. — Standards needed in the testing of apti
tudes (Standards pour la mesure des aptitudes). — V. G. M., VII, 6, '
1929, p, 258-263.
Principaux points étudiés par l'auteur : l'intelligence générale et
spécialisée ; les quatre aspects du problème de. la mesure des apti
tudes ; les changements d'occupation ; l'étude des aptitudes en vue
de ces possibles ; les prédictions d'après les résultats
des tests, et leur danger ; un standard pour mesurer la capacité de
réaction en face des diverses situations ; et la nécessité d'une coopé
ration entre l'Instruction et l'Industrie. L. B.
1159. — SOLLIER et DRABS. — La prévision de la perfectibilité
des aptitudes motrices est-elle expérimentalement possible P — R.
Se. Tr. 1, 1 et 4, 1929, p. 26-40 et 513-523.
Travail intéressant, consciencieusement mené, mais difficile à lire,
un peu aride et sèchement exposé. D'après les -expériences des auteurs,
la perfectibilité semble être (dans le domaine de la vitesse motrice
pure) comme d'ordre essentiellement physiologique, dépendant de la
constitution organique du sujet, et de son aptitude à organiser et à
conserver des voies d'action adaptées à un but déterminé. La perfect
ibilité pourrait être prévue avant l'apprentissage car en effet :
l'ordre établi entre différents sujets ne semble varier que très peu
1. Voir aussi le n° 1359. 784 , ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
quand les maximums de gain sont atteints, même si l'entraînement
est momentanément suspendu et malgré des efforts supérieurs à ceux
des plus éducables, les moins éducables ne peuvent jamais atteindre
un même niveau. D'autre part, à une éducabilité réduite correspond
la nécessité d'un effort supérieur pour retrouver, après suspension de
l'entraînement,le niveau antérieurement atteint. Les auteurs cherchent
ensuite à établir s'il n'existe pas un rapport existant et défini entre
le degré de perfectibilité d'un sujet, et l'état de ses réactions de
défense. Les expériences montrent que contrairement à ce qu'on aurait
pu supposer, il n'y a pas de rapport entre la rapidité spécifique des
réactions de défense et la capacité d'éducabilité motrice. Celle-ci
semblerait résider dans le fait que le sujet serait plus ou moins apte
à réagir volontairement d'une façon assez voisine de sa réaction ré
flexe.
En ce qui concerne la précision, la marge d'éducabilité est très va"
riable selon les sujets allant dans les expériences rapportées de 140 à
312 %. Vitesse et précision sont nettement dissociées, et tandis que
le classement pour la vitesse reste le même avant et après entraîne
ment, il n'en est pas de même pour la précision ; la prévision est
donc indépendante dans les deux domaines, contrairement à l'opi
nion généralement admise.
Ce travail doit être complété par d'autres .recherches prochainement
publiées. M. F.
1160. — L. SELL. — Abhängigkeit der psychotechnischen Eignung
vom Lebensalter {Influence de Vâge sur Vaptitude psychotechnique).
— Psychot. Z., IV, 1, 1929, p. 8-9.
Sur deux centaines d'enfants appartenant à deux classes scolaires
successives, l'une d'un âge moyen de 13 ans et 2 mois 1 /2, l'autre de
14 ans, les moyennes obtenues dans quatre tests (mémoire des formes
de Bernstein-Bogdanoff, un test d'intelligence technique de Moede,
pliage des fils de fer et coup d'œil) ont été toutes plus élevées dans la
classe plus âgée. Et les différences entre les moyennes sont encore
manifestes en divisant chaque classe en deux parties, suivant l'âge
des enfants bien qu'alors les différences entre les âges moyens aient
été seulement de 3 mois 1 /2 et de 5 mois environ. D. W.
1161. — J. DOLEZAL. — Psychotechnische Eignungsprüfungen und
spontane Vorauslese {Examens psychotechniques d'aptitude et sélec
tion spontanée préalable). — Psychot. Z., IV, 6, 1929, p. 158-160.
