Mécanismes nerveux et fondions sensorielles chez les Vertébrés - compte-rendu ; n°1 ; vol.40, pg 334-353

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L'année psychologique - Année 1939 - Volume 40 - Numéro 1 - Pages 334-353
20 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1939
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d) Mécanismes nerveux et fondions sensorielles chez les
Vertébrés
In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 334-353.
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d) Mécanismes nerveux et fondions sensorielles chez les Vertébrés. In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 334-353.
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dussent pas l'UV doivent avoir une coloration complémentaire, bleu-
verdâtre. En fait ils ne sont confondus avec aucun des papiers
d'Ostwald, sans doute parce que ceux-ci réfléchissent de l'UVr
mais les papiers 18 à 20 sont avec les blancs réfléchissant
l'UV et doivent paraître incolores aux abeilles.
Les fleurs réfléchissant peu d'UV doivent, quand elles sont perçues
blanches par nous, manifester une coloration bleu-verte pour les
abeilles.
Et la conclusion de von Frisch sur la non-perception du bleu-vert
par les abeilles, qui le verraient gris, doit être tenue pour erronée.
L'auteur termine son étude par un essai de schématisation d'un
triangle des couleurs pour les abeilles, avec, aux trois sommets, les
longueurs d'onde de 360, 450 et 530 mji., l'ultra-violet constituant
autour du 1er sommet un champ coloré (de 320 à 400), le bleu
(entre 410 et 450) un second adjacent au second sommet, le
bleu-vert (480 à 530) et le jaune (530-600) deux autres champs
contigus autour du 3e sommet. H. P.
284. — W. H. THORPE. — Further studies on pre-imaginal olfactory
conditioning in Insects (Nouvelles études sur le conditionnement
olfactif chez les Insectes, au stade de pré-imago). — Pr. of R. S.,.
B., CXXVII, 1939, p. 424-433.
L'auteur avait étudié ce conditionnement chez un Ichneumonide
parasite ; il a repris ses recherches, avec confirmation des résultats,
chez la mouche Drosophila melanogaster.
En mélangeant à une nourriture synthétique offerte aux larves
de l'essence de pippermint à 0,5 %, on constate que les mouches nées
de ces larves sont attirées par cette odeur, alors que normalement
elles sont repoussées.
Cette attraction conditionnée disparaît au bout de 15 jours chez
les mouches isolées.
Le lavage des pupes n'empêche, pas la manifestation de cette
attraction, lorsqu'on expose les mouches à l'odeur aussitôt après
l'éclosion. H. P.
d) Mécanismes nerveux et fonctions sensorielles chez les Vertébrés
285. — A. I. KARAMJAN. — Ueber die Plastizität des Nervensys
tems der Vögel. II. Versuche mit einseitiger Halbdurschneidung des
Rückenmarks (Sur la plasticité du système nerveux des oiseaux.
II. Recherches par hémisection unilatérale de la moelle). - —
B. B. M. U. R. S. S., VII, 3, 1939, p. 486-489.
Après hémisection de la moelle chez 16 pigeons a été observée
une paralysie totale des 2 pattes, rétrocédant progressivement, avec
compensation complète en 35 à 45 jours.
Dans 5 cas, après cette récupération, un hémisphère a été enlevé
(du même côté que la section ou à l'opposé). Les troubles initiaux
reparaissent alors ; mais une récupération se fait encore, non complète
cependant après 4 à 6 mois.
Après ablation double des hémisphères, le retour. des troubles
initiaux est encore plus accentué, la récupération plus lente.
H. P. SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 335 FONCTIONS
286. — E. HASRATIAN. — New data on the plasticity of the central
nervous system. I. (Nouvelles données sur la plasticité du système
nerveux central. I.). — B. B. M. U. R. S. S., VIII, 6, 1939, p. 419-
421.
Étude sur les phénomènes de compensation locomotrice après
amputation de 2 pattes chez des chiens (la récupération de la station
et de la marche se faisant en 2 ou 3 mois, non soudainement, comme
le prétend Bethe, mais par réapprentissage).
