Psychologie appliquée - compte-rendu ; n°2 ; vol.34, pg 963-1077

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L'année psychologique - Année 1933 - Volume 34 - Numéro 2 - Pages 963-1077
115 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1933
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XIV. Psychologie appliquée
In: L'année psychologique. 1933 vol. 34, n°2. pp. 963-1077.
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XIV. Psychologie appliquée. In: L'année psychologique. 1933 vol. 34, n°2. pp. 963-1077.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1933_num_34_2_29963PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 963
XIV. — Psychologie appliquée
1° Applications générales, industrielles et sociales
a) Généralités, applications générales et sociales1
1531. — FR. GIESE. — Psychologie als Lehrfach und Forschungsgeb
iet auf der technischen Hochschule (Psychologie comme branche
d'enseignement et domaine d'investigation à V École des Hautes-
Études techniques). — In-8° de 46 pages, Halle, Marhold, 1933.
La psychologie a été introduite il y a 10 ans dans les programmes
de l'École technique de Stuttgart pour la formation des ingénieurs, et
Fauteur en a assumé l'enseignement, organisant un laboratoire de
psychotechnique où il a dirigé les recherches d'une série de collabo
rateurs (la liste des travaux comprenant 67 numéros, dont 35 de
Giese lui-même).
Après ces 10 années il jette un regard en. arrière sur une organisa
tion dont le succès a couronné ses efforts ; il indique les sujets des
enseignements théoriques et pratiques donnés, et envisage, en termi
nant, l'avenir de la psychologie appliquée dans le « IIIe Reich », non
seulement au point de vue technique, mais au point de vue culturel,
avec les problèmes de la psychologie raciale qui intéressent les
dirigeants actuels du Reich. H. P.
1532. — W. LUBRICH. — Versuche über Feststellung der Geschwind
igkeit von Kraftwagen durch Schätzung (Recherches sur l'appré
ciation de la vitesse des véhicules automobiles). — Psychot. Z.,
VII, 1, 1932, p. 1-9.
A l'Institut de la Police pour l'étude de la technique et des trans
ports, à Berlin, qui comporte une section de recherches psycholog
iques, l'A. a effectué des expériences sur une cinquantaine de per
sonnes — employés de la police — en faisant apprécier la vitesse
de déplacement d'une automobile (dont la vitesse réelle fut déterminée
au moyen d'un tachymètre spécial et contrôlé). Il apparaît que la
vitesse réelle des véhicules est appréciée exactement (en kilomètres-
heures) dans 22 % des cas lorsque l'observateur se trouve dans la
voiture même ; dans 21 % de cas lorsque le véhicule passe devant
l'observateur arrêté en bordure de la voie et pouvant observer la
voiture pendant un parcours de 500 mètres ; dans 18,4 % lorsque est placé à une distance de 150 mètres de la voie du
parcours du véhicule.
Les vitesses lentes (au-dessous de 40 kilomètres à l'heure) parais
sent être plus souvent sous-estimées, les vitesses rapides surestimées.
Il y aurait aussi, chez certains sujets, une tendance systématique
à la sur- ou la sous-estimation. L'erreur, calculée par le rapport de la
vitesse appréciée à la vitesse réelle (ou son inverse de manière à
obtenir une fraction > 1) multiplié par 100 et dont on déduit 100,
varie d'environ 70 aux faibles vitesses à 12 aux vitesses de 80 kil
omètres à l'heure. D. W.
1. V. aussi le n° 1309. 964 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1533. — P. v. SCHILLER. — Das Ranschburgsche Phänomen und
dessen Einfluss auf das Erkennen von Kraftfahrzeugkennzeichen
(Le phénomène de Ranschburg et son influence sur la reconnaissance
des numéros matricules d'automobiles). — Psychot. Z., VII, 2-3,
1932, p. 49-59.
