Nature de l'interférence et niveau de mémorisation. Analyse expérimentale chez le hamster doré - article ; n°2 ; vol.78, pg 319-330

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L'année psychologique - Année 1978 - Volume 78 - Numéro 2 - Pages 319-330
Summary
The effectof two types of interference — introduced for a certain temporal interval between the elements of the learning paradigm — on both acquisition and retention of a discrimination task — was studied in golden hamsters. During the intertrial intervals (ITIs) the animals remained either in the startbox of the experimental apparatus, a three path divergent maze, or were transferred to a novel environment.
The results show that the decrement observed in the performance is related to an association between the type of stimulus-situation during the ITIs and the particular phase of the learning process in which the ITIs are introduced.
Résumé
Nous avons étudié chez le hamster doré l'influence de deux sources d'interférence — appliquées pendant un intervalle temporel introduit entre les éléments du paradigme expérimental — sur l'acquisition et le maintien d'un apprentissage discriminatif (apprentissage d'élimination). Au cours des intervalles (ITIs) les animaux ont été soit maintenus bloqués dans la boîte de départ du dispositif, soit transférés dans un nouvel environnement.
Nos résultats montrent que les déficits observés au niveau des perfor- mances dépendent de l'association d'une catégorie particulière de stimulus interférents à une phase particulière — acquisition ou surapprentissage — du processus étudié.
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1978
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M. Ammassari-Teule
A.C Welin
Nature de l'interférence et niveau de mémorisation. Analyse
expérimentale chez le hamster doré
In: L'année psychologique. 1978 vol. 78, n°2. pp. 319-330.
Abstract
Summary
The effectof two types of interference — introduced for a certain temporal interval between the elements of the learning paradigm
— on both acquisition and retention of a discrimination task — was studied in golden hamsters. During the intertrial intervals
(ITIs) the animals remained either in the startbox of the experimental apparatus, a three path divergent maze, or were transferred
to a novel environment.
The results show that the decrement observed in the performance is related to an association between the type of stimulus-
situation during the ITIs and the particular phase of the learning process in which the ITIs are introduced.
Résumé
Nous avons étudié chez le hamster doré l'influence de deux sources d'interférence — appliquées pendant un intervalle temporel
introduit entre les éléments du paradigme expérimental — sur l'acquisition et le maintien d'un apprentissage discriminatif
(apprentissage d'élimination). Au cours des intervalles (ITIs) les animaux ont été soit maintenus bloqués dans la boîte de départ
du dispositif, soit transférés dans un nouvel environnement.
Nos résultats montrent que les déficits observés au niveau des perfor- mances dépendent de l'association d'une catégorie
particulière de stimulus interférents à une phase particulière — acquisition ou surapprentissage — du processus étudié.
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Ammassari-Teule M., Welin A.C. Nature de l'interférence et niveau de mémorisation. Analyse expérimentale chez le hamster
doré. In: L'année psychologique. 1978 vol. 78, n°2. pp. 319-330.
doi : 10.3406/psy.1978.28250
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1978_num_78_2_28250L'Année Psychologique, 1978, 78, 319-330
Istituto di Psicologia del CNR, Rome
et INP9, CNRS, Marseille
NATURE DE L'INTERFÉRENCE
ET NIVEAU DE MÉMORISATION
Analyse expérimentale chez le hamster doré
par Martine Ammassari-Teule1
et Ann-Charlotte We lin2
SUMMARY
The effect of two types of interference — introduced for a certain temporal
interval between the elements of the learning paradigm — on both acquisition
and retention of a discrimination task — was studied in golden hamsters.
During the intertriai intervals (ITIs) the animals remained either in the
startbox of the experimental apparatus, a three path divergent maze, or
were transferred to a novel environment.
The results show that the decrement observed in the performance is
related to an association between the type of stimulus-situation during
the ITIs and the particular phase of the learning process in which the ITIs
are introduced.
