Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 348-367

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 348-367
20 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
Lecture(s) : 18
Nombre de pages : 21
Voir plus Voir moins

c) Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 348-367.
Citer ce document / Cite this document :
c) Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 348-367.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5054348- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
négative d'abord, puis positive, puis disparaît pour un certain taux
d'accélération. Pour une vitesse donnée, à petite distance réaction
négative, devenant positive à une certaine valeur, et disparaissant
pour l'éloignement. Pour une vitesse et une distance déterminées,
la réaction est nulle si l'objet est très petit, positive pour une taille
optima, puis devient négative si l'objet est très grand (et peut même
se transformer en fuite caractérisée).
Il y en a outre intervention de variables secondaires (température,
état physiologique de l'animai, etc.). M. F.
302. — G. DEBRUE. — Le chimiotropisme aux acides chez les an
imaux marins. — Ar. int. de Ph., XXXIV, 2, 1931, p. 172-179.
On crée par diffusion, dans un aquarium, un certain nombre de zones
où régnent des Ph variables (entre 7,4 et 8,6). Le cabillaud se tient de
préférence dans un Ph = 8,2 ; le bar dans une zone moins étroite,
entre 8 et 8,20. La sole et la lotte semblent insensibles, d'autres es
pèces évitent seulement les zones extrêmes ; certains comme les
crabes et pagures sont indifférents à tous points de vue. M. F.
c) Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles *•
303. — H. KUHL. — Beitrag zur Plastizität des Nervensystems bei
Brachyuren [Contribution à la plasticité du système nerveux chez
les Brachyoures). — 7. für ver. Ph., XIV, 3, 1931, p. 450-461.
Étude dans le sens des recherches de Von Uexküll sur les plasticités
adaptatives, afin de déterminer les facteurs modifiant le rythme de
marche de crabes ayant perdu un plus ou moins grand nombre de
pattes, avec également des ablations partielles, des destructions de
muscles.
Les modifications sont liées à l'atteinte du coxopodite et du muscle
extenseur de la base (non du fléchisseur).
Les pattes qui touchent simultanément le sol constituent une unité,
et subissent les modifications de rythme dans le même sens. Le
contact avec le sol joue un rôle capital pour la coordination.
H. P.
304. — P. PORTIER. — Localisation de la sensibilité chez les In
sectes, et, en particulier, chez les Lépidoptères. — An. de Ph., VII,
1, 1931, p. 1-12.
Développement de la note dont il a été rendu compte précédem
ment [An. Ps., XXXI, p. 405) tendant à attribuer une sensibilité
consciente dans tous les ganglions de la chaîne chez les Insectes, en
sorte que cette sensibilité persiste après décapitation. H. P.
305. — H. M. EVANS. — A comparative study of the Brains in bri-
tish Cyprinoids in relation to their habits of feeding, with special
reference to the anatomy of the Medulla oblongata [Etude comparée
des cerveaux des Cyprinides britanniques en rapport avec leurs mœurs
1. Voir aussi les n°» 100, 101, 109, 125. 142, 143, 149, 150. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 349
alimentaires, avec examen particulier de Vanatomie du bulbe). —
Ps. of R. S., B., CVIII, 757, 1931, p. 233-257.
Les Cyprinides britanniques se divisent en trois groupes d'après la
morphologie du cerveau postérieur.
1° Chez les mangeurs de vase dont ils extraient les substances al
imentaires, carpe, brème, carassin, les lobes du Vague sont très volu
mineux ;
2° Chez les Leuciscus (chevaines), Rutilus (gardons), Scardinius,
prenant la mouche, guidés par la vue, les lobes du Vague sont petits
ainsi que le lobe du facial. ;
3° Enfin le lobe facial est volumineux chez les poissons possédant
des barbillons (innervés par le facial) et cherchant la nourriture au
milieu du sable et du gravier, comme le goujon, le barbeau, la tanche
(qui a aussi de grands lobes du vague, ainsi que la loche, Nemachilus
barbatulus). y H. P.
