Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les Invertébrés. - compte-rendu ; n°1 ; vol.41, pg 331-342

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L'année psychologique - Année 1940 - Volume 41 - Numéro 1 - Pages 331-342
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1940
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c) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les
Invertébrés.
In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 331-342.
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c) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les Invertébrés. In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 331-342.
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c) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chçz les Invertébrés
216. — G. VIAUD. — Stroboscopie des mouvements ciliaires ehez les
Rotifères. — C. R. de la Soc. de Physique biologique, XV, 1941,
n° 47.
Après anesthésie à la cocaïne, chez deux espèces de Brachionus,
on compte la fréquence des battements, qui est de 6 à 7 p. sec. pour la
lre couronne (trochus), de 12 à 15 pour la 2e (cingulum) sans influence
de l'intensité ou de la qualité de l'éclairement ; mais l'amplitude des
battements augmente avec l'éclairement, et varie avec la nature
des radiations (croissant du jaune au violet pour une même énergie) ;
c'est elle qui conditionne la vitesse des déplacements dans la natation
du Rotifère (pour la 2e couronne surtout, la lre agissant pour intro
duire la nourriture dans le pharynx).
Les changements de direction dans l'animal normal sont dus à
une inhibition nerveuse réduisant la fréquence des battements du
cingulum, réaction s'ajoutant à celle qui concerne la "variation
d'amplitude. H. P.
217. — J. RAMPITSCH. — Versuche über die cilio-regulatorisclie
Fortbewegung des Turbellars Stenostomum leucops (Recherches
sur la progression cilio-régulatrice du Turbellarié S. L.J. — Zoolo
gischer Anzeiger, CXXXIII, 1941, p. 253-258.
Une excitation mécanique ou chimique de la région antérieure
provoque une réaction de fuite : natation de recul par renversement
des battements ciliaires.
Il y a probablement dans la région céphalique un centre inhibiteur
pour la natation de recul qui se produit, après section, dans le seg
ment postérieur de l'animal pendant une longue durée.
Les battements ciliaires, ne sont pas abolis par la chloroformisa-
tion qui supprime la motricité musculaire.
Le Turbellarié, sous l'influence d'un courant continu, se dirige
vers la cathode. H. P.
218. — W. E. BRADWAY et A. R. MOORE. — The locus of the
action of the galvanic current in the earthworm, Lumbricus
terrestris (Le lieu d'action du courant galvanique chez le ver de
terre, àsumbricus terrestris). — J. of cell, and comp. Physiol., XV, 1,
1940, p. 47-54.
Le galvanotropisme du Ver de terre (elongation et progression
vers la' cathode en courant ascendant, rétraction en courant descen
dant) est indépendant de l'état d'excitation générale du système ner
veux (narcose ou excitants). Le lieu d'action du courant est la chaîne
nerveuse ventrale : lorsqu'une portion disséquée de celle-ci est par
courue par un courant, les mêmes effets se produisent qu'avec le
corps tout entier. A. F.
219.— P. HE.INBECKER et S. HOWARD BARTLEY. — Action
of ether and nembutal on the nervous system (Action de Véther
et du nembutal sur le système nerveux). — J. of Neurophysiol., III,
2, 1940, p. 219-236.
Étude électrophysiologique des actions, d'abord stimulatrice 332 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
puis déprimante, de l'éther et d'un barbiturique, le Nembutal, sur
l'activité simple ou rythmique de différentes structures nerveuses :
l'axone, la synapse du ganglion sympathique, la moelle, l'écorce
cérébrale, la chaîne nerveuse du cœur de Limule. A. F.
220. — BUN-ICHI HASAMA. — Ueber die Aktionsströme des
Schliesz- sowie des Fuszmuskels bei der Venusmuschel (Sur les
courants d'action du muscle adducteur et du muscle pédieux chez
les Lamellibranches vénéridés). — Z. für B., C, 1940, p. 394-400.
Enregistrement in situ chez Meretrix lamarcki des côtes de Corée,
avec le galvanomètre à corde.