Chez deux animaux l'extirpation des deux labyrinthes après la
récupération a définitivement aboli la capacité de se tenir debout et
de marcher. Mais la suppression de la vue est sans effet.
Préalablement il avait été constaté que l'ablation des deux
hémisphères fait aussi disparaître définitivement le bénéfice de la
récupération, l'ablation d'un seul ne le faisant disparaître que
temporairement. H. P.
287. — F. BREMER, R. S. DOW, G. MORUZZI. — Physiological
analysis of the general cortex in Reptiles and Birds (Analyse
physiologique du cortex général chez les et les Oiseaux). —
J. of Neurophysiol., II, 6, 1939, p. 473-487.
Peu connue jusqu'à présent, la signification fonctionnelle des
structures corticales chez les Reptiles et les Oiseaux peut être étudiée
par les méthodes oscillographiques. Les auteurs se sont adressés à
la Tortue et au Pigeon.
Le cortex cérébral de la Tortue est inexcitable, mais présente
une faible activité électrique spontanée, d'ailleurs en grande part
ie — mais non totalement — d'origine sous-corticale. Le cortex du
Pigeon est excitable et a des propriétés électriques très semblables-
à celles du néo-pallium des Mammifères, avec un rôle fonctionnel
essentiellement optocinétique. A. F.
288. — F. VISINTINI et R. LEVI-MONTALCINI. — Relazione
tra differenziazione strutturale e funzionale dei centri e délie vie
nervöse neH'embrione di polio (Relations de différenciation
structurale et fonctionnelle des centres nerveux et des voies nerveuses
chez l'embryon du poulet). — Ar. Su. de Neur., XLIII, 2, 1939,
p. 381-393 et XLIV, 1, 1939, p. 119-150.
Les recherches étendues des A. sur 300 embryons de poulet
comportant des études anatomo-histologiques d'après les méthodes
de Cajal, des observations morphologiques et la recherche des diffé
rentes formes de l'excitabilité nerveuse, aboutissent aux conclusions
suivantes : 1) La voie longitudinale (terme servant à désigner pendant
les stades précoces de développement l'ensemble des fibres longi
tudinales descendantes) constitue la base des premiers mouvements
et représente le premier système d'intégration ; 2) Lors des premiers
mouvements, il existe déjà, dans la moelle épinière, un système
complet d'intégration ; il est constitué par des cellules d'associations
cordonales et commissurales dont la différenciation progresse très
lentement, des éléments conservant le caractère de neuroblastes
piriformes au delà du 11e jour ; 3) La de la colonne
motrice antérieure se poursuit tant que les fibres de la voie longitu- 336 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dinale s'allongent en direction caudale ; l'interprétation de Bok
et Kapers qui voudraient y voir une relation de cause à effet n'est
pas corroborée par le fait d'une différenciation simultanée des
noyaux moteurs dans des régions éloignées. Les neuroblastes qui
occupent une position plus ventrale évoluent plus rapidement que
ceux qui occupent une position plus dorsale ; 4) Les fibres de Lenhos-
sek qui, sortant du côté ventral de la moelle épinière, se joignent
cependant aux racines postérieures n'appartiennent pas seulement au
nerf accessoire (Beccari), mais représenteraient peut-être réellement
un système de transition, quant au mode d'émergence, entre les nerfs
bulbaires et les nerfs de la moelle ; 5) Les premiers mouvements dont
l'origine nerveuse soit certaine apparaissent au cours du 4e jour
d'incubation. Du 4e au 7e jour la mobilité spontanée de l'embryon
est l'effet d'une activité propre des centres en réponse à des stimula
tions endogènes. (Cette forme d'activité est conservée chez l'animal
adulte dans les cellules du noyau respiratoire) ; 6) En même temps
