Les Tests et leur emploi. - compte-rendu ; n°1 ; vol.27, pg 836-851

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L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 836-851
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1926
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2° Les Tests et leur emploi.
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 836-851.
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2° Les Tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 836-851.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1926_num_27_1_6398836 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
F. MICHAUD. — L'expertise en écriture et la méthode statistique. —
R. Se. LXIV, 15, 1926, p. 658-661.
L'expertise en écriture n'est pas du domaine psychologique, du
moins à l'heure actuelle. Signalons cependant l'article de Michaud
pour les considérations générales qu'il contient sur les cas où il est
loisible d'appliquer la méthode de la moyenne arithmétique à l'étude
d'un phénomène.
Remarques intéressantes également sur les courbes de Gauss a
plusieurs sommets. M. F.
A.-W. KORNHAUSER. — What are rating scales good for. [A quoi
servent les échelles). — J. of Pers. Res., V, 5, 1926* p. 189-193.
Les échelles d'évaluations sont des formes commodes pour se faire
une idée objective des individus. Ces évaluations peuvent être utiles
aux employeurs en même temps qu'elles constituent un stimulant
pour le sujet et fournissent des renseignements précieux à l'expér
imentateur, tant sur l'esprit du travailleur que sur le milieu qu'il
analyse.
L'échelle donne des résultats clairs, quantitatifs et déjà standard
isés, ceci permet de situer le sujet dans un ensemble moyen, aussi
bien que de comparer deux sujets différents. Elle est en général d'un
maniement commode. Elle ne peut remplacer certains renseignements
qualitatifs. Elle les complète.
L'auteur insiste particulièrement sur l'étude analytique des résul
tats obtenus avec les échelles, qui décèle les vices des échelles et
permet leur amélioration. M. L.
2°. — Les tests et leur emploi
O. DECROLY. — L'état actuel des procédés de mesure de l'intell
igence. — In-8 de 27 p. Bruxelles 1925.
D. examine les avantages et les inconvénients des tests indivi
duels et des tests collectifs, envisage le rôle des tests non verbaux,
donne-les résultats généraux de ses expériences avec le test Thurstone-
Mira, et expose le test collectif économique (avec questions posées
de vive voix ou inscrites au tableau) de Ballard, pour les enfants de
7 à 14 ans, tel qu'il a été adapté à la langue française par les élèves
du laboratoire de psychologie de l'enfant de l'Institut des Hautes
Etudes de Belgique. H. P.
E. MIRA. — Pruebas para la determinacion de los tipos de inteligencia
en los nifios. (Épreuves pour la détermination des types d'intelligence
chez les enfants). — Actualidad medica (Rev. Mensual granadinaj,
II, 16, 1926, p. 225-246.
L'auteur expose les diverses sortes de tests (dont certains sont or
iginaux) employées à l'Institut d'Orientation professionnelle de Bar
celone, depuis quelques années pour apprécier les types princ
ipaux de manifestations intellectuelles, à savoir d'ordre verbal,
abstrait (ou synthétique) et spatial (ou mécanique). TESTS ET LEUR EMPLOI 837 LES
1° Point de vue verbal. — Les tests sont les suivants :
I. Nombre de mots en 5 minutes (étalonnage : 6 mots à 6 ans
10 à 7, 15 à 8 , 20 à 9, 24 à 10, 30 à 12, 36 à 14, 42 à 16, 50 à 60 et
plus chez les adultes d'intelligence verbale développée).
II. Test des définitions (distinction des types subjectif, objectif,
érudit, imaginatif, artistique, raisonnant, incohérent).
III. Test des phrases à rétablir (5 phrases de 5 à 18 mots ;
étalonnage du temps nécessaire à la réussite entre 7 et 14 ans. A cet
âge, il faut 15 secondes pour la première phrase, 16 minutes poui la
cinquième).
