Les Tests et leur emploi. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 858-878

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L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 858-878
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
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2° Les Tests et leur emploi.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 858-878.
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2° Les Tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 858-878.
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858 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
visibilité de l'obstacle et le temps de réaction, une fois l'obstacle
perçu, étaient tels qu'ils dégageaient entièrement, la responsabilité
de l'auteur de l'accident. S. H.
1597. — H. A. TOOPS. — Sifting civil service applicants by the
successive hurdles method (Le choix des employés du service civil
par des méthodes successives d'élimination). — Pers. .T., XI, 4, 1932,
p. 216-219.
L'auteur critique la méthode de sélection, utilisée par le service
civil des Etats-Unis où, faute de crédit pour l'application des mé
thodes psychotechniques, on utilise, pour faire des éliminations pro
gressives des candidats, des épreuves dont la validité est pratique
ment égale à zéro. Une sélection, où l'ordre des épreuves n'est pas
déterminé par leur validité, n'est autre chose qu'un choix du hasard.
On ferait, dans ces conditions, aussi bien de prendre le nombre néces
saire de personnes dans l'ordre où elles se présentent. R. N.
1598. — W. E. Me CLURE. — The remnant capacities of feebl
eminded (Les capacités résiduelles des débiles). — Ps. Mon., XLÏ1I,
1, n° 194, 1932, p. 202-217.
L'emploi de tests variés, non verbaux en particulier, permet de
constater que dans certaines épreuves, les réussites peuvent être
nettement supérieures au niveau mental moyen du sujet, et dans
d'autres nettement inférieures, sans qu'il y ait de systématisation
des unes et des autres en « constellations » d'habiletés. Parmi les
habiletés résiduelles, on peut noter des formes motrices plus que
mnntal.es, des capacités de vitesse plus que de précision. H. P.
2° Les tests et leur emploi l
1599. — MARCEL FOUCAULT. — La mesure de l'intelligence
chez les écoliers. — In-8° de 136 pages. Paris, Delagrave, 1933.
Prix : 15 francs.
Exposé détaillé, avec indications techniques, et résultats d'étalon
nage, de la méthode proposée après longue mise au point (depuis
1924).
La méthode actuelle comporte un mélange de tests de complète
ment avec les épreuves initialement utilisées (du type des analogies,
des oppositions, des associations genre-espèce et tout à partie, enfin
expression d'usage).
Deux séries de 5 épreuves (l'une comprenant deux textes à 10 l
acunes et l'autre trois) ont été finalement constituées, dont sont don
nées les normes par âge de 10 en 10 jours, pour ce que F. appelle la
quantité (total des réponses admises comme plus ou moins satisfai
santes) et la qualité (total des réponses tout à fait satisfaisantes).
H. P.
1. Voir aussi les n°« 580, 1091, 1166, 1647. LBS TESTS ET LEUR EMPLOI 859
1600. — TH. SIMON. — Méthode rapide de dépistage des arriérés
intellectuels. — B. S. A. B., XXXIII, oct. 1932, p. 1-25 (en
supplément : broch., 8 pages).
Méthode rapide d'examen intellectuel qui simplifie l'échelle Binet-
Simon. Une série de 8 épreuves a été adaptée à chaque âge (de 3 mois
en 3 mois, de 3 à 10 ans ; de 6 mois en 6 mois, de 10 à 14 ans). Si
l'enfant en réussit 5, il doit être considéré comme normal ; s'il échoue
à plus de 3, il doit être considéré comme suspect. L'examen complet
peut être effectué en 5 minutes. L'auteur donne la liste de ses tests
ainsi que la technique de leur emploi. I. M.
1601. — R. NIHARD. — La méthode des tests pour initier les
éducateurs [Les sciences et Part de l'éducation). — • In-16 de 236
pages, avec 6 figures dans le texte. Les Editions du Cerf, Juvisy,
Seine et Oise, 1933, prix :
x\près avoir montré la nécessité d'une méthode objective des
aptitudes scolaires, l'auteur montre la supériorité des tests sur les
épreuves traditionnelles pour mesurer ces aptitudes.