En partant des observations de Ranschburg qui avait remarqué
que des séries de chiffres sont perçues moins aisément lorsque deux
chiffres de la série sont identiques, l'A. a entrepris des expériences sur
la lisibilité des numéros d'automobiles. Le sujet observait sur une
table le déplacement des petites voitures-jouets circulant électriqu
ement sur quelques voies entrecroisées, et devait noter les numéros
inscrits au dos des voitures, lorsque s'allumait une lampe à côté du
numéro. L'épreuve était rendue plus difficile et, de l'avis de l'A.,
plus proche des conditions réelles de la rue, du fait que les voitures
circulaient à des intervalles irréguliers, et que le sujet était en outre
occupé à une lecture.
Les numéros (composés soit de 5 chiffres, soit de 4 chiffres et de
2 lettres) étaient, en effet, mieux reconnus lorsque tous les chiffres
en étaient différents. Lorsqu'un numéro contient un chiffre répété
2 fois, la lisibilité des séries de 5 chiffres devient bien moins satisfai
sante (jusqu'à 80 % d'erreurs). Dans les numéros composés de
4 chiffres et de 2 lettres (en général plus faciles à reconnaître que des
séries de 5 chiffres) la répétition d'un chiffre peut ne pas diminuer la
lisibilité de la série, à condition que les chiffres répétés soient souli
gnés par quelque détail caractéristique : position privilégiée dans la
série (soit au début, soit aux deux extrémités) ou différence graphique
(dans l'épaisseur du trait). D. W.
1534. — B. N. SEVERN Y. — Sur la visibilité des signaux routiers (en
russe). — Ps. Sov., VI, 7, 1933, p. 316-332.
Les recherches sur ce sujet doivent être faites avec des sujets
entraînés à l'introspection ; il faut évaluer la distance à laquelle les
signaux deviennent visibles, et le côté qualitatif du phénomène.
Il faut également tenir compte de l'acuité visuelle des sujets de
l'expérience. On peut distinguer plusieurs étapes dans la perception
des signaux, en commençant par la perception d'une tache jusqu'à
la perception du signal avec tous ses caractères. Certains signaux sont
facilement vus, et difficilement reconnus, d'autres présentent le
phénomène inverse.
Le seuil de perception dans une certaine mesure ne dépend pas
des dimensions des signaux, mais uniquement de la distance. Le
seuil de reconnaissance des signaux dépend de leur forme : un triangle
est mieux perçu qu'un carré deux fois plus grand. Les signaux les
mieux perçus sont le rectangle et le triangle, puis viennent le cercle
et le carré.
Le système des signaux qui existe actuellement peut être ratio
nalisé en tenant compte de l'importance des différents signaux, et
de la visibilité des différentes formes géométriques.
L'auteur donne d'ailleurs quelques indications sur les signaux
qui doivent être modifiés, et le caractère de ces modifications.
A. C. • APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 965 PSYCHOLOGIE
1535. — O. F. LITTERER. — An experimental study of visual
apprehension in reading (Étude expérimentale de V appréhension
visuelle pendant la lecture). — J. of appl. Ps., XVII, 3, 1933,
p. 266-276.
On pourrait supposer que la rapidité de perception visuelle
influe sur la vitesse normale de lecture. L. a soumis plus d'une cen
taine d'étudiants à des tests de vitesse de lecture de Chapman Cook,
de Minnesota et de Iowa, ainsi qu'à des tests d'intelligence : Alpha
de l'Armée et le test de Minnesota. La rapidité de l'appréhension
visuelle était déterminée par la quantité de chiffres, de lettres ou de
mots lus pendant une présentation d'une durée de trois secondes.
Les corrélations entre la rapidité d'appréhension visuelle ainsi déter
minée et la rapidité de la lecture mesurée par les différents tests
employés, ne sont guère élevées : 0,28 pour l'appréhension des lettres ;
0,15 pour l'appréhension des chiffres. L'appréhension des mots et des
phrases fournit des coefficients plus élevés : 0,32 et 0,43 respectiv
ement en moyenne (coefficients corrigés pour atténuation). Les
corrélations entre la rapidité d'appréhension et les résultats des tests
d'intelligence se sont montrées un peu plus élevées (de 0,20 à 0,47).