Quand un stimulus provoque la fermeture de la coquille, il y a
une variation de potentiel monophasique assez lente dans le muscle
adducteur (atteignant son maximum après 2 à 3 sec), et durable.
Au cours des mouvements spontanés du pied il y a dans le muscle
pédieux des ondulations de potentiel (probablement, diphasiques),
accentuées par la pilocarpine, tandis que le chlorure de baryum
engendre • Les faits un montrent, potentiel d'action dit l'auteur, tonique.que le tonus n'est pas un état , de
repos, mais relève d'un état d'excitation stable. H. P.
221. — B. J. KRIJGSMAN. — Elektrophysiologische Untersuchun
gen über das Nervensystem der Mollusken I. Reizversuche am
isolierten Nerven von Helix pomalia (Recherchés électrophysiolo
giques sur le système nerveux des Mollusques. I. Recherches de
stimulation sur des nerfs isolés d' H. p.). — Z. für ver. Ph., XXVIII.,
1940, p. 286-325.
Les chocs d'induction intenses, sur le nerf intestinal de l'escargot,
engendrent des potentiels d'action formés de deux ondes correspon
dant à deux groupes de fibres, l'un plus rapide et de seuil plus bas
(vitesse de 40 à 48 cm. par sec), l'autre plus lent et de seuil plus
élevé (15 cm. par sec).
La conduction se fait avec décrément, le tout ou rien n'étant pas
satisfait.
Dans l'addition latente, on observe un effet maximum pour un
certain intervalle entre les deux chocs d'induction consécutifs dont
le premier est inefficace (de 8 msec, environ). . H. P.
222. — S. EN1 KÉÉVA. — Chronaxie du sphincter du Pecten ponticus
dans l'ontogénie. — B. B. M. U.'R.'S. S., IX, 1940, p. 421-423.
Après anesthésie a l'uréthane, qui fait bâiller le mollusque, dont
le muscle adducteur clonique devient inexcitable, la chronaxie
tonique a été déterminée chez des individus d'âge différent (entre
quelques mois et plus de 3 ans). L'excitabilité décroît avec l'âge,
la chronaxie passant progressivement de 4 à 15-20 msec.
. Quant à la chronaxie clonique (déterminée après section du
faisceau tonique du muscle) elle diminue au contraire avec l'âge,
passant de 6 ou 8 à 3>5 msec. H. P.
223. — J. SOMMER. — Bahnung und Hemmung im Aktions
strombild des Krebsmuskels (Facilitation et inhibition d'après '
SENSORIELLES DES INVERTÉBRÉS S33 FONCTIONS
le courant d'action du muscle d'écrevisse). — Z. für B., C, 194(1,
p. 153-161.
Dans le muscle fermant la pince, les potentiels monophasiques
au cours de la contraction réflexe ou spontanée se suivent à inter
valles variables, même avec une amplitude constante. Mais de façon
générale les amplitudes s'accordent avec les fréquences (triplant
quand la fréquence est décuplée), par facilitation synaptique pour
des intervalles moindres des influx abordant le muscle.
La contraction lente serait due à une excitation rythmique des
nerfs par un stimulus intense et nocif, produisant à la fois excitation
et inhibition, et aboutissant à l'autotomie. H. P.
224. — J. TEN GATE. — Quelques remarques à propos de l'innerva
tion des mouvements locomotoires de la Blatte Periplaneta
americana. — Ar. néerl. de Ph., XXV, 1941, p. 401-409.
. La coordination motrice de chaque paire de pattes est régie par
la paire .correspondante de ganglions thoraciques, dont chacun régit
sa patte. Von Buddenbrock a montré que l'amputation des pattes
médianes entraînait, chez le Dixippus, une alternance des
homolatérales en place de la synchronisation. Le même fait s'observe
chez la Blatte.
Des sections combinées des commissures ganglionnaires ont mont
ré que la coordination exigeait le maintien de l'une des commissures
(pouvant être alternativement la droite ou la gauche) ; la condition
est nécessaire et suffisante. H. P.
