Phonation. Langage. Écriture. Dessin. Musique. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 597-613

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 597-613
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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X. Phonation. Langage. Écriture. Dessin. Musique.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 597-613.
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X. Phonation. Langage. Écriture. Dessin. Musique. In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 597-613.
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par l'exposé de la distinction des matériaux et des processus. La
solution d'un problème semble se décomposer en trois groupes de
processus : orientation de l'esprit sur certains aspects du problème,
élaboration, examen critique de la solution. R. B.
X. — Phonation. Langage. Écriture. Dessin. Musique
1250. — Mme BOREL-MAISONNY. — Oscillographie et phonét
ique. — Rev. Se, 3229', févr. 1944, p. 79-96.
L'auteur étudie l'aspect oscillographique (à l'oscillographe catho
dique) des sons de la langue française. Ainsi peut-on op,érer une '
classification des voyelles et des consonnes selon l'allure de leur
tracé. Les facteurs d'altération des sons parlés (prise de conscience,
durée, chant, facteurs physiologiques normaux et pathologiques)
sont également inventoriés. Y> G.'
1251. — N. H. PRONKO. — An exploratory investigation of language
by means of oseillographic and reaction time technics (Une
étude exploratrice du langage au moyen des techniques de Voscillo-
graphie et des temps de réaction). — J. of exp. Ps., XXXV, 1945,
p. 433-457. /
On compare, au point de vue du temps de réaction et des potent
iels d'action musculaires deux sortes de réactions verbales : déno
mination d'objets soit directement présentés au moyen de dessins,
soit désignés indirectement par des symboles dont on a fait apprendre
la signification. Pour une partie des sujets, cette seconde sorte
d'apprentissage peut aboutir à l'élimination de toute conscience du
symbole intermédiaire. P. G.
1252. — R. K. POTTER. — Visible speech (La parole rendue
visible). — Bell Laboratories Record, New-York, XXIV, 1,
janvier 1946, p. 7-11.
Il s'agit d'un appareil rendant visibles les phénomènes acous- ' tiques. Ceux-ci sont analysés de telle manière qu'un nombre suffisant
de fréquences étant représentées, il soit possible de reconnaître par
lecture la signification du phénomène transcrit. Il y a divers procédés
qui tous utilisent les filtres de bande, une douzaine en moyenne.
Parmi les applications de l'appareil, il faut citer celle qui permet à
un sourd total de suivre une conversation par lecture instantanée
faite sur l'écran de l'appareil. R. C.
1253. — A. GEMELLI et G. SAGERDOTE. — Un metodo per
Panalisi statistica delP intensita-sonora del linguaggio (Une
méthode pour Vanalyse statistique de Vintensité sonore du lan
gage). — Commenta tiones Académie pontificale, V, 9, 1941,
p. 569-603.
-Après enregistrement sur pellicule transparente de l'intensité
de la voix au cours de la parole, avec une méthode analogue à celle
qui sert pour l'enregistrement en cinématographie sonore (oscill
ographie) avec emploi d'un voltmètre logarithmique ; on fait parcourir
la surface délimitée par l'oscillograme au moyen d'un point lumineux
à vitesse constante et on enregistre photographiquement ; le cliché 598"
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sect à une traduction par un densographe, qui permet cPobtenir
directement une courbe statistique d'intensité pendant des durées
déterminées d'élocution. „
Des exemples de diagrammes sont donnés. H. P.
1254. — P. J. FAY et W. C. MID^LETON. — Measurement of the
persuasiveness of the transcribed race (Mesure de la persuasion
delà voix enregistrée). — J. of Ps., XIV, 1942, p. 259-267.
Ces recherches ont été poursuivies par un laboratoire spécialisé
dans les problèmes psychologiques de la Radio, pendant trois années
successives et avec différents speakers.
Les A. ont mis au point une technique qui permet une mesure,
statistiquement valable, de la force de persuasion des différentes
voix. R. Z.
