Les Professions. Formation et Orientation professionnelle. L'apprentissage - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 937-954

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L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 937-954
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
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d) Les Professions. Formation et Orientation professionnelle.
L'apprentissage
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 937-954.
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d) Les Professions. Formation et Orientation professionnelle. L'apprentissage. In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 937-
954.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1930_num_31_1_30095APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 9S?
1343. -A. HELWIG. - Le Cinéma et la Criminologie.- R. I. C.
E., mars 1930, p. 265-277.
L'auteur étudie là successivement deux problèmes :
1° Est-il vrai que le cinéma contribue ou puisse contribuer à pous
ser les adolescents vers l'immoralité et la criminalité, et dans quelle
mesure ?
Là-dessus, les opinions des personnalités compétentes divergent.
A ceux qui accusent le cinéma on peut répondre :
II t>. toujours été très difficile de reconnaître le véritable mobile
du délit, et il est un peu osé d'accuser le cinéma, comme on a accusé
tour à tour, en leur temps de dfbut : la bicyclette, les histoires de
Peaux-Rouges et les faits divers criminels.
La vérité est que les mauvais films peuvent inciter au délit des
spectateurs prédisposés et subissant déjà l'influence d'un milieu
néfaste.
Le cinéma, lui, n'est vraiment dangereux que sous deux formes,
qu'il faut abolir : l'illustration précise et détaillée des moyens utilisé«
par les malfaiteurs, et la présentation attrayante de la criminalité.
2° Le cinéma, par ses possibilités techniques, peut-il servir à la
lutte contre la criminalité et à la défense de la société contre les mal
faiteurs ?
L'auteur répond, avec exemples à l'appui : oui, il peut même s'y
rendre très utile, en aidant : à découvrir les malfaiteurs ou à les ident
ifier, à reconstituer les faits, à éclaircir les cas douteux et enfin à
instruire la police. L. B.
1344. — Immoralité, Criminalité et Cinéma. — R. I. C. E., mars 1930,
p. 335-351.
Examen critique des articles parus récemment sur la question dans
les différents pays du monde. L. B.
d) Les Professions. Forrtiation\et Orientation professionnelle
L'apprentissage l
1345. - G. N. KEFAUVER et J. R. WIEHOFF. - Analyses of
General Books on occupations {Analyses des livres de généralité«
sur les professions). — V. G. M., Mai 1930, p. 355.
Les A. publient 9 tableaux statistiques ou iis comparent, dao$
7 ouvrages différents traitant des professions, les nombres de pages
consacrées respectivement aux types d'informations générales (édu
cation, sciences sociales, etc.), aux groupes de professions (agricul
ture, transports, etc.), aux informations spéciales (nature du travail,
rémunération, etc.), aux diverses professions, aux spécia
lement commerciales et aux métiers du bâtiment.
Dans un dixième tableau, ils donnent leur appréciation statis
tique sur ces ouvrages du point de vue de l'inloraiation professionn
elle, de l'intérêt du lecteur, etc.
1. Voir aussi les n0B 66, 521, 1530. 938 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
De tous ces chiffres, ils ne tirent aucune conclusion générale, leur
but étant simplement de faciliter le choix du livre à lire en signalant
d'une façon pratique ce qu'il contient. L. B.
1346. - PERSIS PUTNAM. - Opportunities for Women in the
Field of Public Health (Ce qui convient aux femmes dans les services
de la santé publique). — V. G. M., janvier, 1930, p. 150-160.
Après tout un exposé historique sur le développement des œuvres
de santé publique aux Etats-Unis, et -sur les associations qui s'en
occupent actuellement, l'auteur étudie d'une façon détaillée les diff
érentes professions auxquelles elles font appel, leurs avantages et leurs
inconvénients. Ces professions très nombreuses, conviennent ém
inemment aux femmes. L. B.
1347. - E. KNOBLAUCH. - Zur Psychologie der studierenden
Frau (Contribution à la psychologie de V étudiante). — Z. für ang. Ps.,
XXXVI ; 5-6, 1930. p. 438-524.
