Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage, outillage, etc. Les Accidents du travail - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 965-984

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 965-984
20 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
Lecture(s) : 35
Nombre de pages : 21
Voir plus Voir moins

f) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu,
éclairage, outillage, etc. Les Accidents du travail
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 965-984.
Citer ce document / Cite this document :
f) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage, outillage, etc. Les Accidents du travail. In: L'année
psychologique. 1930 vol. 31. pp. 965-984.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1930_num_31_1_30096GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 965 APPLICATIONS
IVe groupe : Précision des gestes : 14. Plier des fils de fer, en imi
tant les dimensions d'un modèle ; 15. Donner un coup de marteau
sur des clous, légèrement enfoncés dans une planchette (de sorte
qu'une frappe dont la direction n'est pas rigoureusement verticale,
fait dévier ou sauter le clou).
Les résultats de tous les tests ont été traduits en notes su$ une
échelle de 4 à 10 degrés, suivant l'importance présumée de chaque
test, et le rendement d'un sujet a été exprimé par la somme des
notes obtenues, en % par rapport au maximum qu'il était possible
d'atteindre.
Au bout de deux mois, à la fin du cours, les élèves ayant été classés
en huit catégories, d'après la valeur des travaux pratiques effectués
durant le cours, la comparaison avec les notes psychotechniques a
donné les résultats suivants : Sur 223 sujets, les 110 classés dans les
deux meilleures catégories professionnelles ont eu des notes psycho
techniques variant de 51 à 99 ; les 75 sujets appartenant aux deux caté
gories suivantes ont eu des notes allant de 32 à 70 (et 6 sujets seule
ment ont eu des notes de 40 et au-dessous). Enfin sur les 28 sujets
renvoyés avant la fin du cours faute d'aptitudes suffisantes, 14
ont eu des notes psychotechniques de 32 à 42 ; et 14 autres, de 6 à 31.
D.W.
1417. — H. LIEBMANN. — Eignungsprüfung von Spezialarbeitern
in der chemischen Industrie (Examen psychotechnique des ouvriers
spécialisés de V industrie chimique). — Ind. Psychot., VII, 4, 1930,
p. 97-100.
Un test pour mesurer l'aptitude de l'ouvrier qui, dans l'industrie
chimique, est spécialement chargé de surveiller la température d'un
bain afin de la maintenir constante.
L. pense qu'il s'agit d'une aptitude complexe : le sens des variations
caloriques à l'intérieur de l'appareil. Le test proposé imite le travail
professionnel. Les graphiques pour trois ouvriers, de capacité profes
sionnelle inégale, semblent montrer que l'épreuve n'est pas sans pré
senter une certaine valeur diagnostique. D. W.
/) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu.
Éclairage. Outillage, etc. Les accidents du travail *
1418. - TASMAN LOVELL. - The Value of Industrial Psychology
(Valeur de la psychologie industrielle). — Aust. J. of Ps., VIII, 3;
1930, p. 215-220.
Deux grands problèmes se posent au sujet du travail industriel :
sélection et orientation professionnelles, étude de la fatigue. L. donne
un bref exposé des efforts tentés en Angleterre, par l'Institut Nat
ional de Psychologie industrielle et de quelques résultats obtenus.
Les réformes ont porté sur les mouvements des travailleurs, les
méthodes d'apprentissage, diminution de la monotonie du travail,
réduction des déchets, perfectionnements du matériel employé,
1. Voir aussi les a0» 1228. 1308. .
966 ANALYSÉS BIBLIOGRAPHIQUES
conditions d'éclairage, chauffage, ventilation, etc... alternance de
temps de repos et de travail, adaptation des ouvriers aux diverses
tâches. Les améliorations constatées sont exprimées sous forme
d'augmentation du rendement, ou diminution des déchets. J. M.
14X9. - SANTE de SANGTIS. - Principi ed appliçazioni délia psi-
coîisiologia del lavoro (Principes et applications de la psychophysiol
ogie du travail). — Ar. it. di Psic, VIII, 1, 1930, p. 1-24.
