Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage, outillage. Les Accidents du travail - compte-rendu ; n°1 ; vol.30, pg 799-813

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L'année psychologique - Année 1929 - Volume 30 - Numéro 1 - Pages 799-813
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1929
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f) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu,
éclairage, outillage. Les Accidents du travail
In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 799-813.
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f) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage, outillage. Les Accidents du travail. In: L'année
psychologique. 1929 vol. 30. pp. 799-813.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1929_num_30_1_5009.
GÉNÉRALES INDUSTRIELLES Bf SOCIALES ?99 APPLICATIONS
1193. — JL TAYLOR. — Intelligence of Yoùng Printers [Vintelli*
gence des jeunes imprimeurs). — Pers. J., VIII, 1, 1929, p. 29-35.
L'application de tests d'intelligence de Otis aux apprentis impri
meurs de la ville de New- York a montré un niveau normal d'intell
igence chez les apprentis compositeurs, et une intelligence nettement
abaissée chez les aux presses. Il s'agirait ici, d'après l'au
teur, d'une sélection spontanée, le dernier métier n'étant choisi que
par les sujets peu doués. B. N.
1194. — CHR. HANSEN-TYBJERG. — Différences in the Talents
and Abilities of Young People [Différences d'aptitude et de capacité
parmi les jeunes gens). — J. of appl. Ps., XIII, 5, 1929, p. 451-468.
Description de tests mis au point pour apprentis imprimeurs avec
l'indication des résultats, par quartiles, fournis par un groupe de
96 apprentis à Copenhague. Voici la série des tests : 1° Composition
typographique avec notation de l'éducabilité au cours de 5 épreuves
successives ; 2° classement de caractères en cases ; 3° orthographe ;
4° lecture ; 5° correction d'épreuves ; 6° mémoire visuelle des phrases ;
7° disposition des titres et des annonces ; 8° vision chromatique ;
9° discrimination des clartés des épreuves typographiques ; 10° com
préhension de problèmes de mécanique ; 11° questions de bon sens ;
12° dessin*en perspective.
Ces tests se rapprochent du travail professionnel. Des indications
sur leur validité font défaut. D. W.
/) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu,
éclairage, outillage, etc. Les Accidents du travail
1195. — R. VINOS. — Taylor y la Organizacion Cientifica del
Trabajo (Taylor et l'Organisation Scientifique du Travail).. —
R. de F. Pr., décembre 1929, p. 8-11. •
Résumé de la vie de F. W. Taylor et de l'élaboration progressive
de son œuvre, commencée par ses observations d'apprenti sur la
perte due au mauvais rendement d'un travail non organisé, et pour
suivie par l'étude des principes d'organisation scientifique qui ont
fait sa gloire.
R. Vinos explique comment Taylor a étudié : les éléments du
travail de la machine et ses possibilités d'amélioration, de construc
tion et de rendement ; le travail de l'homme et la sélection professionn
elle, et enfin le travail de la collectivité industrielle : organisation
des compétences sous une unité de direction à qui incombe :
1° De régler chacun des éléments du travail de l'homme avec une
précision scientifique ; • •
2° De procéder méthodiquement à la sélection et à la formation
de l'ouvrier ;
3° 4° De collaborer diviser équitablement cordialement le avec travail le personnel et la responsabilité ; entre la
direction et l'ouvrier. L. B. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1196.« — Â. LORI A. — Les répercussions psychologiques de l'orga
nisation scientifique du travail. — Scientia, XLVI, 12, 1929. Sup
plément français, p. 159-168.
L. reproche au taylorisme d'impliquer une coercition se traduisant
par une fatigue excessive, aussi bien physique que psychique, et une
monotonie écrasante, le fordisme exagérant encore la mécanisation,
en sorte que l'ouvrier est vidé et jeté sur le pavé en quelques années.
11 ne faut pas renoncer toutefois à l'organisation scientifique du
travail, mais en la réalisant avec la collaboration ouvrière. H. P.
1197. — H. RUPP. — Die Aufgaben der psychotechnischen Ar
beit srationalisierung (Les tâches de la rationalisation psychotech
nique du travail). — Psychot. Z., III, 6, 1929, p. 165-182 et IV, 1,
/uj£' 1929, p. 17-19.