225. — J. W. S. PRINGLE. — The reflex mechanism of the Insect
leg (Le mécanisme réflexe de la patte d'Insecte). — J. of exp. B.,
XVII, 1940, p. 8-17.
Les muscles des pattes de la Blatte ( Peniplaneta americana)
sont innervés par deux fibres seulement, en général, l'une imprimant
une contraction tonique avec un faible potentiel électrique, l'autre secousse brève et un fort potentiel d'action.
Par enregistrement des, potentiels musculaires, P. a déterminé les*
facteurs qui suscitaient des décharges réflexes : au cours du mouve
ment d'extension imposé au fémur, une augmentation de résistance
suscite dans la fibre lente tonique une décharge de grande fréquence,
tandis qu'une diminution arrête les influx, et le point de départ ne
se trouve pas dans des terminaisons musculaires, ni des organes
chordotonaux, ni même dans les poils trochantériens qui intervien
nent pour la régulation des attitudes, mais dans les organes que
constituent les « sensilla campaniformes », dont une excitation méca
nique par pression a les mêmes effets que le mouvement de la patte.
Sur l'extension du tibia, à fonction élévatrice antagoniste, les
mêmes stimulations provoquent des effets inverses ; et les effets
croisés sont inverses des effets directs.
Ces effets de sens opposé sont déclenchés aussi par diverses st
imulations tactiles (sur le torse, les épines tibiales).
La fibre rapide n'est intéressée que par des stimulations très
fortes, tendant à provoquer des réactions de saut.
La décapitation de l'animal provoque une hyperactivité des •
.
334 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
fibres lentes et une hypersensibilité réflexe (l'auteur soulignant
l'analogie avec la rigidité décérébrée).
Un isolement curieux des segments s'observe : la stimulation sur
l'un d'eux n'agit pas sur les autres, ni dans un sens, ni dans l'autre.
H. P.
226. — GERTRUD WEIGEL — Färbung und Farbweehsel der
Krabbenspinne Misumena vatia L. (Coloration et changements
de couleur de Vnraignée crabe M. F .). — Z. für ver. Ph,, XXIX,
1942, p. 195-248.
Heckel (1891) a observé des Misumena blancs sur du papier
blanc, jaunes sur des fleurs de pissenlit, rouges sur des dahlias rouges,
mais Rabaud n'a pas trouvé de choix approprié des fleurs en fonction
de la couleur de l'araignée.
L'auteur a entrepris des recherches au sujet de ce problème
d'homochromie.
Les mâles mûrs ont une couleur invariable, mais les femelles
mûres, sur fond noir, blanc, violet, bleu ou rouge deviennent blanches
si elles étaient jaunes ou vertes, ne changeant pas si elles étaient
déjà blanches ; sur fond vert (plantes ou papier), les vertes et lea
jaunes ne changent pas, mais les blanches deviennent vertes (et
les jaunes aussi dans le cas où le vert est assez sombre) ; sur fond
jaune saturé, les vertes et blanches deviennent jaunes, les jaunes
augmentent éventuellement de saturation.
Les changements, en plein soleil, démandent environ 2 jours, mais
exigent 23 à 28 jours en lumière diffuse.
Les mêmes résultats s'obtiennent quand on soumet les araignées
à des éclairements colorés.
Les animaux aveuglés ne changent pas de couleur (dès que
4 des yeux sur les 8 sont noircis).
La livrée ne présente pas de modification la nuit, pas de
rythme nycthéméral. ■
La guanine de certaines cellules à graisse conditionne la couleur
blanche, quand fait défaut la pigmentation jaune fluide de Phypo*1
derme (carotinoïde probable) par déplacement de la peau vers l'intes
tin ; quant au pigment vert, sa nature n'a pas été déterminée.
En faisant la statistique de la répartition des araignées trouvées
sur des fleurs dans la nature, sur 480 individus, 63 % des cas manif
estaient de l'homochromie.