Selon Revusky (1971), tout processus d'acquisition peut être
décrit schématiquement comme une relation qui s'établit entre
deux classes d'événements E(pre) et E(post) initialement indé
pendants. E(pre) et E(post) peuvent donc être définis comme les
éléments du paradigme expérimental qui seront associés au cours
de l'apprentissage ; dans le cas du conditionnement classique, par
exemple, E(pre) et E(post) représentent respectivement le st
imulus neutre et le stimulus inconditionnel, dans une épreuve
de conditionnement instrumental, E(pre) correspond à la réponse
du sujet et E(post) à l'événement renforçateur, etc.
1. CNRS, Département de Psychologie animale, inp 9, 31, chemin
J.-Aiguier, 13284 Marseille Cedex 2.
2. Istituto di Psicologia del cnr, via dei Monti Tiburtini 509, 00157 Roma. M. Ammassari-Teule el A. C. Welin 320
Or, indépendamment du type de situation considéré, l'intr
oduction d'un intervalle temporel entre E(pre) et E(post) peut
entraîner, au-delà d'une valeur optimale, une diminution de la
vitesse d'apprentissage (Kimble, 1961 ; Harker, 1956 ; Meyer
et coll., 1962). Cet effet est attribué à l'interférence produite à
la fois par les stimulus intéroceptifs et extéroceptifs ainsi que
par les réponses qui interviennent durant le délai ; deux théories
essaient de rendre compte de ces résultats :
— les événements interférents accroissent le nombre de stimulus
et de réponses, donc diminuent la probabilité d'occurrence
de l'association entre E(pre) et E(post) (théorie de la compét
ition des réponses, Spence, 1947) ;
— les événements interférents, du fait de leur plus grande
proximité, tendront à devenir plus fortement associés à
E(post) que ne le sera E(pre) (théorie de l'interférence concurr
entielle, Revusky, 1971).
Cependant, la possibilité d'obtenir rapidement des taux
d'apprentissage élevés en dépit d'importants délais introduits entre
les termes de l'association a été vérifiée dans différents contextes
expérimentaux (Garcia et Ervin, 1968 ; Capaldi, 1967 ; Petrino-
vitch et Bolles, 1957 ; Pschirrer, 1972). Ces résultats suggèrent
que les événements intervenant entre É(pre) et E(post) peuvent
ne pas être susceptibles d'interférer avec l'établissement de l'a
ssociation de référence3 :
— soit parce que ces événements appartiennent à un contexte
étranger à la situation expérimentale, comme c'est le cas
dans l'expérience de Capaldi (1967) : l'animal perçoit le st
imulus discriminatif dans le dispositif expérimental, puis est
replacé dans sa cage d'élevage pendant le délai, et enfin
ramené le dispositif expérimental au moment où il doit
effectuer sa réponse ;
— soit parce que l'association de référence est fortement « pré
parée » au sens de Seligman (1970) dans l'éthogramme du
sujet. Une toxicose provoquée par l'ingestion bien anté
rieure d'une substance de saveur agréable mais nocive sera
associée par le sujet à l'ingestion de cette substance, même
si un stimulus nociceptif (choc électrique) est intervenu
3. Association portant sur les termes E(pre) et E(post) du processus
étudié par l'expérimentateur. Nature de l'interférence et niveau de mémorisation 321
pendant l'intervalle séparant l'absorption et les premiers
symptômes (Dietz et Capretta, 1967).
Ces données cependant appellent deux remarques :
— d'une part, l'aspect qualitatif de l'interférence est un facteur
qui n'est jamais systématiquement manipulé dans ces expér
iences, si ce n'est dans les travaux de Garcia à partir de
conditionnement en un seul essai ; dans la plupart des cas,
c'est l'intervalle entre E(pre) et E(post) qui varie et la
quantité d'interférence est alors estimée de façon globale,
comme étant d'autant plus importante que l'intervalle de
temps croît ;
— d'autre part, l'effet de l'interférence n'est examiné que
relativement à la phase d'acquisition des différents types
d'apprentissage précédemment décrits et il peut être inté
ressant d'examiner la relation existant entre les processus
d'interférence et de surapprentissage.
