Psychanalyse. Schizophrénie. Autisme. Démence précoce c) Obsessions. Psychasthénie. Délire. Etats paranoïaques. Syndromes hallucinatoires - compte-rendu ; n°1 ; vol.41, pg 437-448

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L'année psychologique - Année 1940 - Volume 41 - Numéro 1 - Pages 437-448
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Publié le : lundi 1 janvier 1940
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b) Psychanalyse. Schizophrénie. Autisme. Démence
précoce__**__c) Obsessions. Psychasthénie. Délire. Etats
paranoïaques. Syndromes hallucinatoires
In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 437-448.
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b) Psychanalyse. Schizophrénie. Autisme. Démence précoce__**__c) Obsessions. Psychasthénie. Délire. Etats paranoïaques.
Syndromes hallucinatoires. In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 437-448.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1940_num_41_1_5924■
PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 437
h) Psychanalyse. Schizophrénie. Autisme. Démence précoce
c) Obsessions. Psychasthénie. Délires
États paranoïaques. "-Syndromes hallucinatoires
460. — J. DELAY. — Tic organique et tic mental. — An. Méd.-Ps.f
XV, 1941, t. 17, 328-333. ' -
La différence est difficile à faire entre les tics organiques et ceux
qui seraient d'origine purement psychique. Ainsi, dans l'observation«
rapportée par l'A., le tic du cou à forme de torticolis mental qui est*
déclenché par une forte émotion et qui était le premier signe d'une-'
sclérose en plaques. H. W.
461. — H. CLAUDE, Mme MICHON, RÖSINAUER. I— Démone-
manie et syndrome de Cotard. Rapports avec la mélancolie et lé*
syndrome obsessionnel primitif. — An. Méd.-Ps., XV, 1940K
t. II, p. 273-280.
Femme de 42 ans, active et n'ayant jamais présenté que des-
troubles hépatiques, qui passe d'une façon continue par un état
psychàsthénique, mélancolique, obsessionnel, pseudo-hallucinatoire
pour aboutir à un délire démonomaniaque, à un syndrome de Gotard-.
et finalement au suicide. Les obsessions scatologiques, en opposi
tion complète avec le caractère de la malade peuvent l'avoir poussée,
à .se croire possédée par le démon. Mais les idées de possession se-
transforment en idées de négation, d'énormité, d'éternité.
H. W.
462. — E. BOLT ANS Kl, — Troubles fonctionnels digestifs, hypo-
chondrie secondaire. — An. Méd.-Ps., XV, 1940, t. II, p. 299-305.
L'enchaînement des troubles constatés par l'A. chez sa malade
paraît être le suivant. Obsession causée par une cicatrice cervicale
qu'elle juge inesthétique et pour laquelle elle fait une première-
tentative de suicide ; déséquilibre neuro-végétatif causé par ces
soucis et ayant entraîné des troublei gastro-intestinaux avec auto
intoxication, idées hypochondriaq.ues en rapport avec ces troubles
et qui se substituent aux premières obsessions. Une tentative malheur
euse pour effacer la cicatrice ramène le malade à sa première- obses
' 'sion et suicide s'ensuit. , H. W. ;
463. — P. DELMAS-MARSALET, LAFON, FAÜRE. — Sur les-
formes pseudo-schizophréniques de la psychasthénie. — Enc,
XXXV, 1942, I, p. 1-12. .
Le repliement sur soi, l'accaparement par les obsessions, peuvent
chez le psychasthénique prendre le masque de l'autisme, le sentiment
de dépersonnalisation lui, donné l'impression d'action extérieure.
Cependant le contact avec l'ambiance est conservé, la dissociation»
psychique n'est qu'apparente. Il y a cependant entre la psychasthénie
délirante et la schizophrénie des confins où il est impossible de
discerner avec certitude si le passage de l'une à l'autre ne serait
pas possible. H. W,
464. — LAIGNEL-LAVASTINE, CH. DURAND, P, NEVEU. —
Jeux syllabiques obsédants chez un psychasthénique devenu déli- '
.
.

'

438 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES ■*
rant chronique. — An, Méd.-Ps., XV, 1941, t. II, p. 134-140.
L'obsession de la propreté physique entraîne lé malade de cette
observation à l'incurie la plus totale par impuissance à prendre tous
les soins et toutes les précautions qui lui semblent nécessaires.
