Mémoire de travail et organisation des réponses dans un apprentissage verbal en situation de rappel libre - article ; n°2 ; vol.76, pg 445-460

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L'année psychologique - Année 1976 - Volume 76 - Numéro 2 - Pages 445-460
Résumé
On fait apprendre à 15 sujets une liste de 15 mots en plusieurs essais de rappel libre. A la fin de cet apprentissage, les sujets sont répartis en trois groupes expérimentaux en fonction du degré d'organisation des réponses au dernier essai (S.O. de Tulving). Le nombre moyen d'essais effectués et le nombre moyen de réponses correctes en fin d'apprentissage sont égalisés dans les trois groupes. Un second apprentissage suit immédiatement le premier : on fait apprendre des listes de 23 mots comportant les 15 mots anciens de la première liste, et 8 mots nouveaux, différents d'un essai à l'autre. On montre que le nombre de mots nouveaux correctement reproduits est proportionnel au degré d'organisation des réponses anciennes à la fin du premier apprentissage. Ce résultat est interprété dans le cadre d'une théorie faisant intervenir la limite de la mémoire de travail, les processus de traitement et d'organisation de l'information, et la stratégie du sujet dans l'apprentissage verbal en rappel libre.
Summary
Fifteen subjects had to learn a 15 word list over several free-recall trials. At the end of this learning, the subjects were assigned to three experimental groups according to an organization score at last trial (Tulving S.O.). The mean number of trials and the mean number of correct responses at the end of learning were equalized in the three groups. A second learning task was performed immediately after the first : lists of 23 words were learned. The lists were composed of the 15 words of the first list, and 8 new words varying front one trial to another. The number of new words correctly recalled was a function of the organization score for the old words at the end of the first learning. This result was interpreted within the framework of a theory including working memory limitation, organization and processing of information, and subject strategy in free-recall verbal learning.
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1976
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F. Gaonac'h
Mémoire de travail et organisation des réponses dans un
apprentissage verbal en situation de rappel libre
In: L'année psychologique. 1976 vol. 76, n°2. pp. 445-460.
Résumé
On fait apprendre à 15 sujets une liste de 15 mots en plusieurs essais de rappel libre. A la fin de cet apprentissage, les sujets
sont répartis en trois groupes expérimentaux en fonction du degré d'organisation des réponses au dernier essai (S.O. de
Tulving). Le nombre moyen d'essais effectués et le nombre moyen de réponses correctes en fin d'apprentissage sont égalisés
dans les trois groupes. Un second apprentissage suit immédiatement le premier : on fait apprendre des listes de 23 mots
comportant les 15 mots anciens de la première liste, et 8 mots nouveaux, différents d'un essai à l'autre. On montre que le
nombre de mots nouveaux correctement reproduits est proportionnel au degré d'organisation des réponses anciennes à la fin du
premier apprentissage. Ce résultat est interprété dans le cadre d'une théorie faisant intervenir la limite de la mémoire de travail,
les processus de traitement et d'organisation de l'information, et la stratégie du sujet dans l'apprentissage verbal en rappel libre.
Abstract
Summary
Fifteen subjects had to learn a 15 word list over several free-recall trials. At the end of this learning, the subjects were assigned to
three experimental groups according to an organization score at last trial (Tulving S.O.). The mean number of trials and the mean
number of correct responses at the end of learning were equalized in the three groups. A second learning task was performed
immediately after the first : lists of 23 words were learned. The lists were composed of the 15 words of the first list, and 8 new
words varying front one trial to another. The number of new words correctly recalled was a function of the organization score for
the old words at the end of the first learning. This result was interpreted within the framework of a theory including working
memory limitation, organization and processing of information, and subject strategy in free-recall verbal learning.
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Gaonac'h F. Mémoire de travail et organisation des réponses dans un apprentissage verbal en situation de rappel libre. In:
L'année psychologique. 1976 vol. 76, n°2. pp. 445-460.
doi : 10.3406/psy.1976.28155
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1976_num_76_2_28155psychol. Année
1976, 76, 445-460
Université de Poitiers, Laboratoire de Psychologie1
Equipe de Recherche associée au C.N.R.S.
