Les mécanismes discursifs de l'exclusion et de l'inclusion dans un corpus journalistique - article ; n°1 ; vol.34, pg 35-55

50 lecture(s)
Langage et société - Année 1985 - Volume 34 - Numéro 1 - Pages 35-55
Paquot, Annette, Discursive procedures of inclusion and exclusion in a corpus of Quebec newspaper articles
This paper is a study of the inclusion or exclusion of various ethnic groups in Quebec newspaper articles on the national issue in Canada. These texts are characterized by the frequent exclusion, whenever Canada is concerned, of autochtons and neo-Canadians, and of all minority groups whenever Quebec is concerned. The paper decribes the discursive processes used to express inclusion and to suggest exclusion.
Cet article étudie les phénomènes d'inclusion et d'exclusion des groupes ethniques dans un corpus de textes journalistiques québécois traitant de la question nationale du Canada. Il montre que ces textes présentent de nombreuses manifestations d'exclusion de certains groupes ethniques (autochtones et néo-canadiens) en ce qui concerne le Canada et de tous les groupes minoritaires en ce qui concerne le Québec. Il décrit les procédés discursifs qui sont employés dans ce corpus pour exprimer l'inclusion et suggérer l'exclusion par le recours à diverses formes d'implicite.
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

lire la suite replier

Télécharger la publication

  • Format PDF
Commenter Intégrer Stats et infos du document Retour en haut de page
LANGAGE_ET_SOCIETE
publié par

suivre

Vous aimerez aussi

Annette Paquot
Les mécanismes discursifs de l'exclusion et de l'inclusion dans
un corpus journalistique
In: Langage et société, n°34, 1985. Quelles différences ? Identité, exclusion, racisation. pp. 35-55.
Abstract
Paquot, Annette, "Discursive procedures of inclusion and exclusion in a corpus of Quebec newspaper articles"
This paper is a study of the inclusion or exclusion of various ethnic groups in Quebec newspaper articles on the national issue in
Canada. These texts are characterized by the frequent exclusion, whenever Canada is concerned, of autochtons and neo-
Canadians, and of all minority groups whenever Quebec is concerned. The paper decribes the discursive processes used to
express inclusion and to suggest exclusion.
Résumé
Cet article étudie les phénomènes d'inclusion et d'exclusion des groupes ethniques dans un corpus de textes journalistiques
québécois traitant de la question nationale du Canada. Il montre que ces textes présentent de nombreuses manifestations
d'exclusion de certains groupes ethniques (autochtones et néo-canadiens) en ce qui concerne le Canada et de tous les groupes
minoritaires en ce qui concerne le Québec. Il décrit les procédés discursifs qui sont employés dans ce corpus pour exprimer
l'inclusion et suggérer l'exclusion par le recours à diverses formes d'implicite.
Citer ce document / Cite this document :
Paquot Annette. Les mécanismes discursifs de l'exclusion et de l'inclusion dans un corpus journalistique. In: Langage et société,
n°34, 1985. Quelles différences ? Identité, exclusion, racisation. pp. 35-55.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lsoc_0181-4095_1985_num_34_1_2037LES MECANISMES DISCURSIFS DE L'EXCLUSION ET DE L'INCLUSION
DANS UN CORPUS JOURNALISTIQUE QUEBECOIS
Annette PAQUOT
Université Laval
Dans un article intitulé "L'incantation québécoise"!, J.
