Les Tests et leur emploi - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 751-762

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 751-762
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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2° Les Tests et leur emploi
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 751-762.
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2° Les Tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 751-762.
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à faire un essai bien construit d'après un ensemble d'idées données
pêle-mêle sur un sujet. La 3e séance comporte 4 épreuves diverses
consistant à modifier, classer, compléter certaines phrases logiques.
La 4e séance ne porte que sur des examens objectifs : lecture, cons
truction de phrase, grammaire, ponctuation, vocabulaire, etc.
L'A., en dix tableaux statistiques, nous donne les résultats
obtenus, les corrélations ' établies d'après c*es multiples épreuves
appliquées à plus de 100 étudiants.
Les conclusions sont tout à fait optimistes : le genre d'examen
s'est révélé comme le meilleur employé jusqu'ici en cette matière.
L. B.
2° Les Tests et leur emploi1
1406. — M. WOLF. — Kleinkinderstests (Tests pouf les petits enfants) .
— A. f. ges. Ps., XGIV, 2-3, 1935, p. 214-246.
Les tests de développement de Ch. Bühler permettent de suivre
l'évolution de l'enfant indépendamment des conditions du milieu,
du sexe, de la race. L'A. les utilisait donc pour la présente étude
dont le but était double : 1° examiner si l'intérêt des enfants appar
tenant à la couche sociale très aisée se trouve moindre pour le matériel
dont est composé le test que celui des enfants prolétariens ; 2° voir si
le rendement de ces deux groupes d'enfants n'est pas quantitativ
ement si différent que tout quotient de développement perd son sens.
50 enfants, âgés de 1 an, 1 mois à 5 ans, 10 mois, appartenant
au milieu très riche ou pour le moins très aisé, forment le groupe
expérimental. Tous ces enfants vivent dans des conditions morales
et hygiéniques très bonnes.
Les tests de Bühler portent sur six domaines qui, selon W.,
épuisent l'ensemble de la personnalité humaine. Nous allons examiner
les résultats qualitatifs et quantitatifs que l'A. a pu obtenir pour
chacun de ces domaines dont voici la liste : a) perceptions sensor
ielles ; b) maîtrise du corps (mouvements de coordination) ; c) socia
bilité ; d) faculté d'apprendre ; e) production intellectuelle.
On peut d'abord constater que l'intérêt que portent ces enfants
au test est très grand et tout à fait égal à celui de leurs camarades
prolétariens. Mais l'attitude franche et non intimidée envers une
personne étrangère ne s'acquiert qu'à partir de 3-4-5 ans. A ce
moment, on distingue ■ une nette différence entre les enfants du
milieu aisé et les enfants prolétariens en ce qui concerne la sûreté
du comportement, l'absence de gêne, la maîtrise des formes convent
ionnelles, l'aisance dans l'expression des sentiments, etc.
La présence de personnes familières (mère, gouvernante) pendant
l'expérience est toujours vivement sollicitée par l'enfant, mais leur
intervention éventuelle au cours de l'examen a moins d'influence
sur le rendement de l'enfant que cela a lieu à un âge plus avancé.
Quant au matériel du test, on peut distinguer 3 catégories :
a) matériel très apprécié ; b) qui laisse l'enfant indifférent ; c) qui
n'est pas aimé.
1. V. aussi les n°<> 436, 448, 492, 1312, 1379. 752 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Les résultats quantitatifs globaux montrent une avance consi
dérable de ce groupe d'enfants aisés par rapport aux enfants prolé
tariens. Tandis que pour ces derniers la dispersion du quotient
de développement s'étend entre les valeurs 90-110, celle des enfants
■ du groupe aisé est 120 à 140, sa moyenne étant égale à 130.
Résultats qualitatifs : a) concernant les perceptions : leur niveau
est égal pour les deux groupes d'enfants à l'âge de 1-2 ans ; b) concer
nant la maîtrise du corps : ici le phénomène devient plus complexe.