1255. — R. CARHART. — Some aspects of model larynx fonction
(Quelques aspects du fonctionnement d'un larynx artificiel). —
J. A. S. A., XIV, 1942, p. 36-40.
Quatre études ont été faites sur un larynx artificiel du type su
ivant : deux coussinets de caoutchouc, creux, capables de gonfler sous
une pression donnée. Le premier problème étudié est celui du rôle
de la trachée et des bronches dans la production de la voix : l'adjonc
tion d'un système de tubes de longueurs variables exerce une influence
critique sur les vibrations du modèle ; la seconde expérience étudie
le mode de vibration de ce de larynx, par une méthode stro-
boscopique : ces sont très complexes et variables, elles ne
sont pas les mêmes en différents points du modèle, et ont des compos
antes verticales et horizontales. Le troisième problème traité, égal
ement stroboscopiquement, montre que le son produit par les vibra
tions du modèle sont des sons de souffle et non de « tourbillon ». Enfin
la quatrième étude envisage la détermination du spectre acoustique
des sons émis par ce larynx artificiel. Il peut être de trois sortes :
1) Spectre normal du son et de ses harmoniques ; 2) Les harmoniques
prédominent ; 3) Plus rarement, des inharmoniques sont présents et*
prédominent, qui peuvent être considérés comme la cause de cer
taines anomalies de la voix. Le larynx artificiel permet ces études ,
par isolement de certains facteurs et contrôle de conditions parti
culières d'une façon impossible à réaliser sur le vivant. I. G.
1256. — A. PEPINS KY. — The laryngeal ventricle considered as an
acoustical filter (Les ventricules laryngés considérés comme filtre
acoustique). — J. A. S. A., XIV, 1942, p. 32-35.
Les ventricules laryngés ont pour rôle supposé de lubrifier les
bandes ventriculaires. Mais leur structure semble indiquer la possi
bilité d'un contrôle musculaire de leur volume et de la surface de larynx."
l'orifice communiquant avec le Grâce à cette faculté, ils
agissent dans différents cas : dans les cas de voix double, ce sont eux
qui produisent le son le plus bas. Ils jouent un rôle dans l'éternue-
jnent et la toux. Ils agissent dans les sons très aigus en ne permettant
qu'à l'extrême bord des cordes vocales de vibrer sous l'influence du
courant d'air. Leur action est à peu près certaine pour ce qui est de
la qualité de la voix. Toutes ces données ont été confirmées par - PHONATION. LANGAGE 599
l'examen topographique du fonctionnement des ventricules laryn
gés. On peut considérer les ventricules comme des résonateurs du
type résonateurs de Helmholtz ; et le Pr Stewart a démontré que l'on
pouvait avoir un contrôle volontaire de ses sacs ventriculaires et de
leur orifice sur le larynx. Ces considérations ouvrent la voie à de
nouvelles études sur la qualité vocale. - I. G.
1257. — L. D. REID. — Some facts about stuttering (Quelques faits
concernant le bégaiement). — J. of Speech Disorders, Danville,
XI, 1, mars 1946, p. 3-12. •
L'auteur examine l'état actuel de la question dir bégaiement.
A peu près une personne sur cent qui bégaient est traitée. Il y a envi
ron 1.400.000 bégayeurs aux États-Unis. C'est avant l'âge de 8 ans
que le trouble apparaît généralement (85 % des cas), et c'est dans
l'adolescence que le bégaiement commence pour les autres sujets.
On constate erfviron 2 fois plus de bégayeurs que de bégayeuses.
D'ailleurs, en général, les troubles du langage sont plus fréquents
chez le garçon que chez la fille. Mais le phénomène est variable chez
tous les sujets. L'hérédité joue peut-être un rôle, car il y a beaucoup
plus de bégayeurs ayant des ascendants bégayeurs que de sujets à
elocution normale. Il n'est pas démontré que les gauchers bégayent
plus que les autres. Le chant fait disparaître le trouble chez presque
tous les bégayeurs. «De même une activité rythmique le fait dispar
aître. Il est très rare d'entendre bégayer un diabétique, de même un
Indien nord-américain. On observe plus de bégayeurs dans les familles
où il y a des jumeaux que dans les autres.
