Les Tests et leur emploi. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 873-883

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 873-883
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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2° Les Tests et leur emploi.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 873-883.
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2° Les Tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 873-883.
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temps d'acquisition de l'habitude que l'intelligence ne peut abréger.
D. W.
1291. — G. B. WATSON. — Do groups think more efficiently than
individuals ? {L'efficience intellectuelle du groupe est-elle supérieure
à l'efficience individuelle ?). — J. of Abn. Ps., XXIII, 3, 1928, '
p. 328-336.
Le but de l'expérimentation a été de comparer l'efficience intel
lectuelle d'individus travaillant en groupe à l'efficience de ces indi
vidus pris isolément. L'expérience portait sur 108 sujets divisés en
15 groupes de 3 à 10 individus. La tâche consistait à faire des mots
avec les différentes lettres d'un mot stimulus de 4 syllabes. Le travail
était alternativement mené isolément par écrit, et en groupe à haute
voix. Les chiffres obtenus montrent que le nombre de mots trouvé
par le groupe est supérieur à la moyenne et au meilleur résultat
obtenu par travail individuel. Toutefois la moyenne arithmétique
du nombre de mots trouvé en travail individuel l'emporterait sur le de mots obtenu en travail collectif. D'ailleurs, est-il possible
de considérer comme un réel le « jeu de société » ? M. L.
1292. — H. BIRNET HOVEY. — Effects of general distraction on
the higher thought processes (Effets de distractions d'ordre général
sur les processus mentaux supérieurs). — Am. J. of Ps., XL, 4,
1928, p. 585-591.
Pour étudier l'effet de la distraction sur l'exercice des onctions
mentales supérieures on a soumis un groupe de 471 étudiants à
2 formes du même test (Armée alpha, formes 8 et 7) appliquées, la
première dans les conditions normales de tranquillité, la deuxième
au milieu de bruits variés et de distractions de toutes sortes. Les
résultats des deux épreuves (moyennes 127,5, =h 1,3 et 133,9, ±1,2
comparés à ceux du groupe de contrôle (123 sujets) opérant les deux
fois dans des conditions normales (127,5 ± 1,3 et 137,6 ±1,2) laissent
voir que l'effet de la distraction a été insignifiant : l'exercice des
fonctions mentales supérieures ne semble pas troublé par des causes
extérieures de distraction, tout au moins pendant la durée de l'épreuve
qui était de 19 minutes. D'autre part on n'a pas trouvé de relation
déterminée entre l'intelligence et la susceptibilité à la distraction,
ni en général de susceptibilité individuelle à la distraction. L'auteur
pense cependant que la présence de causes extérieures de trouble pen
dant l'exécution d'une épreuve doit être propice à une meilleure
appréciation des individus par la méthode des tests. A. B.-F.
2° Les Tests et leur emploi x
1293. — 0. DECROLY et R. BUYSE. — La pratique des tests
mentaux, avec préface de H. Piéron. — In-8 de 402 pages avec
un Atlas (volume V de la Bibliothèque de Psychologie de l'enfant
et de Pédagogie), Paris, Alcan, 1928. Prix : 60 francs. '
C'est un bien précieux travail de mise au point que l'on doit à
1. Voir aussi le n° 1146. 874 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
D. et B. ; il nous faisait complètement défaut dans la littérature de-
langue française. Quiconque s'intéresse aux tests à un titre quelconque
ne peut manquer de le garder à portée de sa main ; et il ne tardera
pas à se demander comment il était possible de s'en passer.
Il rend singulièrement plus facile la tâche de l'enseignement psy
chotechnique, en réunissant une documentation éparse, et il facilite
puissamment la diffusion de la méthode par une connaissance exacte
de multiples procédés d'investigation ingénieux et éprouvés sous une
forme qui les rend directement utilisables.
On trouvera dans le riche matériel de l'ouvrage, tout d'abord, à
la suite de l'échelle Binet-Simon pour la détermination du niveau
mental, les diverses révisions et transformations (au nombre d'une
douzaine), puis, après les échelles de De Sanctis et de Herderschée
(sourds-muets), les méthodes d'examen analytique, de profil (de
Rossolimo et Vermeylen) et la série des tests de «performance »
(examens individuels non verbaux), labyrinthes de Porteus, « Form-
boards », assemblages de Stenquist, boîtes de Decroly, épreuve de
Kohs, échelle Pintner-Paterson.