A l'âge de 1 an à 1 an 1/2, l'enfant prolétarien est bien inférieur
à celui d'une famille aisée. De 2 à 3 ans, c'est l'enfant prolétarien
qui montre une supériorité très accusée dans ce domaine. Entre
3 et 4 ans, le rendement des deux groupes est égal. Ceci s'explique
facilement. Dans la première période, on mesure chez l'enfant
surtout la faculté de marcher seul, de rester debout sans appui, etc.
Un bon état physique des enfants vivant dans les conditions aisées
leur assure une avance. Par contre, lorsqu'à 2 ou 3 ans on mesure
la coordination de mouvements plus complexe, les enfants proléta
riens laissés à eux-mêmes et obligés souvent à s'habiller et à se servir
seuls y acquièrent plus d'adresse et de sûreté que leurs camarades
de familles aisées.
L'avance des enfants bourgeois sur ceux des prolétaires apparaît
encore dans les domaines du comportement social, de la compréhens
ion des rapports et très fortement dans celui du langage et de
la mémoire verbale. Par contre, la faculté d'imitation et l'endurance
se trouvent égales à âge correspondant.
Ces recherches, pleines de détails intéressants et conduites avec
beaucoup de méthode, apportent une précieuse contribution à la
psychologie du développement. S. K.
1407. — i. m. NESTOR. — Metode expérimentale de cercetare
psihologica a copilului de 6-7-8 ani (Méthodes expérimentales
d'investigation psychologique sur les enfants de 6 à 8 ans). —
Analele de Psihologie, II, 1935, p. 70-106.
Complétant les recherches de H. Winkler, de Leipzig, N. a adapté
l'échelle de maturité pour les enfants entrant à l'école, qui comporte
des épreuves de combinaison constructive, de compréhension des
formes, de mémoire motrice, de mémoire auditive immédiate, de
mémorisation d'un matériel ayant un sens, de verbale,
d'adresse verbale, de compréhension numérique, de mémoire visuelle,
d'imagination, de dénomination, de vitesse de compréhension, manuelle, d'attention (concentration et résistance).
La construction d'un profil psychologique au moyen des résultats
des tests rend service à l'instituteur qui peut juger, dès l'entrée de
ses élèves, de certaines de leurs faiblesses. H. P.
1408. — J. TUCKMAN. — A picture performance scale (Une
échelle de tests de performance en images). — J. of ed. Ps., XXVI,
1, 1935, p. 17-29.
L'auteur passe en revue les difficultés d'emploi des tests de
performance puis il propose l'échelle qu'il a élaborée : elle consiste
'm une histoire représentée par des gravures morcelées et mélangées LES TESTS ET LEUR EMPLOI 753
qu'il s'agit de remettre en ordre. Elle consiste en dessins de O, Soglov
représentant « le petit roi ». Il y avait de 2 à 12 dans chacune
des 37 séries.
L'épreuve a été donnée à 114 enfants, 68 garçons et 46 filles de
5 ans 6 mois à 17 ans 4 mois dont les quotients d'intelligence s'éche
lonnaient de 68 à 132. Il n'y avait pas de temps limite ; les temps
ont varié de 30 à 75 minutes. Les plus jeunes enfants ont exécuté
le travail le plus rapidement.
Méthode d'annotation : on n'accorde de points que lorsque 2 pla
cements successifs sont corrects. L'annotation suit une progression
arithmétique dont la raison est 2.
Validité : 3 méthodes : a) l'âge mental ; b) l'âge chronologique ;
c) la classe. On a obtenu les corrélations suivantes :
Note du test et classe r = 0,81 ± 0,02
— âge chronologique r = 0,74 ± 0,03
—mental r = 0,85 ± 0,02
La moyenne des notes varie en fonction directe de ces 3 facteurs.
Vérification de la validité : recherche de la corrélation entre
tests pairs et tests impairs : r — 0,93 ± 0,01.
La moyenne des notes obtenues va de 37 pour le jardin d'enfants,
37 pour l'âge chronologique 5, 25 pour l'âge mental 4, à 138 pour
la classe supérieure, 134 pour l'âge chronologique 17, et 152
l'âge mental 16.
Avantages de l'échelle : 1° Facilité d'application ; 2° Application
étendue ; 3° Intérêt ; 4° Formes additionnelles. G. G.
