Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage, outillage. Les accidents du travail. La fatigue industrielle. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 790-803

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L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 790-803
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
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f) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu,
éclairage, outillage. Les accidents du travail. La fatigue
industrielle.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 790-803.
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f) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage, outillage. Les accidents du travail. La fatigue
industrielle. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 790-803.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1932_num_33_1_5236790 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
/) Organisation psychologique du travail. Questions de milieu, éclairage,
outillage. Les accidents du Fatigue industrielle. 1
1422. — L. WALTHER. — Psychologie du Travail. Technopsychol
ogie du Travail industriel {en polonais). — Kwart. Ps., II, 2, 1932,
p. 145-203.
Traduction polonaise par A. Wiegner et Z. Zawirski, du travail
de W., paru dans le tome XXXI (1930) de Y Année psychologique et
légèrement modifié. A. R.-G.
1423. — G. W. HARTMANN. — Industrial Psychology today in
Germany and Russia {La psychologie industrielle actuelle en All
emagne et en Russie). — Pers. J., X, 1932, p. 352-354.
Dans ces deux pays, la psychotechnique a subi un développement
considérable ces dernières années. En Allemagne, une conférence
constituée par des représentants des employés, des employeurs, des
psychologues et des membres du gouvernement, a é tabli et précisé
les limites d'application des méthodes psychotechniques pour la ra
tionalisation du travail. Ces mesures ont été suscitées par l'accroiss
ement du chômage. En U. R. S. S., la psychotechnique occupe une
place très importante dans l'organisation industrielle. Les résultats
pratiques obtenus sont intéressants, malgré le dogmatisme exagéré
qui règne actuellement dans ce pays. B. N.
1424. — H. DUBREUIL. — Incentives and personal entreprise
{Les stimulants et l'entreprise personnelle). — Hum. F., VI, 4,
1932, p. 127-133.
En partant du principe que personne n'aurait travaillé pour un
autre si la nécessité ne l'y avait obligé, l'auteur cherche le moyen de
réformer l'état actuel de l'organisation du travail. Parmi d'autres
réformes qui s'imposent et dont le but serait d'attribuer un rôle plus
important à la personnalité du travailleur, l'auteur suggère la divi
sion de chaque entreprise en petites sections plus ou moins indépen
dantes, ce qui rendrait le travail plus intéressant et donnerait la
possibilité à chaque ouvrier de comprendre le fonctionnement de la
section et de sentir sa part de responsabilité. D. M.
1425. — C. A. LEE. — Some notes on incentives in industry
{Quelques observations sur les stimulants dans l'Industrie). — Hum.
F,, VI, 5, 1932, p. 180-186.
Des recherches effectuées à la « Western Electric C° » de
Chicago (v. la même Revue, V, 5, p. 248-260), ont démontré
16 rôle important du facteur psychique dans la production. C'est de
ce facteur psychique qu'il faut surtout tenir compte en étudiant la
question des stimulants dans l'industrie. Les stimulants d'ordre
matériel ont une certaine valeur et ne doivent pas être négligés, mais
ce ne sont pas eux qui créent « la volonté de travail ». C'est le tra-
1. Voir aussi les n°» 1295, 1561, 1619. APPLIQUÉE. APPLICATIONS AU TRAVAIL 791 PSYCHOLOGIE
vailleur intéressé, plein d'enthousiasme pour sa tâche qui aura le
meilleur rendement, c'est donc cet intérêt qu'il faut stimuler. 11 faut
agir selon les cas individuels, faire appel tantôt à l'esprit coopératif,
tantôt à l'intérêt pour le travail, tantôt encourager l'émulation ou
utiliser le désir de disposer davantage de son temps ; il faut chercher
les mobiles les plus efficaces dans chaque cas particulier. L'auteur
a observé un groupe d'ouvrières dont le rendement se trouva triplé
par le seul fait qu'on leur accorda la permission de ne pas travailler
le samedi chaque fois que leur tâche serait exécutée dans la semaine.
D. M.
1426. — S. WYATT. — Some personal factors in industrial eff
iciency {Quelques facteurs individuels du rendement industriel). —
Hum. F., VI, 1, 1932, p. 2-11.
