Les professions. Formation et orientation professionnelles. L'apprentissage. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 765-777

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 765-777
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1934
Lecture(s) : 37
Nombre de pages : 14
Voir plus Voir moins

d) Les professions. Formation et orientation professionnelles.
L'apprentissage.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 765-777.
Citer ce document / Cite this document :
d) Les professions. Formation et orientation professionnelles. L'apprentissage. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp.
765-777.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5356PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 765
d) Les professions. Formation et orientation professionnelle
L'apprentissage1
1256. — F. BAUMGARTEN. —New aspects of job analysis (Nouveaux
aspects de V analyse des métiers). — Occ, XII, 10, 1934, p. 79-85.
Jusqu'ici, dans l'étude de chaque métier, on a surtout envisagé
l'aspect intellectuel des dispositions mentales qu'il exige : on devrait
tenir compte aussi du facteur caractère qui joue un rôle primordial.
Chaque analyse de métier devrait donc comporter : 1° la description
technique du métier ; 2° l'étude des capacités psychologiques aux
quelles il fait appel ; 3° des facteurs affectifs (impulsions,
inclinations, tendances) qu'il met en jeu ; 4° le milieu social dans
lequel il s'exerce. L. B.
1257. — W. V. BINGHAM. — Abilities and opportunities (Capacités
et opportunités). — Occ, XII, 6, 1934, p. 6-17.
Comme le montre l'A., à l'aide de graphiques, l'évolution des
différents métiers s'est poursuivie dans des directions et dans des
proportions extrêmement différentes : bien que dans l'ensemble,
le nombre total des travailleurs aille toujours s'accroissant, les courbes
des carrières sociales, des services publics, des emplois de bureau,
des industries mécaniques marquent une ascendance particulièrement
rapide ainsi que, dans un domaine plus intellectuel, celles des ingé
nieurs et des nurses diplômées. Par contre, quelques métiers dimi
nuent soit en chiffre absolu (agriculteurs, vétérinaires), soit par
rapport à la courbe évolutive du travail (clergé). Enfin, les études
comparatives générales montrent que les professions et métiers exi
geant des capacités et une formation spécialisées ont un accroissement
beaucoup plus fort que les autres. De nombreuses conclusions sont
à tirer de ces faits : elles se résument en la nécessité de préparer
scientifiquement l'avenir professionnel en étudiant d'abord l'évolu
tion économico-sociale du pays. L. B.
1258. — J. L. OTIS et K. R. SMITH. — The job psychograph in
job analysis (De Vemploi du psychographe dans Vanalyse des
métiers). — Occ, XII, 10, 1934, p. 47-54.
Les A. étudient la mtéhode psychographique de Viteles qui
utilise une liste de 52 qualités spécifiques, cotées chacune de 1 à 5.
Pour chaque métier, un psychogramme est établi suivant la notation
optima convenant à chaque qualité.
Cette méthode, extrêmement pratique dans son application (les
A. en donnent 2 exemples : dans l'industrie textile et dans la confect
ion), exige, pour l'établissement de ces psychogrammes, des études
minutieuses faites par un personnel compétent. Elle rend de grands
services en orientation et en sélection professionnelles. L. B.
1259. — G. W. HARTMANN. — The prestige of occupations. A
comparison of educational occupations and others (Prestige des
professions différentes. Comparaison des professions de V éducation
et des autres). — Pers. J., XIII, 3, 1934, p. 114-152.
On avait demandé à 450 personnes appartenant aux groupes
1. Voir aussi le N° 417. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 766
sociaux différents, exerçant des professions diverses et vivant dans
des villes industrielles et à la campagne, de classer 25 professions,
dans l'ordre de l'estime qu'ils portent à ces professions. D'après ce
classement, les carrières libérales sont placées à la tête et les profes
sions manuelles à la queue de la liste. Les carrières d'enseignement
sont classées dans l'ordre suivant : professeur de collège universitaire,
directeur d'école, professeur d'école secondaire et professeur à l'école
primaire. La profession du sujet ne semble pas influencer d'une façon
notable son jugement sur les autres professions. B. N.