L'obsession de la propreté morale l'amène à craindre qu'aux syl
labes de certains mots ne s'accrochent d^autres syllabes qui leur
donnent un « parasite » obscène. De cette crainte naît l'hallucination
correspondante et sur l'hallucination se greffe tout un système, où
les phonèmes sembleat prendre une sorte de réalité cosmique. Il
s'agit d'un autodidacte accumulant des notes plutôt que des
.connaissances. H. W.
465. — LAIGNEL-LAVASTINE, J. DELAY, DESHAIES. —
Délire d'intuition. — An. Méd.-Ps., XV, 1940, t. II, p. 249-^56.
A côté des délires hallucinatoires, interprétatifs, imaginatifs, se
rencontrent des dont la source est purement intuitive. L'intui
tion est immédiate, absolue et présente une forte charge affective.
Elle est plus intime et plus personnelle que la révélation. Dans
l'observation rapportée l'intuition avait pour contenu la prévision
des événements et des aspirations morales. H. W.
■■■■ - ■• ■■-.■' *
— G. FERDIÈRE. — A propos de l'érotomanie, d'une définition 466.
proposée et d'un eas initialement proposé eomme pur. — An.
Méd.-Ps.,. XV, 98« ann.,I, 1940, p. 176-180.
L'érotomanie n'est qu'un syndrome qui peut se développer en
liaison avec différents états psychopathiques. Elle est toujours
délirante. Elle répond à des sentiments d'insatisfaction matérielle,
sexuelle, affective. , H. W.
467. — LAIGNEL-LAVASTINE, BOUVET, FOLLIN. — Eroto
manie féminine avec transfert filial, expression de l'instinct de
conservation. — An. Méd.-Ps., XV, 1940, t. II, p. 148-152.
¥ne femme persuadée d'être" aimée s'explique l'attitude réservée .
•et bizarre de « l'objet » par son désir de prolonger plus tard l'amoup
qu'il a pour la mère avec la fille qui est actuellement âgée de 5 ans.
C'est aussi le vœu de la mère. H. W.
468. — HEUYER et FOUQUET. — Erotomanie.; Suite d'une
observation. — An. Méd.-Ps., XV, 1941, t, II, p. 111-122, ,
Le délire érotomaniaque doit être considéré comme chronique
en dépit des réticences et dissimulations à l'aide desquelles le malade
peut donner le change à des personnes non averties. H. W.
469. — LAIGNEL-LAVASTINE, MIGNt>T, H. MAURICE. —
Délire de négation récidivant avec idées d'immortalité. — An.
Méd.-Ps., XV, 1941, t. I, p. 279-285. \
Syndrome de Cotard sans anxiété marquée, disparition des idées
<le transformation corporelle et d'immortalité après 8 ans de durée,
récidive. Pour les idées de transformation physique la cénesthésie
pourrait être mise en cause. Cependant la malade ne sait pas en
quelle matière ses organes s'ont transformés,, si c'est en pierre ou en '
PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE . 439
bois, d'autre part l'anxiété est beaucoup trop faible pour qu'elle
puisse expliquer l'idée d'immortalité. Cette idée ne serait-elle pas
primitive, et la désignation de la substance impérissable des organes
une justification secondaire de l'immortalié ? H. \y.
470. — G. DAUMÉZON et L. CASSAN. — Délire chez une paraly
tique générale impaludée. Contribution à l'étude du métabolisme
de constitution, — An. Méd.-Ps., XV, 1941, t. I, p. 295-299.
Chez une paralytique générale impaludée, après disparition des
signes neurologiques et des réactions démentielles, se développe un
délire à forme d'interprétation et à tendances paranoïaques en ■parfait
contraste avec le caractère antérieurement docile et effaré de la
malade. Rétrospectivement elle se. remémore tous ses griefs d'épouse
qui semblaient l'avoir laissée indifférente jadis. Au bout de quelque
temps d'ailleurs la démence reparaît, mais plutôt paranoide que
paralytique. ' H. W.
-* 471. — LAIGNEL-LAVASTINE, BOUVET et H. MAURICE.
— Excitation psychique et délire de transformation fantastique.
An. Méd.-Ps, XV, 1941, t. II, p. 122r129.
