Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les Vertébrés - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 295-310

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 295-310
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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d) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les
Vertébrés
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 295-310.
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d) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les Vertébrés. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 295-310.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30680SENSORIELLES DES VERTEBRES 295 FONCTIONS
tif du ganglion de Gasser se différencie le premier, puis le neurone
intercalaire du mésencéphale, enfin le neurone moteur. La neurofi-
brillation se poursuit dans le sens du courant nerveux, ce qui pourrait
être dû à l'influence des organes périphériques actifs, de différencia
tion précoce. H. P.
d) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les Vertébrés1
291. — F. B. SUMNER. — Studies of protective color change. (Etudes'
III. Experiments with fishes as predators and prey sur
les changements de couleurs protectrices. III. Expériences avec
poissons' à la fois comme prédateurs et comme proies). — des
Pr. of N. Ac. of Se, XXI, 6, 1935, p. 345-353.
Après ses recherches avec des oiseaux prédateurs, permettant
d'évaluer l'efficacité des adaptations protectrices tégumentaires des
En 1. Deux Gambusia sur fond sombre, 1 témoin et un au bout
de 10 secondes. En 2. Les mêmes après 2 heures. En 3. Deux pois
sons sur fond clair, 1 témoin et un autre après 35 secondes. En 4. Les
mêmes après 10 minutes.
1. V. aussi les nos 129, 134, 779. 296 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
poissons (Cf. An. Ps., XXXV, n° 240) S. a repris la question en
utilisant un poisson prédateur, Y Apomotis cyanellus, la proie étant
toujours la Gambusia patruelis, qui s'adapte au fond noir ou blanc
en changeant la teinte de sa livrée, d'abord très vite (en 1 ou 2 minut
es), puis de plus en plus lentement (s'approchant déjà en 1 heure
de l'adaptation complète mais n'y arrivant tout à fait qu'en plusieurs
jours).
Dans 4 expériences où 25 poissons blancs et 25 noirs sont placés
chaque fois dans un bac noir, 37 poissons en tout ont été mangés,
sur lesquels 29 (78 %) étaient blancs et 8 (22 %) étaient noirs ; dans
4 autres expériences semblables, les proportions sont identiques
(34 mangés dont 26 blancs et 8 noirs).
Dans 9 (430 poissons) avec bac blanc, 208 poissons
ont été mangés dont 137 noirs (66 %) et 71 blancs (34 %). En mettant
2 fois plus de poissons blancs que de noirs, au lieu de l'égalité, les
proportions n'ont pas été changées.
Avec un bac à fond gris, les poissons blancs ou noirs sont égal
ement mangés (102 en tout sur 290, dont 50 noirs et 52 blancs).
En revanche, des animaux immobiles (anesthésiés) sont mangés
tout autant que ceux qui nagent, l'immobilité, dans les conditions
de l'expérience, n'ayant pas valeur protectrice.
Mais, dans ces conditions, on peut dire que l'homophanie est
protectrice (pour employer le terme que j'ai proposé quand il s'agit
d'adaptation de clartés sans intervention de couleurs). Notons
que la protection est plus marquée pour le poisson sombre sur
fond sombre que pour le poisson clair sur fond blanc. H. P.
292. — CATHERINE VEIL. — Sur le mécanisme du changement
de couleur chez les Poissons. — G. R., CGI, 1935, p. 914-916.
Le Mustelus canis, privé d'hypophyse, prend une teinte claire
qu'il garde sur tous les fonds ; l'injection de sang de poisson foncé
à un poisson clair ne donne qu'une réaction locale. Il faut faire
intervenir l'antagonisme du mécanisme nerveux et du mécanisme
humoral.
Chez la carpe, l'énucléation des yeux d'un poisson clair entraîne
un noircissement immédiat ; l'injection de sang d'un animal foncé
ou clair n'a pas d'effet, mais de l'extrait des lobes posté
rieurs d'hypophyses entraîne le noircissement et aussi l'injection
du sang d'un poisson énucléé.
Du fait de l'antagonisme entre l'hypophyse et les yeux, la dispa
rition d'un facteur entraînerait l'excitation de l'autre. H. P.
293. — FR. STUTINSKY. — Sur la physiologie des érythrophores
du vairon. Action des extraits hypophysaires. — B. S. Z., LX,
1935, p. 173-187.
Chez le Phoxinus laevis, une injection d'extrait hypophysaire
entraîne une expansion des érythrophores au bout de 10 à 20',
expansion durant entre 3 et 24 heures.