D. W.
1536. — ANNE ROE. — A study of the accuracy of perception of
visual musical Stimuli (Étude de la justesse de la des
stimuli musicaux visuels). — Ar. of Ps., XXIV, n° 158, 1933,
61 p.
Une batterie de 5 tests fut établie pour éprouver la connaissance
des symboles musicaux. Les données permettent une sélection des
éléments pronostiquant le mieux l'habileté à lire la musique, une
classification des différents types d'erreurs et une recherche de leurs
causes, avec application aux difficultés éprouvées par les écoliers
dans l'apprentissage de la musique, tout cela suggérant de nouvelles
recherches.
Les sujets, 56 étudiants en musique, fournirent beaucoup de
jugements faux (24 % pour les ornements) ; même des musiciens
exercés se trompent sur des règles élémentaires : 18 % désignent mal
un trille, 31 % ne peuvent le définir. Dans tous les tests, les hommes
sont supérieurs aux femmes. L'homogénéité des tests est comprise
entre 0,62 et 0,88. On donne la corrélation avec l'âge ( — 0,64), le
nombre d'années d'études (0,43), le talent musical (0,51) et les tests
d'habileté musicale de Kwalwasser-Dykema (0,18 à 0.62). Revue
critique de la littérature. Bibl. de 47 titres. G. D.
1537. — C. KRUEGER. — Analyse der Denkvorgänge beim Lesen
von Werkzeichnungen (Analyse des processus de la pensée dans
la lecture des dessins industriels). — Psychot. Z., VIII, 1, 1933,
p. 24-33.
Quelques expériences de lecture de plans ; l'interrogatoire, d'ail
leurs assez sommaire, des sujets a montré des différences individuelles
dans les méthodes de travail et conduit l'A. à formuler quelques 966 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
remarques judicieuses en vue de perfectionner l'enseignement du
dessin industriel. D. W.
1538. — H. HERZOG. — Stimme und Persönlichkeit (Voix et
personnalité). — Z. f. Ps., GXXX, 1933, p. 300-369.
Quand on entend une voix inconnue parler à la radio, on a une
tendance invincible à se représenter la personne qui parle. Ce fait a
suggéré l'expérience suivante :
On a demandé aux auditeurs d'un poste viennois d'écouter
successivement neuf personnes lire le même texte devant le micro,
et de décrire ensuite ces (âge, sexe, caractère de la voix,
personnalité, aspect, condition, etc.). Deux mille sept cents auditeurs
ont répondu, en ajoutant spontanément d'autres précisions. Il y a
estimation assez exacte du sexe, parfois de l'âge et du type physique.
L'appréciation de la condition sociale, de la profession et du niveau
de culture se rapproche assez souvent de la réalité, car le débit,
l'intonation, l'accent provincial, la maîtrise et la netteté de l'art
iculation peuvent faire deviner bien des choses. Enfin la voix révèle
quelquefois le tempérament, l'harmonie interne du caractère, l'att
itude à l'égard du monde — ou simplement les sentiments momentan
és de celui qui parle.
Dans une deuxième expérience, l'auteur lui-même a écouté une
quarantaine de parleurs inconnus. Il distingue des impressions glo
bales ou analytiques venant, soit de l'ensemble de son expérience des
voix en général, soit de souvenirs individuels qui imposent — sou
vent par un petit détail — des assimilations qui peuvent se corriger
dans la suite. Les premières sont les plus intéressantes au point de
vue de la contribution de la voix à la connaissance des caractères :
la hauteur indique le sexe et l'âge ; les variations de hauteur et
d'intensité, le tempérament, l'articulation, forment des éléments
sociologiques. Les souvenirs individuels sont souvent responsables de
la projection d'aspects physiques, qui n'ont guère qu'un lien accident
el avec les qualités propres de la voix. P. G.
1539. — FR. H. LUMLEY. — Measurement in Radio (Mesure en
radio). — In-8° de 318 pages. Ohio State University, 1934. Prix,
relié : 3 dollars.
En « radio », on ne connaît guère le public et ses réactions, ce qui,
pour les éducateurs et les publicitaires, est une grave lacune.