Une malade,' d'allure hypomaniaque depuis 20 ans, vient à
s'imaginer qu'elle est transformée en chaque objet qui retient son
attention : vache, oie, canard, arbre. Elle a des impressions kines-
thésiques qui répondent aux mouvements ou à l'immobilité de l'objet.
Si elle entend de la musique, elle s'imagine dansant, mais comme elle
se sent également immobile elle ébauche une sorte de dédoublement.
Elle paraît d'ailleurs avoir présenté des phénomènes légers d'auto
matisme mental. Débilité intellectuelle certaine. H. W.
472. — LAIGNEL-LAVASTINE, BOUVET et PERRIN. — Coïnci
dence d'un délire interprétatif et d'un syndrome de Basedow. —
An. Méd.-Ps., XV, 1941, t. H, p. 255-258.
Après opération une malade' à symptômes basedowiens frustes
et d'humeur quérulente présente un délire de persécution à base'
d'interprétation. Les prédispositions paranoïaques sont évidentes,
cependant la thyroïdectonrie peut être mise en cause, les psychopathes
- supportant mieux l'hyper que l'hypothyroïdie. H. W. _
473. — LAIGNEL-LAYASTINE et P. NEVEU. — Réticence dans
Un délire de filiation. — An. Méd.-Ps., XV, 1941, t. II, p. 249-254.
Délire d'imagination étayé d'interprétations rétrospectives et
«ans doute engendrant des rêves. Le malade dit s'être réveillé brus-
\}uement d'une amnésie prolongée et avoir reconnu qu'il était le
prince »Napoléon et pétit-fils de Napoléon III. Il s'attribue des faits
d'armes extraordinaires. Interné il finit par répudier ses idées, comme
étant le fait d'une mégalomanie maintenant disparue. Mais il est
trahi par son attitude qui reste orgueilleuse et sthénique. Puis il
revient à l'affirmation de son délire en réclamant la restitution de
sa personnalité princière. H. W.
474. — LAIGNEL-LAVASTINE et BENDIT. — Un cas de délire
à deux. — An. Méd.-Ps., XV; 98e an., 1940, I, p. 57-63.
Selon la description classique du délire à deux un des partenaires ■
.
440 ANALYSES BIBLIOGRAPEIQUES
est actif, l'autre passif. Dans le cas présent les deux partenaires,
la mère et la fille sont deux paranoïaques dont la contribution au
délire est également active. Ce que dit l'une est immédiatement
admis par l'autre. Des tendances homosexuelles unissent la mère et la
fille en les dressant toutes deu.x contre le mari et père. « Faut-il voir
ici un complexe d'Œdipe inversé ?» H. W.
475. — LAIGNEL-LAVASTINE et*BENDIT. — Un cas de « délire
à deux » chez deux sœurs jumelles. — An. Méd.-Ps., XV, 98e an,,
1940, I, p. 237-241.
« Délire à deux » plutôt que délire gémellaire. Les deux sœurs
très semblables, au point que leur mère ne les reconnaissait qu'à la
voix, ne se sont jamais quittées, se sont livrées aux mêmes occupat
ions (artistes peintres), ont eu des liaisons amoureuses simultanées
bien qu'avec des hommes différents. Mais c'est manifestement l'une
des deux qui a l'initiative et la direction du délire. Sa sœur reconnaît
sa supériorité et l'approuve en tout. L'une est paranoïaque et l'autre
légèrement débile. Délire à base d'interprétation ayant débuté vers
45 ans et dont le thème porte sur leur naissance : pour les faire
déshériter on tente de faire croire qu'elles ne sont pas les filles de leur
père. H. W.
476. -r- LAIGNEL-LAVASTINE, BOUVET, OLLIN. — Interpré
tations délirantes de préjudice avec excitation suivies de chorée
*" p. chronique, 231-238. avec anémie aiguë. — . An. Méd.-Ps., " 1940, t. II,
Chez une malade sur laquelle ont été portés successivement les
diagnostics d'onirisme, psychose paranoide, présénile, excitation
maniaque, sont devenus graduellement plus visibles des mouvements
de chorée chronique et des symptômes d'anémie. Se référant à des
cas cités par d'autres, les A. supposent qu'il s'agit d'une chorée de
Huntington. - H. W. v
477. — LAIGNEL-LAVASTINE, BOUVET et FRANCHETEAU. -^
Déviation paranoïaque d'une mysticisme subnormal. — An.
