Les tests et leur emploi - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 874-886

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 874-886
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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2° Les tests et leur emploi
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 874-886.
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2° Les tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 874-886.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5129874 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ou sur le nombre d'erreurs ou de réussites. L'essentiel est de con
naître le but que se propose l'examen. S'il s'agit de choisir environ
20 % des candidats, les questions les plus utiles seront précisément
celles qui ne pourront être résolues que par cette proportion de sujets.
Dans ce cas un scheme rigoureux sera nécessaire pour l'appréciation
des réponses incomplètes ou imparfaites. La distribution générale des
notes pourra d'ailleurs être modifiée au gré de l'examinateur, car
il ne saurait exister de principe absolu ; et puisque les mérites res
pectifs de deux candidats — dont l'un répond à une question difficile
et pas à une question facile, et l'autre résoud une facile et
échoue devant une difficile, ne peuvent être décidés a priori, le guide
le plus sûr est sans doute de calculer la corrélation entre leurs notes
et leurs succès scolaires ultérieurs. H. A.
2° Les tests et leur emploi 1
1574. ~ G- COLUCCI. — Valore pratico dei tests mentali {La valeur
pratique des tests mentaux). — Riv.diPs., XXVII, 4,1931, p. 225-227.
Les résultats pratiques des tests mentaux sont loin d'être satis
faisants. Il est nécessaire d'élargir et d'approfondir la base biologique
des recherches dans ce domaine, en unifier et préciser la technique,
et surtout éviter l'incohérence dans le choix des sujets. La valeur
pronostique des tests mentaux s'en trouvera augmentée. S. H.
1575. - G. NASS et L. LUTZ. - Ueber die Feststellung organisa
torischer Fähigkeiten. Eine nene Methode auf Grund experiment
eller Untersuchungen {Sur la constatation des aptitudes organisat
rices, une nouvelle méthode basée sur V étude expérimentale). — Ind.
Psyehot., VIII, 7, 1931, p. 202-218.
Description d'un test pour la sélection des sujets possédant des
aptitudes organisatrices. Ce test consiste à faire le rangement d'un
certain nombre de figures géométriques, différentes au point de vue
forme, couleur, et poids. Appliqué à une centaine de personnes de
professions différentes , ce test a donné des résultats, qui ont été en
bon accord avec la valeur professionnelle du sujet. B. N.
1576. - H. S, CONRAD et D. HARRIS. - The free-association
method and the measurement of adult intelligence [La méthode
d' association libre et la mesure de l'intelligence des adultes). —
Un. of Cal., V, 1, 1931,45 p.
L'étude du rapport entre la réussite dans un test d'intelligence
(Test National d'Intelligence, forme A) et dans des épreuves d'asso
ciation libre) est faite sur 297 étudiants de 11 à 15 ans, juifs, apparte
nant à la classe moyenne, puis sur 15 adultes non sélectionnés.
Le test d'association est constitué par des mots choisis dans des
tests éprouvés et sélectionnés au point de vue de leur difficulté et de
la nature des réponses reçues couramment. Une analyse des résultats
permet de classer les réponses suivant quelques types : définitions,
1. Voir aussi les n08 1451 et 1571. LES TESTS ET LEUR EMPLOI 875 PSYCHOTECHNIQUE.
opposés, équivalents, dérivés, mots de compréhension difficile,
omissions..., et de déterminer la relation entre la réussite des sujets
dans les diverses catégories et différents facteurs ; l'âge par exemple,
qui paraît absolument sans influence ; le sexe, les filles ayant un
nombre d'omissions beaucoup plus important, sans qu'il soit possible
d'attribuer ce fait à une infériorité intellectuelle.
Considérant comme critères le nombre de réponses aux « mots
difficiles », le nombre d'omissions, de méprises, d'équivalents, de
« spécifications », on obtient entre ces valeurs et les résultats dans le
test national d'Intelligence un coefficient de corrélation multiple
égal à 0,785 chez les étudiants, et 0,86 chez les adultes. Une étude
plus particulière de la réussite dans 20 « mots difficiles » a été faite
après l'élimination des sujets ayant plus de 40 omissions, sur 166
épreuves ; on obtient un coefficient de corrélation de 0,744 entre les
résultats dans ces questions et le test National, presque équivalent
au coefficient calculé sur le résultat total du test d'association : 0,775.
