Neuro - Pathologie (Aphasie, Apraxie, etc.). - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 256-269

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 256-269
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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3° Neuro - Pathologie (Aphasie, Apraxie, etc.).
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 256-269.
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3° Neuro - Pathologie (Aphasie, Apraxie, etc.). In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 256-269.
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ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 256
sont quand même conditionnés, mais si la latence du R. C. est plus
grande ,' la durée de la réponse conditionnée est plus brève, sans alté
ration du pouvoir contractile des muscles. La diminution de l'efficience
d'apprentissage n'est donc pas localisée dans les tissus musculaires,
elle est probablement d'origine mentale, les barbituriques exerçant
une action dépressive sur les ganglions corticaux et sous-corticaux.
I. L.
213. '— E. GIRDEN. — Cerebral mechanisms in conditioning
under curare (Mécanismes cérébraux dans le conditionnement sous
faction du curare). — Am. J. of Ps., LUI, 3, 1940, p. 397-406.
Lés réponses conditionnées des muscles semi-tendineux à un
stimulus auditif sont assurées par les voies corticales chez l'animal
normal, alors que celles obtenues sous l'effet du curare impliquent des
systèmes sous-corticaux. En extirpant une section de la voie corticale
on rompt l'équilibre entre états normaux et états sous l'effet du
curare, et les R. C. établis dans un de ces se manifesteront
maintenant dans l'autre. Discussion de ces résultats. I. L.
3° Neuro-pathologie (aphasie, apraxie, etc.)
214. _ H. PITTRICH. — Stirnhirngeschwülste (Tumeurs~f cantates
~" ^ du,œrveau). — Ar. f. P. und N., CXIII, 1941, p. 1-60.
Résultats de l'analyse de 67 observations (relatées en détail) et
description de trois grands syndromes distincts, l'un préfrontal,
un autre postfrontal, et un fronto-calleux bilatéral.
Le syndrome postfrontal est particulièrement caractérisé par
une apraxie de la marche et de la station, en dehors de toute paralysie,
avec force bien conservée et réflexes normaux. Dans l'atteinte
préfrontale, il y a des troubles psychiques, avec défaut d'initiative,
lenteur et pensée, alogisme (dépendant surtout de Phémisphè»
gauche).
Les tumeurs bilatérales, avec atteinte calleuse, entraînent de
la lenteur de parole et d'idéation, des apparences catatoniques ou
même démentielles, souvent aussi des troubles apraxiques, des
crises convulsives. H. P.
215. — E. HANFMANN, M. RICKERS-OVSIANKINA,et.K. GOLD
STEIN. — Case Lanuti : extreme concretizatiofT of behavior due
to damage of the .brain cortex (Le cas Lanuti : concrétisation
extreme du comportement, due à des lésions du cortex cérébral). —
Ps. Mon., LVII, 4, n° 264, 1944, p. 72.
Ce cas est celui d'un malade ayant subi des lésions corticales à la
suite d'un accident et d'une chute.
Les symptômes les plus importants sont des symptômes d'agnosie ;
il fallait une action, un déplacement des objets, ou des gestes du
malade en rapport avec la forme, l'utilisation de ceux-ci, ou une prise
directe des objets dans la main, pour que le malade se rappelle leur
utilisation, et se souvienne de leur nom.
Pour s'orienter, le malade manquait de schéma spatial, il utilisait
des données immédiates, mais il était incapable de résoudre le moindre
problème pratique. NEURO-PATHOLOGIE (APHASIE, APRAXIE, ETC.) 257
Le langage était fort élémentaire, et la compréhension très
difficile : il ne comprenait une histoire simple racontée en sa présence
qu'en essayant de se représenter les situations.
Il pouvait additionner ou soustraire des chiffres, mais il ne le
pouvait qu'en comptant des objets ou en comptant sur ses doigts
(pourtant, avant cet accident, c'était un commerçant).
La mémoire des faits paraissait faible ou nulle, surtout en ce qui
concernait sa participation personnelle dans les événements.
Il distinguait mal le monde réel de la fiction et de l'ima
ginaire.
Cette étude s'est poursuivie pendant 9 années, sans qu'i*i change
ment perceptible puisse être noté.