IV. Phrases à compléter (Ebbinghaus), avec 2 phrases de 7 à 10
ans, 3 phrases de 10 à 14 (temps employé pénalisé de 10 secondes
par erreur).
V. Test d'opposition (4 tests de 20 mots avec réussite, sur 80, de
27 associations correctes à 9 ans, 44àl2,68àl4et76àl6).
VI. Histoire à imaginer avec certains mots imposés (2 listes, de
9 et 13 mots).
2° Point de vue spatial.
I. Copie renversée de dessins, de complication croissante (8 mod
èles).
II. Reconstruction d'un puzzle (de 13 pièces), qui exige de 55 mi
nutes (8 ans) à 10 (16 ans).
III. Test de transpositions spatiales, reproduisant (avec quelques
déformations, semble-t-il) des figures géométriques de Rybakoff.
IV. Test d'aiguillage de chemin de fer (schéma d'une manœuvre
de transfert de wagons sur des voies avec une locomotive).
V. Test de la découpure du type Binet.
VI.des séries de Dounaievsky.
3° Point de vue abstrait.
I. Test des différences à indiquer (type de Binet).
II.des situations complexes, où il faut dire que faire.
III. Relations graphiques de cause à effet (test des histoires sans
paroles de Decroly).
IV. Comparaison de concepts (souligner deux mots ayant même
relation que deux autres mots servant d'exemple, suivant le type des
épreuves de Thurstone).
V. Test des syllogismes (du type Toulouse et Piéron) les uns à
compléter, les autres à indiquer comme justes ou faux (52 de chaque
sorte, avec 2 points pour les premiers, et 1 point pour les seconds
quand l'épreuve est réussie). Nombre de points à 14 ans : 18 ; à 16 ans :
25 ; intellectuels sélectionnés : 30 (avec un maximum de 36).
VI. Test des définitions abstraites (la vertu, la justice, le temps,
la vie, l'amour, le travail.)
Cet intéressant travail doit constituer un chapitre d'un livre en
préparation, de l'auteur, consacré à l'orientation professionnelle.
H. P.
G. ARTHUR. — A Group Point Scale for the Measurement of In
telligence. A Further Study in Method. {Une échelle collective de
points pour la mesure de V intelligence. Nouvelle étude de la méthode.)
— J. of appl. Ps., X, 2, 1926, p. 228-244.
L'auteur revient au travail qu'il a fait en collaboration avec Woo- 838 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
drow sur la valeur discriminative des tests, auquel H. Piéron.a con
sacré un exposé détaillé. (Cf. An. Ps., XXIII, 1923, p. 176-185.)
A. a revisé certains tests de son échelle et a procédé à un nouvel
étalonnage sur 2.500 enfants de 6 à 18 ans. La série comprend les
tests suivants, d'un emploi collectif :
1° Complètement de phrases de Trabue ;
2° Substitutions (inscrire des chiffres dans les petites figures géo
métriques d'une feuille) ;
3° Compréhension (test emprunté à la re vision de Kuhlmann des
tests Binet-Simon et consistant à dessiner des lignes et des figures
d'après certaines directives).
4° Tests de mots opposés.
5° Construction de mots avec six lettres.
6° Répétition immédiate de chiffres.
Ces tests collectifs ont donné dans un groupe de 27 enfants une
corrélation très élevée (r = 0,92 ± 0,006) avec les tests individuels
de Kuhlmann (revision de 1922 des tests Binet-Simon). D. W.
TH. SIMON. — Quelques précisions sur le test collectif P. V. — B.
S. A. B., XXVI, 204, 1926, p. 128-148.
Utiles rémarques de détails sur la technique d'application et de
correction du test et sur les premiers résultats obtenus.
