Organisation psychologique du travail. Questions de milieux, éclairage, outillage, etc. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 820-831

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 820-831
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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e) Organisation psychologique du travail. Questions de milieux,
éclairage, outillage, etc.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 820-831.
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e) Organisation psychologique du travail. Questions de milieux, éclairage, outillage, etc. In: L'année psychologique. 1928 vol.
29. pp. 820-831.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4895820 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
cours visant à former un personnel diplômé. Durant ce temps 300 su
jets se sont inscrits, et 183 ont obtenu le diplôme. L'auteur conclut que
de tels résultats sont plutôt encourageants, étant donnée- la qualité
nettement supérieure du personnel diplômé. M. L.
1164. — BRUNO SCHWARZE. — Die Personal- Ausbildung bei
der Deutsehen Reichsbahn {La formation du personnel dans les
Chemins de fer allemands). — In-8 de 742 pages. Berlin, 1928.
Dans cet ouvrage très complet, et abondamment illustré, on trouve
sur les différents aspects de la formation des diverses catégories de
personnel, de leur perfectionnement, de leur culture physique et
mentale, toute la documentation désirable.
La 6e partie du livre est consacrée à la psychotechnique, qui tient,
très légitimement, une place considérable dans l'organisation des
chemins de fer en Allemagne, alors qu'en France on n'a encore rien
entrepris à cet égard !
Il y a à Berlin un grand édifice, construit pour abriter les services
psychotechniques, avec une réplique à Munich et à Dresde.
Des données, assez brèves, sont fournies, sur les épreuves utilisées.
H. P.
1165. — G. BERLING. — Anlernung von Werkstattsfunktionen
[Apprentissage des travaux d'atelier). — Ind. Psychot., V, 7-8,
1928, p. 228-246.
B. désire remplacer l'apprentissage global tel qu'il se fait d'habi
tude à l'atelier par un entraînement systématique s'adressant à toutes
les fonctions psycho -motrices qui interviennent dans un travail. Des
exemples sont fournis pour l'apprentissage du travail à la lime, du
travail au marteau et de la prise .des mesures. Dans le travail à la
lime, pour donner un exemple, trois aspects sont considérés
comme caractéristiques : le mouvement rythmique de va-et-vient, la
pression convenable et constante exercée sur l'outil, le maintien cons
tant de la lime dans le même plan par une pression convenable de la
main, de manière à limer droit. L'apprentissage se fait à l'aide d'un
dispositif spécial permettant d'enregistrer le rythme, la pression, les
variations de plan dans la position de la lime. Le contrôle et l'analyse
que fournissent ces enregistrements à l'apprenti semblent agir favora
blement sur l'apprentissage ainsi qu'il ressortirait de la comparaison
d'un groupe d'apprentis ayant fait l'apprentissage d'après cette
méthode avec un groupe subi un apprentissage ordinaire.
D. W.
e) Organisation psychologique du Travail. Questions de milieux,
éclairage, outillage, etc.1
1166. — F. GIESE (sous la direction de). — Arbeits und Berufs
psychologie. — In-8 de 231 p. Halle, Cari Marhold, 1928.
Cet ouvrage appartient à la grande série du Handbuch der Arbeits-
1. Voir aussi les n<» [1004-1016]-1021. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 821,
Wissenschaft dont Giese a entrepris, avec collaborateurs, la publi
cation en 10 volumes.
C'est la première partie du Ve volume, consacré à ce que G. a
appelé la psychotechnique de l'objet, soit cette partie de la psycho
technique qui se préoccupe de l'étude des conditions du travail et de
l'ambiance en vue de leur meilleure adaptation à la constitution
psycho -physique de l'individu ; la psychotechnique du sujet étant,
par contre, consacrée à l'étude de l'individu lui-même (sélection,
apprentissage, etc.).