Les auteurs résument le cas de ce malade, en disant qu'il, n'avait
aucune organisation dans l'espace, aucune différenciation dans le
passé, le présent et l'avenir, et qu'il ne pouvait distinguer la réalité
objective du subjectif. R. Ch.
216. — F. BEYME. — Ueber das Gehirn einer familiär oligophren
mit symmetrischen Kalkablagerungen, besonder sin den Stammg
anglien (Sur le cerveau d'une oligophrénie familiale, ayant des
calcifications symétriques, particulièrement dans les noyaux de
-'büse-du cerceau). — Ar. Suisses de Neur., LVI, 1945, p. 161-190
et LVII, 1946, p. 16-61.
Examen radiologique de trois cas d'oligophrénie familiale ; cet
examen a montré l'existence de calcifications symétriques. L'un des
malades, une femme, mourut à 36 ans, dans un état d'idiotie complet,
accompagné d'une grande variabilité de l'affectivité. Son cerveau
put être examiné anatomiquement. On y trouva des calcifications
dans presque tous les noyaux de base, et principalement dans les
corps striés et le putamen, ainsi que des modifications concomittantes
dans le cortex, la moelle cérébrale, mais non dans le bulbe, avec des .
altérations considérables des vaisseaux sanguins. L*'auteur considère
que les symptômes cliniques ont été conditionnés par les troubles
de la circulation (troubles trophiques consécutifs). G. V.
217. — G. WEBER. — Ueber gleichzeitiges Vorkommen von sym
metrischen Gehirntumor und Syringomyelie (Sur l'apparition
simultanée d'une tumeur cérébrale symétrique et de syringomyélie).
— Ar. Suisses de Neur., LIV, 1944, p. 240-248.
Observation d'une malade chez qui l'autopsie révèle la présence
simultanée d'une tumeur symétrique des noyaux caudés et d'une
syringomyélie non décelée cliniquement. Bibliographie. P. O.
218. — G. DE MORSIER. — Pathologie du diencéphale. Le Syn
drome psychologique et le syndrome sensorio-moteur. — Ar.
Suisses de Neur., LIV, 1944, p. 161-226.
L'auteur, qui a déjà étudié ailleurs le syndrome neuro-végétatif
des lésions du diencéphale (Presses Académiques, Genève, 1943),
étudie dans cet important mémoire les syndromes psychologique et
sensorio-moteur des mêmes affections. L'analyse expérimentale de
ces syndromes a été faite avec l'aide du Dr André Rey, et l'auteur
l'année psychologique, xlv-xlvi 17 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 258
souligne fort justement, à ce propos, la nécessité d'une collaboration
étroite entre neurologues et psychologues (comme aussi entre neuro
logues et ophtalmologistes et otologistes) pour la détermination des
syndromes des affections du système nerveux. La psychologie expéri
mentale seule peut analyser avec précision les troubles des fonctions
psychiques caractéristiques de telle ou telle lésion nerveuse. Le
Dr André Rey, qui dirige le laboratoire de psychologie clinique installé
à l'Hôpital de Genève dans le Service du Dr de Morsier, a institué
un examen psychologique spécial pour les affections du diencéphale
(publié antérieurement). — Pour de Morsier et Rey, le syndrome
psychologique est caractérisé par un déficit de la mémoire (fixation
et conservation), de l'attention, de la perception, et par de te fati-
gabilité et de l'insomnie ; mais l'intelligence est complètement
conservée (les tests de Rey mettent en évidence l'indépendance de
l'intelligence par rapport à la mémoire). Le syndrome sensorio-
moteur est caractérisé par des troubles de la motricité (force, posture,
coordination, réflectivité, etc.) e't des troubles sensoriels atteignant
les divers sens. Ces troubles sensoriels peuvent être accompagnés
d'hyperpathie sensorielle, d'hallucinations, de crises de mouvements
rotatoires. ^ous ces troubles siègent ou prédominent d'un même
côté du corps. Ainsi, chez l'homme, malgré le développement consi
dérable du télencéphale, le diencéphale conserve un rôle extrême meat
jjpportant, non seulement pour les fonctions neuro- végétatives, mais
"encore pour les fonctions d'adaptation au monde extérieur : acquisi
tion mnésique, comportement émotif et affectif (caractère), fati-
gabilité, motricité, équilibration et perception. Une explication de
ces faits est possible en s'appuyant sur des faits anatomo-cliniques
et sur l'expérience physiologique (W. R. Hess), La déséquilibration
se fait du côté où se trouve le syndrome ; elle traduit une asynergie
motrice primitive. Les troubles sensoriels proviennent d'une défi
cience des effecteurs diencéphaliques qui, à ^'état normal, dynamo-
génisent la perception.