Nous nous sommes donc proposé, au cours de ce travail,
d'analyser l'effet de deux sources éventuelles d'interférence de
nature différente (A et B) introduites pendant un délai constant
entre les événements E(pre) et E(post) d'un même processus
d'apprentissage, soit depuis le début de l'acquisition jusqu'au
cours du surapprentissage (traitements IA et IB), soit seulement
après l'obtention du critère de maîtrise de la tâche (trait
ements IIA et IIB).
Dans cette perspective, l'apprentissage d'élimination constitue
un modèle intéressant : dans ce type de problème, décrit par
Grannell (1942), Lachman et Brown (1957), Teule et coll. (1973)
et Olton et Samuelson (1976), l'animal est placé dans un dispositif
formé d'allées qui divergent à partir d'une plate-forme de départ ;
un fragment de nourriture est déposé au terme de chaque voie
et le sujet doit consommer tous ces fragments en un nombre
minimal de parcours. La réponse optimale consiste donc à effec
tuer un nombre d'essais égal au nombre de voies du dispositif.
Cette situation se prête à l'analyse des phénomènes d'inter
férence dans la perspective qui nous intéresse ; en effet, le
processus d'apprentissage d'élimination met en jeu deux niveaux
de mémorisation. D'une part, l'animal doit apprendre une règle
générale qui consiste à ne pas retourner dans une voie préc
édemment parcourue (il s'agit là d'un niveau de mémorisation à 322 M. Ammassari-Teule et A. C. Welin
long terme), mais l'application de cette règle requiert au niveau
de chacune des sessions la mémorisation, essai après essai, des
voies effectivement empruntées (il s'agit là d'un niveau de
mémorisation à court terme).
En intervenant entre les essais par l'introduction d'événe
ments interférents, nous pouvons donc intervenir aussi bien au
niveau de l'acquisition de la règle qu'à celui de la performance,
selon le moment où se situe cette intervention.
MÉTHODE
SUJETS
38 hamsters dorés ( Mesocricetus auratus Waterh.) âgés de trois à
quatre mois et pesant entre 90 et 130 g ont été utilisés. Dès leur arrivée au
laboratoire, les animaux sont répartis dans des cages individuelles qui, au
début de l'expérience, seront placées dans la pièce d'expérimentation.
DISPOSITIF
Le dispositif est un labyrinthe radial surélevé à 74 cm au-dessus
du sol. Une boîte de départ (10 x 20 x 12) donne accès à une plate
forme de choix ; de cette plate-forme divergent trois allées de dimensions
identiques (105 x 12) se terminant chacune par un compartiment
d'arrivée : des portes à guillotine permettent la fermeture de cescompar-
Porte
-Départ
Fig. 1. — Labyrinthe radial à trois voies Nature de l'interférence et niveau de mémorisation 323
timents lorsque l'animal y accède (fig. 1). La pièce d'expérience fournit
des repères visuels (porte, évier) et olfactifs (congénères). La tempé
rature (21 °C) et le cycle d'éclairement sont maintenus constants tout
au long de cette série d'expériences.
PRÉ-APPRENTISSAGE
Une semaine avant le début de l'expérience, les animaux sont privés
de nourriture pendant vingt-quatre heures. Ils sont alimentés ensuite
de façon que leur poids se maintienne à 80 % environ du niveau initial.
Le huitième jour, les sujets sont placés dans la boîte de départ et
ont la possibilité d'explorer la plate-forme de choix où ils trouvent une
boulette de nourriture, l'accès aux voies étant provisoirement supprimé.
PROCÉDURE EXPÉRIMENTALE
Le neuvième jour, les animaux sont placés en situation d'apprent
issage d'élimination. L'expérimentateur dépose une boulette de nour
riture dans le compartiment d'arrivée de chacune des trois voies. L'ani
mal s'engage dans l'une des voies lors du premier essai, trouve et
consomme la boulette de nourriture, puis est replacé dans la boîte de
départ pour effectuer l'essai suivant ; lors du deuxième essai, il peut :
— soit retourner dans la voie précédemment parcourue (il s'agit alors
d'un essai manqué puisqu'il se dirige vers une extrémité dépourvue
de nourriture) ;
— soit s'engager dans une voie non encore parcourue, au terme de
laquelle il sera de nouveau récompensé.
