Phonation. Langage. Ecriture. Dessin. Musique. - compte-rendu ; n°1 ; vol.41, pg 598-605

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1940 - Volume 41 - Numéro 1 - Pages 598-605
8 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1940
Lecture(s) : 54
Nombre de pages : 9
Voir plus Voir moins

X. Phonation. Langage. Ecriture. Dessin. Musique.
In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 598-605.
Citer ce document / Cite this document :
X. Phonation. Langage. Ecriture. Dessin. Musique. In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 598-605.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1940_num_41_1_8567ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 598
Sur une même personne, des mesures répétées pendant 20 ans
ont montré une grande conÄance dans la répartition des fréquences
des décimales (avec prédominance extrême et .sensiblement égale
du 2 et du 8).
La connaissance de son équation permet d'améliorer les mesures.
L'auteur rappelle une série de travaux sur la question (dus en
particulier à Plassmann), depuis les,, premiers, de 1889, dus aux
astronomes français Boquet et Gonessiat. HP.
X. — Phonation. Langage. Écriture. Dessin. Musique
883. — G. FAIRBANKS. — Recent experimental investigations of
vocal pitch in Speech (Investigations expérimentales récentes de la
hauteur vocale dans le langage parlé): — J. Ac. S., XI, 1940,
p. 457-466.
Analyses tonales d'une même phrase dite par des acteurs simulant
diverses émotions : dédain, colère, crainte, chagrin, indifférence.
Des indications générales ressortent de l'examen des courbes statis
tiques de distribution suivant les hauteurs. La même méthode a été
appliquée avec succès à des comparaisons de speakers de radio et
d'enfants d'âges différents, et pourrait être étendue à l'étude de
maint problème phonétique. A. F.
884. — M. A. GOLDSTEIN. — New concepts of the functions of the
tongue (Nouvelles conceptions sur les jonctions de la langue). —
The Laryngoscope, St. Louis, L, 2, février 1940, p. 164-188.
Multiples sont les fonctions de la langue, dans la mastication,
la salivation, la déglutition, la phonation. Très variables aussi le
volume et la forme de la langue. Et il faut cependant que la physio
logie de cet organe ait été fort peu étudiée. Pour montrer l'évolution
de la langue l'auteur reproduit divers documents sur cet organe chez
le caméléon, la girafe, l'éléphant, etc. Chez tous les mammifères ce
sont les fonctions inhérentes à l'alimentation qui dominent. Chez
l'homme apparaît la phonation et depuis urv siècle on enseigne que
la langue est indispensable à la production des consonnes. Qu'y a-t-il
de vrai dans cette affirmation ? En 1791 Wolfgang von Kempelen,
de Vienne, publiait un ouvrage .sur le mécanisme de la phonation et
il réalisait une machine avec laquelle on pouvait émettre des sons
tout à fait semblables à ceux de Ja voix humaine, en allemand, en
français, en latin. Cette réalisation est d'autant plus remarquable
qu'elle a précédé de 150 ans l'instrument radio-électrique appelé
Vodor qui permet aujourd'hui la reproduction du langage. Klemperer
montrait ainsi que la langue n'est pas indispensable dans la produce
tion des consonnes et du langage en général. C'est à une conclusion
identique que l'on arrive quand on étudie, comme l'a fait l'auteur,
'des sujets amputés de la langue et qui ont spontanément récupéré
le langage. Il apparaît donc que la physiologie de la langue, et du
langage, ne sont pas ce que l'on croyait autrefois et que de nouvelles
études sont, \dans ce domaine, désirables. C. PHONATION. LANGAGE 599
$85. — D. Me FËHLAN. — Speech hearing and speech interpretation
( V audition du langage et V interprétation du langage). — : Ârch.
of Otol., Chicago, XXXI, n° 3, mars 1940, p. 517-528.
L'intelligibilité du langage peut-elle se déduire d'un audi
ogramme ? H. Fletcher le prétend et a donné une formule qui permet
de calculer le déficit d'intelligibilité en fonction du déficit sur les
3 fréquences, 512, 1.024, 2.048. Mais en comparant cette méthode
avec la méthode phonographique directe, on voit qu'il y a un désac
cord énorme entre les deux. La conclusion est que l'audiogramme
ne permet pas de juger de l'intelligibilité du langage. Il faut comme
stimulus utiliser la voix elle-même ; c'est la méthode phonographique
qui donne toute la précision désirable. Les otologistes doivent se
familiariser avec cette méthode et en particulier connaître tout le
parti que l'on peut tirer d'une augmentation ou d'une diminution
de la vitesse de rotation du disque, manœuvre qui permet d'éliminer
respectivement soit les graves, soit les aigus. On tire de là des indica
tions utiles, en particulier pour la prothèse. C.