La rationalisation psychotechnique doit comprendre non seulement
l'organisation des gestes professionnels, — dont R. ne méconnaît pas
l'importance et dont il expose les principes, — mais encore une,
utilisation convenable des tendances affectives qui sont les stimu
lants précieux du travail.
Si, dans l'organisation économique actuelle le travail ne sert plus
que par une voie détournée, — par l'argent qu'il procure» — à satis
faire nos besoins et si cette relation indirecte ne suffit pas à assurer
toujours l'intensité du travail, d'autres tendances affectives, — l'in
térêt, le plaisir de créer notamment, peuvent jouer un grand rôle.
En intéressant l'ouvrier à son rendement — par des primes, par des
appréciations des chefs, par une vue d'ensemble sur la marche de
l'entreprise, et autres moyens de ce genre, on stimulera son énergie
au travail. D. W.
1198. — W. POPPELREUTER. — Beitrag zur Frage der Stellun
gnahme der Arbeitnehmer zur psychotechnischer Begutachtung
. (Contribution à la question de Vattitude des travailleurs en face des
examens psychotechniques). — Psychot., Z., IV, 2, 1929, p. 40-42.
Durant sa longue pratique de la psychotechnique industrielle,
P. n'a rencontré qu'un seul cas de résistance de la part des ouvriers.
Le tribunal de prud'hommes a, d'ailleurs, donné raison à la direction
de l'entreprise et a fait insérer dans les règlements intérieurs de la
firme le paragraphe spécifiant l'obligation pour toute personne
employée à la maison, de se soumettre aux examens psychotechniques
• dans la mesure où la marche de l'entreprise l'exigerait. D. W.
1199. — M. GAGG. — Die soziale Aufgabe der industriellen Psy-
chotechnik (La tâche sociale de la psychotechnique). — - Ind. Psy
chot., VI, 6, 1929, p. 194-198.
La psychotechnique dont se méfient en. partie et les ouvriers, qui
la confondent avec la rationalisation technique, et les patrons, qui
ne la distinguent pas du service social, mériterait pourtant la con
fiance des uns et des autres, car le problème du rendement opt
imum qui est le vrai but de la psychotechnique, intéresse également
le patronat et les travailleurs. D. W. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 801
1200. — L. WALTHER. — Technopsychology in a Swiss Industry
(La technospychologie dans l'industrie Suisse). — Pers. J., VIII,
1,1929, p. 1-18.
Exemple des services que peut rendre la psychologie à l'industrie.
L'auteur décrit comment par une application des méthodes psycho
techniques il a réussi à améliorer le rendement d'une usine Suisse,
de 40 %. Le résultat est d'autant plus intéressant, que les conditions
pour l'application de ces méthodes étaient peu favorables — l'usine
était vieille, les ouvriers âgés, les habitudes établies s'opposaient à
la réorganisation. B. N.
1201. — E. A. PETROFF. — L'expérience synthétique à l'Institut
Central au travail. — E. A. PETROFF. — L'Etude du comporte
ment organisateur et industriel de l'ouvrier. — TRYNKIN. —
L'Etude des variations de la fréquence du pouls et de la respiration
au cours du travail dans l'expérience synthétique chez les Etudiants
de la Section d'ajustage à la fin de leurs études. — Z. L. LOURIÉ.
— L'Etude du comportement de l'ouvrier du point de vue neu
rologique. — L'Organisation du travail, N° 2, 1929, p. 15-50 (en
russe).
Les quatre articles forment un ensemble — ils sont consacrés à
P « expérience synthétique » réalisée grâce à la collaboration des trois
auteurs.
E. Petroff dans son premier article examine la notion d' « expé
rience synthétique ». L'expérience synthétique consiste à étudier,
simultanément, les différents phénomènes caractérisant la même
activité dans des conditions normales de travail.
L'auteur se propose d'étudier : 1° le temps employé pour différents
éléments du travail (préparation (« installation »), élaboration-cont
rôle) ; 2° les efforts de l'ouvrier, enregistrés par la méthode dynamog
raphique ; 3° le pouls ; 4° la respiration ; 5° les échanges gazeux ;
6° le rythme ; 7° le métabolisme ; 8° l'état nerveux.
