— Psychologie appliquée et psychométrie : Par F. Bacher, J. Cambon, J.-M. Faverge, R. Lambert, C. Lévy-Leboyer, J. Maisonneuve - compte-rendu ; n°1 ; vol.59, pg 331-337

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1959 - Volume 59 - Numéro 1 - Pages 331-337
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1959
Lecture(s) : 7
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins

F. Bacher
J. Cambon
J.-M. Faverge
R. Lambert
C. Lévy-Leboyer
J. Maisonneuve
IV.— Psychologie appliquée et psychométrie : Par F. Bacher, J.
Cambon, J.-M. Faverge, R. Lambert, C. Lévy-Leboyer, J.
Maisonneuve
In: L'année psychologique. 1959 vol. 59, n°1. pp. 331-337.
Citer ce document / Cite this document :
Bacher F., Cambon J., Faverge J.-M., Lambert R., Lévy-Leboyer C., Maisonneuve J. IV.— Psychologie appliquée et
psychométrie : Par F. Bacher, J. Cambon, J.-M. Faverge, R. Lambert, C. Lévy-Leboyer, J. Maisonneuve. In: L'année
psychologique. 1959 vol. 59, n°1. pp. 331-337.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1959_num_59_1_6633— Psychologie appliquée et Psychométrie IV.
FAVERGE (J.-M.), LEPLAT (J.), GUIGUET (B.). — L'adaptation
de la machine à l'homme. — In-8° de 216 pages, Paris, P.U.F., 1958.
Les principales raisons des recherches et des réalisations entreprises
récemment en vue d'aménager le travail afin de l'adapter au mieux à
l'homme sont examinées dans l'introduction de l'ouvrage. Elles tiennent
à la complexité croissante de certains matériels qui doit cependant
rester dans la limite des possibilités humaines ; à la division du travail
dans la fabrication en grande série conduisant à rechercher un gain de
temps sur des opérations simples mais répétées ; aux nécessités de la
prévention des accidents ; aux exigences de l'amélioration des conditions
physiques du travail et de la diminution de la fatigue de l'ouvrier.
Les objections qui ralentissent les progrès dans ce domaine sont
relevées et discutées par les auteurs qui indiquent les types d'interven
tions tentées pour adapter le travail à l'homme, et donnent un aperçu
sur le développement actuel de la question.
La première étape de toute recherche sur l'aménagement du poste de
travail consiste dans la description de la tâche. Cette description est
envisagée ici en termes de réponses à des signaux et l'on étudie comment
l'homme prend l'information ainsi transmise et comment il l'utilise.
Le problème du mécanisme des fautes est rapidement analysé. Dans le
deuxième chapitre, sont exposées quelques méthodes susceptibles d'aider
à la détection des problèmes, tâche essentielle du spécialiste de l'adap
tation du travail à l'homme en usine : diagnostic à vue par observation
dans l'atelier, méthode par interrogation, étude des erreurs, des fautes,
des rebuts, des accidents, échantillonnage du travail, mesures et enre
gistrements.
Les quatre chapitres suivants, illustrés de nombreux exemples, sont
consacrés à l'aménagement des dispositifs de signalisation (cadrans,
échelles de mesures...), des dispositifs de commande (volants, leviers...),
du poste de travail (sièges, plan de travail...), du milieu physique de
travail (ambiance lumineuse, ambiance sonore, ambiance thermique).
Les auteurs précisent enfin les buts et les techniques de l'expér
imentation à laquelle il faut avoir recours incessamment dans ce domaine
et ils posent le problème des critères de validation, le choix et la défi
nition de ces critères étant préalables à toute expérimentation.
La valeur très générale de la méthode expérimentale proposée, les
références fréquentes à des notions appartenant à diverses disciplines
telles que la psychologie ou la psychophysiologie donnent une large
portée à cet ouvrage par ailleurs très documenté, les auteurs appartenant 332 ANALYSÉS BiBUoGhAPHIQÜES
à l'équipe qui a poursuivi des études d'aménagement des postes dans le
textile, l'industrie des machines-outils et auprès des constructeurs
d'engins de chantier.