Le rendement industriel dépend de beaucoup de facteurs parmi
lesquels l'intérêt pour le travail exécuté joue un rôle très important.
La monotonie entraîne souvent la diminution de rendement. Il ne
suffit pas de sélectionner les ouvriers selon leurs aptitudes, il faut
créer une atmosphère favorable pour stimuler leur énergie. La retr
ibution aux pièces exécutées est souvent préférable à celle aux heures,
car elle sert de stimulant, augmente le rendement et diminue la perte
de temps. L'espoir d'avancement est un autre stimulant effectif. Les
grandes entreprises devraient avoir des employés qui se chargeraient
de rechercher les causes du mécontentement des ouvriers et de sug
gérer des améliorations de l'organisation. D.M.
1427. — W. E. WATSON. — The Worker's point of view. Hiring
and firing {Le point de vue de V ouvrier. Recrutement et renvoi). —
Hum. F., VI, 11, 1932, p. 423-427.
Pour améliorer la situation des ouvriers et augmenter leur rende-
mentjil faudrait que les ouvriers ne soient plus à la merci des contre
maîtres qui dans les grandes entreprises peuvent à n'importe quel
moment renvoyer un ouvrier. C'est le directeur seul qui devrait avoir
le droit de congédier un L'esprit corporatif serait plus déve
loppé si les nouveaux employés étaient recrutés par l'intermédiaire
des ouvriers ou par leurs syndicats. D. M.
1428. — LOUIS KATIN. — The Worker's point of view. Imaginat
ion and rationalisation {Le point de vue de Vouvrier. Imagination
et rationalisation). — Hum. F., VI, 5, 1932, p. 183-186.
L'auteur, un ancien compositeur, traite la question des conditions
actuelles du travail industriel qui suppriment toute imagination de
l'ouvrier et rendent sa tâche monotone et dénuée de tout intérêt. La
possibilité de créer, de mettre un peu de sa personnalité dans son
travail formait un lien entre le maître et l'ouvrier, contribuait à une
certaine harmonie entre eux. L'élément créateur et tout facteur per
sonnel disparus avec la rationalisation, on devrait les remplacer par
une coopération étroite entre tous ceux qui prennent part à une
entreprise, un contact personnel devrait être établi entre ses dir
igeants et ses ouvriers. D.M. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES . 792
1429. -r- G. H. MILES. — Effectiveness oï labour incentives
(Efficacité de divers mobiles dans le travail). - — Hum. P., VI, .2,
1932, p. 53-58.
Des mobiles d'ordre purement matériel n'agissent pas toujours. La
peur de perdre sa place n'entre en question qu'au moment d'une
crise économique, ce facteur étant sans beaucoup d'importance lors
qu'il est facile de se procurer un emploi. L'introduction des primes
n'a qu'une influence passagère. Pour stimuler l'effort, il faut faire
appel à d'autres côtés de la nature humaine, tels que l'intérêt pour
la prospérité de l'entreprise, l'esprit coopératif, l'amour-propre,
l'appréciation par le chef, le désir d'un avancement. D. M.
1430. — R. N. Me MURRY. — Efficiency, work-satisfaction and
neurotic tendency. A study of bank employees (L'efficience, la
satisfaction du travail et les tendances aux névroses. L'étude des em
ployés de banque). — Pers. J., XI, 1932, p. 201-210.
Le rôle du déséquilibre nerveux du travailleur dans le rendement
professionnel est-il aussi important qu'on tend à le croire? Une
étude faite sur 196 employés de banque à Chicago — 93 femmes,
40 jeunes filles et 63 hommes, — semble donner une réponse négative
à cette question.
L'auteur avait appliqué à ces employés le Bernreuter Personality
Inventory, pour les tendances aux névroses, le test d'Otis forme B,
et un questionnaire destiné à déterminer l'attitude du sujet vis-à-vis
de son travail. La comparaison des résultats obtenus avec le rende
ment professionnel et l'état de santé du travailleur a montré une
corrélation négative très faible entre le test de Bernreuter et le re
ndement professionnel. Cette corrélation est — .13 et — .05 chez les
femmes et les jeunes filles et — .27 chez les- hommes. Aucune corré
lation n'a été trouvée entre ce test et l'âge du sujet, la durée de son
service, la fréquence de ses absences. Une corrélation de .37 a été
donnée par ce test avec l'état de santé chez la femme.