Les syndromes psychologiques et sensorio-moteurs diencéphal
iques se rencontrent souvent : encéphalites, sclérose en plaques,
intoxication par le CO, tumeurs comprimant l'hypothalamus^ encé-
phalopathies traumatiques surtout. Étant donné la grande impor
tance qu'ils présentent pour la médecine sociale, il est nécessaire que
le médecin et l'expert connaissent les méthodes (psychologiques et
physiologiques) qui permettent de les mettre en évidence. G. V.
219. — A. REYMOND. — Craniopharyngiome et diagnostic diffé
rentiel des affections suprasellaires. — Ar. Suisses de Neur.,
LVI, 1945, p. 88-120,
L'auteur a examiné trois malades atteints du néoplasme en
question, malades présentant des troubles de la vue (atrophies,
hémianopsies), des troubles mentaux, de l'augmentation de la serine
du liquide céphalo-rachidien, de la somnolence, de l'adiposité, etc.
Il met en évidence la diversité des syndromes que peut provoquer un
craniopharyngiome, et la nécessité d'un examen oculaire complet,
en même temps que d'une radiographie du crâne, pour savoir si l'on
a affaire à une tumeur de cet ordre chez les sujets (enfants, adoles- " 26£> NEURO-PATHOLOGIE (APHASIE, APRAXIE, ETC.)
cents ou adultes) qui présentent des symptômes hypophyso-hypo-
thalamiques. G. V.
220. — J. LHERMITTE, DE AJURIAGUERRA et HÉCAEN. —
Les troubles psychiques secondaires aux néoplasmes du méso
diencéphale. — Encéphale, 1942-1945, p. 49-80.
Dans cette intéressante revue générale, Lhermitte en se basant
sur ses travaux antérieurs et sur une revue de la littérature, entrecollaborateurs'
prend avec ses de dresser un tableau d'ensemble de
la Symptomatologie psychique du mésodiencéphale. Pour les auteurs
le syndrome psychique comprend un pseudo:syndrome de Korsakoff
avec confusion amnésique et fabulante, à un degré plus sévère on
arrive à un syndrome .pseudo-paralytique pouvant simuler de très
près une paralysie générale authentique. Les auteurs accordent par
contre peu d'intérêt à la possibilité d'apparition d'un syndrome cata-
tonique, qui pour eux n'est révélé que par la tumeur mésodiencépha-
lique et liée entait à une constitution particulière. Les modifications
thymiques sont ensuite discutées. De nombreuses
caractérielles sont possibles, tantôt agressivité, tantôt indifférence
affective, tantôt euphorie. Le syndrome maniaque est ensuite plus
longuement analysé. Tout en reconnaissant les faite indiscutables de
syndromes maniaques authentiques observés, soit dans les tumeurs,
soit au cours d'interventions neurochirurgicales, les auteurs soTrtignent
leur rareté relative. Enfin le syndrome neuro-végétatif est dtme
grande valeur localisatrice et sa recherche Soit être soigneuse, car,
dans les néoplasies il est souvent très discret. Au total, suivant la
conception de J. Delay, les auteurs montrent que les troubles psy
chiques conditionnés par une atteinte du mésodiencéphale intéressent
à la fois la sphère thymique et la sphère noétique, la noopsyché et
la thymopsyché. Ils tentent ensuite une interprétation de ces troubles
en s'appuyant surtout sur les expériences de Foerster. Ils retiennent
l'existence dans le mésodiencéphale d'un dispositif régulateur des
fonctions corticales, la stimulation de la partie orale ayant pour
conséquence la suractivité psychique, celle de la partie caudale pro
voquant une diminution de la vigilance. Le syndrome confusionnel,
onirique, hallucinatoire, amnésique et fabulant qui domine la Sympt
omatologie est rapporté par Lhermitte à l'existence dans l'hypo
thalamus d'un centre de la fonction hypnique, envisagée dans son
sens le plus large, c'est-à-dire de la vigilance. P. P.
