Perception de déplacements et jugements d'identité chez l'enfant d'âge préscolaire - article ; n°1 ; vol.71, pg 31-52

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L'année psychologique - Année 1971 - Volume 71 - Numéro 1 - Pages 31-52
Summary
Three experimente dealt with performances of preschool children in tasks where comparisons had to be mode between two drawings which differed only in the position of one or two elements. The respective influences of the degree of regularity of compared configurations, and of the status of the displaced elements within a configuration have been studied. It was shown that when the displacement is a simple permutation between two elements, the performance is better for younger children when elements are near than when they are distant ; for every group age, permutations which involve formation of mirror images lead by far to the worst performances. When the elements are disposed in irregular configuration, the more individualized the permuted elemente, the better the performance.
If a displacement changes the shape of the configuration, it doesn't give more correct judgemente than a permutation.
These results can be explained by the interaction of three factors : 1) The sensibility to spatial relations ; 2) The restricted visual exploration ; and 3) The evolution with age of the definition of sameness.
Résumé
Trois expériences ont porté sur les performances d'enfants d'âge préscolaire lors de comparaisons entre dessins différant l'un de l'autre par déplacement d'un élément. L'influence du degré de régularité des configurations comparées et le statut du ou des éléments déplacés à l'intérieur d'une configuration, ont été étudiés. Il est apparu que lorsque le déplacement se fait sous forme de permutation simple entre deux éléments la performance est meilleure chez les plus jeunes enfants lorsque ces éléments sont proches que lointains ; à tous les âges les permutations qui entraînent l'apparition d'images en miroir donnent de beaucoup plus mauvaises performances que les autres. Lorsque les éléments forment une configuration irrégulière la performance est d'autant meilleure que les éléments permutés sont plus individualisés relativement aux autres.
Un déplacement qui modifie la forme même d'une configuration n'entraîne guère plus de jugements corrects qu'une permutation.
Une interprétation de ces résultats est proposée qui fait intervenir conjointement l'action de trois facteurs : la sensibilité aux relations spatiales, la limitation de l'exploration visuelle et l'évolution avec l'âge de la définition du pareil.
22 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1971
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Eliane Vurpillot
R Lécuyer
A. Moal
Arlette Pineau
Perception de déplacements et jugements d'identité chez
l'enfant d'âge préscolaire
In: L'année psychologique. 1971 vol. 71, n°1. pp. 31-52.
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Vurpillot Eliane, Lécuyer R, Moal A., Pineau Arlette. Perception de déplacements et jugements d'identité chez l'enfant d'âge
préscolaire. In: L'année psychologique. 1971 vol. 71, n°1. pp. 31-52.
doi : 10.3406/psy.1971.27719
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1971_num_71_1_27719Abstract
Summary
Three experimente dealt with performances of preschool children in tasks where comparisons had to be
mode between two drawings which differed only in the position of one or two elements. The respective
influences of the degree of regularity of compared configurations, and of the status of the displaced
elements within a configuration have been studied. It was shown that when the displacement is a simple
permutation between two elements, the performance is better for younger children when elements are
near than when they are distant ; for every group age, permutations which involve formation of mirror
images lead by far to the worst performances. When the elements are disposed in irregular
configuration, the more individualized the permuted elemente, the better the performance.
If a displacement changes the shape of the configuration, it doesn't give more correct judgemente than
a permutation.
These results can be explained by the interaction of three factors : 1) The sensibility to spatial relations ;
2) The restricted visual exploration ; and 3) The evolution with age of the definition of sameness.
Résumé
Trois expériences ont porté sur les performances d'enfants d'âge préscolaire lors de comparaisons
entre dessins différant l'un de l'autre par déplacement d'un élément. L'influence du degré de régularité
des configurations comparées et le statut du ou des éléments déplacés à l'intérieur d'une configuration,
ont été étudiés. Il est apparu que lorsque le déplacement se fait sous forme de permutation simple entre
deux éléments la performance est meilleure chez les plus jeunes enfants lorsque ces éléments sont
proches que lointains ; à tous les âges les permutations qui entraînent l'apparition d'images en miroir
donnent de beaucoup plus mauvaises performances que les autres. Lorsque les éléments forment une
configuration irrégulière la performance est d'autant meilleure que les éléments permutés sont plus
individualisés relativement aux autres.
