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Helga Lejeune
Viviane Pouthas
Production de durée chez la personne âgée : comparaison avec
le jeune adulte
In: L'année psychologique. 1991 vol. 91, n°4. pp. 489-504.
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Lejeune Helga, Pouthas Viviane. Production de durée chez la personne âgée : comparaison avec le jeune adulte. In: L'année
psychologique. 1991 vol. 91, n°4. pp. 489-504.
doi : 10.3406/psy.1991.30505
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1991_num_91_4_30505Résumé
Résumé
Des sujets humains de 20, 65-69 et 70-80 ans ont été comparés dans une tâche opérante de
production de durée (appui sur un panneau-presselle pendant un temps-cible de 4 à 6 secondes) avec
feedback différentiel (BON, MOYEN ou MAUVAIS, selon la durée de l'appui), consigne minimale
(Appuyer sur le panneau) et question post-essai (Que faut-il faire pour avoir « BON » ?). Les sujets de
20 et 65-69 ans ont des performances similaires. Ceux de 70-80 ans se caractérisent par une lenteur
d'acquisition de la réponse correcte et une découverte tardive de la règle de réponse temporelle.
Mots clés : humain, durée de réponse, vieillissement, opérant.
Abstract
Summary : Response duration differentiation in elderly people : a comparison with young adults.
Two groups of elderly retiree subjects (65-69 years, N = 16 and 70-80 years, N = 14) matched for sex,
education and past professional activities were compared with 20-year-olds (N = 22) on a duration
production task (button press) with minimal instructions (« press the button »). Response durations
lasting for 4 to 6 seconds were followed by the feedback « GOOD » on a computer screen. « MEDIUM »
followed presses lasting for 2.5 to 4 and 6 to 7.5. seconds ; « POOR » followed more extreme durations.
Subjects were requested to produce as many « GOOD » feedbacks as possible. Each trial was followed
by the question « What do you have to do to obtain "GOOD" on the screen ? ». No striking difference
could be found between 20- and 65-69-year-olds. However, the 70-80-year-olds produced fewer correct
response durations and time-related rules, such as « You must press for x seconds ». An analysis of the
evolution of behavior over successive quarters of the 40-trial session further showed that the oldest
subjects acquired response timing and discovered the accurate response rule only towards the end of
the session significant correlation between the number of correct durations and timing rules
was found for each group The oldest subjects were thus able to emit accurate non-verbal and verbal
behavior their overall deficiency resulting from much slower acquisition rate than at 20 or 65-69 years
Results were discussed in relationship to timing and problem solvingL'Année Psychologique, 1991, 91, 489-504
MÉMOIRES ORIGINAUX
Laboratoire de Psychologie expérimentale
Université de Liège* * de Psychobiologie de l'enfant
EPHE, CNRS, URA 315* * 2
PRODUCTION DE DURÉE
CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE :
COMPARAISON AVEC LE JEUNE ADULTE
par Helga Le jeune* et Viviane Pouthas** s
SUMMARY : Response duration differentiation in elderly people :
a comparison with young adults.
Two groups of elderly retired subjects (65-69 years, N = 16 and
70-80 years, N = 14) matched for sex, education and past professional
activities were compared with 20-year-olds (N = 22) on a duration
production task (button press) with minimal instructions (« press the
button »). Response durations lasting for 4 to 6 seconds were followed by
the feedback « GOOD » on a computer screen. « MEDIUM » followed presses
lasting for 2.5 to 4 and 6 to 7.5. seconds ; « POOR » followed more extreme
durations. Subjects were requested to produce as many « GOOD » feedbacks
as possible. Each trial was followed by the question « What do you have to
do to obtain "GOOD" on the screen ? ». No striking difference could be
found between 20- and 65-69-year-olds. However, the 70-80-year-olds
produced fewer correct response durations and time-related rules, such as
« You must press for x seconds ». An analysis of the evolution of behavior
over successive quarters of the 40-trial session further showed that the oldest
subjects acquired response timing and discovered the accurate response
1. 5, boulevard du Rectorat B 22, Sart-Tilman, 4000, Liège, Belgique-
2. 41, rue Gay-Lussac, 75005 Paris.
