Les variations ethniques de la morphologie de la face osseuse - article ; n°4 ; vol.6, pg 311-321

De
Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris - Année 1970 - Volume 6 - Numéro 4 - Pages 311-321
Summary. The racial traits of the facial skeleton have been studied in three modern populations : french, Japanese and dogon from Mali and also in a neolithic population wich racial affinities where not so well known. The data obtained show that the ethnic variability of the face is quantatively not very important while the individual variability is very large. The best segregation of these populations is reached between Dogons and Japaneses, where 50 % of the subjects of each group are separated by ellipses of equiprobability.
Résumé. L'examen des caractères ethniques de la morphologie de la face osseuse sur trois populations-types : française, japonaise et dogon du Mali, ainsi que sur une population néolithique aux affinités ethniques moins bien définies, nous montre que la variabilité ethnique de la morphologie faciale est en général peu importante du point de vue quantitatif et surtout que la variabilité individuelle de ces caractères est très grande. La meilleure ségrégation des populations que l'on obtienne s'établit entre les Dogons et les Japonais, des ellipses équiprobables permettant de séparer 50 % des sujets de chacune de ces deux populations.
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1970
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Émile Crognier
Les variations ethniques de la morphologie de la face osseuse
In: Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, XII° Série, tome 6 fascicule 4, 1970. pp. 311-321.
Abstract
Summary. The racial traits of the facial skeleton have been studied in three modern populations : french, Japanese and dogon
from Mali and also in a neolithic population wich racial affinities where not so well known. The data obtained show that the ethnic
variability of the face is quantatively not very important while the individual variability is very large. The best segregation of these
populations is reached between Dogons and Japaneses, where 50 % of the subjects of each group are separated by ellipses of
equiprobability.
Résumé
Résumé. L'examen des caractères ethniques de la morphologie de la face osseuse sur trois populations-types : française,
japonaise et dogon du Mali, ainsi que sur une population néolithique aux affinités ethniques moins bien définies, nous montre
que la variabilité ethnique de la morphologie faciale est en général peu importante du point de vue quantitatif et surtout que la
variabilité individuelle de ces caractères est très grande. La meilleure ségrégation des populations que l'on obtienne s'établit
entre les Dogons et les Japonais, des ellipses équiprobables permettant de séparer 50 % des sujets de chacune de ces deux
populations.
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Crognier Émile. Les variations ethniques de la morphologie de la face osseuse. In: Bulletins et Mémoires de la Société
d'anthropologie de Paris, XII° Série, tome 6 fascicule 4, 1970. pp. 311-321.
doi : 10.3406/bmsap.1970.2000
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1970_num_6_4_2000Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris,
tome 6, XIIe série, 1970, pp. 311 à 321.
MÉMOIRES ORIGINAUX
LES VARIATIONS ETHNIQUES
DE LA MORPHOLOGIE DE LA FACE OSSEUSE
PAR
E. CROGNIER
(Laboratoire ď Anthropologie de la Faculté des Sciences.)
La morphologie de la face osseuse est déterminée par l'action commune
des gènes et du milieu. Ces deux facteurs, qui sont extrêmement variables, ont
des influences respectives différentes suivant les caractères sur la réalisation
de ceux-ci. Il en résulte, dans l'espèce humaine comme dans les autres, une
grande variété de formes dont certains traits sont communs à des ensembles
humains qui présentent une communauté originelle de caractères génétiques,
ou qui sont soumis à des stress mésologiques analogues. L'observation de
ces grands ensembles morphologiques de l'Homme a amené les taxinomistes
à définir des groupes raciaux dont l'agencement varie suivant la nature des
caractères qui sont jugés les plus importants du point vue dissociatif, mais
dont on peut dire qu'ils se conçoivent généralement à partir de trois grands
rassemblements raciaux, le groupe de race noire, celui de race blanche et celui
de race jaune. Pour chacun de ces groupes ont été évoqués des caractères
morphologiques de la face qui semblent en liaison avec cette différenciation
ethnique.
C'est ainsi que la face du groupe jaune est classiquement décrite comme
aplatie dans sa partie supérieure (région orbito-nasale), ce que vient accentuer
la saillie à la fois antérieure et latérale des pommettes.