J. G.
NAHOUM (G.). — L'entretien psychologique. — In-12° de 179 pages,
Paris, Presses Universitaires de France, 1958.
Ainsi qu'il est précisé dans l'avant-propos, ce livre — le troisième
de la collection « Le Psychologue » dirigée par le Pr Paul Fraisse —
n'est ni un manuel, ni une série de recettes qui permettraient, à coup
sûr, d'obtenir de très bons résultats ; c'est avant tout un exposé des
problèmes que posent ces entretiens en fonction des situations psychos
ociales dans le cadre où ils se déroulent.
Point d'exposé formel consistant à examiner l'un après l'autre
chacun des éléments de l'entretien tels que le langage, la posture, la
nature des questions. Sans être réduit uniquement aux relations interper
sonnelles, chaque type d'entretien est présenté dans toute la complexité
des multiples facteurs qui sont mis en jeu.
Après avoir considéré successivement les différentes catégories
d'utilisateurs, l'auteur essaie, tout en reconnaissant la difficulté, de
formuler une définition de l'entretien. Il en examine ensuite les cadres
sociaux, ainsi que les sources de motivation, afin de montrer comment il
est possible d'analyser différentiellement les situations variées dans
lesquelles il s'intègre.
Trois types principaux d'entretien sont alors présentés :
— l'entretien d'enquête ou de recherche au cours duquel le chercheur
est le principal personnage ;
— ■ d'orientation ou d'adaptation axé sur le sujet ;
— l'entretien de sélection et d'embauché axé sur l'entreprise.
Pour le premier, l'auteur distingue, suivant la stratégie et la tactique
adoptées, deux techniques : le questionnaire ou l'entretien strictement
standardisé et l'entretien clinique de recherche. Deux exemples d'appli
cation sont discutés : l'entretien après expérience permettant l'élabora
tion de nouvelles hypothèses destinées à être étudiées plus systémat
iquement par la suite et l'entretien de recherche en milieu industriel.
Abordant ensuite d'orientation, l'auteur en présente les
problèmes généraux et particulièrement celui du choix de l'attitude
méthodologique à adopter : directive ou non-directive. Viennent ensuite
les problèmes pratiques : conduite de l'entretien, étude biographique et
observation du sujet, examen de la situation, recherche des significations
et enfin résolution du problème posé.
Le troisième type d'entretien, celui de sélection et d'embauché, se
situe dans un cadre social très différent : le sujet a, alors, tendance à
faire tout « pour réussir ». Le problème de la fidélité et de la validité des
conclusions prend alors une importance toute particulière. Les principes
mêmes de ce type d'entretien sont ensuite envisagés et un exemple
tiré d'un roman est commenté. LIVRES 333
La complexité et la spécificité des diverses situations d'entretien
ayant été décrites, l'auteur considère à ce point le lecteur suffisamment
informé des aspects fonctionnels pour lui présenter une analyse plus
systématique des variables de la situation d'entretien et aborder l'aspect
instrumental du problème.
Le dernier chapitre est consacré à la sélection et. à la formation du
praticien.
Tout au long de cet excellent ouvrage, l'auteur a su garder constant
le souci du rôle humain de l'enquêteur et le respect des règles déonto
logiques de la profession sans sacrifier pour autant les aspects positifs
de la recherche du maximum d'information nécessaire.
Ce livre intéressera non seulement les étudiants encore peu familiar
isés avec ce genre de technique mais également les professionnels de
l'entretien psychologique qui y trouveront matière à réflexion.
R. L.
MERTON (R. K.). — The focused interview (L'entretien centré). —
In-8° de 186 pages, Glencoe, Free Press, 1956.
Cet ouvrage n'apporte pas de nouveauté considérable par rapport à
l'article portant le même titre, paru en 1946, et justement célèbre.
Son intérêt consiste dans une systématisation et une clarification
supérieures des problèmes et procédures relatifs à 1' « entretien centré ».
