Lois de la sensation et de la perception. Synesthésies. Illusions et sens spatial - compte-rendu ; n°1 ; vol.38, pg 568-583

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L'année psychologique - Année 1937 - Volume 38 - Numéro 1 - Pages 568-583
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1937
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a) Lois de la sensation et de la perception. Synesthésies.
Illusions et sens spatial
In: L'année psychologique. 1937 vol. 38. pp. 568-583.
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a) Lois de la sensation et de la perception. Synesthésies. Illusions et sens spatial. In: L'année psychologique. 1937 vol. 38. pp.
568-583.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1937_num_38_1_5566568 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Dans le sommeil profond on observe des ondes larges régulières
au rythme de 05 par seconde Dans le sommeil léger les ondes
sont peu amples irrégulières au rythme de 10 par seconde
918 ARTHUR JENNES et CH WIBLE Respiration
and heart action in sleep and hypnosis Respiration et activité
cardiaque dans le sommeil et Vhypnose of gen Ps. XVI
1937 197-222
sujets sont examinés plusieurs fois pendant des périodes de
sommeil et hypnose aide électrocardiogrammes et de pneumo-
grammes Le sommeil pas plus que hypnose amène de change
ments dans les électrocardiogrammes si ce est que pendant le
sommeil la vitesse du ur décroît La vitesse et amplitude de la
respiration diminuent légèrement pendant le sommeil et non pendant
hypnose En général pour les deux points de vue envisagés état
hypnotique ressemble plus état de veille celui de sommeil
Ce résultat est en contradiction avec les constatations antérieures
Cela tiendrait ce que on aurait pas pris soin de vérifier dans le
passé que les sujets avaient pas passé de état hypnotique un
sommeil normal Bibliographie abondante
Sensation et Perception
lo GENERALITES1
Lois de la sensation et de la perception
Synesthésies Illusions et sens spatial
919 HAHN Sobre-algunos problemas de la fisiologia de los
sentidos Sur quelques problèmes de la physiologie des sens
Revista medica germano-ibero-americana 1937 91-102
Rappelant ses travaux sur le processus de adaptation dans le sens
gustatif attribuée des réactions chimiques moléculaires au niveau
périphérique des dispositifs récepteurs et dans la sensibilité ther
mique des variations de pression interne de substances
peu solubles retenues par des parois semi-perméables) auteur sou
tient que les processus essentiels dans les phénomènes sensoriels
et la loi de Weber-Fechner entre autres relèvent non pas du sys
tème nerveux central mais des appareils récepteurs périphériques
920 HULSEY CASON The organic nature of sensations La
nature organique des sensations of gen Ps. XVI 1937-
357-377
Le but de cet artide est étudier les sensations par les processus
physiologiques mis en jeu sans faire appel essentiellement activité
Voir aussi les nos 446 826 1153 1154 1155 1167 SENSATION ET PERCEPTION GENERALITES 569
consciente En effet bien des influx afférents qui atteignent le sys
tème nerveux central produisent des changements une importance
vitale sans être conscients quand ils deviennent conscients ce que
nous pouvons en dire peut être utile mais les descriptions verbales
ne sont pas toujours justes et ne peuvent pas nous servir connaître
les processus sensoriels des autres hommes et encore moins ceux des
enfants et des animaux Ces comptes-rendus verbaux ne sont ailleurs
guère plus utiles soit pour la connaissance des processus périphériques
ou centraux soit titre information sur le monde extérieur La sen
sation de ce point de vue peut être définie comme la première acti
vité qui se produit dans le système nerveux central comme résultat
influx nerveux lui parvenant par les voies afférentes étudie
ensuite la nature du stimulus des récepteurs montre avec quelles
restrictions il faut accepter la loi de énergie spécifique des nerfs et
reprenant la division classique des modalités sensorielles en qualité
intensité et durée il montre les processus physiologiques que recou
vrent ces mots il esquisse en particulier une classification des sensa
tions en prenant comme critère la nature des processus sensoriels
eux-mêmes il distingue alors les sensations viscérales kinesthésiques
ctiles et thermiques les sensations de douleur et enfin les sensations
olfactives gustatives auditives et visuelles