Un déplacement qui modifie la forme même d'une configuration n'entraîne guère plus de jugements
corrects qu'une permutation.
Une interprétation de ces résultats est proposée qui fait intervenir conjointement l'action de trois
facteurs : la sensibilité aux relations spatiales, la limitation de l'exploration visuelle et l'évolution avec
l'âge de la définition du pareil.Laboratoire de Psychologie expérimentale et comparée
Paris (5e)
PERCEPTION DE DÉPLACEMENTS
ET JUGEMENTS D'IDENTITÉ
CHEZ L'ENFANT D'AGE PRÉSCOLAIRE
par Eliane Vurpillot, Roger Lecuyer, Alain Moal
et Ariette Pineau
SUMMARY
Three experiments dealt with performances of preschool children in
tasks where comparisons had to be made between two drawings which
differed only in the position of one or two elements. The respective influences
of the degree of regularity of compared configurations, and of the status
of the displaced elements within a configuration have been studied.
It was shown that when the displacement is a simple permutation between
two elements, the performance is better for younger children when el
ements are near than when they are distant ; for every group age, permut
ations which involve formation of mirror images lead by far to the worst
performances. When the elements are disposed in irregular configuration,
the more individualized the permuted elements, the better the performance.
If a displacement changes the shape of the configuration, it doesn't
give more correct judgements than a permutation.
These results can be explained by the interaction of three factors :
1) The sensibility to spatial relations ; 2) The restricted visual explo
ration ; and 3) The evolution with age of the definition of sameness.
Toute étude génétique de la différenciation perceptive montre
que, dans des tâches de comparaison par paires avec jugement
« pareil » ou « pas pareil » non suivi de correction, la performance
des jeunes enfants s'améliore fortement entre 3 et 7 ans. Mais les
performances sont loin d'être également bonnes, ou mauvaises,
dans toutes les conditions. Elles dépendent notamment de la
nature des différences ou, en d'autres termes, de la transforma- 32 MÉMOIRES ORIGINAUX
tion qui permet de passer de l'objet 1 à l'objet 2 qui lui est
comparé. Sur un matériel fait de formes inconnues, construites
selon les mêmes principes que les lettres de l'alphabet,
E. J. Gibson (Gibson, Gibson, Pick et Osser, 1962) montre que
les enfants de 4 ans traitent comme une différence, dans 85 % des
cas, le passage d'une figure fermée à une figure ouverte, ou
vice versa, mais seulement dans 45 % des cas une inversion ou une
rotation et dans 20 % des cas une transformation dite perspect
ive. Sur un matériel concret de dessins représentant des formes
familières, la suppression ou le changement de forme d'un
élément est détecté dans près de 95 % des cas par les enfants
de 4 ans et demi alors que des changements de taille portant
sur les mêmes éléments ne le sont que dans 85 % des cas et des
déplacements dans 56 % des cas seulement (Vurpillot, 1969 a).
Toutes les données concordent pour montrer que les modifica
tions des relations spatiales soit entre les parties d'un dessin
(Vurpillot, 1969 a), soit entre un dessin et un cadre de référence
(Gibson, Gibson, Pick et Osser, 1962 ; Rudel et Teuber, 1963 ;
Sekuler et Rosenblith, 1964 ; Wohlwill et Wiener, 1964, pour ne
citer que quelques auteurs), présentent des difficultés parti
culières aux jeunes enfants.
Les expériences1 qui vont être rapportées ici ont eu pour
objet d'étudier l'influence de variables telles que le degré de
régularité des configurations comparées et le statut des éléments
déplacés à l'intérieur de ces configurations, sur les jugements
portés par les enfants.