L'attitude complexe de l'homme au travail étudiée dans son expres
sion synthétique — ergogramme ou psychogramme — permet d'ana
lyser les facteurs qui entrent dans le processus du travail et donne la
possibilité de classer les travailleurs dans des types définis et de
mettre chacun à la place qui lui convient le mieux.
Cette étude mettant en évidence les divers facteurs dont dépend
le rendement du sujet apporte des notions d'une importance capitale
pour l'organisation rationnelle de tout travail.
En ce qui concerne le travail indstriel en particulier, l'auteur pré
conise une collaboration étroite entre le psychotechnicien et les com
pétences techniques de l'usine. Cette collaboration devrait s'efforcer
en premier lieu d'étudier les conditions psychologiques et sociales
dans lesquelles se trouvent les travailleurs. Ces facteurs peuvent
être réduits au nombre de cinq :
1° Organisation extérieure de l'usine ;
2° Facteurs psychologiques du travail (intérêts, etc.) ;
3° Possibilités psycho-physiologiques des travailleurs et distribu
tion des tâches ;
4° Etablissement de techniques appropriées à chaque genre de
tâches ;
5° Protection des travailleurs contre la fatigue, les accidents et
lés maladies professionnelles.
Sur certains de ces points, la psychotechnique n'a pas à se prononc
er, elle cède le pas à la médecine du travail ou à d'autres disciplines.
Mais il lui reste encore un très vaste champ d'intervention. Ainsi,
par exemple, son rôle est de premier ordre dans le problème de la
distribution rationnelle des tâches entre les individus où il est né
cessaire de connaître les possibilités psychophysiques de ces derniers ;
où il est indispensable de déceler leurs inaptitudes et leurs aptitudes,
d'étudier les modifications (éducabilité et régression) et les interre
lations de celles-ci.
La prévention des accidents et des maladies professionnelles est
un des devoirs les plus pressants de la psychotechnique. L'étude de
ces problèmes ayant démontré la prépondérance des facteurs psy
chologiques dans les causes d'accidents, c'est au psychotechnicien
d'explorer les insuffisances mentales produisant les accidents.
Multiples sont encore les services que la psychophysiologie peut
rendre à l'organisation du travail et à l'amélioration du sort des tra
vailleurs.
L'auteur conclut par un vœu : que les Services Psychotechniques
attachés aux établissements industriels fonctionnent aussi comme
centres d'éducation sociale. Le médecin et le psychophysiologiste APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 90
en développant le sens social des ouvriers chacun dans son usine
contribueraient à l'atténuation de la lutte des classes. S. H.
1420. — P. PLAUT. — Psychologie und Arbeitswissenschalt (Psy
chologie et science du travail). — Z. für ang. PsM XXXVI, 1-2,
1930, p. 87-103.
P. complète le schéma à l'aide duquel Lipmann essaie de classer et
d'ordonner tout le contenu de la science du travail. Quelques r
emarques qui suivent sur un problème important — les rapports
entre l'ouvrier et le travail dont, dans l'organisation actuelle, il
n'effectue qu'un fragment isolé et de ce chef sans intérêt, — ont
pour but de montrer à l'aide d'un exemple concret comment les
faits purement économiques se compliquent forcément de facteurs
psychologiques et même, en dernière analyse, d'influences d'origine
sociale et de jugements de valeur. Ainsi, la Science du travail nesaurait
se réduire à une étude économique ignorant le facteur humain ; et
elle doit dépasser les considérations purement psychologiques en
pénétrant résolument dans le domaine des jugements de valeur.
D.W.
1421. — AG. GEMELLI. — I Problemi attuale délia P$icoteclmiea
nella industria nazionale (Les problèmes actuels de la Psychot
echnique dans V industrie nationale italienne). — Rivista interna-
zionale di scienze sociali, XXXVIII, 1, 1930, Extrait, 27 pages.