221. — L. BENEDEK et P. RANSCHBURG. — Über ein auf den
Corpora quadrigemina sitzendes Haemangioblastom (Sur un
angioblastome localisé sur les tubercules quadri-jumeaux) . — Ar.
Suisses de Neur., LIV, 1944, p. 278-300.
Après une revue de la littérature relative aux tumeurs vasculaires
du cerveau, les auteurs exposent un cas rare d'angioblastome si
égeant sur les tubercules quadrijumeaux et ayant creusé une import
ante caverne dans la substance du cervelet. Cette observation est
comparée à un cas de pinéalome. Les éléments de diagnostic sont
examinés ainsi que le fondement des symptômes et les possibilités
d'intervention opératoires. P- O. * ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 2G0
222. — TH. OTT. — A propos de deux cas d'hygroma sous-dure-
mérien d'origine traumatique. — Ar. Suisses de Neur., LIV, 194%
p. 231-239. .
Exposé de deux cas d'hygroma sous-dure-mérien consécutifs
à des traumatismes crâniens. Ils permettent de distinguer l'hygroma
de l'hématomereontrairement à l'opinion de certains auteurs qui font
du premier la phase terminale d'un hématome. Un des cas appuie
Topinion de Da Costa et Adson sur le rôle de la déchirure traumatique
de l'arachnoïde. Cliniquement, cependant, il n'est, pas possible de
distinguer hématome et hygroma. On souligne l'intérêt des inte
rventions opératoires précoces. Bibliographie. P. O.
223. — H. ROGER et P. MOUREN. — L'angiomatose encéphalo-
trigeminée. — An. Méd.-Ps., t. I, 1944, p. 1-8.
Cette affection qui se caractérise par un naevus hémifacial dans
le territoire d'une ou deux branches du trijumeau et des angiomes
de l'encéphale localisés du même côté s'accompagne de troubles
neuro-psychiatriques : épilepsie souvent Bra vais- jacksonienne et des
troubles psychiques qui vont de la débilité mentale jusqu'à l'idiotie.
Les A. rapportent un cas qui se complique de troubles caractériels.
Bibliographie. R. B.
224. -r* H- FLOURNOY. — Délire de persécution et hyperostose
'frontale interne (Syndrome de Stewart-Morel). — Ar. Suisses
de Neur., LUI; 1944; p. 302-315.
Observation d'une malade atteinte de cette affection, qui soulève
le problème très discuté des rapports entre la nature des troubles
mentaux et l'hyperostose frontale interne. L'auteur pense que la
diversité des troubles mentaux observés n'empêche pas leur liaison
avec l'existence de l'hyperostose crânienne, car, ainsi que le montre
l'exemple de la malade qui fait l'objet de cet article, il faut faire
intervenir, pour expliquer la nature des troubles mentaux, le facteur
« constitution mentale individuelle ». (innée et acquise). Il est donc
possible de parler d'un véritable syndrome (syndrome de Stewart-
Morel). G. V.
225. — H. R. MÜLLER. — Beziehungen zwischen Liquorbefunde
und psychischen Befund im ersten halben Jahr nach Schädel
traumen (Rapports entre Vétat du liquidé céphalo-rachidien ei
rétat psychique dans les premiers six mois qui suivent des blessures de"
du crâne). — Ar. Suisses LVI, 1945, p. 75-87. Neur.,
Comparaison dans 57 cas de fractures du crâne des résultats des
examens psycho-pathologiques avec ceux de l'analyse du liquide
céphalo-rachidien. On observe que des traumatismes crâniens impor
tants sont souvent suivis de modifications importantes du liquide c-r.,
et aussi de troubles psychiques plus ou moins profonds. Cependant
les cas où des altérations très notables du liquide c.-r. ne sont pas
accompagnées dé syndromes psycho-organiques ne sont pas rares
(et l'inverse se réalise aussi bien : syndromes psycho-organiques sans
altération du liquide). On ne peut fonder de pronostics pour l'évolu
tion des troubles psycho-organiques post-traumatiques sur l'état du
liquide c.-r. ; il est très probable qu'il y a indépendance entre les NEURO-PATHOLOGIE (APHASIE, APRAXIE, ETC.) 261
lésions post-traumatiques du système nerveux central qui conduisent
à un syndrome psycho-organique et celles qui conduisent à une
altération du liquide céphalo-rachidien. G. V.