Lorsqu'on calcule, pour les enfants de plusieurs classes d'une école,
leur âge d'intelligence en années et mois : 1° tel qu'il ressort du
total des points au test P. V., 2° tel qu'il ressort du temps que l'enfant
a mis à exécuter le test, et qu'on prend la moyenne des deux (c'est
cette moyenne qui est, pour l'auteur, Vâge mental), — on constate
les faits suivants : 1° Dans chaque classe il y a une homogénéité rela
tive du niveau d'intelligence ; 2° II y a une ascension régulière et
correcte classe par classe ; 3° Dans chaque classe il y a des niveaux
intellectuels fréquemment plus élevés que leur âge réel chez les jeunes,
des niveaux intellectuels en retard sur leur âge réel pour presque tous
les aînés.
Ce sont là, dira-t-on, des constatations auquel le simple bon sens
pourrait aboutir. Il est vrai, mais c'est le propre d'un bon test que de
confirmer le bon sens. I. M.
TRUMAN L. KELLEY. — The determination of a Scale of mental
Ability (La détermination d'une échelle d'habileté mentale). — Ps.
Bul., XXIII, 1926, p. 300 (Western Psych. Assoc, 5e Congrès).
Pour éviter les difficultés ou les absurdités tenant à l'évaluation du
niveau d'habileté mentale en âge ou en unités brutes, l'auteur a
cherché des unités de différence significative, ayant même valeur aux
différents niveaux de l'échelle.
Il a étudié pour cela 3 groupes d'écoliers de 8, 11 et 14 ans se trou
vant dans la classe normale de leur âge. Au moment du changement
de classe le nombre d'enfants qui n'ont pas avancé régulièrement
d'après l'appréciation des maîtres qui règlent ce changement (soit
parce qu'ils redoublent, soit parce qu'ils sautent une classe) donne
une mesure de la variabilité du groupe.
L'écart par rapport à la moyenne d'un enfant avant qu'il soit TESTS ET LEU II EMPLOI 839 LBS
l'objet de cette non-promotion régulière (par avance ou retard) four
nit une « confident sense difference » qui est une unité pour chaque
groupe d'âge.
Et c'est en unités proportionnelles à ces valeurs significatives que,
par transformation des niveaux de l'échelle Stanford, on arrive à
constituer une échelle en points, celle-ci représentant les unités signi
ficatives (échelle qui représente un type classique de courbe en S de
croissance) :
Age 5,5 6,5 7,5 8,5 9,5 10,5 11,5 12,5 13,5 14,5 15,5 16,5
31 79 100 Nombre.. . 5 11 20 44 55 68 87 92 97
Malheureusement, dans le résumé publié de cette communication, il
n'est pas possible de se faire une idée précise du mécanisme exact de
transformation de certains écarts en unités significatives (l'effort de
Woodrow ayant visé autrefois déjà au même but). H. P.
D. SHAKOW et G.-H. KENT. — The Worcester form-board Series.
— Ped. Sem., XXXII, 4, 1925, p. 599-611.
Description de nouvelles planches de formes bien étudiées, et pre
mière standardisation, assez grossière, depuis 6 ans, jusqu'à l'âge
adulte. A. F.
R. STUTSMAN. — Performance tests for children of preschool age
(Tests pour la période préscolaire). — Gen. Ps. Mon., I, 1, 1926,
p. 3-67.
L'auteur s'est préoccupé d'étalonner une série de tests mentaux
destinés aux enfants en bas âge. La première partie du travail com
prend la description minutieuse des tests, du matériel et des méthodes
employées. Dans la deuxième partie se trouvent condensées, sous
forme de tableaux, les moyennes obtenues par application des tests
sur 529 enfants (252 garçons et 277 filles) âgés de 18 à 71 mois. On a,
pour chaque âge, ou plus exactement pour toute période de six mois,
les résultats exprimés en déciles.