L'auteur, par des questionnaires, des interviews, une analyse
des correspondances reçues, par toute une large enquête, a tenté de
fournir des indications numériques sur le public et ses caractéris
tiques, son travail posant les problèmes plutôt qu'apportant vra
iment des solutions.
En ce qui concerne la tentation d'évaluer le souvenir de ce qui est
fourni par la radio comparativement à ce que peut donner la lecture,
l'auteur relate bien quelques essais, tente d'interpréter des expé
riences classiques sur la mémoire, mais n'apporte guère de données
personnelles, et pas de conclusions fermes et pratiquement utilisables.
Les appendices et la bibliographie (732 numéros) sont la meilleure
partie du livre. H. P. PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 967
1540. — A. AALL. — Die Neubildung einer Weltsprache (La consti
tution d'une langue universelle). — Z. f. Ps., CXXIX, 1933,
p. 213-222.
Le besoin d'une langue internationale se fait de plus en plus sentir.
A. rend compte des efforts récents en ce sens, et notamment de
l'initiative prise par l'association américaine I. A. I. A. (Association
pour un langage auxiliaire international). Après avoir passé en
revue les solutions actuellement proposées, parmi lesquelles l'Espe-
ranto reste, de très loin, la plus favorisée, il cherche quelle contribu
tion la psychologie scientifique pourrait apporter à ce problème en
élaborant un plan d'étude expérimentale des mérites des différents
systèmes et les conditions qui faciliteraient l'apprentissage d'une
langue auxiliaire. P. G.
1541. — W. MAC DOUGALL. — Family allowances as a eugenic
measure (Les allocations familiales, mesure d'eugénisme). — ■
Char, and Pers., II, 2, 1933, p. 99-116.
L'auteur reprend une idée qui lui est chère : l'octroi d'allocations
aux familles comme mesure d'eugénisme. Il passe en revue ce qui a
été fait dans ce sens en Angleterre et ailleurs, et cherche à justifier sa
thèse par l'exposé des résultats de nombreux chercheurs.
D'après la statistique de Terman sur les parents d'enfants bien
doués 53 % appartiennent aux professions libérales ; 37 % aux
carrières de l'Etat ; 10 % aux milieux ouvriers. Les proportions
sont sensiblement les mêmes si on prend pour base des recherches
les qualités physiques des sujets. Me D. signale d'ailleurs également
les inconvénients de son système mais ils lui paraissent trop minimes
pour en empêcher l'adoption. H. A
1542. — O. BOBERTAG. — Psychotechnik im Dienste der Wehr
macht (La psychotechnique au service de l'armée). — Ind. Psychot.,
X, 8, 1933, p. 229-237.
Résumé très succinct de la grande expérience relative à la mise
au point des tests de l'Armée américaine et de leur utilité pour
l'organisation militaire. D. W.
1543. — R. NISHIZAWA. — Tests mentaux appliqués à la sélection
des agents de liaison (en japonais, avec résumé anglais). — Jap.
J. of Ps., VIII, 6, 1933, p. 891 (p. 73-75).
Recherche sur 58 soldats, certains pris au hasard dans diverses
compagnies, d'autres étant connus comme bons agents de liaison,
L'auteur, qui appartient à l'Académie militaire japonaise, a utilisé
7 tests dont il n'a ensuite gardé que 5 : l'un de mémoire immédiate
de sons, de mémoire immédiate de chiffres, un de répétition d'ordres,
un de vitesse d'écriture et un de déplacement.
Avec le succès dans la tâche d'agent de liaison, après éducation, les
tests ont donné une corrélation de 0,487 (la fidélité ayant été de 0,794)
L'analyse des tâches diverses des agents de liaison (télégraphie
optique ou au morse, téléphonie, etc.) a donné lieu à des calculs de
corrélation avec les divers tests et avec l'ensemble (de 0,14 à 0,61).
C'est avec les épreuves auditives plus qu'avec les visuelles que
l'efficience des agents de liaison a une corrélation nette. H. P. 968 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1544. — AG. MILANO. — Examen medico y psico-fisiologico de los
aviadores militares (Examen médical et psychophysiologique des
aviateurs militaires). — Ar. arg. de Ps., I, 2, 1933.