Dans une expérience précédente (Vurpillot et Moal, 1970),
nous avions comparé, chez les mêmes enfants, les jugements
portés en présence de différences par substitution et de diff
érences par permutation. Dans les deux cas le matériel est de
même ordre, il s'agit de dessins de maisons à 6 fenêtres, et les
différences introduites respectent la disposition des fenêtres.
Dans le cas de substitution, lors du passage d'une maison à
l'autre, deux des fenêtres sont remplacées par deux autres dont
le contenu est différent ; dans le cas de permutation, toutes les
1. Nous remercions vivement Mmes les Inspectrices des écoles matern
elles des départements du Calvados, de la Seine-Maritime et du Val-d'Oise,
ainsi que Mmes les Directrices et Institutrices des écoles maternelles de
Caen, Mont-Saint- Aignan et L' Isle- Adam qui nous ont aimablement
accueillis, nous permettant de mener à bien les trois expériences rappor
tées ici. É. VURPILLOT, R. LECUYER, A. MOAL ET A. PINEAU 33
fenêtres de la première maison se retrouvent sur la deuxième
mais deux d'entre elles ont échangé leur emplacement. A tous
les âges le nombre de réponses correctes a été massivement
inférieur quand les différences étaient des permutations. Cepen
dant il était apparu que la situation relative des éléments
permutés intervenait dans la répartition des bonnes réponses.
Le plan expérimental ne nous ayant pas alors permis d'analyser
l'influence de ce facteur, le but d'une première expérience a été
d'étudier le rôle des relations spatiales entre éléments permutés.
Dans cette expérience, comme dans la précédente, les configura
tions comparées sont très régulières et, de prime abord, aucun
des éléments ne semble avoir de statut privilégié. Il peut en être
tout autrement dans le cas où seraient choisies des configurations
irrégulières à l'intérieur desquelles certains éléments seraient
singularisés par rapport aux autres. On peut se demander si
en ce cas toute permutation incluant un élément singularisé
n'entraînerait pas plus de jugements corrects que des permutat
ions entre éléments quelconques. La deuxième expérience a pour
objet de tester une telle hypothèse.
On peut enfin penser que tout déplacement d'un élément,
qui modifierait la configuration elle-même, entraînerait un
jugement « pas pareil » plus volontiers qu'une permutation qui,
elle, n'entraîne aucun changement dans la forme de la configu
ration. La vérification de cette hypothèse est l'objet de la
troisième expérience1.
EXPÉRIENCE I
Cette expérience étudie l'évolution de la performance en
fonction des relations spatiales qu'entretiennent les éléments
permutés à l'intérieur d'une configuration régulière.
Une première hypothèse fait intervenir le rôle de l'exploration
oculomotrice. L'insuffisance de celle-ci, observée chez les jeunes
enfants (Vurpillot, 1968, 1969 6), influe certainement sur la
performance, mais elle peut aussi bien entraîner des erreurs que
de bonnes réponses. En effet, si les fenêtres permutées sont
proches l'une de l'autre, et si l'enfant regarde justement la zone
1. Les trois expériences ont été exécutées dans le cadre du Certificat
de maîtrise de Psychologie expérimentale (Paris V).
A. PSYCHOL. 71 2 34 MÉMOIRES ORIGINAUX
qui les contient, le jugement sera « pareil » car les échantillons
explorés sur la maison de gauche et sur celle de droite contien
dront les mêmes fenêtres (Vurpillot et Moal, 1970). Si, dans
cette même éventualité l'enfant regarde la zone qui ne contient
pas les fenêtres permutées, alors il ne trouvera que des couples
de fenêtres identiques et répondra, là aussi, « pareil ».
En revanche, si les fenêtres permutées sont assez éloignées
l'une de l'autre pour que l'échantillon prélevé par exploration
sur chaque maison ne contienne qu'une des fenêtres permutées,
on se trouve ramené à une situation où la différence est introduite
par substitution de contenu. Une fenêtre vue sur une maison
n'est pas vue sur l'autre, la réponse est alors « pas pareil ».
Paradoxalement, l'insuffisance d'exploration entraînerait une
réponse correcte.