L'animal doit apprendre à trouver l'ensemble des boulettes de nourr
iture en un nombre minimal de parcours, l'ordre de sélection des
voies étant libre.
Les sujets effectuent une session par jour.
Chaque session comporte un nombre d'essais variable correspondant
au nombre de parcours nécessaires au sujet pour éliminer l'ensemble
des boulettes de nourriture.
Le critère de réussite du problème est fixé à la réalisation consé
cutive de trois sessions sans erreurs (la probabilité que ce critère soit
atteint par hasard est très faible : p = 1 %).
PLAN EXPÉRIMENTAL
Expérience 1 (traitement IA)
1° Acquisition. — Dans cette expérience, 6 animaux (groupe expé
rimental GEjA) sont soumis à l'apprentissage d'élimination tel qu'il a
été décrit précédemment, mais restent bloqués entre deux essais consé- 324 M. Ammassari-Teule et A. G. Welin
cutifs (ITI : intertrial interval) dans la boîte de départ pendant une
durée de cinq minutes, tandis que 7 animaux (groupe de contrôle GCIA)
continuent comme précédemment à résoudre le problème d'élimination
sans ITI.
2° Surapprentissage. — Lorsque le critère de réussite est atteint
(critère 1), l'expérience est poursuivie dans les mêmes conditions
expérimentales jusqu'à ce que les sujets parviennent au critère 2,
et effectuent de nouveau trois sessions consécutivement réussies.
Expérience 2 (traitement HA)
Les animaux sont divisés en deux groupes qui effectuent un apprent
issage d'élimination jusqu'à l'obtention du critère 1.
Après la réussite de trois sessions consécutives, les sujets du
groupe expérimental GBIIA (N = 5) restent bloqués dans la boîte de
départ pendant un ITI de cinq minutes tandis que ceux du groupe
contrôle GGIIA (N = 5) continuent comme précédemment à résoudre
le problème d'élimination sans ITI. L'expérience est poursuivie jusqu'à
ce que les sujets atteignent le critère 2.
Expérience 3 (traitements IB et IIB)
Dans le groupe expérimental GEIB, les ITI sont introduits depuis
le début de l'acquisition jusqu'en phase de surapprentissage.
Dans le groupe GEIIB, les ITI sont une fois
le critère 1 atteint. Le groupe de contrôle ne subit aucun ITI.
Pendant la durée des ITI de cette troisième expérience, les animaux
sont placés dans un environnement nouveau : à la fin de chaque essai,
les sujets sont retirés du dispositif et introduits dans une cage de dimen
sion double de celle de leur cage d'habitation, comportant un objet
(brique). Cette cage est située dans une pièce adjacente à la pièce
d'expérimentation.
RÉSULTATS
Nous nous sommes intéressées à l'évolution, au cours de
l'apprentissage et du surapprentissage, des deux variables su
ivantes :
1° le nombre moyen d'erreurs, qui correspond au nombre
total des erreurs effectuées au cours de l'ensemble des sessions
(avant le critère 1 pour les expériences indicées « I » et entre
le critère 1 et le critère 2 pour les expériences indiciées « II »)
rapporté au nombre de sujets ;
2° le moyen de sessions, qui est calculé de la même
façon que le nombre moyen d'erreurs. de l'interférence et niveau de mémorisation 325 Nature
Ces expériences ayant été effectuées à des moments différents,
leurs résultats ont été analysés séparément.
Les comparaisons entre deux groupes ont été effectuées au
moyen du « t » de Student, celles entre trois groupes au moyen
de I'anova suivie, en cas de significativité, du test de Tukey.
Les résultats sont regroupés dans les tableaux I et II.
EXPÉRIENCE 1
Le nombre moyen d'erreurs, bien que plus important dans
le groupe expérimental (7,5) ne diffère pas significativement
(t = 1,171 ; ddl = 11 ; NS) de celui observé dans le groupe
contrôle (4,7) ; il en est de même en ce qui concerne le nombre
moyen de sessions (GEIA : 7,5 ; GCIA : 6,3 ; t = 0,884 ; ddl = 11 ;
NS).