Un certain nombre d'extraits (d'ovaire, testicule, etc.) ont le
même effet. H. P. SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 297 FONCTIONS
294. — A. V. HILL, J. L. PARKINSON et D. Y. SOLANDT. —
Photoelectric records of the colour change in « Fundulus hetero-
clitus » (Enregistrements photoélectriques des changements de cou
leur chez F. h.). — J. of exp. B., XII, 4, 1935, p. 397-399.
Le poisson est maintenu dans un tube de verre où passe un
courant d'eau oxygénée, et l'on projette sur une cellule photoélec
trique l'image de la surface dorsale éclairée ; quand on change le
fond sur lequel repose l'animal, du noir au blanc ou inversement,
on peut suivre au galvanomètre le changement de livrée de l'animal.
La réaction débute presque immédiatement et se termine à peu
près asymptotiquement en 30 à 60 sec. En cas d'insuffisance d'oxy
génation, le changement de teinte ne se produit pas. H. P.
295. — A. ZOOND et JOYCE EYRE. — Studies in reptilian colour
response. I. The bionomics and physiology of the pigmentary
activity of the Chameleon (Etudes sur la réponse chromatique
des Reptiles. I. Bionomique et physiologie de l'activité pigmentaire
du Caméléon). — Philosophical Transactions of the Royal Society,
B, GGXXIII, 1934, p. 27-55.
A forte lumière diffuse, le Caméléon devient sombre sur fond
noir, clair sur fond blanc ; à faible lumière, il s'assombrit sur
blanc.
Aveuglés, les animaux s'assombrissent à la lumière, ce qui
exige l'intégrité d'un arc réflexe spinal avec réception dermatoptique.
Le rythme nycthéméral de la coloration est d'origine exclusive
ment lumineuse, non thermique.
Les auteurs donnent une théorie assez compliquée des mécanismes
en jeu : les fibres pigmento-motrices autonomes maintiendraient
contractés les mélanophores, mais seraient inhibées par l'éclairement
de récepteurs cutanés ou par la vision oculaire d'un substrat éclairé,
l'éclairement oculaire pouvant inhiber l'inhibition d'origine dermique !
H. P.
296. — H. O. BULL. — Studies on conditioned responses in Fishes.
III. Wave length discrimination in Blennius pholis L. (Etudes
sur les réponses conditionnées chez les Poissons. III. Discrimination
de la longueur d'onde chez B. p.). — V. On the controlling influence
of normal behaviour traits upon capacity to form experimental
conditioned motor responses under certain conditions (Sur V in
fluence régulatrice de traits normaux de comportement sur la capacité
de former, dans certaines conditions, des réponses motrices expér
imentalement conditionnées). — Journal of the Marine Biological
Association, XX, 1935, p. 347-364 et 365-370.
Par association des éclairements en lumière colorée à des chocs
électriques, la Blennie aurait réussi à distinguer les couleurs, mais
non les luminosités.
Chez diverses espèces de Pleuronectes, l'auteur a trouvé que
la capacité de répondre par une réaction conditionnée était très
variable, certaines n'ayant pas besoin de plus de 40 associations,
d'autres n'y parvenant pas après plus de 200. H. P. 298 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
297. — ET. RABAUD et M.-L. VERRIER. — Recherches sur la
vessie natatoire. — B. Biol., LXIX, 1, 1935, p. 87-136.
Coordonnant les résultats de leurs recherches, s'opposant à
la théorie courante qui attribue à la vessie natatoire le rôle d'adapter
la densité du poisson à son niveau d'équilibre et de faciliter les
déplacements du dans le sens vertical, les auteurs montrent
qu'on n'observe des variations de volume de la vessie que pour
de fortes dénivellations, inverses de celles que prévoit
la théorie (perte de gaz dans l'ascension) et que la densité du poisson
n'est pas égale à celle du milieu où il se trouve (sauf pour quelques
Cyprins). On a admis tel ou tel rôle de la vessie, en raison de l'idée
préconçue que la vessie avait un ; or l'absence de vessie ne paraît
rien changer au comportement, « elle est de ces pioductions qui
ne gênent pas l'animal et lui sont simplement inutiles ». H. P.
298. — IL SCIIRIEVER. — Aktionspotentiale des N. lateralis bei
Reizung der Seitenorgane von Fischen (Les potentiels d'action
du nerf latéral pendant la stimulation de la ligne latérale des pois
sons). — Pf. A., CCXXXV, 1935, p. 771-784.