Les procédés d'examen collectif sont particulièrement nombreux,
de type verbal (18 modèles examinés) et non verbal (19 modèles),
l'épreuve de Dounaïevsky étant séparément envisagée.
On retrouve là tous les tests devenus célèbres, de l'Armée améri
caine, et des, nombreux auteurs d'outre Atlantique, les Haggerty,
Thorndike, Otis, Terman, Thurstone, Pressey, Dearborn, Pint-
ner, etc., ainsi que des tests anglais (Ballard), espagnols (test de
Mira, adapté de Thurstone), français (Simon) et belges (tests de
Decroly et de Buyse).
Des tables et de nombreuses figures dans le texte, des planches dans
le livre et un Atlas de tests complètent l'exposé succinct mais précis
de toutes ces méthodes.
On ne peut que remercier les auteurs de ce travail, comme je l'ai
fait déjà dans la préface à leur ouvrage, pour avoir « mené à bien
une tâche qui ne laisse pas, certes, d'être ingrate pour ceux qui l'a
ssument, mais qui ne peut manquer féconde qui en
bénéficient. » H. P.
1294. — AUGUSTA P. BRONNER, W. HEALY, G. M. LOWE,
M. E. SHIMBERG. — A Manual of individual mental Tests and
Testing (Un manuel de tests mentaux individuels, et de lestage). —
In-8 de 287 pages. Boston, Little, Brown et Cy, 1928. Prix : 3,50 dol
lars.
Après une introduction relative aux conditions pratiques d'appli
cation des tests, à la technique générale, une première partie de ce
très clair manuel est consacrée aux tests individuels bien étalonnés,
tests de langage et d'idéation au nombre de 31 (séries arithmétiques,
associations diverses, complètements, syllogismes, etc.), tests de
mémoire et d'apprentissage au nombre de 24 (capacité immédiate, logique, reconnaissance de dessins, etc.), tests mécaniques,
et d'assemblage, au nombre de 14, tests de construction et « forain
boards » au nombre de 22, et enfin divers au nombre de 5 (bar
rage, labyrinthes, identification de formes et tapping). ■
TESTS ET LEUK EMPLOI 'LES 875
Viennent ensuite 31 tests insuffisamment étalonnés aux yeux des
auteurs, et rentrant dans les catégories préc dentés, comme le test
de Kohs, le test d'appellation de couleurs, divers « form-boards », etc.
Une troisième partie est consacrée à l'interprétation des différents
tests énumérés (avec données descriptives et étalonnage numérique.)
Enfin la 4e partie traite brièvement de la question des échelles
individuelles (Binet-Simon, de Sanctis, Rossolimo, échelles de per
formance, échelles de maturité de Dewey et d'habileté mentale de
Woolley) et consacre quelques lignes aux tests scolaires de connais
sances, aux tests de caractère, et aux tests d'orientation.
Une précieuse bibliographie de 319 travaux, une liste de maisons
américaines fournissant les matériels requis pour les tests énumérés
et des index alphabétiques complètent cet excellent manuel* spéc
ifiquement américain, publié par la Fondation du Juge Baker. H. P.
129,5. — DREVER et MARY COLLINS. — Performance Tests of
Intelligence. — In-8 de 52 pages, Edimbourg et Londres, Oliver
and Boyd, 1928. Prix : 5 sh.
Les auteurs exposent dans cet élégant petit livre une série de tests
non verbaux pour enfants sourds ou normaux. Cette série comprend
le test bien connu de Kohs (reproduction, avec des cubes colorés de
figures plus ou moins complexes, 10 des 17 figures ayant été seul
ement utilisées) ; le test non moins connu des cubes à frapper, de
Knox, un test nouveau de dominos (nombre de points à retenir, avec
le danger, signalé par les auteurs d'une désignation verbale dans le
langage intérieur) ; un test, d'ordination de cubes d'inégale grandeur
(5, de 3,5 à 6 centimètres de côté), et de blocs de bois de poids inégal
(de 6, 9, 12, 15, 18, 24 et 30 grammes) ; le test du profil (puzzle de
6 pièces) de l'échelle Pintner-Patterson ; un test comprenant 3 types
de « Form-Board », deux de Pintjier, et un de Healy ; un test de
construction de cube, et un huitième test de complètement de dessins.