921 CROZIER et HOLWAY On the law tor
minimal discrimination of intensities Sur la loi de la discrimina
tion minimale des intensités Pr of Ac of Sc. XXIII
1937 23-28 II Id. XXIII 1937 509-515
Une relation de proportionnalité qui paraît universelle unit la
variabilité de échelon juste perceptible intensité au seuil différen
tiel moyen
îä1 ==k äà
En coordonnées logarithmiques on obtient en réalité une bande
de pente égale unité et dont la largeur est constante et telle
que si on la prend égale la bande renferme au moins 75 des
points expérimentaux
Telle est la loi que et ses collaborateurs retrouvent dans diffé
rents domaines vision audition sens des pressions cutanées kines-
thésie géotropismes) chez divers animaux et dans chaque cas
quelles que soient les conditions de expérience Ainsi dans les
mesures visuelles la forme de la relation est pas modifiée que la
surface soit grande ou petite que la comparaison soit simultanée ou
successive que on emploie la méthode des limites ou de erreur
moyenne Dans les mesures auditives intensité constante et
son diminuent ensemble quand on passe de la présentation monau-
rale la présentation binaurale Dans des expériences de pression
cutanée surface croissante la pression étant maintenue constante
la variabilité reste proportionnelle échelon bien que celui-ci
diminue
Selon les A. ces résultats ne peuvent expliquer par des erreurs
de mesure mais par une capacité varier la performance qui serait
une propriété intrinsèque des organismes et serait le facteur déter- 570 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
minant de échelon différentiel Celui-ci ne dépendrait donc aucune
ment/comme certains théoriciens le pensent cf Hecht) de propriétés
spécifiques particulières des structures périphériques ou centrales
Les passent rapidement trop rapidement pour entraîner
adhésion sur des arguments statistiques destinés montrer que la
répartition des points expérimentaux accorde mieux avec hypo
thèse que est échelon qui est gouverné par la variabilité avec
hypothèse inverse Quant aux interprétations physiologiques qui
pourraient être invoquées appui une telle théorie elles restent
extrêmement vagues Selon les A. les tendances centrales des effets
fluctuants produits par chacun des stimuli doivent être suffisamment
écartées pour que la probabilité une opération discriminative soit
assez grande par conséquent disent-ils est bien déterminé par la
variabilité sans doute mais le processus qui joue dans le déplace
ment plus ou moins marqué des tendances centrales a-t-il pas aussi
intervenir
822 GIBSON Adaptation with negative after-effect
Adaptation avec effet consécutif négatif Ps Rev. XLIV
1937 222-244
Il certains processus simples communs tous les sens et qui se
retrouvent dans les réflexes le seuil la latence la sommation inhi
bition/la décharge consécutive Aussi est-il pas sans intérêt étu
dier les principes communs aux différents sens Les similitudes consta
tées entre eux suggèrent la possibilité de nouvelles catégories et de
nouveaux concepts qui peuvent être un grand intérêt théorique
De ce nombre est le principe de adaptation avec effet consécutif
négatif en donne la formule générale suivante Si un processus
sensoriel qui un opposé est amené persister par application
constante un stimulus approprié la qualité diminue et une ten-
dance devenir neutre et en même temps la qualité évoquée par un
stimulus de la dimension en question glisse temporairement vers la
qualité opposée ou complémentaire
Ce qui fait intérêt de étude de G. est il donne une large
extension son principe adaptation la couleur la lumière la
température est bien connue La ligne pourrait être regardée aussi
comme le voulait James comme une sensation simple Elle une
forme et une direction et ces deux qualités ont une dimension
ce qui permet de distinguer des oppositions La droite est la qualité
neutre entre le convexe et le concave Ces deux dernières qualités sont
complémentaires et peuvent varier intensité comme la couleur Si
un sujet fixe une ligne courbe la courbure décroît et en cette région
du champ visuel subjectif une ligne droite paraît courbée en sens
inverse Ce phénomène est indépendant de la direction ou de orien
tation de la ligne Cet effet ne peut être considéré comme une illusion
du jugement il est localisé
Un bord peut être non seulement vu mais touché Si un sujet
aveuglé touche activement un bord concave ou convexe pendant