306. — ANNA HACKER. - Zur Physiologie des Reptilienklein
hirnes [Sur la physiologie du cervelet des Reptiles). — Z. für ver.
Ph., XV, 4, 1931, p. 679-691.
Expériences d'extirpation du cervelet du lézard vert Lacerta viridis
et de l'Orvet Ophisaurus apus, avec observation d'atonie et d'incoor
dination consécutive, surtout nette chez le lézard. Les figures i
ndiquent dans les mouvements de marche une dysmétrie notable.
L'auteur conclut que le cervelet est un organe important pour le
sens musculaire, conclusion qui n'est pas nécessairement impliquée
par les faits observés, qui établissent le rôle régulateur du cervelet
dans la motricité des Reptiles, comme des Vertébrés supérieurs.
H. P.
307. — J. C. NUSSMANN. — Further observations on the influence
of transplanted eyes on the development of spinal nerves in Amblys-
toma punctatum (Nouvelles observations relatives à V influence des
yeux transplantés sur le développement des nerfs spinaux chez A. p.).
— J. .of exp. Z., LVIII, 1931, p. 21-30.
Dans 25 cas l'auteur a greffé la vésicule optique d'un embryon à la
place de l'ébauche présomptive de la patte antérieure d'un autre.
Dans ce cas les nerfs du plexus brachial se dirigeant vers le greffon
n'y pénètrent pas, le contournent et vont se perdre dans les tissus
périphériques, et le nombre des neurones des ganglions correspon
dants est réduit de moitié tout comme s'il y avait eu suppression
pure et simple de l'ébauche de patte : l'œil greffé ne constitue donc
pas un stimulus périphérique efficace (tandis que la régénération
de la patte réalise la stimulation nécessaire pour rétablir le nombre
normal de cellules ganglionnaires).
Les potentialités d'innervation seraient limitées par une certaine
capacité sélective des nerfs, la sélectivité étant de nature galvano-
tropique plutôt que chimiotropique, d'après l'auteur. H. P.
308. - D. RICHARDSON. - Effects of heteroplastic transplantat
ion of the ear in Amblystoma (Effets de la transplantation hétéro- 350 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
plastique de Voreille chez A.). - Pr. of S. exp. B., XXVIII, 193i,
p. 998.
L'auteur a greffé la plaque auditive de V Àmblystoma tigrinum à VA.
punctatum et réciproquement ; or la première espèce a un appareil
auditif plus développé que la seconde. Le résultat est, dans les deux
cas, le développement d'un appareil intermédiaire, avec modifications
corrélatives dans le ganglion acoustique, où les cellules nerveuses
deviennent plus nombreuses chez A. punctatum, moins chez A. tigr
inum. H. P.
309. — L. HALIK. — lieber die rhytmischen Bewegungen der in
Bernsteinschnecken parasitierenden Sporozystenchläuche Von Leu-
cochloridium macrostomum Rud {Sur les mouvements rythmiques
des tubes sporokystiques de L. m. parasitant le limaçon de l'ambre).
— Z. für ver. Ph., XIV, 3, 1931, p. 462-478.
L'auteur ayant trouvé un Succinea putris L. porteur de 4 sacs
tubulaires de Leucochloridium, a étudié les curieux mouvements
rythmiques qu'ils présentent et qui, ressemblant à ceux de larves
d'Insectes, ont été interprétés comme destinés à attirer les oiseaux
chasseurs de ces larves, d'où un moyen de dispersion : Mimétisme
pour être mangé, et non plus protégé ; le cas est original !
Quoi qu'il en soit de l'interprétation finaliste de Siebold, acceptée
par l'auteur, l'étude consciencieuse de celui-ci a mis en évidence les
facteurs influençant ces mouvements (distingués en « péristaltiques »
pendulaires, et rythmiques ou pulsatoires, ces derniers ressemblant
à ceux de larves d'insectes).
Les mouvements se produisent dans les tubes sortant de la coquille
uniquement pendant les jours clairs (restant immobiles et rentrant
dans le corps le soir, pour toute la nuit). La lumière est le facteur en
jeu (en l'absence d'organes récepteurs spécialisés), le minimum d'éclai-
rement nécessaire pour provoquer les mouvements étant de 11,9 lux,
et les rayons efficaces étant les rayons bleus et violets. H. P.