L'attitude du sujet vis-à-vis de son travail a montré une relation
nette avec le test de Bernreuter, en particulier en ce qui concerne
la plus ou moins grande satisfaction donnée par ce travail, la sensa
tion de fatigue, d'irritation et de monotonie éprouvée au cours
ou après l'exercice des fonctions journalières. La relation est surtout
apparente chez la femme. Le test d'Otis a donné une corrélation entre
0,34 et 0,57 avec le rendement professionnel, sa avec le
test de Bernreuter est très faible et négative. Ainsi, l'application de
ces 2 tests ne modifie pas sensiblement les résultats obtenus par le
test d'Otis lui-même en ce qui concerne la prédiction du succès pro
fessionnel. L'utilisation du test de Bernreuter est donc superflue
dans ces conditions. Tout en admettant que les tendances aux né
vroses du sujet, qui sont décelées par le test de Bernreuter, déter
minent l'attitude du travailleur vis-à-vis de son travail, l'auteur
croit que ces tendances n'ont qu'une influence très faible sur le
rendement professionnel. B. N.
1481. — R. B. HERSEY. — Rate of production and emotional PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS AU TRAVAIL 793
state {La Production et Vétat émotionnel). — Pers. J.^ X, 1932, p.
355-364.
d'est un fait connu, que l'état émotif de l'homme subit des oscilla
tions périodiques, des hauts et des bas qui sont susceptibles d'avoir
une répercussion sur la capacité de travail de l'individu. Pour établir
la relation entre ces états émotifs et le rendement du travailleur,
l'auteur a étudié un groupe de 29 travailleurs, gens normaux, diffé
rents au point de vue âge, nationalité et profession.
Les états émotifs suivants sont distingués à la suite de l'observation
de l'attitude et du comportement de ces sujets, complétée par des
conversation prolongées : état positif (bonne humeur, euphorie,
plaisir), état négatif (dépression, mauvaise humeur) et état neutre-
indifférent.
Au cours des états positifs le rendement a été en moyenne 8,5 %
supérieur à celui des états négatifs (valeurs extrêmes 22 % et 2,1 %
suivant les sujets). Ce rendement, considéré par rapport à la product
ion à l'état indifférent, montre une augmentation de 1,7 % au cours
des états positifs et une diminution de 6,8 % dans les périodes
d'états négatifs.
Lorsqu'on considère maintenant, non plus la moyenne de rendement
de tous les sujets, mais le rendement des diverses périodes émotionn
elles d'un même sujet, on voit qu'au cours des positives
une augmentation de s'observe en 40 % des cas, une
diminution en 10 % et dans les autres 50 % le rendement est le même
que dans les états neutres. Au cours des états négatifs, le rendement
est diminué en 60 % de cas, augmenté en 10 % et n'est pas influencé
en 30 %.
L'application du test assurance-soumission d'Allport a montré une
assez bonne corrélation avec les sujets qui ont présenté une augment
ation de rendement dans les états de dépression, ces derniers individus
compenseraient leur état de dépression par une activité plus intense.
Les résultats apportés par H. montrent l'importance de l'état
émotionnel du travailleur pour son rendement, ce facteur ne doit donc
pas être négligé dans l'organisation rationnelle du travail. B. N.
1432. — J. H. MITCHELL. — The Worker's point of view. — IV.
Wages in the mining industry {Le point de vue de l'ouvrier. Le salaire
dans Vindustrie minière). — Hum. F., VI, 6, 1932, p. 216-221.
L'auteur, actuellement étudiant de l'Université de Glasgow, avait
travaillé pendant 7 ans comme mineur et trouve que des réformes
s'imposent dans les questions de salaires dans l'industrie minière. Les
conditions du sol et du temps varient et leur influence sur le rende
ment est immense, de sorte que la rétribution à la pièce est très injuste
et produit des troubles ot des querelles entre les ouvriers. — Un
expert devrait être attaché à chaque mine de charbon pour étudier
toutes les influences extérieures et établir les salaires. D. M.