Il en fait ensuite l'historique, passant en revue les premiers tests
aux Etats-Unis, l'influence de Galton, lès travaux de Binet, et montre
qu'il y avait des lacunes dans ces méthodes de première heure.
Il aborde la statistique mathématique appliquée à la mé
thode des tests et expose les échelles métriques d'intelligence.
Il passe ensuite aux tests d'intelligence pratique, tests d'aptitudes
et profils psychologiques.
Il insiste sur l'examen du caractère et de la moralité et montre
l'insuffisance des tests sur ces deux points.
Puis il montre l'origine et les critères de valeur des tests collect
ifs d'intelligence, et ce que l'on peut tirer des tests au point de vue
purement pédagogique.
Il indique enfin de quel secours les tests bien faits peuvent
être dans le dépistage des enfants anormaux, et dans la sélection
des enfants supérieurement doués.
Une bibliographie termine l'ouvrage. M. H. P.
1602. — CHARLOTTE B<"HLER et HILDEGARD HETZER. —
Kleinkinder Tests. Entwicklungstests vom 1 bis 6 Lebensjahr ( Tests
pour petits enfants. Tests de développement de 1 à 6 ans). — Un vol.
in-8 de VI-198 pages, avec 51 fig. et 2 annexes. Leipzig, J. A. Barth,
1932.
Tests. — Dix-sept séries de 10 tests chacune, pour chacune des
périodes suivantes : 1er mois, 2e mois, 3e mois, 4e mois, 5e mois,
6e mois, 7e mois, 8e mois, 9e et 10e 11e et 12e mois ; 1er trimestre
de la 2e année, 2e trimestre de la 2e année, 2e semestre de la 2e année,
3e année, 4e année, 5e année, 6e année.
Exemple de tests. Tests du 3e mois : 1. Tourner la tête en cherchant
tant que dure un son. — 2. Fixer du regard des objets éloignés. —
3. L'enfant promène ses regards autour de lui pendant qu'on le porte
dans la pièce. — • 4. Suivre des yeux un objet en mouvement. —
5. Etant couché sur le ventre.prêter l'oreille au bruit du hochet.—
fi. sur le ventre, tenir la tête levée, — • 7. Mouvements 860 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
d'expérience : lents, retenus, répétés, attentifs. — 8. Répondre au
regard par un sourire ou un balbutiement. — 9. Balbutiement. —
10. Suivre des yeux un objet disparu.
Détails très complets sur le matériel et sur l'exécution des 170 tests.
Tests à appliquer : en principe ceux de l'âge chronologique du
sujet, ceux des deux échelons supérieurs, ceux des deux échelons infé
rieurs. — Ex. : Un enfant de 9 mois 16 jours. Il résout 8 des tests
des 9e et 10e mois, 8 des tests du 8e mois et 9 des tests du 7e mois.
On ne descend pas plus bas. Il résout 4 des tests des 11e et 12e mois,
et un seul des tests du 1er trimestre de la 2e année. On ne monte pas
plus haut.
Exposé très complet sur la nécessité d'adapter l'ordre des tests
et le mode d'application de chacun d'eux au caractère et à l'humeur
du sujet. Exemple des observations multipliées dans ce chapitre :
jusqu'à 18 mois, l'aptitude à réussir un test dépend beaucoup de lu
position imposée à l'enfant et des positions dont il a plus ou moins
la maîtrise. C'est ainsi qu'un enfant de 6 mois, capable de tenir assis
sans appui, tombera si on attire son attention sur un objet qu'il veut
saisir. — A 5 mois, l'enfant qui a faim reconnaît un biberon dans
80 % des cas ; et, quand il est rassassié, dans 40 % des cas seulement.