Quels sont les mobiles qui poussent les femmes vers les études uni
versitaires ? Et quelle relation y a-t-il entre ces études et le choix
du métier ? L'enquête que l'auteur a menée auprès de plus de trois
cents étudiantes semble montrer que beaucoup de jeunes filles consi
dèrent leurs études comme une préparation au travail professionnel ;
mais d'autres apprécient surtout la possibilité d'élargir leur culture
et encore sont mues par l'amour de la science. Quelle est
l'importance relative de ces groupes ? Sous prétexte de voir les sta
tistiques masquer la richesse et la diversité des cas individuels, l'au
teur se refuse à toute indication numérique.
Le jugement que les étudiantes portent sur leurs études est va
riable ; les unes en sont satisfaites, soit qu'elles croient y trouver une
bonne préparation professionnelle, ou des moyens d'enrichir leur
personnalité ; d'autres se plaignent de l'insuffisance de la préparation
pratique, ou du caractère trop spécialisé et fragmentaire des études.
Celles qui sont poussées par l'intérêt scientifique y trouvent, en génér
al, les satisfactions qu'elles ont recherchées.
Quant à leur profession future, les unes y voient surtout le moyen
d'être indépendantes ; les mtres recherchent l'enrichissement de
leur personnalité ou l'occasion d'agir, de créer ; d'autres enfin s'inté
ressent au contenu même de leur travail.
Si les études ne sont parfois que le moyen nécessaire pour la pro
fession, dans d'autres cas. le choix même de la profession est suggéré
par ces études. D. W.
1348. — G. VIDONI. — La sensibilita « indice di educabilita » (La sen
sibilité « indice d'éducabilité »). — Riv. di. Ps., XXVI, 2, 1930,
p. 105-108.
L'auteur étudie les rapports entre les aptitudes professionnelles et
les différents types individuels : visuels, auditifs, moteurs.
Déterminer les possibilités sensorielles n'est certes pas suffisant
pour pouvoir porter un jugement sur la capacité professionnelle de
l'individu, mais cependant cette détermination permet d'apprécier la
base sur laquelle pourraient se développer les aptitudes nécessaires APPLICATIONS GENERALES 1NDUSTKIELLES ET SOCIALES 939
dans un métier donné. Des recherches de l'auteur sur les apprentis
tourneurs par exemple, il résulte que les types visuels donnent la
meilleure prévision d'éducabilité dans ce métier. S. H.
1349. - J. F. DASHIELL. - Personality Traits and the Different
Professions {Traits de caractère et les différentes professions). — J.
of appl. Ps.; XIV, 3, 1930, p. 197-201.
D. se demande si nous ne vivons pas sur une « illusion des differences
professionnelles » ; parce qu'il existe de grandes écoles spécialisées
pour la formation des médecins, des avocats, des professeurs, des
ingénieurs, des chefs d'entreprises commerciales, des prêtres, — les
psychologues américains se sont imaginés qu'il existe des distinctions
psychologiques entre ces carrières. D. a extrait des livres de psychol
ogie et des monographies professionnelles, une liste de 50 traits de
caractère, le plus souvent cités et en a retenu finalement 12, qu'il a
demandé aux professeurs des grandes écoles de classer, par ordre
d'importance, pour la carrière considérée. La liste comprenait les
traits suivants : tact ; apparence agréable ; patience ; originalité ;
esprit ouvert ; bonne mémoire ; capacité de diriger (« leadership ») ;
observation aiguë ; application au travail ; honnêteté ; capacité d'anal
yse ; exactitude.
Les moyennes des intercorrélations entre les trois ou quatre pro
fesseurs d'un même établissement ont été les suivantes : enseigne
ment : 0,14 ; commerce : 0,21 ; droit : 0,32 ; médecine : 0,50 ; école
d'ingénieurs : 0,54. Mais les intercorrélations entre les professeurs
d'établissements différents, appréciant, par conséquent des carrières
différentes, ont parfois été plus élevées. Les juges semblent, d'ailleurs,
relever eux-mêmes les causes de ces désaccords. Plusieurs ont noté
qu'ils avaient envisagé l'une des activités professionnelles qui
s'offraient à l'issue des études. L'un des professeurs de l'école de
médecine avait le travail d'un modeste praticien et signal
ait que, pour l'activité d'un grand spécialiste, il aurait fait un class
ement inverse.