Étude des influx provoqués par la stimulation de la ligne latérale
chez quelques poissons d'eau douce. Des potentiels d'action rythmés,
de faible amplitude (20 à 30 micro volts), sont émis pendant l'applica
tion de stimuli mécaniques vibratoires (fidélité jusqu'à 150 par sec.)
ou constants (adaptation très rapide) ; les excitations chimiques
(acides, sels) sont également efficaces ; la stimulation thermique n'a
pas d'effet. Quantitativement l'auteur trouve, en utilisant l'appar
eil à crin de von Frey, des seuils aussi bas que chez l'Homme dans
les régions les plus sensibles de la peau. La ligne latérale des Poissons
apparaît, par sa structure et par sa fonction, comme un appareil
faisant le passage entre les récepteurs tactiles cutanés et les récepteurs
labyrinthiques. A. F.
299. — IL ULRICH. — Die Funktion der Otolithen, geprüpft* durch
direkte mechanische Beeinflussung der Utriculusotolithen am
lebenden Hecht (La fonction des otolithes éprouvée par action
mécanique directe sur les otolithes de Vutricule chez le brochet vivant).
— Pf. A., CCXXXV, 5, 1935, p. 545-553.
L'otolithe n'est pas libre dans l'utricule du brochet, il est empri
sonné dans une gelée. En exerçant, avec un cheveu manié par un
micromanipulateur, des pressions sur l'otolithe (découvert chez le
brochet vivant, après ouverture de l'utricule), U. a constaté que
les déviations consécutives de l'otolithe étaient accompagnées de
réactions définies (posturales et oculaires) proportionnelles à la
déviation.
Avec des pressions vers l'extérieur, correspondant à une rotation du
corps autour de l'axe longitudinal (vers le labyrinthe excité) les réac
tions sont les mêmes (mouvement de l'œil vers le haut de ce côté
et vers le bas de l'autre), que dans l'excitation physiologique. Comme
pour les canaux, les réactions utriculaires ne sont obtenues que
dans un sens (la pression vers l'intérieur de l'utricule étant inefficace). SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS . 299 FONCTIONS
Pour un mouvement de rotation de ce type, l'utricule d'un seul
labyrinthe doit réagir. H. P.
300. — W. STEINHAUHEX. — Ueber die durch die Otolithen
ausgelösten Kräfte (Sur les forces émanant des Otolithes). —
Pf. A., CCXXXV, 5, 1935, p. 538-544.
Le poids spécifique des otolithes du brochet est de 2,935, ce qui
correspond à celui de l'aragonite, dont sont composées les otoconies
de l'embryon de poulet, d'après Herzog.
Le poids total des otolithes de l'utricul*1 est de 2,5 mgr., ce qui
correspond à une pression de 1,7 mgr. dans l'endolymphe, s'exerçant,
en position normale, sur un point bien défini de la surface sensible.
Le calcul indique, dans les rotations céphaliques, un déplacement
probable de 1 [x., adapté aux dimensions de l'épithélium sensoriel
(de plus grands déplacements devant, pour S., être générateurs de
lésions). H. P.
301. — O. II. MOWRER. — The electrical response of the vestibular
nerve during adequate stimulation (La réponse électrique du
nerf vestibulaire au cours d'une stimulation adéquate). — Science,
LXXXI, 1935, p. 180-181.
Chez la tortue Chrysemys picta, dont le nerf vestibulaire est
facilement accessible, l'amplification des potentiels d'action envoyés
à un haut-parleur a permis de constater, au cours d'une rotation,
l'émission d'un train d'influx accompagnant l'accélération de mise
en marche initiale, et suivant l'arrêt. Mais la décharge d'arrêt ne
persiste pas plus d'une demi-seconde.
La durée prolongée du nystagmus post'-rotatoire doit donc
dépendre d'une action persistante d'un mécanisme central et non
d'une continuation de l'excitation vestibulaire. H. P.
302. — E. HUIZIXGA. — Durschneidung aller Bogengänge bei
der Taube (Section de tous les canaux semi-circulaires chez le
pigeon). — Pf. A., CGXXXVI, 1, 1935, p. 52-58.
Chez dix pigeons, gardés en vie 2 à 3 ans, H. a pratiqué, en
trois temps, la section des trois paires de canaux.
Les réactions rotatoires sont abolies, mais le vol se rétablit
normalement, l'orientation n'est pas modifiée et l'on observe encore
des réactions toniques.