Lorsque l'expérience est poursuivie jusqu'au critère 2, les
animaux de chaque groupe se maintiennent à un niveau de per
formance équivalent : le nombre moyen d'erreurs est faible dans
les deux cas (GEIA : 2,3 ; GCIA : 1,9 ; / = 0,321 ; ddl = 11, NS)
et le nombre moyen de sessions est du même ordre (GEIA : 5,7 ;
GCIA : 5,6 ; t = 0,048 ; ddl = 11 ; NS).
EXPÉRIENCE 2
La performance des deux groupes, qui sont placés jusqu'au
critère 1 dans des conditions expérimentales identiques, est
homogène ; le nombre moyen d'erreurs (GEIIA : 4,6 ; GGIIA : 5,6 ;
t — 0,476 ; ddl = 8 ; NS) comme le nombre moyen de sessions
(GEIIA : 7,0 ; GCIIA : 6,2 ; t = 0,417 ; ddl = 8 ; NS) sont du
même ordre dans le groupe expérimental et le groupe contrôle.
L'introduction de l'ITI dans le groupe expérimental provoque
immédiatement la réapparition des erreurs après le critère 1
(GEIIA : 5,4), tandis qu'elles restent négligeables dans le groupe
contrôle (GGIIA : 0,8). Cette différence est significative (t = 2,505 ;
ddl = 8 ; p < .05). A cet accroissement du nombre moyen d'er
reurs correspond un moins marqué du nombre
moyen de sessions dans le groupe GEIIA (7,6) par rapport au
groupe GCIIA (4,8) ; ce résultat n'est pas significatif (t = 1,043 ;
p < -10).
v/ Nature de V interférence et niveau de mémorisation 327
expérience 3
Le groupe GEIB, entraîné dès le début avec des ITI dans
le nouvel environnement, réalise un nombre moyen d'erreurs
très supérieur à celui observé dans le groupe contrôle et le
groupe GEIIB qui sont considérés comme un groupe unique
jusqu'au critère 1 (GEIB:21,2 ; (GCB + GEIIB) : 7,2 ; t = 3,794 ;
ddl = 13 ; p < .01). Il en est de même en ce qui concerne le
nombre moyen de sessions (GEIB : 13,8 ; (GCB + GEIIB) : 7,1 ;
t = 3,621 ; ddl = 13 ; p < .01).
Cependant, lorsque les animaux du groupe GEIB maîtrisent
la tâche, ils n'effectuent ensuite plus aucune erreur pour parvenir
au critère 2.
Enfin, si l'on examine l'effet de l'introduction de l'ITI après
le critère 1, on ne remarque pas de variation de la performance
en ce qui concerne le nombre moyen d'erreurs (GEIIB : 1,2 ;
GGB : 2,0). La comparaison des trois valeurs de cette variable
après le critère 1 n'indique pas de différence significative
(F = 3,51 ; ddl = 2/9 ; NS). Néanmoins, un résultat paradoxal
est enregistré en ce qui concerne le nombre moyen de sessions :
les groupes expérimentaux atteignent le critère 2 de façon signi-
fîcativement plus rapide que le groupe contrôle (GEIB : 3,0 ;
GEIIB : 3,6 ; GCB : 6,2 ; F == 52,0 ; ddl = 2/9 ; p < .05). Le test
de Tukey indique que le groupe GCB diffère significativement des
groupes GEIB et GEIIB, qui ne diffèrent pas entre eux.
DISCUSSION
L'examen des résultats de l'expérience 1 indique donc que
les stimulus interférents résultant du maintien de l'animal dans
le dispositif, d'une part n'affectent pas de façon considérable la
mémorisation à court terme des événements relatifs à l'essai
précédent, d'autre part n'influent pas sur l'acquisition de la
règle : en effet, aucune différence significative n'a été enregistrée
entre le groupe expérimental GEIA et le groupe contrôle GCIA
en ce qui concerne le nombre moyen d'erreurs et le nombre moyen
de sessions effectuées pour atteindre le critère 1 ou le critère 2.
Ce résultat va à rencontre des observations de Capaldi (1967)
qui considère que ce sont les événements en relation avec le
contexte expérimental qui produisent le maximum d'interférence.

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