Sur plus de 3.000 enfants de 13 à 15 ans ayant passé par l'Institut
Psychotechnique de l'Ecole Technique supérieure de Dresde, l'auteur
a relevé les résultats psychotechniques en fonction de la profession
envisagée par le candidat«
Pour les tests suivants : jeu de patience de Friedrich, pliage des fils
de fer, triage de Blumenfeld, papier coupé (dans le genre du test du
même nom de Binet), continuation de figures de Charkov, complète
ment, mémoire des formes, — on a calculé le résultat moyen de chaque
catégorie professionnelle de candidats et indiqué le centile auquel
correspond cette moyenne dans le groupe total de tous les métiers.
Voici ces centiles avec leurs erreurs probables pour l'ensemble APPLICATIONS GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 785
des tests, le chiffre de gauche indiquant le nombre de sujets de la
catégorie :
104 dessinateurs industriels . . 60,6 ± 1 , 8
59 architectes... 60,3 ± 1,9
279 typographes (tests de triage et de complètement seulement). 60,2 + 1 ,4
333 électriciens. 55,6 ± 1 ,4
47 maçons 54,5 ± 3,1
85 mécaniciens électriciens... 52,8 ± 1,5
101 de précision 52, 5 ifc 1 , 9
32 ébénistes-modellistes 52 ,2 ± 1 , 7 ' 78 charpentiers 49,2 ± 1 ,4
140 mécaniciens 49 , 3 + 1 , 3
387 serruriers 47,4 zt. 0,9
103 coiffeurs (complètement et mémoire des formes seulement) 45,6 ±2,1
209 d'autos 45, 3 ± 2, 6
271 ferblantiers 44, 4 ± 1 , 8
481 ébénistes 41 , 7 ± 2 , 2
106 cordonniers 29,9 ±5,0
Ainsi, il y a une hiérarchie d'aptitudes qui cadré assez bien avec
la hiérarchie sociale des professions.
Les résultats détaillés par tests montrent un parallélisme assez
étroit pour tous les tests. D.W.
1162r — R. COUVE. — Zur Organisation der Durchführung psy-
chotechnischer Eignungsuntersuchungen in einem Grossbetrieb
mit dezentralisierten Prüf stellen (Organisation des examens psy
chotechniques d'aptitude dans une grande entreprise avec des stations
psychotechniques décentralisées). — Ind. Psychot., VI, 1-2, 1929,
47-53.
C, qui est attachée au service Psychotechnique . des Chemins de
fer du Reich où furent examinés plus de 50.000 candidats, insiste sur
l'importance, pour le succès de la psychotechnique industrielle, d'une
organisation rationnelle des examens. Les techniques doivent être
rédigées avec précision et être suivies à la lettre, aussi bien pour
l'application des tests que pour leur correction. D. W.
1163. — L. J. O'ROURKE. — Measuring Judgement and Resourcef
ulness (La mesure de la capacité du jugement et des autres aptitudes
du sujet). — Peïs. J., VII, 1929, p. 427-440.
Description d'un procédé pour sélectionner des agents de'police
de prohibition. Ce consiste à proposer au sujet un certain
nombre de problèmes, empruntés à la vie professionnelle. Les ques
tions sont fixées d'avance, lés réponses prévues et étalonnées. Pour
obtenir de§ résultats valables, cet examen, qui a la forme d'une con
versation, doit être confié aux personnes préparées par des cours
spéciaux, qui connaissent suffisamment la technique de l'examen.
B. N.
1164. — A. GEMELLI. — Recherches sur le diagnostic de l'habileté
manuelle. — R. Se. Tr., I, 2, 1929, p. 181-196.