La série des tests examinés comprend les épreuves suivantes :
1° Placer 16 cubes dans une boite ;
2° Faire rentrer les uns dans les autres trois cubes de grandeur
croissante ;
3° Le test du « Peg Board » de Wallin : placer des billes dans les
trous d'un casier ;
4° Répéter des mots, des groupes de mots ;
5° Répondre à des questions simples impliquant la compréhens
ion du langage : connaissances, usage, nom ;
6° Le test des boutonnières de Decroly : 1, 2, 4 boutons ;
7° Construire d'après un modèle une pyramide de 3 cubes, de
6 cubes ;
8° Le test des formes de Seguin : faire entrer des morceaux de
bois dans des cases correspondantes ; '
840 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
9° Construire une image par assemblage de 2, 3, 4 morceaux de
bois découpé ;
10° Etablir des associations sujet-verbe et verbe-sujet, d'après
Woodworth et Wells ;
11° Construire la petite tour rose de Montessori ;
12° Le « Mare and foal test » de Pintner et Paterson ;
13° Le bonhomme « Manikin » de et Paterson.
14° Jeu de loto de Decroly.
. Aucun essai de groupement des tests ou de construction d'échelle
n'a été tenté jusqu'iei. L'auteur a cependant pensé que la communic
ation de ces résultats bruts pouvait dès maintenant présenter un
intérêt pour ceux qui se préoccupent d'étudier l'enfant à l'âge
préscolaire. A. B.-F.
N. BAYLEY. — Performance tests for 3, 4 and five year old children.
(Tests d'activité pour enfants âgés de 3, 4 et 5 ans). — Ped. Sem.,
XXXIII, 3, 1926, p. 435-454.
Une série de tests destinés à la période préscolaire a été appliquée
à 100 enfants âgés de 2 ans 9 mois à 6 ans 8 mois.
Les huit tests étudiés sont :
1° « Form board » de Witmer simplifié ;
2° Mémoire immédiate des chiffres ;
3° visuelle des objets ;
4P Perception d'images incomplètes ;
6° 7° 8° 5° Triage Reconstruction Exécution Enumeration de pions d'ordres d'objets d'une colorés ; poupée ; ; « manikin ». ,
Les corrélations entre l'âge mental, mesuré par les tests de Binet-
Stanford et les différents tests sont assez élevées :
(r — _j_ o,82 -4- 0,67 -+- 0,58 ~h 0,64 H- 0,66 -+-0,58 H- 0,59).
Avec l'ensemble des tests /•==-{- 0,90.
Les résultats sont moins satisfaisants lorsqu'on tient compte de
l'âge chronologique. Pour l'ensemble des épreuves la corrélation avec mental varie alors de -f- 0,49 à -f- 0,80.
Le calcul des moyennes par âge a permis de constater une améliora
tion progressive et continue des résultats avec l'avancement en âge.
Ces tests ont l'avantage de retenir facilement l'intérêt de l'enfant
et de pouvoir être exécutés en 20 minutes.
Il y aurait lieu cependant d'apporter au matériel et à la méthode
quelques modifications suggérées par cette première étude, avant de
les standardiser de façon définitive. A. B.-F.
M«e M. REMY. — Tests rapides de lecture. — B. S. A. B., XXVI,
202, 1926, p. 87-99.
25 syllabes réparties sur 9 cartons ; 10 mots sur 5 cartons ; une
phrase de 20 mots. On note le nombre de syllabes et de mots lus
correctement. Pour la phrase, on note : 1° Si la lecture a été sous-
syllabique, syllabique, hésitante, courante, expressive ; 2° Le nombre
des arrêts ; 3° Le temps de lecture. On souligne les mots lus incorrec- TESTS ET LEUR EMPLOI 841 LBS
tement. Il est inutile de faire l'épreuve des mots si l'enfant ne lit pas
au moins 5 syllabes, ni celle de la phrase s'il ne lit pas au moins 2 mots.
Le test permet la différenciation depuis la Maternelle jusqu'à
10 ans 1 /2 de lecture. I. M.
Mlle M. REMY. — Un examen des premières connaissances de calcul.
— B. S. A. B., XXVI, 202, 1926, p. 83-87.