Les deux premières contributions de G. Schilder et de G. Fabian
traitent de l'étude du caractère, l'une du point de vue médical, l'autre
du point de vue psychologique, et ne semblent pas apporter beau
coup de clarté dans cette question encore bien pauvre en études
précises.
Bogen consacre une importante étude à la psychologie professionn
elle en s'attachant à examiner notamment l'influence que la pro
fession exerce sur le travailleur. Il envisage successivement l'influence
du travail lui-même tel qu'il est vécu par le travailleur (Arbeitserlebn
is) ; puis l'influence du milieu matériel en montrant par des exemples
• précis comment certains détails matériels (plus ou moins de bruit des
machines, par exemple, empêchant la conversation des ouvriers entre
eux) finissent par créer des habitudes mentales caractéristiques, des
« types professionnels ». L'influence du milieu social si différent dans
les différentes professions et celle des conditions supra-individuelles
(l'organisation du travail, le prestige social de la profession, les
mœurs et coutumes, etc.), sont examinées ensuite avec pénétration.
La science des professions fait l'objet d'un article de O. Langenberg
fournissant quelques renseignements sur la documentation profes
sionnelle allemande.
G. Fabian donne un aperçu très sommaire des méthodes de l'étude
d'un travail musculaire et W. Eliasberg consacre quelques pages à la
question de la courbe du travail dont il critique la conception émise
par Kraepelin en réclamant des études introspectives.
Enfin, l'article principal de ce fascicule traite de la psychologie col
lective dans ses rapports avec le travail ; il est de Paul Plaut et
présente un très bonne mise au point de l'état actuel de la question
avec une riche documentation clairement exposée. D. W.
1167. — FRITZ GIESE. — Medizin und Psychologie in der Arbeits
wissenschaft (Médecine et Psychologie dans la Science du Travail).
— Ps. und Med., III, 1928, p. 115-122.
La psychologie et la médecine sont des sciences auxiliaires, a côté
de la technologie, de l'économie politique, de la pédagogie, etc., pour
la science du travail. Elles constituent à elles deux la biologie du
travail, en comprenant dans 1'« Arbeitsmedizin » Panatomie et la
physiologie, la pathologie et la thérapeutique, l'hygiène enfin, et
dans 1'« Arbeitspsychologie », la « Subjektspsychotechnik » (sélec
tion, adaptation) et 1'« Objektspsychotechnik » (analyse du travail,
rationalisation, technique du maniement des hommes, embauchage).
L'union de la technique, de la médecine et de la psychologie
permettra de constituer la biotechnique. H. P. §22 ANALYSES BlBLIOGRAPtHQl'ÏS
11 68. — 0. LÎPMANN. — La part de l'homme dans la production.
— J. de Ps., XXV, 1, 1928, p. 19-30.
L'importance du rôle de l'ouvrier dans la production présente de
grandes variations selon les industries et les travaux particuliers
d'une même industrie, et diminue de plus en plus avec le développe
ment du machinisme. Celui-ci doit s'accompagner d'une diminution
de la durée du travail et d'une augmentation des salaires réels pour
éviter le chômage, accroître le nombre des consommateurs et le
pouvoir d'achat et obtenir l'adhésion des travailleurs à la rational
isation.
Le progrès du machinisme, sans supprimer entièrement le pro
blème de la détermination des aptitudes et de la sélection professionn
elle, en modifie notablement la position. L'aptitude à certaines
occupations peut de moins en moins se mesurer par la quantité de
la production ; il faut faire intervenir des critères qualitatifs, tels
que la capacité d'éviter des fautes ou des accidents ou d'y remédier
rapidement ; et cette aptitude ne peut être reconnue que dans
l'exercice même de la profession et non d'avance.
Ce rapport présenté à la 4e Conférence internationale de Psycho
technique (Paris, octobre 1927) conclut en proposant une enquête
systématique sur les questions suivantes :
1° Quel rôle joue le travail humain dans les différents processus
industriels, à côté des autres facteurs qui conditionnent la produc
tion ? A) Dans quelle mesure les variations de la production sont-
elles dues à celles du travail humain ?B) Par quels symptômes les
variations dues à ce facteur se manifestent-elles dans la production ?