1409. — H. PIÉRON. — • Rapport sur la fiche d'examen psychologique
des sportifs. — Biotypologie, III, 1, 1935, p. 1-8.
Fiche intégrée dans un examen biotypologique comprenant
3 aspects liés : morphologie, physiologie et psychologie.
La fiche explore les fonctions sensori-motrices, les fonctions
intellectuelles, les fonctions affectives et le caractère.
L'auteur insiste sur le plus ou moins d'importance de ces
suivant le sport considéré. M. H. P.
1410. — L. WYT YGZAK. — L'analyse psychologique du test d'Ebbing-
haus (en polonais, avec résumé français). — Travaux de l'Institut
de Psychologie de l'Université Jean-Casimir à Lwow, I, 2, 1935,
29 pages.
L'auteur, en appliquant à 10 sujets divers tests de complètement
{complètement de mots dont une partie manque) suivant la méthode
d'Ebbinghaus, a demandé à chacun d'eux d'indiquer, par analyse
introspective, après chaque lacune comblée, comment la solution
avait été trouvée.
Tantôt la lacune est comblée sans que le sujet sache comment,
tout de suite, ou après un retard, recherche, tantôt la solution
se trouverait en quelque sorte mécaniquement (répétition des syllabes
données jusqu'à une évocation du mot), tantôt un raisonnement
grammatical apporterait la solution, tantôt enfin un
logique. Or, pour l'auteur, seul ce dernier procédé appartiendrait
l'année psychologique, xxxvi 48 754 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
à l'intelligence (la mémoire et les connaissances jouant le rôle essentiel
dans les autres procédés), et la proportion moyenne {29 %) du
mécanisme intelligent est insuffisante pour que le test puisse servir
à la mesure de l'intelligence (d'autant que les différents sujets
présentent de grandes variations individuelles dans les proportions
des divers mécanismes possibles). Il faudrait donc modifier le test,
conclut l'auteur. - •
Évidemment, les processus purement mnémoniques jouent un
moindre rôle quand on fait trouver un mot sans donner de lettres
ni de syllabes de ce mot, mais l'interprétation des réponses correctes
est plus difficile et les connaissances verbales jouent toujours un
rôle essentiel. _ H. P.
1411. — J. PLATA. — Recherches sur la mémoire des positions
des signes. — Tr. hum., III, 1, 1935, p. 47-61.
Suite d'un travail, précédemment analysé [An. Ps., XXXV,
n° 1510) auquel on se reportera pour la description technique du
test employé. Le présent article contient les résultats obtenus
et les conclusions qui en découlent. Les sujets sont : 129 garçons
(67 de 8 à 10 ans, 62 de 11 à 13), 225 apprentis de la Société des
Transports en commun de Paris* 111 adultes (78 de 20 à 35 ans,
33 de 36 à 50 ans), 100 malades mentaux de 10 à 50 ans.
Le total des signes (15) a été retenu par 16 % de garçons de 13-
14 ans, 6,76 % des adolescents de 16 ans, 2,56 % des adultes de 20 à
35 ans. Le mode est de 7 à 8-10 ans et à 11-13 ans, de 11 à 13-14 ans et
à 15-16 ans, de 10 pour les adultes de 20 à 35 ans. Il y a donc un
rapport avec l'âge. Progression de l'enfance à l'adolescence, maintien
jusque vers 30-35 ans, puis déclin. (Les adultes de plus de 35 ans ont
un rendement égal à celui des enfants de moins de 10 ans.) Dans
le résultat intervient avec un poids important la capacité d'organiser
le travail mental. Ce. facteur, lui, est certainement fonction de l'inte
lligence. Or, les sujets ne sont pas comparables entre
eux à ce point de vue. Cela permet quelques doutes sur la valeur
réelle des conclusions que donne l'auteur. M. F.
1412. — Mme H. PIÉRON. — Le Pachoesthésimètre de Piéron et
-" Comme son étalonnage. son nom — l'indique B. I. N. (~a-/oç, O. P., épaisseur), VII, 3-4, l'appareil 1935, p. 33-41. est destiné
à mesurer la finesse d'appréciation des épaisseurs. Il se compose
d'une lame métallique de 30 cm. de long, variant de façon régulière
de 5 mm. 5 à 1 mm. 5 d'épaisseur. Il n'y a donc pas d'échelons di
scontinus, ce qui constitue la supériorité de l'appareil sur les procédés
généralement employés (comparaison de lames de différentes épais
seurs}. Un étalon est placé à côté de l'une des extrémités de la lame.
