Psychologie animale - compte-rendu ; n°1 ; vol.53, pg 153-159

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L'année psychologique - Année 1953 - Volume 53 - Numéro 1 - Pages 153-159
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1953
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G. Viaud
III. Psychologie animale
In: L'année psychologique. 1953 vol. 53, n°1. pp. 153-159.
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Viaud G. III. Psychologie animale. In: L'année psychologique. 1953 vol. 53, n°1. pp. 153-159.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1953_num_53_1_8702III Psychologie animale
MATTHEWS T. The sensory basis of bird navigation
La base sensorielle de la navigation des oiseaux Inst
Navigation 1951 260-275
Examen des données sur les migrations obtenues soit dans les
conditions naturelles soit surtout après transports expérimentaux
Dans ce dernier cas chez divers oiseaux Europe les parcours en
ligne droite les parcours réels étant guère connus ont été au
maximum de 1.400 milles On observé Madrid-Berlin Venise-
Stockholm Lisbonne-Soleure Moyennes de retour de 20 100 milles
par jour en ligne droite
De jeunes cigognes de Prusse orientale lâchées seules pour leur
première migration ont pris la route habituelle N.-O S.-E.
comme si un instinct héréditaire les guidait
Certains vols transocéaniques sont spectaculaires tels ceux du
pluvier doré parcourant 2.000 milles de pleine mer de Alaska
aux
On discute toujours sur les éléments perceptifs de orientation
a-t-il enregistrement de déplacements Mais des pigeons ayant
suivi les deux côtés un triangle reviennent par le troisième côté
ce qui est ailleurs pas une objection décisive)
Certaines théories de la navigation ont invoqué une sensibilité
magnétique pour laquelle organe manque et que indifférence des
oiseaux vis-à-vis des champs magnétiques permet éliminer
Si des différences de potentiel peuvent naître aux extrémités un
conducteur de ordre de 10 volt au cours un vol travers
les lignes de force application oiseau ne trouve aucune base
En envisageant un canal semi-circulaire comme un anneau conduc
teur oscillant dans le champ magnétique et pouvant être parcouru
par un courant alternatif de dynamo de ordre un centième de
microampère on ne trouve encore rien de vraisemblable
Que valent les expériences américaines sur le repérage de la lati
tude par la force de Coriolis avec une coordonnée fournie par la
composante magnétique verticale Deux isolignes se coupant en
deux points conjugués assez éloignés sur le globe terrestre un par
exemple en Pensylv nie et autre dans le Nebraska on dressé
des pigeons retrouver un pigeonnier mobile en Pensylv nie et 154 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
le pigeonnier étant conduit au point conjugué du Nebr&ska
1.000 milles de distance les pigeons furent lâchés 75 milles de ce
point Il en bien eu qui ont rejoint effectivement mais sur
300 lâchés
Si action de la force de Conolis sur un mouvement de liquide
dans les canaux semi-circulaires est plausible énergie en jeu dans
Je vol de oiseau en fonction de la rotation de la terre reste inférieure
celle des mouvements browniens
est une astronavigation que on peut songer position du
soleil en hauteur et direction avec le rôle de heure utilisation
nocturne des positions des étoiles
Des recherches expérimentales doivent être entreprises dans cette
direction conclut auteur
Construction de la toile de Araignée
KOIS IG M.) Beiträge zur Kenntnis des Netzbaus Orbiteier
Spinnen Contributions la connaissance de la construction de la
toile des Araignées orbiteies Zeitschr Tierpsychol. 1951
462-492 ITT N. Ein einfaches Prinzip zur Deutung
einiger Proportionen im Spinnennetz Un principe simple pour
comprendre certaines proportions de la toile des Araignées
Behaviour 1952 172-189
Le problème de la construction de la toile des Araignées orbiteies
est encore loin être résolu Depuis Tilquin qui considérait cette
construction comme la résultante du besoin de filer de la soie et
un certain nombre de tropismes et Peters qui voit la réalisation plan spécifique caractérisé par certaines proportions constantes
de ses éléments ou segments autres auteurs tentent appliquer
ce problème les notions fondamentales de analyse des instincts
de Lorentz est-à-dire celles de déroulement actes stéréotypés