310. — H. KALMUS. — Bewegungsstudien an den Larven von
Sabellaria spinulosa Leuck (Etudes de mouvements sur les larves de
S. sp.). - Z. für ver. Ph., XV, 1, 1931, p. 164-192.
Ces larves d'annélides (au stade Métatrochophora) présentent des
mouvements de natation par battements ciliaires et une espèce de
réaction de défense (par stimulation mécanique ou actions nocives),
une réaction d'étalement ciliaire en éventail.
L'orientation et la locomotion peuvent se dissocier : le chlorure de
magnésium permet la natation mais abolit la direction neuro-musc
ulaire et le phototactisme, tandis que le chlorure de lithium affaiblit
les mouvements des cils, en sorte l'orientation phototropique se
produit, sans déplacements.
Les larves se dirigent dans le sens d'un faisceau lumineux et
s'orientent souvent entre deux faisceaux comme le comporte le photo-
topotactisme lœbien. Pas de réaction géotropique ni thermotro
pique (en dehors de l'action kinétique et de la réaction de défense à
la chaleur excessive). H. P. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUÈ ET BIOLOGIE 851
811. - D. AUGER et A. FESSARD. - Les effets de l'excitation
mécanique de l'organe électrique des Torpilles. — Bulletin de la
Station biologique d'Arcachon, XXVII, 2, 1931, p. 231-261.
Sur un organe électrique détaché de Torpille, on peut au moyen
de stimulations mécaniques provoquer la décharge réactionnelle ;
même après application de curare ou dégénérescence nerveuse.
Une excitation localisée donne des groupes d'ondes régulières dont
la fréquence limite avoisine 180 à 190 par seconde, et paraît croître
avec l'intensité du stimulus (ce qui rapproche les décharges des cou
rants d'action).
Ce phénomène de réponses rythmiques dans un appareil réac-
tionnel, tout comme on en constate par excitation mécanique de
récepteurs tactiles est particulièrement intéressant. H. P.
312. — E. LAGRANGE. — L'Autotomie de la queue chez un mamm
ifère [Acomys cahirinas). — Ar. int. de Ph., XXIII, 1931, p. 225-
228.
L'animal étudié, que l'on peut élever facilement en captivité, est
un rongeur domestique d'Afrique, d'assez petite taille. Si on le saisit
par la queue, et que l'on maintienne la prise quelques minutes, il y a
une autotomie de l'appendice caudal, qui peut être instantanée si
cette préhension l'arrête au milieu d'une course. C'est le fourreau
caudal qui s'en va. Quelques heures après (24 environ) la queue des
séchée tombe et il ne reste plus qu'une vertèbre qui tombe également
quelque temps plus tard. La cicatrisation est rapide, mais il n'y a pas
de phénomène de régénération. Dans l'observation courante, on
note 5 à 7 % de ces rongeurs qui sont anoures. Si on prend l'animal
par une autre partie du corps, en particulier par l'oreille, il y a une
dilacération de la peau pour s'échapper mais cette attitude de fuite
n'a pas de rapport avec l'autotomie véritable. Celle-ci n'apparaît
qu'à six semaines environ. L'autotomie se fait, comme chez le lézard,
selon un plan de moindre résistance. C'est un étranglement que l'on
peut discerner chez le jeune, et qui devient, en vieillissant, une sorte
de trait oblique le long duquel la coupure se fera. En ce qui concerne
la force nécessaire de traction pour déclencher l'autotomie, il y a des
variations importantes selon les circonstances, auxquelles l'A. attache
grande valeur. Sur un animal tenu par le dos, on peut exercer 2 kil
ogrammes et plus de traction sans obtenir la rupture. Si on essaie
d'arracher la queue avec une pincé à linge on y arrive pour 5 à
600 grammes, mais ce n'est pas de l'autotomie, dit L., et on peut
obtenir le même résultat chez l'animal chloroformé. Dans le cas où
il y a réflexe brusque de défense, à signification biologique import
ante, l'animal étant effrayé par exemple, on voit l'autotomie se dé
clencher pour 50 grammes environ. Même si l'on n'adopte pas la
conclusion de l'auteur, qui tire de ce fait l'affirmation que l'auto
tomie est un mécanisme volontaire et intentionnel, il y a là, en tout
cas, un fait assez curieux, qu'il était utile de signaler. M. F.