226. — E. P. STEINMANN. — Beitrag zur Klinik des fötalen
Hypophyseadenoms (Contribution à Vétude clinique de V adénome
hypophysaire fœtal). «— Ar. Suisses de Neur., LVI, 1945,
p. 269-284.
»Cas d'un adénome fœtal de Kraus, avec phénomènes régressifs
étendus et formation d'un kyste. La tumeur, d'une grandeur telle
qu'on n'en avait pas encore observé de semblables, amena une des
truction complète de l'hypophyse et une forte pression sur le cerveau
intermédiaire, par enfoncement du plancher du 3e ventricule. Le
tableau clinique correspondait à la dystrophie adiposo-génitale
décrite déjà par Fröhlich. Les interventions chirurgicales réussirent
à prolonger longtemps la vie du malade. G. V.
227. — W. STÖCKLIN. — Traumatische Hämatomyelie (Hémato-
myélie d'origine traumatique). — Ar. Suisses de Neur., LVI, 1945,
p. 121-143.
Un jeune homme de 17 ans eut deux accidents à peu de temp's
^HT chute, de faible hauteur, sur le dos, et, six semaines
après, le choc d'un objet pesant sur la nuque. Après le deuxième
accident peu à peu se" développèrent des douleurs d'intensité crois
sante, des maux de tête, des vomissements, de la somnolence, des
spasmes et des troubles de la sensibilité, qui firent diagnostiquer une
poliomyélite aiguë antérieure. A l'autopsie, on trouva un hémiâîOiife
d^ la moelle, avec hémorragie ayant amené la mort. L'auteur rappelle
un certain nombre de cas voisins. G- V.
228. — J. LHERMITTE et FLEURY. — Le syndrome psychique
secondaire aux lésions globales du mésodiencéphale. — An. Méd.-
Ps., t. I, 1944, p. 389-392.
Les A. rapportent une observation qui s'ajoute à la littérature
concernant les manifestations cliniques somatiques et psychiques
liées aux lésions limitées à l'hypothalamus médian. R. B.
229. — RISER, DARDENNE, FERDIÈRE et GAYRAL. — Les
formes psychiques précoces des eranio-pharyngiomes. — An.
Méd.-Ps., t. II, 1945, p. 241-245.
Contribution à la neuropathologie du diencéphale. Dans les cas
rapportés par les A.. intéressants par la précocité des manifestations
psychiques on note entre autres des phénomènes hallucinatoires
plus ou moins proches de l'hallucinose pédonculaire, des troubles de
de' confusion onirique. R. B. l'humeur, des crises
230. — O. MONSCH. — Apoplexie in jugendlichem Alter. Beitrag
zur Frage der Arteritio der Gehirngefäsze (Apoplexie dans la
jeunesse. Contribution à la question de l'artérite des vaisseaux du
cerveau). — Ar. Suisses de Neur., LV, 1945, p. 160-175.
Cas d'un homme de 29 ans, mort en quelques,heures d'une grave
hémorragie cérébrale, d'origine infectieuse. L'auteur fait remarquer 262'
BIBUOGHAPHIQUES ANALYSES
la rareté de semblables cas, car les vaisseaux sanguins du système
nerveux central sont particulièrement bien protégés contre les
infections. G. V.
231. — F. MOREL et G. MEYRAT. — L'atrophie granulaire de
■ l'écorce cérébrale. Contribution à la forme systématisée de cette
affection. — Ar. Suisses de Neur., LIÏI, 1944, p. 316-325.
Etude histologique et microscopique de cette affection. Elle se
distribue dans l'écorce selon deux types, l'un sans système précis,
l'autre de façon systématisée et tout à fait symétrique d'un hémi
sphère à l'autre (c'est ce type qui est étudié ici). Il s'agit de très
nombreux petits foyers de ramollissement, entraînant des troubles
graves de la motricité, de la sensorialité ou du psychisme. G. V.
232. — G. W. KISKER. — The behavioral sequelae of neurosurgical
therapy (bilateral prefrontal lobotomy) (Les séquelles de la théra
peutique neurochirurgicale dans le comportement (lobotomie pré
frontale bilatérale). — J. of gen. Ps., XXXIII, 1945, p. 171-192.