Dix épreuves : 1 à 3) fais autant de points qu'il y en a ici (4,5, 7) ;
4) Tu sais compter... allons-y : 1... et puis... ; 5) donne-moi la moitié
(en montrant 6 jetons) ; 6) Tu vois, j'ai commencé à dessiner une
échelle avec 11 échelons, j'en ai dessiné 3, achève mon dessin ; 7 à 10)
Quelques problèmes de calcul mental très simples. I. M.
Mlle M. REMY. — Petite échelle de vocabulaire et d'intelligence pour
les enfants delà Maternelle et des Sections Préparatoires. — B. S. A. B. ,
XXVI, 202, 1926, p. 73-79.
Simplification et adaptation des tests de MUe Descœudres. Les
résultats montrent une progression régulière des bonnes réponses,
pour les âges successifs. I. M.
A.-B. DALE. — Group tests in reasoning ability (Tests collectifs de
raisonnement). — Br. J. of Ps., XVI, 4, 1926, p. 314-338.
Les tests ont été en partie empruntés à Burt,1 en partie créés pour
la circonstance. Le langage employé a été soigneusement étudié et
l'on a éliminé tous les mots qui ne sont pas d'usage courant chez l'en
fant. Une série d'essais préliminaires a permis d'éliminer aussi les
obscurités ou les trop grandes difficultés. La plupart des problèmes
posés se rapportent à des sujets extra-scolaires, du domaine de la vie
courante. L'intérêt intrinsèque du test a été ménagé avec soin, car
c'est là un point important dans les épreuves d'une certaine durée.
Le temps donné pour résoudre les problèmes n'était pas limité. Les
enfants ont mis entre 20 et 60 minutes. Les sujets testés étaient d'âge
varié, entre 10 et 16 ans.
Les résultats obtenus montrent qu'une épreuve ainsi comprise est
pratiquement réalisable et qu'elle donne des indications de valeur.
Il n'y a pas de différence appréciable entre les enfants anglais et
les américains, soit au point de vue des moyennes, soit à celui de
l'écart moyen. (Mais il faut remarquer que le test n'a été appliqué
dans les deux pays qu'à des régions peu étendues).
L'aptitude au raisonnement s'accroît de façon très marquée entre
11 et 14 ans ; l'accroissement moyen annuel étant seulement la moitié
de l'écart moyen d'un groupe annuel. Ce fait confirme la thèse de
Burt que l'âge est un facteur moins important que l'aptitude innée
au raisonnement.
Il n'y a pas de différence sensible entre les sexes, mais au
raisonnement se développe mieux chez les garçons instruits par des
hommes que chez les filles instruites par des femmes.
La corrélation avec l'appréciation des maîtres est faible. La corré
lation avec les résultats scolaires est assez élevée (0,55) ; elle est forte
surtout avec les épreuves de mathématiques (0,45 à 0,56) et avec la
lecture. '
T3 ?#^'?
842 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
U est possible que le test mesure une chose différente de celle que
mesurent les tests d'intelligence générale ; cette différence étant due
à ce qu'il n'est pas imposé ici de limite de temps.
Il n'y a pas de relation entre les résultats obtenus et la vitesse de
travail ; certains élèves font des fautes parce qu'ils vont trop vite ;
les élèves lents travaillent d'ordinaire à la limite de leurs capacités.
Ces tests peuvent donc être employés concurremment avec les
épreuves à temps limité ; ils peuvent donner des renseignements sur
la manière de travailler de l'enfant et permettent de se rendre compte
si on doit presser ou modérer l'élève. G. P.
S. -A. HAMID. — Some factors of effectiveness in mental (intell
igence) tests (Valeur comparée des tests d'intelligence). — Br. J. of
Ps., XVI, 2, 1925, p. 100-115. •
Quels sont les caractères qui donnent à un test sa valeur diagnos
tique ? Pour déterminer cette valeur, H. compare les résultats obtenus
par le groupe des sujets les plus brillants et par le groupe des sujets
les plus mauvais. Les tests qui donnent les plus grands écarts entre
les deux groupes sont considérés comme bons, ceux qui donnent le
moindre écart considérés comme mauvais. Ces 252 tests (126 de
chaque catégorie) sont alors soumis à l'analyse, appuyée sur l'étude
des réponses faites.