Après avoir montré le rôle et l'importance de la psychotechnique
et de l'industrie du travail et cité les institutions créées dans divers
pays, G. préconise la fondation en Italie d'un Institut pour l'étude
du travail, comprenant 4 sections : physiologie du travail ; psy
chotechnique ; maladies professionnelles ; accidents du travail.
H. P.
1422. - R. THUN. - Etudes du Travail à l'aide de la Çinématogta-
phie. - R. I. C. E. juillet-août, 1930, p. 891-929.
L'auteur énumère d'abord brièvement les fonctions du cinéma
dans les études du travail (détermination des mouvements fonda
mentaux et de leurs règles, éléments de recherches psychologiques et
physiologiques, rendement, capacité ; définition de la durée nor
male du travail ; — utilisation ultérieure de la cinématographie).
Il s'attarde un peu plus longuement sur la technique cinémato
graphique dans les études du travail : de quels appareils se servir et
comment les manier, quel éclairage utiliser, comment mesurer le
temps par la photographie d'une horloge ou par le numérotage des
photogrammes, et quels doivent être la technique même de la prise
de vues, et le traitement du film.
L'utilisation des films d'étude du travail peut se faire soit par la
projection d'un nombre normal ou insensiblement inférieur de pko*
togrammes, soit par la projection du film image par image, soit encore
par le relevé des courbes des mouvements, soit enfin par l'observa*
tion directe du film.
L'auteur en arrive aux mouvements fondamentaux, auxquels il
consacre un long chapitre, étudiant en détail chacun-des sept groupes ; 968 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Observation (vue, équilibre, ouïe, odorat, goût, toucher) ; 2. Prise
(mouvements pour saisir, lâcher prise, reprendre) ; 3. Mouvements
à vide (vers l'objet, attente, recul) ; 4. Déplacement (élever, rouler,
introduire, rapprocher, déposer, abaisser, pousser, lancer, éloigner) ;
5. Repos (penser, récréation, tenir, changement de direction, attente) ;
6. Changement de position (se lever, se pencher, se tourner, s avancer,
s'installer) ; 7. Maniement des outils (forcer, pousser ou tirer, intro
duire, diriger, creuser, limer ou raboter, tourner une manivelle, appli
quer, déplacer, étendre, actionner un levier, battre, actionner avec
les pieds, appuyer, frotter, soubresauts).
C'est là une étude visuelle du mouvement de l'ouvrier sous toutes ses
formes possibles, accompagnées chacune d'exemples appropriés.
L'auteur la fait suivre d'un cahier d'observations de 11 pages où il
a noté, en tableaux de succession et d'application, les mouvements
fondamentaux, mesurés, pour la main droite et pour la main gauche,
en temps élémentaires et progressifs. L. B.
1423. - ALFREDO NICEFORO. - Les applications possibles de
la vision cinématographique à l'organisation scientifique du tra
vail. — R. I. C. E., juillet-août 1930, p. 839-879.
L'auteur fait une étude détaillée des différentes branches de l'organi
sation scientifique du travail :
1. Remarques préliminaires : Psychologie de la manière de regar
der pour trouver : la disposition des choses et la décomposition des
gestes, leur nomenclature ;
2. Quantité et qualité de la production ; « échantillons » humains
meilleurs et pires ; examen des mouvements et des outils ; étude de la
fatigue et expériences basées sur des modifications simultanées et
successives de variables qui peuvent être en relation avec le travail
et la fatigue ;
3. Orientation et sélection professionnelles : examen de l'aspirant
à un travail ; recherche des aptitudes professionnelles ; comment on
choisit une profession : ce qu'est la « vocation » ; méthode pour la
révélation des vocations ; connaissance approfondie de la profession
ou monographie professionnelle « intégrale » ;
4. L'organisation scientifique : d'un cercle d'usinage ; de l'usine
dans son ensemble ; du bureau et de l'administration. L'exploitation
agricole ;
5. L'enseignement professionnel. L'éducation professionnelle des
débiles. Le maintien de l'entraînement et du rendement du tra
vailleur.