— Ne pas hésiter à refaire un test manqué, à interrompre une séance
pour la reprendre le lendemain. Un échec par turbulence, par lenteur
ou par fatigue^ ne compte pas. Recommencer dans des circonstances
mieux choisies.
Evaluation quantitative. — Les tests résolus dans la série correspon
dant à l'âge chronologique et dans les séries supérieures sont comptés
positivement ; et les tests non résolus dans les séries inférieures sont
comptés négativement.
30 Chacun des 10 tests des séries mensuelles vaut — - • = 3 jours.... Les
90 tests des séries trimestrielles valent — 10 = 9 jours... Les tests des
séries annuelles valent — — == 36 jours. — Soit un enfant de 4 mois
22 jours. Il a manqué un test du 3e mois et 3 tests du 4e mois, et
réussi 7 tests du 5e mois et 2 du 6e. — Son âge mental est 4 mois
— (4 X 3) -f "(9 X 3) = (4 X 30) -f- 15. D'où un quotient de
^ 142 = 095 U'yö-
Interprétation qualitative. — Les tests portent sur six groupes de
fonctions. Les 10 tests du 1er mois sont : 6 tests de réception sensor
ielle, 3 tests de maîtrise des mouvements du corps, 0 test de compor
tement social, 1 test sur l'aptitude à apprendre, 0 test sur l'aptitude
à manier le matériel employé, et 0 test sur la productivité intellec
tuelle... Les 10 tests de la 2e année comptent 0,0, 1, 2, 3, 1 et 2 tests
de chacune des catégories précédentes. En désignant celles-ci par les
lettres a, b, etc., on obtient un tableau pour profils psychologiques.
(Voir fig.)
Soit un sujet de 1 an 15 jours d'âge chronologique, de 11 mois
21 jours d'âge mental et de quotient 0,93. Ayant résolu 9 tests de la ,
LES TESTS ET LEUR EMPLOI 861
série du 8e mois et un test de la série de 1 an 3 mois, on suppose qu'il
résout tous les tests des âges inférieurs à 8 mois et qu'il manque tous
les tests des âges supérieurs à 1 an 3 mois. Un dénombrement facile
montre qu'il résout au total 24 tests a, 40 tests b, 12 tests c, 14 tests d,
6 tests e, et 1 test / ; l'enfant « normal » du même âge chronologique
résolvant 24, 37, 12, 15, 7 et 5 tests des catégories correspondantes.
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Court chapitre sur l'établissement et l'étalonnage des séries de tests,
et sur les tests éliminés.
Exemple de tests résolus par certains pourcentages d'enfants.
3e année 4* année 5* année
Porter un récipient plein d'eau . . 16 64 76
Nommer une construction 10 64 84
8 60 Décrocher un anneau 76
24 Décrire une image 72 84
Attribuer une valeur morale 14 64 84
12 Copier un cercle 68 100
Trouver 3 objets sur 4, etc 22 56 84
Un vaste tableau, très clair, indique, pour chacun des 170 tests,
la phase de développement et la forme d'activité psychologique
auxquelles il s'applique.
Ex. : Ouvrir la bouche après éloignement du biberon : 1*' mois.
Mémoire pratique des objets. Saisir le bord de la table : 78
Mouvement vers un objet et préhension. Se rappeler, après 8 minutes, ,
862 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
le contenu disparu d'une boîte : 2e trimestre de la 2e année, mémoire
pratique des objets.
Liste des formes d'activité ainsi distinguées. — A. Réception
sensorielle : réaction à la nourriture, réaction sensorielle, étude d'un
objet. — Mouvements du corps : mouvements vers un objet et préhens
ion, écarter un obstacle, maîtrise des et des attitudes. —
G. Comportement social. « Contact» (réagir par exemple à un sourire) ;
compréhension des ordres, défenses ; parole. — D. Acquisitions,
mémoire pratique des objets, mémoire des mots, imitation. —
E. Occupation avec le matériel du test : maniement des objets, persé
vérance dans une occupation. — F. Production intellectuelle : Se
servir d'un instrument (enlever un anneau d'un crochet) ; saisir des
rapports de sens et de forme (causes et effets dans trois images).