886. — W. WOLFF. — »Zur Deutung der Sprechweise ( V interpréta
tion des modalités de la parole). — Z. f. Ps., CLII, 1942, p. 1-29.
Il faut considérer, dans les modalités de la parole, la hauteur
de l'intonation, le timbre de la voix, l'articulation, la mélodie, l'inten
sité, l'accent, le rythme et le tempo.
Dans la marge des variations possibles pour une même voix, la
hauteur prend une valeur expressive.
Les sons graves et aigus sont en rapport avec certains sentiments.
Ils ont aussi un symbolisme spatial, une localisation différente.
ha voix grave résonne dans la poitrine, elle est l'expression des
sentiments « profonds », de la conscience de soi, de la conviction.
Inversement, la voix monte dans l'expression d'une attitude exté
riorisée, centrifuge;
Le timbre correspond à un certain spectre sonore. Chaque voyelle
a son propre. Mais il faudrait pousser l'analyse plus loin que
ne le permettent les méthodes actuelles. Le relief du ton fondamental
est un signe de naturel, de franchise, de cordialité. La voix nasale
'—?■ qui peut devenir habituelle — tend à obtenir, avec un minimum
■d'effort, un maximum de portée (voix de commandement). Les varia
tions du timbre traduisent la recherche des effets pittoresques et
surtout les nuances affectives. L'émission des voyelles est précédée
■d'un claquement de la glotte ou d'un bruit de souffle, qui donnent
l'impression soit de tension, soit de relâchement.
L'articulation claire a une fonction sociale ; l'articulation négligée
trahit la paresse, l'indifférence, l'incertitude. Une voix bien accentuée
traduit une volonté de correction et de conscience ; l'exagération de
l'accent intensifie l'expression pathétique, souvent de façon factice.
La parole est plus riche en intervalles que la musique. La mélodie
verbale dépend de la structure de la phrase, mais aussi de la portée
sociale du discours, de la participation directe du moi. La monotonie
peut revêtir des significations très variables.
L'intensité exprime une force qui se manifeste sans contrainte,
et qui peut être la tension de la volonté, et de l'émotion. Une inten- ■

:
'

'
:
600 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
site excessive indique soit une nature fruste, sans contrôle ni mesure,
soit une importance particulière attachée à ce qu'on dit. Mais on
crie aussi quand on n'a pas confiance dans ce qu'on affirme. La maît
rise de soi s'exprime dans une voix plus contenue.
L'accent peut être d'intensité, de hauteur ou de- durée. Le rythme
résulte de la distribution temporelle des accents. Il est un moyen
de structurer le discours. Le tempo est l'expression du tempérament,
mais il peut être modifié par une intention consciente. Les change
ments reflètent soit le cours même de la pensée, soit une intention
d'agir sur celle de l'auditeur. P. G.
887. — M. POMARET. — L'architecture du langage. — Rev. gén.
Sei., XL1, 1940, p. 70-75.
Études statistiques sur la répartition des mots en fonction de leur
longueur (dé 1 à 16 lettres) dans des textes de Molière, Benjamin
Constant, Maupassant et Cicéron (2.000 à 10.000 mots) ; répartition
dissymétrique unirnodale ; les nombres moyens de lettres des mots
sont, pour les 4 textes, de 3,924 ; 4,24 ; 4,36 ; et 5,56. En pre
nant les 16.000 premiers mots du dictionnaire dans l'abrégé de
Littré (1877), s'arrêtant au milieu du D, la moyenne est 8,667.
Sur 10.000 mots, la loi de répartition de Gauss se montre valable.
Beaucoup de calculs, peu d'utilisation. H. P.
888. — PAUL VUILLEMEY. — La pensée et les signes autres que
ceux de la langue, -r- In-8° de 362 pages. Paris, Imprimerie
Foulon, 1940.