Des instructions précises sont données pour l'emploi de cette
échelle d'intelligence non verbale, et elles sont complétées par les
données d'étalonnage d'après l'essai effectué sur 200 normaux et
200 sourds-muets d'Ed mbourg..
Les valeurs obtenues en points, à la différence de ce qu'on constate
avec des échelles verbales, sont sensiblement les mêmes pour les
enfants normaux et les sourds-muets de même âge :
7-8 8-9 9-10 10-11 H-12 12-13 13-14 14-15 15-16 Age 6-7
49 60 71 81 91 100 108 114 Normaux 25 37
30 45 52 64 83 86 92 108 112 Sourds-muets 27
En appendice est indiqué le matériel nécessaire avec les prix,
fourni par une maison d'Edimbourg (10 livres en tout). H. P.
1296. — J. C. PETERSON. — A uniform test of general Intell
igence (Un test uniforme d'intelligence générale). — Ps. Bul. (Amer.
Psychol. Association), XXV, 3, 1928, p. 175.
Pour rendre un test également utilisable en tous i
5 '7T S"?
876 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
pays, l'auteur a juxtaposé toute une série d'épreuves de même type :
des équations simples auxquelles manquent les signes (+, — , x ,"etc).
La cohérence comporte entre 2 séries de 10 minutes, après 10 mi
nutes de pratique : -j- 0,856, et, après deux périodes de 30 minutes de
pratique : -f- 0,938.
Malheureusement ce test est trop voisin des exercices scolaires
algébriques. H. P.
1297. — THOMAS F. VANCE. — The Iowa State College reasoning
test (Le test de raisonnement du Collège d'Etat d'Iowa). — Ps. Mon.,
XXXIX, 2 (178), 1928, p. 72-77.
Un test général a été constitué par modification du test Alpha, en
y ajoutant un test de raisonnement à forme syllogistique (représen
tant 35 points sur 228 en tout).
L'application à 139 étudiants (Sciences industrielles) a donné
entre les 8 séries d'épreuves du test les indices de corrélation sui
vants :
Séries 4 Réussite scolaire 2 8 5 6 7 8
1 (ordres a exécuter) . . Mills .48 .39 .51 .54 .46 .67 .35
.31 .47 .39 2 (arithmétique) .21 .50 .47 .32
3 (synonyme antonyme) .43 .45 .51 .59 .31 .36
.50 4 ( Phrases à rétablir) . .39 .39 .36 .43
5 (séries numériques) . . .49 .45 .13 .19
6 (analogie) .53 .49 .43
7 (connaissances géné
1 .48 .38 rales) 8 (raisonnement. .26
||
Le test de raisonnement a une très faible corrélation avec la réus
site scolaire (0,26) le test dans son ensemble ayant une corrélation
moyenne (0,52).
Si on examine la corrélation pour les quartiles supérieur et infé
rieur, et pour les quartiles médians, on trouve que dans le dernier
cas (région moyenne) la corrélation est pratiquement nulle ; la corré
lation pour les quartiles extrêmes est assez élevée pour le test dans
son ensemble, mais non pour le test isolé de raisonnement.
Avant de tirer de ce fait des conclusions sur les rapports de la
capacité de raisonnement logique et de l'éducation scolaire, l'auteur
signale avec raison qu'il est nécessaire d'abord de tester la validité
même du test de raisonnement employé. H. P.
1298. — M. HEINAU et P. SCHRÖDER. — Der Wortschatztest
[Le test du Vocabulaire). — Z. für päd. Ps., XXIX, 11, 1928,
p. 516-536.
Etude faite au laboratoire de W. Stem sur le test de vocabulaire
adapté de celui de Terman. Quelques étalonnages sont fournis pour
les enfants de 13 à 18 ans ; il y a progrès net avec l'âge (les erreurs LES TESTS ET LEUR EMPLOI 877
individuelles très nettes qui ne sont dues qu'en partie, semble-t-il, à
des différences de milieu social.