Méd.-Ps., XV, 1941, t. II, p. 259-262.
Sans phénomènes psycho-sensoriels, sans interprétations et sous
la simple influence de ce « postulat » que le corps n'est rien, l'âme
tout, une jeune femme de 28 ans s'impose le dénuement le plus
sordide. « Partant de phénomènes fondamentaux analogues à ceux
qui ont été éprouvés par les mystiques non pathologiques, elle en
dévie le sens à cause de la fausseté et de la rigidité de son jugement
paranoïaque. » ■; H. W.
-J'
478. — LHERMITJE et J. SïgVald. — Hypnagogisme,.
HaUucinoseet Hallucinations. — R.N., LXXIII, 1941, p. 225-238.
Observation d'un homme de 67 ans, hanté par des visions au:
moment où il attend le sommeil : quand il pense à une chose, des
images se présentent à lui ; chez un médecin parkinsonien préséniler
des visions hyptiagogiques coexistent avec des hallucinations qui
l'effraient ; chez une femme de 80 ans, atteinte de çhorio-rétinite sénile,. :

ß PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 441
des accès d'hallucinose se présentent, comportant une grande re
ssemblance -avec les visions hyp nagogiques (images géométriques ou
stylisées, figures grotesques).
La condition primordiale des images hypnagogiques ne serait
pas dans les phénomènes entoptiques, et l'analogie avec l'hallucinose
pédoriculaire, alors que le pathologique grossit le normal, fait penser
à une similitude de mécanisme : la libération des images serait
conditionnée par ~ une dissociation ' •des fonctions supérieures. H. P.
479. — L. M. WEINBERGER et F. C. GRANT. — Visual halluci
nations and their neuro-optical correlates (Hallucinations visuelles
et leurs corrélations neuro-optiques). -<- Ar. of O., XXIII, 1940,
p. 166-199.
Alors qu'on admet en .general que les hallucinations visuelles
correspondent à des lésions centrales de la sphère occipitale ou tem
porale (pour les visions plus élaborées), les auteurs ont observé, dans
16 cas de tumeurs comprimant le nerf optique et le chiasma, des
.hallucinations plus ou moins organisées, mais sans relation constante
entre la zone de projection des images et la partie aveugle du champ
visuel. H. P.
480. — M. CROTGHBY. — Visual and auditory hallucinations
(Hallucinations visuelles et auditives). — Br. Med. J., 1939, n° 634.
Dans les tumeurs occipitales, les hallucinations sont généralement
de nature visuelle, simples et colorées ; dans les tumeurs situées
.plus en avant, les hallucinations sont plus complexes et associées à
des phénomènes auditifs. -
Dans les tumeurs temporales, les hallucinations auditives (bour
donnements, mugissements, etc.), peuvent s'accompagner aussi
d'éléments * visuels.
Dans les lésions de la région de l'hippocampe les états de rêve s'a
ccompagnent d'hallucinations surtout olfactives et olfacto-gustatiyes..
La perte brusque de la vision dans certaines tumeurs constitue
une hallucination négative. V »
Au cours de la migraine et parfois dans des lésions occipitales
se produit une anesthésie optique (par projection illusoire daps le
quadrant opposé en diagonale du champ visuel).
L'aura hallucinatoire de l'épilepsie essentielle (par hypertension
crânienne) comporte des images simples, de caractère désagréable.
Les hallucinations sont communes dans la narcolepsie, occa
sionnelles dans la P. G. H. P.
i ..-.■■
— F. MOREL. — L'hallucination est-elle accessible à notre 481.
connaissance. — Enc, XXXIV, 1939-40-41, 2, p. 351-358.
S'attacher au côté sensoriel ou au contraire à son contenu délirant
est également erroné. Dans l'hallucination verbale c'est l'écho de la
pensée qui est l'essentiel. Il peut y avoir rencontre de l'idée délirante
et de l'écho, mais l'écho peut aussi bien répondre à une idée tout à
fait indifférente.