Il y a dans le comportement une adaptation compensatrice
suppléant à la disparition du sens des accélérations angulaires.
II. P.
303. — O. IL MOWRER. — The nystagmic response of the pigeon
to constant angular acceleration at liminal and supra-liminal
intensities (La réponse nystagmique du pigeon à une accélération
angulaire constante, aux intensités liminaires et supraliminaires ) .
— J. of comp. Ps., XIX, 1935, p. 177-194.
Un appareil perfectionné permet de faire varier progressivement
a vitesse de rotation ; le pigeon est d'abord placé sur une table
tournante qui tourne très lentement ; ce n'est qu'au bout d'un 300 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
certain temps qu'on introduit une accélération. On enregistre le
nystagmus de la tète, qu'on observe pour une accélération liminaire
de 0°79 par seconde ; au seuil, le temps de latence peut être d'une
dizaine de secondes, puis il diminue et atteint une valeur limite
pour une accélération de 7° à 8° par seconde. Cette du seuil
permet de rejeter, comme absurde, l'idée que la sensibilité des canaux
réglerait le maintien de l'orientation dans le vol, car l'oiseau pourrait
alors décrire sans s'en apercevoir, des courbes de grand rayon.
La sensibilité ne varie pas quand on détruit les canaux d'un seul
côté ; le prétendu privilège de l'oreille homonyme dans la perception
de la rotation n'existe donc pas. P. G.
304. — M. A. RUBIN. — Thermal reception in fishes (Réception
thermique chez les poissons). — J. of gen. Ph., XVIII, 5,
1935, p. 643-647.
Chez cinq espèces de Poissons, on a trouvé une réponse à l'éléva
tion de température lorsque le niveau de 27° environ était atteint.
Lorsqu'on coupe le nerf de la ligne latérale, cette réponse disparaît.
Il n'apparaît de réaction qu'à la température mortelle de 37°. Ainsi
les réceptions thermiques, chez les Poissons, semblent être très
rudimentaires et se faire uniquement par certains récepteurs de
la ligne latérale. . A. F.
305. — A. STEFANELLI. — Di alcuni dispositivi nervosi délia
sensibilita CUtanea negli Uccelli (De quelques dispositifs nen-eux
de la sensibilité cutanée chez les Oiseaux). — R. di B., XVIII, 2,
1935, p. 191-196.
Dans le derme des oiseaux pénètrent de nombreux faisceaux
de fibres nerveuses, myélinisées et amyéliniques ; dans les premières,
il en est de grosses prenant bien le chlorure d'or, se rendant aux
corpuscules de Pacini, et d'autres, plus petites et plus difficilement
colorables, qui perdent à un moment donné leur myéline et forment
un réseau diffus en se mêlant aux fibres amyéliniques, avec consti
tution aussi de corpuscules.
L'auteur décrit aussi les expansions nerveuses entourant les
bulbes des plumes. Des planches reproduisent les diverses formes
de terminaisons chez le pigeon et le pinson, en particulier les cor
puscules complètement ou incomplètement encapsulés avec leurs
cellules sensorielles.
Chez la chauve-souris, l'innervation cutanée s'était montrée très
analogue ; la richesse des terminaisons sensibles paraît à S. devoir
être mise en connexion avec l'adaptation au vol. H. P.
306. — E. SCIIARRER. — Die Empfindlichkeit der freien Flossens
trahlen des Knurrhahns (Trigla) für chemische Reize (La sensi
bilité des barbillons du Trigle pour les stimuli chimiques). —
Z. für ver. Ph., XXII, 2, 1935, p. 145-154.
Les trois des Trigles (Trigla cornax) sont innervés
par trois paires de nerfs cervicaux afférents auxquels correspondent
de notables renflements de la moelle (les « lobes accessoires » de
Tagliani) . SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 301 FONCTIONS
D'après l'opinion courante, les barbillons constituent des organes
d'exploration tactile active. Or, chez l'animal aveuglé, on peut
exercer des contacts sur ces appendices sans provoquer de réaction,
tandis qu'en approchant une pipette d'où s'échappe de L'acide
acétique sur l'extrémité distale, on suscite des réactions nettes.
On obtient aussi des réactions à la quinine, à une solution concent
rée de NaCl, des mouvements de recherche avec du jus de sardine,
la sensibilité étant exclusivement limitée à l'extrémité. Et, corré
lativement, c'est à l'extrémité seulement du barbillon qu'on trouve
des cellules spéciales, en fuseau, de type gustatif, venant affleurer,
au milieu des cellules épithéliales, et recevant une innervation
de fibres se ramifiant à la surface du corps cellulaire et à l'intérieur
du protoplasma. H. P.