Dans cette thèse de doctorat es lettres, l'auteur, professeur à
l'Institution des Sourds-Muets, a envisagé l'expression gestive de la
pensée, après quelques chapitres préliminaires sur les signes symbol
iques et emblématiques, et le dessin comme forme d'expression
graphique.
Les mots ont plus ou moins complètement éliminé les gestes,
imprécis pour les désignations concrètes, insuffisants pour les désigna
tions abstraites, et non codifiés.
L'auteur ne croit pas que. la langue gestive puisse jamais arriver
à une expression satisfaisante d'une pensée toujours trop complexe
et nuancée, et il est déNceux qui soutiennent la nécessité d'exclure
l'enseignement gestif des sourds-muets au profit de l'enseignement
oral. Et il montre la variabilité et l'insuffisance des symboles gestifs
utilisés pour des désignations communes. •
On regrette l'absence d'expérimentation directe sur les capacités
de compréhension gestive des sourds, dont sont données seulement
quelques brèves observations occasionnelles, peu significatives. ■' •■' ..'■'■' .:■'■ .■ "■ .'.■■ ; • •■ H. P.
889. — PAUL VUILLÈMÉY — Contribution à l'étude des percep
tions taetiles dans renseignement de la parole. — In-8° de
166 pages.. Paris, Imprimerie Foulon, 1941.
Se fondant sur son expérience dans l'enseignement de la parole
aux sourds-muets que l'on démutise, V. envisage le rôle que peut
la' tactilité. ■<•-.. jouer, à côté de la vision, .

PHONATION. LANGAGE . , 601
Selon lui, dans la période d'initiation, afin de susciter la vocalité,
l'expérience du souffle d'air, des mouvements des appareils vocaux,
et des vibrations laryngées, joue un rôle important. Mais ensuite,
limage kinesthésique, se substituant entièrement à l'image auditive,
suffirait à la régulation de la parole, et l'image visuelle à la compréhens
ion verbale, sans aucune participation du tact.
De quelques comparaisons expérimentales sur la compréhension
de mots ou de phrases par lecture sur les lèvres seule pu associée à
une perception vibratoire par contact dorsal de la main sur le larynx
du parlant, il résulterait même que les résultats seraient moins bons
dans le second cas, l'apport vibratoire étant plutôt une gêne qu'une
aide.
Mais, évidemment, la perception visuelle est rendue plus difficile
dans l'attitude nécessaire à l'exploration manuelle du larynx, et cela
laisse intact le "problème de l'apport que peuvent fournir des données
vibratoires amplifiées dans des conditions plus satisfaisantes, comme
par la méthode de Gault. H. P.
890. — DAVID P. BODDER. — The adjective-verb quotient; a
contribution to the psychology of Language (Le quotient adjectif s-
^verbes ; contribution à la psychologie du langage). — Ps. Rec",
III, 22, mars 1940.
Recherche de la relation numérique entre les adjectifs et les verbes
d'après 388 spécimens variés de la littérature américaine (échant
illons de 300 à 350 mots pris dans : statuts légaux, lettres d'affaires,
lettres privées, romans, poèmes, théâtre, magazines, science, philoso
phie, annonces, articles de journaux), dans l'espoir que les résultats
permettront une interprétation psychologique. L'auteur s'appuie sur
les travaux analogues de Buseman pour la langue allemande, qui fait
du style une « caractéristique symptomatique personnelle » dépendant
très peu (dans la limite étroite des textes examinés : rédactions sco
laires enfantines) du sujet' traité, et qui distingue le style actif
où il y a une prédominance de verbes, et le style qualitatif avec prédo
minance d'adjectifs. Le premier coïnciderait avec une activité et une
imotivité plus grande, moins d'objectivité et moins d'inteliectualité *r
le second coïnciderait avec les traits opposés. L'auteur s'appuie égale
ment sur la distinction que fait Rorschach entre les réponses kines-
thésiques (verbes) et les réponses de couleurs (adjectifs) et sur ses.
conclusions relativement aux diverses proportions de K et de C.
Le quotient adjectif-verbe (Avq.) désigne le nombre d'adjectifs
par 100 verbes dans un texte donné. La distribution des Avq. pour
chaque genre de spécimen montre des différences suffisamment
grandes pour prouver qu'en règle générale le Avq. varie avec le sujet
traité. C'est dans les pièces de théâtre (langage parlé) qu'il est le
plus bas (valeur moyenne 11,2) ; ensuite viennent les textes juri
diques (20), puis les romans (35,2), et enfin la science (75,4).