On peut donc faire l'hypothèse que, dans la mesure où
l'exploration visuelle est limitée, une paire différente par permut
ation entre éléments éloignés sera plus fréquemment jugée « pas
pareille » qu'une paire à permutation entre éléments proches.
Une deuxième hypothèse fait intervenir la difficulté de
discrimination marquée par les jeunes enfants entre images en
miroir, lorsque les dessins à comparer sont symétriques par
rapport à un axe vertical (Rudel et Teuber, 1963 ; Sekuler et
Rosenblith, 1964 ; Huttenlocher, 1967). Dans une maison où les
fenêtres sont disposées sur deux colonnes, toute permutation
entre les deux fenêtres d'une même ligne entraîne la formation
d'images en miroir, pour cette ligne. On peut donc penser que
toute permutation de ce type entraînera fort peu de réponses
correctes « pas pareil ».
1) Matériel
Le matériel se compose de 42 cartes de 21 x 13,5 cm, dont chacune
porte le dessin d'une maison, et avec laquelle on forme 6 paires de
maisons identiques et 15 paires de maisons différentes. Chaque maison
contient 6 fenêtres à contenu différent, disposées sur 3 lignes et 2 colonnes
(fig. 1). Sur chaque paire différente, une maison diffère de l'autre par la
permutation de deux fenêtres. Les permutations sont dites horizontales
quand elles portent sur les deux fenêtres d'une même ligne. Il y a 3 per
mutations horizontales possibles. Les sont dites verticales
quand elles portent sur deux fenêtres situées sur la même colonne.
Elles sont dites croisées quand elles portent sur 2 fenêtres situées à la
fois sur des colonnes et des lignes différentes. E. VURPILLOT, R. LEGUYER, A. MOAL ET A. PINEAU 35
Les permutations verticales et croisées peuvent être proches ou
lointaines. Elles sont dites proches quand elles portent sur des fenêtres
situées sur des lignes voisines (lignes 1 et 2 ou 2 et 3) ; elles sont dites
lointaines quand elles portent sur des fenêtres situées sur les lignes 1 et 3.
Enfin des permutations proches, croisées ou verticales, sont dites
hautes quand elles portent sur les fenêtres des lignes 1 et 2 (haut de la
\/l
Fig. 1. — Echantillon des stimulus utilisés dans l'expérience I
Ici, paire de maisons différant par une permutation verticale proche
maison, fig. 1), et basses quand elles portent sur les fenêtres des lignes 2
et 3 (bas de la maison).
L'emplacement et la fréquence d'apparition des 9 contenus de
fenêtres ont été contrebalancés (9 contenus sont disponibles, 6 sont
utilisés par paire de maisons).
Les résultats ont été traités par l'analyse de la variance.
2) Population
96 enfants de 4 à 6 ans et demi répartis en 3 groupes comprenant
chacun 16 filles et 16 garçons, soit :
32 enfants de 4 ans ± 2 mois (âge moyen 4 ans).
32 de 5 ans ± 2 (âge 5
32 enfants de 6 ans et demi ± 2 mois (âge moyen 6;6 ans). 36 mémoires originaux
3) Plan expérimental
Chaque enfant voit 3 paires identiques et 9 paires différentes, dont
les 3 paires à permutation horizontale, 3 paires à permutation croisée
dont une proche haute, une proche basse et une lointaine et 3 paires
à permutation verticale dont une proche haute, une proche basse et
une lointaine.
Le respect du contrebalancement a entraîné la répartition des
21 paires de maisons en deux séries de 12 chacune, les 3 paires à permut
ation horizontale se retrouvant dans les deux séries. Chaque série est
présentée à des enfants différents.