Zylberberg et nous-même présentions un modèle général du discours
nationaliste et une vérification partielle et provisoire de cer
taines des hypothèses de ce modèle dans le cas particulier du
nationalisme québécois. Le coxpuu que nous examinions alors
était constitué d'une quarantaine de textes journalistiques de
tendance nationaliste ou national i taire. Le modèle mentionnait,
notamment, l'importance des valeurs d'exclusion et de négation
véhiculées par tout discours nationaliste. Les pages qui suivent
sont consacrées à l'étude des mécanismes discursifs qui manifes
tent et occultent ces valeurs en ce qui concerne les groupes
ethniques qui peuplent le Canada et le Québec. L'examen porte ici
sur un ccMpo* plus large que celui qui avait servi de base
empirique à l'étude précitée^: nous considérons un plus grand
nombre de textes (119) et ces textes, qui traitent tous de la
question nationale, sont de tendances diverses: 11 s'agit aussi
bien de textes favorables au fédéralisme canadien que de textes
défendant le nationalisme québécois. Ils relèvent du genre
"journalisme d'opinion" et comprennent surtout des édi tori aux, des
commentaires et des lettres de lecteurs. Ils ont été choisis
selon un critère de contenu: 11s devaient se référer
Langage & Société, n° 3^, décembre 1985 - - 36
"Préambule" de la future constitution du eplicitement au projet de
Canada rendu public le 9 juin 1980 par M. P.E. Trudeau, premier
ministre du Canada, et consacrer à la discussion de ce texte une
partie importante de leur contenu. Rappelons ici les passages de
ce "Préambule" qui concernent particulièrement notre problémati
que:
Nous, le peuple du Canada, proclamons avec fierté que
nous sommes et que nous voulons demeurer, avec l'aide de
Dieu, un peuple libre et responsable de sa destinée.
Issus de la rencontre du fait anglais et du fait fran
çais en terre d'Amérique, foyer ancestral de nos popu
lations autochtones et enrichis par l'apport de millions
de Néo-Canadiens venus des quatre coins du globe, nous
avons voulu vivre, par delà les frontières du sang, de
la langue et de la religion, une aventure de partage
économique et culturel dans le respect de notre diver
sité.
Pour des raisons pratiques nous avons dû nous limiter aux trois
journaux quotidiens suivants: Le Devoir, La Presse et Le Soleil .
En ce qui concerne le toAminu* ad qtiem, nous avons estimé
que le débat pouvait être considéré comme clos au moment de la
conférence constitutionnelle de septembre 1980, conférence au
cours de laquelle le texte de ce "Préambule" n'a pas été rediscu
té. Ces textes sont particulièrement pertinents pour l'étude des
manifestations discursives de l'inclusion et de l'exclusion puis
que, produits pendant la période qui a suivi immédiatement le
référendum de mai 1980, c'est-à-dire à une époque ou les tensions
étaient encore très fortes, ils portent précisément sur la ques
tion de la composition ethnique du Canada et sur la légitimité de
le désigner par le mot "peuple".
L'inclusion et l'exclusion ne sont pas des catégories li
nguistiques: on ne peut les identifier comme telles dans les tex
tes et les y dénombrer sans médiation. Pour analyser les méca
nismes discursifs par lesquels se manifeste dans notre co/t-
puA la thématique de l'inclusion et de l'exclusion que nous
avons évoquée plus haut, nous avons suivi une double démarche et
examiné nos textes successivement de deux points de vue opposés et
complémentaires. Nous avons considéré d'abord les ensembles par
rapport auxquels peut se faire l'inclusion ou l'exclusion c'est-à-
dire le Canada et le Québec. Dans cette perspective, nous avons - - 37
étudié toutes les définitions de Canada, de Québec et de leurs
synonymes fournies par les auteurs du coxpiu. Ensuite, nous
avons considéré les groupes d'individus dont l'inclusion ou l'ex
clusion était en question, c'est-à-dire les quatre groupes iden
tifiés dans le "Préambule", et nous avons examiné tous les
passages où il est question de ces groupes afin de déterminer
quelle était la position des auteurs de notre coxpuA à leur
propos.
I. Les définitions des ensembles d'appartenance "Québec" et
"Canada"
Nous avons repris le eo*piu de définitions étudié dans
un travail précédent^ et nous l'avons considéré du point de vue
de la problématique de l'inclusion et de l'exclusion précisée et
développée ici de la façon suivante: en ce qui concerne leur
contenu, qui les définitions de Canada et Québec incluent-elles et
qui excluent-elles et y a-t-il des degrés dans cette inclusion ou
dans cette exclusion? Ensuite, sur le plan de la forme, comment
cette inclusion et/ou cette exclusion se font-elles?