Les trois auteurs ont réalisé chacun une partie de ce programme.
Dans son second article E. Petroff donne les résultats de l'étude,
portant sur 39 sujets, qui ont accompli le même travail à la lime.
Chaque ouvrier pouvait se servir de trois instruments : de l'étau
(préparation, installation), de la lime bâtarde (« élaboration ») et
d'une équerre (contrôle). Un ensemble de dispositifs permet d'enre
gistrer le temps pendant lequel l'ouvrier se sert de chacun de ces
instruments, ce qui donne les durées des trois éléments fondamentaux.
L'auteur étudie la durée globale du travail, le nombre de cycles, la
durée des éléments fondamentaux dans différents cycles, la répar
tition des trois éléments dans le temps, la précision du travail, le
poids de la limaille. Il compare ensuite les résultats obtenus
pour différentes catégories de sujets : les sujets qui travaillent à la
lime pour la première fois, les ajusteurs de profession, les étudiants
de l'institut du travail, et ceux qui ont terminé leur apprentissage
d'ajusteur.
A. Trynkin a étudié pour le même travail les courbes d'enregis
trement du pouls et de la respiration, les rapportant aux différents
éléments du travail. ,
Z. L. Lourié a observé le comportement des ouvriers pendant le
l'année psychologique, xxx. 51 ANALYSES BIBLlOtiRAPHlQUKS
travail en notant sur une fiche spéciale les mouvements, la mimique,
les attitudes, etc., des ouvriers. On peut distinguer, d'après l'auteur
différents types d'ouvriers, se comportant différemment dans le
processus du travail. A. C.
1202. — C. A. FERRARI. — Deux expériences d'organisation ra
tionnelle du travail en usine. — R. Se. Tr., I, 2, 1929, p. 265-271.
Relation de réorganisation technopsychologique du travail,
exécutée dans deux usines par le fils du célèbre psychologue et psy-
chotechneien italien. Par raison professionnelle, comme c'est l'usage,
aucun renseignement précis sur la nature du travail organisé.
Dans le 1er cas, 110 ouvriers travaillaient environ 13 heures par
jour, avec un rendement très mauvais. F. améliore les conditions
d'hygiène, ramène la journée à l'horaire normal, introduit
toutes les 3 heures un repos de cinq minutes et supprime, après avoir
établi les normes de production, tout un nombreux personnel sur
veillant. Résultat : les 110 ouvriers font en 504 heures le travail pour
lequel il fallait avant 1.125 heures. Dans le second cas, une usine devait
acheter 80. machines très coûteuses pour atteindre une production
déterminée. En modifiant un certain nombre de gestes professionnels,
en adaptant à l'ouvrier un d'outils, en rendant plus
apparents certains signaux, etc., l'auteur, alors qu'il fallait avant
24 ouvriers pour 5 machines, en occupe deux pour une machine, mais
on obtient de cette seule machine le rendement fourni auparavant
par cinq, d'où une économie énorme dans l'achat des machines neuves.
Ces deux exemples se passent de commerîtaires. Ils sont de ceux que
l'on souhaiterait de voir diffuser dans, les milieux industriels pour
faire comprendre à quel point leur intérêt est de se décider à en
venir enfin à l'adoption des méthodes d'organisation techno-psycholo
gique du travail, M. F.
1203. — J. O. HOPWOOD. — The Grades of Labor. A Key for Job
Classification and Appraisal [La graduation du travail. Une clé
pour la classification et V évaluation du métier). — Pers. J., VIII, 2,
1929, p. 114-124.
L'auteur propose une graduation progressive des services de diffé
rentes industries, suivant la difficulté et la responsabilité de ces ser
vices, dans le but d'égaliser la rétribution du personnel des organisa
tions différentes. L'établissement d'un tel plan général faciliterait
les changements d'emploi et les avancements de personnel et serait
utile pour l'établissement des budgets. B. N.
1204. — S. WYATT. — Boredom va. Industry {Le sentiment d'ennui
dans V industrie). — Pers. J., VIII, 3, 1929, p. 161-171.