Cette étude du chef du Laboratoire Psychophysiologique de la
direction générale de l'aéronautique en Argentine, fondé en 1922,
expose succinctement les modalités de l'examen des candidats avia
teurs : questionnaire, examen d'acuité visuelle, de vision des cou
leurs, de vision nocturne (avec un appareil du type du photo-opto-
mètre de Herlitzka), examen oto-rhino-laryngologique, étude des
réactions simples (visuelles, auditives, tactiles) et discriminatives,
mesure de l'attention et de la rapidité perceptive au tachistoscope,
étude de l'émotivité (méthode de Herlitzka) et de la sensibilité
musculaire avec Pergoesthésiographe de Galliotti.
De 1912 à 1921, les accidents mortels représentèrent une propor
tion de 1,23 par 1.000 heures de vol, et, depuis la fondation du labo
ratoire d'examen jusqu'en 1932, de 0,41 par 1.000 heures de vol
(avec élimination moyenne de 35 % des candidats).
Les éliminations (151 au total), ont été justifiées 42 fois par insuf
fisance d'acuité visuelle, 9 par troubles de vision chromatique, 12 par
insuffisance de l'appareil auditif, 20 par anomalies vestibulaires,
34 par défaut d'attention et des réactions psychomotrices, 21 par
troubles cardio-vasculaires, 1 par affection pulmonaire, 6 par syphil
is, 2 par défaut de sensibilité musculaire, 4 par exagération d'émoti-
vité. H. P.
1545. — SILVIO PRINCIGALLI. — Observations sur la chronaxi-
métrie vestibulaire, eu égard en particulier à la sélection du person
nel de l'aéronautique. — A. i. B., XC, 1, 1933, p. 48-58.
Par emploi de la méthode de Bourguignon, avec dispositif bipo
laire binauriculaire, l'auteur a déterminé la chronaxie d'excitation
vestibulaire chez 155 jeunes gens de 19 à 28 ans, pilotes entraînés,
ayant eu ou non des accidents, soldats refusés à la sélection du pilo
tage et étudiants.
Les valeurs basses de chronaxies se sont rencontrées dans 12,8 %
des cas chez les pilotes (70 cas), dans 16,1 % des cas chez les soldats
(31) et dans 23,6 % chez les étudiants (55) ; les valeurs élevées repré
sentent 29 % des cas pour les premiers, 39,6 % chez les seconds,
3,6 % chez les derniers.
L'exercice du vol aurait pour effet une hypoexcitabilité labyrin-
thique d'après la fréquence relative des valeurs élevées de chronaxie
(perpétuant l'erreur qui consiste à évaluer quantitativement l'exci
tabilité d'après la seule constante de temps), alors d'ailleurs que
cette fréquence est encore plus grande chez les soldats n'ayant jamais
volé.
Trouvant que l'épreuve chronaxique est sans corrélation avec
l'épreuve calorique, l'auteur pense que c'est sur la première qu'il faut
se fonder pour apprécier l'excitabilité vestibulaire (alors que c'est au
contraire la seconde qui est la seule épreuve fonctionnelle du laby
rinthe, l'excitation électrique ne révélant que l'état des voies et
centres, sans agir sur les appareils sensibles). PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 969
Des tableaux publiés par l'auteur, tirons, tout au moins les
valeurs moyennes, qu'il n'a pas calculées, pour la chronaxie et
également pour la rhéobase qui n'est pas négligeable (le produit de
l'une par l'autre fournissant l'expression la plus satisfaisante de
l'excitabilité) :
Chronaxie (c) Rhéobase (ma) Rhéobase x Chronaxie
53 pilotes sans accidents ... 32,3 2,17 70,1
17 — à 25,4 1,71 43,4
40 étudiants 14,1 1,78 25,2
II apparaît effectivement, d'après ces chiffres, une diminution
de l'excitabilité chez les pilotes, plus marquée chez ceux qui n'ont
pas eu d'accidents. H. P.
b) Applications commerciales. Psychologie de la réclame
1546. — N. M. BALCHIN. — A psychological approach to market
Research (La connaissance psychologique du marché). — Hum. F.,
VII, 11, 1933, p. 375-386.