S'il s'agit d'hallucination auditive non verbale les analyses faites 1
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES ' \ 442
jusqu'ici ne permettent pas de dire s'il y a antériorité de l'idée déli
vrante sur l'hallucination ou inversement. Les mécanismes ont sans
doute une complexité encore insoupçonnée. Quant aux hallucinations
visuelles elles sont très souvent anidéiques. Quand le.délire s'y ajoute
il garde ses caractères propres qui sont profondément individuels,
tandis que les des hallucinations visuelles sont communs
aux catégories correspondantes des malades.
Ce qui peut avoir un intérêt positif dans l'étude des hallucinations,
tactile,' olfactif... et moteur c'est d'examiner leur champ auditif visuel,
pendant l'hallucination. H. W.
482. — LAIGNEL-LAVASTINÉ, H. MIGNOT, MENANTEAÜ. .—
Représentations aperceptives ou hallucinations hypnagogiques
au cours d'un délire passé à la chronicité. — An. Méd.-Ps., XV, '
;. 1941, t. I, p. 270-275.
■ En même temps que régressent les manifestations d'un délire
chronique de persécution, en particulier 4es hallucinations auditives
et l'anxiété liée à ce délire, s'installent des visuelles
hypnagogiques dont le caractère est habituellement, mais pas tou-^
jours, dramatique. La malade he croit pas à leur réalité,. mais les
suppose envoyées par ses ennemis. Pour s'en débarrasser elle ouvre
les yeux. Ce sont par conséquent des hallucinations qui n'ont rien
d'une illusion sensorielle. / H. W.
483. — BEAUSSART et G. HEUYER. — Psychose hallucinatoire
d'allure chronique consécutive à une transfixion cranio-eérébralé
' par balle (tentative de suicide à la suite d'un meurtre passionnel)..
— An. Méd.-Ps., XV, 1941, t. II, p. 378-383.
Tentative de suicide sitôt après le meurtre de sa maîtressje,
balle de revolver dans la région temporale droite, extraite, coma
consécutif, retour à la lucidité /sauf une amnésie de l'acte lui-même.
Au bout de quelques mois (juin à septembre) s'installe un délire
hallucinatoire. Toute son histoire est connue et lui est répétée de
façon malveillante, idées de préjudice, de substitution de personne
et d'état civil. Les A. n'ont trouvé dans la littérature qu'un cas
semblable. < H. W.
484. — N, S. YOWGER. — Transvestism and other cross-sex manif
estations (Travesti et autres manifestations de croisement sexuel). ■
* — J-. of n. and m. D., XCII, 1940, p. 41-48. ♦
À propos de quelques cas .historiques et de deux observations
chez deé détenus, l'un fétichiste et l'autre adiposo-génital se considé
rant mi-homme, mi-femme (hermaphrodisme psychique), l'auteur
relate les opinions sur la tendance au travesti de Stekèl, Havelock
Ellis, etc., sans se juger en mesure, faute d'expérience psychanal
ytique, de donner une opinion personnelle. H. P.
485. — R. DUPOUY et Mlle MICUCCI. — Un fétichiste voleur. —
An. Méd.-Ps., XV, 1941, t. I, p. 285-287.
" Dès l'âge de 10 ans, excitation provoquée par les tissus de soie -.
surtout de couleur rose ou bleue, puis le maladef prend plaisir à porter ■
PATHOLOGIQUE ' 443 PSYCHOLOGIE
des chemises et des pantalons de femme. Il se marie mais il continue
à subir l'attrait des vêtements féminins. Il ne peut résister au désir
d'en voler et de se procurer sur-le-champ l'orgasme vénérien. Inter
nement. Évasion. Nouveau vol, emprisonnement, puis tentative de
suicide. H. W.
486. — HEUYER et COMBES. — Mutisme psychdgène chez un
débile mental. — An. Méd.-Ps., XV, 1941, t. II, p. 70-75.
Un enfant de 12 ans 1/2, âge mental 8, cesse brusquement de
parler. Ses dessins permettent de reconnaître qu'onaniste il a peur
d'être châtié depuis qu'il a été poursuivi par un troupeau d'oies.
Libéré par l'explication de son dessin il retrouve la parole.