Ouvrage exclusivement technique, très bien composé, très bien
présenté. P. Q.
1603. —V. ARBOUZOV et G. VERTE. — Contribution au problème
des tests d'images {En russe). — Sovietskaïa Psykhotekhnika, V,
5-6, 1932, p. 359-370.
De nombreux tests verbaux ont été transformés en tests d'images
par les différents services psychotechniques de l'U. R. S. S. En opé
rant ces transformations on tenait compte des présomptions su
ivantes : les tests d'images sont accessibles aux illettrés ; ils sont éga
lement accessibles à tous les peuples de l'U. R. S. S. qui parlent des
langues très différentes ; ils font disparaître les différences d'entra
înement verbal qui distinguent les classes sociales. Le travail remar
quable de A. et V. tend à démolir ces présomptions ou, plus exacte
ment, leur justification psychologique, suivant laquelle les tests
d'images pourraient être des équivalents des tests verbaux. Les
auteurs ont opéré sur 569 sujets, élèves des écoles primaires de Samar-
cande, ou candidats chauffeurs, examinés au laboratoire psychotech
nique de l'Institut du Travail de l'Asie Centrale. Us ont appliqué un
test de classification et un autre d'analogie à type de règles de trois,
faisant partie de l'échelle d'images de Baranova et Soloviev, aussi
bien que leurs équivalents verbaux. Les tests d'images ont été appli
qués individuellement et les sujets ont été invités à motiver leurs
réponses. Les résultats ont montré que les écoliers fournissent un
meilleur rendement dans les tests verbaux, les chauffeurs, sauf une
exception, dans les tests d'images. L'infériorité des chauffeurs est
plus marquée dans les tests verbaux. Pourtant, les indices statistiques
ne disent presque rien. Très significatives, au contraire, sont les
explications des sujets au sujet de leurs réponses, y compris les réponses
erronées. 11 apparaît que les tests d'images donnent lieu à « une moti
vation d'origine manifestement visuelle », et qui n'est pas comparable
à la motivation « verbale ». Dans les tests d'images, le principiwu
divisionis est dans la majorité des cas strictement concret et la classi
fication des concepts fait entièrement défaut. Le contraire s'observe
dans les tests verbaux. Si donc les épreuves « visuelles » de l'intell
igence devant remplacer les tests verbaux atténuent, dans quelque
mesure, les différences de rendement imputables aux différences
sociales, en réalité il s'agit là d'un malentendu, car ces deux çatégo- TESTS ET LEUR EMPLOI 863 LES
ries de tests évaluent principalement deux fonctions psychiques
différentes. Cette constatation ne s'appliquerait pas aux tests tels
que les images de Binet qui donnent la représentation globale d'une
situation complexe, ou tels que les épreuves de Pintner et Paterson
(parties d'images à composer) ; quoi qu'il en soit, pour l'évaluation
des formes les plus développées de l'intelligence (généralisation, ab
straction) des tests d'images ou du moins ceux qui comportent un
simple choix (classification, analogie) ne doivent pas être employés.
En dépit de toutes les difficultés que comporte leur adaptation aux
différentes ambiances linguistiques, seuls les tests verbaux peuvent
nous fournir des renseignements dignes de confiance. Les auteurs
soulignent enfin l'insuffisance de l'élaboration purement statistique
des résultats, source d'erreurs faciles. Le test doit être suivi de l'ana
lyse des erreurs et d'un entretien « clinique » individuel qui fait appar
aître les résultats sous un tout autre jour. E. S.
1604. — Mme HENRI PIÉRON. — Essai en vue de l'établissement
d'une fiche d'aptitude technique. — B. I. N.O. P., IV, 1932, 7, p. 161-
164, et 8, p. 189-195.