quelques minutes la courbure décroît et un bord droit paraît alors
convexe ou concave La modification de la courbure est de cm
jpour une ligne de 30 cm SENSATION ET PERCEPTION GENERALITES 571
La direction une ligne est aussi une qualité du même genre
Si on fixe une ligne penchée inclinaison décroît légèrement et une
ligne objectivement verticale ou horizontale paraît penchée en sens
inverse de la première Après une période de cinq minutes de fixation
le déplacement de la direction est environ ou Quand un axe
été modifié de cette fa on autre axe paraît aussi modifié quoique
un plus faible degré La direction per ue par le toucher et le sens
kinesthésique obéit aux mêmes règles Le sujet normal met sans
grande difficulté le bâton horizontal Mais après avoir touché active
ment pendant quelques minutes le bâton légèrement penché droite
inclinaison paraît décroître et le horizontal paraît pencher
vers la gauche
Le mouvement est une dimension de expérience visuelle
Il des mouvements opposés par la direction image consécutive
du mouvement en sens inverse est bien connue
indique une expérience qui permet de mettre en relief le ralentisse
ment du mouvement adaptation)
Des phénomènes du même genre observent dans le mouvement
senti par le toucher opposition kinesthésique droite-gauche est
aussi rapprocher des faits précédents ainsi que le mouvement rota-
toire qui donne lieu aussi une image consécutive négative
La série hédonique serait pour classer la suite des séries
précédentes avec une adaptation affective et des effets consécutifs
Ainsi effet consécutif apparaît comme une conséquence de
adaptation une norme Ce phénomène sans doute lui-même une
-explication physiologique mais se défend de vouloir donner dès
maintenant une théorie complète de ces faits
-923 DREW The variation of sensory thresholds with
the rate of application of the stimulus III The differential
threshold for intensity Of light La variation des seuils sensoriels
avec la vitesse du III Le seuil différentiel
pour intensité lumineuse Br of Ps. XXVII 1937
297-302
Cette recherche se range dans la série investigations poursuivies
au Laboratoire de Psychologie Cambridge sur le seuil différentiel en
relation avec la vitesse application du stimulus voir Ps. 1936
analyse no 917)
Les expériences faites par avec un dispositif approprié por
taient sur le seuil différentiel pour les augmentations de la brillance
les vitesses de changement éclairage furent telles que accroisse
ment juste perceptible fut de 001 sec
Les courbes obtenues sont sigmoïdales avec une tendance
aplatir aux deux extrémités semblables quant leur forme générale
aux courbes de Grindiey pour la pression voir Grindley Br of
JPs. XXVII 1936 86-95 On trouve une élévation du seuil avec
augmentation du temps de changement qui peut expliquer pour
la lumière aussi bien que pour la pression dans les termes de adapta
tion sensorielle
Ce qui importe dans ce genre expériences est surtout le fait
<ie la divergence entre les rapports subjectifs et la base physiologique 572 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
véritable les changements lents échappent attention du sujet
aplatissement de la courbe en haut) tandis que les changements
rapides tout en étant conscients ne permettent pas parfois de se
rendre compte de la direction du changement cause du on effect
Le on effect dans oeil hu nain est selon Adrian de 01 sec des
changements inférieurs celte limite ne peuvent influencer le
on-effect que très peu où aplatissement de la courbe en bas
924 WOLFGANG UNGER Der Einfluss der Reizstärke auf
das Lernen und Behalten von Reihen tachistoscopischer Punkt
gruppen influence de intensité du stimulus sur apprentissage
et sur la rétention des séries de points groupés présentés au tachistos-
cope ges Ps. XCVIII 1-2 1937 73-122
Les processus psychiques supérieurs dépendent aussi de intensité
du stimulus qui les met en jeu Pour démontrer cette régularité
psycho-physique auteur fait subir personnes des épreuves au
tachistoscope où il agit de retenir et de reproduire emplacement
exact sur six champs carrés de points éclairés sur le fond sombre de
six champs semblables Le nombre de combinaisons possibles étant de
64 auteur en éliminant les plus faciles en gardé 50 Dans ces
combinaisons les points éclairés étaient au nombre de et cette
dernière série était réservée seulement un sujet montrant une capa