2° Quel rôle joue, dans les différents processus industriels, la voca
tion ou l'aptitude technique de l'ouvrier, parmi les facteurs du ren
dement du travail humain ? A) Dans quelle mesure la différence
dans le rendement du travail de l'ouvrier est-elle due à la
d'aptitude ? B) Par quels symptômes les degrés ou variétés de
l'aptitude professionnelle de l'ouvrier se manifestent-ils dans le re
ndement de son travail ? G.-H. L.
1199. — A. GASTEV. — Sur la question de la normalisation. —
Organisatzïa Trouda, 2, 1928, p. 1-8 {en russe).
Résumé du rapport présenté par G. à la Conférence des Sections
de l'Economie du Travail de VU. R. S. S.
Le directeur de l'Institut Central du Travail réclame la normali
sation stricte et rigoureuse de toute la production. Il la voit basée
sur l'analyse technique du travail estimant que l'étude physiologique
ne permet pas une évaluation exacte de l'énergie dépensée ; et,
d'ailleurs, en tenant compte de la capacité de réparation de l'org
anisme et de la journée ée 7 heures, il faut demander à l'ouvrier non
pas l'optimum physiologique, mais le maximum qu'il soit capable
de fournir à chaque instant. D. W. APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 823
1170. — G. A. SHEPARD. — Effect of Rest Period« on production
(Influence des repos intercalaires sur le rendement). — Pers, J.,
VII, 3, 1928, p. 186-202.
L'auteur rappelle brièvement la série des travaux qui, en vue du
rendement optimum du travailleur, ont insisté sur la nécessité du
repos intercalaire prévu. Reprenant lui-même la question en labo
ratoire, il a opéré avec des étudiants soumis à un « light heavy musc
ular work » c'est-à-dire à un travail musculaire moyennement pé
nible, et fatigant surtout par répétition. L'expérience montre que le
résultat optimum obtenu dans de telles conditions coïncidait avec une
durée des rapos intercalaires représentant environ 16,66 %du temps
total du travail. L'auteur recueille l'indication que semblerait efficace
l'allongement de ces périodes de repos au fur et à mesure que s'avance
la journée et que croît la fatigue. M. L.
U71. — €. CORNELISSEN, — La Fatigue professionnelle. -~
Ps. et Vie, II, 8, 1928, p. 155-158, et 9, p. 176-180.
En plus de quelques considérations, de vulgarisation, sur les con
ditions générales de la fatigue professionnelle, l'auteur s'attaque plus
particulièrement à deux systèmes modernes d'organisation du tra
vail, le Taylorisme et le Fordisme (travail à la chaîne) qu'il considère
comme plus particulièrement générateurs de la fatigue. Il rappelle
à ce sujet les principales critiques faites au Taylorisme. Système
antiscientifique au point de vue physiologique et psychologique,
opposé au bien-être de l'ouvrier, opposé à la paix du travail et auto
cratique.
En ce qui concerne la fatigue, on ne peut que s'associer aux critiques
■émises par ceux -mêmes à qui on a assayé d'appliquer le Taylorisme.
Il est incontestable que le Scientific Management en dépit des
assertions de son auteur, au reste purement gratuites, ne prévoit rien
au sujet du surmenage qu'il peut entraîner, et que dans son appli
cation primitive intégrale, il est à peu près exactement l'opposé d»
ce que les psyehotechmeiens d'aujourd'hui entendent par organisat
ion scientifique du travail. Cette opposition est utile à souligner,
pour effacer de l'esprit des travailleurs la confusion trop fréquente
qu'ils font des deux méthodes, et réduire ainsi la prévention qu'ils
manifestent, à l'égard de systèmes rationnels d'organisation dont ils
ne pourraient retirer que des avantages tant physiques que matériels
et même moraux. M. F.