apparaît la capacité de ces mêmes centres de répondre rythmique-
ment à des stimulations électro-toniques ; 1) La chronaxie musculaire
baisse rapidement à partir du 5e jour et jusqu'au 9e jour d'incuba
tion ; pendant la même période la différenciation du muscle progresse
rapidement ; 8) La transmission de l'influx nerveux du nerf au
muscle exige, dans les premiers stades de développement, une
sommation des excitations ; 9) Les destructions partielles des centres
nerveux supérieurs et les sections de la moelle permettent de voir les
divers centres nerveux fonctionner indépendamment les uns des
autres en conservant une activité rythmique ; 10) A la fin du 10e jour
on observe le nystagmus de la tête en plaçant l'œuf ouvert sur un
disque. Cette excitabilité labyrinthique coïncide avec l'arrivée des
fibres colossales du nerf vestibulaire dans les crêtes ampullaires ;
11) Les fibres colossales du nerf vestibulaire en pénétrant dans le
bulbe présentent un épaississement ovalaire d'où se forment ensuite,
le 11e jour, les synapses avec les cellules du noyau tangentiel ;
contrairement^ l'opinion de Cajal ces synapses ne représentent pas la
branche ascendante de la bifurcation des fibres colossales ; 12) Les
premiers réflexes cutanés s'observent chez l'embryon de 6 jours ;
à ce moment-là l'arc réflexe est un arc complexe, constitué par
plusieurs neurones. Les premiers réflexes proprioceptifs des muscles
apparaissent le 11e jour et c'est de ce moment que date aussi l'appa
rition de l'arc simple à deux neurones ; ces deux formes d'arcs
réflexes persistent aussi chez l'animal adulte. D. W.
289. — L. LAPICQUE. — Considération géométrique sur le nombre
des cellules de Purkinje dans le cervelet des oiseaux de tailles
diverses. — C. R., CGVI.II, 1939, p. 1853-1855.
Le nombre des cellules de Purkinje du cervelet est sensiblement
constant chez des oiseaux de tailles différentes. Le volume du cervelet
varie comme la puissance 0,56 du poids du corps. Les cellules sont
disposées en une seule couche ; or la surface est liée au poids par un
exposant égal aux deux tiers de 0,56. Pour la distance linéaire entre
deux cellules, elle varie comme la racine cubique du volume. L'espace- FONCTIONS SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 337
ment entre cellules doit donc varier comme la puissance 0,185
(tiers de 0,56) du poids du corps.
En passant du bengali (6 à 8 gr.) à la cigogne (3 à 4 kg.) le
rapport des poids étant de 500, le rapport des espacements (500 °'186)
doit être de 3,16, pour des cellules de même nombre et de même
taille. En fait les photographies montrent un espacement des cellules
sensiblement triplé. H. P.
290. — D. E. SMITH. — Cerebral localization in somesthetic discr
imination in the rat (La localisation cérébrale de la discrimination
par la sensibilité somatique chez le rat). — J. of comp. Ps.,
XXVIII, 1939, p. 161-188.
Soixante-dix rats ont été entraînés à choisir l'une de deux pistes
semblables, couvertes respectivement de papier uni et de papier
rugueux, la position de la piste correcte (correspondant au
rugueux) étant changée irrégulièrement d'une épreuve à l'autre.
Après dressage complet, les expériences sont interrompues pendant
une semaine, puis reprises. Dans la seconde partie de l'expérience, les
animaux ont subi des lésions dans la région frontale de l'écorce
cérébrale ; une semaine après, on procède au réapprentissage, qui
montre une conservation de l'habitude chez certains animaux, une
perte ou une dégradation chez d'autres. L'auteur croit pouvoir
conclure à une localisation probable de la sensibilité somatique dans
la région frontale du cerveau ; mais l'expérience est trop complexe
pour qu'on puisse être très affirmatif.