Pour l'examen de ces questions, nous nous placerons, comme
pour l'étude déjà citée, du point de vue du lecteur, c'est-à-dire
que nous considérerons sur le même plan toutes les définitions du
coipuA, qu'elles soient assumées ou non par l'auteur du texte
ou elles figurent, et que nous les compterons autant de fois
qu'elles apparaissent dans le coipuu, ce qui ne correspond
pas nécessairement au nombre de fois qu'elles ont été énoncées
réellement, un même texte pouvant avoir été publié dans plus d'un
journal et une même définition pouvant avoir été citée par plu
sieurs auteurs. Ces limites imposent les mêmes précautions et la
même prudence que celles qui étaient requises pour l'interprétat
ion des résultats du travail précédent. - - 38
A. Le contenu des définitions: les objets et les degrés de
l'inclusion et de l'exclusion
1. Les principes de notre analyse des textes
En ce qui concerne les ensembles faisant l'objet des défini
tions, nous considérons ici les deux entités qui s'opposent, le
Canada et le Québec, et nous analysons les définitions explicites
de toutes leurs désignations (soit les mots Québec et Canada et
les syntagmes qu'on peut considérer comme synonymes de notre point
de vue c'est-à-dire peuple du Canada, nation québécoise, etc.).
Par ailleurs, nous posons que ces entités sont constituées toutes
deux des quatre composantes ethnico-historiques identifiées dans
le "Préambule" déjà cité, c'est-à-dire les groupes "français",
"anglais", "néo-canadien" et "autochtone". Nous considérons donc
les définitions de "Canada" et de "Québec" du point de vue de la
place qu'elles réservent à ces quatre composantes. Il convient de
mentionner ici que l'interprétation du texte du "Préambule" est
malaisée à cause de son caractère général. En raison de leur
mention aux côtés de autochtones et de Néo-canadiens, nous consi
dérons que les expressions fait anglais et fait français réfèrent
à des catégories culturelles et ethniques non strictement li
nguistiques. C'est cette pluralité ethnique et culturelle qui est
l'objet de notre intérêt et nous ne tenons donc pas compte des
mentions des groupes "français" et "anglais" lorsqu'ils semblent
définis uniquement par le facteur linguistique.
Il nous est apparu, d'autre part, qu'un modèle binaire,
limité aux catégories "inclusion" et "exclusion" ne pouvait rendre
compte de la complexité et de la subtilité des distinctions opé
rées par les participants du débat. Nous avons donc préféré
retenir la typologie suivante qui - on le voit - suppose que nous
considérons les termes inclusion et excl usion comme des "contrai
res gradables"^, c'est-à-dire qu'il s'agit de notions qui com
portent des degrés intermédiaires. Voici, accompagnées de
citations authentiques tirées de notre eo*piu, les catégo
ries que nous avons retenues.
a) inclusion vraie, c'est-à-dire non discriminante, comme dans le
passage suivant, qui est incluant en ce qui concerne les deux
groupes auxquels il fait allusion: - - 39
Desmarais 223, Devoir,
II est plus logique d'admettre que le Canada est composé
de deux communautés distinctes ayant des droits
égaux.
b) marginalisation ou inclusion discriminante: les groupes
inclus dans l'ensemble en cause ne sont pas considérés comme
absolument égaux, quelle que soit la différence envisagée (numé
rique, historique, juridique, etc.) ou ne sont pas présentés sur
le même plan, quel que soit le mode d'expression de cette inéga
lité. Les textes suivants illustrent ce type intermédiaire entre
l'inclusion et l'exclusion.
18, Presse, Trudeau
Décrire le Canada comme un pays abritant un ensemble de
citoyens, le peuple du Canada, qui regroupe deux com
munautés linguistiques et culturelles principales et
d'autres moins nombreuses.
111, Soleil, Jones
Le Canada forme donc un état multinational composé de
deux nations et de plusieurs minorités nationales.
21, Presse, Lavoie
Le Canada est formé de citoyens issus de peuples fonda
teurs amérindiens, britanniques et français, lesquels au
cours des ages se sont regroupés en deux sociétés dis
tinctes. À cette première composante de notre dualité
historique sont venues se greffer des ethnies autres que
françaises et anglaises.
c) exclusion: certains groupes ne sont pas inclus dans les
ensembles définis, comme dans les cas suivants:
106, Soleil, Desmarais
Deux peuples se sont unis librement, en 1867, pour for
mer une nation, le Canada.
