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2° Les tests et leur emploi.
In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 642-652.
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2° Les tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 642-652.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1940_num_41_1_8595.
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642 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
année à l'autre et dépend des questions proposées.. Cela indiqué
combien il est nécessaire de calculer les tolérances de points, d'après
les résultats de l'examen courant, et séparément pour ces deux
matières, — ce qui évite l'injustice envers le candidat bon en anglais
mais faible en arithmétique.
La méthode employée est de séparer les résultats des candidats
selon les quatre quartiers de l'année où ils sont nés, d'arrondir les
courbes et de les corriger quand il y a un nombre inégal de
dans les quatre groupes. On obtient ainsi 4 courbes en centiles
représentant respectivement les résultats à n années 1 mois 1/2,
n années 4 mois 1/2, n années 7 mois 1/2 et n 10 1/2.
La différence entre les valeurs des x de la lre et de la dernière
courbe aux divers centiles, divisée par 9, donne une très bonne
approximation de la bonification mensuelle exigée.
L'analyse de trois ans de résultats montre la solidité de la
méthode, qui suit de près l'irrégularité des faits. Elle convient
également pour obtenir des résultats standards dans des tests collect
ifs. La comparaison des courbes en centiles est un excellent moyen
pour comparer le travail des filles et celui des garçons, le niveau de
»uccès des différents types d'écoles, et les différences dans les possi
bilités d'éducation offertes par les circonstances, et en premier lieu
par la guerre. C. N.
2° Les tests et leur emploi
083. — R. B CATTËLL. — A culture free intelligence test I. (Test
d'intelligence pour des sujets librement cultivés). — J: of ed. Ps.,
XXXI, 3, 1940, p. 161-180.
Pour les individus qui n'ont pas subi l'entraînement scolaire ou
qui n'ont pas l'habitude de la vie civilisée, les tests courants ne
conviennent pas ; l'échelle B. S. par exemple, est difficilement appli
cable à des peuplades nomades.
L'A. s'efforce de réduire l'imporfance des facteurs qui lui parais
sent être responsables de la limitation d'emploi de certains tests;
tout d'abord le facteur verbal, d'autre part le recours à des situations
qtti dépendent trop étroitement de certains modes de vie, etc.
Les tests qu'il propose sont des types labyrinthes de Porteus, et
analogies présentées sous la forme de dessins (Spearman) combinés
de manières diverses. Il s'efforce de représenter ainsi les Miff érentes
catégories de relations possibles, et de préparer là des épreuves
saturées en facteur G, et accessibles également à des sujets civilisés
et à ceux qui ne sont pas entraînés au travail rapide et verbal» M..' _■ ■ . ' J.
— W. G. SHIPLEY. — A self administering scale for measuring 984.
intellectual impairement and deterioration ( Test que Von peut
sJ administrer soi-même pour mesurer la désagrégation et la détério
ration mentales). — J. of Ps., IX, 1940, p. 371-377.
L'observation clinique a révélé que dans les premières atteintes
de la détérioration mentale le niveau du vocabulaire reste invariable
alors que l'habileté à voir des relations abstraites est en baisse pro- IBS- TESTS ET LEUR EMPLOI 643
L'indice' de détérioration mentale sera donné par la diffégressive.
rence entre les notes obtenues à un test de vocabulaire et celles obte
nues à un test de raisonnement abstrait. Les résultats obtenus sur
700 malades mentaux ont été très significatifs. Le test est standardisé
sur 1.046 normaux. I. L.
985. — L. S TIREMAN et VELMA E. WOODS. — Note on the
influence on the validity of a vocabulary test of the method of
indicating responses (Note relative à V influence de la méthode
d'indication des réponses sur la validité d'un test de vocabulaire). —
J. of ed. Ps., XXXI, 2, 1940, p. 153-155.
Dans les épreuves de vocabulaire du test Durrell-Sullivan, la
réponse doit être choisie parmi 5 proposées et numérotées. Le sujet
écrit dans la marge le numéro correspondant à son choix.