1172. — R. COUVÉ. — Bestgestaltung âer Verwaltung : Leistungg-
untersuchungen im Eisenbahnverkehrsdienst {Meilleure organi
sation de l'administration : recherches sur le rendement dans le service
d? exploitation des chemins de fer). — Ind. Psychot., V, 7-8, 1928,
p. 193-207.
En vue des mesures de rationalisation des service d'exploitation
des chemins de fer allemands, C. a établi le schéma des études de
temps et de travail. La marche est indiquée et îes schémas peuvent
servir de bon modèle pour des études analogues. D. W. 824 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1173. — H. LOSSAGK. — Arbeitsauffassung der Arbeiter im
Urteil der Meister (L'attitude des ouvriers vis-à-vis de leur travail"
d'après les jugements des contremaîtres). — Ind. Psychot., V, 6,
1928, p. 183-189.
Pour mieux connaître ce que pensent les ouvriers de leur labeur
quotidien, comment ils apprécient les mesures dé rationalisation,
s'ils souffrent de la monotonie, etc., etc., L. a établi un questionnaire
détaillé qu'il a fait remplir par les contremaîtres ; les résultats fournis;
par des contremaîtres différents auraient été assez constants pour
permettre d'en dégager quelques descriptions qui caractérisent la
mentalité de l'ouvrier moderne. On relève, notamment, une très
grande différence entre les ouvriers qualifiés qui s'intéressent au
travail lui-même, éprouvent le plaisir de créer, et les manœuvres
qui travaillent uniquement par nécessité économique, avec un sent
iment de forçat. D. W.
1174. — R. E. MOTLEY. — An Index of local labor Conditions
(Un index des conditions du travail du marché local). — Pers. J., VII,
1928, p. 96-102.
3 criteria ont été adoptés dans une firme pour caractériser le
marché du travail : 1° les changements d'emploi volontaires ; 2° les
défections ; 3° la moyenne hebdomadaire des salaires, ceci pendant
une période de 4 ans et demi. La méthode adoptée a consisté à. déter
miner l'écart-étalon de chacune de ces variables pendant la période
considérée, à dresser ensuite une table de ces écarts-étalons corre
spondant à chaque degré de chaque variable, à déduire de ces tables
d'écarts-étalons les écarts-étalons de chacune de ces variables pour
chaque mois durant la période considérée, à additionner algébr
iquement les écarts-étalons de ces variables pour chaque mois et à
diviser par 3, à établir» enfin la courbe, mois par mois, en prenant les
écarts-étalons comme unités de l'ordonnée.
Pour déterminer l'exactitude de cet index, on en a établi la corré
lation avec l'Index général du travail dans l'Etat de Pensylvanie.
Une corrélation de + 0,86 a été obtenue pour une période allant de
1920 à 1924. Pour celle de 1920 à 1926, on a obtenu une valeur de
+ 0,78. M. L.
1175. — H. HILDEBRANDT. — Zur Psychologie der Unfallgefähr
deten (Contribution à la psychologie des « accidentés »). — Psychot.
Z., III, 1, 1928, p. 1-8.
Trois apprentis, choisis dans une entreprise industrielle parmi
ceux qui avaient le plus grand nombre d'accidents, ont été soumis à
certains examens, comparativement à trois autres sujets n'ayant
pas eu d'accidents.
A l'examen médical, aucune différence significative entre les deux
groupes de sujets n'a pu être décelée.
Dans plusieurs tests psychologiques, tels que deux- tests de con
duite de Rupp, un test d'adresse d'après Giese, un test de temps de
réactions complexes, les accidentés se sont révélés égaux ou même
supérieurs aux autres. Leur infériorité est apparue dans une série de^ GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 825 APPLICATIONS
temps de réactions auditives où leurs réactions ont été plus lentes
et beaucoup moins régulières.