1260. — W. A. ANDERSON. — The occupational attitudes of college
men (L'attitude des étudiants de collèges envers les professions). — -
J. of Soc. Ps., V, 4, 1934, p. 453-466.
Résultats d'une enquête menée en 1929 auprès de 673 élèves
hommes des écoles techniques et d'agriculture de l'État de Caroline
du Nord (ces 673 sujets formant 44 % de la population scolaire totale).
Elle consistait à demander aux sujets de classer dans l'ordre décrois
sant d'importance 25 professions, et ceci de 3 points de vues : 1° Contri
bution au bien-être collectif ; 2° Prestige social ; 3° Apport pécuniaire.
Le même questionnaire a fait également l'objet d'une étude analogue
dans le même milieu scolaire en 1926.
Voici la liste des professions avec les rangs numériques (carac
tères gras pour 1929, en italiques pour 1926), pour la lre question :
contribution au bien-être social :
Prêtre : 1 (1) ; Médecin : 2 (2) ; Professeur : 3 (3) ; Ban
quier : 4 (4) ; Instituteur : 6 (8) ; Fabricant : 6 (6) ; Juriste :
7 (7) ; Fermier : 8 (9) ; Ingénieur : 9 (S) ; Artiste : 10 (omis) ;
Négociant: 11 (10) ; Administrateur d'usine : 12 (11) ; Machin
iste : 13 (12) ; Charpentier : 14 (14) ; Teneur de livres :
15 (13) ; Agent d'assurances : 16 (15) ; Marchand : 17 (16) ;
Ouvrier d'usine : 18 (17) /Barbier : 19 (18) ; Forgeron : 20(19) ;
Joueur professionnel de « base-ball » : 21 (20) ; Soldat 22 (21) ;
Chauffeur : 23 (22); Rentier : (par héritage); 24 (23); Ter
rassier : 25 (24).
Ce classement ne subit aucune altération sensible lorsqu'il est
refait pour des groupes plus restreints : d'école (d'agriculture, d'ingé
nieurs, de science et de commerce, de textile), de classe (« freshman »,
« sophomore », « juniors », « seniors »), ni non plus lorsqu'on le limite
à un milieu social nettement défini, tel que celui de fils de fermiers
(257 sujets). Ainsi, les coefficients de corrélation (p) entre les class
ements particuliers émanant des groupes divers vont de 0,89 à 0,99-
(la grande majorité étant supérieure à 0,90) que ce soit entre rangs
numériques, entre rangs médians ou entre rangs partiels.
Quant aux 3 points de vue différents, notons qu'il existe une
relation plus étroite entre le prestige social et le rendement pécuniaire
(de 0,85 à 0,91) qu'entre le et la contribution au bien-
être collectif (de 0,77 à 0,92). Et, à son tour, cette deuxième est
plus élevée que celle entre la contribution sociale et l'apport pécuniaire
(de 0,73 à 0,83). Les % de concentration autour des rangs médians-
montrent (excepté les cas de joueurs de « base-bail » et de rentier)
une forte tendance vers la valeur centrale. Il y a donc bien des PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 767
points de vue nettement cristallisés, ce qui permet de parler des
« attitudes ». A. G.
1261. — R. O. BEGKMAN. — A new scale for gauging occupational
rank (Nouvelle échelle pour évaluer le rang d'une profession donnée).
— Pers. J., XIII, 4, 1934, p. 225-233.
L'auteur propose une classification des occupations basée sur le
niveau d'intelligence et des fonctions mentales du sujet, son éducation
et la formation professionnelle. Cette classification contient 5 groupes
principaux, comprenant des subdivisions. Voici les groupes princ
ipaux : I. Métiers demandant un travail non spécialisé ; II. Demi-
spécialisé ; III. Spécialisé ; IV. Occupations sous-professionnelles
(artistes, infirmières, etc.) ; V. Carrières libérales. B. N.
1262. — E. K. STRONG. — Interest and sales ability (Les intérêts
et les aptitudes commerciales ). — Pers. J., XIII, 4, 1934, p. 204-216.