Les A. ayant constaté, lors d'une application de ce test à des
écoliers, une fréquence d'erreurs assez élevée, et particulièrement
l'inscription de chiffres précédant, ou suivant immédiatement celui
qui correspond à la réponse correcte, en conclurent que les enfants
avaient été gênés dans la manière de noter leurs réponses et avaient
fait une erreur, non dans leur choix, mais dans la notation du chiffre.
On fit une réapplication de ce test, 8 semaines plus tard, en demand
ant cette fois de souligner la réponse choisie.
Plus d'un quart des réponses furent modifiées; on trouva en
moyenne 3 changements qui étaient une amélioration de la lre à la
2* épreuve, pour 1 modification fâcheuse, où la notation marginale
correcte était suivie d'un soulignement inexact. .
L'étude statistique, de ces résultats paraît confirmer l'hypothèse
d'une différence edtre le choix réel de la réponse et la notation faite.
^D'autres travaux ont permis de semblables observations et amènent
à conclure à la nécessité d'être prudent dans l'utilisation de ce mode
d'indication de la réponse choisie, qui offre l'avantage d'une correc
tion facile et rapide. . J. M.
986. — GLENN M. BLAIR. — The validity of the Noll test of scientif
ic thinking (La validité du test de raisonnement scientifique de
Noll). — J. of ed. Ps., XXXI, 1, 1940, p. 53-60.
Le test de Noll est conçu en vue d'apprécier l'objectivité d'atti
tude dans la façon d'aborder un problème : probité intellectuelle,
recherche d'une relation entre effets et cause, suspension du juge
ment quand les informations sont insuffisantes, largeur d'esprit,
habitude de critique, de précision, etc.
Des séries de questions sont posées, appelant les réponses : vrai,
faux, ou ? quand il n'est pas possible de se prononcer. Destiné à des
élèves,. chez lesquels on veut déceler une aptitude au raisonnement
scientifique, ce test a été appliqué par B. à 16 hommes éminents :
professeurs à l'Université d'Illinois, représentant diverses branches,
bactériologie, botanique, chimie, psychologie, etc.
Les résultats furent assez curieux ; dans l'ensemble, la réussite
pour la totalité des questions était légèrement supérieure a ce qu'on
obtient avec les élèves habituellement examinés. On relève beaucoup
de contradictions entre les réponses à certaines questions, d'une part 644 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dans' entre sujets testés, d'autre part avec les réponses types proposées
le manuel de correction.
L'A. conseille d'être prudent dans l'emploi d'un tel test et
demande un rééxamen des réponses-clefs (dont les auteurs ne sont
pas connus). Il propose de retenir comme exactes les réponses four
nies par ces 16 professeurs, dans le cas d'une similitude au moins
égale à 75 % des cas. J. M.
987. — L. BRODY. — Comparable tests of verbal and non-verbal
reasoning : their construction and- application to developmental
problems (Tests comparables de raisonnement verbal et de raisonne
ment non verbal : leur et leur application aux problèmes
de développement). — J. of éd. Ps., XXXI, 3, 1940, p. 180-195.
— The inter-relations of verbal reasoning, non-verbal reasoning,
and intelligence (Relation entre V intelligence, le raisonnement
verbal et le raisonnement non verbal). — J. of ed. Ps., XXXI,
4, 1940, p. 295-305.
Étude des ressemblances et des différences présentées par des
tests de raisonnement mis sous la forme verbale et sous la forme
non verbale, et recherche d'une commune mesure permettant de
traduire les résultats en niveau de développement.
Les tests utilisés étaient des types « analogie » et « classification »„
recourant à des mots ou à des dessins (mêmes objets dans les sériés •
concrètes, désignés ou dessinés ; dans les séries abstraites, matériel
différent). Les sujets étaient dés groupes d'élèves de 6 ans 1/2' à
19 ans 1/2 (1.51-4 sujets prirent part à cette épreuve).
On constate une évolution des résultats donnés aux différents
tests, en fonction de l'âge : ascension parallèle des courbes de 6 à
15 ans : à partir de là : de 15 ans à 17 ans, puis, après une période
d'arrêt, jusqu'à 19 ans, le mouvement diverge, la progression reprend
pour les tests de forme verbale, cependant que les résultats aux tests
non verbaux marquent une tendance à l'amoindrissement d'âge en âge.