1433. -r- H. DÜKER. — Psychologische Untersuchungen über freie
und zwangsläufige Arbeit {Recherclies psychologiques sur le travail
libre et à régime forcé). — Z. für Ps. Ergänzb., 20, 1931, 160 p.
Les expériences portent sur, un travail intellectuel — faire des 794 ANALYSES B1BLI0GKAPHIQUËS
additions — et sur un travail manuel — dessiner le chiffre 8 en faisant
passer le trait par quatre points donnés. L'appareil présente les
tâches sur une bande qui tantôt est mise en mouvement par le sujet
lui-même qui travaille alors au rythme qu'il choisit librement, tantôt
se déroule automatiquement et contraint le sujet à s'adapter à un
rythme imposé.
La comparaison des résultats lorsque les deux modes de présen
tation alternent régulièrement de minute en minute (à raison de
10 minutes de travail quotidien pendant 10 jours) prouve que le tra
vail à régime forcé est supérieur en rendement quantitatif et qualitatif
au travail entièrement libre, même quand le sujet s'efforce d'exécuter
celui-ci d'une façon aussi consciencieuse et aussi rapide que possible.
Rien n'est changé au sens de ces résultats quand les séances sont
plus longues (30 minutes, 3 heures et même 6 heures avec de courtes
pauses) ou quand la période d'étude est prolongée jusqu'à 30 jours.
L'infériorité du travail spontané reste encore apparente quand on le
compare à un demi libre, où le sujet a la faculté de régler ses
mouvements sur le rythme d'un métronome.
Dans toutes ces variations des épreuves, les sujets préfèrent unan
imement le travail à cours forcé et trouvent le régime de liberté
absolue beaucoup plus fatigant. On vérifie objectivement cette fatigue
en montrant qu'une période de travail libre quand elle succède immé
diatement à une de libre, est moins productive que
quand elle fait suite à une période de travail forcé ; le premier épuise,
le second a une action calmante.
L'introspection indique clairement que le travail libre exige une
contention d'esprit, une série d'efforts de volonté pour maintenir
ou relever le niveau. Dans le régime forcé au contraire, le signal ou
la présentation du problème tend à actualiser automatiquement la
réponse. La différence des résultats doit donc être maximale chez des
faibles de volonté. Soumis aux expériences précédentes, des débiles
de caractère, des personnes peu capables de concentration mentale
obtiennent un rendement presque égal à celui des normaux dans les
épreuves réglées, tandis que leur travail spontané est très médiocre.
D. montre que ces résultats confirment en général ceux du travail
de Graf sur le même sujet, mais ne s'accordent pas avec l'explication
proposée par cet auteur, de la supériorité purement physiologique
du travail forcé. P. G.
1434. — F. FLACHSBART KRAFT. — Beitrag zur Analyse for
tlaufender Arbeiten mit und ohne Zeitzwang (Contribution à l'ana
lyse du travail continu à rythme fibre ou imposé). — A. f. ges.
Ps., LXXXIII, 1932, p. 467-518.
L'auteur étudie le travail en série effectué soit d'après un rythme
choisi librement, soit d'après un rythme imposé, dans les conditions
suivantes : 1 ) un travail physique simple, consistant à réunir par un
trait de crayon un certain nombre de points ; 2) un travail physique
de précision : piquer des aiguilles d'une façon déterminée ; 3) un
travail psychique simple : compter des fiches, reconnaître des dessins.
Chaque travail a été effectué par un groupe de 3 à 6 sujets.