Les agents d'assurance qui réussissent bien dans leur profession
présentent, comme le montrent les données statistiques recueillies
par l'auteur durant 7 ans, de bonnes notes dans le test d'intérêts
professionnels pour ce métier. Ceux qui réussissent mal obtiennent
des notes mauvaises.
La corrélation entre le rendement de ce test et le gain annuel
des sujets est .37. Le succès professionnel dans ce métier est déterminé
en dehors des intérêts du sujet, par l'âge, le caractère et la situation
économique de ce dernier. Celui qui a besoin de dépenser davantage
se donne plus de peine pour élever son gain. B. N.
1263. — ED. K. STRONG Jr. — Permanence of vocational interests
(Permanence des intérêts professionnels). — J. of ed. Ps., XXV,
5, p. 336-344.
La stabilité des intérêts professionnels d'étudiants américains,
âgés de 20 à 27 ans, par la méthode des questionnaires, révèle une
légère supériorité des groupes âgés sur les jeunes ; et dans l'ensemble,
une constance très élevée, dans cette période de 5 années. Les modif
ications, dans presque tous les cas, sont consécutives à un complé
ment d'informations sur les caractères de la profession choisie ; elles
sont généralement très insuffisantes chez les jeunes. J. M.
1264. — E. K. STRONG. — Classification of occupations by interests
(Classification des professions d'après leurs intérêts). — Pers. J.t
XII, 6, 1934, p. 301-313.
D'après les intérêts des personnes qui les exercent, les professions
sont classées en 5 groupes. 5 facteurs seraient à la base de cette
classification. Parmi ces facteurs, il s'agirait de l'intelligence générale,
sexe, maturité des intérêts (âge). Les 2 autres facteurs restent
encore à identifier.
L'application de test de maturité des intérêts montre que l'âge
n'influence pas de la même façon les différentes professions. Dans
certains groupes professionnels, les intérêts sont les mêmes à 15 et
à 55 ans. Au cours de l'âge, c'est l'instinct paternel qui se développe,
cet instinct paternel est mis plus ou moins en jeu dans les différentes ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 768
professions, ce qui expliquerait l'effet différent produit par l'âge
dans chaque cas. B. N.
1265. — G. W. VALENTINE. — An enquiry as to reasons for the
choice of the teaching profession by university students (Enquête
sur les raisons pour lesquelles les étudiants d'université choisissent
la carrière de renseignement). — Br. J. of Ed. Ps, IV, 3, 1934,
p. 237-259.
On demanda à plus de 400 diplômés formés dans 4 universités
différentes : 1) quelles raisons les avaient poussés à choisir cette
carrière ; ■
2) Quelles étaient leurs dispositions au moment d'aborder cette
carrière.
Une grande partie d'entre eux (et principalement les hommes)
reconnurent avoir été influencés, au seuil de leurs études universit
aires, par le facteur économique, c'est-à-dire la perspective d'une
bourse, d'une subvention leur assurant à la fois l'indépendance
matérielle et la possibilité de s'instruire.
Les femmes mirent surtout en avant leur intérêt pour les enfants
et pour le travail.
Exceptés les cas désastreux mais relativement peu nombreux
de ces étudiants qui reconnurent s'être dirigés vers l'enseignement
parce qu'ils n'avaient pas eu le choix — la plupart de ces futurs maît
res surent motiver judicieusement leur orientation et montrèrent
que chez eux l'amour de l'enseignement, l'intérêt pour la pédagogie
s'étaient développés considérablement au cours de leur année de
préparation professionnelle.
D'une façon générale et dans toutes leurs réponses les hommes
mirent en avant les questions pratiques, les nécessités économiques,
alors que les femmes tentaient surtout d'expliquer leurs préférences
ou leurs inquiétudes d'ordre affectif. H. A.
1266. — H. WINKELMANN. — Heizsrausbildung für Dampfkesselb
etriebe (Formation des chauffeurs pour le travail aux chaudières
à vapeur). — Ind. Psychot., XI, 4, 1934, p. 122-125.
Les perfectionnements techniques qu'ont subis les à
vapeur exigent un personnel approprié pour le fonctionnement et
l'entretien. L'auteur indique les principes d'après lesquels devront
être sélectionnés et formés les chauffeurs des chaudières à vapeur.