3. Les auteurs remercient S. Delattre pour son aide indispensable dans
la collecte et l'analyse des données et C. Vanderbeekon pour le dessin des
figures. 490 Helga Lejeune et Viviane Pouthas
rule only towards the end of the session. A significant correlation between
the number of correct response durations and timing rules was found for
each group. The oldest subjects were thus able to emit accurate non-verbal
and verbal behavior, their overall deficiency resulting from a much slower
acquisition rate than at 20 or 65-69 years. Results were discussed in
relationship to timing and problem solving.
Key-words : human, response timing, aging.
Dans la recherche décrite ci-dessous, des sujets humains sont
confrontés à une tâche de production de durées courtes faisant
appel à un comportement moteur. Ils doivent appuyer sur un
panneau-presselle pendant quatre à six secondes. Chaque appui
est suivi d'une conséquence (feedback) sur un moniteur tv :
« bon » si la durée d'appui tombe dans la fourchette définie
par l'expérimentateur, « moyen » ou « mauvais » si les durées
d'appui sont proches ou éloignées des durées « cible ». Les sujets
reçoivent au préalable une consigne qui ne spécifie pas l'exigence
de durée d'appui (« appuyer sur le panneau »). Il doivent, par
essais et erreurs, découvrir la « règle du jeu » qui leur permettra
d'ajuster la durée des appuis et d'obtenir le feedback « bon ».
Les sujets doivent gérer la durée d'un comportement pour la
mettre en adéquation avec une « règle » qui n'est pas explicitée
au préalable. Il s'agit donc d'un apprentissage de régulation
temporelle d'un comportement non verbal.
Cette recherche est la première transposition à des personnes
du troisième âge d'une procédure utilisée chez l'animal (Platt,
Kuch et Bitgood, 1973) et récemment adaptée au sujet humain
adulte (Wearden, 1988) et à l'enfant (Pouthas, Droit, Jacquet
et Wearden, 1990). Cette dernière étude comparait les perfo
rmances d'enfants âgés de 4 1/2, 7 et 11 ans dans une tâche
sélectionnant des durées d'appui (4 à 6 secondes) sur un bouton-
poussoir. Les enfants avaient au préalable reçu une consigne
minimale ne faisant pas référence à la durée (« appuyer sur le
bouton »). Chaque appui était suivi d'un feedback différentiel
(bon, moyen ou mauvais, selon la durée d'appui produite) et
d'une question au sujet de la « règle du jeu ». Les données obte
nues montrent que la proportion de réponses correctes est
directement liée à l'âge et que les règles mentionnant la durée
apparaissent de façon systématique seulement chez les enfants
de 11 ans. De ce fait, une corrélation significative entre le nombre
de durées d'appui correctes et le nombre de règles de réponse Production de durée 491
temporelle apparaît seulement chez les enfants les plus âgés.
Toutefois, certains enfants parmi les plus jeunes sont capables
d'ajuster la durée de leurs appuis au critère temporel, en l'absence
d'une règle relative au temps.