L'auteur a fait un certain nombre d'expériences sur deux groupes
de sujets : ouvrières appartenant à une usine de filature et ouvrières
l'annék psychologique, xxx. 50 786 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
d'une fabrique de chaussures. Les épreuves ont consisté, soit en tests
moteurs cherchant à mettre en relief une habileté motrice générale,
soit en épreuves reproduisant à peu près exactement les tâches par
ticulières de l'ouvrier dans l'exercice de sa profession. Mis en corréla
tion avec la valeur professionnelle des sujet?, les tests du second genre
ont donné un indice beaucoup plus élevé, ce qui n'est que très naturel.
Les tests moteurs pris, par contre, n'ont coincide, quant au class
ement des ouvriers qu'ils entraînaient, que dans une très faible mesure
avec le -classement professionnel. L'auteur d'après ses expériences, et
malgré leur étendue assez faible pour chaque groupe, et le petit
nombre de groupes étudiés, conclut à l'indépendance des différentes
activités motrices, au moins de celles d'un niveau assez inférieur, de
sorte que les tests « analogues » ou professionnels doivent être em
ployés dans chaque cas déterminé, de préférence aux tests analy
tiques. Il lui semble de plus à peu près prouvé qu'on ne peut envisager
l'existence d'une habileté motrice générale, partant, qu'il est inutile
de rechercher des tests pouvant en déceler l'existence où le degré de
développement. • *
G. à également entrepris quelques recherches sur l'apprentissage,
en comparant la quantité et la qualité du travail d'un groupe
d'apprentis au début de l'apprentissage, après huit jours, un mois,
trois mois et six mois. D'après les résultats qu'il obtient, il semble que
l'exercice tend à diminuer les différences individuelles, les sujets ayant
un rendement initial moindre, présentant grâce à l'exercice un pro
grès beaucoup plus grand que les sujets à rendement initial élevé.
Cette loi se vérifierait surtout en ce qui concerne la quantité, plutôt
que la qualité. G. pense que l'éfude des courbes d'apprentissage per
mettrait de porter sur les sujets des jugements de valeur ayant une
probabilité d'erreur moins grande que les basés sur les tes.s
,d5 aptitude. On pourrait assez facilement, croyons-nous, lui objecter
que tous les résultats négatifs de ses recherches concernant les tests
moteurs proviennent peut-être uniquement du fait que ceux-ci ont
été mal choisis, et que des résultats plus encourageants pour l'emploi
de tests seraient peut-être obtenus en choisissant plus judicieusement
les batteries destinées à déceler les aptitudes motrices du sujet. M. F.
1165. — A, GEMELLI.— L'abilita manuale [L'habileté manuelle)
Archivio di Scienze biologiche, XIV, I, 1929, -extrait 50 p. —
Ricerche sperimentali sulla natura e sulla diagnosi dell'abilita
mänuale (Recherches expérimentales sur la nature et le diagnostic
de l'habileté manuelle. — In-8 de 53 p.,Milano, Societa « Vita e
Pensiero », 1929.
Publié sous deux formes, ce rapport à l'Association italienne pour
^avancement des Sciences (Turin, 1928) contient un essai'de mise au
point, une discussion théorique et des données expérimentales d'un
grand intérêt.
L'auteur établit tout d'abord que l'influence de l'exercice sur une
activité ne peut être ramenée à une simple automatisation, mais
comporte une véritable organisation,conformément aux remarquables
analyses de mouvements au cours de l'apprentissage réalisées par
Van der Veld. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES Èf SOCIALES HI
11 s'appuie à cet égard sur les résultats d'une recherche x qu'il a
effectuée en faisant suivre à des sujets avec une pointe métallique
fixée à l'index le contour de figures faites d'un filet en
castré dans une planchette que l'on déplace avec une certaine vitesse,
les erreurs se marquant en nombre et durée quand le contact du
style et du filet métallique se rompt, avec enregistrement électrique.
En outre par photographie, on peut suivre les arrêts, les discontinuit
és du mouvement.