D. en conclut que les carrières libérales ne constituent pas des
professions nettement unifiées et distinctes les unes des autres.
La conclusion est peut-être un peu hâtive, et l'analyse psycholo
gique des professions libérales reste à faire. D.W.
1350. — R. ALLENDY. — La psychologie inconsciente et les apti
tudes professionnelles. — Bulletin de la Chambre des Métiers de
la Gironde, 11e année, n° 96, octobre 1930, p. 9-12.
L'auteur pense que les examens tels qu'ils sont organisés actuell
ement ne devraient servir qu'à donner des contre-indications, des dia
gnostics d'inaptitude. Seule l'étude de la psychologie et surtout de la
psychologie inconsciente qui relève de la psychanalyse devrait
donner le droit à l'indication positive d'un métier. M. H. P.
1351. - A. S. BECKHAM. — Minimum Intelligence Levels for
Several Occupation [Le niveau minimal de V 'intelligence pour les
diverses occupations). — Pers. J., IX, 1930, p. 309-313.
Enumeration des occupations pouvant être effectuées par des
sujets d'âge mental de 5 à 12 ans. 940 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
À l'âge mental de 5 à 8 ans sont accessibles les travaux domestiques,
coiffeurs, vente. De 10 à 12 ans — peuvent être confiés non seulement
des travaux de routine, mais aussi des occupations demandant unt
certaine initiative dans la vente et la confection.
L'étude de l'âge mental de 20 blanchisseuses montre que celui des
meilleures était 9 ans en moyenne. Il n'y avait pas beaucoup de diffé
rence entre l'âge mental des moyens et des mauvais travailleurs
(7, 8 et 7, 11 ans). Il est évident que la réussite dans ce métier est
conditionnée par des facteurs autres que l'intelligence. B. N.
1352. — P. FEIGK. — Zur Analyse des Bankberuîs {Contribution
à V analyse de la profession bancaire). — Z. für ang. Ps., XXXV, 1930,
p. 241-286.
A la suite d'une enquête qu'il a menée auprès des chefs de service
d'une grande banque, l'A. s'est fait une opinion sur la psychologie
du travail bancaire. Il examine successivement les différentes acti
vités qui rentrent en jeu et les classe d'après les caractères psycholo
giques qu'il croit pouvoir dégager. C'est ainsi qu'il distingue les
« activités normales » et les « activités qualifiées ». Les activités nor
males se subdivisent à leur tour, et comprennent les rubriques su
ivantes : a) reporter (copier, inscrire, dactylographier, sténographier) ;
b) ordonner (collationner, classer, enregistrer, etc.) ; c) calculer ;
d) contrôler. L'activité qualifiée fait intervenir les actes suivants :
«) diriger (répartir le travail, disposer des fonds, concéder des cré
dits, etc.) ; b) critiquer (apprécier la valeur des traites, la capacité de
crédit des clients, se rendre compte du mouvement économique, etc.) ;
c) effectuer la partie commerciale (recruter les clients, conseiller les
elients, service des guichets, etc.) ; d) rédiger ; e) organiser.
C'est en partant de cette classification dont nous venons de citer
les grandes lignes que l'auteur essaie de définir les qualités psychiques
qui interviennent dans ces différentes activités : la mémoire, l'atten
tion, les qualités sensorielles, le caractère.
Comme toutes les analyses de cette nature, celle-ci n'est intéres
sante que dans la mesure où elle servirait de point de départ à l'ét
ablissement d'un psychogramme professionnel à base expérimentale.
L'auteur n'a pas tiré parti des quelques efforts qui ont été tentés
dans cet ordre d'idées en Amérique. D. W.
1353. - Th. DE SMET. - Analyse du travaü de l'ouvrier outiller«
sur machine- outil. - R. Se. Tr., II, 1, 1930, p. 40-58.