Chez les plus jeunes sujets, les meilleurs résultats sont obtenus-
dans les épreuves verbales concrètes et non verbales concrètes ;
les moins bons dans les épreuves verbales abstraites et msn verbales
abstraites, et ceci, jusqu'à 15 ans, — avec quelques petits chevauche
ments. Ensuite, la supériorité se constate dans les épreuves de forme
verbale, concrètes et abstraites ; il semble, à partir de là, qu'il y ait
un arrêt de développement du raisonnement non verbal, concret et
abstrait. Ces observations sjont confirmées quand Jes sujets sont
groupés par niveau scolaire.
Gomparés aux tests d'intelligence couramment employés pour la
détermination du QI (Otis Self administering test ; Terman group
test; National intelligence tests), les tests verbaux donnent des
indices de corrélation élevés, les tests non verbaux, des indices n,ette-,
ment inférieurs.
L'isolement successif des différents caractères : verbal, concret,
abstrait, indique une influence toute spéciale du facteur verbal.
Ainsi les tests non verbaux abstraits donnent avec le QI r — 0,45,
et à facteur verbal abstrait constant : 0,10, cependant que les tests
verbaux abstraits donnent avec QK : 0,54 et à facteur non verbal ■
.
TESTS ET LEUR EMPLOI N 645 LES
abstrait constant 0,36. B. considère que le facteur verbal est respon
sable de la liaison habituellement constatée entre tests verbaux et
tests non verbaux : II y aurait là 2 formes d'intelligence différentes
"mais cette indépendance serait masquée par un facteur verbal mis,
eji jeu par la compréhension des instructions dont on use couram
ment dans les tests appelés incorrectement tests « non verbaux ».
988.^- G, L. FREEMAN. — A methodological contribution to
thé Nature-Nurture dilemma in tested intelligence (Contribution
méthodologique à l 'étude du dilemme nature-milieu dans les tests
d'intelligence). — Ps, Rev., XLVII, 3, 1940, p. 267-270.
Les discussions récentes ont montré que le résultat des tests
d'intelligence était influencé non seulement par des facteurs innés,
mais aussi par l'éducation. Il n'en faudrait pas conclure que. toutes
} les intelligences soient égales. Il y a des différences dans l'éducabilité
du système nerveux des hommes, mais les tests ne permettent pas
de mesurer ces différences d'une façon satisfaisante, il faudrait donc
trouver d?autres méthodes pour le faire. Certains auteurs ont proposé
d'étudier la formation des concepts par l'emploi de figures dépourvues
'de sens. C'est en effet un des caractères de l'intelligence que l'aptitude
a découvrir des éléments communs dans une « situation »\nouvelle.
On peut demander au sujet de classer par famille ou par série dés
lignes droites ou courbes. De cette façon, on obtient des épreuves1
qui sont aussi nouvelles pour l'homme instruit que pour l'illettré.
Et de cette façon, on pourrait constituer une échelle de tests de
développement, "analogue à celle de Binet. .
; Mais il faudrait établir que ces nouveaux tests échappent aux
objections précédentes et qu'ils né sont pas non plus inftuenpés par
la formation scolaire. En tout cas, le problème de l'importance
relative de la nature et du milieu dans la formation de l'intelligence
reste entier. G.. P.
989. — DE SUPER. — The A. C. E. psychological examination and
special abilities (L'examen psychologique A< C. E. et les aptitudes
^particulières). —\ J. of Ps., IX, 1940t p. 221-226. ■'•:/
Corrélations entre les tests du Conseil Américain de Psychologie
éducative et le rendement scolaire en anglais, mathématiques et
langues étrangères, d'après examens faits sur 123 étudiante, pour
un résultat assez décevant. . I. L .. -
990. — LAURETTA BENDER; — The Goodendugh test (drawing
a man) in chronic encephalitis in children (Le test de Goodénough
-—dessiner un homme — ' dans, V encéphalite chronique chez les
'.■' — J. of n. and m. D., XCI, 1940, p. 277-286. ; enfants),
FI. Goodénough a publié en 1936 son étalonnage pour le test de
dessin (représenter un hsmme), qui fournit Un indicé de maturation,
au cours du développement de l'enfant, indépendant du langage,
II y a une interprétation visuo-motrice d'un « pattern » intégré
dHmpressions motrices, kinesthésiques, visuelles et cutanées.