Vingt patients ont été observés sur une période d'une année
avant et après l'opération. En plus de l'observation simple on a
réalisé des enregistrements cinématographiques et phonographiques
et on a appliqué des tests psychologiques aHî^T^Dil
des protocoles d'observation il semble que le tableau du comporte
ment, de la conduite post-opératoire peut être caractérisé par les
six points suivants : reconstruction des schemes émotifs, modifica
tions posturales, trouble des mécanismes d'orientation, réorganisation
de l'équilibre du substrat organique, absence essentielle d'une Symp
tomatologie neuro-motrice et psycho-neurologique, absence de modif
ications intellectuelles. Y. G.
233. — G. DE MORSIER. — Un cas d'atrophie musculaire du type
Werdnig-Hoffamnn chez l'adulte. — Ar. Suisses de Neur., LV,
1945, p. 297-299.
AmyotPophie d'origine médullaire, atteignant des enfants, beau
coup plus rarement des adolescents. Cas unique d'un jeune homme
de 22 ans, atteint depuis l'âge de 15 ans. G. V.
234. — J. A. BARRÉ. — Troubles réflexes étendus du membre
supérieur après contusion simple de l'épitrochlée.— R. N., LXXVI,
1944, p. 42-43.
Après contusion du CQude droit, le bras est lourd, une douleur
s'irradie vers l'épaule ; après un an il y a crispation de l'hypothénar,
hyperexcitabilité électrique du biceps et du triceps, hypoesthésie
tactile, douloureuse, thermique et vibration de tout le membre, pilo.-motrice. Il s'agirait là d'effets d'une réaction
réflexe de vaso-constriction durable. H. P.
235. — FREDERICK C. REDLICH et JOSEPH F. DORSEY. —
Denial of blindness by patients with cerebral disease (Dénégation
de cécité chez des malades avec affection cérébrale). — Ar. of N
. LUI, 1945, p. 407-417.
Anton, à partir de 1896, fit connaître ces cas dans lesquels des
sujets, atteints de cécité complète par lésion de l'écorce occipitale NEURO-PATHOLOGIE (APHASIE, APRAXIE, ETC.) r263
et de l'aboutissement des radiations optiques des deux côtés, se
comportaient comme s'ils n'avaient pas notion d'être aveugles.
Syndrome du même ordre que, dans des cas particuliers d'hémiplégie,
le syndrome appelé par Babinski « anosognosie ». Poetzl a mis en
relief que ce dernier syndrome pourrait être dû soit à deux lésions,
une dans le thalamus et l'autre dans le cortex pariétal, soit à une
lésion pariétale sous -corticale. Or, certaines fluctuations dans la
plupart des syndromes corticaux parleraient plutôt en faveur des
interprétations holistiques des fonctions cérébrales supérieures selon
Goldstein. Si, comme l'ont établi les travaux expérimentaux de
Dusser de Barenne et Me Culloch, une interaction s'établit entre
thalamus et cortex sensoriel par des circuits réverbérants qui,
selon Stanley Çobb, seraient responsables d'un état de vigilance
rendant le sujet avisé de soi-même et de l'environnement, il ne peut
être dit avec certitude que des lésions bilatérales impliquant ces
connexions soient à elles seules cause de cette méconnaissance de
la cécité ; en effet, les malades ici étudiés, en addition à ceux décrits
dans la littérature, ont montré une affection généralisée du cerveau
aussi bien qu'une telle lésion focale. ' A. T.
236. — M. B. BENDER et L. T. FURLOW. — Visual disturbances
produced by bilateral lesions of the occipital lobes with central
SCOtomas (Perturbations visuelles produites par des lésions bila
térales des lobes occipitaux avec scotomes centraux). — Ar. of N., "\
LUI, 1945, p. 165-170.
L'expérience de la dernière guerre a montré que des blessures
aux deux lobes occipitaux ont pour résultat une cécité totale, mais
que cette cécité est rarement permanente. Il se fait une restitution
progressive quoique restant incomplète de la vision : il subsiste des
scotomes, selon le degré d'étendue du dommage causé au cortex
calcarin. Or, en addition à ces déficits, il est certains mécanismes
physiologiques et psychologiques de vision qui peuvent être révélés V
par des examens spéciaux. Des descriptions intéressantes de change
ments qualitatifs et quantitatifs dans la restitution de la fonction
visuelle peuvent aussi être offertes volontairement par le sujet. Chez
un tel sujet avec des scotomes résiduels, par la création d'une nouvelle
fovea fonctionnelle parvient à se réorganiser un champ psychologique
de vision : il se détermine un point médian subjectif tandis que le
point médian objectif peut être situé dans la partie aveugle du champ.