En particulier les classements des sujets extrêmes, faits d'après les
2 méthodes, correspondent parfaitement. D'autre part, la comparai
son du test total d'association libre, et des « mots difficiles » seuls, avec
d'autres tests d'intelligence fréquemment employés (Army Alpha,
Stanford, Binet...) donne également des coefficients élevés qui con
firment le degré de confiance que l'on peut accorder à ce genre
d'épreuves comme moyen d'évaluation de l'intelligence des adultes.
J. M,
1577. — H. S. CONRAD. — The measurement oî adult intelligence,
and the requisites of a general intelligence test {{Mesure de l'intell
igence des adultes et les conditions requises pour un test d'intelligence
générale.) - J. of Soc. Ps., II, 1, 1931, p. 72-85.
L'étude de l'hérédité, de l'évolution, de l'intelligence est rendue
très difficile par l'attitude hostile des sujets adultes à l'égard des
tests. Reconnaissant l'impossibilité de combattre cette aversion, C.
suggère la construction de nouveaux tests d'intelligence générale,
plus facilement acceptables par l'ensemble des sujets. Mais ceci ne
peut être obtenu qu'au détriment des qualités nécessaires à un bon
test. Ces qualités sont signalées brièvement par l'auteur qui ajoute
une longue liste bibliographique (70 titres) traitant de cette question.
J. M.
1578. - W. G. CAMPBELL. - Student Honesty as Revealed by
Reporting of Teacher's Errors in Grading {V Honnêteté des Etu
diants dans les Examens d'après les Professeurs). — S. and S.,
n° 838, 17 janvier 1931, p. 97-100.
Cet article, complété par des tableaux statistiques, expose le résul
tat d'une enquête faite sur l'honnêteté des étudiants. Des diplômes
avaient été remis par erreur volontaire et l'on dit aux étudiants que
certaines erreurs s'étant glissées ils étaient priés de vérifier leurs
notes ; 97 % indiquent leurs notes exactes et presque tous ceux qui
savaient ne pas mériter leur diplôme le renvoyèrent. L. B. 876 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1579. - J. H. CLOSKEY. - The Unit Test (Le Test de Base). -
S. and S., n° 859, 13 Juin 1931, p. 798-799.
L'A. cherche quelle est la façon d'utiliser les tests dans l'enseign
ement et est amené à se demander comment doit être le test de base.
Il s'étend sur la manière dont seront écrites les réponses et leurs
dispositions respectives. L. B.
1580. — H. BABCOGK. — Psychological Testing in Psycho-patho
logy (Tests psychologiques en psychopathologie) . — J. of appl. Ps.,
XV, 6, 1931, p. 584-589.
L'A. signale les difficultés qu'on rencontre lorsqu'on veut utiliser
les tests d'intelligence pour l'examen des sujets atteints de troubles
mentaux : divergence entre les échelles dont la difficulté inégale
aboutit, pour les mêmes sujets, à des résultats différents ; caractère
trop global des tests de niveau qui s'adressent à des fonctions diff
érentes pouvant être inégalement touchées, pour ne citer que les
points principaux de cette critique.
Une amélioration simple et indispensable serait, d'après l'A., celle-
ci : compléter la détermination de l'âge mental par : 1° un examen
des fonctions sensorielles ; 2° l'étude du niveau des connaissances
scolaires (tests de vocabulaire, de mots contraires, etc.) ; 3° la
détermination d'un niveau d'efficience par quoi l'A. entend « la capac
ité d'enregistrement de nouvelles impressions et la vitesse d'évoca
tion de souvenirs anciens ».
La différence entre le riîveau intellectuel et le niveau d'efficience
serait particulièrement importante à déterminer. D. W.
1581. - RENE CRUCHET. - La mesure de l'intelligence chez
l'enfant de la naissance à 2 ou 3 ans. — J. de méd. de Bordeaux,
1930, n° 33, p. 951-960.