Dans toutes ces branches le cinéma a un rôle important à jouer :
il y rend même quelquefois des services que l'on ne peut attendre
que de lui seul : par exemple dans l'étude des mouvements, grâce à
la projection au ralenti ; ou dans l'examen des machines, grâce aux
différents aspects deface, en biais, d'en haut, perpendiculaire, etc.,
qu'il peut en présenter ; ou encore par les nouveaux détails qu'une
projection retournée fait ressortir, etc., etc.
En O. P., mieux que nul autre procédé, il donne une idée d'en
semble vivante et réelle des différents métiers entre lesquels choisir.
Ces métiers, ensuite, il peut aider à les enseigner : en préparant APPLICATIONS GÉNÉKALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 969
l'apprenti, en corrigeant l'ouvrier, et en réveillant l'intérêt du débile.
Il peut enfin, conclut l'auteur, propager la connaissance exacte
des systèmes d'organisation scientifique du travail et de leur objectif,
par des films mis à la portée des différents publics auxquels ils
s'adressent. L. B.
1424. - STUART CHASE. - Fatigue, Morale and Output [La fa
tigue, le moral et la production). — JOHN DEWEY. — Psychology
and Work (La psychologie et le travail). — FRANCES PERKINS.
— Governements Share in the Solution of Modern Work Problems
(Le rôle du gouvernement dans la solution des nouveaux problèmes
du travail). — Pers. J., VIII, 1930, p. 333-347.
Dans ces discours qui ont été sténographiés au cours du banquet
de la « Personnel Research Federation », les orateurs abordent d'une
façon générale diverses questions concernant le travail industriel.
Chase touche le problème de la monotonie du et de la nécess
ité d'atténuer son influence fâcheuse sur l'organisme du travailleur.
Dewey note l'importance du sentiment d'utilité et de valeur de ce
qu'on fait pour le rendement. Perkins trace le rôle du gouvernement
dans la protection de l'homme dans l'industrie. B. N.
1425. - A. W. KORN HÄUSER. - The Study oï Work Feelings
(L'étude des sentiments du travailleur). — Pers. J., VIII, 1930,
p. 348-351.
Le système des questionnaires étant insuffisant, l'auteur se d
emande s'il n'y aurait pas d'autres moyens pour essayer de pénétrer
l'état psychologique du travailleur, afin de savoir si c'est l'attention,
l'intérêt, la valeur sociale du travail, ou l'intelligence et la santé du
travailleur qui conditionnent la réussite du travail.
Dans ce but, l'auteur propose d'étudier l'attitude du travailleur
pendant le travail en modifiant les divers éléments de ce dernier.
Tout en admettant la complexité du problème, K. croit qu'il serait
intéressant d'étudier les relations entre les sensations du travailleur
et divers variables de la vie et de la personnalité du sujet. B. N.
1426. - E. SCHREI DER. - Les facteurs affectifs du travail sa
larié. - R. Se. Tr., II, 3-4, 1930, p. 411-426.
L'auteur précise, d'après ses observations personnelles et quelques
enquêtes récentes, le rôle des facteurs affectifs qui influent sur le
travail de l'ouvrier. Il constate la nécessité de distinguer l'attitude
de l'ouvrier vis-à-vis de l'usine, en tant qu'institution économique
et sociale, de son attitude à l'égard du travail pendant l'accomplis
sement de celui-ci. C'est cette distinction qui permet d'expliquer
l'ambivalence des sentiments suscités chez l'ouvrier par ses occupat
ions professionnelles. Dans les discussions et dans la vie courante
l'ouvrier considère le travail presque toujours comme une corvée,
imposée par des exigences économiques. L'activité professionnelle
lui inspire souvent une sensation de contrainte douloureuse qui se
traduit parfois par des réactions verbales violentes, mais cet état
d'esprit n'est prépondérant que dans la vie extérieure à l'usine. A
l'atelier il disparaît, ou s'atténue. C'est que l'activité économique 9^0 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
est susceptible de donner satisfaction à des tendances très variées,
inhérentes à notre organisation bio-psychique.