Le sujet, après l'avoir apprécié avec deux doigts placés sur les deux
faces (donnant donc l'impression d'épaisseur) parcourt avec les
mêmes doigts la lame et indique le point qui lui paraît réaliser
la même épaisseur que l'étalon. Le mouvement d'exploration doit
être continu et le sujet n'a pas le droit de revenir en arrière. L'étalon
nage est fourni, avec tous les détails de l'évaluation des résultats,
d'après les chiffres obtenus sur 100 filles et 103 garçons des écoles
de Paris âgés de 11 à 12 ans 1/2. M. F. TESTS ET LEUR EMPLOI 755 LES
1413. — Mme H. PIÉRON. — Un dextérimètre à translation de
rondelles enfilées. — B. I. N. O. P., VII, 5-6 et 7, 1935, p. 69-74
et 101-112.
II s'agit de l'appareil de Moede, désigné souvent sous le nom
de « souricière ». Il se compose d'un fil de fer de 1 m. 87 tortillé irr
égulièrement et formant 29 coudes à angles d'ouverture variée. Les
deux extrémités sont fixées sur un socle. Il s'agit de faire passer
d'une extrémité à l'autre 55 rondelles métalliques, en les maniant
une à une avec une seule main. Le test a été appliqué à 101 garçons
et 103 filles de la classe du certificat d'études. Les normes sont four
nies 'en déciles, séparément pour les deux sexes. (Les garçons étant
légèrement supérieurs.) L'épreuve est un test de dextérimétrie,
mais en notant les temps par groupe de 10 rondelles, il peut donner,
comme le montre l'A., d'utiles indications sur la rapidité de compré
hension du sujet, sa capacité d'apprentissage, sa « viscosité » (apti
tude à changer le sens du travail, si on lui fait exécuter la translation
en sens inverse), la vitesse de mise en train, la fatigabilité. C'est donc
une épreuve très intéressante, par la richesse et la variété des indi
cations qu'elle permet de recueillir. M. F.
1414. — R. B. CATTELL. — On the measurement of « Perseveration »
(Sur la mesure de la « perseveration »). — Br. J. of Ed. Ps., V,
1, 1935, p. 76-92.
On a appliqué des séries plus ou moins longues de tests de « persé-
vération » à 52 adultes, 53 enfants — garçons et filles — de 10 ans,
50 garçons de 14 ans et 50 filles du même âge.
Il a été nécessaire pour apprécier sainement les résultats de
distinguer entre les tests d' « alternance » et les tests d' « effort créa
teur », et l'on a constaté que la pratique qui diminuait le résultat
« P » dans tout test agissait particulièrement sur les tests d' « effort
créateur ».
Ce résultat P qui décroît d'ailleurs légèrement au cours de
l'enfance augmente au cours de l'adolescence, reste constant pendant
la vie adulte et augmente à nouveau un peu pendant l'extrême vieil
lesse. H. A.
1415. — W. V. BINGHAM. — Mac-Quarrie test for mechanical
ability (Le Mac-Quarrie Test pour mesurer l'aptitude mécanique).
p.' 202-205. — Occ, XIV, 3, 1935,
Le Mac-Quarrie Test est un test collectif dont l'application
dure environ une demi-heure. Il se compose de 7 épreuves que l'A.
énumère en donnant les temps respectivement employés : tracé
rapide au crayon le long d'un modèle sans le toucher (30 secondes) ;
triple pointage de cercles (30 secondes) ; pointillage rapide (30 se
condes) ; copie de modèles dont chacun est fait de 4 lignes droites
assemblées (2 minutes 1/2) ; identifier la localisation de points
dans plusieurs carrés, en comparaison avec la position de lettres
d'un grand carré (2 minutes) ; compter des cubes qui en touchent
d'autres dans plusieurs files dessinées (2 minutes 1/2), et suivre
des yeux les unes après les autres des lignes enchevêtrées et numéroter
convenablement leur point d'arrivée (2 1/2). 756 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Ces 7 épreuves ont des coefficients différents. Le niveau d'aptitude
est donné par le tiers de la somme totale des points.