Le travail sur machine-outil est analysé en détail par l'auteur
qui dresse un tableau très complet des diverses opérations de prépa
ration et de conduite du travail, avec la liste des aptitudes correspon
dantes. Les principales sont mesurées par un appareil spécial à enre
gistrement graphique pour l'étude du mouvement volontaire d'une
ou de deux mains, un système d'enregistrement du temps de
réaction se rapprochant, quant à l'excitant, des conditions pro
fessionnelles du travail, et enfin par des épreuves de perceptioa
articulo-musculaires, les plus importantes selon S. qui consistent à
faire exécuter au sujet une série de mesures avec les outils de préci
sion qu'il aura à employer dans sa profession, pied à coulisse, compas APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 941
d'épaisseur, palmer, rapporteur d'angles, etc. Dans ces épreuves, si
la précision varie avec les sujets dans de fortes proportions, elle varie
également avec le genre d'appareils employés, la moyenne pouvant
être fortement décalée par exemple selon le modèle de pied à coulisse
utilisé. Malgré de nombreuses expériences, il est encore impossible
à l'heure actuelle, en vue de la sélection, de dire si, dans ce travail de
précision, l'aptitude oculo-motrice l'emporte sur l'aptitude kinésique,
ou si au contraire c'est la capacité de réglage psycho-moteur qui tient
la première place dans la détermination de la valeur professionnelle,
distinction importante que l'auteur pense arriver à faire à l'aide de
nouvelles expériences. M. F.
1354. — E. DIS1K. — Analyse provisoire du travail de l'ouvrier de
l'industrie mécanique des chaussures. — Psycho t. i Psychophys.
Tr., III, 1, 1930, p. 37-54 (en russe).
Description précise et bien ordonnée des différentes phases du
travail et essai en vue de dégager les fonctions psychologiques qui sont
à la base. Les plus importantes semblent relever de la perception vi
suelle (coup d'oeil), et, pour certains travaux, de la sensibilité tactile
et du rythme des mouvements. D. W.
1355. - O. KAUFMANN et P. MARKIER. - Analyse psycholo
gique des différentes spécialités dans le travail d'emballage du thé.
— Psychot. i Psychophys. Tr., III, 2-3, 1930, p. 183-204 (en russe).
Les auteurs se sont attelées à la besogne afin d'analyser sur
elles-mêmes les effets du travail des ouvriers chargés d'emballer
les paquets de thé. Elles ont noté que le travail des ouvrières,
quelle que soit la partie du travail dont elles sont chargées, fait inter
venir deux éléments essentiels : la rapidité et la coordination des
gestes, d'une part, et, d'autre part, la résistance à la monotonie.
Des mesures de rationalisation ont pu être proposées à la suite de
cette consciencieuse étude. D. W.
1356. - J. M. LAHY et H. ESTOUP. - Etude graphique de la
frappe du dactylographe. - R. Se. Tr., II, 2, 1930, p. 171-185.
On connaît les recherches que depuis plus de vingt ans Lahy
poursuit sur le travail dactylographique et dont il a déjà consigné
les résultats en une série de mémoires. Le présent article donne une
description détaillée des méthodes compliquées qu'il a dû employer
pour arriver à un enregistrement satisfaisant de la frappe, base de
toutes les recherches. En recourant aux méthodes d'enregistrement
optique sur papier sensible, il a pu construire une « balance cyclogra
phique » donnant une mesure exacte et précise de l'effort exercé par
le doigt sur une touche, en même temps que l'enregistrement du dépla
cement de cette touche. Il arrive ainsi à dresser la courbe type de la
frappe, qui est loin d'être simple et dans laquelle pour une durée
totale de 0,15 sec. environ, on peut distinguer diverses périodes
de durée et d'importance inégales, les unes presque constantes,
les autres plus variables d'un sujet à l'autre, certaines semblant res
sortir aux qualités mêmes du dactylographe, alors que d'autres
dépendent de la construction de la machine. Il montre que la frappe 942 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
légère ne dépasse pas 300 grammes, alors que la frappe lourde dé
passe 450, qu'on peut la qualifier de forte si la montée du levier porte-
lettres se fait en moins de 0,04 sec, de faible si elle se fait en
plus de 0,06. Il en résulte des conséquences, sur l'importance des
quelles il est inutile d'insister, en ce qui concerne les principes à obser
ver dans la construction des machines, selon que l'on cherche à
obtenir des machines dures ou douces, permettant des vitesses plus
ou moins grandes, nécessitant des efforts plus ou moins considé
rables. M. F.