La définition précise du bégaiement n'est pas facile. En quoi
corisiste-t-il ? Il faut en tout cas y reconnaître des éléments toniques
et cloniques. Du point de vue de l'étiologie, 3 questions sont très
discutées, qui ne peuvent être considérées comme résolues, à savoir :
1° Le bégayeur est-il constitutionnellement différent du sujet à
elocution normale ? 2° Est-ce le milieu qui crée les conditions néces
saires à la production du bégaiement ? 3° S'agit-il d'un désordre de la.
personnalité ? On a noté comme causes oceasionnelles le rôle d'un
traumatisme, d'une émotion, d'une grave maladie. Quant à l'action
nocive de la correction d'un gaucher devenu droitier, elle n'est pas
démontrée. Mêmes incertitudes en ce qui concerne la thérapeutique.
R. C.
1258. — S. KASTEIN. — The chewing method of treating stuttering
(V action de mâcher comme traitement du bégaiement). — J. of
Speech Disorders, XII, 1947, p. 195-198.
Chez un sujet affligé de bégaiement, la moitié de l'effort de réhabil
itation est déjà fait lorsque l'on a réussi à le convaincre que bien
parler n'est pas difficile. Selon le Dr Froeschels, le bégaiement serait
dû à une incompatibilité de temps entre la pensée et la parole chez
le jeune enfant. Celui-ci exploite cette particularité pour attirer
l'attention sur lui ; les parents ne savent en général pas y remédier,
aggravant souvent le cas. Selon l'opinion de Froeschels, la parole
émane de l'action de mâcher, et les deux fonctions sont identiques.
Sa méthode de traitement est basée sur ce principe. On donne au ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 600
patient un aliment à mâcher, et une série de questions lui est posée
pour le mettre en confiance, jusqu'à la dernière : « Pouvez-vous
parler et mâcher en même temps ? » La réponse est toujours positive.
A partir de ce moment, on invite le sujet à mâcher, correctement et
en silence, et petit à petit on l'amène à répéter des mots, lui enjo
ignant ensuite d'écouter les sons qu'il émet. Il doit « mâcher à haute
voix », 40 ou 50 fois par jour, quelques secondes. Au bout de quelques
jours, on remplace les mots à répéter par des questions, puis une
conversation, lui apprenant à « mâcher l'anglais ». On lui rappelle de
toujours penser à mâcher en parlant, et à ce moment les symptômes
de bégaiement disparaissent. Cette méthode a toujours donné de
bons résultats, sauf pour quelques cas très graves pour lesquels un
traitement psychiatrique s'imposait. I. G.
1259. — E. BIERI. — Die Erscheinungsformen der Sprache und ihre
Auswertung im Taubstummen- und Schwerhörigenunterricht
(Les formes phénoménales du langage et leur application dans
renseignement des sourds-muets et des durs d'oreille). — Rev. suisse
Ps., III, 1944, p. 15-29.
La pereeption d'une phrase parlée suppose la perception de mult
iples « formes » : formes motrices, auditives, tactiles, visuelles,
perçues par les sens correspondants. Les formes les plus importantes
chez les normaux sont motrices et auditives ; leur liaison est d'une
importance capitale, puisque c'est l'oreille qui contrôle, dans l'acte de
parler, les mouvements des organes de la phonation. Pour apprendre
à parler aux sourds et aux durs d'oreille, il est donc tout indiqué de
leur apprendre à contrôler leurs mouvements par des formes tactiles
et visuelles, en leur faisant lier les formes motrices du langage aux
formes tactiles et visuelles — surtout aux formes tactiles. L'auteur
décrit un appareil formé d'un double cornet acoustique ; dans l'un
des cornets le maître parle, dans l'autre c'est l'élève, et le tube about
it à l'oreille du sujet, qui perçoit tactilement (et quelque peu audi-
tivement parfois) les vibrations émises soit pas le maître, soit par
lui-même. Ainsi, avec l'exercice, l'élève apprend les liaisons des formes
motrices et des formes tactiles, et finit par se contrôler en parlant.