Chez les enfants qui ont été atteints d'encéphalite chronique, il '
.
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 646
y a un désaccord de niveau entre le test et le Binet, et six cas sont
exposés à l'appui. Le dessin est particulièrement pauvre de détails
et défectueux d'exécution ; il paraît y avoir là une incapacité spéci
fique, qui serait due moins à une difficulté perceptive de nature
visuelle qu'à un manque relatif à l'image corporelle propre.
H. P,
991. — CÉSAR JUARROS. — Valor practica de las pruebas eolectivas
de Oseretzky para la determination de la edad motora (Valeur
pratique des tests collectifs d'Oseretzki pour la détermination de
l'âge moteur). — Psicotecnia, I, 1, 1939, p. 40-60.
Exposé détaillé des tests, technique d'application et notation
des résultats, d'après l'ouvrage d 'Oseretzky {Psychoniotorik- Methoden
■zur Untersuchungen der Motorik, Lerpzig^ 1931). .
L'auteur indique en conclusion les avantages et inconvénients
que présentent les méthodes d'examen collectives et individuelles,
se proposant de publier ultérieurement les résultats qu'il a obtenus
par l'emploi de la méthode, dont il signale l'intérêt pour l'éducation
physique, le dépistage des constitutions psychopathiques et la pro
phylaxie des névroses infantiles. H. P.
992. — L. WOOD, .-r- A new picture completion test (Un nouveau
test d'achèvement d'images). — J. of gen. Ps., LVI, 1940, p. 383-409.
Présentation d'un nouveau jeu de patience employé comme test
d'achèvement et étude statistique des résultats obtenus par compar
aison avec les résultats obtenus avec des tests similaires. ■:■ ■■ • A. T.
— O. W. EAGLESON. — A study of puzzle solving (Étude de 993.
la solution d'un puzzle). — J. of Ps., LX, 1940, p. 259-268.
L'auteur compare les méthodes de travail de 33 jeunes nègres
dans la recherche de 4 puzzles, qu'il classe en deux groupes :
mentales et motrices mentales. I. L.
994. — PATRICK SLATER. — Some group tests of spatial judgment
Or practical ability (Quelques tests collectifs de jugement spatial
, ou d'habileté pratique). — Oc. Ps., XIV, 1, 1940, p. 40-55.
Comparaison de plusieurs nouveaux tests de «jugement spatial »
avec un test standard de la même habileté (le test des relations de
formes, de Earje et Macrae, en usage à l'Institut National de Psychol
ogie Industrielle de Londres depuis 1925) et avec les tests d'habîleté
mécanique de Cox. Les nouveaux tests consistaient essentiellement
dans l'identification de formes géométriques vues (sur le papier) différentes positions, avec ou sans retournement. Les résultats,
obtenus sur 89 apprentis, confirment ceux acquis dans des recherches
précédentes, à savoir que le jugement spatial est une fonction psy
chologique indépendante. Les corrélations entre les différents tests,
ainsi qu'entre les différentes parties d'un test d'intelligence verbale
(test 33 du N. I. I. P.) furent calculées, et la présence de facteurs de
groupe recherchée par une adaptation de la technique bi-factorieHe
de Spearman-Holzinger. On constate, l'existence de 4 facteurs, LES TESTS ET LEUR EMPLOI 647
g, v, k et x. Le premier est présent dans tous les tests ; le 2e ne figure
que dans le test d'intelligence verbale ; le 3e figure dans tous les
tests « mécaniques », à l'exception du test des lignes parallèles et de
celui des lignes divisées, ainsi que du test d'intelligence ; le 4e, non
identifié, n'est présent que dans les 3 d|rniers tests : construction
de figures, lignes parallèles, et lignes divisées. L'auteur reporte
brièvement les résultats d'une recherche faite par M. Holliday, et qui
sera prochainement publiée en détail, sur la valeur sélective de ces
divers tests. Les résultats montrent que les nouveaux tests sont
satisfaisants à ce point de vue, sauf deux d'entre eux. C. N.