B. N.
1267. — R. O. BEGKMAN. — Employee training in wide spread
organizations (La formation professionnelle des employés dans
l'industrie). — Pers. J., XIII, 1, 1934, p. 3-16.
La formation professionnelle des employés se trouvant déjà dans
le service présente un problème économique important dans le
commerce. Cette formation permet une meilleure utilisation du
personnel et intéresse aussi bien l'employé que l'employeur.
B. décrit les procédés utilisés dans les organisations différentes
en vue de cette formation : 1) un atelier qui représente en petit
une des branches, de l'industrie ; 2) des leçons faites aux employés ; PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 769
3) des conférences ou des discussions auxquelles prennent part les
employés ; 4) des discussions dans des réunions assez larges, compre
nant les représentants des différentes branches de l'industrie ;
5) démonstrations pratiques, films du travail professionnel ; 6) visites
des lieux du travail ; 7) stages ; 8) cours par correspondance ; 9) lec
ture dirigée. A la fin de la formation — un examen.
Suivant les cas on fait profiter de cette formation la totalité des
employés, ou un groupe sélectionné au moyen d'une échelle de
personnalité, composée de 13 points. B. N.
1268. — A. G. GHRISTIAENS. — Une méthode d'orientation profes
sionnelle. — 3e éd. In-8° de 327 pages. Bruxelles, Lamertin, 1934.
Prix : 45 francs belges.
Signalons cette utile réédition de l'ouvrage de G., qui a connu
un légitime succès et où se trouvent décrites en détail des techniques
d'examen précises (perceptions, psychomotricité, attention, intel
ligence, etc.). H. P.
1269. — The joint report of the national advisory councils for juvenile
employment on vocational guidance (Rapport des représentants
des Conseils nationaux de V Orientation et du Placement des adoles
cents). — Hum. F., VIII, 11, 1934, p. 403-408.
Rapport fait par le Comité réuni composé de 6 représentants de
chacun des 2 conseils (de l'Angleterre et de l'Ecosse) formé à la
demande du ministère de Travail pour reformer le système d'orien
tation profess, existant depuis plus de 20 ans.
Le rapport tient compte des mémoires présentés par l'Inst. Nat.
de Londres et par le « Industrial Health Research Board », il reconnaît
qu'à la base d'une bonne orientation prof, doit se trouver la coopé
ration entre les maîtres et les orienteurs et quoiqu'un peu sceptique
vis-à-vis des tests, le Comité trouve que les méthodes psychologiques
combinées avec les données des observations pédagogiques doivent
aider à les orienter, sans toutefois prendre la place de toute autre
étude de l'enfant. L'orientation ne peut pas être confiée à un psycho
logue ignorant les conditions pédagogiques, sociales et industrielles.
Le Comité réuni partage l'opinion de l'Inst. sur la nécessité de
l'étude de l'enfant pendant tout son séjour à l'école dans le but de
lui donner des conseils d'orient, à sa sortie. Il insiste sur l'utilité
des conférences, des films et des brochures sur les diverses questions
d'orientation.
Le Comité juge nécessaire la collaboration entre les médecins et
les conseillers d'orient, ainsi qu'entre ces derniers et les inspecteurs
et les médecins des usines. Une visite médicale doit être obligatoire
avant la sortie de l'école. On devrait aussi s'occuper des élèves des
écoles secondaires. Des bureaux régionaux seraient à créer dans les
campagnes. Des cours devraient être organisés pour familiariser les
orienteurs avec certaines questions d'orientation et de placement.
En somme, le rapport s'accorde bien avec les vœux exprimés par
l'Institut dans son mémoire. Quant au scepticisme du Comité envers
les méthodes psychologiques, l'Institut, en analysant le rapport,
l'année psychologique, xxxv 49 .
770 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
reconnaît que ce scepticisme n'est pas sans fondement, les méthodes
de psychologie appliquée ayant besoin d'être perfectionnées.
D. M.
1270. — Psychological methods in a national scheme of vocational
guidance (Les méthodes psychologiques dans le plan national
d'orientation professionnelle). — Hum. F., VIII, 11, 1934, p. 397-
402.