Le groupe blanc présente une face relativement orthognathe, en particulier
pour la région alvéolaire ; les pommettes sont peu saillantes, mais le nez est
proéminent.
BULL. ET MÉM. SOCIÉTÉ ANTHROP. DE PARIS, T. 6, 12e SÉRIE, 1970. 22 société d'anthropologie de paris 312
Le groupe noir a la face marquée par une plus grande saillie antérieure,
avec une faible avancée pour la région nasale, mais à laquelle succède une
forte saillie d'origine alvéolaire, qui s'accentue au fur et à mesure que l'on se
rapproche de cette région. Le prognathisme alvéolaire est donc très prononcé
dans ce groupe, alors que les pommettes semblent au contraire grêles et
effacées.
L'observation de ces traits de la face est d'une importance essentielle pour
ceux qui cherchent à apprécier les affinités raciales des crânes qu'ils étudient.
Il nous a paru intéressant d'essayer de donner une expression quantitative
de ces caractères, moins dans le but de fournir des mensurations crâniennes
supplémentaires aux anthropologues, que dans celui d'apprécier le pouvoir
dissociatif réel de ces variations raciales de la morphologie de la face.
I. — Matérialisation et mesure des caractères faciaux.
Les traits descriptifs de la face osseuse que nous venons d'évoquer semblent
indiquer deux directions d'expansion du massif facial :
— une direction antérieure, fréquemment étudiée sous le nom de progna
thisme ;
— une direction latérale, rarement considérée par les anthropologues.
Si l'on excepte les travaux de Woo et Morant (1934) et ceux plus récents de
J. Ducros (1967), qui ont cherché à quantifier ces deux types de saillie de la
face par des mesures directes de certains diamètres faciaux et par l'étude du
développement des superstructures osseuses, on peut constater que ces deux
axes de développement du massif facial n'ont pas été étudiés simultanément
jusqu'à présent et les travaux qui portent sur l'une ou l'autre de ces directions
ne proposent pas de variables qui puissent être combinées utilement pour
cette étude. Seul le prognathisme a d'ailleurs véritablement retenu l'attention
des anthropologues, les techniques qui ont été employées pour le mesurer pou
vant être rapportées à deux écoles.
La première, à la suite de Camper, le mesure au moyen d'angles faciaux.
C'est la plus ancienne, elle considère surtout la saillie des mâchoires. Les tr
avaux de Weisbach, de Rivet, de Flower et, dans une certaine mesure, ceux
de Beauvieux s'y rattachent. Elle ne donne que des informations sommaires
et ne peut convenir à une étude détaillée. La seconde école fait suite aux tr
avaux de Topinard et surtout de Manouvrier. Elle considère la saillie de tous
les étages de la face, grâce à une technique qui consiste à mesurer les distances
séparant divers points médians de la face d'une limite postérieure de celle-ci au
contact du crâne cérébral. Cette permet une analyse plus fine de la
saillie antérieure, mais présente l'inconvénient de nécessiter le recours à des
mesures indirectes, par projection. Cette deuxième méthode est cependant
adaptable au problème qui nous occupe, surtout si l'on s'inspire des travaux CROGNIER. MORPHOLOGIE DE LA FACE OSSEUSE 313 E.
qui depuis les environs de 1930 préconisent pour la craniométrie l'utilisation
de plans de référence représentant les trois dimensions de l'espace. On en
trouve des exemples dans les travaux de Heuertz, de Sergi, puis plus récem
ment de A. Delattre et R. Fenart, de Savara aux U.S.A. et de S. Krukoff
dans notre laboratoire.
Ces systèmes de référence permettent de connaître la position exacte de
chaque point dans un espace tridimensionnel et de dissocier les composantes
antérieure, latérale et verticale de l'expansion du massif facial ; nous pouvons
donc par ce moyen avoir simultanément les deux composantes qui nous in
téressent, tout en éliminant la troisième, qui sans cela diminuerait la précision
des mesures.
Fig. 1. — Orientation du crâne dans un système de référence tridimensionnel.
Un tel système a été employé pour tous les crânes que nous avons exa
minés (voir fig. 1). Le plan horizontal est le plan de Francfort, le plan verti
cal est le plan sagittal médian ; le troisième plan, perpendiculaire aux deux
autres, est un plan frontal passant par le point fronto-malaire-orbital gauche.