H. W.
487. -y H. GRELINGER. — Trois cas de kleptomanie. — J. b. dje
N. et de Ps., mars 1940, p. 105-117.
L'A. rapporte l'observation de trois cas de kleptomanie qui
viennent à l'appui de la thèse sexuelle de la Alora que
dans le vol fétichiste, le sujet vit consciemment la signification
sexuelle de son vol, il faut dans la kleptomanie pure rechercher la
signification symbolique de l'acte même du vol. Il y a- une corrélation
typique entre le vol et l'onanisme. Le sadisme oral est nettement
marqué. La mère joue un rôle spécial dans là genèse de ces vols :
c'est \ elle-que les objets sont dérobés. Chez les garçons il y a une
tendance exhibitionniste de l'objet volé. R. B.
439. — H. CLAUDE et R. MICOUD. — Psychasthénie et schizo
phrénie. Les modalités de l'évolution psychopathique des obsédés.
— Enc, XXXIV, 1939-40-41, 2, p. 421-446 et p. 469-492.
• Bien que l'attitude psychique de l'obsédé et celle du schizophrène
aient des traits opposés, que d'autre part l'obsession se rencontrer au
cours de diverses affections mentales, telles que la psychose maniaque
dépressive, et doive par suite aussi se rencontrer comme épisodique-
me"nt dans la schizophrénie, it-peut y avoir dans l'obsession une évo
lution schizophrénique. D'une façon très générale le cas est d'autant
plus probable qu'il s'agit de sujets d'intelligence. plus, débile, de sens
critique plus émoussé, car une première condition pour le passage
de l'obsession à la schizophrénie, c'est qu'elle cesse d'être reconnue
comme telle par le sujef. Mais une autre également impor
tante et d'ailleurs en partie connexe c'est que l'anxiété dont .elle
s'accompagne s'atténue et s'efface. Alors l'obsession et son cortège
de. réactions motrices, verbales ou mentales tourneront vite à la
Stereotypie et contribueront à la dissociation psychique du sujet,
en même temps d'ailleurs gu'en se désintégrant, la personnalité
mentale favorisera l'action dissociative du contenu obsessionnel-
Ce sont là deux facteurs qui multiplient leur action l'un par l'autre.
La désintégration du fonds mental paraît en proportion d'un
affaiblissement dans ce que P. Janet a appelé la jonction du réel.
Dans la psychasthénie c'est la fonction du réel qui est insuffisante. la schizophrénie la notion du réel qui s'abolit. Le passage
de la à la schizophrénie se ramène à la dégradation 444 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
, des rapports entre le sujet et le réel, qui d'une adaptation difficile
et lointaine le mène à l'ignorer. Ce n'est pas en réalité l'obsession
qui peut mener à la schizophrénie, c'est la psychasthénie, dans la
mesure précisément où elle compromet le sens du réel.
Les auteurs établissent une échelle qui mène de la pensée normale-
à la schizophrénie et à f hystérie (au sens de Claude) en passant par
les psychoses obsessionnelles et la psychasthénie. A travers ces.
différentes zones le facteur anxiété tend à diminuer en même temps
que l'obsession tend vers la Stereotypie ou l'automatisme (délire-
d'influence ou d'action extérieure). ■ H. W.
490. — H. CLAUDE, L. VIDART, Y. LONGUET. — Le journat
d'un schizoide ou réflexions sur les rapports de la psychasthénie»
la schizoidie et la schizophrénie. — Enc, XXXIV, 1939-40-41,
2, p. 323-338. ^
Psychasthénique par des réactions de timidité et d'anxiété
obsessionnelle, schizoide par des tendances autistiques qui lui font
rédiger un journal-roman bien caractéristique, schizophrène par son
délire de persécution interprétatif et hallucinatoire, le malade dépeint
dans cette observation pose le problème des « chaînons essentiels -» mentaux.'
qui unissent ces trois syndromes H. W.
491. — A. MYERSON. — Total push method. III. Schema for the
recording of certain important attitudes in chronic schizophrenia
(Schéma pour la notation de certaines attitudes dans, la schizo
phrénie chronique). — Am. J. of P., XCVI, 4, 1940, j). 935-943.
M. présente une série de tests, qui peuvent être notés de 0 à 4.
Il en distingue quatre groupes : I. Contact social : Aversion (détourner
les yeux, ou la tête pendant l'interrogatoire), poignée de main,
communication verbale (réponse aux questions), sourire, jeu de
balle. II. Passivité : Passivité posturale (conservation dés attitudes),
imitation, obéissance aux commandements. III. Résistance. IV. Auto
matisme : automatisme verbal et moteur: G. P.