Extrait du mémoire présenté par l'Institut au Comité réuni des
Conseils nationaux pour le placement des adolescents. L'Institut
exprime le désir que chaque école possède un spécialiste ayant pour
tâche d'aider les élèves dans leur choix de carrière. Les enfants
devraient être étudiés d'une façon scientifique par ces spécialistes
durant tout leur séjour à l'école. Cette étude des écoliers devrait
se faire en contact étroit avec le médecin scolaire. La connaissance
approfondie de l'enfant devrait permettre de le guider afin qu'il
puisse lui-même faire le choix de son métier. Quant au placement,
celui-ci devrait être fait par une personne qualifiée ayant également
des connaissances psychologiques et qui travaillerait en coopération
étroite avec le conseiller scolaire de vocation. Pour bien organiser
le travail d'orientation, il faut commencer par ouvrir des cours pour
la préparation des personnes qui voudraient s'en occuper.
L'Institut qui actuellement donne des consultations d'orientation
reçoit un nombre limité d'enfants pouvant payer ces consultations.
Si un personnel spécialisé existait, l'Institut pourrait devenir un
iquement un Centre de Recherches et de préparation des spécialistes.
Un certain nombre d'écoles possède déjà des instituteurs voulant
s'entraîner en matière de psychologie appliquée. Il faudrait organiser
des cours dans différentes villes comme il en existe à Londres.
D. M.
1271. — A. G. CHRISTIAENS. — L'orientation professionnelle
en Espagne. — B. Of. Or. pr., XIV, 53, 1934, p. 1-34.
Ce numéro du Bulletin de Ghristiaens est entièrement consacré
à la reproduction de tous les documents utilisés par les offices d'O. P.
d'Espagne : fiche d'entrée, fiche familiale, fiche scolaire, épreuves
d'intelligence, pédologique, fiche physiologique, examen médic
al, questionnaire relatif à l'état actuel du métier ; les épreuves d'in
telligence (y compris celles de jugement moral), très nombreuses,
sont reproduites in extenso.
Il y a là toute une documentation utile que l'on pourra consulter
avec profit. M. F.
1272. — FREDERIC EVANS. — Vocational guidance and the senior
schools. (L'orientation professionnelle et les écoles de vétérans). — ■
Hum. F., VIII, 9, 1934, p. 323-329.
La réorganisation des écoles primaires d'après le projet de Hadow
présenté en 1926 pourra contribuer à une orientation professionnelle
rationnelle. D'après ce plan, les enfants au-dessus de 11 ans continuant
leurs études dans les écoles primaires, doivent être concentrés dans
des écoles appelées « centrales » ou « modernes » ou « senior ». •


PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 771
L'enseignement dans ces écoles a un caractère plus pratique et
plus adapté à la vie sociale moderne et facilite la tâche de l'orienteur.
Des fiches spéciales (dont l'article comporte un modèle) portent des
renseignements sur l'état physique de l'enfant, sur ses intérêts,
ses aptitudes.
L'auteur souhaite que chaque école possède parmi son corps
enseignant une personne ayant reçu une préparation spéciale et
pouvant examiner les aptitudes des élèves à leur sortie de l'école.
D. M.
* -
— E. L. THORNDIKE. — Prediction of vocational success 1273.
(Prédiction de la réussite professionnelle). — In-8° de xxiv-
284 pages, New- York, The Commonwealth Fund, 1934. Prix :
2,50 dol.
Avec une série de collaborateurs, T. a examiné, il y a plusieurs
années, 2.225 enfants ayant un âge moyen de 14 ans. De ces enfants,
2.156 ont été examinés à la sortie de l'école et 1.140 suivis dans leur
vie professionnelle, afin de comparer les résultats des tests et les
données d'observation avec le succès dans le travail.
Pour évaluer ce succès (hommes et femmes de 20 à 22 ans),
on a utilisé le gain annuel, le niveau atteint (place hiérarchique,
responsabilités confiées), enfin la satisfaction (un questionnaire spécial
ayant été rempli).