313. - L. A. RAMDAS et L. P. VENKITESHWARAN. - Spec
trum of the Glow- Worm {Spectre lumineux du ver luisant). — Nat
ure, 24 octobre 1931, N° 3234, p. 726-727.
Les auteurs ont photographié (avec une pose de 15 minutes) le 352 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
spectre de la lumière émise par un ver luisant, trouvant une bande
unique, s'étendant de 529 à 586 m,u dans la région du maximum de
rendement lumineux des radiations, plus étroite que dans le spectre
de la Luciole, d'après les données d'Ives {The fire fly as a illuminant,
Journal of the Fran i din Institute CXCIV, 1922, p. 213), qui a obtenu
une bande s'étendant de 523 à 655 m;a. H. P.
314. '— P. A. SNELL. — The neuro- muscular mechanism control
ling flashing in the Lampyrid fireflies {Le mécanisme neuro-muscul
aire contrôlant les éclats lumineux des Lampyrides). — Science,
LXXIII, 1931, p. 372-373.
Chez Photuris pennsylvanica, les éclats lumineux ont une durée de
9 à 16 centièmes de seconde. On peut, après ablation de la tête et du
thorax provoquer les éclats par des stimulations électriques, mais
l'épuisement en est rapide.
Les éclats ne se produisent plus lorsqu'on soumet l'organisme à
une forte dépression (au-dessous de 20 mm. de mercure).
Les cellules trachéales terminales commanderaient les éclats par
régulation de l'admission d'oxygène dans les cellules photogéniques,
le nombre de cellules entrant en jeu et la durée de l'éclat dépendant
du taux d'oxygène admis. H. P.
315. — G. H. PARKER. — The color changes in the sea-urchin
Arbacia {Les changements de couleur chez Voursin A.). — Effects
of Acetylcholine on chromatophores [Effets de Vacétylcholine
sur les chromatophores). — Pr. of N. Ac. of Se, XVII, 11, 1931,
p. 594-596 et 596-597.
Parmi les Echinodermes, seul l'Oursin A. pustulosa présenterait
des changements de coloration (noircissant à la lumière), d'après
von Uexhüll (1896, Z. für B. XXXIV, p. 330).
Il existe une espèce très voisine, A. punctulata, qui se trouve à
Woods Hole, mais aucun changement n'a pu être observé par passage
de la lumière à l'obscurité ou réciproquement et P. pense qu'il y a
eu erreur de v. Uexküll et que les changements de teinte, en l'absence
de photorécepteurs différenciés pour leur régulation, ne peuvent se
rencontrer chez les echinodermes, dépourvus de chromatophores.
D'autre part, il n'a obtenu aucune action de l'acétylcholine sur
les chromatophores de vertébrés, bien que ce poison agisse sur les
muscles lisses. H. P.
316. — MARIA ATZLER. — Untersuchungen über den morphol
ogischen und physiologischen Farbwechsel von Dixippus {Carau-
sius) morosus {Recherches sur le chromatisme morphologique et
physiologique de D. M.). — Z. für ver. Ph., XIII, 1931, p. 505-533.
La coloration du fond, agissant par contraste de clarté avec l'env
ironnement, est seule à entraîner la formation de pigment (brun,
jaune ou rouge) ; la qualité chromatique n'intervient pas.
Le mécanisme est neuro-hormonal. L'action réflexe appartient
au tritocérébron, agissant sur une glande voisine, fournissant les
hormones incitatrices, à la suite de l'excitation visuelle (exigeant les ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 353 PSYCHOLOGIE
yeux et ganglions optiques) ou d'une excitation tactile qui a aussi
une influence brunissante (pression exercée sur le dernier segment
abdominal). H. P.