Photographies à l'appui. G. V.
1260. — J. B. CARROLL. — The analysis of verbal behavior (L'anal
yse du comportement verbal). — Ps. Rev., LI, 1944, p. 102-119.
L'étude du verbal est un domaine plus vaste que
la linguistique car elle comprend en plus les gestes et expressions
significatifs. Elle permet de dégager les caractères des types de
réponses constituant le langage, parmi lesquels l'intention de signi
fication, la production volontaire, le caractère social. L'analyse
dégage les diverses formes de comportement qui sont susceptibles de
jouer le rôle d'instrument de langage. Leur force peut être étudiée
par diverses méthodes ce. qui permet de dégager les lois dynamiques
de ses variations, où l'on retrouve les lois plus générales de l'appren
tissage et du conditionnement. P. O.
1261. — C. N. COFERet J. P. FOLEY. — Mediated generalteatioh
and the interpretation of verbal behavior (La généralisation PHONATION. LANGAGE 601
médiate et l'interprétation du comportement verbal). — Ps. Rev.,
XLIX, 6, 1942, p. 513-540.
La généralisation médiate est phonétique ou sémantique ; il
s'agit d'en donner une théorie en rapport avec les principes du
réflexe conditionné, afin de pouvoir étudier d'une façon expériment
ale le comportement linguistique* G. P.
1262. — RUDOLF BILZ. — Ueber die Physiologische Wahrheit in
unserer Sprache. Dargestellt am Funktonsbild des Ekels im
Aerger (Sur la vérité physiologique dans notre langage. Décrite
d'après représentation fonctionnelle du dégoût dans la colère). —
Z. f. a. Ps., LXVI, 1-2, 1943, p. 105-111.
Notre langage exprime une multitude de phénomènes fonda
mentaux relatifs aux rapports psycho-organiques.
Gannon, Leconte, Biekel et Sasaki, Bilz, Beaumont et une multi
tude d'autres chercheurs ont montré que les mouvements péristal-
tiques aussi bien que la sécrétion stomacale, tant chez l'homme que
chez l'animal, sont très fortement influencés par la vie affective.
Certains ont cherché à déterminer le mécanisme physiologique de
cette influence. De son côté le langage exprime parfaitement cette
vérité physiologique dans des tournures telles que : une contrariété
« restée sur l'estomac », une situation déclenchant des sentiments
désagréables qui « vous dégoûte »,« j'en ai soupe », etc. La mimique
accompagnant des sensations de nausée et exprimant un dégoût
physique est souvent la même que celle manifestant la réprobation
morale, ou les sentiments d'antipathie. S. P.
1263. — H. V. GASKILL. — Language responses and intelligence. I.
Verbalization and intelligence (Le langage et V I.
Verbalisation et intelligence). — J. of Genet. Ps., LVIII, 1941,
p. 407-417.
L'A. a soumis environ un millier d'enfants à des tests d'images
dont il ne donne pas la description. L'A. espérait trouver une relation
entre la facilité à se servir du langage et l'intelligence mais les résultats
ne viennent pas confirmer son hypothèse. J. P.
1264. — O. C. IRWIN. — Infant Speech Equations for Consonnant-
Vowel Ratios (Équations du langage infantile pour les rapports
consonne-voyelle). — Jour, of Speech Disorders, Danville, II,
3, septembre 1946, p. 177-180.
L'auteur a étudié l'évolution du rapport consonne-voyelle dans
le langage infantile de 2 mois en 2 mois. Il désigne sous le nom de
rapport consonne-voyelle type, le rapport du nombre des types de
consonnes et de voyelles tels que ceux-ci sont définis dans l'alphabet
CT phonétique international, et il le désigne sous le symbole ^™. D'autre
part, la fréquence numérique des différents sons utilisés est-désignée
comme rapport des fréquences des consonnes et des voyelles ;
symboliquement, ™ . Dans ces conditions, on a pu obtenir l'équation 602 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
de l'évolution de ces deux rapports. Ces équations sont, A désignant
l'âge, exprimé en périodes de 2 mois :
^
et ^= = 36,12 5,4 A% A».*39 19,4 + 21,4 R. G.