• " • G: N.
891. — WILLI AM A STARK. — The effect of bilingualism on gener
al intelligence : an investigation carried out in certain Dublin 602 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
primary schools (Effet du bilinguisme sur l'intelligence générale :
recherche menée dans certaines écoles primaires de Dublin). —
Br. J. of Ed. Ps., X, 1, 1940, p. 78-79.
Bref résumé d'une thèse. La reviviscence du gaélique dans
l'Irlande moderne, où il y a à Dublin 2 sortes d'écoles primaires,
celles où tout l'enseignement est donné en gaélique et où l'anglais
est enseigné comme une langue étrangère, et où le gaélique est la
langue de la conversation à la fois en classe et là récréation (bien
que moins de 10 % des élèves proviennent de familles où le gaélique
est parlé à la maison), et celles où il y a une leçon quotidienne de
gaélique mais où l'anglais est employé pour tout le reste, offre une
occasion d'étudier le bilinguisme. En effet dans les écoles du premier
type les enfants sont en général bilingues, et monoglottes dans celles
du second type. L'intelligence d'enfants de 10 à 12 ans provenant
de 5 écoles du 1er type et de 4 écoles du 2e furent comparées au moyen
des tests verbaux A et B de Dawson et du test de performance de
Passalong. Les bilingues furent inférieurs de 5 points (à l'âge de
11-12 ans seulement) dans la forme A donnée en gaélique à eux et en
anglais aux monoglottes? et supérieurs de 13 et 7 points respectiv
ement à chaque âge dans la forme B donnée en anglais à tous, — toutes
ces trois différences étant significatives. Il n'y eut pas de différence
significative pour le test de 'performance, ce qui est en accord avec
les résultats d'autres auteurs. Il n'y a donc aucune preuve que le
fait d'apprendre de bonne heure une 2e langue affaiblisse la connais
sance de la langue maternelle, comme on le prétend souvent. Au
contraire, le développement mental des enfants doués, d'une grande
facilité verbale peut bénéficier de l'acquisition précoce seconde
langue. C. N.
892. — A. B. BERMAN et G. J. TRAIN. — A genetic approach to
the problem Of Stammering (Le problème du bégaiement abordé
génétiquement). — J. of n. and m. D., XCI, 1940, p. 590-594.
Le langage mesure, selon les auteurs, le facteur de socialisation
de l'individu, et permet de pronostiquer le succès social.
Le progrès du langage dépend de l'habileté de l'enfant à observer
et à imiter, ainsi que des stimulations du milieu (nature et nurture) ;
même avec un appareil vocal, et cérébral parfait, si les stimulations
du milieu font défaut, il s'ensuit des défauts de langage.
Dans certains cas où une inhibition, exercée par les parents, -se
manifeste dans les premiers essais, il y a eu répétition des mots et
blocage, entraînant le bégaiement, qui peut apparaître chez fout
normal embarrassé.
Des cas observés à la Brooklyn Child Guidance Clinic ont présenté
des bégaiements en relation avec des sentiments d'infériorité,, ou
d'inséctirité, des troubles émotionnels, d'origines diverses. En cas do
troubles émotionnels^graves, de passager le bégaiement serait suscep
tible de devenir permanent. H. P.
893. — ALEODOR SUCIU. .— Turburàrile de vorbire la copil si
ràspândirea lor printre scolarii din Cluj (Les troubles de la parole PHONATION. LANGAGE 603
et leur distribution parmi les écoliers de Cluj). — R. de Psih.,
III, 1, 1940, p. 41-63. •
Après une vaste incursion, faite par un spécialiste et un sérieux
connaisseur du problème, dans la psychologie du langage et dans la
psychophysiologie des insuffisances qui s'y rapportent, l'auteur
nous décrit ses recherches personnelles. Celles-ci consistent dans
une enquête appliquée sur 4.613 enfants (2.383 garçons et 2.230 filles)
des écoles primaires et secondaires de Cluj. De ce grand nombre
d'enfants, 106 (2,29 %) présentèrent des troubles de la parole
{bégaiement, sigmatisme, rhotacisme, rhinolalie et autres, troubles
pris ici dans leur ordre de fréquence). Après avoir examiné l'âge auquel
ces troubles apparaissent, l'auteur a constaté que le bégaiement,
constituant un niveau en quelque sorte stationnaire, doit revêtir
une différence de nature vis-à-vis des autres troubles. Il y a une
corrélation assez évidente entre la faiblesse intellectuelle des enfants
et les troubles de la parole, ce qui a été confirmé du reste par nombre
d'auteurs. A. P.