En donnant au laboratoire des fleurs à choisir de diverses cou
leurs, la préférence pour les blanches et les' jaunes est notable
(89 % des cas sur 120 individus), mais le choix des fleurs blanches par
des araignées blanches, des jaunes par des araignées jaunes ne repré
sente que 55 % des cas. En revanche avec des fleurs artificielles
éliminant la variations de formes et de parfums, les choix Komo-
chromes s'élèvent à 78 % et même à 100 %.
Les araignées aveuglées ne manifestent plus cette prédominance
de choix homochromes. H. P.
227. — J.-B. PANOUSE. — L'hypothèse humorale de l'adaptation .

FONCTIONS SENSORIELLES DES INVERTÉBRÉS , 335
. chromatique chez les Crustacés.— B.B., CXXXV, 1941, p. 1520-
1523.
L'extrait rostral du Leander serratus injecté au Crangon vulgaris,
ou réciproquement, provoque* la contraction des chromatophores et
l'éclaircissement des individus sombres, sans modifier les individus
clairs sur fond blanc (que l'extrait provienne de crevettes claires ou
sombres). Il y a donc dans une « contractine », mais pas
d' « expansine » et l'auteur croit que la dilatation est passive.
• H. P.
• »
— M.-L. VERRIER. — Recherches sur les corrélations humor228.
ales chez les Crustacés. Indépendance de la migration des pig
ments rétiniens et de l'excitation lumineuse visuelle. — B. Biol.,
LXXV, 1941, p. 240-248.
Les recherches de l'auteur sur les migrations pigmentaires de
crevettes {Leander squilla et L. sêrratus) lui ont permis de constater
que la position pigmentaire dans les yeux noircis avec un vernis
opaque adhérent, était celle qui caractérise l'adaptation à la lumière,
si les animaux étaient effectivement éclairés.
Le pigment oculaire reagirait aux mêmes influences hormonales
que les pigments tégumentaires, indépendamment même des récep
tions visuelles par l'appareil oculaire. H. P.
229. — P. O THERMAN. — The action potentials of the Squid eye
(Les potentiels d'action de Vœil de Calmar). — Am. J. of Ph.-,
CXXX, 1940, p. 239-248.
L'auteur a enregistré les électrorétinogrammes de l'œil intact
ou ouvert de Loligo, avec des positions variées des électrodes, pour
des éclairements plus ou moins grands, assez brefs (0,25 à 0,50 sec).
L'animal ayant été adapté à l'obscurité, avec une électrode à la
surface de l'œil et une autre sur le nerf optique, on a un potentiel
d'action positif durable, monophasique ; mais si l'électrode active
est en contact avec le liquide oculaire, à l'intérieur de l'œil, le
est négatif, avec une faible positîvité initiale pour les éclairements
très intenses ; si l'électrode est placée, l'œil étant ouvert, au niveau
de la convexité postérieure du globe, on retrouve le potentiel positif.
Il y a donc deux potentiels d'action de signe opposé ; le négatif
disparaît complètement par adaptation à la lumière, tandis que le
positif est seulement réduit.
Les variations quantitatives des deux potentiels ont une certaine
indépendance ; pour une variation d'éclairement de 1 à 10, les potent
iels passent de 20 à 70 microvolts pour le positif, à 45 seulement pour
le négatif.
L'action favorable du glucose et de l'oxygène, déprimante de
l'adrénaline et de l'atropine se manifeste, mais inégalement, sur les
2 potentiels (dont les latences n'ont pas été précisées). H. P.
230. — BUN-ICHI HASAMA. — Ueber die Biolumineszenz bei
Watusonia scintillans im bioelektrischen sowie histologischer Bild
(Sur la. biolumine'scence chez W . s., dans leur figuration bioélec- 336 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
trique et histologique). — Z. für wissenschaftliche Zoologie,
1941, p. 109-128. v
II y a trois types d'organes luminescents sur les bras abdominaux,
le manteau, l'extrémité céphalique et la région oculaire. Ces organes
réagissent à des stimulations faradiques ou mécaniques, et faiblement
à des actions chimiques.