1265. — F. H. KNOWER. — Studies in the symbolism of voice and
action : V. The use of behavior and tonal symbols as tests of
speaking achievement (Études dans le symbolisme de la voix et de
V action : V. Utilisation de symboles d'expression et d'intonation
comme tests de performance orale). — J. of appl. Ps., XXIX, 3,
1945, p. 229-235.
Les élèves d'une classe servirent alternativement de sujet et de
juges : chaque élève dut venir à son tour devant les autres, et il
avait à mimer certaines expressions ou intonations devant les
autres, ceux-ci servant de juges.
Dans une des séries de présentations, les sujets avaient à mimer
successivement dans un ordre variable, déterminé au hasard par
l'opérateur, 11 expressions, jiotées sur une feuille, comme s'ils
jouaient au théâtrev ou s'ils racontaient une histoire, mais sans
émettre de sons et, même, sans remuer les lèvres ; les juges devaient
essayer de déterminer à quel genre d'expression, parmi les 11 notées
sur la feuille, correspondait la première pantomine, là deuxième, etc. :
ceci est le test d'expression. /
Dans une deuxième série de présentations, les sujets avaient à
mimer une émotion, en utilisant, seulement, les lettres de a k k ;
la conduite des opérations était la même que précédemment ; mais
l'attention des juges devait se porter surtout sur l'intonation, tandis
que, dans la première série d'expériences, celle-ci devait se porter
principalement sur le comportement entier de l'individu.
Les corrélations entre les deux traits sont nettes ; l'emploi de
tels tests se montre utile, bien que ces tests soient critiquables.
. R. Ch. .
1266. — W. JOHNSON. — Studies in language behavior. A program
Of research (Étude du comportement du langage. Programme "de
recherches). — Ps. Mon., LVI, 2, n° 255, 1944, p. 4-15. (Dans
Studies in language behavior, édité par W. JOHNSON.)
Des directives sont données pour l'étude du langage.
Le facteur le p-lus important, dont }l préconise l'emploi, est le
rapport, pour un individu donné, du nombre de mots tous différents
au nombre total de mots utilisés verbalement ou par écrit dans un
groupe-type de mots ; tous les travaux d'autres auteurs, donnés dans
là même publication, utilisent ce rapport, et en montrent l'utilité,
soit pour comparer différents individus, soit pour comparer le
langage d'un même individu à différents moments, ou encore le écrit et le langage parlé.
Une autre étude très utile aussi consiste à grouper, dans divers PHONATION. LANGAGE 603
groupes-types du langage, tous les mots de même nature grammat
icale (noms, verbes, etc.), à les compter, à chercher leur fréquence
relative. >,
Les mots peuvent, encore, être groupés suivant leur valeur : mots
exprimant la part de la personnalité, ctes relations, des affirmat
ions, etc. : ici encore, l'on peut calculer la fréquence relative.
L'on peut, aussi, étudier la fréquence relative de l'emploi de
mots ou de phrases de diverses longueurs pour divers individus,
certains individus ayant tendance à utiliser dés mots plus longs que
d'autres, etc.
L'auteur définit, enfin, un certain nombre d'index fort utiles :
index extensionnel d'agrément entre différentes personnes (rapport
du nombre total d'agréments pour diverses définissant
un même mot, au nombre possible total d'agréments) ; index exten
sionnel de synonymie, index extensionnel de conformité, index
intensionnel d'agrément, intensionnel de synonymie, un test
de vocabulaire sémantique, des tests de différenciation verbale.
R. Ch.
1267. — H. FAIRBANKS. —The quantitave differentiation of samples
of spoken language (Différences quantitatives dans des groupes-
types du langage parlé). — Ps. Mon., LVI, 2, n° 255, 1944, p. 17-38.
(Dans Studies in language behavior, édité par W. JOHNSON.)