Mais pendant la période de transition, le sujet, tout en méconnaissant
son trouble, conserve son ancien pattern de vision. A. T.
237. — M. B. BENDER et L. T. FURLOW. — Phenomenon of visual
extinction in homonymous fields and psychologic principles
involved (Phénomène d'extinction visuelle dans des champs homo'
nymes et principes psychologiques impliqués). — Ar. of N., LUI,
1945, p. 29-33.
Parmi les troubles visuels particulièrement observés chez des
blessés de guerre ont été décrites des manifestations d' « inattention
visuelle dans les champs hémianopsiques » ou de « faiblesse hémia-
nopsique de l'attention ». C'est dire que la première place dans les donnée' l'attention. Sans doute quelque interprétations a été à ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 264
affaiblissement de l'attention reste un facteur qui intervient. Mais
à la base de ces troubles les auteurs placent un phénomène d'extinc
tion. Analogue d'ailleurs à ce qui peut se passer pour les sensibilités
cutanées, c'est le phénomène par lequel la stimulation du côté sain
fait disparaître sur le moment la perception du côté affecté, et cela
d'autant plus que cette stimulation du côté sain est forte. Il s'agit là
d'un effet des mécanismes de rivalité, dominance et attention qui
sont processus psychologiques normaux et fonction du cortex.
A. T.
238. — A. PATERSON et O. L. ZANGWILL. —Disorders of visual
space perception associated with lesion of the right cerebral hemis
phere (Troubles de la perception visuelle de V espace associés à des
lésions de l'hémisphère droit du cerveau). — Brain, LXVII, 1944,
p. 331-358.
Après blessure cérébrale par explosion, hémianopsie gauche
incomplète en quadrant avec des anomalies de la coordination
oculo-motrice, incapacité de copier des dessins complexes, de comp
léter une lettre majuscule, de réaliser des découpages, grande
difficulté à compter des cubes et à se représenter la 3e dimension,
lecture de l'heure difficile.
Dans le second cas, avec fracture crânienne pariéto-occipitale
*% à droite, fixation oculaire erratique rendant l'examen difficile, grande
\ ^probabilité d 'hémianopsie gauche homonyme ; difficulté à trouver
son chemin, confusions de la droite et de la gauche ; copie impossible
de dessins complexes, d'un plan de maison.
Il y aurait, d'après P. et Z., une dissolution de la pensée spatiale
au sens de Lhermitte, un désordre « sémantique » au sens de Head,
mais limité aux fonctions visuelles spatiales. Ce trouble pourrait
donc apparaître, d'après eux, dans des lésions unilatérales aussi bien
d'un côté que de l'autre, avec la seule différence que, dans les lésions
de l'hémisphère gauche se rencontrent des symptômes associés
d'aphasie, d'agnosie, d'apraxie, d'asymbolie.
Toutefois on peut penser à une dominance d'un hémisphère pour
cette pensée spatiale, tantôt le droit, tantôt le gauche, et non à une
équivalence. H. P.
239. — LÉON MICHAUX, J. L. COURCHET et Mlle GRANIER.
— Astéréognosie symptôme révélateur d'un tabes latent. Appari-
rion ultérieure de mouvements involontaires des mains. —
R. N., LXXVI,. 1944, p. 85-87.
Chez un tabétique , on observe une astéréognosie bilatécale complète
comme première manifestation : ahylognosie et amorphognosie.
Légère hyperesthésie tactile, perceptions d'intensité, de poids
normales ; discrimination tactile très troublée, sens des attitudes
segmentaires et des mouvements (amplitude et direction) aboli au
poignet et aux doigts.
- Des mouvements involontaires bilatéraux, lents ou brusques,
non symétriques, surviennent ensuite au poignet et aux doigts.
L'abolition générale de la kinesthésie se manifeste après quelques
mois. H. P.

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