cité apprentissage très élevée
Le stimulus était présenté de sec en sec
Après un intervalle de 01 ou minutes pendant lequel le sujet
ne devait pas penser exercice il devait reproduire la combinaison
de points des personnes examinées ont jamais eu besoin de plus
de présentations de la même combinaison pour la reproduire correc
tement présentations étaient parfois nécessaires pour le qua
trième sujet qui par ailleurs montré une fatigabilité accusée et
une irrégularité du rendement passant une exactitude remarquable
de reproduction accumulation erreurs intensité éclairement
du champ total était constante mais éclairage de points retenir
était réglé pour pouvoir obtenir degrés Ces degrés se
trouvaient dans le rapport suivant avec intensité
constant de la surface 0147 0440 1320 Entre eux ces degrés
étaient dans le rapport de
On calculé par la méthode de constance le seuil moyen du
nombre de répétitions nécessaires pour la reproduction fidèle de
chaque série
Il semble exister une dépendance entre intensité du stimulus
éclairage et la fidélité de reproduction Cette dépendance se retrouve
pour les sortes de séries points éclairés et pour catégories
intervalle entre la présentation du stimulus et sa reproduction
Lorsque les intensités éclairage du sont dans le rapport
on observe une chute beaucoup plus accusée plus raide du
nombre nécessaire de répétitions pour la reproduction fidèle que
lorsque ces intensités sont dans le rapport auteur voit une
parenté avec la courbe hyperbolique signalée dans les recherches
psycho-physiques pour toute une série de phénomènes Cette courbe SENSATION ET PERCEPTION RALIT 573
énonce ici == 0601 où == nombre trouvé de répétitions
du stimulus et le degré de son intensité éclairage de points
dont la position est retenir)
Quelques observations sur les caractéristiques individuelles ap
prentissage pour les sujets examinés complètent ce travail
925 WRIGHT Non-homogeneous sensations new
theory of sensation discrimination Sensations non-homogènes
une nouvelle théorie de la sensorielle Br of
Ps. XXVII 1937 394-398
tente une hypothèse explicative de la discrimination senso
rielle basée sur le fait aucune sensation per ue est en réalité
homogène les changements du stimulus nécessaires pour produire
une différence juste perceptible ont comme correspondant la varia
tion entre les éléments composant la sensation
Comme argument physiologique cite trois causes possibles
des variations dans la sensibilité des terminaisons nerveuses ou dans
la sensibilité de différentes voies de propagation ou bien des varia
tions dans les cellules nerveuses elles-mêmes argument expéri
mental est tiré de expérience de sur la non-uniformité de la
brillance une plage lumineuse qui influence la différence juste
perceptible de intensité
926 BINNS Visual and tactual judgment as illustrated
in practical experiment jugement visuel et tactile tel que
illustre une expérience pratique Br of Ps. XXVII
1937 404-410
Cette recherche poursuivie pendant plusieurs années sur les juge
ments visuels et ctiles pour la graduation des échantillons de laine
démontre que les schémas visuels de la finesse et les schémas ctiles
de la douceur de la laine donnent pour un grand nombre observa
tions des moyennes concordantes selon le jugement visuel serait
plutôt technique et entraîné tandis que le manuel
inné et immédiat Les préférences individuelles très marquées pour
un ou autre type de jugement ont comme correspondant des varia
tions de efficience
Ces discriminations visuelles et ctiles semblent pouvoir consti
tuer une mesure fidèle du sens tactile
927 IRWIN et PRESTON Avoidance of repetition
of judgments across sense modalities La tendance éviter la
répétition des jugements relatifs des modalités sensorielles diffé
rentes of exp Ps. XXI 1937 512-520
On sait que dans des séries de jugements par exemple dans la
comparaison de deux poids) les sujets tendent éviter de répéter
plusieurs fois de suite le même jugement Le but de la présente expé
rience est de montrer que la même tendance existe encore quand les
jugements consécutifs se rapportent des modalités sensorielles diffé
rentes elle ne dépend donc pas des particularités des excitations 574 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
elles-mêmes Pour le prouver on fait comparer alternativement
un rythme indiqué par une série éclats lumineux deux sons puis
deux poids objectivement les excitants comparés sont égaux mais le