Après avoir exposé les facteurs qui contribuent à l'apparition du
sentiment d'ennui au cours d'un travail monotone, l'auteur discute
les moyens de l'éviter. Il conseille dans ce but d'entrecouper le travail
par des intervalles de repos assez fréquents, varier autant que possible
la forme d'activité, et d'éveiller l'intérêt du travailleur en lui payant
par pièce, et en lui apprenant à aimer la maison où il travaille.
B. N. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES Et SOCIALES 80$
1205. — A. F. STEVENS. — Accidents ol Older Workers : Relation
of Age to Extent of Disability {Accidents de travail des ouvriers
âgés : relation entre l'âge des sujets et la durée de l'incapacité au tra
vail). — Pers. J., VIII, 2, 1929, p. 138-145.
Les données statistiques du bureau d'assurance à New- York in
diquent que le nombre des accidents du travail, ainsi que la durée de
l'incapacité au travail qui suit l'accident, augmentent avec l'âge du
travailleur pour la majorité des accidents étudiés (luxations, hernies,
contusions, blessures, ruptures). Il n'y a que les brûlures, qui pa
raissent affecter davantage les sujets jeunes. B. N.
1206. — WIEGAND. — TJeber subjektive Sicherheit beim Arbeiten.
(Sur le sentiment de certitude dans le travail) — Psychot. Z., IV, 4,
1929, p. 107-108.
A la suite de l'introduction dans le service des Chèques Postaux
à Berlin des machines comptables, le personnel débarrassé du sent
iment d'incertitude dû aux fréquentes erreurs dans le travail à la main,
a éprouvé un soulagement considérable dont on aurait constaté l'i
nfluence même dans la diminution des troubles nerveux. D. W.
1207. — W. V. OWEN. — The employer's Labor Statement. For
Information of Prospective Employees (Le statut renseignant sur
l'état de l'industrie, donné par les propriétaires pour les ouvriers). —
Pers. J., VII, 1929, p. 465-469.
L'édition par des maisons de commerce de prospectus, contenant
des renseignements sur la nature de ce commerce, conditions du tra
vail, situation financière, pourrait être utile, d'après l'auteur, non
seulement aux ouvriers, désirant s'embaucher, mais également aux
patrons. Les employés possédant ces notions s'intéresseraient davan-
tage au travail, le contact entre eux et les propriétaires serait plus
intime, ce qui aurait une répercussion favorable sur la prospérité de
l'établissement. B. N.
1208. — A. WINCKLER. — TJeber die Arbeitsprobe (Sur l'épreuve
du travail). — Psychot. Z., IV, 3, 1929, p. 64-74.
Giese et Poppelreuter en Allemagne préconisent des « épreuves de
travail » dans lesquelles le sujet doit effectuer non pas une tâche
abstraite, mais un travail se rapprochant du travail réel : trier, classer,
nettoyer, empaqueter, etc., etc. On pourrait remarquer, en passant,
que beaucoup de. ces épreuves ont été connues avant sous le nom de
tests ; c'est moins la tâche elle-même que le point de vue auquel on se
place qui fait la distinction entre les deux catégories d'épreuves. Les
épreuves de travail ne visent pas telle ou telle fonction psychique,
mais doivent mettre en jeu les attitudes qui caractérisent la manière
de travailler d'un sujet.
Ces attitudes sont-elles les mêmes dans le travail réel et dans les
épreuves dites de travail ? Après avoir analysé la conception cou
rante du travail réel, pour lequel la poursuite d'un but serait la carac
téristique essentielle, W. interroge les sujets qu'il a soumis à quelques
épreuves de travail et constate l'absence de similitude entre les deux
attitudes, bien qu'un certain nombre de stimulants agissent aussi bien 804 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dans le travail réel que dans les épreuves. Celles-ci n'auraient donc,
pratiquement, d'après W., que l'avantage de permettre plus facil
ement que les tests abstraits, l'observation subjective du sujet par
l'opérateur. D. W.
1209. — M. S. VITELES. — The Human Factor in Substation Operat
ion. Specifications and Tests for Substation Operators (Le facteur
humain dans les opérations à la sous-station électrique. Les particul
arités du travail et les lests pour les opérateurs des sous-sations). —
Pers, J., VIII, 2, 1929, p. 81-113.