Toute marchandise doit satisfaire aux exigences du marché et
pour cela il faut connaître l'état du marché et la psychologie de
l'acheteur. C'est la méthode des recherches scientifiques dans ces
deux domaines qu'étudie l'auteur. Ces ne doivent pas se
borner à constater l'état de choses, elles doivent l'expliquer, suggérer
aux producteurs de nouveaux projets et leur indiquer de nouvelles
lignes de conduite. D. M.
1547. — J. W. FELIX. — Industrial Psychology applied to the Sales
Force (La psychotechnique appliquée aux vendeurs). — Hum. F.,
VII, 4, 1933, p. 132-138.
Description de mesures prises par une manufacture du nord
d'Angleterre pour mieux organiser la vente et qui eurent surtout
pour but de faire disparaître l'animosité entre la firme et ses voya
geurs de commerce. Après une étude détaillée du caractère de
chaque employé on lança un appel à chacun d'eux en tenant compte
de ses particularités individuelles. On établit un contact plus étroit
avec tous les représentants en leur démontrant combien leurs propres
intérêts concordaient avec ceux de leur maison. On fit paraître un
bulletin hedbomadaire permettant aux voyageurs d'être toujours
au courant des affaires, etc. Grâce à toutes ces mesures et malgré la
baisse des prix et une publicité moins intense on obtint une augment
ation de vente de 35 %. D. M.
1548. — P. J. STORY. — The training of Salesmen (La formation des
vendeurs). — Hum. F., VII, 7-8, 1933, p. 274-278.
Directeur d'une importante maison de commerce, l'auteur pose le
problème de la formation des vendeurs, qui est si importante pour la
bonne marche des affaires et pour laquelle une coopération étroite
avec l'Institut s'impose. D. M. 970 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1549. — M. W. RICHARDSON et G. F. KUDER. — Making a
Rating Scale that Measures (La construction d'une échelle de
notation qui mesure). — Pers. J., XII, 1933, p. 36-40
Pour construire une échelle, d'après laquelle on pourrait apprécier
la valeur professionnelle d'un vendeur, on avait demandé aux chefs
directeurs des entreprises commerciales de donner des formules
d'appréciations. Ces appréciations furent classées par 4 chefs qualif
iés. On en avait gardé 132, en les groupant en 2 questionnaires.
Ces questionnaires furent appliqués à 650 employés à 1 mois d'inter
valle. A la suite d'une étude statistique on avait choisi 51 formules
d'appréciations et on les a appliquées aux autres 350 employés.
La corrélation de cette dernière échelle appliquée 2 fois à 1 mois
d'intervalle est 90. Appliquée par 2 chefs différents à 305 autres
employés, elle a donné une corrélation 83. L'échelle établie pré
sente donc une bonne cohérence, et, d'après ce que disent les
auteurs, est d'une utilisation facile. B. N.
1550. — S. STUDENCKI. — L'affiche de sécurité. Psychologie et
technique de l'affiche (en polonais). — Psychot., VII, 1, 1933,
p. 3-30.
La direction des transports municipaux de la Ville de Varsovie a
organisé un concours pour une affiche de sécurité s'adressant aux
enfants afin de les prévenir contre le danger qu'ils courent en s'accro-
chant derrière les voitures. Le Jury comprenait, outre les techniciens
du Service, un psychotechnicien, un pédagogue et 4 artistes peintres.
Avant que les 44 projets envoyés pour le concours aient été sou
mis au Jury, l'A. les a montrés à 150 garçons de 11 à 15 ans en leur
demandant de les classer dans l'ordre de leurs préférences. L'accord
entre les réponses s'est avéré considérable. Les mêmes affiches ont
été classées en second lieu par des adultes (professeurs, institu
teurs, etc.). La corrélation entre les deux classements (méthode
de Rupp) a été de 35,5 %, donc négative.
En analysant les motifs des choix, S. a constaté que chez les
enfants ils sont de nature émotive, tandis que les adultes procèdent
par raisonnement.