Si certaines données concernent le temps agi chez l'enfant
ou l'adulte humain (voir par exemple Lowe, 1979 ; Pouthas, 1990 ;
Lejeune et Richelle, 1992), il n'en est pas de même pour la per
sonne âgée. Rien n'est disponible au sujet de la régulation temp
orelle de l'action, telle qu'elle est envisagée ici. De plus, peu
de travaux discutent l'évolution des rythmes biologiques et de
l'estimation du temps au cours du vieillissement. Il semble qu'il
y ait une diminution de l'amplitude des rythmes biologiques
avec l'âge, qui aboutirait à leur effacement progressif. Les rela
tions de phase entre rythmes au sein du système circadien
seraient modifiées et on observerait aussi une diminution de la
capacité à s'ajuster à des changements d'horaires. La préser
vation d'une bonne organisation temporelle, au sens chronolo
gique, serait le garant du maintien d'un état de santé satisfaisant
au cours du vieillissement (Richelle, Lejeune, Perikel et Fery,
1985). Par ailleurs, s'il ne fait pas de doute que la durée sub
jective décroît avec l'âge (plus on vieillit, plus le temps passe
vite), des nuances apparaissent quant au type de relation pro
posé. Pour Janet (1877), Fraisse (1967, 1984) et Doob (1971),
la durée subjective est inversement proportionnelle à l'âge
chronologique (plus spécifiquement, Fraisse explique cette rela
tion par la diminution progressive du nombre de changements
vécus). Par contre, pour Lemlich (1975), dont le modèle semble
validé par les données de Walker (1977) et Joubert (1984), la
durée subjective est inversement proportionnelle à la racine
carrée de l'âge (une année passera deux fois plus vite à 40 qu'à
10 ans). Citons encore les travaux de Kastenbaum (1963, 1983),
sur la relation entre âge chronologique et orientation temporelle,
c'est-à-dire la dominance relative du passé, du présent et du
futur dans la pensée de l'individu. Pour Kastenbaum, la per
sonne âgée est capable de penser le futur. Toutefois, envisager
l'avenir personnel est affecté par la diminution de l'espérance
de vie.
La tâche de régulation temporelle de l'action étudiée ici est
aussi un problème que le sujet doit résoudre. Un problème peut
être défini comme une situation dont certaines composantes sont
connues, et dont d'autres, qui ne sont pas évidentes, doivent 492 Helga Lejeune et Viviane Pouthas
être déterminées (Reber, 1985). La résolution de problèmes est
un processus qui suppose l'évaluation de l'état présent, la défi
nition d'un état désiré et la découverte du (ou des) moyen(s)
permettant de passer du premier au second (Reese et Rode-
heaver, 1985). La tâche présentée aux sujets a des composantes
connues (la nature de la réponse, les conséquences possibles)
et à déterminer (les durées « cible »). Elle suppose la découverte
d'un moyen (la durée d'appui) permettant d'atteindre un état
désiré (« bon » sur l'écran tv). Cette tâche de production de durée
requiert enfin le traitement de l'information, c'est-à-dire l'orga
nisation, l'interprétation et le traitement des indices reçus dans
la situation expérimentale. Elle implique donc l'attention, la
sélection, l'intégration perceptuelle et la mémoire.
Si l'activité de résolution de problèmes a été abondamment
étudiée chez l'enfant et l'adulte, il n'en est pas de même pour le
troisième âge. L'étude de la résolution de problèmes dans des
tâches qui n'impliquent pas la gestion du temps montre que les
personnes âgées sont en général moins performantes que les
sujets jeunes adultes lorsque la tâche est difficile. Elles utilisent
des stratégies plus rudimentaires, moins heuristiques, moins
efficaces et sont moins flexibles en cas d'erreur (elles changent
moins facilement de stratégie). Toutefois, la familiarisation pro
gressive avec le problème à résoudre améliore leur performance
(voir par exemple Arenberg, 1982, 1988 ; Rabbitt, 1977 ; Reese
et Rodeheaver, 1985). Enfin, s'il existe des théories de la mémoire,
de la perception ou de l'attention sélective, l'intégration de ces
ingrédients dans une théorie cohérente applicable à la résolution
de problèmes fait encore défaut.
La recherche décrite ci-dessous concerne donc la régulation
temporelle de l'action, dans une tâche qui peut aussi être ass
imilée à une épreuve de résolution de problème. Elle est une
« expérience pour voir » qui ne repose pas sur une assise théorique
élaborée. Elle n'est pas destinée à tester une hypothèse « forte »,
la seule prédiction possible étant de sens commun, c'est-à-dire
une relation directe entre le vieillissement et une dégradation
progressive de la performance.