A la suite d'une analyse détaillée du travail de l'opérateur à la sous-
station électrique, l'auteur a choisi une série de tests pour la sélection
professionnelle de ce personnel.
Pour analyser le travail, l'auteur al0 appris à l'effectuer lui-même ;
2° observé le travail de plusieurs sous-stations et 3° s'est servi de
psychographies du travail, établies par des inspecteurs. Cette ana
lyse a montré que le travail de l'opérateur pouvait être divisé en
deux parties : 1° le technique qui nécessite des aptitudes spé
ciales, comme par exemple, une adaptabiiité et des réactions rapides,
attention distribuée, présence d'esprit au cours des accidents qui né
cessitent une réaction immédiate, habileté manuelle considérable, etc.
et 2° travail d'entretien des appareils — un travail facile, accessible
à tout le monde. Les tests choisis visent spécialement les aptitudes
des sujets au travail technique.
Ces tests, au nombre de 10, sont divisés en trois groupes. Les deux
premiers groupes, constitués par 5 tests empruntés au test de Me
Quarrie pour les aptitudes à la mécanique, et au test de l'armée,
(type crayon papier) et par 4 performance tests, déterminent les
aptitudes du sujet dans- des conditions normales. Le 3e groupe cons
titué par un seul test d'aiguillage, les détermine sous l'influence des
facteurs provoquant l'émotion du sujet.
L'application de ces tests à 84 opérateurs a montré une bonne corré
lation avec la valeur professionnelle du sujet, cette dernière étant
évaluée par l'appréciation des chefs et par le nombre des erreurs pro
fessionnelles commises. D'après les résultats de ce test on aurait pu
éliminer 7,7 % de mauvais opérateurs, en acceptant un certain re
ndement dans le test comme rendement limite. Les mêmes tests ont
été appliqués ensuite aux 35 opérateurs stagiaires — avant le début
du travail et après 6 mois de stage, aux 18 opérateurs, deux fois avec
un intervalle de 10 mois, et aux 15 opérateurs, « seniors », opérateurs
ayant un grade plus élevé que des opérateurs simples. Les stagiaires
indiqués comme bons par les tests, ont été supérieurs au point de
vue de l'apprentissage, et le nombre de ceux qui ont abandonné la
carrière était moins important parmi eux.
Les tests appliqués deux fois a 18 opérateurs ont donné une corré
lation de 0,79. Le maximum de rendement était resté le même dans les
2 examens, la moyenne du était pourtant augmentée au
second examen. La pratique professionnelle aurait donc une influence
sur le rendement des tests.
Les 15 opérateurs-supérieurs (« seniors ») n'ont donné qu'un rende
ment moyen dans les tests. Ce ne serait donc pas une sélection des plus
aptes, mais un choix du hasard qui les a fait nommer. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 805
Actuellement, les tests indiqués sont utilisés par la compagnie
électrique de Philadelphie, et servent, pour la sélection et pour la
promotiondes opérateurs des sous-stations. B. N.
1210. — W. NEBEL. — Arbeitsstudie über das Feilen und Entwi
cklung eines wirtschaftlichen Arbeitsverfahrens (Etude du travail
à la lime et mise au point d'Une méthode rationnelle d'apprentissage).
— Psychot. Z., IV, 2 et 3, 1929, p. 26-42 et 74-86.
L'auteur a analysé le travail à la lime de bons ouvriers à l'aide de
deux dispositifs spéciaux, servant, l'un, à mesurer les pressions exer
cées par la lime, l'autre ses inclinaisons par rapport au plan horizontal.
L'avantage de ces dispositifs est de laisser la lime elle-même complète
ment libre, de façon à permettre le travail normal ; d'autre part, les
caractéristiques des appareils sont soigneusement déterminées et
semblent assurer des résultats assez précis.
En faisant faire à un groupe d'apprentis des exercices sur ces appar
eils enregistreurs, N. aurait réussi à leur apprendre à « limer droit »
dans un laps de temps relativement très court (11 jours au lieu de 3 à
6 mois habituels).