Au point de vue de l'analyse qualitative on peut distinguer un typ"e
intuitif-descriptif qui décrit les qualités de l'objet ; et un type rela
tionnel et comparatif qui définit le mot par d'autres mots en rapport
logique (cause, effet, etc.) avec le mot à expliquer. D.W.
1299. — I. BERGHAUS et H. RUPP. — Ueber die Probe : « Auf
trage oder Besorgungen erledigen » (Sur l'épreuve d'exécution de
commissions). — Psychot. Z., III, 5, 1928, p. 155-162.
Le test étudié consiste à présenter au sujet le plan schématique
d'une ville en lui donnant une liste de commissions à exécuter. Le
sujet doit indiquer l'ordre le meilleur pour l'exécution de ces comm
issions, en tenant compte de diverses considérations, telles que :
urgence de certaines démarches, heures de service, proximité topo-
graphique, moyens de communication, etc., etc..
B. et R. ont appliqué le test à quelques sujets en leur demandant
de « réfléchir à haute voix ». On voit alors que le sujet intelligent
réussit -à saisir l'ensemble, à faire ressortir les points principaux, sans
perdre de vue les détails qui viennent à leur heure et à leur place. Au
contraire le sujet peu intelligent procède par à-coups successifs, sans
plan d'ensemble.
Les auteurs pen ent qu'il y a là lin bon test d'intelligence. D. W.
1300. — F. D. CURTIS et G. G. WOODS. — A Study of a modified
form of the multiple-response test {Etude d'une nouvelle forme de test
à réponse multiple). — J. of Ed. Res., XVIII, 3, 1928, p. 211-219.
On connaît les tests de complètement qui consistent, soit à re
tracer le mot qui manque dans une phrase, soit à souligner, dans une
série de mots, celui qui lui donne un sens. La modalité du test exami
née ici combine ces deux techniques. Le sujet doit choisir parmi
quelques mots suggérés celui qui convient, mais s'il n'en trouve aucun
d'adapté, il doit compléter avec le mot que lui-même jugera exact.
Ce test a été appliqué à 206 étudiants. Il exige peut être un peu
plus de temps pour la correction, mais il est aussi satisfaisant que
les formes habituelles en ce qui concerne la facilité de son élaboration,
sa validité, sa certitude. Il semble supérieur pour le diagnostic des
faiblesses individuelles ou collectives, pour stimuler la pensée de
l'élève, pour éliminer le facteur du hasard dans le choix de la réponse
appropriée. M. D.
1301. — 0. JULIAN. — Untersuchung über räumliche Prüfaufga
ben (Recherches sur les tests de représentations spatiales). • — ■ Psyc
hot., Z., III, 4, 1928, p. 117-138.
Les tests appliqués comprenaient des tests de découpage (indiquer
la coupure qui permettrait de transformer, par un placement conve
nable des morceaux, une figure irrégulière en une figure géométrique
régulière) ; des tests de découpage du genre de celui de Binet ; des
puzzles ; des tests de dessin mental.
L'application à des écoliers de 11-13 ans a montré une bonne dis
persion des différences individuelles ; il semble, en outre, que la $78 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
cohérence des tests est meilleure lorsque les tests partiels d'une série
sont rangés par ordre de difficulté croissante ; dans ce dernier cas,
sur un groupe de 23 écoliers, les déplacements moyens de rangs de
quatre formes de tests, ont été, en moyenne, de 19 %, 16 %, 20 %
et 17 % pour les quatre catégories de tests, alors que, sur un groupe
ces' déplaceparallèle, les épreuves ayant été présentées au hasard,
ments ont été de 25 .%, 24 %, 20 %, et 27 %. Le test de découpage
semble en corrélation avec les notes scolaires en géométrie.
Pour déceler les causes de la difficulté inégale des tests partiels,
J. a fait, sur des adultes et sur des enfants, quelques expériences
d'appréciation des formes. Certaines coupures des figures géomé-
t iques paraissent simples, naturelles ; d'autres ne le sont pas ; il
semblerait que les jugements des enfants ne soient pas comparables
à ceux des adultes, mais des différences de technique rendent l'inte
rprétation difficile. Dans les « puzzles », la position initiale des mor
ceaux influe sur la solution du test ; ainsi les morceaux dont les angles
se touchent semblent « collés » l'un à l'autre ; les côtés parallèles de
deux rectangles s'attirent, etc.. Ce dynamisme des formes rend,
suivant les cas, la solution plus aisée ou, au contraire, plus difficile.