C'est la satisfaction de ces tendances instinctives qui engendre la
joie au travail, même chez une partie des ouvriers qui se plaignent
de leur labeur. Toutefois ces facteurs de joie n'interviennent guère
dans les métiers excessivement monotones, ni dans ceux qui en
traînent une fatigue précoce ou exagérée, où la tendance à agir se
trouve trop vite rassasiée et éliminée.
. La satisfaction intellectuelle peut jouer un grand rôle dans la joie
au travail.
La recherche des emplois qui dispensent de la nécessité de penser,
du moins pour ce qui concerne les individus normaux, n'est pas une
donnée psychique primitive, mais la conséquence d'un refoulement,
d'une mauvaise adaptation du travail à l'individu, au sens le plus
large, voire social, de cette phrase.
Si l'ouvrier ne se rend pas toujours compte de la joie que lui pro
cure parfois son travail, il en est de ratrae pour ce qui concerne les
mobiles économiques de l'activité professionnelle dont il ignore très
souvent le véritable rôle. C'est que dans ses explications verbales il
est porté à ordonner les idées d'après un schéma plus ou moins l
ogique et tout ce qui ne saurait pas rentrer dans cette synthèse « ra
tionalisée » ne figure point dans ses déclarations, ni, probablement,
dans son esprit. Les phénomènes d'ambivalence se prêtent difficil
ement à une schématisation logique, et par conséqu nt les attitudes
affectives qui se trouvent en contradiction avec les r
econnues par la synthèse « rationalisée » restent ignorées. Dès que
l'ouvrier a admis que le travail est une dure nécessité imposée par
les besoins économiques de la vie, il lui sera malaisé de reconnaître
que l'activité professionnelle peut être en même temps une source de
satisfactions et que ce n'est pas toujours le souci du gain qui le st
imule aux heures qu'il passe à l'atelier.
Après avoir étudié le rôle du salaire et de la joie au travail, l'A.
donne quelques exemples de facteurs à accompagnement hédonique
négatif et s'arrête, enfin, sur le rôle du groupe. Il suppose que l'ému
lation qui s'établit quelquefois au sein du groupe est une arme à
double tranchant. En effet, lorsque l'écart entre les « recordmen » et
les travailleurs moins habiles devient considérable les retardataires
perdent toute confiance et tout espoir de réussir. E. S.
1427. — O. LIPMANN. — The German Industrial Inquiry. Some
Findings with References to te Psychology of Labor {Rechei lies
industrielles en Allemagne. Quelques résultats en relation avec la
psychologie du travail). — Pers. J., IX, 1930, p. 86-91.
Quelques considérations sur la psychologie industrielle, concernant
la réaction du travailleur à différentes conditions du travail — intr
oduction de machines, durée du travail et salaire, et l'influence de
l'assurance contre les accidents du travail sur le rendement, sont
apportées par l'auteur, comme résultat d'investigation d'une commiss
ion allemande pour l'étude de l'industrie, dont cet auteur aurait
fait partie. B. N. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 9Ôi
1428. - G. A. PENNOCK et li. L. PUTNAM. - Growth of an
Employee Relations Research Study (Le développement de Vétude des
relations entre les employés). — Pers. J., IX, 1930, p. 82-85.
Les auteurs apportent un schéma, dans lequel ils montrent, com
ment en partant de l'étude des conditions de travail à la Western
Electric Company ils ont été conduits à considérer le rôle important de
l'état psychique des employés pour leur rendement professionnel,
et comment ils ont procédé pour améliorer ce dernier en agissant sur
le moral des travailleurs. B. N.
1429. — M. L. PUTNAM. — Improving Employee Relations. A
Plan Which uses Data Obtained from Employees (L'amélioration
des relations avec le personnel. Un plan dans lequel sont utilisés les
renseignements fournis par le personnel). — Pers. J., VIII, 1930,
p. 314-325.