Leurs'moyennes et leurs variations moyennes ont été les suivantes :
20,7 3,35
18,3 3,3
16,5 2,8
Alors que, pour les trois sujets témoins, ces chiffres ont été :
17 2,1
13,5 2,5
17,5 1,9
A l'ergographe, deux des trois sujets accidentés ont donné des
courbes très irrégulières.
De la confrontation de ces résultats avec des renseignements re
cueillis sur la conduite des sujets dans la vie, il semble ressortir que
deux au moins des trois accidentés sont des instables, inca
pables d'un effort d'attention soutenu lorsque leur intérêt n'est pas
sollicité par la nouveauté ou l'attrait particulier et immédiat de la
tâche. D. W.
1176. — R. DUTHIL. — Accidents et Intelligence. — Ps. et Vie,
II, 10, 1928, p. 194.
Reproduction d'un tableau fort significatif, servant de conclusion
à un travail de Henig. Il s'agit de la corrélation entre la fréquence
des accidents du travail (toute blessure ayant nécessité des soins) et
le Q. I. (évalué par l'échelle alpha de l'armée) chez 164 élèves de
l'école d'Orientation professionnelle d'Essex. Voici les chiffres :
Pourcent des victimes d'un accident Niveaux d'intelligence ou plus en un an
A (Q. I. — 120 ou 4-) 0%
B (Q. I. — 110-119) 18 %
+ G (Q. I. — 104-109)
36% 47 % C (Q I ~ 97-103)
— G (Q. I. — 90- 96) 75% D (Q. I. — 80- 89)
100% E (Q. I. — 79 ou — ) ...
D'où la conclusion qui s'impose que tous ks enfants de niveaux D
et E devraient être écartés de tous métiers dangereux. M. F.
1177. — N. D. HUBBELL. — Keeping base rates in Line (La
courbe des salaires de base). — Ind. Psych., Ill, 9, 1928, p. 393-
396.
Dans la détermination des salaires de base, un certain nombre de
facteurs intervenant dans le métier sont importants, d'autres moins.
On doit donc leur accorder des coefficients de poids différents. Les
facteurs reconnus ont été : degré de dépendance du travailleur ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES $26
(coef. 25), temps d'apprentissage requis (20), connaissance du mét
ier (15), habileté dans le métier (40), niveau éducatif (10), adapta-
bilité (10), conditions de travail (10). Chacun de ces facteurs était
lui-même susceptible de 10 degrés. Dès lors les différents métiers sont
■évalués suivant la proportion dans laquelle entrent les différents
facteurs, et la courbe établie en tenant compte des coefficients.
Ceci n'est encore qu'un instrument dont la valeur dépendra de la
manière dont il est employé, mais qui tend à moins de variabilité que
le régime préexistant. M. L.
1178. — POPPELREUTER. — Die Arbeitskurve in der Diagnostik
von Arbeitstypen [La courbe du travail dans le diagnostic des types
de travailleurs). — Psychot., Z., III, 2, 1928, p. 35-51.
On connaît les beaux travaux de P. sur la courbe du travail. Il
revient encore sur la question, en donnant des précisions sur les
épreuves principales qu'il a choisies pour déterminer le type du
travailleur. P. insiste sur le fait que le test de courte durée n'a de
valeur que si l'on travaille sur de grands nombres ; pour le dia
gnostic individuel il faut, d'après les expériences de P., des
«preuves de travail qui durent de 1 heure à 1 h. 1/2 et qui re
ssemblent aux formes-types du travail réel. Parmi ces formes-types,
P. a choisi les suivantes :
1° Manipulations les plus simples et monotones à rythme librement
choisi par le sujet, comme on en rencontre dans les travaux d'usine
non-qualifiés les plus simples. L'épreuve consiste à placer, l'une
après l'autre, des balles dans l'ouverture d'une boîte ; chaque
deuxième balle, plus grosse, nécessite le déplacement d'un levier,
pour libérer une ouverture plus grande.