Pour un sujet donné, la fréquence de ces discontinuités (F), qui
croît comme la racine carrée de la vitesse de déplacement angulaire
des figures (a>) est affectée d'un coefficient de proportionnalité K qui
a été envisagé comme une caractéristique individuelle par Lehmann.
Dans la relation F = K /ô». la constante mesurerait le seuil d'ex
citation du centre de régulaton de la motricité volontaire. En fait, il
y a bien des différences entre les sujets, mais, chez le même sujet, la
constante varie avec l'exercice, indiquant une modification profonde
dans la modalité d'exécution des mouvements.
En effet, le nombre des erreurs, à une vitesse donnée» diminue bien
avec l'exercice, mais les discontinuités deviennent au contraire plus
fréquentes, quand la vitesse croît, l'accroissement en devient
plus rapide, la constante s'élève.
D'autre part, dans l'exécution d'un mouvement avec extension
et flexion, on voit, avec l'exercice, se modifier les amplitudes et les
rapports de vitesses de la flexion et de l'extension : au début la
première phase est plus rapide que la seconde, aussi bien dans la
flexion que l'extension, et l'extension est la plus rapide, tandis que
progressivement le rapport s'inverse et c'est la seconde partie qui
devient la plus rapide, avec égalisation des vitesses d'extension et de
flexion.
De cette donnée d'une « Gestalt » motrice, il résulte que» pour la
prévision des habiletés particulières, le test synthétique analogue
doit se montrer très supérieur à des tests analytiques. Et c'est ce qui
ressort avec évidence de quelques séries d'expériences industrielle».
Sur 35 filateurs, une série de 12 tests a donné avec le succès d'après
le jugement fourni dans la maison des corrélations toujours positives
mais constamment faibles, comprises entre 0,07 et 0,35(impulsi-
mètre de Mœde : 0,21 ; Steadiness de Whipple 1 et 2 ; 0,10 et 0,09 ;
Dotting : 0,16 ; Tapping : 0,15 ; Disques de l'Institut Rousseau : 0,12*;
Perles de Kraepelin : 0,16 ; à points de de Londres :
0,21 ; Pegboard : 0,12 ; Dynamomètre : 0,07 ; Attention diffusée : 0,28 ;
Temps de réaction : 0,35) ; tandis que 4 tests synthétiques ont donné
des indices compris entre 0,71 et 0,90 (et même, en prenant le groupe
des ouvriers les plus entrâmes, de 0,77 à 0,98).
Dans la mesure où l'on doit pratiquer des sélections moins étroit
ement spécialisées, du moins doit-on éviter de s'adresser, pour les
épreuves, à une seule modalité d'activité, pour examiner l'influence de
l'exercice ; il faut, dit G. envisager un ensemble d'activités variées et
construire un profil psychotechnique des individus. H. P.
1. Exposé préliminaire de ces recherches dans :%Ricerche sperimentali sulla
forma nei movimenti volontari. Atti délia Pont. Aceademia délie Scienze JSuovi
Lincei, LXXXII, 1929, 7 juillet, p. 268-278. 78» ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1106. — M. SCHORN. — Untersuchungen über die Handgeschich-
Hehkeit {Recherches sur Vhabileté manuelle). — Z. f. Ps., CJftl, 4-6,
1929, p. 325-378.
Divers tests d'habileté manuelle ont été appliqués d'abord aux
élèves d'une école dentaire, ensuite à des groupes plus étendus. Par
les résultats on peut classer les tests, d'après leurs corrélations, en
trois groupes, dont chacun répond à un aspect différent de l'apt
itude :
. 1° Adresse manuelle : elle peut être mesurée par deux épreuves de
modelage (reproduction à la pince d'un modèle en fil de fer, et au
couteau d'un objet découpé dans la plastiline) ;
2° Aptitude à des mouvements précis et rapides et à la subordi
nation des mouvements des doigts à ceux des mains : Deux épreuves
(enfiler des perles, relier par un fil de fer qui les entoure une série de
vis à demi enfoncées dans une planche) ;
3° Précaution et patience dans le maniement délicat des objets
(prendre des pois dans un verre et en remplir des éprouvettes dans un
certain ordre). '
On peut classer les sujets selon qu'ils se montrent supérieurs ou
inférieurs soit dans une tâche seulement, soit dans plusieurs ou dans
toutes. Les hommes se montrent généralement très aux
femmes, surtout dans les épreuves du premier et du troisième groupe.