Erbkoordination et de réponses orientées des stimuli externes
Taxiskomponente Selon König la base de toute la construction
de la toile il la tendance construire qui correspond une pre
mière disposition ou Stimmung de Baerends Le principal
facteur interne de cette disposition est la faim les facteurs externes
paraissent dépendre du nycthémère Le comportement premier
déclenché par cette tendance est la recherche un lieu favorable
possibilité de suspendre la toile etc. Dès tel lieu été
trouvé araignée change de comportement sous influence une
nouvelle Stimmung le premier acte instinctif de cette phase est
abandon du fil de franchissement les actes suivants sont la pose
des premiers fils de cadre des rayons des autres fils de cadre etc
Dans les phases suivantes intervient la tendance au mouvement
spiral pose de la spirale auxiliaire et de la spirale visqueuse Il ANIMALE 155 PSYCHOLOGIE
ainsi une hiérarchie de Stimmungen Baerends Toutes ces
activités sont plus ou moins réglées par des stimuli externes ainsi
araignée cesse de poser les rayons de sa toile lorsque le stimulus
déclencheur vide dans la structure radiaire manque Ce qui le
prouve bien est que araignée est capable de refaire des rayons
qui ont été détruits au thermocautère On voit alors que lorsque
araignée dans son mouvement spiral se heurte une lacune dans
le réseau des rayons le manque de contact de la première paire de
pattes déclenche les mouvements de pose des rayons ce qui pour
conséquence évidente de combler la lacune Lorsque tous les angles
>entre rayons sont assez petits il plus de pose de nouveaux
rayons et le mouvement spiral véritable commence en cercle dans
îe moyeu puis tout autour du moyeu zone de renforcement Toute
fois lorsque araignée commencé poser sa spirale auxiliaire le
retour la phase où elle posait des rayons est impossible la des
truction des rayons est plus suivie de leur restauration La de-
mère phase ou confection de la spirale visqueuse est déclenchée par
atteinte du fil de cadre elle ne suit pas immédiatement la phase
précédente ou de confection de la spirale auxiliaire il une
pause entre les deux repos dont la durée augmente avec âge de
araignée Pendant la dernière phase comme pendant la précé
dente araignée ne refait jamais les rayons détruits Bref des dis
positions ou tendances des actes stéréotypés et irréversibles en
gros tout au inoins des réponses partielles des stimuli qui orientent
les démarches de animal voilà au total ce que paraît donner ana
lyse du comportement de araignée tissant sa toile
Witt sans écarter de ce scheme général ajoute des considéra
tions très intéressantes sur la manière dont est posée la spirale vis
queuse Cette spirale est au moins en partie une spirale logarith
mique les distances entre les tours de spire mesurées le long un
rayon en allant de extérieur vers intérieur diminuent en progres
sion géométrique Le caractère logarithmique de cette spirale est
surtout visible dans les régions de la toile où les rayons sont disposés
autour de la verticale dans les secteurs voisins des rayons horizon
taux ce caractère est absent animal tendant ici en allant de
rayon rayon poser son fil monter ou descendre selon la verti
cale influence du poids de son corps Mais dans les autres secteurs
îa spirale est assez nettement logarithmique car araignée partant
un rayon donné pour aller vers un autre cherche aborder celui-ci
angle droit le fil elle tire derrière elle fera donc avec le premier
rayon un angle égal 90 moins la valeur de angle compris entre
deux rayons Comme ce fait se reproduit dans chaque secteur limité
par deux rayons consécutifs araignée décrit une spirale qui se
rapproche peu peu du centre auteur en conclut que araignée
suit une route qui obéit la loi du moindre effort ou de économie
des mouvenients car elle va un rayon autre par le plus court 156 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
chemin est une véritable tendance spécifique laquelle elle ne se
soustrait dans une certaine mesure que sous influence de stimuli
locaux Enfin auteur employant des substances neurotropes dis
soutes dans de eau sucrée et administrées araignée dans une
mouche-attrape jetée au centre de la toile) montre que les toiles
des Orbiteies varient dans certaines limites ou sous certains aspects