On sait que ce type d'interview s'adresse à des sujets qui ont été impli
qués dans une situation expérimentale bien définie ; l'analyse de cette
situation a permis l'élaboration préalable d'hypothèses de recherche que
l'examen des réponses permettra ou non de valider.
Le champ d'utilisation de cette technique (initialement adoptée
pour l'étude des communications et des effets de la propagande) est
très vaste. Merton distingue quatre usages principaux : 1) Spécification
d'un stimulus efficace — puisqu'on peut repérer ce stimulus dans
l'ensemble de la situation dont on étudie les effets ; 2) Interprétation
des écarts entre effets attendus et effets réellement observés — en ce
sens, la technique permet de retenir parmi plusieurs interprétations post
factum celle qui est la plus valable ; 3) Interprétation des écarts entre les
phénomènes largement répandus et les phénomènes de déviance ;
4) Elucidation des processus psychosociaux impliqués dans certaines
situations où l'on a introduit des modifications expérimentales.
Pour obtenir ces résultats, l'entretien centré sera conduit selon un
esprit non directif, mais dans le cadre d'un schéma élaboré en fonction
des objectifs et des hypothèses de recherche.
Un chapitre est consacré au problème de la retrospection, qui se
pose pour tout entretien ; il examine les moyens de faciliter une retros
pection authentique, grâce aux modes d'intervention pertinents de
l'enquêteur et aux précautions prises pour éviter de structurer les
réponses des sujets en fonction de sa propre perception du problème.
Les chapitres suivants sont consacrés aux quatre critères de Tinter- 334 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
view efficace : portée (range), spécificité, degré de profondeur, contexte
personnel.
Un chapitre traite de l'interview de groupe dont l'auteur montre les
avantages et les inconvénients par rapport à l'interview à deux, mais
dont on souhaiterait qu'il dégage mieux les caractères par rapport aux
discussions de groupe centrées sur le groupe.
Enfin sont abordés quelques problèmes spécifiques saillants : celui
des questions initiales et celui du contrôle de l'expression chez l'inte
rviewer.
J. M.
GISCARD (P. H.). — La formation et le perfectionnement du personnel
d'encadrement. — In-8° de 240 pages, Paris, P.U.F., 1958.
La formation reçue par les jeunes cadres doit être poursuivie et
complétée tout au long de leur carrière professionnelle. Trois raisons à
cela : le progrès technique dont le rythme rapide exige un effort continuel
d'adaptation et de mise au courant ; l'évolution des structures profes
sionnelles qui est caractérisée par l'accroissement du nombre des cadres
et l'éclatement de leurs fonctions : aux tâches techniques pour lesquelles
ils sont préparés, s'ajoutent des tâches administratives et humaines ;
enfin, le fait que le jeune cadre profite beaucoup plus d'une « formation
en problèmes humains », après avoir été en contact direct avec les du milieu du travail.
Si le chef d'entreprise, conscient de ces problèmes, se documente
sur les possibilités actuelles d'une formation dans l'entreprise, il a du
mal à se faire préciser la signification d'un vocabulaire nouveau (psycho
drame, jeu de rôle, dynamique des groupes, étude de cas, moyens audiov
isuels), l'articulation des différentes méthodes, leurs buts et leur valeur.
L'excellent ouvrage de M. P.-H. Giscard vient donc combler une lacune
importante : il fait le point et le recensement des méthodes actuelles et
leur fournit un cadre conceptuel que, dans leur hâte d'agir, les praticiens
de la formation ont souvent négligé. Il faut louer la forme du livre qui
présente des résumés faciles à consulter, des tableaux clairs et bien
composés, ainsi que le plan d'ensemble : après avoir envisagé les buts
généraux de la formation, l'A. passe en revue les méthodes, les tech
niques et les moyens pédagogiques. La « mise en œuvre » fait l'objet
de la seconde partie : description des processus de formation, évaluation
des difficultés et des insuffisances intellectuelles, perspectives d'avenir.