A propos d'un article de Th. Simon (dans le Paris médical du 1er no
vembre 1930), C. déclare que l'échelle qu'il propose est complètement
erronée, et rappelle son étude de 1911, publiée dans V Année psycho
logique (XVII, p. 48-63), qu'il reproduit intégralement, en inter
calant un paragraphe sur la marche (où il discute une phrase de mon
livre sur le développement mental qu'il n'a pas exactement comprise)
des données sur les observations de Mme Perreux (1912) et quelques
réflexions relatives aux tests dans lesquelles il déclare qu'on doit
considérer leur esprit et non leurs formules propres (ce qui conduit à
faire disparaître le caractère spécifique du test). H. P.
1582. — P. H. FURFEY. — A revised scale for measuring develop
mental age in boys (Une échelle révisée pour la mesure de l'âge de
développement chez les garçons). — Child Dev., II, 1931, p. 103-114.
Il ne s'agit pas ici de l'âge mental, mais d'un âge du caractère plutôt
que de l'intelligence, ce qui explique qu'il faille considérer à part les
deux sexes. Le test se compose de 196 questions concernant les préfé
rences relatives aux jeux, à la vie professionnelle future, aux livres
de lecture, aux objets désirés, aux choses qu'on voudrait voir ou
auxquelles on aime à penser. Il est présenté sous la forme d'une série
d'alternatives : Préférez-vous ceci ou cela ? (un même motif revient les tests et leur emploi 87^ Psychotechnique,
donc dans plusieurs comparaisons différentes). A la suite d'une
enquête préliminaire, on a pu construire des couples d'objets tels que
la préférence de l'un d'eux ait, à un point de vue statistique, une
signification symptomatique de l'âge. On attribue un point chaque
fois que le choix se fait dans le sens des goûts des garçons les plus
âgés ; on en retranche un le cas contraire. Ces données numér
iques forment une base pour calculer le total moyen de chaque âge
normal et pour définir l'âge correspondant du développement du
caractère. P. G.
1583. — ERNANI LOPES. — Subsidio para a adaptaçao brasileira
dos tests de Binet-Terman (Essai d'adaptation brésilienne des tests de
B.-T.). - Ar. Br. de H. M., IV, 1931, p. 17-52, 97-132, 180-207.
Exposé complet, avec technique, de cette adaptation soigneuse de
Terman. H. P.
1584. - C. A. PROBST. — A general information test for kinder
garten children [Un test général de connaissances pour les enfants
des écoles maternelles). — Child Dev., II, 1931, p. 81-95.
Ce test, donné à cent élèves d'écoles maternelles, comporte 132
questions sur toutes sortes de sujets d'intérêt général ou local. Il y a
76,6 % de réponses directes. On constate la supériorité moyenne des
garçons sur les filles dans le plus grand nombre de questions et la
supériorité générale très marquée des enfants appartenant aux caté
gories sociales les plus élevées. P. G.
1585. - M. PEDERSEN. - Le Test de Dearborn appliqué à des
écoliers norvégiens. — Ar. de Ps., XXIII, 90, 1931, p. 179-188.
Important étalonnage, que l'on ne peut malheureusement pas
penser adopter pour les pays de langue française. — Les examens
ont porté sur plus d'un millier d'enfants de six à huit ans, sur lesquels
on a appliqué le test collectif de ï)earborn pour les mêmes âges. —
Après les adaptations de traduction nécessaires, l'usage a montré que
les normes de Dearborn restent très sensiblement valables pour la
race norvégienne. L'instruction scolaire n'influence pas le résultat
du test. — La corrélation générale entre les résultats du test et
l'appréciation des maîtres, de 48 seulement, est en réalité très variable.
Elle dépasse 70 dans certaines classes mais n'atteint que 16 dans
d'autres. Il y a là probablement un test de l'aptitude des différents
maîtres à évaluer leurs élèves. M. F.
1586. — S. GHOSH. — Investigation into the validity of an intell
igence-test-element such as the Hindusthani test (A6, B6) in the
Northumberland mental test (n° 1) (Recherche de la validité d'un
élément de test d'intelligence comparable au test « Hindusthani »
que comporte le test « Northumberland ».) — Ind. J. of Ps., VI, 2-3,
1931, p. 61-70.