En se basant sur les courbes de bons ouvriers N. formule les condi
tions optima du travail. D.W.
1211. — E.BRAMESFELD. — Untersuchung des Anschlages an der
Schreibmaschine (Etude de la frappe de la dactylographe). — Ind.
Psychot., VI, 7, 1929, p. 224-230.
Description d'un dispositif d'enregistrement pneumatique de la
frappe dactylographique. L'inscription des graphiques permet de
juger de la force déployée dont la régularité assure un encrage uni
forme de la copie et constitue, par conséquent, une qualité pro
fessionnelle. D. W.
1212. — A. C. SCHNEIDER-ARNOLDI. — Die psychologische
Begutachtung von Seidenwebern mit Hilfe von Arbeitsprüfungen
und Arbeitschanuhr (L'examen psychologique des tisserands en soie
au moyen des épreuves de travail et de Vergo-chronoscope). — Psychot.
Z., IV, 1 et 2, 1929, p. 1-15 et 45-52.
Ayant enregistré le travail des tisserands en soie à l'aide de l'er-
gochronoscope enregistreur de Poppelreuter, S. conclut en exami
nant les courbes des temps perdus (temps d'arrêt du métier pour la
réparation des casses) à l'importance primordiale de l'attention pour
l'exécution correcte de ce travail.
Les tests ordinaires de courte haleine ne lui auraient pas donné sa
tisfaction. S. a adopté les épreuves de longue durée de Poppelreuter,
et notamment une épreuve d'adresse, — enfilage des bandes de
papier dans les ouvertures de bandes perforées, — et une épreuve
d'attention consistant à rechercher certains signes au milieu d'autres
semblables. Les résultats sont exprimés d'après l'examen de la
courbe du travail, d'une façon toute qualitative.
Sur 35 apprentis soumis aux épreuves, 29 auraient fourni des
accords complets entre l'appréciation psychologique et le jugement
du contremaître. D. W. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 806
1213. — N. BACHRACH. — La mesure dn comportement industrie,
de l'ouvrier à la clinique de Travail de l'Institut Central du travaill
— L'Organisation du travail, n° 1, 1929, p. 13-24 (en russe).
L'article est consacré à la technique des mesures de différents él
éments du travail de l'ajusteur. Un ensemble de dispositifs permet
d'enregistrer automatiquement le temps pendant lequel l'ouvrier
se sert de tel ou tel instrument, et donne en outre la durée des trois
« éléments fondamentaux » du travail (installation, élaboration, con
trôle). L'auteur décrit les dispositifs et leurs fonctionnements, donne
des exemples d'analyse du travail, et examine enfin le rôle de la
clinique du travail « dans l'étude du travail » et la formation des
ouvriers. A. C.
1214. — J. A. ERASER. — The machine and the worker (La machine
et le travailleur). — J. of N. I. of Ind. Ps., IV, 7, 1929, p. 384-388.
L'expérience portait sur un appareil rotatif destiné à mouler et à
envelopper des bonbons. Des améliorations dans la disposition du mat
ériel ont montré la possibilité de passer d'un rendement de 70 unités
par minute à 95, ce maximum ayant été limité par la constitution de
l'appareil lui-même, incapable sans dommage de dépasser cette vi
tesse. M. L.
1215. — L. I. HUNT, W. H. MANNING et G. H. MILES. — A
Study of Factory Lay out and Routing (Etude sur la disposition et
Vaclieminement du matériel dans une fabrique). — J. of N. I. of
Ind. Ps., y, 1, 1929, p. 29-38.
Copieuse étude avec diagramme à l'appui tur l'avantage net obtenu
par des réorganisations dans le dispositif matériel d'une fabrique, en
tenant compte de notions presque de bon sens, relatives à l'éclai
rage, la ventilation, la commodité des dégagements. M. L.
1216. — M. GRAF. — Die Einhebelsteuerung von elektrischen För
dermaschinen (L'emploi d'un levier unique dans les ascenseurs élec
triques). — Ind. Psychot., VI, 8-9, 1929, p. 294-299.