Mais cette analyse est encore incomplète, car une épreuve d'habileté'
manuelle intéresse toute la personnalité. Beaucoup d'échecs sont
dus à des inhibitions morales ou au manque .d'intérêt : le succès et le
plaisir au tr-avail vont de pair. Des arriérés montrent un degré de
maladresse extraordinaire ; ils ne s'établit -pas un contact suffisant
entre l'enfant et sa tâche, les propriétés de la matière à travailler ne
sont pas familières, le problème est mal compris. En somme, l'inté
rêt de cette étude est de' montrer que ces épreuves d'habileté manuelle
mettent en jeu tout autre chose que les aptitudes de la main. P. G.
1167. — M. J. ADLER. — Music appreciation : an experimental
(L' 'appréciation musicale : tentative approach to its measurement
expérimentale pour h, mesurer). — Ar. of Ps., n° 110, 1929, 102 p.
Ce fut pour l'auteur une tâche difficile — et ingrate — d'établir
un test du goût musical (le premier de ce genre) et de l'appliquer à
plusieurs groupes de différents degrés d'instruction musicale. Six
passages de choix (2 pour chaque qualité : mélodie, harmonie,
rhythme) furent joués aux sujets, en 4 versions chacun : originale,
terne (la plus voisine de l'original en valeur musicale), sentimentale
(aux effets faciles) et chaotique (avec introduction d'éléments étran
gers, etc.). Les sujets ignoraient la nature et les détails du test et de
vaient indiquer pour chaque morceau la version qu'ils préféraient
personnellement et celle qui leur plaisait le moins, sans se préoccuper
des qualités artistiques, sans analyser la musique. '
Le test (renouvelé — et amélioré — avec 6 autres morceaux)
montra, chez les sujets d'instruction musicale faible, une préférence
pour la version sentimentale, chez ceux d'instruction musicale élevée,
lin choix fréquent de l'original, puis de la version terne.
Un questionnaire général, rempli au préalable, devait permettre APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 789
d'apprécier l'éduoation musicale des sujets. D'autre part, leurs con
naissances étaient mesurées par le nombre de morceaux qu'ils iden
tifiaient ou dont ils indiquaient l'auteur. Les connaissances musicales
furent un facteur nettement favorable, mais dé bons tests furent
obtenus en l'absence totale de connaissances. On ne put rien fonder
de précis sur le questionnaire d'éducation musicale, rempli avec trop
de variation entre les individus et entre les groupes.
L'auteur (qui fait une critique détaillée de sa tentative, et la com
pare aux travaux analogues en poésie et en peinture) conclut que
son test, médiocre à cause des nombreuses difficultés d'application,
renseigne non tant sur le goût musical que sur la faculté d'écouter
plusieurs morceaux afin de pouvoir les comparer. G. D.
1168. — F. S. SALISBURY. — Prognosis of Sight Singing Ability
of Normal School Students (Le pronostic de V 'aptitude au chant à vue
chez les élèves d'école normale). — ■ J. of appl. Ps., XIII, 1929, p.
425-439.
Étude judicieuse de tests musicaux en vue d'un classement d'élèves
d'école normale en plusieurs cours de chant. Après essais des six tests
de Seashore et de quelques tests de capacité musicale mis au point
par lui-même, l'auteur a établi une combinaison de tests convena
blement tarée (d'après les équations de régrçssion multiple) four
nissant le pronostic le meilleur (corrélation multiple de 0,84 avec un
test de chant à vue). Les trois tests avec leurs poids respectifs sont :
1° un test de dictée musicale, le sujet devant inscrire les notes de 4
tons entendus à trois reprises au piano ; poids 0,54 ; 2° test des hau
teurs tonales de Seashore : 0, 22 ; 3° test de mémoire tonale : 0,22.