Deux conclusions importantes paraissent ressortir de cette étude :
D'une part, les meilleurs tests sont ceux qui présentent un degré
moyen de difficulté ; les trop faciles et les tests trop difficiles
sont également mauvais. D'autre part les meilleurs tests sont ceux
qui ne font pas, ou aussi peu que possible appel à des connais
sances acquises, les tests A' eduction (au, sens de Spearman) et non de
reproduction.
H. ne croit pas que les tests puissent servir à mesurer la faculté
d'adaptation à une situation nouvelle. Car il faudrait pour cela faire
appel à des notions et à des termes peu familiers pour le sujet ; et
c'est justement là pour le test un élément d'infériorité. Mais pourtant
le test peut mesurer le pouvoir de manier des données connues d'une
manière originale et avec justesse. G. P.
S .-M. SHELLOW. — An intelligence test for Stenographers (Un test
d'intelligence pour les sténographes). — J. of Pers. Res., V, 8,
1926, p. 306-308.
Le test d'intelligence générale proposé par l'auteur pour doubler le
test professionnel de recrutement des sténographes, ne diffère des
tests habituels qu'en ce que le choix en est f aitode façon
à mettre le sujet dans des situations analogues à celles où il est appelé
à exercer son métier de sténographe (complètement — jugement —
épellation — analogies — proverbes, etc.) L'évaluation des résultats
a été effectuée au moyen de la formule :
r c T , 10 X R
, L,. o. = l + Temps -+- W
=s nombre total des points. R = nombre des réponses bonnes. (où T
W = des réponses erronées). TESTS ET LEUR EMPLOI 843 LES
Dans ces conditions, les coefficients de corrélation obtenus ont été
de 0,73 entre le test d'intelligence et le rang, de 0,48 entre le test
professionnel et le rang, de 042 entre le test profesionnel et le
d'intelligence, de 0,59, entre la combinaison des deux tests et le
rang.
A ces résultats qui corroborent l'utilité de l'emploi simultané de
ces deux ordres de tests, on pourrait peut être objecter une rigueur
insuffisante dans le classement par rang, relevant finalement du juge
ment d'une seule personne sur lequel repose toute la standardisation,
du test. M. L.
KRAUSHAAR. — Der Analogietest in der Intelligenzprüfung (Le
test d'analogie dans V examen de l'intelligence). — Z. für päd. Ps.,
XXVII, 10, 1926, p. 462-476.
L'auteur s'est inspiré des idées qui préoccupent W. Stern et ses
collaborateurs, notamment M. Muchow, au s-.ujet de la manière dont
il faut interpréter les réponses dans un test collectif d'intelligence. Il
a appliqué dans une école rurale un test d'analogie à une vingtaine
d'enfants de 11 à 14 ans. Il a ensuite interrogé les sujets et a pu se
rendre compte que les réponses incorrectes n'étaient pas toujours le
signe d'une simple infériorité intellectuelle : le sens que les enfants
attribuent à certains mots est différent de celui que leur attribuent
les adultes. Ainsi trois enfants ont écrit eau à la place du quatrième
mot dans la série : maison — chaumière ; rivière. Le mot chaumière
en allemand a un double sens : et niche. On peut, disait
un enfant, avec le bois de plusieurs niches construire une maison ; et
beaucoup d'eau fait une rivière. D'autres fautes étaient le résultat
d'une erreur de lecture. Une appréciation purement statistique
méconnaît donc la complexité réelle des faits. D. W.
A. HERMANN-CZINER, et J. HERMANN. — Der Hebelprinzip
versach als Intelligenzprobe (L'expérience du levier comme épreuve
d'intelligence). — Z. für ang. Ps., XXVI, 5-6, 1926, p. 471-487.