1357. — H. R. EVANS. - The Purposes of Guidance {Les Buts de
VO. P.). - V. G. M., 1930, p. 239-241.
L'auteur étudie les rangs assignés aux différents buts de l'O. P.,
en présente un tableau statistique, et conclut que de nombreux ma
lentendus survenus dans la question de l'O. P. ont pour cause le
trop grand développement d'un seul des aspects de l'O. P. Il faudrait
donner une part plus grande aux conseils de self-directive. L. B.
1358. — Report of the Committee on the Revision of the Principles
of Vocational Guidance (Rapport du Comité pour la Revision des
Principes de VO. P.). - V. G. M., Fév. 1930, p. 227-235.
Les auteurs de ce rapport ont étudié tour à tour, tels qu'ils avaient
été formulés en 1921 et revisés en 1924, 1929 et 1930 : la définition
des Termes : Vocational Guidance (O. P.) et Vocational (profes
sionnel) — les 4 principes de l'O. P.,— la pratique de l'O. P. (travaux
spécialisés : étude de l'individu, de la profession, conseils d'orienta
tion collectifs et individuels, placement, certificat d'emploi, sur
veillance, recherches ; et travaux annexes). L'organisation et
l'administration de l'O. P. L'équipement et la préparation des
conseillers d'O. P. L. B.
1359. - JOK-N F. REINEL. - A Code of Ethics for Counselors
[Guide de conduite pour les conseillers). --■ V. G. M., Mars 1930,
p. 263-264.
L'auteur énumère les différentes attitudes que le conseiller doit
avoir vis-à-vis de l'enfant, de la collectivité, des parents, de la pro
fession, de l'école et de lui-même. L. B.
1360. — E. W. DAVIS. — Organizations with a National Program
of Guidance [Les organisations ayant un programme national
d'O. P.). — V. G. M., décembre 1930, p. 115-121.
L'O. P. n'est encore que dans son adolescence. Elle est un problème
social, et pour sa solution elle demande la concentration de nomb
reuses forces sociales.
L'enquête pour mesurer le progrès réalisé dans cette voie a montré
que 24 organismes nationaux pratiquaient l'O. P. sur une grande
échelle, faisant des recherches, publiant des études, donnant des
conseils, s'occupant de placement, etc.
D'autre part, 62 % des groupes locaux, comprennent 5 millions 1 /2
de membres, s'y intéressent également.
L'O. P. n')' est pas exclusivement réservée aux enfants, mais
s'adresse aux personnes de tous les âges. L. B. GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 943 APPLICATIONS
1361. — The Functions and Organization of Guidance in the Public
Evening Schools, the Continuation School, the Placement Office,
the Elementary School, the Vocational School and Guidance for
Adults {Les fonctions et l'organisation de VO. P. à V école pu
blique du soir, à Vécole complémentaire, à Vofjice de placement,
à Vécole élémentaire, à Vécole professionnelle et O. P. pour les
adultes). — V. G. M., Fév. 1930, p. 195-226.
Série de rapports présentés par des comités ayant étudié l'O. P.
dans les différentes institutions susnommées et tiré de leurs
études des déductions aboutissant aux plans d'organisation qu'ils
proposent. Ces plans, suffisamment détaillés, envisagent dans chaque
cas les fonctions à remplir, le personnel et le budget à prévoir, etc.
L. B.
1362. — X. — Vocational guidance in Schools {Orientation profes
sionnelle dans les écoles). — J. of N. I. of Ind. Ps., V, 1, 1930,
p. 25-28.
Reproduction de l'appendice au 2e rapport de l'Institut d'Orientat
ion Professionnelle publié en 1926 et épuisé depuis, contenant un
projet d'organisation de l'orientation professionnelle dans les écoles.
Parmi les instituteurs de chaque école, il devrait se trouver un spé
cialiste orienteur qui travaillerait sous la direction du conseiller génér
al d'orientation. L'article expose les tâches de ce et des
orienteurs scolaires. D. M.