L'A. a appliqué ce test à 124 apprentis de 16 à 22 ans. Il donne
en 3 tableaux statistiques les moyennes et les corrélations ainsi
obtenues. L. B.
1416. — FR. BAUMGARTEN. — Un test pour l'examen des goûts
des enfants et des adultes. — Tr. hum., III, 3, 1935, p. 283-296.
A côté des questionnaires directs, permettant un inventaire
complet des goûts des sujets, mais offrant l'inconvénient d'avoir
un but compréhensible pour le sujet, les procédés d'investigation
indirects, s'ils sont incomplets, offrent par contre la supériorité
d'être reçus par les sujets sans que ceux-ci se doutent du but véritable
de leur application. Le test mis au point par B. est de cette dernière
catégorie. On demande aux sujets de souligner dans un catalogue
comprenant 438 titres de livres, les 5 ou 10 qu'ils désireraient acheter
ou recevoir en cadeau ; les livres s'adressent à 18 intérêts différents,
embrassant le cycle de la vie humaine et de la civilisation. Les
résultats permettent de comparer les garçons et les filles au point
de vue du nombre des domaines auxquels ils s'intéressent (entre 1
et 5 pour les sujets examinés) de l'évolution de ce nombre avec
l'âge et enfin de la fréquence de chaque domaine, pour chaque sexe
et à chaque âge. On voit ainsi par exemple : que l'intérêt principal
des garçons est centrifuge (hors du domaine de la famille,) centripète
au contraire pour les filles. L'intérêt central est représenté chez les
premiers par les histoires d'aventure (40,1 % des cas), par les
histoires de familles, biographies, etc. (52 %) chez les secondes.
Des comparaisons intéressantes sont également possibles entre les
répartitions des intérêts en fonction du niveau d'enseignement.
En examinant individuellement les résultats, on peut souvent dépister
des anomalies, l'existence de complexes, etc. Facile à appliquer,
le test semble intéressant, l'interprétation des résultats devant être
cependant assez délicate, à moins d'une grande expérience.
M. F.
1417. — N. POLLACK. — Les tests de caractère dans la pratique
d'une consultation psycho-pédagogique. — B. I. N. O. P., VII,
1935, 8, p. 137-147 et 9-10, p. 173-177.
A l'occasion de recherches exécutées avec le test de Rorschach
(voir ce vol., n° 436), l'A. a été amenée à examiner dans un esprit
critique la valeur et les possibilités d'application des différents
tests de caractère. Elle les classe en deux grandes catégories : ceux
qui prétendent donner des renseignements sur la personnalité totale
(questionnaires genre Woodworth, barrage de Pressey, test de choix
des images, Rorschach), et ceux au contraire qui ne visent qu'à
mesurer un trait particulier du caractère. (Tests de Decroly, tests
mécaniques de Henning, tests de sens moral, etc.). Elle fait quelques
objections rapides (et justifiées) à chacun d'eux et préconise final
ement le test de Rorschach en lui faisant cependant les objections
suivantes : il renseigne sur les formes et non sur le contenu de la
vie psychique ; permettant une analyse qualitative très différenciée, '
TESTS ET LEUR EMPLOI 757 LES
il est difficile d'arriver à des mesures précises au point de vue quantit
atif. Enfin son application demande un long entraînement car il
ne s'agit pas de « lire » un résultat, mais de l'interpréter, ce qui
ouvre évidemment la porte à une influence subjective de l'expér
imentateur sur le résultat obtenu. M, F.
1418. — M. VEYS. — Le caractère chez l'adolescente débile mentale.
— In-8° de 94 pages. Louvain, 1935.
Emploi systématique de tests de caractère chez des adolescentes
débiles dont les deux tiers sont des délinquantes, avec calculs de
corrélations entre les différentes épreuves comportant, à côté des
tests classiques de développement mental, des tests de connaissances
et d'attitudes morales inspirés de Hartshorne et May, et surtout
des tests de comportement (tests de loyauté, de 8 types différents,
de dévouement, d'inhibition, de persistance, de suggestibilité).