D. W.
13ft2. — L. DEWEY ANDERSON. — The Minnesota Mechanical
Ability test (Le test d'aptitude mécanique de Minnesota). — Pers. J.,
VI, 6, 1928, p. 473-478.
L'effort de l'auteur a tendu à remettre à la hauteur des exigences
croissantes du domaine de l'industrie, les tests d'aptitude mécanique
préalablement utilisés. „
La revision Minnesota du test bien connu de Stenquist a consisté
à multiplier le nombre des problèmes (36 au lieu de 10) et à l'adapter
aux sujets plus jeunes comme aux plus âgés. La notation a
dans l'évaluation des éléments correctement assemblés calculée sur
une base décimale. D'autre part chaque objet devait être achevé en
un temps donné, faute de quoi on passait au suivant.
Le test N° 7 de l'échelle (sur une feuille une grande figure. A côté
3 autres plus petites : le sujet doit indiquer par une ligne pointillée
sur la grande s igure comment il faudrait raccorder les deux petites
pour la reconstituer) a servi de base aux tests de form-board sur papier
de Minnesota (56 problèmes : coefficient de certitude = + 0,90).
Enfin le test de relations spatiales se fonde sur le principe d'un
form-board de Link.
Pour déterminer la valeur prédictive de ces tests utilisés en bat
terie, on a divisé les notations obtenues dans le test et l'efficience du
travailleur à l'atelier en 6 catégories : A. B. C. D. E. F. (A étant la
plus hau;e valeur, et F la moindre). L'analyse des résultats a montré %" que : 1° 50 recevaient la note A dans les 2 séries d'estimation et
50 % la note B de même ; 2° 45 % étaient placés à 1 rang seulement
de la position absolument exacte qu'ils eussent dû occuper en se fiant
exclusivement au résultat des tests. (B classé A ou C^ — C classé B ou
D) ; 3° 5 % étaient placés à 2 rangs de la position exacte prévue par
le test (C classé A ou E). M. L. LES TESTS ET LEU H EMPLOI 879
1303. — E. G. STOY. — Additional Tests for 'mechanical drawing
aptitude (Tests complémentaires pour l'aptitude au dessin industriel).
Pers. J., VI, 5, 1928, p. 361-366.
L'auteur s'est préoccupé précédemment (voir Pers. J., août 1927)
de la mesure de l'aptitude au dessin industriel et mécanique.
L'expérimentation a été reprise auprès d'étudiants de première
année d'une école technique de Chicago. Cinq professeurs de 6 classes
de tels étudiants ont été priés de sélectionner leurs 6 élèves les mieux
doués en la matière et leurs 6 élèves les moins doués de façon à cons-
ti uer 2 groupes nettement différenciés, chaque groupe comprenant
alors 25 sujets.
On les a alors soumis à 15 nouveaux tests et l'on a trouvé que 8
d'entre eux présentaient entre les deux groupes sélectionnés une diffé
rence de moyennes égale à 3 fois l'erreur probable, ce qui est un ré
sultat satisfaisant étant donné le nombre restreint de sujets. Les tests
significatifs ont été par ordre de valeur décroissante : le test de cro
quis de Thurstone Jones (voir Org. of V. G., A. F. Payne, N.-Y.,
1925), 5 des tests d'aptitude mécanique de Me Quarrie (voir Pers.
J., janv. 1927) le test de Brigham (non publié), le test de l'illusion
du parallélogramme (non publié, décrit dans le présent article).
M. L.
1304. — G. H. KENT et D. SHAKOW. — Graded series of Form-
boards (Séries graduées de « Formboards »). — Pers. J., VII, 2,
1928, p. 115-120.