Le succès scolaire a aussi été envisagé d'après l'âge à la sortie
de l'école, les examens passés avec succès, la moyenne des notes des
dernières années.
L'ensemble des tests (d'intelligence de bureau, d'activité de
bureau, d'habileté mécanique, d'arithmétique, de compréhension)
a permis un assez bon pronostic du succès scolaire terminal (corréla
tion de 0,55 avec les tests d'intelligence), pronostic qui s'obtient
avec la même approximation d'après les données scolaires au moment
de l'examen.
En revanche, ni les tests utilisés, ni le succès scolaire ne permett
ent de prédire la réussite professionnelle, tous les indices de corréla
tion étant inférieurs à 0,26 et souvent très proches de 0.
Il paraît donc nécessaire de chercher d'autres éléments pour
pouvoir pronostiquer avec quelque précision la réussite dans le métier.
L'énorme travail de T. et ses collaborateurs n'a donc pas été
inutile. H. P.
1274. — ANGUS MACRAE. — Professor Thorndike on vocational
guidance (Les recherches du PT Thorndike dans le domaine de
Vor. prof.). — Hum. F., VIII, 6, 1934, p. 205-219.
Critique du travail de T. sur la prédiction du succès professionnel.
Occupé habituellement des travaux statistiques, T., en entre
prenant ses recherches n'a pas adopté les méthodes psychologiques
dont se sert l'auteur dans ses à l'Institut de Londres. Les
calculs précis et parfois exagérés, même s'ils étaient toujours possibles
dans l'examen de l'individu, ne sont pas toujours indispensables.
Après avoir exposé les méthodes utilisées par T. et les avoir comparées
à celles de l'Inst., l'auteur pense que si les recherches de T. n'ont 772 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
pas donné de bons résultats, il est bien téméraire d'en conclure
à la faillite de l'or. prof. D. M.
1275. — F. M. EARLE et J. KILGOUR. — A vocational guidance
research in Fife (Une recherche sur V orientation professionnelle
dans le Comté de Fife). — In-8° de 101 pages. Reports of the
National Institute of industrial psychology, n° 6, 1934.
Enquête sur 3 écoles urbaines et 3 écoles rurales (environ 400 gar
çons et filles), prolongée pendant les 3 dernières années de scolarité,
avec application de tests (de connaissance, d'intelligence,, de motricité),
emploi de questionnaires et entretiens.
Chaque examen d'enfant représentait 8 à 9 heures, mais, grâce
à l'emploi de tests collectifs, la moyenne par enfant se trouvait d'envi
ron 3 heures.
La fidélité des tests (sauf pour la dextérité) s'est montrée sati
sfaisante et la constance très grande d'une année à l'autre, sauf pour
les tests de connaissance, dont la prédictivité ne vaut pas à longue
échéance.
Les enfants des campagnes se sont montrés supérieurs au point
de vue manuel, mais inférieurs au point de vue des connaissances
scolaires et des tests d'intelligence.
D'après les résultats de cette expérience, de très grande valeur et
de haut intérêt, une orientation provisoire initiale pourrait être faite
vers 11 ou 12 ans, mais l'orientation professionnelle véritable ne
pourrait être faite qu'aux environs de 14 à 15 ans au plus tôt (cer
taines aptitudes, mécaniques par exemple, ne se révélant avec quelque
constance qu'au delà de 13 ans).
Des indications intéressantes sont données sur les exigences des
diverses voies conduisant aux métiers, au point de vue du niveau
d'intelligence (malheureusement sans différenciation), du caractère
et de certaines catégories de connaissances et d'aptitudes.
C'est un travail qui fait grand honneur à l'Institut de Londres.
H. P.
1276. — F. TERRIEN. — I/O. P. en fonction du degré de vision. —
B. I. N. O. P., VI, 9 et 10, 1934, p. 233-247 et 265-277.
Importante revue où l'A. montre l'utilité du dépistage précoce
des anomalies ou des insuffisances de la vision (en vue de leur réédu
cation quand celle-ci n'est pas impossible ce qui est souvent le cas)
et expose les moyens de le réaliser.