Les organes ne commencent à luire que lorsque les chromato-
phores situés en avant d'eux se sont contractés (synchroniquement
avec les cellules pigmenta ires, du tégument, mais indépendamment
des cellules rétiniennes) ; ils sont faiblement électronégatifs (avec
accentuation fonctionnelle) par rapport au reste du tégument.
On y observe des amas de bâtonnets coloràbles par la fuchsine,
d'aspect bactérien. H. P.
230 bis. — M.-L. VERRIER. — Un mode nouveau de réduction
oculaire chez les Arthropodes. — B. B., CXXXIII, 1940,
p. 268-270. -
Chez des crabes, des crevettes, On observe dans l'œil des zones
plus ou moins étendues où, sous les parties externes intactes, il y a
réduction notable ou disparition complète de la partie sensible
(rétinule et rhabdome) des ommatidies, ce qui constitue une sorte de
tache aveugle. Cette réduction de la partie fonctionnelle peut même
coïncider avec une hypertrophie des régions externes (chez le Gloëon
mâle, dont les yeux sont dits « en turban »). H. P.
231. — M.-L. VERRIER — Recherches sur les yeux et la vision des
Arthropodes. I. Hypertrophies et réductions oculaires. II. Le dédou
blement des yeux et le problème des réductions oculaires. —
B. BioL, LXXIV, 19.40, p. 309-326, et LXXVI, 1941, p. 1-13.
Les yeux frontaux des mâles d'Éphémères, très hypertrophiés,
ont une rétinule très réduite et des parties réfringentes normales,
l'hypertrophie portant sur les cellules accessoires de la zone moyenne.
Yeux frontaux et yeux latéraux ont la même structure des yeux
de superposition, considérés par Exner comme représentant un type
nocturne, mais qui se rencontre chez le Macroglosse dont l'activité
est diurne.
La seconde étude est consacrée à un Diptère du genre Bibio,
à œil dédoublé, mais dont les ommatidies sont toutes du même type
d'apposition d'Exner ; à cette occaiion l'auteur examine le cas,
général du dédoublement oculaire, dans lequel (sauf chez le Gyrin)
on observe corrélativement une hypertrophie partielle de l'œil avec
dégénérescence de la partie moyenne des ommatidies. H. P.
232. — J. LHOSTE. — Premières observations sur la structure de
l'œil de Forficulaaaricularia h. — B. S. Z., LXVI, 1941, p. 62-65.
' L'ommatidie du Perce-oreille est courte et trapue, dépourvue de
cône cristallin, avec un rhabdome divisé, par opposition avec celle du
Sténobothrus, à cône cristallin énorme et rhabdome filiforme, et par
ressemblance avec l'œil, également réduit, des Chrysomélides et
Cérambycides, qui sont pourtant lucicoles alors que les Forficules
sont lucifuges et de mœurs nocturnes. H. P. '

.
FONCTIONS SENSORIELLES DES INVERTÉBRÉS 337
233. — H. LÜDTKE. — Sinnesphysiologie und Entwicklungsges
chichte am Auge des Rückenschwimmers Notonecta glauca
(Physiologie sensorielle et développement de VŒU du Notonecte).
—- Bi. Zentr., LXII, 1941, p. 220-226.
L. a montré (1935) que des régions déterminées de l'œil du
Notonecte intervenaient pour régir des tactismes différents,, les
télo- et topotactismes (réponses à des différences d'éclairement) et
ménotactismes (réactions à des déplacements dans le champ).
Il a examiné le comportement des larves, chez lesquelles la diff
érenciation des trois zones oculaires, mediale, moyenne et postérieure,
se manifeste déjà, malgré le moindre nombre des ommatidies
(780 au lieu.de 3.500).
Les ommatidies de la région oculaire moyenne sont environ 11 fois
plus sensibles à la lumière que celles qui avoisinent la ligne de
fixation.
Or, au cours du développement, des ommatidies passent de la
zone antérieure à la zone moyenne, puis à la zone postérieure ; il
faut donc qu'il se fasse parallèlement un transfert physiologique de
fonctions. *
La différenciation des ommatidies se manifesterait dans la
vision des couleurs, car le laquage d'une certaine zone oculaire rend
-le Notonecte achromatopsique, et, dans cette zone, avec une partie
laquée on a suppression de la vision du jaune, du vert et du bleu,
avec maintien de celle du rouge.