2° Travail simple d'habileté manuelle qui consiste à faire passer
•des rubans de papier à travers les trous d'uoe bande.
3° Travail de précision : faire glisser un dessin tourmenté à lignes
doubles au-dessous d'une pointe de crayon sans dépasser les lignes.
4° Travail d'attention visuelle comme les réviseuses, par exemple,
doivent en fourair.L'épreuve consiste à rechercher un signe donné
sur des cartons portant différents signes en désordre en notant le
nombre de fois que le signe se retrouve sur chaque carton.
5° Travail mental simple et monotone du genre de celui que four
nissent les employés de bureau, les dessinateur«, etc. Il s'agit d'addi
tions de groupes de nombres de deux chiffres.
6° Travail physique : estampage de bandes da papier avec un
estampeur cylindrique pesant 15 kilogrammes.
Toutes ces épreuves permettent l'établissement de la courbe du
travail par le dispositif ingénieux de Poppelreuter : des compteurs-
enregistreurs avec bandes à déroulement régulier inscrivant les
contacts établis par le sujet au moment où il a terminé une partie du
travail ; lorsqu'il remet le carton examiné dans le test d'attention ou
la bande enfilée dans le test d'habileté, etc., sur un crochet pour
passer au carton ou à la bande qui suit.
En reproduisant plusieurs courbes, P. montre les erreurs de diag
nostic que l'on commettrait si l'on se contentait de considérer un
iquement le début de la courbe ; il constate, contrairement à l'avis de APPLICATIONS GENERALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 827
Kraepelin, que la forme de la courbe du travail n'est pas fonction
uniquement de l'individu ; elle dépend du genre de travail qu'on lui
impose. Les épreuves de travail ont l'avantage de mettre en lumière
l'attitude naturelle du sujet en face d'un travail- type. D. W.
1179. — N. BACHRACH. — Essai d'étude de la main-d'œuvre dans
une entreprise. — \)rganisatzïa Trouda, 1, 1928, p. 51-60 {en
russe).
Un exemple qui montre les méthodes d'analyses du travail pra
tiquées à l'Institut Central du Travail à Moscou. Il s'agit, en subs
tance, de chronométrages méticuleux des diverses opérations du
travail. D. W.
1180. — G. A. REZVIAKOV. — Analyse du tissage au coton. —
Organisatzïa Trouda, 4, 1928, p. 27-50 (en russe).
L'analyse est conduite d'après les méthodes de Gastev ; c'est une
description méticuleuse des étapes techniques du travail. D. W.
1181. — L. WALTHER, G. EHINGER et E. BOVET. — Etude
technopsychologigue d'une industrie de produits alimentaires. —
Ar. de Ps., XXI, 82, 1928, p. 175-197.
Il faut regretter que le secret professionnel ait empêché les auteurs
de donner aucune précision sur l'industrie qu'ils ont organisée, et
sur les travaux précis auxquels se livraient les ouvriers dont ils
parlent. Malgré cette restriction, cette étude est menée avec le soin
■avisé, et l'habileté que l'on retrouve dans tous les travaux de Walther.
Il s'agissait d'une industrie parfaitement organisée en personnel et
«n particulier oti ouvriers et directrices d'atelier étaient en contact
depuis des années. Cela explique les corrélations extraordinairement
élevées (de + 1 dans certains cas) trouvées entre le classement des
ouvrières par leur directrice d'atelier, et par les cinq tests moteurs
habituels de Walther. Le classement a permis, sinon de renouveler
le personnel, ce à quoi la direction s'opposait, du moins d'installer
chacun à un emploi plus exactement en rapport avec sa valeur pro
fessionnelle. Ce changement entraîne déjà une amélioration du ren
dement. A côté de cette réforme, d'ordre général, ce sont de petites
modifications d'installations, de meubles de travail, de siège, l'étude
de la position de travail et son amélioration, qui amènent des aug
mentations de rendement fort intéressantes (30 à 40 %). M. F.