4) Procédure et consigne
L'expérimentateur fait asseoir l'enfant à côté de lui et lui dit :
« Je vais te montrer des jolies maisons que j'ai dessinées ; quelques
fois je les ai dessinées tout à fait pareilles et quelques fois je me suis
trompé, alors elles ne sont pas pareilles. Chaque fois que je te donnerai
une maison, ce sera ta maison à toi, et je garderai une maison qui sera
ma maison à moi. Il faudra que tu regardes très bien ta et que
tu regardes très bien ma maison ; quand tu auras très bien regardé ta
maison et ma maison tu me diras si nos maisons sont tout à fait pareilles
ou si elles ne sont pas pareilles. Après on rangera nos deux maisons et
on en prendra deux autres. »
L'expérimentateur donne alors une maison de la première paire à
l'enfant et lui fait tenir la carte appuyée sur le bord du bureau, inclinée
à 45° environ, puis il place l'autre maison à côté en veillant à ce que les
cartons aient la même inclinaison et que les fenêtres homologues soient
alignées correctement.
Comme dans la première expérience (Vurpillot et Moal, 1970)
les réponses sont approuvées, quelles qu'elles soient.
5) Résultats
Gomme dans toutes nos expériences sur la différenciation
perceptive, les paires identiques sont presque toujours jugées
correctement, aussi seules les réponses faites aux paires différentes
vont-elles être analysées.
a) Les permutations lointaines donnent lieu à plus de réponses
correctes que les permutations proches chez les plus jeunes
enfants seulement.
L'hypothèse relative à l'influence de l'extension de l'explo
ration visuelle est donc vérifiée.
b) A tous les âges les permutations horizontales entraînent
beaucoup moins de bonnes réponses que les autres. É. VURPILLOT, R. LECUYER, A. MOAL ET A. PINEAU 37
TABLEAU I
Evolution des performances
en fonction de la nature des permutations
Ages
Nature
des permutations 4 ans 5 ans 6;6 ans
Horizontales 1 7,3 71,9
Proches non horizontales .... 0 35,2 96,9
12,5 39,1 98,4 Lointaines
Les résultats sont exprimés en pourcentages de réponses correctes
« pas pareil ».
c) L'analyse des résultats individuels fait apparaître une
grande cohérence chez les enfants que l'on peut presque tous
répartir entre 4 groupes.
Groupe 1 : L'enfant répond « pareil » aux 12 paires, ses réponses
sont donc correctes pour toutes les paires identiques,
incorrectes pour toutes les paires différentes.
Groupe 2 : L'enfant répond correctement aux paires identiques
et aux paires différentes à permutations lointaines,
et incorrectement à toutes les autres.
Groupe 3 : L'enfant ne fait d'erreur que sur les paires à permut
ation horizontale.
Groupe 4 : L'enfant ne fait aucune erreur.
Le tableau II montre qu'à tous les âges le nombre de sujets
non cohérents est faible : 4 ou 5 sur 32. La répartition des enfants
entre les 4 groupes évolue très nettement avec l'âge.
TABLEAU II
Répartition des enfants selon leur « pattern » de réponses
Ages
Groupes
4 ans 5 ans 6;6 ans
26 Groupe 1 18 0
— 2 2 0 0
3 0 8 6
— 4 0 2 21
Non cohérents 4 4 5
Les résultats sont exprimés en nombre d'enfants. Il y a 32 enfants par âge. 38 MEMOIRES ORIGINAUX
EXPÉRIENCE II
Cette expérience vise à étudier l'influence du statut des
éléments dans une configuration. Il est fait l'hypothèse qu'une
permutation entraînera d'autant plus facilement une réponse
correcte « pas pareil » que les éléments impliqués dans la permut
ation seront plus singularisés vis-à-vis des autres.
1) Le matériel
II se compose de 28 cartes de bristol de 9 x 13 cm. Chaque carte
porte 9 petits dessins disposés selon une configuration (fig. 2). Les
dessins-éléments représentent des objets familiers : parapluie, pipe,
brosse à dents, peigne, sac à main, paire de ciseaux, bouteille, moufïle
et tasse. Chaque élément a été dessiné dans un cercle virtuel de 1 cm
de diamètre, les extrémités du dessin touchant les frontières du cercle.
Configuration I Configuration II
Paire différente constituée par deux configurations III
différant entre elles une permutation
entre un élément demi-singularisé et un élément non singularisé
Fig. 2. — Echantillon des stimulus utilisés dans l'expérience II

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