1363. — S. DAWSON. — Psychological tests in relation to education
and vocational guidance {Les tests psychologiques relatifs à V educat
ion et à V orientation professionnelle). — Br. J. of Ps., XXI, 1930,
p. 39-45.
Voici quelques considérations générales sur la valeur des tests
psychologiques, sur leur élaboration et sur les résultats que leur
emploi a donnés jusqu'à présent en Grande-Bretagne. D. constate
d'abord que l'emploi de tests n'a été que très limité dans son pays.
On s'en est servi surtout aux fins de l'organisation de l'enseignement
scolaire. Ce ne sont d'ailleurs que les tests d'intelligence qui se sont
montrés d'utilité pratique. Quant aux tests relatifs aux diverses
fonctions mentales, comme ceux, par exemple, qui figurent dans le
livre de Whipple, ils continuent à rester « une curiosité de labora-
ratoire ». Aussi, n'a-t-on recueilli que très peu de matériaux les
concernant. Or, cet état de choses doit être attribué à la négligence
des administration intéressées et, en partie, à la façon défectueuse
dont beaucoup de tests ont été élaborés et présentés par les psychol
ogues. Suivant D. on devrait faire une distinction nette entre l'apti
tude (ability) et la capacité. Cette dernière représente l'équipement
naturel ; c'est ce qui est désigné quelquefois par le nom de talent. Au
contraire l'aptitude comporte plus que cela : elle implique bien
entendu la capacité, mais aussi dans beaucoup de cas, l'expérience
«t l'exercice. Chaque test doit être primitivement un test d'aptitude.
Mais les tests psychologiques prétendent être des tests de capacité,
il importe donc que les tests d'aptitude acquièrent la valeur et la signi-
ication des tests de capacité. Il y a plusieurs moyens, que l'auteur t44 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
indique en passant, qui permettent d'opérer cette transformation
indispensable pour pouvoir déceler et mesurer les capacités réelles.
Ce qui est nécessaire à cet effet c'est d'examiner un même individu
pendant un laps de temps assez long et d'établir la validité d'un
test, laquelle ne doit pas être confondue avec la « reliability ». Ce
dernier terme s'applique en effet, au caractère uniforme des résultats
d'un test répété plusieurs fois à brefs intervalles. La validité, par
contre, porterait sur la corrélation entre la qualité et la quantité du
travail fourni à la première épreuve et le travail du même genre
effectué ultérieurement. Un progrès notable dans la confection des
tests sera réalisé le jour où ceux qui se consacrent à la psycho
technique se seront affranchis de l'ascendant des termes comme mé
moire, intelligence, attention que l'on prend encore trop souvent pour
des entités conformément à la tradition de l'ancienne psychologie
des facultés. P. K.
1364. — Guidance in Rural Schools. — [VO. P. dans les écoles ru
rales). — V. G. M., 1930, p. 3-24.
Les différents types d'écoles rurales (allant de l'école à une seule
classe jusqu'aux établissements employant plusieurs professeurs)
exigent une O. P. malléable pouvant facilement s'adapter. Le Co
mité d'O. P. rurale étudie les programmes et les conditions diverses
qu'elle peut présenter, et donne un compte-rendu des organisations
pratiques fonctionnant dans plusieurs départements des Etats-Unis.
L. B.
1365. — M. LOMONT. — L'orientation professionnelle par les ate
liers-écoles. — Bul. Soc Péd., 35, 1930, p. 27-37.