Il examine successivement la mesure du degré de vision monoc
ulaire et binoculaire (acuité), celle du champ périphérique, de
l'intégrité de la vision des couleurs, en y ajoutant l'héméralopie. Se
plaçant ensuite au point de vue de l'O. P., il distingue 3 classes de
sujets : les aveugles, les demi- voyants, les clairvoyants. Pratiquement,
est déclaré atteint de cécité le sujet dont la vision des 2 yeux (ou
d'un œil quand l'autre est perdu) est inférieure ou égale à 1/10.
Dans la catégorie des demi-voyants (amblyopes) sont rangés ceux
dont l'acuité des 2 yeux (ou de l'œil unique conservé) oscille entre 1 /10
et 3/10, à condition que l'étendue du champ soit normale, au moins
suffisante pour permettre l'orientation facile du sujet. Des écoles PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 773
spéciales pour amblyopes sont à préconiser, dont l'A. indique rap
idement l'organisation de travail qu'elles devraient avoir. Toute
vision supérieure à 3/10 classe le sujet dans la catégorie des clai
rvoyants, en distinguant à part les borgnes, dont les capacités profes
sionnelles sont longuement étudiées dans un chapitre spécial qui est
certainement la partie la plus originale de cet intéressant travail.
Professionnellement, les métiers sont à diviser en 3 grands
groupes, selon qu'ils exigent une acuité supérieure (bijoutier, typo
graphe, etc.), sont compatibles avec une acuité inférieure
(manœuvre, beaucoup de métiers agricoles, etc.) ou ne réclament
qu'une acuité moyenne (le plus grand nombre selon l'A.).
Il faut souhaiter qu'une revue du même genre soit prochainement
demandée à l'A. en ce qui concerne la vision chromatique, qui
compléterait utilement le présent exposé. M. F.
1277. — H. A. TOOPS. — Tests and techniques (Les tests et leur
emploi). — Occ, XII, 8, 1934, p. 19-28.
L'A. étudie tout un programme d'O. P. par les tests dans les High
Schools et les Collèges et donne l'exposé détaillé de l'expérience réa
lisée dans l'État d'Ohio : application, chaque année et à chaque
élève de tests d'intelligence et de tests scolaires ; distribution aux
parents et aux enfants de nombreux documents d'information (qui
sont tous énumérés ici) ; examen physique annuel de chaque élève,
obligation pour les professeurs de lire certains livres d'O. P., etc. Cette
méthode, simple et peu coûteuse, a donné, dans l'Ohio, les meilleurs
résultats : l'O. P. est en réalité une fonction scolaire appelée à être
intégrée dans tout programme d'éducation, dans l'avenir. L. B.
1278. — ALEC RODGER. — Why and how the vocational psycholog
ist studies temperament (Pourquoi et comment les conseillers
d'orientation étudient-ils le caractère). — Hum. F., VIII, 2, 1934,
p. 48-56.
Les aptitudes physiques et intellectuelles ne suffisent pas à elles
seules pour orienter un individu dans sa carrière professionnelle.
Il y a des métiers pour lesquels certains traits de caractère ont une
importance plus grande que les aptitudes. L'auteur expose les raisons
nécessitant l'étude du caractère et les méthodes employées par l'Inst.
de Londres pour cette étude. Pour orienter un enfant, on s'adresse
tout d'abord aux parents et aux maîtres en les priant de marquer sur
un questionnaire qu'on leur envoie les différents traits de caractère
de l'enfant ainsi que les changements ayant pu être notés depuis un
certain temps. L'enfant est ensuite soumis à un examen psychotech
nique d'une durée de 2 h. 1/2 pendant lequel on l'observe de près.
Il ne subit aucun test de caractère, c'est son comportement pendant
les tests d'intelligence et d'aptitudes qui sert à renseigner l'orienteur
sur son caractère. L'enfant remplit en outre le même questionnaire
que ceux envoyés à ses parents. Ses réponses servent à faire connaître
l'opinion qu'il a de lui-même, ce qui guide l'orienteur dans son
entretien avec l'enfant.
Un rapport est fait sur chaque sujet orienté d'après les données
recueillies sur lui. D. M.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.