Soucieux d'élargir l'intérêt et la portée de.3 tests non linguistiques,
les auteurs ont achevé de mettre au point leur série de tests de form-
board (voir Ped. Sem., 1925, XXXII, p. 599-611). Intentionnellement,
les auteurs leur dénient un caractère de puzzle. Deux modèles ont
été conçus, l'un pour les besoins de la sélection professionnelle et
industrielle, l'autre, plus portatif, est surtout commode du point de
vue de l'examen clinique, comprenant 5 creux découpés géométri
quement suivant une symétrie quaternaire. Le sujet doit combler ces
espaces au moyen de 7 sortes de petits blocs, permettant 8 combi
naisons différentes, où chacun de; 5 espaces comprend le même
nombre de blocs. Ce nombre est préalabl ment indiqué au sujet.
L'étalonnage du test est actuellement en cours. Il est provisoirement
fondé, non sur le nombre de mouvements, mais sur la durée, qu'on
traduit, suivant une convention arbitraire, en points.
Les auteurs insistent sur le fait que ce test a été conçu de façon à
écarter au maximum le facteur du hasard. Au contraire il met en va
leur une attitude réfléchie, un plan élaboré d'avance. M. L.
1305. — ROBERT HOLMES SEASHORE. — Stanford Motor
Skills Unit (V ensembh pour habileté motrice de Stanford). — Ps.
Mon., XXXIX, 2 (178), 1928, p. 51-66.
L'auteur expose l'ensemble de dispositifs techniques, transport
able, réalis ; sous la direction de Miles à l'Université Stanford, pour
lester les habileté ; motrices.
Il y a eu d'abord examen de 50 étudiants au moyen de huit tests, 880 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ayant donné entre eux une intercorrélation de -+■ 0,25 et des indices
de cohérence compris entre 0,75 et 0,94 (0,84 en moyenne).
Six de ces épreuves ont été choisies, des dispositifs adoptés, et
un ensemble constitué pour l'utilisation pratique de ces six disposit
ifs : l'appareil de poursuite de Wilhelmine Kœrth, pour l'étude de la
coordination oculomotrice, disque tournant à contacts électriques
[Ps. Mon., 1922, N° 140, p. 288), le test de rotation de Miles, s'adres-
sant à la capacité de faire tourner un foret à main du modèle courant
(/. of gen. Ps., I, p. 374), un appareil de bobinage de Brown, modifié
par Seashore et Tinker {Ped. Sem., XXXIV, 1927, p. 537), une clef
pour tapping test servant aussi à faire exécuter des'rythmes (comme
« synchromètre »), et enfin un « Discrimètre sériai », fournissant une
mesure globale d'une série de temps de réaction discriminative à des
stimulations visuelles (comprenant un disque tournant derrière un
écran à fenêtre sous l'action de la presson de clefs, avec, apparaissant
derrière l'écran, l'indication visuelle de la prochaine clef à presser,
le mouvement se produisant lorsque cette clef est effectivement
pressée et faisant apparaître la nouvelle excitation, en sorte que le
rythme des stimuli est commandé par la vitesse des réactions).
Le dispositif complet peut être transporté à l'école ou à l'usine.
H. P.
1306. — R. S. SCHULTZ. — A Test for Motor Capacity in the
Industries and in the School ( Un test de capacité motrice dans Yin-
dustrie et à l'école). — J. of appl. Ps., XII, 2, 1928, p. 169-189.
Deux tests d'intelligence, — Otis Self Administering Test, inte
rmediate form A, et test de Viteles de vivacité d'esprit, — et un test
moteur, le test « d'alimentation » de machine de Viteles qui consiste
à saisir des plaques métalliques et les glisser dans une boîte, — ont
été appliqués à tous les enfants de 11 à 16 ans dans deux écoles él
émentaires, l'une comprenant en majorité des enfants juifs (62 %),
l'autre des Italiens (66 %) ; 302 enfants étaient testés (garçons et
filles), dont 95,4 % né 5 aux Etats-Unis.
Les résultats montrent une forte supériorité des Juifs sur les autres-
races (Italiens et un groupe mixte peu nombreux) dans les tests
d'intelligence ; la supériorité des garçons sur les filles les mêmes
classes ; ces différences de sexe sont plus accentuées chez les enfants
juifs.