MÉMOIRE DE TRAVAIL
ET ORGANISATION DES RÉPONSES
DANS UN APPRENTISSAGE VERBAL
EN SITUATION DE RAPPEL LIBRE
par Daniel Gaonac'h
SUMMARY
Fifteen subjects had to learn a 15 word list over several free-recall
trials. At the end of this learning, the subjects were assigned to three expe
rimental groups according to an organization score at last trial (Tulving
S.O.). The mean number of trials and the mean number of correct responses
at the end of learning were equalized in the three groups. A second learning
task was performed immediately after the first : lists of 23 words were
learned. The lists were composed of the 15 words of the first list, and 8 new
words cart/ing from one trial to another. The number of new words correctly
recalled was a function of the organization score for the old words at the
end of the first learning. This result was interpreted within the framework
of a theory including working memory limitation, organization and
processing of information, and subject strategy in free-recall verbal learning.
On peut considérer que le système de mémoire à court terme
(Atkinson et Shiffrin, 1968) ou de mémoire de travail (Ehrlich,
1975) est un système de capacité limitée (cf. Miller, 1956 ;
Ehrlich, 1972), qui a une double fonction :
— maintenir des informations de manière provisoire et en quant
ité limitée en vue de leur reproduction (Brown, 1958 ;
Waugh et Norman, 1965) ; ce maintien exigerait la possibilité
de répéter mentalement (rehearsal) les items à retenir : de
1. 95, avenue du Recteur-Pineau, 86022 Poitiers Cedex. 446 MÉMOIRES ORIGINAUX
nombreuses expériences ont montré que la mémoire à court
terme est particulièrement sensible à toute activité empêchant
la répétition mentale (cf. Howe, 1967 ; Cohen et Johansson,
1967) ;
■ — ■ traiter des informations pour permettre leur « passage »
en mémoire à long terme (si l'on se situe dans le cadre des
théories dualistes : cf. Atkinson et Shiffrin, 1968), ou pour
permettre l'établissement d'une organisation nouvelle (si l'on
se situe dans le cadre des théories monistes : cf. Ehrlich,
1975) : dans les deux cas, ce traitement est destiné à rendre
les items mémorisés peu ou pas sensibles à l'augmentation
de l'intervalle de rétention, à l'absence de répétition mentale
ou à la surcharge de la mémoire à court terme.
De nombreux auteurs, pour rendre compte du fonctionnement
de la mémoire à court terme, ont insisté sur le rôle de la répétition
mentale, distinguant deux types de répétition, selon qu'elle
permet un simple maintien des informations, ou leur traitement
(cf. Craik et Lockhart, 1972 ; Woodward et al, 1973).
Concevant la mémoire de travail comme la partie active
du système général de mémoire (cf. Ehrlich, 1968, 1975), nous
avons cherché à étudier, dans l'expérience présentée ci-dessous,
le fonctionnement de la mémoire de travail au cours de l'appren
tissage d'une liste de mots, en rapport avec l'organisation des
réponses apprises.
On a déjà beaucoup étudié le problème de
des réponses dans l'apprentissage des listes de mots en rappel
libre. Les expériences sur l'organisation subjective (Tulving,
1962) et la structuration (Ehrlich, 1965) ont conduit notamment
aux résultats suivants : des réponses est fortement
corrélée avec le nombre de réponses correctes (Tulving, 1962,
1964 ; Ehrlich, 1965, 1967) ; si l'on empêche l'activité d'orga
nisation, l'apprentissage devient difficile ou même impossible
(Ehrlich, 1970, 1972 ; Ehrlich et Ricateau, 1970). L'organisation
des réponses peut donc être conçue comme une activité de tra
itement des informations nécessaire pour réaliser l'apprentissage
de ces dernières.
La capacité de la mémoire de travail étant supposée limitée,
on peut en déduire à titre d'hypothèse que, si la mémoire de
travail est saturée, de nouvelles informations ne peuvent être
prises en charge que si : D. gaonac'h 447
— des informations antérieurement reproduites sont éliminées
(oubliées) ;
— des sont traitées et organisées en groupes
(chunking de Miller, 1956), libérant ainsi partiellement la
mémoire de travail.