995. — J. C. EBERHART. — The use of pictures in the estimation
of the seriousness of property offenses (Emploi d'images pour
apprécier la gravité d'atteintes portées à la propriété). — J. of gen.
Ps., LVI, 194"0, p. 411-437.
Des cas de vol, à propos desquels on demande à des enfants d'âge
scolaire de porter des jugements sur leur gravité, sont présentés par
paires, soit sous la forme d'un récit écrit, soit sous la forme d'un dessin
au trait. La série, d'images, dont les enfants ignorent la correspon
dance avec les textes, a été présentée à 54 sujets une semaine, à
36 sujets un mois après la série verbale. Les résultats montrent que
l'échelle de gravité obtenue est à peu près la même, quel que soit le
mode de présentation des délits. Avec des sujets trop jeunes pour
lire, ou pour lire couramment, on peut donc substituer en toute
confiance des images aux mots pour mesurer certaines valeurs
sociales. A. T.
996. — E. Me CLOY LAYMAN. — An item analysis of the adjust
ment questionnaire (Analyse terme à terme d'un questionnaire
d- adaptation). — J. of Ps.; X, 1940, p. 87-106. -
L'auteur analyse les 782 questions des tests de caractère de
Wood,worth, Thurstone, Bernreuter, Allport et autres pour construire
un questionnaire de 67 questions établi en deux batteries parallèles
dont il compare les résultats d'application sur des données dont il
reconnaît lui-même l'insuffisance. I. L.
997. — F. WICKERT. — A test fort personal goal-values (Un
test des' valeurs de but personnelles). — J. of soc. Ps., XI, 1940,
p. 259-274.
Gomme le test des valeurs personnelles de Allport -Vernon, le
test de W. cherche à évaluer la personnalité totale. Il en diffère en ce
<ju'il recherche l'importance relative des désirs généraux ou des
buts d'ensemble visés par la personne, et non pas celle des six activités
sociales générales analysées par Spranger.
Soixante-treize auteurs, de Hobbes à Thorndike, en passant par
Charles Fourier, W. James, Ribot, Pareto, Freud, etc., ont établi de
telles listes de « valeurs de buts». W. les combine en une liste unique,
dont il retient seulement neuf éléments : 1 ) liberté personnelle,
2) assistance à autrui, 3) renouvellement de l'expérience, 4) puis
sance, 5) reconnaissance par les autres, 6) réciprocité des affec
tions, 7) sécurité, 8) soumission à autrui, 9) goût du travail.
Le test est construit d'une manière analogue à celui de Allport- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 648
Vernon. Les sujets doivent choisir, à l'occasion de 18 situations
imaginées, entre quatre possibilités en rapport chacune avec l'une
des neuf valeurs de but énumérées ci-dessus. Chacune de ces valeurs
est ainsi représentée huit fois au cours du test. Un sujet qui, dans l'un
de ces choix, range une valeur à la première place, reçoit la cote 4 ;
s'il la range à la 2e, la cote 3, etc. La cote du sujet dans cette valeur-
est naturellement la somme de ces cotes particulières.
L'examen des corrélations tétrachoriques entre les cotes obtenues
par 100 sujets dans l'une des huit possibilités correspondant à une
valeur de but, et les sommes des cotes obtenues dans les sept autres
possibilités correspondant à la même valeur, permet d'apprécier
l'accord de cette possibilité avec les autres. Sur 72 corrélations, €1 sont
positives, et leur moyenne est + 0,30. Le test semble donc posséder
une cohérence interne suffisante. Il paraît également suffisamment
fidèle et capable, sinon de permettre une prévision du comportement
d'un individu, du moins de rendre possible une étude de groupe.
J. St.
998. — JERRY W. CARTER, Jr. — Manual for the Psychodiagnost
ic blank (Instructions pratiques pour l'emploi du Psychodiagnos- '
tic). — Ps. Rec, VIII, 20, 1940, p. 251-290.