Après avoir élaboré une fiche psychologique générale, l'Institut
National d'O. P. de Paris, a compris la nécessité de mettre à l'ordre
du jour des travaux de son service de recherches, la mise au point
et l'étalonnage d'une fiche d'aptitude technique. — ■ Le présent tra
vail n'est que l'introduction à l'exposé des recherches poursuivies sous
la direction de l'A., chef du service des de l'Institut,
donnant des indications sur les recherches générales qui ont été suivies
et les sujets sur lesquels a porté l'étalonnage (467 élèves d'écoles
professionnelles? et 607 enfants d'écoles à la fin de leur scolarité.)
Dans son état actuel, la fiche comporte 19 tests, des modifications
ultérieures étant dès maintenant envisagées.
Les résultats détaillés de technique et d'étalonnage sont donnés
pour un premier test, copie de ligne brisée, à reproduire sur un
canevas de points, en respectant exactement les angles de la ligne
modèle. La série complète des tests sera examinée, et les normes
fournies dans des articles ultérieurs. M. F.
1605. — H. PIÉRON. — Quelques données sur un test pour l'épreuve
de hauts niveaux d'intelligence. — B. I. N. O. P., IV, 1, 1932, p. 1-5.
Quand on veut rendre un test d'intelligence assez difficile pour
qu'il puisse différencier des adultes supérieurs, on a souvent recours
au procédé qui consiste à multiplier le nombre des questions (sans
augmenter le temps d'exécution) ou à raccourcir le temps donné pour
les résoudre. On donne ainsi un poids particulier à la « vivacité
intellectuelle » et il n'est rien moins que certain que ce soit là procédé
justifié pour atteindre les niveaux les plus élevés d'intelligence. Le
test que présente l'A. comporte trois questions, 3 problèmes à résoudre,
l'un de relations logiques, l'autre de translations verbales, le dernier
d'ingéniosité pratique. Il est appliqué à temps illimité, ce qui ne
veut pas dire, si cette donnée n'entre pas dans l'évaluation du résultat,
qu'il ne sera pas intéressant de connaître le temps d'exécution (ces
temps dans l'expérience rapportée ici ayant varié entre 17 et 60 mi- .
864 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nutes). On peut l'appliquer collectivement en une séance d'une heure.
Appliqué sur un certain nombre d'intellectuels de profession et
d'étudiants, il s'est malheureusement révélé un peu trop facile,
un pourcentage de sujets relativement important étant arrivé au
nombre maximum des points. D'autre part, la 3e question, ne pou
vant être notée que par « tout ou rien » ne permet pas de différen
ciation assez fine entre les sujets. Il y aura donc quelques modifi
cations à apporter pour faire de ce test un instrument de travail,
mais dans son état actuel, il présente déjà l'intérêt de démontrer la
possibilité d'atteindre les hauts niveaux intellectuels par des épreuves
où la question de rapidité n'entre pas en jeu. M. F.
1606. — B. LAHY. — Le test des chiffres en désordre. — B. I. N. O. P.,
IV, 4, 1932, p. 73-81.
Etude du travail consistant à retrouver dans leur ordre de suc
cession les chiffres d'un tableau présentés en désordre. L'expérience
a été faite avec des tableaux muraux, sur lesquels le sujet montrait
successivement les différents nombres avec une baguette. Un tableau
de 25 nombres servait d'adaptation, l'expérience portant sur un
second, de 49 nombres. Le résultat est évalué par le temps moyen de
déchiffrage et par la variation moyenne des différentes périodes
(par tranches de 5 nombres). Un premier essai sur 70 enfants (12-
13 ans) donne des courbes de répartition assez normales. Par contre,
une 2e épreuve donne sur les mêmes enfants, une corrélation p de
0,52 dans un cas, de 0,39 dans l'autre. Sur 3 groupes d'adultes, au
contraire, les coefficients ont varié de 0,72 à 0,75. Il n'y aurait pas
de rapport entre le classement dans le test et celui obtenu par les
tests d'intelligence. Le test, pour l'A., mesure la concentration de
l'attention, obtenue plus facilement, pour une tâche monotone,
chez l'adulte que chez l'enfant, d'où la différence observée dans les
coefficients de constance. 11 serait également un test de culture,
l'ogive des résultats sur un groupe d'étudiants étant constamment
supérieure à celle obtenue sur un groupe de receveurs de tramways.