317. - EARLE B. PERKINS et TH. SNOOK. - Control of
pigment migration in the chromatophores of Crustaceans {Contrôle
de la pigmentaire dans les chromatophores de Crustacés). —
Pr. of N. Ac. of Se, XVII, 5, 1931, p. 282-285.
Il se produit dans les pédoncules oculaires, une substance qui
provoque la contraction des chromatophores, et qui a les propriétés
d'une hormone interspécifique, très résistante, car elle garde son pou
voir après dessiôcation et après ebullition, se montrant même alors
plus active (probablement par disparition d'autres substances ayant
quelque action antagoniste). H. P.
318. — ELSIE H. FIELD. — Reactions of dermal melanophores
in Necturus to heat and to cold (Réactions des melanophores cutanés
chez N. au chaud et au froid). — Pr. of N. Ac. of Se, XVII, 3, 1931
p. 137-140.
Les melanophores du Necturus présentent des réactions command
ées par le système nerveux et des réactions directes à des stimula
tions chimiques (hormonales), lumineuses, thermiques.
A une température élevée (28° à 30°) ou très basse (2°) les melano
phores présentent de l'expansion, tandis qu'ils sont contractés aux
températures moyennes (entre 6° et 26J). H. P.
319. — D. C. SMITH. — The influence of humoral factors upon the
melanophores of Fishes, especially Phoxinus (^influence de fac
teurs humoraux sur les melanophores de Poissons, spécialement P.). —
Z. für ver. Ph., XV, 4, 1931, p. 613-636.
Dans les régions de la tête ou du tronc, les melanophores privés
d'innervation (après section de la branche ophtalmique du trijumeau
ou de nerfs spinaux) continuent à se contracter (moins dans certaines
régions que dans d'autres) quand l'animal est placé sur fond blanc
(action qui ne se produit pas si la circulation est interrompue). Cela
fait penser que le poisson sécrète une hormone (probablement l'adré
naline), quand il est sur fond blanc, agissant sur les melano
phores (pas également sur tous) pour entraîner leur contraction.
Une excitation électrique de la moelle a un même effet sur les mela
nophores énervés, ce qui impliquerait un mécanisme semblable ;
l'excitation cessant, les melanophores innervés présentent seuls de
l'expansion ; il n'y aurait pas, semble-t-il, d'hormone expansive.
H. P.
320. — N. VILTER. — Modifications du système mélanique chez
les Axolotls soumis à l'action de fonds blancs ou noirs. — Méca
nisme de la mélanisation épidermique chez l'Axolotl vivant sur
fond noir. - B. B., CVII1 , 34 et 35, 1931 , p. 774-778 et 836-839.
Chez les larves d' Amblystoma mexicanum, l'adaptation à la lumi
nosité et à la couleur du fond est réglée par le système nerveux et
la vue.
i.'anni'ih l'svciioi.ofîiçin p.. xxxtt. 2)i ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES ^54
L'auteur a soumis un lot d'animaux à la lumière diffuse du jour
sur fond noir, et un autre sur fond blanc pendant 17 mois. Au bout
de ce temps, l'aspect des deux groupes est très différent. Sur fond
noir, les mélanophores étalés deviennent très difficiles a individualis
er, et le pigment élaboré est k fois plus abondant que chez les indi
vidus sur fond clair, dont les mélanophores contractés dessinent un
réseau capillaire périphérique.
En outre, chez les axolotls élevés sur fond noir; il y a des cellules
mélaniques dans l'épiderme (ayant probablement émigré du derme)
et du pigment dans les cellules épithéliales les plus superficielles
(avec des phagocytes bourrés de pigment). Après un temps assez
long sur fond noir, les mélanophores arrivent à se disloquer, ce qui
entraîne un certain éclaircissement. H. P.
321. — W. T. HILLIER. — The lateral line sense-organs (Les or
ganes sensoriels de la ligne latérale). — Pr. of R. S. of M., XXIV,
II, 1931, p. 1675-1682.