Il y a 2 pigments oculaires différents, en relation avec les diffé
rences fonctionnelles, un pigment brun, dans 966 ommatidies (région
postérodorsale) douées de vision chromatique, et un pigment rouge
dans 2.500 (région antéro- ventrale), aveugles aux couleurs.
Les couleurs autres que le rouge seraient perçues par les ommat
idies à pigment brun situées à la limite des deux zones, dans une
bande assez étroite. H. P.
234. — L. A. RIGGS. — Recovery from the discharge of an impulse
in a Single Visual receptor Uliit (Récupération après décharge
visuelle d'un influx dans une simple unité visuelle réceptrice). —
J. of cell, and comp. Ph., XV, 1940, p. 273-283.
L'auteur a repris sur la Limace la méthode de Graham et
Hartline.
Après une certaine adaptation lumineuse assez faible, par concent
ration sur une ommatidie d'une faisceau lumineux, un second fai
sceau donne un éclairement additif bref de valeur variable.
La latence de la réponse à ce dernier, comportant un influx supplé
mentaire intercalé dans la série répétitive dépend du moment où se
produit la seconde stimulation et de la grandeur de l'éclairement
additif.
Les réciproques des latences sur l'échelle logarithmique des intens
ités en abscisse se situent sur des droites approximatives.
En fonction des intervalles à partir de l'émission d'un influx de la
réponse répétitive continue, les latences décroissent d'abord vite et
de plus en plus lentement, ce qui donne une image du processus de
récupération, initialement plus rapide.
l'année psychologique, xli-xlii 22 .
!
338 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Après la réponse additive intercalée, de durée assez constante, avec;
plus ou moins d'influx suivant l'intensité, il y a une phase de silence.
H. P.
335. — FR. SCHREMMER. — Versuche zürn Nachweis der
Rotblindheit von Vespa ruf a L. (Recherches pour établir la cécité
au rouge de V. r.). — Z. für ver. Ph., XXVIII, 1941, p. 457-466.
Un nid de guêpes ayant un trou d'entrée formant tache sombre,
S. constate l'attraction des guêpes recherchant l'entrée du nid par
des morceaux de papier noir (triangles, carrés ou cercles) ou rouge,
indifféremment tandis, que le violet est différencié. Le rouge serait
donc vu noir et la guêpe serait insensible au rouge. H. P.
236. — V. WILLEM, — Quelques observations sur les visites d'In
sectes à des fleurs entomophiles. — B. Se. Ac. Belg., XXV, 1939,
p. 566-581.
Observations pendant 3 semaines de Papillons et de Bourdons
venant butiarer les fleurs dans un jardin.
Sur une- Salvia à bractées bleues, les Insectes sont attirés d'emblé'e,
et cherchent le nectar à la base ; ils doivent faire un Apprentissage,
guidé sur l'odorat, pour trouver la place du nectaire ; mais il y a
attraction initiale par la couleur. •
Des Bourdons à antennes coupées ne se distinguent en rien des
normaux.
La vue joue donc, à rencontre -de l'opinion de Plateau, un rôle
dominant dans l'attraction que les fleurs exercent à distance sur lès
Insectes. H. P.
237. — F. HALBICH. — Die Wirkung des konstanten galvanischen
Stromes auf das Zentralnervensystem des Regenwurms (L 'action
du courant galvanique constant sur le, système nerveux central du ver
de terre). ■— Z. für ver. Ph., XXVII, 1940, p, 606-614.
L'auteur a pu vérifier l'observation de Moore (1923) que le
Lombric subissait un raccourcissement quand il était parcouru
par un courant descendant, un allongement pour le sens inverse du
courant.
La réaction disparaît par ablation de la chaîne nerveuse centrale :
le courant agit, dans un sens, sur les neurones commandant la mus
culature longitudinale, et dans l'autre sur ceux qui commandent la
musculature annulaire, ce qui indiquerait une polarité fonctionnelle
opposée de ces deux groupes de neurones. H. P.