1169. — J. A. HIGHSMITH. — Selecting Musical Talent {Sélection
des talents musicaux). — J. of appl. Ps., XIII, 5, 1929, p. 486-493.
L'application de cinq tests de Seashore (hauteur, "temps, intensité,
consonance et mémoire tonale) n'a donné, sur un groupe de 59 étu
diantes d'une école supérieure de musique, qu'une corrélation
moyenne de 0,312 avec les notes à l'école. Cependant 28 élèves obli
gées, faute de succès, de quitter l'école en moins de deux ans, ont
donné, à ces tests, une moyenne de 35,1 points, alors que 31 élèves
poursuivant leurs études après ce laps de temps ont donné une
moyenne de 60,0 points. Mais H. a obtenu avec les tests d'intelligence
de Terman des accords du même ordre, et même légèrement supé
rieurs ! D. W.
1170. — M. E. BROOM. — The Seashore measures of musical
Talent [Les mesures de Seashore pour le talent musical). — S. and
S. XXX, 1929, p. 274-275.
Recherche sur deux groupes d'étudiants, 80 jeunes étudiants de
première année et 100 étudiants plus âgés, déjà gradués. Ces derniers
réussissent mieux, en moyenne, les épreuves de durée, hauteur, in
tensité, un peu mieux celle de rythme et mémoire tonale, moins bien
celles de consonance.
Les intercôrrélations de ces épreuves sont en désaccord complet ■
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES ' 790
dans les deux groupes, elles atteignent 0,860 à 0,960 dans le groupe
jeune (comme si l'on mesurait toujours la même chose) et tombent
à 0,085 dans le groupe plus âgé !
Il y a là une différence bien étonnante, et qui aurait bien besoin
4'être vérifiée. H. P.
1171. — AG. GEMELLI.— Sur la valeur des temps de réaction
simple surtout en rapport à leur application à la sélection person -
-nelle. — A, i. B., LXXXI, 3, 1929, p. 159-171.
Après avoir donné aux temps de réaction une grande valeur
comme caractéristique individuelle, on en est souvent venu à leur dé
nier à cet égard toute espèce d'intérêt.
L'auteur dégage de recherches qu'il a effectuées sur 2.300 sujets
(avec pour chacun un minimum de 250 réactions acoustiques et de
180 visuelles) des observations sur les véritables caractéristiques
qu'une mesure satisfaisante des temps de réaction peut fournir,
quand on a des séries suffisantes de mesures avec détermination de la
variabilité.
De façon générale, on peut mettre en évidence les types suivants :
1° des types extrêmes assez rares où le? réactions régulières et homog
ènes s'associent, soit à une grande rapidité,soit à une lenteur notable ;
2° des sujets qui ne sont pas très réguliers et qui ne sont ni lents ni
rapides ; 3° des sujets fatigables chez lesquels on note une irrégula
rité rapidement croissante ; 4° des sujets instables dont les temps se
se distribuent en une courbe plurimodale. La corrélation s'est
montrée très faible entre la régularité des temps et la puissance de
concentration et de maintien de l'attention, ce qui indique deux pro
cessus bien différents. H. P.
1172. — W. R. MILES et H. M. BELL. — Eye „movement records
in the investigation oî study habits [L'enregistrement des mou
vements des yeux dans V enquête sur les. habitudes du travail). — J.
of exp. Ps., XII, 5, 1929, p. 450-458.