D'autres expériences ont été faites pour préciser la sensibilité
qui entre en jeu. Chez certains animaux on a sectionné le faisceau
dorsal de la moelle (sans diminuer sensiblement l'habitude) ; chez
d'autres on a sectionné le trijumeau ; cette lésion est plus efficace,
car l'animal explore d'habitude la piste avec le museau. Pour éliminer
cette source d'informations, on a étudié le comportement d'un
groupe de rats dans une expérience de discernement de deux pistes
rugueuse et polie, immergées dans l'eau (ce qui rend impossible
l'exploration avec la face et force l'animal à n'utiliser que la sensibilité
tactile des pattes). L'habitude est désorganisée quand, l'apprentissage
ayant été fait sur la piste sèche, les animaux doivent parcourir la
piste immergée. P. G.
291. — F. BREMER et R. S. DOW. — The acoustic area of the
cerebral cortex in the Cat. A combined oscillographic and cytoarchi-
tectonic Study (Uaire acoustique du cortex cérébral chez le chat.
Étude oscillo graphique et cytoarchitectonique combinée). — J. of
Neurophysiol., II, 2, 1939, p. 308-318.
Peu connues, les limites exactes de l'aire acoustique du cortex,
-chez les Mammifères, peuvent être établies par une exploration
électrique systématique.
Une telle délimitation est faite ici sur le cortex temporal du Chat,
•et elle coïncide avec une zone architectonique homogène bien définie.
A. F.
I.'aN'NÉE PSYCHOLOGIQUE. XL 22 338 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
292. — J. G. DUSSER DE BARENNE et W. E. Me GULLOCH. —
The sensory cortex of the Chimpanzee (Le cortex sensoriel dw
Chimpanzé). — Pr. of S. exp. B., XLII, 1939, p. 27-29.
Par combinaison de la strychninisation locale du cortex et de
l'enregistrement de l'activité électrique,' chez le chimpanzé anesthésié,
les auteurs ont tenté de déterminer l'organisation du cortex sensoriel,
complètement étudiée par eux chez le macaque.
Cortex sensoriel du chimpanzé
Avec 4 animaux, 35 strychninisations locales et environ 200 obser
vations d'exploration électrique dans chaque cas, ils ont situé la
région correspondant au membre inférieur, au membre supérieur et à
la face, représentée dans le schéma de la figure reproduite ici.
H. P.
293. — N. TINBERGEN et D. J. KUENEN. — Über die auslösen
den und die richtunggebenden Reizsituationen der Sperrbewegung
von jungen Drosseln {Turdus m. Merula L. und T. L. ericetorum
Turton) (Sur les stimulis et les situations de déclenchement et
d'orientation dans les mouvements d'ouverture du bec chez les jeunes-
grives). — Z. f. Tierps., Ill', 1, 1939, p. 37-60.
Par d'ingénieuses expériences, au laboratoire et en plein air,
les A. ont pu montrer, sur des jeunes grives, que l'ouverture du bec à
l'approche des parents qui apportent de la nourriture est déclenchée
d'abord, aux tout premiers jours après la naissance, par le stimulus
kinésique, — (léger choc contre la paroi du nid) ; à la suite d'un choc
un peu fort on voit au contraire les animaux se tapir au fond du nid ; SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 339 FONCTIONS
des stimuli tactiles, — (léger mouvement d'air comme il s'en produit
lorsque les parents approchent du nid, attouchement du bord du bec
par un objet quelconque) déclenchent également la réaction. A
partir du 10-lle jour, la réaction peut être déclenchée par un stimulus
optique, mais seulement lorsqu'il se trouve au-dessus de la ligne du
regard, jamais lorsqu'il vient d'en bas ; les dimensions de l'objet
sont d'abord indifférentes ; plus tard l'oiseau apprend à ne plus réagir
en présence d'objets qui atteignent ou dépassent 16 cm. de diamètre ;
la couleur semble indifférente ; elle n'est probablement pas encore
perçue par la jeune grive ; toutefois, les objets noirs provoquent la
réaction plus aisément que ne le font les blancs. Les changements
de température sont inefficaces ; par contre le mouvement de l'objet
est une condition essentielle de la stimulation ; les objets immobiles
ne déclenchent jamais de réaction ; le mouvement de l'objet dans la
-direction vers l'animal, dans le plan antéro-postérieur, est plus efficace
que le déplacement dans le plan transverse. L'ouverture du bei est
accompagnée de mouvements de la tête qui, primitivement indiffé
renciés, sont ensuite orientés vers le stimulus ; cette orientation
s'établit 1 à 3 jours après que les stimuli visuels ont acquis le
pouvoir de déclenchement. Pendant les 9-10 premiers jours, le cou et
la tête se redressent verticalement par rapport au corps (direction
donnée par la pesanteur), ensuite la tête est orientée vers l'objet
qui a provoqué la réaction et notamment vers l'objet plus petit
si deux objets sont présentés simultanément ; il suffit que l'objet
plus petit soit visible sur un diamètre de 2 mm. pour qu'il commande
le mouvement d'orientation.