L'auteur analyse la structure des organes de la ligne latérale du
hareng, et de la plie, du côté supérieur et du côté inférieur (où ils
sont plus développés) ; se fondant sur les expériences connues de
Parker, il attribue à ces appareils sensoriels la réception des vibra
tions de basse fréquence, ce que confirment quelques expériences
personnelles très simples. Il pense que la réception le long do la ligne
entraîne des réponses qui s'ajoutent, réalisant avec les vibrations de
basse fréquence, un rythme bien plus élevé, comme en perçoit l'appar
eil auditif auquel est rattachée la ligne latérale. H. P.
322. - A. M. MONNIER et ANDRÉE MONNIER. - Etude
du nerf de la ligne latérale de Mustelus canis au moyen de l'oscill
ographe cathodique. — An. de Ph., VI, 5, 1930, p. 693-715.
Excitation par une onde électrique brève du nerf isolé, en atmos
phère close humide ; trois ondes parcourent ce de la ligne laté
rale du Sélacien, dont voici les caractéristiques, à 22° :
réfractai ri Ohronajoe Vîtes se Période
,15 cr ,5 a Onde 0 20 à 40 m. par sec. 1
0 ,25 >» 20 » » 10 à
1 ,50 » 12 » » 5 à
L'amplitude de la première onde correspond à quelques millivolts
(5 à 8), celle de la seconde à 1 millivolt à peine, celle de la troisième à
un peu moins encore.
Quand la taille de l'animal est plus grande, la chronaxie s'élève, et,
à l'inverse des données usuelles, la vitesse de propagation augmente
aussi (ce qui tend à maintenir constant le temps de latence des
réflexes en dépit des variations de taille).
Les auteurs supposent — mais gratuitement — que les deux pe-
mières ondes transmettent les impressions sonores de basse fréquence,
la troisième appartenant à des fibres du vague et commandant le
ralentissement respiratoire observé par Parker sous l'effet d'une
pression continue. H. P. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 355
323. - FRANKLIN FEARING. — The functions of the semicir
cular canals : the immediate and remote effects of the extirpation
of the is the Pigeon (Les fonctions des canaux semi circulaires.
Les effets immédiats et éloignés de l 'extirpation des canaux chez le
Pigeon). - Ps. Bul. (Am. Ps. Ass.), XXVIII, 9, 1931, p. 677-678.
Chez une trentaine d'oiseaux, dressés à un type simple de laby
rinthe avec divers obstacles, étude de l'effet d'une ablation d'un
segment du canal latéral droit, qui n'entraîne aucun trouble appréc
iable, ou de l'ampoule de ce canal, ce qui produit des troubles carac
téristiques chez certains des pigeons opérés, non chez tous, avec
variabilité considérable dans le type et la gravité des symptômes.
Dans tous les cas, même avec les symptômes les plus sévères, la récu
pération fonctionnelle est complète. H. P.
324. — E. MERKER. — Sehen die Daphnien ultra- violettes Licht ?
(Les Daphnies voient-elles la lumière ultra-violette .''). — Zoologische
Jahrbücher-Physiologische Abtheilung., XLVIII, 1931 , p. 277-348.
Les fuient les radiations ultra-violettes, même aveug
lées, et les effets de ces sont toujours plus marqués
que ceux des radiations engendrées dans les tissus pan la fluorescence.
C'est donc bien la lumière ultra-violette qui agit comme telle et qui
est vue par les Daphnies, d'après M. H. P.
325. — V. E. LIGHT. — Photoreceptors in Mya arenaria, with
special reference to their distribution, structure and function (Pho
torécepteurs chez M. a., au point de vue spécialement de leur distri
bution, de leur structure et de leur fonction). — J. of Morphology,
XLIX; 1930, p. 1-43.
C'est à la surface interne des siphons, et surtout dans la région
moyenne, que se manifeste la plus grande sensibilité h la lumière. Or,
l'étude histologique révèle, autour des deux siphons, sous l'épithé-
lium interne, des cellules piriformes, abondantes, surtout dans la
région de sensibilité maxima, avec une sorte de lentille hyaline (diri
gée comme une rétinule), entourée par un faisceau de fibrilles ner
veuses qui seraient directement excitées par la lumière, et proviennent
de 16 gros troncs nerveux suivant les siphons, et venant du ganglion
viscéral.