Dans le test moteur, les Juifs sont, au contraire, à tous les niveaux
de l'ogive de centiles, nettement inférieurs aux Italiens et au
groupe mixte. Ainsi, 37,5 % des Juifs atteignent ou dépassent le
médian des enfants italiens : 65 % d'Italiens dépassent ou atteignent
le méflian des Juifs. La supériorité des garçons sur les filles s'affirme
encore à tous les points de l'ogive ; et 90,3 % de garçons
le médian des filles alors que 31, 8 % de filles atteignent le médian
des garçons.
Il y a progrès avec l'âge pour les âges retenus pour l'étude (de 11 à
15 ans).
La corrélation entre les tests d'intelligence et le test de machine
est sensiblement nulle. , D. W. LES TESTS ET LEUR EMPLOI 881
1307. — C. KEMAL. — Contribution à l'étude des Tests de dévelop
pement moteur d'Ozeretzky. — Ar. de Ps., XXI, 81, 1928, p. 93-99.
La note de K. est intéressante surtout par la comparaison qu'il a
cherché à établir entre les deux sexes. Dans le même N° des Ar.
de ps., Antipoff (article analysé plus loin au n° 1313) montre
qu'au point de vue moteur, sauf deux tests spéciaux, il n'y a
de supériorité systématique qu'à l'âge de 15 ans, où les filles do
minent. K. au contraire conclut, que s'il y a indifférenciation sexuelle
pour les âges de 4 à 8 ans, à partir de 9 ans il y a brusque disso
ciation des résultats avec supériorité nette des garçons, et il
demande la construction de deux échelles, pour les garçons et pour
les filles. Gomme Antipoff, il trouve une corrélation à peu près nulle
ou négative chez les normaux, entre l'intelligence et la réussite dans
les tests moteurs. Mais la divergence absolue des deux auteurs sur le
premier point montre que la question n'est pas éclaircie, ou du moins
qu'on ne peut généraliser aux « fonctions » motrices, ce que l'on
obtient avec tel test moteur particulier, même quand on prend la
peine d'en appliquer plusieurs avant que de tirer une conclusion. Il
y a là un point intéressant à reprendre. M. F.
1308. — EDITH MARIE BURDICK. — A group test of home
environment (Ensemble de tests sur l'entourage familial). — Ar. of
Ps., N° 101, 1928.
Il s'agit de découvrir dans l'entourage familial des enfants les
facteurs qui ont pu avoir la plus grande influence sur la formation
du caractère. Il faut trouver les détails caractéristiques pouvant nous
donner des renseignements sur le milieu qui l'enfant. Il faut
imaginer des artifices nous permettant d'obtenir le plus de rense
ignements possible. Les tests employés se divisent en deux catégories,
ceux que l'enfant pourra remplir chez lui, ceux qu'il devra remplir à
l'école. L'auteur s'est efforcé de proposer un certain nombre de tests
qu'il juge suffisamment sûrs et propres non seulement à renseigner
sur le caractère d'un sujet, mais aussi à éclairer maintes questions so-r
ciologiques ou éducatives. P. A.-B.
1309. — T. HUNT. — The Measurement of Social Intelligence (La
mesure de V intelligence sociale). — J. of appl. Ps., XII, 3, 1928,
p. 317-334. — M. E. BROOM. — A note on the Validity of a Test
of Social Intelligence. — Ib., 4, p. 426-428.
Le test d'intelligence sociale mis au point au Centre Psychologique
de l'Université George Washington et bien étudié par H., comporte
six parties : 1. Jugement dans les situations sociales ; 2. Mémoire des
noms et des physionomies. 3. Reconnaissance de l'état mental d'après
l'expression de la physionomie. 4. Observation de la conduite hu
maine sous forme d'un test exact — inexact. 5° Connaissances so
ciales usuelles. 6° Reconnaissance de l'état mental d'après l'expres
sion verbale. Il semble que tous les tests partiels soient du type
« papier-crayon ». La cohérence sur une centaine d'étudiants qui ont
répété le test à quatre mois d'intervalle a été de 0,89.
Avec les tests d'intelligence abstraite employés pour l'admission
des étudiants, les corrélations varient de 0,25 à 0,57 ; avec le test
l'année psychologique, xxix. 56

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