L'étude de personnes âgées exige certaines précautions métho
dologiques, surtout si le but est d'intégrer les données dans une
approche qui couvre toute la durée de vie (life-span). En pre
mier lieu, la procédure utilisée doit éviter les effets « plancher »
(tels qu'une majorité de scores nuls aux âges extrêmes). Elle doit Production de durée 493
être sensible à la variabilité interindividuelle au sein de chaque
échantillon et être indépendante du facteur temps : les sujets
doivent pouvoir travailler à leur rythme, sans contrainte temp
orelle (terminer en moins de x minutes, par exemple) qui pourr
ait handicaper les sujets très jeunes ou âgés. La réussite ne doit
pas dépendre d'habiletés motrices spécifiques à l'âge. Enfin,
des précautions doivent être prises lors du recrutement des sujets,
afin d'éviter un biais dû aux multiples problèmes de santé asso
ciés au vieillissement. Certaines contraintes méthodologiques
ont pu être satisfaites ici : la tâche de production de durée est
simple et n'exige pas d'habileté motrice particulière.
La durée d'appui de quatre à six secondes a été choisie parce
qu'elle avait été utilisée pour l'étude de la différenciation de la
durée de la réponse opérante chez l'enfant (Pouthas et al., 1990,
voir plus haut). Elle n'a pas été choisie sur la base de la durée
« spontanée » de l'appui avant la découverte de la règle temporelle
ou sur la base de comportements similaires pratiqués dans le
milieu de vie habituel. La tâche a, de ce fait, peu de validité
écologique, ce qui peut être considéré comme un défaut ou une
qualité, selon le but poursuivi. En effet, la tâche est dénuée
d'intérêt si le but est de mettre au point un outil permettant
d'évaluer la capacité d'adaptation des sujets à leur environne
ment habituel. Elle est par contre intéressante s'il s'agit d'éva
luer une capacité relativement indépendante des
comportements quotidiens. C'est l'aspect qui a été privilégié
ici.
MÉTHODE
SUJETS
16 sujets âgés de 65 à 69 ans (8 hommes et 8 femmes) et 14 sujets
âgés de 70 à 80 ans (8 femmes et 6 hommes) ont pu être recrutés à
l'Université du troisième âge. Par commodité, ces groupes seront
désignés plus loin sous l'appellation « sujets de 65 ans » et « sujets de
70 ans », respectivement. Ces sujets jouissaient d'un état de santé
satisfaisant. Leur participation à l'Université du troisième âge a, pour
cette étude exploratoire, été considérée comme garant d'un état de
santé intellectuelle bien préservé. Un groupe contrôle de 22 jeunes
adultes (âge moyen : 20 ans) a été recruté parmi les étudiants de l'Uni
versité de Liège. 494 Helga Lejeune ei Viviane Pouthas
APPAREILS
L'expérience se déroule dans un local ventilé et partiellement inso
norisé. Le sujet est assis face à une table sur laquelle le dispositif de
réponse, un moniteur tv (au sommet duquel est fixée une petite ampoule
électrique rouge), un stylo-bille et une « boîte à lettres » en carton sont
posés. Le dispositif de réponse est un panneau carré en matière plastique
jaune (7x7 cm), fixé par une charnière au centre d'une boîte grise
(20 x 13 x 7 cm). Il peut être légèrement enfoncé par un appui de
la main (force exigée : 20 g). Cet appui active un contact placé
à l'intérieur de la boîte grise. L'expérience est contrôlée par un
ordinateur Commodore 64 placé sur une seconde table, à droite du sujet.
L'expérimentateur dispose de séries de petits feuillets numérotés de 1
à 40, sur lesquels la question : « Que faut-il faire pour avoir "bon" ? »
est imprimée. Trois lignes sont disponibles pour la réponse.