238. — J. DE WILDE. — On antennal movements of Insects under
Static or optic Stimuli (Surdes mouvements antennaires des I nsectes
soumis à des stimulations statiques ou optiques). — Ar. néerl.
de Ph., XXV, 1941, p. 277-286. ,
D'après un travail de Wolf (Postural reactions of Insect antennae,
Biol. Bull., LXXVII1, 1940), les abeilles et divers autres Insectes
-réagiraient par des mouvements antennaires à des stimulations pur
la pesanteur ou la force centrifuge dans des conditions éliminant les
influences optiques, et ces réactions, indiquant une perception FONCTIONS SENSORIELLES DES INVERTÉBRÉS 339
statique, seraient comparables aux réflexes statokinétiques des
Vertébrés.
Or, examinant 20 espèces très différentes (de Coléoptères,
Orthoptères, Hyménoptères, Lépidoptères), de W. n'a pas trouvé,
en r absence de stimulation visuelle, de réactions antennaires à l'ac
tion gravifique ou centrifuge, obtenant en revanche des réactions
optokinétiques chez un grand nombre de ces espèces sous l'influence
du mouvement de rotation d'un cylindre strié. H. P.
239. — H. AUTRUM. — Ueber Gehör und Erschütterungssinn bei
Locustiden (Sur V audition et le sens des ébranlements chez les
Locustides). — Z. für ver. Ph., XXVIII, 1941, p. 580-637.
Reprenant sa méthode d'étude par enregistrement des courants
d'action du nerf tympanal sur des pattes détachées de Locustides,
A. a procédé à l'analyse de la fonction auditive de ces Orthoptères.
Sous l'action du chant du mâle, on peut déceler une réponse dans
la patte antérieure de la Sauterelle (avec un maximum à la températ
ure de 30°), jusqu'à une distance,, limite de 3 m. avec Cpnocephalus
dorsalis, de 38 m. pour Locusta cantons, tandis que les organes des
deux autres paires de pattes ne répondent pas, même à 20 cm. Les
sons purs de 2.000 p. sec. sont efficaces sur les organes de toutes les
pattes, ceux de 20.000 sur ceux des pattes antérieures seulement.
La détermination des seuils, qui s'abaissent avec la fréquence
(jusqu'à un minimum extrêmement bas, de 0,04 ji.bar) montre une
variation de comportement pour les organes tibiaux des pattes
moyennes et postérieures. •
Aux ébranlements solidiens du support, la sensibilité de ces
organes est extraordinairement fine, permettant une réception, à
l'optimum de fréquence (entre IjOOO et 3.000 p. sec), chez le Dec-
tique, pour une amplitude qui ne dépasserait pas 0,036 mfi. (le tiers
du diamètre d'un atome d'hydrogène) !
Une si exquise sensibilité vibratoire rend possible la réception
des sons aériens par transmission solidienne ^u support.
Dans les organes des tarses il y a encore une réception vibratoire
mais bien moins fine. /
L'auteur procède à la comparaison de la sensibilité auditive des
Sauterelles et de l'homme, qui, avec des différences dans l'optimum
des fréquences, correspondrait à une valeur de même ordre pour le
travail minimum d'une excitation sonore efficace (7 x 10~10 erg/sec).
C'est l'accélération (et non l'amplitude de la vitesse de; la variation)
qui serait le stimulus efficace. * H. P.
240. — H'. AUTRUM. — Ueber Lautaeusserungen und Schallwah
rnehmung bei Arthropoden. II. Das Richtungshören von Locusta
und Versuch einer Hörtheorie für Tympanalorgane von Locusti-
dentyp (Sur les émissions de prüits et la perception des sons chez les
Arthropodes. II. L'ouïe directionnelle de L. et recherche d'une théorie
des organes tympaniques du type des Locustides). — Z. für ver.
Ph., XXVIII, 1940, p. 326-352.
Il est de fait que le grillon, la sauterelle verte entendent les

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