Description d'une organisation adoptée par la Western Electric
Company, dans le but de connaître les opinions, les goûts et l'état
psychique du personnel, les recherches expérimentales précédentes
ayant montré l'importance de l'état psychique des travailleurs pour
leur rendement.
L'organisation décrite consiste à recueillir les opinions du personnel
par des inspecteurs spécialement entraînés dans ce but, au cours des
conversations. Ces opinions sont ensuite discutées dans des réunions
des inspecteurs, tout en gardant l'anonymat des opinions, et sont
utilisées pour la formation des inspecteurs. B. N.
1430. - J. R. RICHARDS. - Interviewing Industrial Employees.
A source of Foreman Training Material (L'interview des employés
industriels. Une source de matériel pour la formation des inspecteurs).
Pers. J., IX, 1930, p. 281-289.
Le collège de Pensylvannie a entrepris des interview par cinq de
ses élèves chez 243 employés d'une compagnie industrielle, suivant
la technique proposée par la Western Electric Company. Les résultats
obtenus montrent, que les opinions des employés peuvent être utili
sées pour une étude des conditions du travail. Dans ces opinions on
peut également trouver des suggestions intéressantes concernant
l'amélioration des conditions du travail. B. N.
1431. — E. MAYO. — Changing Methods in Industry (Les méthodes
nouvelles dans l'industrie). — Pers. J., VIII, 1930, p. 326-332.
L'auteur fait ressortir l'importance des investigations faites par la
Western Electric Company, dont les résultats sont rapportés par
M. L. Putnam et G. A. Pennock dans le même fascicule de ce pério
dique.
Ces études ont montré la nécessité de modifier les anciennes mé
thodes de surveillance dans les ateliers, en prescrivant aux
inspecteurs de s'intéresser davantage aux employés et de ne pas
se contenter de maintenir la discipline par des ordres sévères.
M. fait remarquer qu'une investigation comme elle a été faite à la
Western non seulement sert les intérêts de l'industrie, mais contribue
également à la compréhension de la nature humaine. N. B, ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 972
1432. — Encuesta Sobre el Trabajo por Equipos (Enquête sur le
travail par équipes). — R. de F. Pr., août 1930, p. 235-237.
L'Office International d'éducation, de Genève, a fait une enquête
sur le travail par équipes. Il a adressé un questionnaire aux éduca
teurs et aux industriels pratiquant un tel travail, dans tous les pays.
Ce questionnaire porte : sur la description du travail par groupes
(définition ; comment se forment les groupes ; renseignements sur les
sujets de l'enquête ; les relations entre les membres du groupe ; les
relations entre les groupes) ; — sur la division du travail par matière ;
— sur la façon dont a été institué le travail par groupes dans le milieu
où se fait l'enquête ; — et sur les résultats du travail par équipes (du
point de vue connaissances acquises, éducation intellectuelle, édu
cation morale). L. B.
1433. — J. SPIELREIN. — La méthode de la désautomatisation
artificielle dans la recherche psychologique. — Psychot. i Psycho-
phys. Tr., III, 2-3, 1930, p. 105-128 (en russe).
L'automatisation qui suppose « un degré de formation des habi
tudes tel que le travail n'est pas ralenti ou entravé dans les réactions
de choix » est une condition indispensable d'un travail professionnel
satisfaisant. La marche est un exemple des plus frappants des activités
automatisées.
La fatigue, ou quelque processus pathologique chez le sujet peut,
de même qu'une modification des conditions extérieures, provoquer
la rupture d'un automatisme. Pour les besoins de la recherche psy
chologique, on est obligé de provoquer artificiellement une telle
rupture, afin de pouvoir procéder à l'analyse du phénomène. Les
méthodes de la psycho-physiologie expérimentale (étude des réflexes
conditionnels, destruction de certains territoires du cerveau ou créa
tion d'obstacles aux réactions normales de l'animal) sont autant
d'exemples de « désautomatisation artificielle ». En psychologie diffé
rentielle, les épreuves d'intelligence doivent éviter la mise en jeu des
réactions automatisées ; et en psychotechnique, la « méthode active »
préconisée par S., qui consiste à faire faire au psychotechnicien l'a
pprentissage du métier, permet de saisir la structure psychologique
du métier avant que les réactions qui caractérisent le travail soient
automatisées. D. W.