Présentation d'un test de « langue étrangère », étudié sur 4 groupes
d'écoliers de 12 ans % environ ; — comparaison des résultats
obtenus pour ce test, pour le test Hindusthani correspondant, et
pour l'ensemble des épreuves contenues dans le Northumberland ;
a corrélation entre les 2 premiers est comprise entre 0,62 et 0,74 ; ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUE^ &7#
entre le premier et le total des questions, elle atteint 0,71 et 0,84,
c'est-à-dire un niveau assez élevé pour que ce test dé langue étrangère
puisse être considéré comme une bonne épreuve de mesure de l'i
ntelligence. J. M.
1587. — G. ZINK. — Testreihe zur Untersuchung der Intelligenz
dreizehnjähriger Volksschüler (Série de tests pour V examen de
V Intelligence d'écoliers de 13 ans). — Arch. f. ges. Ps., LXXX, 3-4,
1931, p. 403-451.
L'auteur fut chargé par le prof. Marbe d'adapter pour l'examen de
l'intelligence des enfants de 13 ans la série de tests de Burgard pour
adultes. Il examiné 12 enfants de 13 à 14 et 8 enfants de 10 à 11 ans,
pour voir ce que peut donner un enfant normal de 13 ans et le com
parer a dés enfants plus jeunes. Il constate une transition normale
entre les résultats des adultes et ceux des enfants. Marbe distingue
2 facteurs de l'intelligence : le facteur inné et le facteur acquis ; c'est
ce dernier (l'expérience critique) qui manque aux enfants et rend
leurs réponses inférieures à celles des adultes, surtout pour certains
tests. L'auteur décrit tous les tests de B., indique les changements
qu'ils durent subir pour être appliqués aux enfants, donne les détails
de l'application du test transformé et les résultats de cette application.
D.M.
1588. - C. H. GRIFITTS. - A Study of Some Motor Ability Tests
[Une étude de quelques tests d'aptitude motrice). — J. of appl. Ps.,
XV, 2, 1931, p. 109-125.
L'A. a étudié les intercorrélations entre une série de tests d'habileté
manuelle, de vitesse motrice, de force musculaire sur un groupe de
60 étudiants, chaque test ayant été appliqué deux fois à intervalle
d'une semaine, et la plupart ayant été effectués avec la main droite
et la main gauche, séparément. Les coefficients de constance des
tests ont varié de 0,57 pour le test de traçage de Mac-Quarrie, à
0,95 pour le dynamomètre ; la plupart des coefficients, toutefois,
oscillent entre 0,70 et 0,80.
Le tableau des intercorrélations offre des résultats assez divergents,
les corrélations les plus élevées étant de 0,67 entre un test de pointage
de Mac-Quarrie et le Matchboard (placement d'allumettes dans de
petits trous), un grand nombre de coefficients étant pratiquement
nuls ; en particulier, la corrélation entre le Tapping ordinaire et le
test de Tapping de Mac-Quarrie, qui consiste à mettre des points
dans de grands cercles, et qui est censé remplacer le tapping ordinaire,
n'a fourni avec ce dernier que la corrélation 0,28.
Des tests de stabilité de la main tels que « Steadiness » de Whipple,
le test de Aiming et de traçage de Whipple (pointe métallique promenée
entre deux règles formant un angle aigu) fournissent des intercorré
lations élevées, de 0,64, 0,54 et 0,53.
Une analyse des fonctions motrices reste encore à faire. D. W.
1589. - J. BUDKIEWIGZ. - Série de tests professionnels du
Laboratoire Psychotechnique Municipal de Varsovie. — Pols. Ar. Ps.,
IV, 4, 1931, p. 221-273.
C'est, à côté d'un compte rendu de l'activité du Laborat. sur le .
les tests et leur emploi 8^9 Psychotechnique,
terrain des Ecoles Profess. Fémin. en 1929-30 et 1930-81, une étude
méthodologique de certains tests de la série appliquée. Après avoir
donné les professiogrammes des métiers étudiés (couture, lingerie,
broderie) et un tableau de tests pour chaque profession (une grande
partie commune aux 3 métiers) comportant dés épreuves d'intelligence
théorique et pratique, d'esprit d'observation, de représentations
spatiales, d'attention, d'aptitudes graphiques, de goûts et aptitudes
artistiques, de fonctions motrices, l'A. décrit sommairement ceux
d'usage courant, pour s'arrêter plus longuement sur les 5 tests
propres au Laboratoire.