Dans ce travail, sont comparés le langage parlé des schizophrènes
et celui des étudiants ayant eu les meilleurs scores aux tests, en
utilisant les méthodes définies par W. Johnson (op. cit.).
Il s'agissait, pour les sujets, de commenter oralement 14 proverbes,
et l'interview était, à leur insu, enregistré au dictaphone. L'expéri
mentateur divisait les 3.000 premiers mots prononcés par chaque
sujet en 30 groupes-types de 100 mots successifs, puis il calculait,
dans chaque groupe-type, le rapport du nombre de mots tous diffé
rents au nombre total de mots dans chaque groupe (ici, 100 mots),
ainsi que la fréquence relative des différents termes grammaticaux
(noms, verbes, etc.).
L'étude statistique montre que le rapport calculé précédemment
reste le même, d'un groupe-type à un autre, pour un individu-donné,
qu'il s'agisse étudiant ou d'un schizophrène ; mais ces deux
groupes se différencient dans l'extension du vocabulaire (grandeur
de ce rapport), et, dans la structure grammaticale. ' R. Ch.
1268. — M. B. MANN. — The quantitative differentiation of samples
of written language (Différences quantitatives dans des groupes-
types du langage écrit). — Ps. Mon., LVI, 2, n° 255, 1944, p. 39-74.
(Dans Studies in language behavior édité par W. JOHNSON.)
Cet auteur compare le langage des schizophrènes et celui des
étudiants récemment entrés à l'Université, en utilisant les méthodes
préconisées par W. Johnson (op. cit.).
Il s'agissait, pour les sujets, d'écrire l'histoire de leur vie. L'opé
rateur prenait les 2.800 premiers mots écrits par chaque individu,
et il lés sectionnait en 28 groupes-types de 100 mots successifs ;
il calculait, ensuite, dans chaque groupe-type le rapport du nombre
de mots tous différents au nombre de mots (ici 100) contenus dans 604 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
(
chaque groupe-type, ainsi que la fréquence relative des différents
termes grammaticaux utilisés (noms, verbes, etc.).
Pour un individu donné, le rapport calculé précédemment reste
sensiblement constant, d'un groupe-type à un autre, qu'il s'agisse
des étudiants ou des schizophrènes ; mais, il y a des différences
entre ces deux groupes, quant à l'extension du vocabulaire (grandeur
de ce rapport), et dans la structure grammaticale.
Ces résultats sont analogues à ceux de H. Fairbanks obtenus
dans la comparaison du langage parlé des schizophrènes et des
étudiants dans des conditions analogues. L'on remarque, aussi, que,
pour les deux groupes (étudiants et schizophrènes), les valeurs sont
significativement différentes, ce que l'auteur attribue au fait suivant :
en écrivant, on a bien plus de temps pour assembler ses idées, les
coordonner, préparer ses mots, etc., qu'en parlant.
Enfin, l'auteur a constaté qu'il n'y avait pas de différence entre
les deux sexes, dans l'utilisation du langage écrit. R. Ch.
1269. — J. W. CHOTLOS.— - A statistical a nd comparative analysis
of individual written language samples (Analyse statistique com
parée de groupes-types du langage écrit individuel) . — Ps. Mon.,
LVI, 2, n° 255, 1944, p. 75-111. (Dans Studies in language behav
ior, édité par W. JOHNSON.)
Cent huit élèves, de diverses localités (urbaines, villageoises, etc.),
furent conviés à écrire ce qu'il leur plaisait, tous les jours, pendant
un certain nombre de jours. L'opérateur a, alors, d'après les direc
tives de W. Johnson (op. cit.), sectionné les 3.000 premiers mots
écrits en 30 groupes-types de 100 mots successifs chacun, et calculé
le rapport du nombre de mots tous différents au nombre total de
mots (ici 100) dans chaque groupe-type.
Pour un même enfant, le rapport est constant, sensiblement,
d'un groupe-type à un autre groupe-type, même très éloigné, donc
venant de phrases écrites à quelques jours d'intervalle.