La structure de ces cellules serait très semblable à celle des cellules
visuelles de sangsue. H. P.
326. — MATHILDE HERTZ. — Die Organisation des optischen
Feldes bei der Biene. Ill (L'organisation du champ optique chez
l'Abeille III). - Z. für ver. Ph., XIV, 4, 1931, p. 629.
L'auteur, dans ce troisième travail, continue par trois nouvelles
séries d'expériences, ses intéressantes recherches « gestaltistes » chez
les Abeilles.
Avec des modèles en relief de figures variées, blancs sur fond
blanc, le dressage s'obtient facilement par le jeu des ombres (la struc
ture et non l'intensité commandant la perception), ombres qui
peuvent être à peine marquées, à peine visibles pour l'œil humain. Analyses oibliograpHiques 35é
Avec des surfaces grises sur fond clair, l'apprentissage est moins fac
ilement obtenu ; quand il l'est, si l'on dispose plusieurs figures sem
blables de gris divers, l'abeille choisit toujours le gris le plus sombre,
même dressée sur un péris clair (plus sombre toutefois que le fond).
Enfin, avec des dessins linéaires plus ou moins compliqués se
décèle une préférence des complexus, et par dessus tout des complexus
formés de groupes semblables, ce qui semble impliquer le ieu d'une
sorte de principe d'économie perceptive. H. P.
327. - L. M. BERTHOLF. — Reactions of the Honeybee to light
{Réactions de l'Abeille à la lumière). — Journal of Agricultural
Research, XLII, 7, 1931, p. 379-419.
En comparant le nombre d'abeilles attirées en même temps par
une lumière blanche donnée et par des lumières spectrales définies,
l'auteur a déterminé par cette méthode statistique l'efficience rela
tive, pour l'abeille, des diverses radiations du spectre, efficience
maxima autour de 550 mjji, comme le montrent les valeurs suivantes
des rapports des nombres d'abeilles attirées (pour 10 sur 14 des radia
tions utilisées par l'auteur) :
X... 431 451 512 532 553 574 595 636 677 698
Rapport... 0,16 0,40,0,73 0,84 1,0 0,91 0,74 0,29 0,15 0,08
L'efficience maxima serait voisine de celle constatée chez l'homme,
avec chute plus rapide du côté des grandes longueurs d'onde, et
moins rapide du côté des courtes. (Mais la méthode ne permet
d'adopter les valeurs numériques que sous réserve).
D'autre part, l'auteur a établi à nouveau l'existence d'une vision
chromatique.
En ce qui concerne le pouvoir de discrimination des clartés, plus
grand avec de fortes lumières, il ne se manifesterait que quand la
différence atteindrait environ 30 %.
Mais il est probable qu'il s'agit là du minimum différentiel suff
isant pour entraîner le changement de conduite plutôt que du min
imum réellement perceptible, qui se manifesterait si l'on rendait
plus impérieux le de conduite. H. P.
328. — E. WOLF. — Sehschärfeprüfung an Bienen im Freiland
versuch [Epreuve de Vacuité visuelle des abeilles dans des recherches
en liberté). - Z. für ver. Ph., XIV, 4, 1931, p. 746-762.
En utilisant des marques-repères pour guider les abeilles, soit
vers la nourriture, soit vers la ruche, quand on les lâche à un endroit
donné, l'auteur a pu vérifier que au-dessus de 1 degré d'angle visuel,
les marques verticalement placées (rectangles) devant l'abeille, au
départ, étaient utilisées comme repères d'orientation, tandis que,
au-dessous de 1 degré, l'échec était fréquent.
L'acuité de l'abeille, conformément aux résultats des recherches
de laboratoire, serait donc environ 80 fois inférieure à celle de
l'homme. H. P.
329. — ERWIN MÜLLER. - Experimentelle Untersuchungen
an Bienen und Ameisen über die Funktionsweise der Stirnocellen

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.