1434. — J. D. HACKETT. - Lost Time. An Investigation in a
Railway Office (Le temps perdu. Une investigation dans une admin
istration de chemin de fer). — Pers. J., VIII, 1930, p. 399-409.
D'après les données statistiques d'un office de chemin de fer,
occupant de 55 à 60 employés, pour l'année 1924, l'auteur a déterminé
le total des heures de travail perdues par le travailleur. Ces heures
perdues se composent des vacances, des fêtes, des absences pour
causes diverses et des retards. Pour une année de travail, consistant
en 312 jours, il se trouve en moyenne 12 jours de vacances, 8 jours
de fêtes, 8 jours et demi d'absences et un jour et quart perdu pour
des raisons diverses. En somme, 3,4 % du temps du travail payé est
perdu pour l'industriel. Les causes les plus importantes de perte de
temps étant les maladies (qui constituent 79,03 % de toutes les APPLICATIONS GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 973
absences), et les retards (qui en constituent 5,74 %), l'auteur croit
qu'on pourrait réduire ces pertes en instituant une aide médicale
suffisamment précoce et un contrôle des retards plus sévère.
B. N.
1435. — J. F. BOGARDUS. — Industrial Government in the Book
and Job Printing Industry {L'organisation de V industrie de V impri
merie et du livre). — Pers. J., IX, 1930, p. 222-234.
Description de l'organisation de l'industrie de l'imprimerie et du
liyre à New- York.
Les employés et les employeurs de cette industrie ont formé deux
unions à partir de 1907. Ces unions ont élu une commission composée
de représentants des deux parties, pour résoudre en commun diffé
rents problèmes, comme établissement des contrats, durée du travail,
valeur des salaires, résolution des conflits, etc.
Grâce à cette organisation on a pu avoir une réduction considérable
des grèves, une bonne coopération des deux parties, des conditions
favorables de travail et des salaires élevés.
Le succès de cette organisation est dû à un groupe de facteurs,
qui conditionnent le travail de cette industrie. Les relations entre les
employeurs et les employés sont ici très étroites, du fait que cette
industrie est constituée par de petites unités. Les deux groupes (em
ployés et employeurs) sont hautement qualifiés, de force à peu près
égale, ayant une longue habitude de travailler ensemble. B. N.
1436. — C. J. HO. — Health and Labor Turnover in a Department
Store [La santé et le changement d'emploi du personnel dans un ma
gasin universel). — Pers. J., IX, 1930, p. 216-221.
D'après les données statistiques pour une période de cinq ans
(1924-1928), les départs des employés pour raisons de santé, dans
un grand magasin universel, constituent en moyenne 7 % de tous
les cas de départs, cette raison occupant le 5e rang.
Dans différents rayons la fréquence des départs pour raisons de
santé est différente, plus grande dans les rayons de vente — 11 %,
elle est moindre dans les autres — 5 à 8 %. Cette différence est condi
tionnée tantôt par les conditions du travail plus ou moins difficiles,
tantôt par la composition du personnel des rayons. Cette cause est
plus fréquente pour le départ des femmes, sur 100 départs pour rai
sons de santé il n'y avait qu'un seul homme, 25 % de toutes les per
sonnes parties étaient constituées par des hommes et 75 % par des
femmes.
Au printemps la fréquence des départs pour raisons de santé était
plus grande qu'à l'automne — 90 % dans la première et 6 % dans la
seconde moitié de l'année.
D'après l'auteur, l'administration aurait le devoir moral de s'oc
cuper de la santé du personnel, en améliorant les conditions du tra
vail d'une part, et en plaçant le personnel sous la surveillance médic
ale, et en introduisant des mesures hygiéniques de l'autre.
B. N.
1437. — A. KETZER. — Arbeitskurven bei Zeit-und Leistungslohn

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.