Avec de hauts coefficients de fidélité pour les épreuves comportant
leur détermination, les divers tests de loyauté ou de tricherie ont
donné des corrélations assez faibles pour indiquer des types différents,
et relativement indépendants, de la déloyauté, la dans
le jeu apparaissant comme tout à fait à part.
De même entre divers tests de persévérance ou de suggestibilité,
les corrélations faibles indiquent l'existence de types différents
(dont il faudrait tâcher de déterminer le nombre et la nature)
Les entre 2 tests de persistance, 2 tests de suggest
ibilité, 2 tests d'inhibition, ont toujours été supérieures à celles
qui existaient entre tests mesurant des traits différents.
Pour les corrélations entre groupes de tests visant des traits
de caractère (malgré la multiplicité des types de ceux-ci), voici les
valeurs trouvées (avec 56 sujets) :
2 3 4 5
1. Déloyauté —0,110 —0,012 +0,115 +0,134
— 0, 163 — 0,506 — 0,073 2. Dévouement
3. Inhibition + 0,207 —
4. Persistance — 0,099
5. Suggestibilité — 0,099
Les coefficients sont peu significatifs, sauf un coefficient négatif
entre le dévouement (de l'écolier se sacrifiant pour la collectivité
de la classe) et la persévérance, trait peut-être propre au groupe
spécial et limité des sujets.
La délinquance s'est montrée sans effet aucun sur les traits
étudiés du caractère.
Ce travail excellent fait honneur à l'auteur (Sœur Marie des
Filles de la Croix de Liège) et à son maître, qui l'a inspiré et
dirigé, A. Fau ville. H. P.
1419. — G. MARINESGO. A. KREINDLER et L. COPELMAN.
— Le test de Rorschach et la dynamique de- l'écorce cérébrale,
d'après les lois des réflexes conditionnels de Pavlov. — An. Méd.-
Ps., XV, 93, I, 1935, p. 614-623.
Tentative pour donner des différentes Variétés de réponses au 758 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
test de Rorschach une interprétation physiologique. Elles pour
raient être imputées à des différences dans les rapports de l'irradiation
et de l'inhibition corticale de l'excitation. H. W.
1420. — E. SCHNEIDER. — Der Rorsehaehsche Formdeutversuch
(Le test d'interprétation de formes de Rorschach). — Ind. Psychot.,
. XII, 7-8, 1935, p. 223-230.
Exposé succinct de la technique du test des « taches d'encre »
de Rorschach avec l'espoir d'en voir l'utilité reconnue en psychotech
nique industrielle. D. W.
1421. — P. E. VERNON. — The significance of the Rorschach
test (La, signification du test de R.). — B r. J. of Med. Ps., XV,
. 3, 1935, p. 199-217.
Le test des taches d'encre de R., qui devient de plus en plus
populaire, n'est pas un test purement objectif, comme le soutiennent
certains, mais un instrument de psychodiagnostic du genre technique
du jeu. Gomme tel, il semble à l'A. un utile auxiliaire pour l'explora
tion de la personnalité des sujets atteints de psychonévrose carac
térisée ou à ses débuts. J. F.-W.
1422. — CHRISTIANA D. MORGAN et H. A. MURRAY. — A
method for investigating fantasies. The thematic aperception test
(Une méthode pour V investigation des imaginations. Le test d'aper-
ception thématique). — Ar. of N., XXXIV, 1935, p. 289-306.
A côté du test de Rorschach, les auteurs proposent une épreuve
consistant à présenter aux sujets des séries de dessins figurant des
scènes dramatiques, en demander une interprétation et aussi une
reconstruction imaginative de ce qui a dû précéder et suivre la scène
figurée.
Une série de 20 scènes fut choisie et présentée collectivement
à 40 sujets qui devaient écrire leurs réponses ; mais quelque temps
après les sujets étaient repris individuellement et interrogés rétros:
pectivement.
Les éléments des récits ont pu être ramenés, soit à des données
tirées de films ou de livres, soit à des événements survenus dans la
famille ou chez des amis, soit à des expériences personnelles, soit
enfin à des imaginations conscientes ou non.