307. — B. SCHMID. — Ueber die Ermittelung des menschlichen
und tierischen Individualgeruches durch den Hund (Sur le
dépistage de Vodeur individuelle, humaine ou animale, par le
chien). — Z. für ver. Ph., XXII, 4, 1935, p. 524-538/
Après avoir relaté diverses observations publiées dans la revue
Hund et mettant en évidence la capacité de nombreux chiens à
identifier l'odeur d'un homme déterminé d'après un objet, à suivre
ensuite la trace de l'homme et à le reconnaître, l'auteur décrit quel
ques expériences de dépistage chez les chiens policiers de Munich,
montrant que ces chiens ont réussi à suivre la piste d'un chien
déterminé ou d'un cheval déterminé, ce qui indique que le chien et
le cheval possèdent, tout comme l'homme, une odeur individuelle
identifiable. H. P.
308.— KARLA FREIIN VON BOUTTEVILLE. — Untersuchungen
über den Gehörsinn bei Characiniden und Gymnotiden und den
Bau ihres Labyrinthes (Recherches sur le sens de Vouïe chez les
Characinides et les Gymnotides et la structure de leur labyrinthe).
— Z. für ver. Ph., XXII, 2, 1935, p. 162-191.
L'examen anatomique du labyrinthe de plusieurs Characinides
et de Gymnotes comparativement à celui, déjà bien connu, des
Gyprinides et Silurides, montre un développement très semblable
du saccule et de la lagena, toutefois avec une moindre différenciation
des otolithes du saccule chez les Gymnotes. •
Un dressage auditif s'obtient aussi très facilement dans les
mêmes espèces.
La limite d'audibilité a été trouvée comprise entre a5 (6.960 v. d.)
et e6 (10.427) pour les Characinides (comme pour le vairon), et
notablement plus basse, entre a2 (870 v. d.) et c3 (1.304 v. d.) pour
Gymnotus electricus.
Le seuil, pour le son de 652 v. d. (e2) est aussi plus élevé chez
la Gymnote que chez les Characinides (où il est d'environ 13 « phon »
au-dessus du seuil humain dans l'air, voisin du seuil du vairon).
Les données paraissent s'accorder avec la notion d'un rôle
favorable de la chaîne d'osselets de Weber reliant le labyrinthe
à la vessie natatoire. H. P. ' ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 302
309. — R. E. BOWEX. — Movement of sensory hairs in the ear
(Mouvement des cils sensoriels dans V oreille). — Pr. of N. Ac.
of Se, XXI, 4, 1935, p. 233-234.
Après avoir constaté, sur le poisson-chat, des battements à
l'unisson dans les cils de deux crêtes ampullaires, ce qui suggère
un mécanisme de coordination, B. a vérifié le fait chez deux Téléos-
téens marins des Bermudes, en particulier chez YHolocentrus ascen-
sionis, dont le rythme de battement est toutefois plus lent que chez
YAmeiurus (125 au lieu d'environ 300 à la minute). H. P.
310. — H.A. HOWE. — The relation of the organ of Corti to audio-
electric phenomena in deaf albino cats (Relation de l'organe de
Corti avec les phénomènes audio-électriques chez des chats albinos
sourds). — Am. J. of Ph., CXI, 1935, p. 187-191.
Chez 6 chats albinos sourds, aucune réponse électrique cochléaire
aux sons n'a été obtenue, et, chez tous, l'examen histologique a
révélé une lésion atrophique de l'organe de Corti, dont les cellules
sensorielles doivent conditionner le phénomène électrique de Wever
et Bray. H. P.
311. — G. PL. IIORTON. — An experimental study of stimulation
deafness in guinea pigs (Une étude expérimentale de la surdité
de stimulation chez les cobayes). — Annals of Gtology..., XLIV,
1, 1935, p. 252-259.
La sensibilité auditive de deux groupes de 8 et 4 cobayes a été
étudiée par la méthode du réflexe conditionné respiratoire, puis
le premier groupe a été soumis à un son de 1.500 v. d. d'environ
100 décibels au-dessus du seuil humain, pendant 2.000 heures, et
l'autre à un son de 3.000 v. d. de 10 décibels pendant 1.250 heures
(à raison de 10 heures par jour, soit pendant 200 et 125 jours pour
les 2 groupes).