Ce plan figurera la limite postérieure de la face pour les besoins de ce travail.
Toutes les mesures ont été effectuées à l'aide d'un craniophore construit
en collaboration avec M. Krukoff, d'après un précédent appareil de celui-ci.
Deux séries de mesures ont été faites sur chaque crâne : une série en norma
facialis par projection des points craniométriques de l'hémiface gauche sur
le plan sagittal, et une série en norma lateralis, par projection des mêmes points
sur le plan frontal (fig. 2). 314 société d'anthropologie de paris
Quatre séries crâniennes ont été mesurées :
— une série de crânes de Japonais (coll. du Musée de l'Homme) ;
— une série de de Dogons (coll. du de ;
— une série de crânes de Français (coll. Broca) ;
— une série de néolithiques des grottes de Baye (coll. Broca).
plan
sagittal
Fig. 2. — Mesures effectuées.
Chaque série était composée de cinquante crânes dont le sexe était indé
terminé.
II. — Expression quantitative des caractères faciaux.
Les moyennes obtenues pour les diverses variables craniométriques étudiées
dans chaque groupe nous montrent l'existence effective d'une large variabil
ité interpopulationnelle (voir tabl. I).
L'aplatissement de la partie supérieure de la face des Japonais se manifeste
par les faibles valeurs des moyennes des caractères 1,2,3,4, et la valeur mo
dérée du caractère 5. L'élargissement de la face se retrouve surtout au niveau
de l'apophyse pyramidale du maxillaire, avec des moyennes élevées pour
les caractères 9 et 12. Le malaire et l'arcade zygomatique sont extrovertis
(X 10 élevée).
Chez les Dogons, la région nasale est aplatie (valeur du caractère 2 faible),
mais sa base est saillante car le caractère 1 a une moyenne voisine de celle des
Européens. Enfin, la saillie de la région alvéolaire se manifeste par les valeurs E. CROGNIER. MORPHOLOGIE DE LA FACE OSSEUSE 315
Tableau I. — Paramètres des distributions des caractères mesurés, dans chaque population.
Caractères Populations X Sx2 Sx V
Dogons 16,56 3,726 1,930 11,6 o/ /o
1 Japonais 14,70 6,970 2,640 17,9 o/ /o
Français 16,92 9,753 3,123 18,4 %
Néolithiques 16,74 4,032 2,008 11,9 %
Dogons 21,60 4,280 2,068 9,5 %
2 Japonais 19,96 3,065 9,398 15,3 % o/ /o Français 23,06 14,136 3,759 16,3
Néolithiques 22,72 8,081 2,842 12,5 %
Dogons 16,82 5,548 2,354 13,9 % 3 Japonais 12 , 94 6,696 2,587 19,9 %
Français 15,48 10,329 3,214 20,7 %
Néolithiques 15,26 6,152 2,480 16,2 %
Dogons 21,16 8,714 2,952 13,9 %
4 Japonais 18,74 10,734 3,276 17,4 % Français 20,30 15,877 3,973 19,5 %
Néolithiques 20 , 84 3,725 13,877 17,8 %
Dogons 27,88 13,723 3,709 13,3 %
5 Japonais 21,04 14,356 3,789 18,0 o/ % /o Français 20,12 17,460 4,180 20,7
Néolithiques 20,36 13,224 3,638 17,8 %
Dogons 49,96 2,918 1,708 3,41 %
6 Japonais 48 , 74 2,953 1,718 3,52 %
Français 50 , 22 4,682 2,164 4,30 % 0/ /o Néolithiques 49,56 5,326 2,307 4,65
Dogons 21 , 44 5,520 2,350 10,90 o/ /o
7 Japonais 18,44 5,508 2,347 o/ /0 12,70
Français 21 , 14 5,502 2,346 11,00 %
Néolithiques 20,68 6,895 2,626 12,60 %
Dogons 31,06 6,456 2,540 8,10 %
8 Japonais 27 , 38 7,515 2,741 10,00
Français 27,46 8,688 2,947 10,70 o/ % /0 /o
Néolithiques 27,24 9,382 3,063 11,10
Dogons 47 , 62 5,595 2,365 4,90 o/ /0
9 Japonais 50,08 2,711 0/ /0 7,353 5,40
Français 46 , 12 10,329 3,214 6,90 %
Néolithiques 47,16 6,152 2,480 5,20 %
Dogons 62,68 8,918 2,986 4,70 %