1182. — L. I. HUNT et G. H. MILES. — An investigation in a
Bétail Store ( Une recherche dans un magasin de vente au détail). — •
J. of N. I. of Ind. Ps., IV, 4, 1928, p. 203-210.
Une firme de Manchester a demandé au N. I. I. P. de Londres
d'étudier les procédés pour réduire le temps écoulé entre le moment
où le consommateur paye, et celui où on lui rend sa monnaie, le mode
de paiement étant le suivant : la note et l'argent sont insérés dans
une cartouche transmise pneumatiquement à un service central
lequel renvoie de la même façon la monnaie et la souche. Les amélio
rations réalisées qui se sont traduites par une diminution de 25 %
dans le temps moyen nécessaire de l'opération ont été fondées sur les 828 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
principes préconisées depuis Gilbreth et son école : utilisation des
deux mains, transformations de mouvements rectilignes en mouve
ments circulaires, disposition du matériel suivant des angles com
modes. Nous renvoyons à l'étude même pour les détails techniques.
M. L.
1183. — S. BEVINGTON, G. H. MILES et G. ROBERTS. — An
Investigation in a tapestry factory {Un travail de recherche dans
une fabrique de tapisserie). — J. of N. I. of Ind. Ps., IV, 3, 1928^
p. 160-166.
Le chronométrage du travail a permis dans une manufacture de
tapisserie d'observer que l'enfilage des laines perdait un temps-
considérable. Au contraire les travailleuses pour qui des provisions
d'aiguillées enfilées se trouvaient préparées par des petites mains,
ont témoigné d'une augmentation de rendement de 17 %. Des amél
iorations d'éclairage de l'atelier où on relevait les dessins a permis
une augmentation de rendement de l'ordre de 50 %. Enfin une redis
tribution des repos intercalaires a exercé une influence bienfaisante
sur la moyenne générale horaire du travail. M. L.
1184. — A. R. KNIGHT et R. C. RAPHAEL. — A second investi
gation in a Printing Works {Second travail de recherche dans des
atelier d'imprimerie). — J. of N. I. of Ind. Ps., IV, 2, 1928, p. 113-
120.
Faisant suite à un travail préliminaire [ibid., Ill, p. 359-363) les
auteurs ont surtout dirigé leurs recherches dans le sens d'une amélio
ration dans la disposition du matériel (arrangement des machines de
façon à permettre une circulation aisée, suppression des bruits et des
vibrations par l'éloignement des machines monotypes, etc.). Dans
la section de reliure, le travail a été évacué au fur et à mesure de son
achèvement. Les opérations de la mise en page ont été facilitées par
une disposition plus commode des planches composées. Le collage
qui interrompt constamment le ravitaillement des presses n'a été
encore que grossièrement amélioré. Cependant le rendement a aug
menté de 15 %. L'amélioration a été spécialement intéressante pour
les machines doubles. L'introduction de repos intercalaires (15 mi
nutes au milieu d'une période de travail de 5 heures) a montré pen
dant l'heure où il se produisait, (représentant 25 % de ce temps), un
abaissement de 4 % seulement dans le rendement et se traduisant,
4 semaines après l'introduction de ce repos, par une augmentation
globale moyenne de rendement de 8 %. - M. L.
1185. — N. GOLDSTERN. — Zur Psychotechnik des Messens {Sur
la psychotechnique de la. mesure). — Ind. Psychot., V, 7-8 et 10,
1928, p. 207-228 et 281-296.
Etude du travail au pqlarimètre. Pour déterminer l'influence de
la fatigue, 20 sujets, dont la moitié entraînés au travail ont travaillé
pendant une heure à rythme imposé, en effectuant 360 déterminat
ions. Les graphiques des erreurs montrent des oscillations sur tout
le parcours de la courbe, sans augmentation sensible à la fin. En
calculant les moyennes de 5, 10 ou 20 déterminations successives on

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