Les mouvements des yeux ont été photographiés par la méthode
de Dodge pendant la lecture d'un texte difficile chez un certain
nombre d'étudiants. Les résultats confirment ceux des études précé
dentes. Le nombre moyen de pauses par ligne est de 5,9 (avec un écart
de 4 à 7) ; leur durée moyenne est d'un quart de seconde ; la fin
des lignes est en général négligée. Les lecteurs les plus rapides sont
aussi en général les plus aptes au travail mental si on juge de cette
aptitude par les résultats d'un test de Thorndike pour individus de
culture supérieure. Comme la rapidité est d'autant plus grande, en
général, que le nombre des mouvements des yeux est plus petit,
ce nombre fournit in test de l'aptitude â l'étude. P. G.
1173. — J. BERAS. — Statistique relative à la vision chez les sujets
examinés en 1923 1929. — B. Of. Or. pr., IX, 35, 1929, p. 33-35.
Tableaux de chiffres, sans indication de ^ âge et du sexe des sujets,
ni des moyens employés pour l'examen.
On se reportera avec fruit au détail des tableaux dont voici les
résultats généraux : APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 79l
Sujets examinés : 7,618
Vision excellente aux deux yeux (sans astigmatisme) ..... 5,152 l (avec astigmatisme facile- ) 69,5 %
ment corrigible) ,,.... 164 /
Vision égale aux deux yeux, inférieure à l'unité (de 4/5 à
1/10 862 11,3%
Vision inégale aux deux yeux 1359 18 %
Myopie 35 0,53%
Borgnes 45 0, 66 %
Cécité totale , ,. , 1 0,01 %
Ces chiffres ayant été recueillis par le bureau d'études de la maison
Philips, on peut penser qu'il s'agit d'adultes jeunes, ce qui expliquer
ait le petit nombre des cas de presbytie (6) et de myopie. Les pour
cents obtenus n'en montrent pas moins de façon saisissante l'utilité
des examens visuels soignés, puisque sur un nombre aussi import
ant de sujets, il s'en est trouvé 30,5 % présentant une défectuos
ité quelconque de la vision. M, F.
1174. — . I, H. SCHULTZ. — Beruf und Nervosität (La profession
et la nervosité). — A. Z, für P. und ps. H-, II, 4, 1929, p. 232-242.
L'-auteur pose le problème, si la nervosité du sujet, définie comme
une constitution innée, caractérisée par une hypersensibilité aux
excitations extérieures pourrait être une contre-indication dans
l'orientation professionnelle. Il se demande également, si la profession
peut être rendue responsable de la nervosité du sujet.
En s'élevant contre la tendance d'identifier le « nerveux » et le
« faible », et de contraindre le premier aux occupations, dites faciles,
qui seraient en réalité en dessous de son niveau, l'auteur fait remar
quer le bon rendement professionnel des « nerveux ». En effet, après
une période d'adaptation à la profession/qui est plus longue et plus-
difficile dans ce groupe de sujets, que chez les personnes bien équili
brées, leur rendement dans des occupations très diverses
est souvent au-dessus de la moyenne. La forme un peu étrange, que
prend parfois cette activité, et qui s'explique par des raisons psychol
ogiques, l'activité professionnelle étant un moyen d'élever la con
fiance en soi, ou de fuire la réalité ou soi-même, contribue au bon,
rendement professionnel. Le « nerveux » est absorbé entièrement par
la profession, il ne vit qu'à travers elle. On comprend donc toute
l'importance d'une orientation professionnelle chez le nerveux, le
surmenage serait moins à craindre ici qu'une activité qui risquerait
de ne pas satisfaire le sujet.
Pour déterminer s'il y avait une relation entre les symptômes ner
veux présentés par le sujet et son activité professionnelle, relation
qui pourrait être expliquée par le surmenage de l'une des fonctions
psycfto-physiologiques, l'auteur a fait une enquête portant sur
•200 personnes : dentistes, infirmières, secrétaires, boxeur?. Il semble,
d'après cette enquête, que les dentistes et les secrétaires présenteraient
une irritabilité du caractère, les infirmières seraient sujettes à dé
pression, les boxeurs seraient sensibles, auraient des larmes faciles.
B. N.

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