Ce sont ces hypothèses que nous avons tenté de vérifier.
A cet effet, nous avons utilisé une technique qui permette de
contrôler avec précision en cours d'expérience le nombre de
réponses correctes et le degré d'organisation des réponses à
chaque essai d'un apprentissage.
MÉTHODE
PROCÉDURE ET MATÉRIEL
L'expérience se déroule en situation individuelle. Elle comporte
deux phases se succédant sans interruption :
Première phase :
Chaque sujet apprend une liste de 15 mots, que nous appellerons
mots constants. L'apprentissage est réalisé en plusieurs essais de rappel
libre. La présentation est orale ; le rappel est oral et écrit : le sujet écrit
les mots rappelés les uns au-dessous des autres sur une feuille de carnet,
et énonce à voix haute chaque mot écrit. L'ordre de présentation
des mots est aléatoire et variable d'un essai à l'autre. La durée de
présentation de la liste est de 30 s ; la durée de rappel est de 60 s. Le
nombre d'essais de cette première phase varie d'un sujet à l'autre (voir
ci-dessous : groupes expérimentaux).
Deuxième phase :
Dans la deuxième phase, les sujets apprennent une liste de 23 mots :
les 15 mots constants de la première liste et 8 mots nouveaux.
Les mots nouveaux sont différents d'un essai à l'autre ; chaque
liste de 8 mots n'est utilisée qu'à un essai puis remplacée
par une autre liste de 8 mots à l'essai suivant. Ils sont présentés en bloc
au début de la liste totale des 23 mots. Les mots constants sont placés
en bloc à la fin de la liste ; à l'intérieur de chacun des deux blocs, les
mots sont présentés dans un ordre aléatoire. Il n'existe aucune inter
ruption ni signe particulier entre le bloc des mots nouveaux et le bloc
des mots constants.
Il s'agit toujours d'un rappel libre avec présentation orale et repro
duction orale et écrite des items ; la durée de est de 45 s ; 448 MÉMOIRES ORIGINAUX
la durée de reproduction est de 90 s. On fait 9 essais de présentation-
reproduction.
Les 15 mots constants et les 72 mots nouveaux sont des mots bisyl-
labiques de fréquence d'usage élevée ; ils sont tirés des tables de
Gougenheim et al. (1956) ; leur fréquence est comprise entre 28 et 135
sur 300 000.
GROUPES EXPÉRIMENTAUX
On constitue trois groupes expérimentaux de 5 sujets chacun.
Les groupes ne sont pas formés a priori, mais au cours de la première
phase expérimentale, en fonction de leurs résultats et des contraintes
suivantes :
1. L'organisation subjective des réponses, au dernier essai de rappel
qui termine la première phase, doit avoir atteint une valeur fixée a
priori. est mesurée par l'indice S.O. (Subject
ive Organization) de Tulving (1962) :
— pour chaque sujet de Gl : .15 ^ S.O. ^ .20 ;
—de G2 : .30 «S ^ .35 ;
— pour chaque sujet de G3 : S.O. js .50.
Ces valeurs de S.O. ont été choisies en fonction des résultats obtenus
par Tulving (1962, 1964) ; ils correspondent respectivement à des
apprentissages faible, moyen et fort d'une liste de 16 à 22 mots.
Les valeurs de S.O. sont calculées pour chaque sujet et chaque
couple d'essais. Au cours des rappels effectués par le sujet, l'expér
imentateur compose sur le clavier d'un ordinateur des codes numér
iques correspondant aux réponses du sujet. A la fin de chaque essai,
l'ordinateur calcule la valeur de S.O. sur les deux dernières séries de
réponses : 1-2 ; 2-3 ; 3-4...
2. La valeur critique de S.O. à partir de laquelle un sujet est placé
dans l'un des trois groupes doit être calculée sur une série de 12 réponses
correctes au moins.
3. Le nombre d'essais effectués par les sujets des trois groupes doit
être approximativement le même en moyenne.