Mais, plus un enfant est développé intellectuellement (d'après
les scores aux tests d'intelligence, d'après leur origine, villes ou
campagnes, d'après le milieu social et intellectuel des parents), plus
la structure du langage est différenciée.
Enfin, il ne paraît pas y avoir de différences entre les deux sexes,
dans l'utilisation du langage-parlé, chez les enfants. R. Ch.
1270. — CHARLES I. MOSIER. — A psychometric study of meaning
(Étude psychométrique de la signification). — J. Soc. Ps., XIII,
1941, p. 125-140.
Les résultats essentiels de cette étude sont les deux sui
vants :
1) Le sens d'un mot peut être considéré comme s'il consistait
en deux éléments : l'un constant et représentatif du sens habituel
du mot ; l'autre variable r représentatif de l'interprétation indivi
duelle dans le contexte et l'utilisable ;
2) La fréquence avec laquelle chaque sens particulier du mot est
évoqué peut être décrite par la courbe de Gauss. J. St. PHONATION. LANGAGE 605
1271. — J. ORR. — On some sounds values In English (Sur la valeur
de quelques sons en anglais). — Br. J. of Ps., XXXV, 1944,
p. 1-8.
Cet essai reprend le problème de la valeur naturelle des sons en
partant du principe que les sons doivent avoir (ou avoir eu) une valeur
naturelle. L'A. étudie spécialement le cas des voyelles et essaie de
montrer que le i par exemple correspond à l'expression d'une douleur
moins profonde que le o ou le a. De même le i « voyelle étroite »
correspond, à une idée de petitesse, de rapprochement (cf. la différence
entre this-that en anglais). Dans les expressions comme zig-zag,
tic-tac, l'impression de satisfaction viendrait sans doute de l'emploi
alterné des voyelles avant et arrière (comme i et a) qui correspondrait
à des changements de tension musculaire.
L'article qui ne prétertd pas à une généralisation universelle
intéressera le lecteur français car les exemples de l'A. sont pris aussi
dans notre langue. P. F.
1272. — E. L. THORNDIKE. — On Orr's hypothesis concerning
the front and back vowels (Sur l'hypothèse de Orr concernant
les voyelles avant et arrière). — Br. J. of Ps., XXXVI, 1945, p. 10-
14.
T. a essayé de vérifier l'hypothèse de Orr analysée par ailleurs
(voir n* 1271) sur les voyelles avant (en particulier le i) qui exprimer
aient une idée de petitesse et les voyelles arrière (en particulier le o)
qui exprimeraient une idée de grosseur-largeur.
En prenant les mots monosyllabiques anglais qui contiennent
le son i, l'auteur a trouvé en effet que la proportion des mots corre
spondant à une idée de petitesse était d'une manière significative
beaucoup plus forte que ceux exprimant l'idée inverse.
Réciproquement il en est de même pour le son o.
T. pense retrouver la même loi dans d'autres langues, mais d'une
manière moins prononcée qu'en anglais. P- F.
1273. — B. F. SKINNER. — A quantitative estimate of certain types
of Sound-patterning in poetry (Appréciation quantitative de certains
types de patterns du son en poésie). — Am. J. of Ps., LIV, 1, 1941,
p. 64-79. \
Analyse de 1' Atalanta in Calydon de Swinburne, avec recherche
des altérations et assonances, même travail pour les sonnets de
Shakespeare, comparaison des courbes obtenues, permettant une
étude objective de la structure des poèmes. I. L.
1274. — E. MALESPINE. — Enregistrement graphométrique de
l'écriture et ses rapports avec la mesure du psychisme. — Hygiène
sociale, 1944, n° 3, p. 36-41.
Le sujet écrit sur un plan soutenu par un dynamomètre sensible,
et on enregistre les oscillations, ce qui donne un graphogramme de
pression moyenne de 200 à 300 gr., variant avec les sujets, et oscillant
dans une marge variable en cours du graphisme. La grandeur de la
pression serait en relation avec la volonté, celle de la marge
de variation avec la sensibilité.

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