Les 7 projets retenus par le jury (3 prix et 4 mentions) ont été à
nouveau soumis à l'appréciation des enfants. Le 1er prix a obtenu 0 %
de suffrages, le 2e 18 %, le 3e 0 %. Les 4 affiches ayant gagné une
mention ont eu 0 %, 15 %, 27 % et 40 % de voix. Ceci montre combien
il est difficile en ne s'appuyant que sur les critères habituels des
concours artistiques d'apprécier la valeur réelle d'une affiche. fpf
L'A. consacre une grande partie de son article à une analyse
psychologique des qualités d'une bonne affiche. De nombreuses cita
tions témoignent d'une connaissance approfondie de la question.
Une affiche doit être attractive, efficace (c'est-à-dire : s'adresser
directement au spectateur, être adaptée à son niveau intellectuel, etc.),
sa légende doit être conforme à certaines normes établies (l'A. en
indique quelques-unes), ses teintes convenablement choisies (suivant
les résultats obtenus par Baldwin, Chandler, et autres), son contenu
autant que possible négatif (elle doit parler, non pas des avantagés
d'une attitude mais plutôt des inconvénients de l'attitude contraire). PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS GÉNÉRALES 971
Après avoir exposé ces quelques points essentiels, S. étudie les
méthodes psychologiques les plus aptes pour apprécier la valeur d'une
affiche (il rappelle les travaux russes et américains faits dans ce
domaine).
En résumé, dit l'A., l'essentiel d'une affiche étant sa valeur psy
chologique, le côté artistique ne doit ni être surestimé, ni primer
d'autres considérations. L'appréciation est affaire du consommateur
et non pas du producteur. Le Jury devrait donc comprendre, à côté
des psychologues, un certain nombre de personnes intéressées. Le
rôle d'artiste, d'ingénieur et de psychologue devrait être surtout
préparatoire.
L'article reproduit 13 projets, illustrant bien les arguments
de l'A. A. G.
1551. — H. N. GILBERT. — An experiment with colored and incolo-
red advertisements ( Une expérience sur des annonces noires et de
couleur). — J. of appl. Ps., XVII, 1, 1933, p. 49-54.
Pour déterminer si les annonces de couleur paient les frais supplé
mentaires qu'elles occasionnent, l'A. a effectué une expérience sur un
groupe d'étudiants qui devaient parcourir rapidement une série
d'annonces et évoquer ensuite les noms des articles annoncés. Le
nombre en a été de 6,5 par étudiant pour les annonces de couleur,
3,9 pour les annonces imprimées en noir, ce qui constitue un avantage
de 66 % en faveur des annonces de couleur, alors que les frais supplé
mentaires pour ces sont de 28 % environ. D. W.
1552. — S. G. DULSKY. — Factors influencing the amount of copy
read in magazine advertisements (Facteurs qui influencent la quant
ité de texte lu dans les annonces des périodiques). — J. of appl. Ps.,
XVII, 2, 1933, p. 194-204.
Un numéro d'un magazine a été soumis à 70 sujets invités à
parcourir le périodique et à lire les annonces de la manière dont ils les
lisent habituellement, les textes lus devant être marqués d'un signe
conventionnel. Il apparaît qu'un sujet moyen lit environ 5 à 10 %
du texte qui accompagne les annonces ; les sujets jeunes entre 14
et 18 ans lisant moins que les adultes. Il y a une tendance générale
à lire davantage sur la page de gauche du périodique que sur la
page de droite ; et une corrélation négative entre le nombre de mots
dans le texte de l'annonce et le pourcentage du texte lu.
D. W.
1553. — W. WEIDENMULLER. — Eine weitergeführte Plakat
prüfung (Une étude poursuivie des affiches). — Psychot. Z.,
VII, 1, 1932, p. 16-18.
A l'occasion d'une exposition relative à l'art de la publicité,
l'A. a fait apprécier, à plusieurs points de vue, une série de quatre
affiches. Il fournit, sans grands commentaires, le détail des résultats
numériques obtenus, en même temps que la reproduction des affiches
utilisées. D. W.

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