CONSIGNE
La consigne explique au sujet qu'il y a deux parties sans interrup
tion dans l'expérience. Elle précise que la première partie consiste à
apprendre une liste de 15 mots, qui doivent être rappelés, après chaque
présentation, dans n'importe quel ordre. Elle indique au sujet qu'il ne
sera pas prévenu du début de la seconde partie de l'expérience, et que
dans celle-ci seront ajoutés, aux 15 mots déjà appris, 8 mots nouveaux,
différents d'un essai à l'autre. On insiste sur la nécessité de rappeler D. gaonac'h 449
à chaque essai à la fois les 15 mots déjà appris et les 8 mots nouveaux.
Le sujet est autorisé à mélanger comme il l'entend les nouveaux
et les mots constants lors de chaque rappel.
SUJETS
Chaque groupe expérimental comprend 5 sujets, étudiants en pre
mier cycle de psychologie.
HYPOTHÈSES
1. On suppose qu'un haut niveau d'organisation de la liste
des mots constants permettra de libérer la mémoire de travail
au profit des mots nouveaux. Au cours de la deuxième phase,
le rappel des nouveaux sera donc d'autant plus élevé
que la valeur de S.O. atteinte à la fin de la première phase sera
grande : G3 > G2 > Gl.
2. L'organisation des mots étant la plus forte pour G3 à la
fin de la première phase, on doit obtenir les résultats suivants
au cours de la deuxième phase : le nombre de mots nouveaux
correctement reproduits (BRN) ne varie pas au cours des essais
de la deuxième phase ; il est important dès le premier essai.
Pour les groupes Gl et G2 par contre, BRN augmentera au
cours des essais corrélativement avec l'accroissement de l'orga
nisation des mots constants qui se poursuit au cours de la
deuxième phase.
3. Dans le cas où l'organisation des mots constants est très
faible (Gl), on observera une baisse du nombre de mots constants
correctement reproduits (BRC) au début de la deuxième phase.
Cette baisse résulte d'un effet inhibiteur provoqué par les mots
nouveaux.
RÉSULTATS
LA PERFORMANCE DES SUJETS A LA FIN DE LA PREMIERE PHASE
Le tableau I représente, pour les trois groupes de sujets,
le nombre moyen d'essais effectués au cours de la première
phase, le nombre moyen de mots constants rappelés au dernier
essai de la première phase, et la valeur moyenne de S.O. calculée
sur le dernier et l'avant-dernier essai de la première phase.
Les différences entre les groupes sont très faibles et non
significatives en ce qui concerne le nombre d'essais (F (2, 12)
a. psYcuor.. 70 4 450 MEMOIRES ORIGINAUX
= 0,284) et le nombre de mots constants rappelés (F (2,12)
= 0,002).
Les trois groupes de sujets ne diffèrent que par la valeur
de S.O. (F (2,12) = 11,444 ; p < .01).
Tableau I
Performances moyennes des sujets
à la fin de la première phase
Groupe de sujets 1 3 2
Nombre moyen d'essais
10,2 10,4 effectués 10,6 de mots
14,4 14,4 constants rappelés 14,8
Valeur moyenne du
coefficient S.O. .16 .32 .56
de Tulving
LE RAPPEL DES MOTS NOUVEAUX
AU COURS DE LA SECONDE PHASE
Nombre de bonnes réponses
Les moyennes de mots nouveaux correctement rappelés au
cours de la seconde phase (BRN) sont représentées par la figure 1
pour chaque groupe de 3 essais successifs.
6-4 G 3
ir-A G 2
»-• G 1
4-6 7-9 Essois
Fig. 1. — Nombre de mots nouveaux correctement rappelés (BRN)
au cours de la seconde phase D. GAONAC'H 451
On voit que la performance de G3 (plus de 5 mots rappelés
en moyenne) est nettement supérieure à celle de Gl (3 mots
rappelés). Les performances de ces deux groupes varient peu
en fonction des essais de la seconde phase. Les performances
de G2 sont comparables à celles de Gl aux premiers essais ;
mais elles augmentent rapidement, et se rapprochent de celles
de G3 à la fin de l'apprentissage.