Ces expériences, contrôlées par d'autres en plein air, permettent
de conclure que les stimuli et réactions envisagés constituent des
schémas innés dont l'évolution est due essentiellement à un processus
de maturation physiologique et non pas à un apprentissage.
D. W.
294. — FR. A. BROWN Jr. — Responses of the swimbladder of the
guppy Lebistes reticulatus to sudden decrease of pressure (Réponses
de la vessie natatoire de L. r. à une diminution soudaine de pression).
— Biol. Bul., LXXVI, 1939, p. 48-58.
Ce poisson physoclyste est placé dans un vase clos où l'on peut
faire varier la pression (avec mesure manométrique) sans changer
la teneur en gaz de l'eau. Les variations du contenu en gaz de la vessie
sont appréciées par la pression à laquelle le poisson se trouve adapté
(ayant même densité que l'eau), la pression du gaz de la vessie ne
dépendant effectivement que du milieu extérieur (d'après des
vérifications d'Evans et Damant).
Un accroissement de pression de 300 mm. de mercure suscite une
décroissance de densité jusqu'à ce que soit rejointe la pression
nouvelle, en 6 heures environ. Pour les diminutions de pression,
la modification adaptative se produit jusqu'à une baisse maxima
de 120 mm. Hg ; au delà, il y a au contraire une décroissance de dens
ité continue pendant plusieurs jours, et la vessie gonflée distend
l'abdomen.
L'auleur cherche une explication physique directe de tous ces 340 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
faits, jugeant comme hautement improbable une réception sensorielle
des variations de pression, à l'opposé de ce qui paraît cependant
établi. H. P.
295. — M. OZORIO DE ALMEIDA, H. MOUSSATCHÉ et
M. VIANNA DIAS. — Sobre o methodo de estudo dos reflexos
labyrinthiCOS na râ (Sur la méthode d'étude des réflexes labyrin-
thiques chez la grenouille). — Sobre os movimentes reflexos dos
membros posteriores da râ produzidos pelas excitaçoes dos cannes
semi-cireulares dévidas a movimentos de rotaçao (Sur les mouve
ments réflexes des membres postérieurs de la grenouille produits
par des excitations des canaux semi-circulaires dues à des mouve
ments de rotation). — Brasil Medico, LUI, 1939, p. 643-646 et
725-727.
Une grenouille dont le système nerveux central est isolé, restant
relié aux membres postérieurs par les seuls nerfs lombaires, permet
une étude précise des réactions d'origine labyrinthique observables
dans les ; les auteurs décrivent un appareil
fort ingénieux permettant de soumettre les canaux labyrinthiques
à des rotations variées réglables à tous points de vue, qui restent
sans action sur le train postérieur toujours suspendu dans la même
position1.
Au moyen de destructions partielles, en employant cet appareil,
les auteurs ont précisé les conditions d'excitation des divers canaux,
et les modalités des réponses engendrées dans les membres postérieurs,
en réalisant des rotations dans des plans bien définis.