suivant la substance employée la pervitine laisse subsister une
marche coordonnée mais trouble la fixation des fils de la spire le
benzopyrène semble attaquer la faculté de disposer la toile comme
ordinaire mais empêche pas exécution correcte de tous ses
détails la caféine atteint nombre de fonctions orientation en par
ticulier) mais non les coordinations élémentaires la scopolamine
empêche simplement araignée de trouver sa voie selon la loi du
moindre effort Plus curieuse encore est influence du diéthylamide
de acide lysergique du groupe des alcaloïdes du seigle ergoté qui
fait tisser araignée une toile absolument régulière beaucoup
plus régulière elle ne est dans la nature car animal est grâce
cette substance soustrait la plupart des influences extérieures
Ainsi ces drogues permettent de dissocier différentes fonctions qui
jouent un rôle dans la construction de la spirale visqueuse et on
retrouve toujours semble-t-il en fin de compte des tendances et
des mouvements spécifiques une part et autre part des réponses
orientées déclenchées par des stimuli externes
Perceptions visuelles chez les Vertébrés
ENGELMANN C. Versuche über den Gesichtskreis des
Huhns Expériences sur espace visuel du Poulet Zeitschr
TierpsychoL 1952 91-102 ITZ A. Untersuchun
gen über das Formensehen und optische Gr ssenunterscheidung
bei der Skudde ostpreussiches Landschaf Recherches sur la
vision des formes et la distinction des grandeurs chez une brebis
Zeitschr TierpsychoL 1951 423-44L GRZIMEK
Versuche über das Farsehen von Planzenessern Das farbige
Sehen und die Sehschärfe von Pferden Expériences sur la
vision chromatique des Herbivores La vision chromatique et
Vacuité visuelle des Chevaux Zeitschr TierpsychoL 1952
23-39
Engelmann mesuré quelle distance des Poulets nains et des
Poules de grande taille Leghorn et Sussex aper oivent des grains
isolés ou groupés ou encore une assiette pleine de nourriture ou
enfin des congénères La limite de visibilité est donnée par une
image rétinienne de mm 03 environ Les résultats expérimentaux
montrent que la distance critique est un mètre pour le grain de
blé pour le grain de maïs pour le groupe de 15 grains PSYCHOLOGIE ANIMALE 157
de blé pour le groupe de grains de maïs pour assiette
40 pour le congénère La grandeur de image rétinienne est
donc pas seule en cause il aussi un facteur visibilité très
important ainsi un grain de maïs est vu de plus loin que 15 grains
de blé groupés espace visuel du Poulet pas une grandeur cons
tante Un rayon action personnelle de joue un rôle
capital il correspond la distance de fuite et aux dimensions du
cercle dans lequel un coq ne tolère pas la présence un autre coq
auteur suppose que ce rayon est en relation avec le punctum
remotum de animal Au-delà de ces m. le Poulet supplée sans
doute pour la vision en profondeur au défaut accommodation par
la parallaxe monoculaire créée par la vision binoculaire successive
auteur note pour terminer que espace visuel total du Poulet
varie avec les conditions qui font il peut regarder plus ou moins
loin hauteur des yeux au-dessus du sol ou il ose regarder plus
ou moins loin rôle de âge du sexe combativité La confiance en
soi serait un facteur psychologique limitant espace visuel
Une brebis de Prusse orientale été soumise par Seitz des expé
riences de discrimination visuelle entre deux figures après avoir
subi un dressage la différenciation de signes basée sur le nombre
de ceux-ci qui échoua La brebis apprit en 50 essais envi
ron distinguer un cercle signe valeur positive confirmé par une
récompense en nourriture un triangle de même taille stimulus
négatif pas de La distinction entre un cercle et un
angle droit se fait sans dressage Mais une centaine de présentations
sont nécessaires pour faire distinguer un cercle un carré Cette
performance est la limite de la discrimination des formes simples
le cercle est distingué ni un pentagone ni un hexagone autre
part les discriminations faites sont peu stables adjonction un
contour aux figures-stimuli suffit les faire confondre En référence
aux expériences de Bierens de Haan sur un Macaque la brebis fut
soumise une tâche analogue et parvint transférer les qualités
de forme et de couleur de la figure positive cercle rouge la figure
négative triangle bleu le résultat est bon quand on change la