L'épreuve de l'audition aussitôt après, puis au bout de trois
mois et demi (aucun changement n'ayant été constaté dans cet
intervalle) a révélé le fait général de pertes d'audition inégalement
réparties dans l'échelle tonale, mais avec de notables différences
individuelles.
Chez les coabyes du second groupe (son de 3.000 v. d.), les pertes
ont été à peu près nulles dans la zone de 1.000-2.000 v. d., maxima
vers 3.000-4.000 (20 d. b. environ), et notables aussi vers 128 v. d.
Dans le premier groupe, des pertes, qui ont atteint jusqu'à
60 db. se sont généralement réparties dans les fréquences supérieures,
à 256 v. d. (allant parfois jusqu'au son le plus bas, de 64 v. d.),
avec maximum le plus fréquent vers 1.000 v. d., ou entre 1.000
et 2.000 (sans qu'il y ait eu de maximum bien dessiné à 1.500 v. d.).
L'auteur, qui a fait ses recherches sous la direction de Wever
et Bray, pense que les résultats ne sont pas en faveur des théories
d'audition fondées sur la résonance et la réception basilaire locale.
H. P.
312. — O. LARSELL et E. MC CRADY Jr. — Acoustic function
in pouch young of the Opossum (Fonction acoustique chez les FONCTIONS SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 303
jeunes en poche de VOpossum). — Pr, of S. exp. B., XXXII,
3, 1935, p. 774-776.
Le conduit auditif est formé à partir de 43 jours ; les jeunes
opossums, dans la poche de la mère, répondent à tous les stimuli
acoustiques, sauf au diapason (inefficace aussi pour la mire), à partir
du 50e jour, par une réaction totale au sens de Coghill (contraction
de la musculation du tronc), et, à partir du 55e jour, par une réaction
aussi du pavillon de l'oreille. Ce sont les notes les plus élevées qui
agissent les premières. H. P.
313. — S. II. BRITT. — Tonal sensitivity in the white rat (La sensib
ilité tonale chez le rat blanc). — J. of comp. Ps., XIX, 1935,
p. 243-264.
La méthode est celle du réflexe conditionnel ; le son annonce
un choc électrique qui détermine une perturbation respiratoire (inspi
ration profonde). On a pu conditionner cette réaction à des sons de
480 ou de 960 v. d., différenciés respectivement d'un son de 2.048 v. d.
Il est à noter que la réaction dans l'attente du choc est parfois
modifiée dans sa forme (suspension respiratoire). P. G.
314. — S. DWORKIN. — Pitch and intensity discrimination by cats
(Discrimination de hauteur et a" intensité par des chats). — Am.
J. of Ph., CXII, 1, 1935, p. 1-4.
Par dressage comportant réponse positive à un son et négative
à un autre, des seuils différentiels ont été déterminés chez des chats.
La discrimination limite d'intensité a été de 4 db. sur 54 (à
2.000 v. d. chez un animal, à 1.500 chez un autre).
Au point de vue de la hauteur tonale, à intensité constante, la
différenciation paraît exiger environ un ton (210 v. d. sur 2.360
chez un animal, 300 sur 2.600 chez un autre). II. P.
315. — S. DWORKIN, S. L. SEYMOUR et G. F. SUTHERLAND.
— A conditioned reflex method of testing hearing in cats (Une
méthode de réflexe conditionné pour tester V audition chez les chats).
— Q. J. of exp. Ph., XXIV, 1, 1934, p. 23-30.
Après avoir renoncé à l'emploi d'un choc électrique, les A.
ont construit une boîte à couvercle où le chat trouve sa nourriture,
après apprentissage, au moyen d'une tâche motrice complexe.
Celle-ci fut associée au son et servit à déterminer chez. 12 chats
le seuil auditif (puissance mesurée seulement à l'entrée du haut-
parleur) en fonction de la fréquence.
L'optimum est d'environ 2.000 v. d./sec. La limite supérieure
semble au moins égale à celle du chien, déjà supérieure à celle de
l'homme. La courbe totale (on la donne pour 2 chats) peut être
obtenue en 1 mois avec cette technique. G. D.
316. — E. GIRDEN. — Effects of Roentgen rays upon hearing
in dogs (Effets des rayons Roentgen sur i 'audition chez le chien).
— J. of comp. Ps., XX, 1935, p. 263-290.
Des sourds, après un traitement par les rayons X, ont constaté
une diminution momentanée de leur surdité. G. a repris ces expériences

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