L'excitation d'un canal exige que l'axe du plan de rotation ne
soit pas parallèle au plan du canal (action maxima quand l'axe est
perpendiculaire à ce plan) et elle se produit (avec une intensité
différente) dans les deux sens de rotation pour les canaux horizon
taux, dans un sens seulement pour les verticaux.
La réponse des membres est très différente par excitation des
deux canaux verticaux et par celle des canaux horizontaux (caractère
plus soutenu dans le dernier cas, période latente plus longue, plus
d'irrégularités). H. P.
296. — E. F. ADOLPH. — Measurements of water drinking in dogs
(Mesures de l'eau bue par des chiens). — R. T. BELLOWS. —
Time factors in water drinking in dogs (Facteurs de temps chez
les chiens buvant de Veau). — Am. J. of Ph., CXXV, 1939, p. 75-86
et 87-97.
Chez des chiens à fistule œsophagienne, on a mesuré l'absorption
d'eau en fonction du déficit, apprécié d'après la perte de poids ;
il y a une corrélation étroite entre l'ingestion et le déficit qui est à
peu près exactement couvert, au point qu'on peut, d'après la quantité
absorbée, connaître la valeur du déficit.
Le passage de l'eau dans la bouche et le pharynx suffit pour
1. Cet appareil, apporté en Europe par le Pr M. Ozorio de Almeida
en 1939, a été confié au Laboratoire de Physiologie des Sensations du
Collège de France. FONCTIONS SENSORIELLES DES VERTÉBRÉS 341
donner une satisfaction immédiate, mais qui n'est que temporaire,
avec reprise de la soif.
La pénétration subpharyngée inhibe l'absorption d'eau pendant
10 à 15 minutes.
L'injection d'une solution saline hypertonique entraîne une soif
immédiate, avant les pertes d'eau par diurèse ; il doit y avoir inter
vention d'un mécanisme particulier, qui est suspendu 10 à 20 minutes
par injection de pitressine, l'intervention du système pituitaire-
hypothalamique (dont la lésion entraîne le diabète insipide caractérisé
par une soif excessive) étant probable. H. P.
297. — A. ROCHON-DUVIGNEAUD. — Physiologie comparée de
la vision. — Presse Médicale, 1939, n° 61, p. 1199-1200 ; n° 70,
p. 1319-1321 ; n° 79, p. 1471-1473, et 1940, n° 15, p. 195-196.
Dans ce résumé d'ensemble, l'auteur envisage successivement
l'œil dans la série animale, la distinction des « euryphotes » et
« sténophotes » (espèces s'accommodant d'une très grande marge,
ou seulement d'une marge étroite d'éclairements), l'acuité visuelle
dans l'air et dans l'eau, enfin les deux régimes visuels dans la série des
Vertébrés (avec indépendance des deux yeux ou vision binoculaire
conjuguée, limitée aux Mammifères). H. P.
298. — M. L. VERRIER. — Les facteurs rétiniens de l'acuité visuelle
des Vertébrés. — G. R., GCIX, 23, 1939, p. 845-848.
Après examen de deux cents types de rétines de Vertébrés,
l'auteur dégage quelques observations générales. En ce qui concerne
le rôle possible de la forme des cellules, elle note que les cellules de la
fovea sont morphologiquement identiques aux bâtonnets périphé
riques ; la chouette chevêche qui n'a que des de type
classique, a pourtant une fovea douée d'une excellente acuité.
Le rôle — du moins exclusif — du diamètre de la section des
cellules fovéales est mis en doute, du fait que ce diamètre est à peu
près le même chez les Primates d'un côté, et chez les Rongeurs ^t
Insectivores à acuité défectueuse, de l'autre.
Le critère du rapport de nombre des cellules visuelles aux cellules
ganglionnaires ne peut non plus être admis sans plus pour la mesure
du pouvoir séparateur de l'œil (ce rapport étant de 14 à 12 chez la
salamandre tachetée, de 27 à 30 chez l'orvet, alors que l'acuité est
faible). Il faut tenir compte à la fois de ce rapport et du diamètre des
cellules visuelles. C'est en effet ce que la logique permet de prévoir.