1° Description d'une image de Baley, pour toutes les 3 professions;
2° Comparaison de 2 dessins de robes (enumeration de différences), test
pour les couturières ; 3° Deux aspects différents d'une même robe,
test pour les inventé par l'A., consistant à retrouver,
parmi 20 figures de robes, vues de dos, 6 correspondant aux & autres
dessins (mêmes robes vues de face) ; 4° Enfilage des aiguilles de Baley ;
5° Test synthétique de tressage de Baley (un ruban et un ovale à
tresser avec 3 fils).
Les résultats de 4 de ces tests, exposés en courbes de centiles,
montrent une dispersion régulière. Seuls les résultats de l'enfilage
des aiguilles, trop peu nombreux, ne figurent pas dans l'article.
Une étude spéciale a été consacrée à la série de tests d'appréciations
qualitatives, comprenant 6 épreuves, dont celle de tressage de Baley,
(seule de la série du Laboratoire). Voici le tableau résumant cette
étude :
Dispersion en %
Nombre ,- — Teste - desujete
Bon« Moy. Faibli»
1. Résumé d'un texte 28,6 48,9 22,4 98
2. Continuation d'un motif
10,5 80,9 8,5 163 (Rupp)
3. Copie d'un motif sur
pier millimétré 45,4 36 18,6 75
4. Coloriage d'un motif (Test
28,7 101 de goût artistique) 17,8 53,5
5. Dessin d'un motif
42,4 position ornementale) . . . 7,6 49,9 66
6. Tressage (ruban) 27 59,6 13,4 52 7. (ovale) 19,2 67,3 52
Deux de ces tests, appliqués à une deuxième reprise (continuation
d'un motif, 147 sujets, et copie d'un motif, 96 sujets) ont donné une
dispersion analogue à celle de la lre application.
Une partie des résultats du test de coloriage (27) a été appréciée
par 13 personnes, dont 8 en dehors du laboratoire : les évaluations
ont été sensiblement divergentes.
Il semble à l'A., qu'étant donné l'importance, dans ses résultats, 880 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
du groupe moyen, la -classification de Claparède y conviendrait
mieux que celle de Rupp. La supériorité numérique de bons sujets
par rapport au groupe faible serait, sous quelques réserves, l'expression
d'un normal (les sujets ayant été pris, dans des cours pro
fessionnels et, à ce titre, sélectionnés). Les tests 4 et 5 (goûts et
dispositions artistiques) indiqueraient bien qu'on a affaire là à une
dispersion différente de celle des autres aptitudes, dites « régulièr
ement graduées ».
L'A. formule, en plus, quelques postulats relatifs à la vérification
du test par la dispersion des résultats, à la constance de critères,
aux corrections des échelles de notes, conformément aux 2 points pré
cédents. A. R.
1590. - F. BAUMGARTEN et G. EHINGER. - Apparativer oder
Papiertest bei der Augenmassprüfung ? [Test appareil ou test papier
pour V étude du coup <T œil). — Psychot. Z., VI, 2, 1931, p. 33-40.
Ces deux tests ont été appliqués comparativement sur un groupe de
83 écoliers dont l'âge moyen était 14,6 ans. D'après le rendement et
d'après l'appréciation subjective des sujets, le test appareil s'est
montré être le meilleur. N. B.
1591. - V. S. LINTVAREFF. - La boîte d'audition. - Psychot. i
Psychoph. Tr., IV, 2-3, 1931, p. 151-155 (en russe).
L'appareil est composé d'une boîte carrée de 1 m. 05 de côté, divi
sée en cent compartiments dont chacun héberge un électro-aimant
avec un vibreur. Des parois isolantes et doubles permettent de rendre
la localisation du bruit suffisamment difficile lorsque le courant
est envoyé dans l'un des vibreurs. Un bruit continu déclenché par un
électro-aimant central en même temps que le bruit à localiser rend la
tâche plus délicate.