Il s'agit des ateliers-écoles de la ville de Paris, actuellement au
nombre de treize, comprenant plus de 2.000 élèves. Plus de 70 pro
fessions sont enseignées aux jeunes apprentis des deux sexes. Au
cune condition d'instruction n'est exigée à l'entrée, pas même le
certificat d'études primaires. L'orientation se fait principalement sur
place, en constatant pratiquement si l'enfant réussit ou non dans
l'apprentissage d'un métier déterminé, et en le faisant passer
un certain nombre d'ateliers types, dans chacun desquels l'apprenti
montre s'il possède ou non les aptitudes nécessaires à un groupe de
professions (ces ateliers- types, étant groupés en fonction de la matière
travaillée, bois, fer, etc., et de l'outillage employé). Au cours de l'ap
prentissage, en dehors de l'instruction manuelle, les élèves sont
renseignés sur le côté économique de chaque métier, salaire, débouchés
plus ou moins variés, possibilités d'avenir, etc. Ils peuvent donc
choisir finalement en pleine connaissance de cause et on s'efforce
dans cette détermination de les éloigner des métiers trop encombrés
qui leur offriraient des possibilités d'avenir plus restreintes que cer
taines professions où la demande ne dépasse pas l'offre. En plus de
l'éducation manuelle une éducation physique rationnelle, des exa
mens médicaux, des cours d'instruction générale s'efforcent d'assurer
au jeune apprenti un développement aussi complet et aussi harmo
nieux que possible de sa personnalité et de ses aptitudes. M. F. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 945
1366. - E. GATTI et M. PONZO. - I lavori d'officine nelle Scuole
Proîessionali in rapporto con l'Orientamento Professionnale (Les
travaux d'atelier dans les écoles professionnelles e! VO. P). — Ar.
it. di Psic, VIII, 3, 1930, p. 242-250.
Les expériences que les auteurs avaient effectuées à l'Institut In
dustriel et à l'Ecole Industrielle de Tirocinio, leur font conclure que
le dépistage des aptitudes professionnelles doit se faire dans les
ateliers annexés aux Ecoles Professionnelles. Ces ateliers doivent
être dotés d'un laboratoire psychotechnique aussi modeste soit-il.
L'étude des résultats a démontré que l'appréciation des capacités
professionnelles des élèves faites par les contre-maîtres doit aller
de pair avec les appréciations de psychotechniciens. Ces deux formes
d'appréciation doivent se compléter, la suhstitution de l'une à l'autre
n'est aucunement justifiée.
Les auteurs remarquent la tendance au nivellement des rendements
après apprentissage, qui toutefois laisse persister les différences fon
damentales entre les sujets. S. H.
1367. - Mme H. PIËRON. — Les premiers efforts d'organisation
en France de l'orientation professionnelle. — B. I. N. O. P., II, 4,
1930, p. 81-88.
Bien que jeune encore, l'orientation professionnelle possède déjà
une histoire, et l'auteur a eu grandement raison de rappeler avec
documents à l'appui, que, si les grandes organisations avec labora
toires perfectionnés ont généralement vu le jour à l'étranger, les
premiers efforts individuels modestes sans doute, mais qui furent le
point de départ des grandes entreprises, ont été français pour un bon
nombre, et remontent déjà à plus de vingt ans. On trouvera ainsi
dans cet article un certain nombre de modèles de fiches de précur
seurs d'avant-guerre, qui montrent que la préoccupation de l'orien
tation scientifique existait déjà du temps de Binet, auteur d'un ques
tionnaire de ce genre. M. F.
1368. - A. G. CHRISTIAENS. - Vocational Guidance and Selec
tion in Belgium (L 'orientation el la sélection professionnelles en
Belgique). - Pers. <!., IX, 1930, p. 322-326.
L'orientation professionnelle en Belgique a été commencée en 1909
par une association privée. Elle est basée sur l'étude des aptitudes
innées, sur l'analyse du travail professionnel et sur l'étude du marché
du travail. Dans certains endroits on se sert de tests psychotech
niques pour la détermination des aptitudes professionnelles, dans
d'autres, et en particulier à Gharleroi, avec J. Hiernaux, l'orientation
se fait sans tests. Dans ce dernier cas on fait choisir la profession
voulue par le sujet et on l'observe un certain temps pendant son
travail pour voir s'il n'y a pas de contre-indications.
La sélection professionnelle a été commencée après la guerre, en
1921 — des employés des Transports. En 1923 la sélection a
été introduite par une grande compagnie industrielle, en 1928, par
une firme coloniale. On emploie surtout les méthodes de
américaines, les méthodes allemandes et russes sont employées
moins souvent.
L'ANNÉEfpSYCHOLOGIQUE. XXXI. 60

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