Deux cas sont relatés (mais la nature des figures tests n'est pas
précisée) d'où il résulte que la méthode permettrait une pénétration
assez profonde de la personnalité, avec possibilité d'interprétations
psychanalytiques. H. P.
1423. — E. A. CO WAN, M. CLELLEN, B. M. PRATT et M. S. KAER
— An adolescent personnality schedule (Un test de personnalité
pour adolescents). — Child dev., VI, 1935, p. 77-87.
Ce questionnaire pour l'étude de la personnalité chez l'adolescent
comporte 201 questions. Le test est étalonné. Les réponses se font
par oui ou par non. On a choisi les questions de manière telle que
l'une ou l'autre de ces deux réponses soit toujours nettement carac
téristique d'une disposition anormale du caractère. P. G. '■
LES TESTS ET LEUR EMPLOt 750
1424. — X. — L'inventari personal de G. Bernreutèr (L'inventaire
personnel de G. Bernreuter). — R. de P. i P., III, 11, 1935,
- p. 267-278. . .
Publication de Y Inventaire personnel (pour l'étude des goûts
et des tendances) de R. G. Bernreuter, comprenant 125 questions
auxquelles il est demandé de répondre par oui, par non, ou par
■un point d'interrogation. Le questionnaire est accompagné des
instructions nécessaires pour l'utiliser et pour en interpréter les
résultats. L. B.
1425. — I. LORGE. — Personality traits by fiat. I : The analysis
of the total trait scores and key » of the Bernreuter personality
inventory (Que les traits de la personnalité soient. I : Analyses
de la mesure des traits du caractère et des clés dans le questionnaire
de Bernreuter). — J. of ed. Ps., XXVI, 4, 1935, p. 273-278.
Le questionnaire se compose de 4 tests, dans l'ensemble 125 ques
tions auxquelles le sujet doit répondre par oui ou non, ou par ?
On donne une note à chaque réponse et, suivant les questions,
on classe le sujet par rapport à 4 traits de caractère :
1) Tendance neurotique ; 2) Sentiment du moi ; 3) Introverti-
extroverti ; 4) Dominance et soumission.
Or, les corrélations partielles entre les traits 1 et 3 est 0,80,
entre 2 et 4 0,46, l'intercorrélation les 4 est — 0,68. On peut
en conséquence assimiler les traits 1 et 3 d'une part et 4 d'autre
part, le trait 2 étant moins important. De même il existe la même
intercorrélation entre les 4 espèces de clés que propose Bernreuter.
En conséquence, les traits de la personnalité isolés par Bernreuter
sont factices. • C. C.
1426. — F. IL KIR KPATRICK. — «Personality tests »for professors
(Tests de personnalité pour les professeurs). — S. and S., 1935, 1082,"
p. 406-407. 42,
Ce test n'est en réalité qu'un questionnaire composé de 15 ques
tions précises aux professeurs sur les méthodes qu'ils emploient pour
connaître et manier leurs étudiants. L. B.
1427. — J. J. ALIER I GOMEZ. — Résultats obtinguts amb el Ques-
tionari intim del Prof. Mira (Résultats obtenus avec le questionnaire
intime du Pr Mira). — R. de P. i P., III, 9, 1935, p. 57-73.
L'A. publie le questionnaire intime de Mira et expose les résultats
qu'il a obtenus dans ses propres expériences : les sujets, divisés
en 4 groupes, d'après leur Q. I. : déficients, médiocres, normaux
et bons, peuvent présenter 4 types de réactions : réaction courageuse,
réaction pondérée, réaction défectueuse légère, défectueuse
■profonde. Déficients et médiocres ne donnent pas de réactions défec
tueuses légères (0 %) ; par contre, ils 61,4 % et 78,3 %
de réactions défectueuses profondes contre 17,9 % et 8,2 % de courageuses. Les normaux donnent des réactions réparties
d'une manière à peu près uniforme (22 %, 22 %, 21,2 %, 18 %).
Quant aux bons, ce sont les réactions pondérées qui prédominent
(39 %) puis les réactions courageuses (23,8 %).

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