L'appareil est destiné à l'examen des ouvriers qui ont à surveiller
la marche d'un moteur et doivent être avertis de l'irrégularité de la par des variations de bruit. D. W.
1592. - J. M. EARLE. - Tests of distributed attention (Tests
d'attention distribuée). — Br. J. of Ps., XXI, 3, 1931, p. 215-241.
Pour étudier ce problème, E. a imaginé plusieurs tests permettant
de mesurer : 1° l'attention à un seul objet par le nombre de détails ou
d'éléments saisis ; 2° l'aptitude du sujet à maintenir « une succession
d'attentions » à un certain nombre d'objets indépendamment de iout
automatisme que demande l'exécution du test. Le trait le plus saillant
de cette recherche, c'est que l'auteur s'est appliqué à établir, par la
méthode de corrélations et d'intercorrélations, un rapport entre les
résultats des quatre tests d'attention et l'intelligence générale telle
qu'elle a pu être déterminée avec cinq groupes de tests généralement
employés (tests de Binet-Stant'ord, test de substitution de Wood-
worth et Wells, etc.). Or, les corrélations établies ne présentent pas de
coefficients assez élevés entre les deux principaux tests d'attention
et ceux d'intelligence. Aussi, peut-on en déduire que ce n'est pas le
facteur g, mais des facteurs spécifiques qui interviennent surtout
dans l'exécution des tests d'attention distribuée. Il faut cependant
considérer à part les épreuves dont l'exécution exige un haut degré LES TESTS ET LEUR EMPLOI 881 PSYCHOTECHNIQUE.
d'attention et dans lesquelles la suite « d'attentions » dépend du
« contrôle » du sujet. Les ressemblances dans les résultats de ces tests
pourraient correspondre à l'influence du facteur #. Une deuxi me
catégorie constitue les tests assez dissemblables entre eux et qui
demandent pour être bien exécutés : a) une succession rapide « d'atten
tions » ; b) une telle succession correspondant à une « suite extérieure »
qui ne dépend pas du contrôle du sujet. L'attention distribuée répond
la plupart du temps à ces conditions-là. Il y a lieu de conclure à la
présence de facteurs spécifiques pour d'autres raisons encore : 1°
parce que ces dernières tâches ou épreuves comportent une adaptat
ion spéciale fondée sur des connaissances appropriées, sur l'habileté
acquise et son équipement sensoriel et musculaire spécial ; 2° parce
qu'un ajustement est nécessaire entre la « vitesse naturelle de l'ind
ividu »et la« vitesse de succession » que comporte la tâche. P. K.
1593. - H. TARGONSKI. — Contribution à la monographie du
test d'attention diffusée d'après J. Lahy (en polonais). — Psychot.,
V, 2, 1931, p. 24-32.
Description de l'instruction et de la technique du test synthétique
de Lahy (avec excitations visuelles et auditives) ; application sur
les employés des Ch. de F. de l'Etat polonais (513 suj. de 21 à 30 ans,
343 suj. de 37 à 40 ans). Des résultats exposés en déciles pour : 1° les
erreurs ; 2° le nombre de stimuli ; 3° la précision du travail (épreuv ;
avec le film) ; 4° les temps de réaction moyens avec le régulateur, le
frein et le volant, il apparaît nettement que l'aptitude pour le test
diminue avec l'âge en ce qui concerne la marge d'apprentissage, la
précision du travail et la rapidité des réactions motrices. A. R.
1594. - HELENA RADOSUSKA-STRZEMECKA. - Le test de
définition. — Extrait du Bulletin international de la Société Scien
tifique de Pédagogie. In-8° de 42 pages. Varsovie, 1930.
Résumé des résultats d'un travail expérimental, tout d'abord
avec 100 mots chez 40 sujets de 5 à 19 ans, à Varsovie, puis avec 15
mots extraits de la liste précédente, chez 800 sujets de 5 à 19 ans des
écoles de Suwalki (définitions de substantifs ; « qu'est-ce que c'est
que... ? » ; d'adjectifs et de verbes : « que signifie... ? »)
A partir de 10 ans, les réponses étaient données par écrit.