1 0 Japonais 66 , 62 5,061 2,254 3,30 %
Français 65,08 10,448 3,232 4,90 %
Néolithiques 64 ,86 12,285 3,505 5,40 %
Dogons 28,06 3,616 1,901 6,70 %
1 1 Japonais 25 , 46 2,968 1,722 %
Français 24 , 34 2,264 1,505 6,10 %
Néolithiques 24 , 66 3,144 1,773 7,10 %
Dogons 33,78 5,331 2,309 6,80 %
12 Japonais 37,24 6,062 2,462 6,60 %
Français 34,46 8,768 2,961 8,50 %
Néolithiques 35,82 7,347 2,710 7,50 % société d'anthropologie de paris 316
fortes des moyennes des caractères 3, 4, 5. Le développement latéral montre
une région orbitaire large, les moyennes des caractères 6 et 8 sont élevées
mais, contrairement aux Japonais, la saillie latérale du maxillaire au niveau
de l'ouverture nasale est peu importante (moyenne de 9 modérée et moyenne
de 10 faible).
Les résultats obtenus chez les Français les placent souvent en position
intermédiaire par rapport aux deux populations précédentes. Les caractères
1 et 2 sont forts, ce qui indique une saillie nasale importante. L'orthognathisme
relatif que l'on doit rencontrer est représenté par les caractères 3, 4 et 5, qui
prennent des valeurs de moins en moins élevées par rapport aux groupes
précédents, au fur et à mesure qu'on se rapproche de la région alvéolaire. La
région fronto-orbitale est large (caractère 6 fort), le développement latéral
du maxillaire est modéré, tant pour la région orbitaire inférieure (caractère
8 moyen) que pour celle de l'apophyse pyramidale (9 faible, 12 moyen).
Les caractéristiques de la série néolithique sont très voisines de celles que
l'on obtient pour les Français, tant pour la saillie antérieure que pour la saillie
latérale.
Les différences observables entre les moyennes des divers groupes ne sont
pas très grandes, les dispersions des valeurs autour de ces moyennes sont
larges, par suite d'une grande variation individuelle de ces caractères mor
phologiques, à laquelle s'ajoute une variation sexuelle de la forme du crâne
et une imprécision supplémentaire due aux différences de format des crânes
entre les hommes et les femmes. Ce dernier aléa peut être supprimé si on
considère non plus les valeurs absolues des caractères crâniens, mais des
valeurs relatives.
III. — Spécificité des caractères ethniques de la face.
Nous avons constitué des indices dans lesquels nous avons essayé d'expri
mer les deux saillies de la face en associant, autant que possible dans chacun,
les variables de saillie antérieure et de saillie latérale, prises à un même niveau.
C'est ainsi que nous avons les indices suivantes : 1/6, 2/8, 3/9, 3/12, 2/11,
1/12, 8/9 (voir fig. 2).
Il convenait ensuite de sélectionner parmi ces indices ceux qui présentaient
le plus grand pouvoir discriminant interpopulationnel, c'est-à-dire aussi ceux
qui exprimaient avec la plus grande intensité les caractères faciaux propres à
chaque population. Une analyse de la variance ne pouvant être effectuée sur
ces données par suite de l'hétérogénéité des variances, nous nous sommes
contenté d'appliquer à celles-ci le test « t » de Student, qui nous a permis
d'extraire quatre indices pour lesquels l'hétérogénéité des moyennes des
populations semblait la plus affirmée. Ce sont les indices 2/8, 2/11, 3/12,
3/9 (tableau II). -
CROGNIER. — MORPHOLOGIE DE LA FACE OSSEUSE 317 E.
Tableau II. — Application du test « t » aux huit indices mesurant les rapports
de la saillie antérieure à la saillie latérale.