sujet ne en doute pas et indique que le second est tantôt supérieur
tantôt égal tantôt inférieur au premier or il évite encore les répé
titions Cette tendance ne vient pas non plus des termes employés dans
énoncé du jugement comme on peut en rendre compte en prescri
vant emploi de termes synonymes différents une expérience
autre Cette tendance est ailleurs infra-consciente
928 KLEINT Versuche über die Wahrnehmung Recherches
sur la perception Ps. CXLI 1937 9-44
Continuant ses études sur cette question aborde le problème
de induction de mouvement et apporte un grand nombre observa
tions intéressantes nouvelles et de rectifications observations
anciennes Ce phénomène peut être étudié avec appareil décrit dans
un travail antérieur dans une petite chambre mobile autour un
axe le sujet est assis dans un fauteuil qui ne participe pas au mouve
ment Un objet visible qui ne participe pas au mouvement objectif est
vu en mouvement tandis que la chambre elle-même paraît immobile
quelque fois le corps du sujet paraît se déplacer en même temps que
objet Dans autres expériences où les parois de la chambre sont
tapissées de dessins bien visibles celle-ci paraît abord en mouve
ment puis immobile ce moment le sujet se sent en mouvement il
fait des efforts pour se retenir se cramponne au fauteuil Souvent
cette impression de mouvement un caractère paradoxal on ne
peut indiquer de direction le mouvement paraît continuer sans que la
position paraisse changer etc Au moment de arrêt on observe une
image consécutive de
Quand le sujet est assis sur la chaise un plateau mobile la
suggestion de mobilité suffit souvent sans déplacement réel pour
créer une impression subjective de mouvement par exemple quand il
fixe obliquement un grand écran on déplace ou un cercle blanc
projeté sur le mur et dont on fait varier la dimension au moyen uà
diaphragme
Il induction de mouvement quand deux disques colorés placés
aux extrémités un axe invisible se déplacent en sens contraire en
masquant ou démasquant un on modifie le mouvement de autre
état de mouvement apparent un objet dépend donc du fait que
autres objets sont per us en même temps que lui Le mouvement
visible est pas fonction simple du déplacement de image sur la
rétine objet est vu en repos si sa position par rapport au champ
auquel il appartient ne change pas il est vu en mouvement dans le cas
ntraire En principe ce qui constitue le champ total paraît en repos
Le corps du sujet peut jouer le rôle objet subissant induction
induction lieu après un certain temps de latence elle
montre une certaine inertie elle semble liée des changements du
tonus musculaire
Dans expérience du plateau tournant les apparences et notam
ment le mouvement apparent des objets visibles en sens contraire
dépendent de la vitesse les objets paraissent immobiles dans une SENSATION ET PERCEPTION GENERALITES 575
rotation lente du plateau mobiles partir de la vitesse un tour
en secondes Les objets en mouvement apparent paraissent irréels
perdent leur caractère de choses
immobilité des objets dans les déplacements du regard est uiï
cas particulier des lois générales qui régissent les faits étudiés ici
Elle ne explique pas par la théorie de Hering-Hillebrandt sur les
déplacements de attention Le déplacement apparent des objets
produit par une pression mécanique du globe de il pas lieu
une fa on générale en sens inverse comme on le croit Si le regard
est dirigé un côte les objets paraissent se déplacer de ce côté il
est droit devant soi il pas de déplacement latéral
La condition essentielle de toutes les perceptions de mouvement
est organisation du champ qui comprend aussi le corps du sujet
les différences articulation des parties du champ jouent un rôle-
essentiel
929 COSSETTI La funzione del significato nella percezione
degli Oggetti La fonction du signifie dans la perception des
objets. Ar it di Ps. XV 2-3 1937 159-248
La recherche avait pour but de déterminer comment nous perce
vons les objets du monde dans lequel nous vivons et quelle est in
fluence du signifié sur la construction de objet présenté
au tachistoscope ses sujets divers dessins simples dont certains
avaient pas de sens autres avaient un sens discutable autres
enfin présentaient des particularités pouvant être interprétées
après ensemble du dessin ou après elles-mêmes Les sujets 10)
examines individuellement devaient reproduire le dessin aussitôt sa disparition et indiquer ce qui était passé dans leur cons