PROCEDURE
Le sujet est introduit dans le local expérimental et reçoit la consigne
suivante : « Vous allez apprendre un jeu. Vous pourrez faire plusieurs
essais. Pour faire un essai, il faut appuyer sur le panneau jaune (l'exp
érimentateur montre le panneau) et ensuite regarder l'écran tv sur
lequel votre performance sera évaluée. L'ordinateur vous dira si votre
"moyen" ou "mauvais" (l'expérimentateur montre appui était "bon",
les trois feedbacks au sujet, à l'aide de touches du clavier de l'ord
inateur). Après votre appui, la petite lampe rouge s'allumera (l'expér
imentateur montre la lampe placée sur le moniteur tv) et je vous don
nerai un petit papier sur lequel une question est imprimée. Vous devez
écrire une réponse à la question et ensuite glisser le papier dans la boîte
à lettres. Dès que la lampe rouge s'éteindra, vous pourrez faire un
autre essai. Le but du jeu est d'obtenir le plus de "bon" possible. Vous
disposerez de 40 essais. Habituellement, on ne réussit pas dès les pre
miers essais. Vous pouvez commencer. » Une version résumée des
consignes imprimée en capitales de grande dimension est affichée à
droite de l'écran tv. L'expérimentateur éteint la petite lampe rouge
lorsque le sujet glisse le feuillet dans la boîte à lettres. Après la séance,
l'expérimentateur révèle la « règle du jeu » (appui pendant 4 à 6 secondes)
aux sujets qui ont échoué. Il s'informe des études, des activités pro
fessionnelles antérieures à la retraite, et de l'état de santé actuel. Les
sujets jeunes adultes n'ont pas été questionnés. Production de durée 495
RÉSULTATS
La figure 1 présente la performance opérante des sujets. Les
graphiques supérieurs montrent le nombre moyen (à gauche)
et le nombre médian (à droite) d'appuis corrects (ceux qui ont
une durée de 2,5 à 7,5 secondes et sont suivis des feedback
« bon » et « moyen »). Les graphiques inférieurs décrivent le
<
MOYENNE MEDIAN
11 20 65 70 11 20 65 70
AGE
Fig. 1 — Performance de sujets adultes et âgés soumis à une tâche de
production de durée de réponse. Case supérieure gauche : nombre moyen
d'appuis corrects (appuis de 2,5 à 7,5 secondes de durée) en fonction de
l'âge. Case supérieure droite : nombre médian d'appuis corrects en
de l'âge. Case inférieure gauche : pourcentage de sujets qui ont émis un
nombre d'appuis corrects (ac) égal ou supérieur à 20, en fonction de l'âge.
Case inférieure droite : pourcentage de sujets qui ont émis un nombre
d'appuis corrects (ac) égal ou inférieur à 4, en fonction de l'âge. Les données
obtenues chez des enfants de 11 ans soumis au même apprentissage (Pouthas
et al., 1990) sont indiquées pour comparaison (cercles).
Opérant performance of adult and aged humans subjected
to a temporal differentiation of response duration task,
as a function of the age in years (abscissa) 496 Helga Lejeune et Viviane Pouthas
pourcentage de sujets dont le nombre d'appuis corrects est
supérieur ou égal à 20 (à gauche) et égal ou inférieur à 4 (à
droite). Les données obtenues chez des sujets de 11 ans soumis
à une procédure identique sont présentées, pour comparaison
(Pouthas, Jacquet, Droit et Wearden, 1990). Sur la base d'une
anova globale significative, F(3,59) = 2,771, p < .05, les com
paraisons post-hoc (t de Student) révèlent des différences signi
ficatives entre les sujets de 11 et 70 {p < .02), 20 et 70 (p. < .02)
et 65 et 70 ans (p < .03). Les groupes de 11, 20 et 65 ans ne
diffèrent pas entre eux. Les sujets de 70 ans sont nettement
moins performants que les sujets des autres âges.
La figure 2 donne le pourcentage d'appuis corrects par blocs
de 10 essais successifs. Cette figure montre que l'évolution de la
performance par blocs de 10 essais est similaire chez les jeunes
adultes et les sujets de 65 ans. Par contre, chez les sujets de
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Fig. Percentage 2. over par chez — for 4 blocs Pourcentage successive des subjects of sujets de correct BLOCS 10 aged blocks âgés 12 essais d'appuis response 20, de of DE successifs 65 20, 10 durations corrects and 10 3 trials 65 ESSAIS 70 et (abscisse), 4 (abscissa) years. 70 (en (ordinale) ans. ordonnée)