L'observation du rendement et du comportement des sujets au APPLIQUÉE. APPLICATIONS AU TRAVAIL 795 PSYCHOLOGIE
cours du travail, a permis, d'une part de classer les sujets en des
groupes différents suivant leur aptitude au travail à rythme imposé,
et d'autre part, de trouver le type de travail qui se prête le mieux à
l'exécution au rythme imposé. Chez les sujets aptes au travail à
rythme imposé, on peut accélérer considérablement le rythme au-
dessus de celui choisi librement, sans pour cela diminuer la qualité
de la production. Le travail se fait mieux, avec plus d'entrain, l'im
position du rythme excite leur activité. Chez d'autres sujets, l'accélé
ration du diminue le rendement, le rythme imposé les agace,
ils travaillent plus mal qu'au rythme choisi librement. Les formes
simples du travail ont souvent avantage à être effectuées à rythme
imposé. Par contre, il n'y a qu'un nombre restreint de personnes
capables d'effectuer un bon travail de précision à rythme imposé. Et
encore, il ne faut pas dépasser une vitesse de travail donnée pour ne
pas entraver la qualité de la production.
L'auteur insiste sur l'importance de choisir un rythme optimum
pour chaque forme du travail, un rythme pas trop lent pour éviter le
sentiment d'ennui et en même temps pas trop rapide, ne pas
produire de fatigue et ne pas abaisser la qualité de la production.
B. N.
1435. — R. ENGEL. — Arbeitsstudie zur Einführung von Flies
arbeit (Analyse du travail en vue de V introduction du travail à la
chaîne). — Zeitzuschläge bei freier und gebundener Handarbeit
in der Massenfabrikation (Temps supplémentaires dans le travail
manuel libre et à rythme imposé dans la fabrication en série). —
Ind. Psychot., IX, 2, 1932, p. 51-55 et 3, 1932, p. 87-92.
Le travail de la peinture sur porcelaine a fait l'objet d'un chrono
métrage détaillé en fonction des divers modes d'organisation du
travail : travail libre d'un ouvrier, travail en série avec un tapis rou
lant suivant la rapidité du travail des sujets, enfin travail à la chaîne
avec rythme imposé. Ces études ont permis d'établir les temps de
base par unité de travail et de déterminer les temps supplémentaires
qu'il convenait d'ajouter aux temps de base en raison des erreurs ou
des arrêts dans la succession du travail. Ces temps perdus croissent
lorsque les temps de base diminuent par suite de l'accélération du
rythme imposé au travail. De façon tout empirique l'A. en a établi la
loi pour une série de travaux manuels. D. W.
1436. — N. BALCHIN. — Time experiments in Hoeing {Recherches
sur la durée du travail de binage). — Hum. F., VI, 1, 1932, p. 12-25.
En 'tudiant la durée du travail de 4 ouvriers de type différent
chargés d'ameublir à la houe un champ de choux, on constata que
leur rendement était bien inférieur à leur capacité maxima. Les
courbes de travail après avoir très rapidement atteint le sommet,
montrent une descente très rapide et cela non pas à cause du ralen
tissement des mouvements, mais à cause d'une augmentation ré
gulière des périodes d'arrêts et de leur durée, due à
l'ennui et non pas à la fatigue. La promesse de primes a augmenté
le rendement de plus de 86 % pendant la période d'observation
de 1 h. 1/2. D. M. 796 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1437. — I. BARYGHNIKOV. — La captographie comme méthode
d'étude des éléments moteurs du travail dans la production, dans
le but de rationalisation des processus de travail (en russe): —
Sovietskaia Psykhotekhnika, V, 1-2, 1932, p. 61-62.
L'auteur attire l'attention sur l'importance que peut avoir la
manière dont un ouvrier saisit et tient les instruments, les pièces à
élaborer, etc.
La captographie (de eapio : je*prends) doit permettre l'étude chez
les ouvriers des différentes façons de tenir les instruments. On recouvre
le manche d'un instrument d'encre et de noir de fumée. Les parties
de la main qui sont en contact avec l'instrument, se couvrent de ces
substances ; en appliquant ensuite la main sur une feuille blanche on
obtient une empreinte, le « captogramme ». L'auteur a constaté que
dans le travail à la lime, le « captogramrae » varie d'une façon déter
minée suivant le degré de l'entraînement de l'ouvrier. A. C.
1438. — K. G. POLLOCK et M. A. BARTLETT. — Psychological
experiments on the effects of noise [Expériences psychologiques sur
les effets du bruit). — W. C. WISTON et S. ADAMS. — The effect
of noise on the performance of weavers [L'effet du bruit sur V effi
cience au travail de tisseurs). — • Industrial Health Research
Board, Report N° 65, 1932, p. 1-37 et 38-62.