cience pendant épreuve Les résultats quantitatifs obtenus furent
rassemblés en groupes Sens attribué au dessin après un-
détail 192 Sens attribué au dessin après la perception de
ensemble 385 Aucun sens donné au dessin 197 Hési
tation entre divers éléments 142 Aucun sens donné la figure
qui est reproduite incomplète 848 Les résultats furent groupés
aussi après une autre manière Ceux où le sens apparaît immé
diatement 465 Ceux où le sens est saisi que progressive
ment 535 reproduit quelques-uns des protocoles les plus
intéressants afin que on puisse se rendre compte des résultats
qualitatifs de expérience Il conclut que dans la perception des
figures par ses sujets apparaissent des phases variées déjà décrites
par Gemelli et Galli Il se peut que le sujet saisisse le sens de parties
caractéristiques et en tire le sens de ensemble ou il saisisse tout de-
suite le sens de ensemble sans avoir analysé Ce mode est le plus
fréquent il peut être considéré comme une pure appréhension du
sens le sujet ne sait comment il est parvenu Le sens peut être
assez vague au début et se préciser par élaboration ultérieure des
caractères de objet mais le sens participe comme élément direc
teur organisation des données sensorielles Les éléments sensoriels
sont seulement les matériaux avec lesquels se constitue la perception
Le signifié est élément fondamental il donne la perception une fin
Les déformations du dessin reproduit résultent moins de oubli que 576 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
un processus inconscient par lequel le sujet tend donner au dessin
reproduit le sens attribué par lui au dessin présenté Les résultats de
cette recherche confirment ceux précédemment obtenus une autre
manière par Gemelli
930 ALFRED PRING AUERSPERG Landschaft und Gegen
stand in der optischen Wahrnehmung Paysage et objet dans
Faperception optique ges Ps. XCIX 1-2 1937 129-
141
La fonction essentielle du cerveau dans le processus aperception
est la structuration des éléments per us le discernement entre ce
qui est actuel et non actuel le détachement du devant sur le fond
Démontrer cette mise en ordre biologique dans les domaines des
données optiques telle est la tâche que se donne auteur Il croit
accomplir en développant une série de considérations théoriques en
rappelant quelques expériences psychophysiques en citant des cas
pathologiques et enfin en procédant analyse esthétique de quelques
uvres picturales
931 GRACE PREYER RUSH Visual grouping in relation
to age Le groupement visuel et sa relation avec âge Ar of Ps.
no 2171937p.1-95
Les trois facteurs de groupement la proximité la ressemblance
et la continuité sont soumis une étude comparative Ces facteurs
quoique très efficaces ne déterminent pas absolument la formation
des groupes La proximité quand la différence intervalle passe
de 25 cm. conditionne un accroissement des réponses qui va
de 29 758 influence de la ressemblance est plus difficile
déceler car les autres facteurs interviennent en même temps on peut
cependant la mettre en évidence dans des expériences où on oppose ce
facteur la proximité ou encore par accroissement des réponses dues
la proximité lorsque ajoute le facteur ressemblance quand on
élimine tous les autres facteurs influence de la excé
derait pas 30 Pour la continuité est-à-dire pour des lignes
éléments plus longues dans une direction éléments que dans
autre éléments) effet ne se manifesterait pas dans plus de
74 des cas
Donc aucun de ces facteurs est contraignant ailleurs les
résultats font ressortir existence un autre facteur très important
qui est la direction Par exemple quand les éléments des figures sont
rapprochés de plus en plus selon une direction horizontale la moyenne
des réponses dues la proximité croît de 266 par rapport en
semble dans la direction verticale cet accroissement est de 328
La ressemblance serait par contre plus efficace dans la direction
horizontale Dans tous les cas les directions horizontales et verticales
sont favorisées par rapport aux obliques
Si on compare enfin influence relative de ces différents facteurs
on peut les classer de la manière suivante par ordre décroissant
la continuité la ressemblance la proximité la direction
Quant influence de âge en comparant les résultats enfants
écoles primaires écoles secondaires et étudiants université

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