Dans les cages de montée dans les mines allemandes on a essayé
de remplacer le système du double levier nécessitant, suivant la
montée ou la descente de la machine, des gestes symétriques ou asy
métriques des deux mains et pouvant aboutir facilement à des acci
dents par suite de fausses manœuvres, par un levier unique servant
à la fois à la mise en marche et au freinage, par des manœuvres diffé
rentes et successives d'une main.
En présence des opinions contradictoires des techniciens, le
Dr Poppelreuter a été appelé à donner son avis psychotechnique.
Il a montré, par l'enregistrement graphique des gestes de l'ouvrier,
la supériorité du nouveau sur l'ancien système qui nécessitait des
mouvements antagonistes des deux bras. D. W,
1217. — H. DUECKER. — Psychologische Untersuchungen über
die Arbeit am laufenden Band (Recherches psychologiques sur le tra
vail au tapis roulant). — Ind. Psychot., V, 7, 1929, p. 214-224.
Les recherches très suggestives de l'auteur ont porté sur des travaux w?
APPLICATIONS GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 809
simples, — additions, tracé au crayon, — effectués tantôt au rythme
libre, tantôt au rythme imposé, comme dans le travail « à la chaîne »
industriel. Dans le premier cas les nombres à additionner apparais
saient dans la fente d'un appareil de présentation, dès que l'opéra
tion précédente était terminée ; de même, dans le travail moteur, les
trois points à réunir par un trait en « huit » apparaissaient sur une
bande roulante après que le tracé précédent eût été terminé. Dans le
« travail à la chaîne » le rythme a été régulier et indépendant de la vi
tesse du sujet.
Les résultats de ces expériences répétées plusieurs jours de suite
(et dont un exposé plus détaillé doit paraître à part) semblent nette
ment montrer la supériorité du travail « à la chaîne » sur le travail au
rythme libre : 1° la quantité du rendement est supérieure de 25 % en
viron ; 2° les erreurs sont de beaucoup moins fréquentes ; 3° la fatigue
subjective fait défaut, le sujet se sent entraîné comme par une force
étrangère, alors qu'il a l'impression d'un effort pénible dans le travail
libre ; et objectivement aussi le travail libre semble plus épuisant, car
les erreurs s'accumulent vers la fin de la séance et si 1 on effectue deux
séances le même jour, la deuxième séance (travail au rythme libre)
fournit des résultats meilleurs lorsqu'elle a été précédée d'une séance
de travail à la chaîne que lorsque la première séance a été occupée par
le libre. D. W.
1218. — T. POPOW A. — Vergleichende Bewegungstudien bei der
Arbeit mit Stempeln verschiedener Typen [Etudes comparées des
gestes dans le travail de timbrage avec des tampons-timbreurs de
différents modèles). — Ind. Psychot., V, 5, 1929, p. 165-175.
Les mouvements du bras d'un ouvrier entraîné chargé du timbrage
des lettres ont été enregistrés par la méthode photocyclographique
de Bernstein. En comparant les résultats obtenus avec tampons de
modèles différents, — un modèle ancien et deux nouveaux modèles en.
forme de marteau, P. constate que la vitesse du travail est condi
tionnée non pas par la forme du tampon, mais par le rythme des mou
vements de la main gauche chargée de déplacer les enveloppes. Les
modèles à marteau se montrent moins rationnels, du fait que leur
maintien nécessite une plus grande dépense d'énergie et leur manipul
ation entraîne des variations plus fortes d'amplitude du mouvement.
D.W.
1219. — C. B. FOX, W. H. MANNING, G. H. MILES. — An in
vestigation in a telephone Factory ( Une recherche dans une fabrique
de téléphone). — J. of N. I. of Ind. Ps., IV, 6, 1929, p. 349-353.
Dans la section où s'effectuait l'assemblage des pièces constitutives
d'appareils téléphoniques', on a obtenu le relèvement du rendement en
supprimant par la disposition des travailleuses, leurs allées et venues
au cours des 7 cycles que comportait l'opération, en changeant l'is
olateur des bobines et en instituant un système de contrôle permettant
facilement l'évaluation de la production horaire de l'ouvrière. L'amél
ioration obtenue se traduirait par une économie de plus de 30 livres
anglaises par semaine. M. L.

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