894. — BRYxNG BRYNGELSON — A study of laterally of
stutterers and normal speakers (Étude de la latéralité chez les
bègues et les normaux). — J. of soc. Ps., XI, 1940, p. 151-155.
La proportion des ambidextres, ou des,gauchers devenus droitiers,
est nettement supérieure chez les bègues à ce qu'elle est chez les
normaux. On constate qu'il y a également davantage de bègues dans
les familles de bègues. , J. St.
895. — J. MORLAAS. — Écriture en miroir et bilatéralisme humain.
— Enc, XXXIV, 2, 1939-40-41, p. 493-516.
» Chez un sujet qui sait éliminer tout modèle visuel ou moteur
des mots à écrire, l'écriture de la main gauche est possible après
apprentissage de la main droite. L'écriture est droite pour la main
gauche comme pour la main droite quand elle va de gauche à droite,
en miroir quand elle va de droite à gauche. Outre l'écriture, la lecture,
et même dans certains cas d'ailleurs rares de lésions cérébrales gauches,
l'articulation peuvent être en miroir. Chez un sujet normal la pré
pondérance tôt acquise de l'hémisphère gauche sur l'hémisphère
droit supprime l'écriture de la main gauche. Mais la débilité mentale
ou certains déséquilibres nerveux, en rendant cette prépondérance
plus précaire, laissent l'acquis latent de la main gauche se manifester.
H. W.
896. — HERBERT ZINKE. — Der Verbundenheitsgrad in der
Handschrift (Le degré de liaison dans une écriture). — Z. f. ang.
Ps., LVII1, 4, 1940, p. 246-260.
Le degré de liaison dans une écriture varie beaucoup moins que
la pression. Il peut être choisi avec plus de profit que cette dernière
comme expression des réactions individuelles aux stimuli extérieurs
et intérieurs. Quelques exemples d'interprétation sont joints.
S. P.
897. — HEINRICH UNGER. — Weibliche oder mänliche Schrift '

'.
604 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
(L'écriture féminine ou masculine ), — Z. f. ang. Ps., LVIII, 4,.
1940, p. 213-235. \.
Quelques types d'écriture/ des deux sexes, suivis d'une liste des.
caractères respectivement liés à eux. S. P.
898. — H. WERNER. — Musical « micro-scales » and « micro-
melodies » (Clés et mélodies musicales). — J. of Ps., X, 1940,
p. 149-159.
Recherches inspirées de la théorie de la Gestalt sur les schémas
* I. L. mélodiques,
899. — A. WELLEK. — Typologie und Muzikbegabung (Typologie
et dons musicaux). — O. KROH. — Abschliessende Bemerkungen
zum Discussion Lamparter-Wellek (Remarques finales sur- la
discussion Lamparfér-Wellek). — Z. f. Ps., GLI, 1942, p. 303-321
et p. 322-331.
Lamparter a publié dans la Z. f. Ps., au sujet d'un livre dé
Wellek (Typologie der Musikbegabung deutschen Volkes), un compte
rendu dont la plus grande partie est consacrée à la défense de ses
propres idées sur le sujet. Wellek réplique dans cet article, et Kroh
tire les conclusions de ce débat. Sans entrer dans le détail de cette
polémique, disons seulement que la discussion porte sur deux aspects-
réels du sentiment musical. L. y voit surtout une réaction affective,
qu'il scrute au moyen de tests portant sur des formes complexes de
production musicale ; il rapporte cette réaction à un type cycl
othymique ou sentimental. W. considère surtout dans l'aptitude
musicale ce qu'elle a de spécifique ; elle est circonscrite dans le-
domaine spécial des tons musicaux ; les tests de W. portent sur la
perception de ces sons ; il admet deux types de perception musicale,
selon que l'affinité des sons repose sur leurs relations tpnales ou fur
leur hauteur relative, mais ces caractéristiques sont relativement
indépendantes de la personnalité totale. . P. G.