On présente à l'enfant une espèce de barre de 35 centimètres de
longueur portant à ses deux extrémités des poids logés dans des
creux. La barre est munie de cinq (ou sept) tiges verticales, à dis
tances égales. L'enfant doit saisir le dispositif par une des tiges sans
laisser tomber les poids. On peut observer ainsi, en variant le nombre
de tiges et celui des poids l'apparition d'une notion empirique du
« principe du levier ».
Ayant appliqué ce test aux enfants de différents âges les auteurs
ont constaté que les résultats dépendaient plus de l'âge mental que de
l'âge chronologique. Ils estiment que le test pourrait servir à appréc
ier le développement mental des enfants de 5 à 10 ans. D. W.
A.-H. MARTIN,B.-C. DOIG, R. SIMMAT. — Researches and Reports.
Some psychological tests applied to Engineering Workshop apprent
ices (Recherches et Rapports. Quelques tests psychologiques appliqués
aux apprentis des ateliers d'ingénieurs). — Anstr. J. of Ps., III, 1,
1925, p. 57-69.
Le travail allait de simples problèmes de magasin à ceux du
travail du laiton et du travail dans la chambre d'outils. ■


844 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
On a voulu tester :
1° L'intelligence générale, c'est-àrdire la capacité défaire face à
des problèmes de situation générale avec de la prudence et de la pré
vision ;
2° perceptive et motrice, c'est-à-dire la capacité de
faire face à des problèmes concrets et pratiques ;
3° Le pouvoir de jugements exacts comprenant la discrimination
sensorielle ; ,
4° Les aptitudes motrices diverses.
On a comparé les résultats des tests avec les estimations combinées
d'un contremaître et de deux sous -contremaîtres. On retenait les
tests présentant un coefficient de corrélation élevé avec l'estimation
du contremaître, mais si des tests manifestaient entre eux une
corrélation de même ordre qu'avec le classement du surveillant, on
retenait seulement celui qui présentait la meilleure corrélation.
Les tests retenus ont été les suivants :
Intelligence générale : Echelle a. concrète :
a) Tests de blocs de Koh.
b) Form Board de Link.
Discrimination sensorielle :
a) Appréciation des longueurs — barre de Golton ;
b) Espace : pointer le centre du cercle formé par un copeau.
c) Bisection des angles : appréciable à 1 /2° près ;
d) Toucher : Tire-bouchon tactomètre ;
e) Force : Dynamomètre de Smedley ;
/) Classification : de cartons par ordre de brillant.
Tests d'habileté motrice :
a) Exactitude pour le tracé des lignes ;
b) Steadiness Test Whipple ;
c) Tapping Whipple ;
d) Coordination motrice ;
e) Arrangement d'allumettes ;
/) Perséquomètre circulaire.
Quatre groupes ont été examinés :
1° 20 apprentis, engagés depuis sept mois, employés dans le magas
in à divers travaux.
2° 12 sujets employés au travail du laiton, tâche exigeant plus
d'habileté technique que d'intelligence (depuis 2 ans).
3° 7 sujets occupés à l'ajustement des outils, adroits et intelligents
(alors que d'après les résultats des tests, l'intelligence est inutile) ;
4° 10 constructeurs de moulin dont le travail consiste dans la
fabrication et le montage de pièces de machines variées ;
Le groupe 4 l'emporte sur les autres groupes.
Les jugements du contremaître ont confirmé celui des tests en ce
qui concerne les groupes 1 et 3. Ils ont été moins affirmatifs pour le
groupe 2 et incapables d'évaluer le groupe 4. Il faut noter en effet,
que non seulement la nature des groupes différait mais les tâches.
Ceci pouvait affecter le jugement des contremaîtres ainsi que le tem
pérament des sujets. Cependant la corrélation générale est satisfai
sante.

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