Il y a là certaines contradictions au moins apparentes, dont il
serait utile de pousser l'analyse. Tout d'abord, d'après les recherches
que j'ai faites sur un test analogue, l'apprentissage est certainement
très lent dans ce genre de travail. Il est possible que l'enfant s'adapte
moins vite que l'adulte, ceci avec des variations individuelles, d'où
une constance plus mauvaise du test dans le groupe des plus jeunes
sujets. D'autre part.il est curieux de constater que sur deux groupes,
de niveau intellectuel (et non pas seulement de culture) différents,
il y ait une différence marquée et constante en faveur du groupe
supérieur, si d'autre part il n'y a pas de corrélation entre le test et
l'intelligence. Enfin il semble bien que beaucoup d'autres éléments
(perception visuelle, en particulier) entrent dans l'exécution du test,
en dehors de l'attention, avec un poids qui n'est pas négligeable,
M. F.
1607. — ED. GLAPARËDE. — Le test du chef de gare. — Ar. de
Ps., XXIÏI, 92, 1932, p. 336-343.
Test destiné, en principe, à la sélection des employés devant ■
Lès tests et leur emploi 865
prendre la direction d'une petite gare, donc appelés à effectuer des
travaux très variés, où la rapidité et l'exactitude de l'exécution
jouent généralement un rôle de premier plan. Le tes!, est très ingé
nieux par la diversité des travaux à effectuer : le sujet doit numéroter
des alphabets présentés en désordre, et ce faisant, inscrire d'une part
sur une feuille spéciale un signe, chaque fois que l'aiguille du compteur
placé à côté de lui, passe au zéro, et d'autre part, faire un signe diffé
rent sur une autre feuille, 20 secondes (temps mesuré sur le compteur)
après chaque sonnerie qu'il entend. L'évaluation comporte donc
évaluation de la quantité du travail, et de l'exactitude des deux
tâches secondaires. Le test appliqué à Genève et au Brésil a fourni
deux centilages très comparables pour le premier point, assez diffé
rents pour le second. Le résultat le plus intéressant, qui vient comp
léter les données du travail sur la rapidité et la quantité (voir
n° 1567) analysé par ailleurs, est qu'aucun rapport n'existe entre le
rendement et la précision de la réaction. Voici par exemple les
rangs pour la des 12 premiers sujets au rendement.
Rangs pour le rendement 1 2 3456 7 8 9 10 11 12 la réaction 43 19 24 1 1 1 45 38 22 25 1 37
En pratique, la sélection devrait se faire en prenant parmi les
sujets n'ayant aucun retard de réaction, les meilleurs pour le ren
dement (qui ne seraient sans doute pas les premiers du groupe
total). M. F.
1608. — S. HORINSON. — Essai d'application de deux tests de
sensibilité tactile. — B. I. N. O. P., IV, 2, 1932, p. 25-32.