L'analyse de la variance montre que le facteur groupe est
significatif (F (2,12) = 16,34 ; p < .001), ainsi que l'interaction
groupes X essais (F (4,24) = 10,36 ; p < .001). Le facteur essai
n'est pas significatif.
Les hypothèses 1 et 2 sont donc en partie vérifiées. Toutefois,
on observe, contrairement aux hypothèses, qu'il n'y a pas de
différence entre Gl et G2 au début de la seconde phase, et que
la performance de Gl évolue peu en fonction des essais.
Courbe de position sérielle
La figure 2 représente, pour chaque position de présentation
des mots nouveaux, la proportion de rappel, le maximum signi-
90-
80-
70-
60-
50.
40.
30.
20_
Fig. 2. — Proportion de rappel correct des mots nouveaux
en fonction de leur position de présentation 452 MÉMOIRES ORIGINAUX
fiant qu'à chacun des 9 essais de la seconde phase le mot présenté
à cette position a été rappelé.
Trois faits nous paraissent devoir être signalés ici :
— pour Gl et G2, il n'existe aucun effet de récence ;
— l'écart entre G2 et G3 provient surtout des derniers items
présentés (6, 7, 8), donc de l'absence d'effet de récence
signalé pour G2 ;
— l'écart entre Gl et G2 provient surtout des items médians
(3 à 6) ; l'effet de primauté est particulièrement net pour Gl.
L'analyse de la variance montre qu'il existe une différence
significative entre les groupes (F (2,12) = 15,961 ; p < .001) et
une interaction significative entre le facteur groupe et le facteur
position (F (14,84) = 3,347 ; p < .001).
Il faut insister ici sur le fait que la courbe G3 est parfait
ement conforme à une courbe classique de position sérielle,
c'est-à-dire à des résultats obtenus après la présentation d'une
liste de 8 mots. Ces données, ainsi que celles qui suivent, concer
nant l'ordre de rappel des mots nouveaux, nous seront part
iculièrement utiles dans une interprétation d'ensemble.
Ordre de rappel des mots nouveaux
Une analyse rapide des carnets de réponse montre qu'il
existe une tendance marquée, pour tous les groupes, à restituer
d'abord les mots nouveaux. Cette tendance est-elle identique
dans les trois groupes expérimentaux ? Nous avons, pour l'étu
dier, utilisé un indice de position des mots nouveaux par rapport
aux mots constants ; à chaque essai et pour chaque sujet on
a calculé :
N
où Ne est le nombre de mots nouveaux rappelés par le sujet
après un ou plusieurs mots constants ;
N est le nombre de mots nouveaux rappelés.
Cet indice calculé rend donc compte de la proportion des
mots nouveaux non rappelés dès le début de chaque phase de
rappel. Ses valeurs moyennes sont représentées par la figure 3.
On voit que les sujets de G3 rappellent très rarement les
mots nouveaux après des mots constants ; la quasi-totalité D. GAONAC'H 453
des mots nouveaux sont rappelés d'abord. La proportion de
mots nouveaux rappelés après des mots constants est légèrement
plus élevée pour Gl et G2, surtout au début de la seconde phase.
Cependant, la différence entre les groupes n'est pas significative
(F (2,12) = 1,304), ni l'interaction X essais (F (4,24)
= 1,045).
30.
10-
1-3 4.6 7.9 E«ais
Fig. 3. — Proportion de mots nouveaux (P) rappelés
après un ou plusieurs mots constants
LE RAPPEL DES MOTS CONSTANTS
AU COURS DE LA SECONDE PHASE
Nombre de bonnes réponses
Les moyennes des mots constants correctement reproduits
(BRC) au cours de la seconde phase sont représentées par la
figure 4 pour chaque groupe de 3 essais successifs. On observe,
en accord avec l'hypothèse 3, une baisse des performances de
Gl et G2 au cours des premiers essais de la seconde phase.
Cette baisse est la plus importante pour Gl. Au premier essai
de la seconde phase, la différence entre G3 > G2 > Gl est
significative à p < .01 (F (2,12)= 6,912).

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