H. P.
299. — E. MERKER. — Drei Fälle verschiedener Lichtdurchlässigkeit
der Augenlinsen von Wirbeltieren (Trois cas de transparence
différente des cristallins de Vertébrés). — Bi. Zentr., LIX, 1939,
p. 87-98.
Examen du cristallin du crapaud, de la carpe et de l'écureuil au
point de vue de la perméabilité à 5 radiations de 436 à 313 m\i.
La perméabilité de l'œil total est de 69, 28 et 1,1 % chez les trois
animaux pour 436, de 46, 27 et 0 pour 405, de 25, 0 et 0 pour 366.
La grande perméabilité chez le crapaud, la très faible chez ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 342
l'écureuil (dont le cristallin a une coloration jaune) ne paraissent pas
en relation avec les modalités de vie, ni présenter de signification
biologique utile. H. P.
300. — A. PI§A. — Ueber den binokularen Gesichtsraum bei Haustie
ren (Sur V espace visuel binoculaire chez des animaux domestiques).
— Ar. für O., CXL, 1, 1939, p. 1-54.
Revue de la question (25 titres), où P. rappelle les travaux précis
de son maître Tschermak, et critique la technique, « très primitive »
bien qu'ultérieure, de Rochon-Duvigneaud. Description de 1' « axo-
périmètre », périmètre binoculaire de Tschermak modifié pour mesur
er aussi la divergence et la rotation des axes visuels. Mesures de
l'étendue du champ théorique (borné par Fora serrata),
par la méthode des images transsclérales, et de l'étendue balayée
par les axes visuels, par la méthode des réflexions centro- et péri-
pupillaire.
P. a surtout mesuré — chez lapin, cobaye, 4 races de chiens,
2 de chevaux, bœuf, chèvre — l'espace binoculaire pratique (non
encore étudié), limité par les saillies de la face. Tenant compte de
l'orientation de la tête et des yeux dans l'espace, il a déterminé
les coordonnées de la courbe d'intersection des surfaces limitant les
champs monoculaires et, à partir de cette courbe, l'angle du champ
binoculaire dans des plans de différentes inclinaisons. D'où 14 di
agrammes. Ceux du lapin donnent le champ binoculaire pratique au
repos et dans l'irritation (yeux saillants) , ainsi que le champ théorique
fourni par la méthode transsclérale. G. D.
301. — F. G. W. KNOWLES. — Photomechanical changes in the
pineal Of lampreys (Changements photomécaniques dans Vœu
pinéal des Lamproies). — J. of exp. B., XVI, 4, 1939, p. 524-529.
Recherches sur la larve ammocœte de la Lampetra fluçiatilis, à
Naples.
Le pigment rencontré dans l'œil pinéal — de la guanine — a une
distribution invariable, et indépendante de l'éclairement ; mais les
noyaux des cellules rétiniennes pinéales occupent des positions
définies après un éclairement modéré, et au contraire présentent
une dispersion quelconque au bout de 1 jours d'obscurité.
Ce fait permet à l'auleur d'affirmer que l'œil pinéal de la larve
de Lamproie est sensible à l'éclairement, et d'y voir un argument en
faveur du rôle fonctionnel de cet œil. H. P.
302. — W. J. CROZIER et E. WOLF. — The flicker response
contours for genetically related fishes. II (Les contours de la
réponse de papillotement pour des poissons en relations génétiques).
— J. of gen. Ph., XXII, 1939, p. 463-485.
Les courbes reliant aux éclairements les fréquences critiques de
sont' caractérisfusion et les indices de variabilité (erreur probable)
tiques pour une espèce donnée ; tant pour l'excitation des cônes que
pour celle des bâtonnets ; en croisant des espèces de poissons ayant
des caractéristiques différentes, on trouve des combinaisons montrant
que des assemblages distincts peuvent se réaliser pour les deux

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