Au niveau intellectuel le plus bas, quand il y a compréhension (ce
qui au début représente des associations accidentelles heureuses) l'en
fant tend à montrer un objet : blanc, il montre un mouchoir ; fer,
un crochet, etc.
Un niveau un peu plus élevé correspond à une enumeration :
blanc : le papier, la neige, la chemise. Il y a en somme définition par
l'exemple, exemple unique ou multiplié dans l'énumération : blanc, la
toile est blanche. Ensuite se produisent des pseudo-définitions, dans
lesquelles rentrent les définitions par l'usage de l'échelle de Binet,
les définitions par description de Meumann : La pelle sert à fouir ;
le marteau est fait en bois et en fer. La réponse prouve encore la
compréhension, comme par emploi d'exemples. Seulement, la forme
de l'exemple correspond à un stade défini ; tandis que la pseudod
éfinition se rencontre sporadiquement à tous les échelons d'Age.
l'annke l'SYCjrm.oGioijj-.. xxxn, .r»f> 882 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
La définition elle-même commence par la tautologie, ou la syno
nymie : Blanc ; c'est blanc ; c'est la couleur blanche ; vert clair, etc.
C'est un type fréquent dans les dictionnaires, pour le type synony-
mique. Il peut d'ailleurs y avoir des erreurs synonymiques : Le lion,
c'est un tigre. L'opposition est un type voisin : blanc, ce n'est pas
noir.
Il y a en somme coordination (les exemples représentant une subor
dination). Pour la définition correcte, il faut une subordination, un
appel au genre, avec parti cularisation. Quand la particularisation se
présente seule, on reste dans le type classé par exemple comme
définition par l'usage (avec intervention de l'utilitarisme enfantin
pour le choix du type de particularisation), si l'on dit de la pelle,
c'est pour creuser la terre. Mais en introduisant le genre : La pelle
est un instrument pour creuser la terre, on obtient la définition
correcte.
Chez certains enfants, pour certains mots, l'appel au genre est
senti comme nécessaire, mais ne peut être réalisé, par manque de
données ou de mots : un enfant de 11 ans, dit du ier qu'il vient du
minerai, « c'est..., je ne sais pas le dire, je le voudrais, de la même
façon que le marteau est un outil, aussi je ne sais pas ce que c'est
que le fer ».
L'uniformité croissante des réponses est d'ailleurs certainement le
résultat de l'instruction scolaire.
C'est vers 10 ou 11 ans que, par une espèce de crise de pensée, se
présente subitement ce type d'appel à des liaisons logiques, se substi
tuant au concrétisme syncrétique primitif.
Si la classification des définitions, donnée par l'auteur (genres
propres, genres lointains, genres impropres, genres apparents, sous-
genres, par exemple, et sans définition) paraît nécessiter une révi
sion, les observations faites sont intéressantes et utiles. H. P.
. - A.-B. et A. FESSARD. - L'aptitude musicale et les tests
de Seashore. - B. I. N. O. P., III, 1, 1931, p. 1-11, et 2, p, 29-41.
Le premier article comporte un minutieux exposé des six tests
phonographiques de Seashore pour l'évaluation de l'aptitude musicale,
mesurant le sens des hauteurs, le sens des intensités, le sens des
durées, le sens du rythme, la mémoire tonale, et le sens de la conso
nance. La méthode générale est toujours la comparaison de deux sons
ou accords présentés consécutivement par le disque du phonographe.
La seconde partie du travail est consacrée à un examen critique
des étalonnages de ces tests, de leur cohérence et de leur validité. A
cette occasion les auteurs exposent quelques idées générales sur la
critique des tests, que les débutants en psychotechnique méditeront
avec profit. M. F.
1596. - K. HEVNER. - A Study of Tests for Appreciation oî
Music (Une étude de tests pour V appréciation de la musique). — J. of
appl. Ps., XV, 6, 1931, p. 575-583.
Le test consiste à faire entendre un extrait d'une œuvre de quelque
grand compositeur, d'une part sous la forme correcte, d'autre part,
sous une forme mutilée, et à faire indiquer au sujet la version qui lui
paraît la plus belle.

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