Les expériences de P. et B. montrent que l'effet nocif du bruit sur
le travail mental ou moteur simple n'est pas très grand, et diminue
avec l'automatisation de la tâche et l'adaptation au bruit.
En protégeant les oreilles des ouvriers contre le bruit des métiers
dans un atelier de tissage pendant six mois, W. et A. ont constaté
qu'il se produisait un accroissement de production, se fixant aux alen
tours de 1 % (avec une phase initiale de gain plus grand), ce qui
montre que, même après des années, l'adaptation au bruit chez les
ouvriers n'est pas encore complète. H. P.
1439. — H. M. VERNON et C. G. WARNER. — Objective and
subjective tests for noise (Tests subjectifs et objectifs pour le bruit).
— Pers. J., XI, 3, 1932, p. 141-149.
Le rendement du test de calcul mathématique, ainsi que les dé
penses énergétiques pendant le travail mental, ne semblent pas être
influencés par le bruit fait dans la salle de travail. Au point de vue
subjectif, le bruit est surtout gênant pour une activité psychique qui
demande beaucoup d'attention (lecture scientifique par exemple), il
l'est moins pour le travail manuel. Les expériences faites dans des
usines de fabrication de chocolat, métallurgiques et autres, où le
travail professionnel est accompagné de bruit, montrent qu'un bruit
intense, mais continu, est éprouvé comme moins désagréable qu'un
bruit plus faible mais discontinu. B. N.
1440. — C. E. FERREE et G. RAND. — The transition from day
to night lighting (La transition de la lumière du jour à l'éclairage
artificiel). — Pers. J. ,XI, 4, 1932, p. 237-254.
Il est considéré généralement par le public, que le mélange d'un
éclairage artificiel avec la lumière du jour est nuisible à la vision. PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS AU TRAVAIL 797
Dans ce travail expérimental, les auteurs, après avoir étudié l'i
nfluence des différents types de lumière sur la vision ne confirment pas
cette supposition. Les expériences ont été faites avec la lumière du
jour, l'éclairage artificiel et le mélange de ces deux éclairages. Comme
tests de vision, on a étudié l'acuité visuelle, la vitesse de vision et la
fatigue oculaire. Dans les cas où l'œil a été adapté à une lumière
donnée, le rendement le meilleur a été obtenu avec la lumière du jour,
le rendement le plus bas, avec l'éclairage artificiel, la mixte
a donné un intermédiaire entre les deux. Lorsque la l
umière artificielle avait été ajoutée dans l'après-midi, quand la lumière
du jour commençait à baisser, le rendement des tests de vision s'amél
iorait par l'adjonction de la lumière artificielle. L'œil a en ce moment
besoin de plus de lumière que pendant la nuit, car, habitué à la grande
lumière du jour, il ne s'adapte pas assez vite à la diminution de cette
lumière. Il semble donc que le mélange de la lumière du jour avec
l'éclairage donné par une lampe est plus favorable à la vision que la
lumière artificielle seule. Le rendement du travail de bureau serait
amélioré si on allumait les lampes dans l'après-midi, longtemps avant
que la baisse de lumière ne devienne visible. B. N.
1441. — N. GOLDSTERN et F. PUTNOKY. — Zweckmäßige
Beleuchtung von Seiden- und Kunstseiden- Webstühlen (Eclairage
rationnel des métiers de tissage de soie naturelle et artificielle). — Ind.
Psychot., 6, 1932, p. 172-183.
Minutieuses recherches pour chiffrer l'économie apportée dans le
tissage de la soie par l'emploi d'un éclairage rationnel. L'ancienne
méthode utilisait une lampe portative à réflecteur en émail. Les A.
l'ont remplacée par une lampe à à miroir, permettant
d'utiliser l'éclat naturel des fils de soie. La comparaison du travail à
l'aide de l'ancienne et de la nouvelle méthode pour quatre tisserands
a montré que, si la quantité de la production n'était augmentée que
faiblement, la qualité (diminution des casses, des nœuds, etc.) a été
améliorée de façon considérable. Des calculs détaillés des dépenses
et des recettes pour les deux modes d'éclairage et pour les articles
les plus courants, ont montré que le nouveau mode d'éclairage,
compte tenu de toutes les dépenses occasionnées, se montrait nette
ment avantageux au point de vue économique; D. W.