Populations Dogons Japonais Français
Néolithiques 0,1972 2,8080* 0,6457
1/6 Français 0,4976 2,9572* 3,0817* Japonais
6,0406** 4,1660*Néolithiques 0,0464
2/8 Français 5,9886** 4,1010*
Japonais 1 ,5946
3,0245* 5,0397** 0,8785 Néolithiques 5,9141** 3/9 Français 1,69768,9661** Japonais
4,7961* 3,3150*Néolithiques 1,4801
3/12 Français 3,0096* 4,2663*
6,6250** Japonais
Néolithiques....." 6,1617** 4,8883* 1,7782
2/11 Français 6,9011** 7,8996**
Japonais 0,6697
Néolithiques 1,7087 4,9796* 1,3466
1/12 Français 0,0890 5,6346* 6,7412** Japonais
5,9714** 0,1357 Néolithiques 1,1965
2/10 Français 1,1416 5,2641**
Japonais 5,2102**
6,5748** 2,2968* 1,4461 Néolithiques 4,4720* 3,5836* 8/9 Français * * Japonais 8 , 6935
Mesure de la divergence des séries, le C2H de Penrose. a)
Parmi les indices sélectionnés par le test «t», ont été utilisés les caractères
des deux indices les plus dissociants : 2/8 et 3/12.
C'est sur ces quatre variables qu'a porté la mesure de divergence.
L'examen du tableau III nous révèle que le C2q ou « size distance » indique
une similitude très grande des quatre populations pour ce qui a rapport au
format des crânes, la divergence la plus nette se manifestant entre les Dogons
et les Japonais.
Tableau III
Caractères D-J D-F D-N J-F J-N F-N
— 0,24 — 0,18 — 0,52 — 0,46 — 0,06 2 0,28
3 0,72 0,25 0,29 0,47 0,46 0,04
— 0,02 8 0,65 0,63 0,67 0,02
— — 0,13 — 0,38 12 — 0,27 — 0,25 0,52
— 0,49 — 0,63 1,00 0,51 0,40 — 0,11 S (d)
1,44 0,53 0,71 0,76 0,50 0,07 S (d«)
S212 (d) /m G2q = 0,062 0,016 0,010 0,015 0,024 0,001
3 C2 z /4 = C2H — C2q 0,298 0,117 0,167 0,175 0,100 0,016
С2 H = S,12 (d*) Im 0,360 0,124 0,133 0,177 0,190 0,017 1
1
1
1
1
1
1
1
i
318 SOCIETE D ANTHROPOLOGIE DE PARIS
Pour le C2z ou « shape distance, » les chiffres obtenus n'indiquent pas non
plus une divergence très accentuée des populations. Elle est encore plus forte
entre les Dogons et les Japonais alors, qu'au contraire, elle reste minime les Français et les Néolithiques.
Les résultats globaux du C2H confirment ces indications partielles : la
distance morphologique la plus importante s'observe entre les Dogons et les
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• JAPONAIS A - * FRANÇAIS
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12 ■ 1 1
"^ 30 35 40 45
Fig. 3. — Nuages de dispersion des quatre séries crâniennes pour l'indice 3 /12.
Japonais, ce qui est normal puisque leurs tendances morphologiques semblent
opposées. La distance entre Français et Néolithiques est à peu près nulle, ce
qui confirme les résultats du «t». Notons enfin que cette mesure ne tient pas
compte des corrélations qui peuvent lier les caractères étudiés ; dans notre cas,
ces corrélations sont généralement modestes, mais pour 2 et 3 cependant, le
coefficient r atteint 0,52, ce qui est déjà l'indice d'une liaison fréquente entre
ces deux caractères. Ceux-ci apportent donc à la mesure plus d'informations
qu'ils n'en recèlent en réalité.
b) Expression graphique.
Comme on vient de le voir, le pouvoir ségrégateur des traits ethniques de la
morphologie faciale est faible, bien que l'on ait affaire à des populations très CROGNIER. — MORPHOLOGIE DE LA FACE OSSEUSE 319 E.
20
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Fig. 4. — Ellipses équiprobables circonscrivant 70 % des sujets de chaque population
pour les valeurs obtenues avec l'indice 3 /12.
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FiG. 5. Ellipses équiprobables circonscrivant 70 % et 50 % des populations japonaise
et dogon pour l'indice 3/12.

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