Instructions détaillés, pour l'emploi du Psycho-diagnostic, cahier
•de 12 pages élaboré par Louttit à l'usage principalement des cl
iniques psychologiques et destiné à consigner d'une façon systéma
' tique le plus de renseignements possibles sur les sujets examinés. II
comporte 8 sections : I. Identification (nom, sexe, race et nationalité,
âge, adresse, date de naissance, lieu de naissance, école, classer
parents ou tuteurs, personne ou organisation ayant envoyé l'enfant»
personne qui l'a amené, date du premier examen, actions ayant'
motivé l'examen, nom de l'examinateur ; II. Résumé du diagnost
ic (âge mental, pronostic, recommandations pour le traitement) ;
III. Sujets de plainte (histoire du comportement de l'enfant, début,
genre et fréquence des actions dont se plaint l'entourage, méthodes
employées jusqu'ici pour les combattre) ; IV. Développement indivi
duel (conditions pendant la grossesse de la mère, conditions de la
naissance, première enfance (allaitement, sevrage, première dent,
capable de manger seul, propreté, langage), histoire des maladies,
histoire des jeux, de la vie scolaire, histoire professionnelle) ;
V. Parents et famille (niveau intellectuel et culturel, niveau écono
mique, opinions, conditions hygiéniques, père, mère, histoire du
ménage, frères et sœurs, grands-parents, relations intra-fa"rniliales,
logement et environnement) ; VI. Données psychométriques (tests
verbaux, tests.de performance, observations de l'examinateur por
tant sur la coopération, l'effort, l'activité physique, l'habileté motrice,
la facilité verbale, l'auto-critique, l'attention, la compréhension) ;
VII. Contacta avec les services sociaux (Hôpitaux, Tribunaux, Cl
iniques psychologiques) ; VIII. Événements postérieurs à V examen
Pour chacune des divisions et subdivisions ci-dessus, les diverses
possibilités sont énumérées et désignées par une lettre, de sorte que
l'examinateur n'a qu'à souligner celle qui correspond au cas examiné.
C. N. ■ ■

-■;.■■ .- LES TESTS ET LEUR EMPLOI
999. — LAÏGNÈL^LAVASTINE, Mme MINKOWSKA; BOUVET*;
et FOLLIN. — Le test de Rorschach appliqué à l'examen clinique
— An. Méd.-Ps.,' XV, 1940, t. II, p. 289-292. .
Les A. font du test une application plus clinique que psycholog
ique. Us laissent de côté l'évaluation quantitative des réponses,
mais prêtent au contraire la plus grande attention à leur caractère
qualitatif et au comportement du sujet ainsi qu'à l'expression verbale
de ses descriptions. H. W.
1000. — LAIGNEL-LAVASTINE, Mme MINKOWSKA, BOUVET
et S. FOLLIN. — Le test de Rorschach appliqué à l'examen cl
inique. - An. Méd. Ps., XV, 1941, t. II, p. 1-19.
Les A. appliquent la méthode dé Rorechach, dont ils rappellent
brièvement les principes, dans un esprit plus clinique que caraçterô-
. logique. Sans doute Rorschach, s'il avait vécu, n'àurait-il pas
condamné cette tendance. Laissant donc de côté l'évaluation quan-
'. titative des réponses, ils donnent toute leur attention à leur qualité
et en même temps au comportement du malade. Ils montrent
comment l'application du test peut donner des indications inacces
sibles à Inobservation purement clinique et qui sont souvent très
importantes pour évaluer de quoi est capable la personnalité même
du sujet aux prisés avec le processus morbide. H- W.
1001.~ C. FUCHS — Hohe Intelligenz : Versuchter experiment
ellen Erfassung mit dem Rorschachtest (L'intelligence supé
rieure •■: essai .d'une détermination expérimentale au moyen du
test de Rorschach) . — Z. f. Psv, CLII, 1942, p. 30-112. ^
; II est difficile de trouver des tests appropriés ä l'examen des
intelligences de niveau supérieur.. F. a essayé d'adapter à cet usage
lé test de Rorschach. Il à introduit quelques changements dans les
notations (des signes nouveaux servent à désigner certaines combin
aisons d'interprétations des taches par des formes ou par dés mouve-
mentSi celles des parties claires et des parties noires des figures, etc.-)/
Mais le principal perfectionnement porte sur les formules destinées
à représenter, par le pourcentage des différentes sortes d'intèrpréta<
tions, le type- d'appréhension (Auffassungtypus) et le type d'impress
ion (Erlebnistypus). Ges formules psychographiques sont la base
de la classification des formes et niveaux d'intelligence.