1442. — N. GOLDSTERN et F. PUTNOKY.— An experiment in
the lightening of jute mills ( Un essai d'éclairage dans un tissage de
jute). — Hum. F., VI, 7, 1932, p. 238-243.
Les auteurs décrivent les résultats d'un essai de perfectionnement
d'éclairage (lampes plus fortes avec des réflecteurs spéciaux) qui
augmenta de 13,7 % le rendement, ce qui permit de réaliser une
économie de 35.000 marks par an, la dépense pour l'électricité, n'ayant
augmenté que de 335 pour la même période. Ces recherches ne
lurent faites que pour le tissage de jute, quant aux tissages plus fins,
tels que coton et toile fine, l'éclairage perfectionné y serait encore de
plus grande importance et augmenterait le rendement encore davant
age. D. M. 798 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1443. — B. MARKSTEIN. — Die Augenermüdung im Difîe
renzmass (La fatigue oculaire dans la mesure des différences). —
Ind. Psychot., IX, 3, 1932, p. 65-78.
Les épreuves que l'A. a définitivement adoptées, pour déceler la
fatigue oculaire, comportaient une détermination de l'acuité visuelle,
au moyen des anneaux de Landolt, une détermination du seuil de
fusion, enfin, une épreuve de sensibilité différentielle aux clartés.
Ces trois épreuves ont fourni une diminution considérable du ren
dement après un travail de 3-4 heures, destiné à provoquer la fa
tigue visuelle et consistant à reporter, sur un papier, des traits très
fins et très rapprochés d'une règle logarithmique, dans des conditions
imparfaites d'éclairage. ■ D.W.
1444. — C. E. JACOB. — Improvements to factory windows {Per
fectionnement des fenêtres d'usines). — Hum. F., VI, 9, 1932, p.
318-320.
Description (avec illustrations) de modèles perfectionnés de fe
nêtres d'usines. D. M.
1445. — W. P. WATSON. — The worker's Point oï View : tools and
tackle [Point de vue de V ouvrier : outils et équipement). — • Hum.
F., VI, 7, 1932, p. 253-260.
L'auteur, ouvrier mécanicien, ayant pendant 30 ans, exercé le
métier, critique l'ordre établi dans presque toutes les usines. Même
lorsque l'organisation générale semble parfaite, de nombreux petits
défauts d'organisation intérieure retardent le travail et diminuent le
rendement. Ce sont surtout des outils mal appropriés à la tâche à
exécuter ou le manque d'instruments dont on a besoin qui contribuent
au désordre et à la perte de temps. Cela aurait pu être évité si chaque
ouvrier était pourvu d'outils, selon ses besoins professionnels et si les
machines et les instruments étaient périodiquement inspectés. La
dépense qui en résulterait serait compensée par l'augmentation de
rendement. D. M.
1446. — F. MULDO. — Ueber Sinnfälligkeit beim Einordnen von
Werkzeugen [Sur le classement d'outils). — Ind. Psychot., IX, 5,
1932, p. 144-149.
Expérience effectuée sur une trentaine de sujets et ayant montré
qu'il était plus avantageux de classer les outils dans un placard,
d'après le tracé du contour dessiné sur la planche de fond (temps
moyen : 2 m. 13 sec), plutôt que d'après les numéros (2 min. 38 sec),
ou d'après les noms (2 min. 56 sec). D. W.
1447. — A. RABOFSKY. — Zur Psychotechnik der Kartei (Sur
la psychotechnique du fichier). — Ind. Psychot., IX, 1 1-12, 1932,
p. 321-343.
Etude des divers types de fichiers avec chronométrage des temps
nécessaires pour l'établissement des fiches, leur classement et la
recherche des fiches déjà classées. Le système des fiches horizontales
à bords toujours visibles, ne semblerait pas, d'après ces recherches,
plus avantageux que le fichier vertical. Une bibliographie assez im
portante accompagne ce travail. D. W.

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