couleur moins bon quand on change la forme La brebis peut être
dressée distinguer une figure simple une figure complexe Mais
la complexité des figures accroît beaucoup la difficulté de appren
tissage Enfin il faut tenir compte de la valeur affective des signes
entre un carré un triangle et une croix la brebis choisit spontané
ment le les autres figures ayant une valeur répulsive Le
cercle la näeme valeur que le carré
Beaucoup auteurs dit Grzimek prétendent encore que la grande
majorité des Mammifères est totalement achromatopsique Pour
montrer il en est rien il étudie simultanément deux chevaux
et deux chiens dans des expériences de choix multiple avec dres
sage aux couleurs Chez les deux chiens on observé une impossi- 158 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
bUité totale de dressage au rouge Au contraire les deux chevaux ont
distingué le jaune le vert le bleu et le rouge de tous les gris qui leur
furent présentés et ils hésitèrent peine la présentation de tons
plus clairs ou plus sombres que la couleur de dressage Le dressage
réussit le mieux avec le jaune et le vert plus lentement et plus
difficilement avec le bleu plus mal encore avec le rouge Les deux
chevaux choisirent un rouge clair peu saturé plus facilement que
le rouge pur et inversement le bleu saturé plus facilement que le bleu
lavé de blanc En résumé les chevaux voient peu près les meines
couleurs principales que nous jaune vert bleu et rouge acuité
visuelle été étudiée aussi par auteur un cheval peut reconnaître
une raie verticale jaune au milieu du gris sous un angle minimum
de une raie bleue sous un angle minimum de 41/ acuité
visuelle est donc plus faible chez le Cheval que chez Homme niais
elle paraît varier dans le spectre comme celle de
Reconnaissance de congénères et de proies
HELLWIG H.) LUDWIG W. Versuche zur Frage der
Arterkennung bei Insekten Expériences sur la reconnaissance spe
cifique chez les Insectes Zeitschr TierpsychoL 1951 456-
462 DE RUITER L. Some experiments on the camou
flage Of stick caterpillars Quelques expériences sur le mimétisme
de chenilles en forme de brindilles de bois Behaviour 1952
222-232
Helliwg et Ludwig ont étudié cinq espèces Insectes en parti
culier Pyrrhocoris apterus Gerris lacustris Leptinotarsa decemli-
neata pour savoir comment les individus mâles et femelles se
reconnaissent Ils ont procédé enlèvement des antennes chez le
et la et ont utilisé des attrapes du suc de etc Ils ont observé
que chez aucune des espèces étudiées la coloration et les dessins
des ailes ou des élytres ne contribuent au déclenchement de accou
plement entre individus de même espèce En particulier chez les
trois espèces précitées les qui ont envie de accoupler vont
trouver aussi fréquemment des que des est dire ils ne
distinguent pas les sexes apterus et lacustris reconnaissent
appartenance spécifique et distinguent les extrémités antérieure
et postérieure du partenaire Par contre decemlineata ou Dory
phore accouple aussi avec autres genres il ne reconnaît que
axe longitudinal du corps du partenaire et ne trouve extrémité
postérieure que par essais et erreurs Chez apterus et lacustris
il existe une orientation distance basée sur la perception visuelle-
dés formes et une orientation de près qui est olfactive chez le pre
mier et visuelle chez le second Il se peut que le Doryphore soit
dépourvu une capacité orientation lointaine PSYCHOLOGIE ANIMALE 159
Les chenilles Ennomos alniaria Biston strataria et hirtaria
sont protégées des Geais et des Pinsons par leur ressemblance avec
des brindilles De Ruiter note que les Oiseaux ne picorent pas ces
larves car ils sont habitués impossibilité de manger des brin
dilles Cependant si un oiseau trouve par hasard une de ces chenilles
il picore ensuite tous les objets semblables ce il soit
découragé par le fait de ne plus trouver que des brindilles La situa
tion primaire est ainsi restaurée ailleurs les chenilles ne sont
confondues avec des rameaux de leurs plantes nourricières et
certains oiseaux sont capables même de les distinguer de ceux-ci.-
Ainsi bien que ce camouflage soit supérieurement adapté il ne
donne pas encore la protection maximum Il semble il ait de
nombreux degrés dans cette évolution chacun assurant un avan
tage plus ou moins considérable

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