242, Devoir, Beaudoin
Le Québec est bien plus qu'un phénomène régional; il est
le foyer principal de la langue et de la culture fran
çaise au Canada.
Ces exemples sont excluants pour les groupes qu'ils ne mentionnent
pas.
2. Les résultats
Avant de présenter les résultats de l'analyse, il convient de
noter que de nombreuses définitions de notre coxpu* ne sont - - 40
pas pertinentes du point de vue qui nous intéresse ici. On ne
s'étonnera donc pas de la non-coïncidence des chiffres présentés
ici avec ceux de l'étude précédente.
Le tableau ci-dessous présente le nombre d'inclusions, de
marginalisations et d'exclusions dont sont l'objet les quatre
groupes constitutifs du Canada et du Québec dans les définitions
de ces ensembles.
Entité "Canada" 5
"fr." "ang." "autoch." "néo-can."
inclusion 34 56 56 36
marginalisation 0 0 11 13
exclusion 0 0 9 9
Entité "Québec" 5
"fr." "ang." "autoch." "néo-can."
inclusion 33 6 6 6
marginalisation 1 2 2 2
exclusion 0 26 26 26
Ces données sont éloquentes: en ce qui concerne le Canada,
deux groupes sont toujours inclus: ce sont les groupes "français"
et "anglais", tandis que les "autochtones" et les "néo-canadiens"
sont soit marginalisés soit exclus dans plus du tiers des défini
tions, les "néo-canadiens" l'étant un peu plus que les "autoch
tones". Pour ce qui est du Québec, la limite entre l'inclusion,
d'une part, et la marginalisation et l'exclusion, d'autre part,
passe entre le groupe "français" et les trois autres groupes. En
schématisant, on peut dire que, lorsqu'ils ne sont pas incluants
pour tous les groupes, le Canada est dualiste alors que le Québec
est moniste. En outre, les définitions non universellement
incluantes du Québec sont plus de quatre fois plus nombreuses que
ses définitions incluantes tandis qu'en ce qui concerne le Canada - - 41
les définitions incluantes sont plus nombreuses que les défini
tions marginalisantes ou excluantes.
B. Les procédés discursifs de l'inclusion et de l'exclusion
1. Les types principaux de procédés discursifs utilisés
L'examen des définitions révèle que les mécanismes de l'in
clusion et de "l'exclusion des groupes ou des individus appartenant
aux groupes dans les ensembles "Canada" et "Québec" sont variés
mais cependant assez limités. Il nous semble que, pour chaque
cas, inclusion, marginalisation et exclusion, on peut les situer
sur une échelle à trois niveaux allant de l'explicite à l'impli
cite. Voici, pour chacun de ces trois cas, la description et des
exemples des procédés observés avec l'indication de leur position
sur l'échelle explicite - implicite.
a) L'inclusion
Le mode d'inclusion le plus explicite est évidemment T enu
meration dans laquelle chacune des composantes de l'ensemble con
sidéré est citée nommément. Ce procédé est utilisé aussi bien
dans des définitions qui n'incluent que deux ou trois groupes que
dans celles qui incluent les quatre groupes; voici des exemples
qui nous paraissent typiques:
33, Presse, Laurendeau
Le Québec n'est pas homogène et contient non seulement
des francophones mais des gens d'origine anglo-
celtique, des immigrants qui ont choisi l'anglais et des
amérindiens.
18, Presse, Trudeau
Nous avons employé l'expression "peuple du Canada" pour
désigner l'ensemble des citoyens du Canada qui par delà
leur "ethnies" appartenance (les canadiens à diverses français, "nations les sociologiques" canadiens d'as ou
cendance anglo-saxonne, les Inuit, la nation Déné et le
reste) forment un seul corps politique...
Nous considérons également comme explicitement incluantes les
définitions qui insistent sur leur caractère englobant par l'em
ploi de tous ou d'une tournure équivalente, comme 1 'ensemble de: - - 42
Trudeau 221, Devoir,
A ceux qui s'objectent à ce qu'on parle du peuple cana
dien pour désigner l'ensemble des citoyens du pays...