900. — G. RUBIN-RABSON. — The influence of age, intelligence,
and training on reactions to classic and modem music (V influence
de Vâge, de l'intelligence, de V éducation aux réactions à la musique
classique et moderne).— J. of gen, Ps., XXII, 1940, p. 413-429.
70 adultes hommes et femmes âgés de 20 à 70 ans sont soumis à
des tests musicaux après avoir rempli un questionnaire d'intérêts
et connaissances musicales. L'auteur étudie les préférences des sujets
pour certains musiciens et trouve que les corrélations les plus étroites .>
sont celles qui existent entre le choix et la fréquence avec laquelle
ces musiciens figurent au répertoire des concerts de l'époque. Il ne
s'agit dans son étude que d'un groupe de sujets qu'elle qualifie de
naïfs et ses tests ne semblent pas pouvoir servir à la discrimination
des mieux doués. I. L.
901. — O. W. EAßLESON et L. E. TAYLOR. — A study of chord
preference in a group of negro college women (Étude de la préfé
rence de certains intervalles musicaux dans un groupe d'étudiantes
nègres). — J. of eXp. Ps., XXVI, 1940, p. 619^621.
La méthode de comparaison par paires à permis aux A. de dresser ACTIVITÉ ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT. FATIGUE 605
■une liste de préférence concernant les intervalles musicaux pour
75 étudiantes nègres. Les intervalles se hiérarchisent comme suit,
en allant des plus agréahles aux moins agréables : arpège en sautant
une note, tierce mineure, sixte mineure, sixte majeure, quinte, quarte,,
tierce majeure, octave, seconde majeure, septième mineure, septième
majeure et finalement mineure. La comparaison de ces résul
tats avec ceux obtenus par Valentine (1913) par la méthode des
stimuli isolés concernant, des étudiantes de race blanche montrent
que les deux groupes s'accordent complètement sur les intervalles
les moins agréables (les quatre derniers de la liste ci-dessus). Il n'en
est pas de même pour les plus agréables, sauf pour la tierce mineure
placée au second rang par les deux groupes ; alors que la tierce
majeure est la plus agréable pour les étudiantes blanches, elle vient
au 7e rang pour les étudiantes nègres. A. T.
XI. — Activité et travail
1° Travail. Entrainement. .Fatigue. L'imitation
902. — F. BOTTAZZI et A- GEMELLI. — II fattore umano del
lavoro (Le facteur humain du, travail). — Rivista internazionale
di Scienze sociali, XLVIII, 1940, p. 117-126. .
Étude ayant formé l'introduction d'un ouvragé publié sous ce
titre sur les aspects biologiques, physiologiques et psychologiques
du travail humain. . •
Le regretté physiologiste B., et le psychologue A. G. montrent
l'importance de la physiologie du travail et de la psychotechnique,
avec, comme résultats envisagés, une orientation professionnelle
Jbien conduite, une bonne organisation de l'apprentissage, un déve
loppement utile du travail, une prévention des accidents et maladies,
enfin une assistance morale du travailleur. H. P.
903. — B. R. PHILIP.* — Studies in high speed continuous work.
IV. Motivation and hedonic tone. V. Pain, blocking and tiredness
(Études du travail continu à grande vitesse. IV. Les mobiles et
le ton affectif. V. Douleur, blocage et fatigue). — J. of exp. Ps.,
XXVI, 1940, p. 226-237 et p. 322-336.
Description, faite en utilisant surtout les rapports introspectifs
des sujets, des changements survenus dans leur état d'âme, mobiles,
ton affectif, sentiment de bien travailler, d'être fatigué, etc. au
cours d'un travail rapide prolongé pendant 7 à 8 heures. A. T.
904. — J. SOMMER. — Der Innervationsaufwand des menschlichen
Muskels (La. dépense d'innervation du muscle humain). — Z.
für B., G, 1940, p. 97-104.
La mesure de la dépense est fournie par le produit
dans l'unité de temps du nombre des potentiels d'action par leur
amplitude, au cours des réponses réflexes durables du biceps,
en fonction du travail statique accompli, ou de mouvements du bras.
Le fait qu'il n'y a pas de changement de la dépense malgré un©

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.