L'A. chargé de l'examen psycho-moteur des sujets de la consul
tation de neuro-psychiatrie infantile du Dr Heùyer, a mis au point,
après de patientes recherches, deux tests de sensibilité différentielle
tactile, pour les épaisseurs et pour les rugosités. Le matériel se com
pose pour le premier de 10 plaquettes métalliques (épaisseurs de
2 mm. 10 à 0 mm. 5) et pour le second de huit bandes de toile émeri
de rugosité variable. Le sujet doit, les yeux fermés, ranger dans
l'ordre plaquettes et bandes de toile. Le résultat est donné par la
moyenne des erreurs au cours de trois épreuves successives. La
constance a été de 0,59 pour le test d'épaisseur, 0,31 seulement
pour celui de rugosité ce qui est insuffisant, et incite l'A. à de nouv
elles recherches. Les résultats sur 100 sujets donnent une courbe de
fréquence satisfaisante. Il est intéressant de voir la relation entre
les résultats et les notes scolaires. Dans le 1er quartile on trouve
18,5 % de sujets ayant un gros retard scolaire, 40,3 % dans les 2e et
3e, et 60 % dans le dernier quartile. Par contre, la corrélation avec
deux tests d'habileté manuelle n'a été que de 0,19. Il y a donc bien
un aspect particulier de l'aptitude manuelle, qu'il est intéressant
de connaître au point de vue professiqnnel. Il est souhaitable qu'un
étalonnage sur des sujets normaux à tous points de vue vienne
compléter ce travail. M. F.
1609. — J. LENDZION. — Monographie du test de « rangement
des numéros » {En polonais). — Psychot., VI, 4, 1932, p. 108-208.
Il s'agit du test de Schulz employé couramment à l'Institut Pro-
l'anivée psychologique, xxxiii. 55 866 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
vkicial Rhénan et consistant à faire ranger par le sujet, dans l'ordre
de numéros (de 50 à 149), 100 rondelles métalliques. L'A. l'a appliqué
sur 100 jeunes filles, élèves des écoles communales, âgées de 13 à
Ï7 ans (mode = 15 ans). Les résultats quantitatifs (temps) ont été
complétés par l'observation de la façon de travailler.
Les résultats, exposés sous l'orme d'une courbe de fréquences,
sont très analogues à ceux de Schulz (courbe bi-modale, avec som
mets correspondants à 12' et à 14 '30"). La répartition des sujets
en 5 groupes se présente de la façon suivante : 1° Très bons :
10' — 12 % ; 2° Bons : 10'30" à 12' — 20 % ; 3° Moyens : 12 '30" à
16' 15'3O" — 36 % ; 4° Faibles : 19'30" — 19 % ; 5° Très faibles : à
20' et plus, — 13 %.
Les différences entre les résultats allemands et polonais portent
principalement sur les valeurs extrêmes (chez S. : 6' et 31', chez L. :
8'30" et 25').
Les sujets de L. ont travaillé suivant les mêmes méthodes que
ceux de S., à quelques exceptions près. Cependant L. a noté chez
elles, 3 méthodes inconnues de S.
Un essai poui* établir un rapport entre les temps et la méthode de
travail semble donner des résultats intéressants et que résume le
tableau suivant :
Les méthodes Temps Les meilleures méthodes les pins mauvaises
Très court 25 %
Court. 15 % 45 %
Moyen 10 % 50 %
13 % Long 66 %
Très long.. 85 %
L'A. pose la question de savoir si ce test peut convenir, non seu
lement pour déceler les aptitudes d'organisation commerciale, mais
en pluSj comme un moyen d'étudier le caractère général du travail.
Elle penche vers une réponse positive. A. R.-G.
1610. — RAYMOND R. WILLOUGHBY. — A scale of emotional
maturity {Une échelle de maturité émotive). — J. of Soc. Ps., III,
1, 1932, p. 3-37.
Pour la constitution de cette échelle, une centaine de juges ont
été sélectionnés d'après leur entraînement au travail psychologique
(éducateurs, psychiatres, professeurs de psychologie, etc.). Une
série de 15,0 articles leur était proposée, dont chacun reproduisait
un trait de comportement pouvant être considéré comme caracté
ristique d'un certain degré de maturité émotive, chaque situation
présentée impliquant une maîtrise de soi plus ou moins évidente.
Les juges avaient à elasser en 3 groupes les articles indiqués, comme
significatifs d'une maturité inférieure, moyenne ou supérieure,
avec 3 subdivisions dans chacun de ces groupes. 60 articles ont ainsi

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