Soixante-dix personnes d'intelligence connue, dont un grand
nombre étaient de niveau supérieur, ont été soumises à ce test. On
à pu distinguer deux types d'intelligences : les unes, à impression*
nabilité très prononcée, les autres à impressionnabilité peu prononcée:
Dans le premier, le pourcentage des interprétations par la couleur et
par le mouvement dépasse 30 % ; ce groupe comporte quatre niveaux
d'intelligence, selon que le> pourcé.ntagè des interprétations globales
est inférieur à 20 %, compris entre 20 % et 30 %r entre 30 et 50 %*
ou dépasse 50 %. Le deuxième groupe donne toujours plus de 70 %
d'interprétation par les formes ; les niveaux d'intelligence y sont
déterminés par les limites suivantes du pourcentage des interpréta
tions globales : 7 %, 20 %, 30 % ; un cinquième sous-groupe se
caractérise par une prépondérance des interprétations de détail; ■
'

.
'

'
.
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES <$50
il se qualifie par une forme d'intelligence essentiellement critique.
Cette classification est justifiée par une étude détaillée d'exemples
individuels'. •
Au type fortement impressionnable correspond une forme d'intel
ligence plus personnelle et plus créatrice, tandis que le type moins
impressionnable a une activité mieux orientée et plus tournée vers le
réel. Dans le premier groupe, on a trouvé des intelligences supérieures
qui présentaient des symptômes semblables à ceux que Rorschach
avait trouvés chez ses malades ; mais ils n'ont plus, ici, de signification
pathologique ; des facultés anormales sont employées par le génie
dans des activités productives. P. G.
1002. — H. ANDRESEN. — Ueber die Auffassung diffus optischen
Eindrücke ( Sur V appréhension d'impressions optiques diffuses). —
Z. f. Ps., CL, 1941, p. 6-82.
Avant d'employer le test de Rorschach à des diagnostics psycho
logiques, il faut étudier les attitudes des sujets devant des complexes
sensoriels diffus (tels que les taches d'encre). •
i A. présente à ses sujets des images, généralement dépourvues de
signification ; les variations de la mise au point dans l'appareil de
présentation permettent d'obtenir différents degrés de diffusion de
l'image, qui se précise progressivement. Il n'y a d'abord ni formes,
ni contours, tout est fluctuant, labile, puis des formes géométriques
s'ébauchent syn»étriques, régulières ; les figurés se stabilisent,
paraissent plus plastiques, plus corporelles, elles se distinguent mieux
-du fond, sont mieux articulées ; enfin elles prennent une signification.
La perception est d'abord impressionniste, dynamique ; puis perd
ses caractères subjectifs et ne garde que ses déterminations objec
tives purement optiques. — Ces processus d'organisation dépen
dent de l'attitude du sujet ; certaines conditions sont permanentes
(habitudes et souvenirs) ; d'autres sont momentanées (une interpréta
tion initiale impose à de nouveaux détails leur signification). On
voit que le test peut avoir une valeur typologique. P. G.
•.'■.•• \
— HELMUT WOLLRAB. — Aufsehliessung der persönlichen 1003.
Innenwelt. Formdeutversuche mit gestalteten Formkompositio
nen (L'explication du monde intérieur personnel. Essai d'interpré
tation des compositions de formes). — Z. f. ang. Ps., LVIII, 1 à 3,
1939, p. 93-117. '
Variante des expériences basées sur -le test de la tache d'encre de
H. Rorschach et G. A. Römer. On présente au sujet des images avec
des compositions artistiques et harmonieuses de formes, ce qui doit,
selon l'auteur, favoriser les sensations et les interprétations. Celles-ci
sont accompagnées d'un sentiment plus « agréable » que cela n'a lieu
dans les expériences classiques de ce genre. Ainsi on a pu observer
fréquemment une action fascinante du test et voir les sujets se
laisser entraîner à la rêverie. ••-■., S. P.
- f
— M. BOOLE STOTT — The relation between intelligence 1004.
and proficiency in Binet-Simon testing (Relation entre l'intelligence