492. — W. R. MILLER. — The relationship between early schizo
phrenia and the neuroses (Rapports entre la schizophrénie précoce
et les névroses). — Am. J. of P., XCVI, 4, 1940, p. 889-896.
Dans certains cas, la schizophrénie est le développement d'une-
constitution. Dans d'autres cas, ce sont des expériences de l'enfance
et des facteurs extérieurs qui favorisent l'établissement de ce type
<Je réaction. Dans un troisième groupe.de cas — celui que l'auteur
étudie, la structure de la personnalité est plus stable, mais l'équilibre-
est compromis par une mauvaise adaptation aux circonstances/ la
névrose survient et finalement aboutit à l'état schizophrénique. Mais
ce processus peut être arrêté par un traitement- approprié.
■■••■■■.• ' G. P.
493. — C. RUPP et E. K. FLETCHER. — 'A five to ten years
follow-up study of 641 schizophrenic eases (Étude sur l'évolution
de 641 schizophréniques, suivis pendant 5 à 10 ans). — Am.
J. of P.; XCVI, 4, 1940, p. 877-888. ?
Étude statistique sur l'évolution de la schizophrénie. Sur i
ÊSYCHOLOGII PATHOLOGIQUE ' 445
-608 malades suivis pendant une période de temps allant de 5 à 10 ans,
■6,6 % ont eu une amélioration très marquée, 15,3 % une améliorat
ion, 63,5 % aucune amélioration, 14,6 % sont morts. Parmi les
malades améliorés, 35 % appartenaient au type simple, 16,4 % à
Thébéphrénie, 30 % à la catatonie, 16 % au paranoide, 36,4 % à
d'autres groupes (type schizo-affectif surtout). L'âge de début de
la psychose ä peu d'influence, sauf au delà de 45 ans, l'amélioration
étant alors moins fréquente: La tuberculose pulmonaire est la cause
la plus fréquente des morts (près de la moitié des cas). Il y a eu plus
de 11 % de suicides. G. P.
494. — H. FREEMAN. — Heat-regulatory mechanisms in normal
and in schizophrenic subjects (Régulations thermiques chez les
normaux et les schizophrènes). - — Ar. of N., XHII, mars
1940, -p. 456-462.
Au stade chronique de l'évolution les schizophrènes Réagissent
moins que les normaux aux stimulations métaboliques. R, B. v
495. — J. W. LAYMAN. — A quantitative study of certains changes
in schizophrenic patients under the influence of sodium amytal
(Étude quantitative de certains changements chez les sujets schizo
phrènes sous l'influence du sodium amytal)., — J. of Gen. Ps., " '
1940, XXH, p. 67-86. .
L'amytal diminuerait l'inhibition et permettrait ainsi d'établir
un meilleur contact avec certains malades mentaux. L'A. soumet
20 schizophrènes à une batterie de tests avant, pendant et après
l'administration du sodium amytal. Sous l'influence de la drogue
on observe au Terman une augmentation du résultat global, au
Rorschach une meilleure organisation perceptuelle, aux tests non-
verbaux Pintner-Paterson une réduction des mouvements inutiles
et du temps d'exécution, au Bernreuter un indice névropathique
moins élevé. Cette amélioration disparaît quand l'amytal cesse
d'agir. R. Z.
496. — LAIGNEL-LAVASTINE, H. MIGNOT et MENANTEAU. —
Syndrome schizophrénique avec catatonie intermittente. — An.
Méd.-Ps., XV, 1941, -t. II, p. 129-134. . ;
Une malade qui avait débuté par de l'agitation stéréotypée avec
idées d'influence présente ensuite un état catatonique bien caractér
isé qui présente, par intermittence, des rémissions à peu près
complètes de 14 a 20 jours. Cependant certaines discordances
mimiques et les résultats de Rorschach montrent que le fond schizo
phrénique persiste. H. W.
497. — A. BROUSSEAU et GENDROT. — Syndrome de jeu dra
matique post-émotionnel sur le fond de caractère schizoide.
Guérison par la cardiazolthérapie. — An. Méd.-Ps., XV, 1931,
t. II, p. 369-374.
Un état d'hostilité à l'égard de l'entourage, qui se traduisait
par des attitudes de défense et de menace ayant un caractère théâtral
quelque peu puéril, mais sans jamais aboutir, et qui s'était développé

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