232, Devoir, Le Borgne
Ainsi veut-on parler du Québec comme nation politique
incluant tous ses habitants de quelques origines qu'ils
soient.
L'usage de mots comme plusieurs, divers et leurs synonymes et
d'éléments comme multi- ou pluri- est déjà plus proche de l'im
plicite et nous proposons de le qualifier du terme d'ailusif. En
voici quelques exemples:
217, Devoir, Bergeron
II faut donc parler de la population du Canada qui com
prend plusieurs peuples, quelque connotation qu'on
accorde à ce terme.
246, Devoir, Décary
II a souhaité que le préambule énonce clairement que le
Canada est un pays issu de la diversité ethnique cultu
relle et linguistique.
232, Devoir, Le Borgne
[La nation québécoise est] bel et bien une nation poli
tique pluraliste selon le modèle qu'il se fait de la
nation canadienne.
Parallèlement, les définitions qui réfèrent à des groupes parti
culiers, mais sans les nommer, nous semblent également appartenir
à ce niveau, comme l'exemple suivant qui, comme tous ceux qui
invoquent la dualité du Canada, est incluant pour les groupes
ethniques "français" et "anglais",
106, Soleil, Desmarais
II est plus logique d'admettre que le Canada est
composé de deux communautés distinctes...
et celui-ci, qui ne l'est que pour le groupe "français":
232, Devoir, Le Borgne
Si M. René Lévesque conçoit la nation québécoise un
iquement comme le centre d'une ethnie ou nation sociolo
gique particulière qui n'a pas que le Québec comme
territoire...
Nous considérons également comme relevant de ce niveau inter
médiaire entre l'implicite et l'explicite l'inclusion d'un groupe
par l'emploi de sa dénomination comme trait spécifique d'un
ensemble; c'est fréquemment le cas pour le groupe "français" dans
les définitions du Québec, comme, par exemple: - - 43
105. Soleil , Pépin
Le Québec, patrie du Canada français...
123, Soleil, Henry
L'autodétermination de la nation canadienne-française
sur son territoire national, le Québec...
Enfin, le niveau le moins explicite de l'inclusion est, à
notre avis, celui où se situent les exemples qui réfèrent aux
éléments constitutifs des ensembles (individus) sans les détermi
ner particulièrement, si ce n'est par l'article défini au pluriel
et ceux qui consistent en une enumeration des groupes clairement
non exhaustive et qui ne sont incluants qu'implicitement pour les
groupes qui ne sont pas nommés spécifiquement. Voici un exemple
de chacun de ces procédés.
5, Presse, Trudeau
Comment allez-vous définir les gens qui vivent dans les
frontières de ce pays? [...] Il me semble que, dans le
langage reconnu, on dit le peuple canadien.
18, Presse, Trudeau
Diverses "nations sociologiques" ou "ethnies" (les
Canadiens français, les Canadiens d'ascendance anglo-
saxonne, les Inuit, la nation Déné et le reste)**.
b) La marginalisation
Les procédés utilisés pour établir une différence hiérarchi
que entre les groupes constitutifs des ensembles sont très déli
cats à classer. Nous avons distingué ceux qui consistent en
l'emploi de dénominations différentes et ceux qui recourent à
d'autres moyens: qualification dissymétrique, emploi du mot autre
etc. Nous considérons, peut-être un peu arbitrairement, que le
premier type de procédé relève de l'allusif, tandis que le second
est du domaine de l'implicite. Qu'on en juge par les exemples qui
suivent, qui nous paraissent les plus caractéristiques:
21, Presse, Lavoie
Je crois que le Canada est formé de citoyens issus des
peupi les fondateurs amérindiens, britannique et français
[ .. .] a cette première composante de notre dualité sont
venues se greffer des ethnies autres que françaises et
anglaises.. .6
111, Soleil, Jones
Le Canada forme donc un état multinational composé de
deux nations et de plusieurs minorités nationales...^

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Lisez à volonté, où que vous soyez
1 mois offert, sans engagement Plus d'infos