De plus, l'A. a su concilier trois points de vue sur les problèmes et les
solutions qu'il exposait : point de vue éthique (exemple : « II n'y a
de formation que librement acceptée ») ; point de vue de l'action
(exemple : « II serait dangereux de développer des capacités nouvelles
sans donner la possibilité de les exercer ») ; point de vue psychologique : « La pratique à elle seule ne perfectionne pas, il faut que s'y
ajoutent la compréhension de la situation et de la tâche »).
G.-L. L. LIVRES 335
WECHSLER (D.). — The measurement and appraisal of adult
intelligence (La mesure et l'évaluation de V intelligence adulte). — •
In-8° de 29? pages, Baltimore, Williams & Wilkins Co. 7 1958.
Cette édition de La mesure de V intelligence adulte constitue une
publication largement nouvelle. En effet, l'échelle a été beaucoup
utilisée, remaniée par l'auteur et adaptée dans plusieurs pays depuis la
parution de la 3e édition, en 1944.
On y trouvera une comparaison des deux versions et les principaux
résultats obtenus, soit par l'auteur au cours de la nouvelle standardisat
ion, soit par divers utilisateurs. La description détaillée des épreuves
et les instructions d'application n'y figurent plus ; ils ont fait l'objet
d'une publication séparée.
La seconde version, W.A.I. S. (Wechsler Adult Intelligence Scale),
comprend 11 sous-tests, comme la première : Information, Raisonnement
arithmétique, Compréhension générale, Mémoire immédiate des chiffres,
Similitudes, Classement d'images, Complètement d'images, Cubes, Code,
Assemblage d'objets et Vocabulaire. Ils sont généralement plus longs,
et sont composés d'une partie des questions de la première version et
de questions supplémentaires. L'épreuve de vocabulaire est appliquée
systématiquement au lieu de constituer une épreuve de remplacement.
Le rôle de chaque épreuve dans l'échelle est discuté.
En 1955, la standardisation a porté sur 1 700 sujets des deux sexes,
âgés de 16 à 64 ans, et sur un groupe de 475 sujets âgés de 60 à 75 ans.
Cet échantillon a été constitué de façon à être représentatif de la popul
ation générale quant au niveau d'éducation, à la profession, au caractère
urbain ou rural, à la région d'origine. L'échantillon de 1939 comprenait
des sujets âgés de 7 à 69 ans, provenant essentiellement de l'État de
New York.
La fidélité des deux échelles est comparable (.90 environ pour l'échelle
totale, moins pour certains sous-tests) ; la validité également (on trouve
des corrélations de .50 à .90 avec divers tests d'intelligence). Les corré
lations des sous-tests avec l'échelle totale sont un peu plus élevées
dans la nouvelle échelle que dans l'ancienne.
Les études factorielles qui ont été faites sur l'une ou l'autre échelle
fournissent des résultats qui varient quelque peu selon la méthode
utilisée. Toutefois, une structure générale semble se dégager : un facteur
général qui rend compte d'environ 50 % de la variance totale apparaît,
soit comme facteur de premier ordre, soit comme facteur de second
ordre ; trois autres facteurs expliquant cha«;un 5 à 10 % de la variance
ont été extraits dans plusieurs analyses. Ils sont interprétés l'un comme
facteur de compréhension verbale, le second comme facteur d'organisat
ion non verbale, le troisième comme facteur général de mémoire. Les
autres facteurs trouvés ne sont ni systématiques ni importants. Cette
structure générale se retrouve aux différents âges, mais l'importance
relative des facteurs varie ; en particulier, pour les groupes âgés, le
facteur mémoire prend une importance plus grande. 330 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Les résultats moyens varient avec l'âge, dans les deux versions, de
façon assez semblable. Ils croissent d'abord jusqu'à un maximum,
situé entre 20 et 24 ans dans la première version, entre 25 et 29 ans dans
la seconde, ils décroissent ensuite, mais moins dans la deuxième version
que dans la première.
Il y a peu de différence entre sexes pour Ja note globale (dans la
première version, les femmes étaient légèrement supérieures, dans lu
seconde, les hommes le sont). Pour les sous-tests, par contre, les diff
érences sont plus nettes : les hommes réussissent mieux l'Information, la
Compréhension, l'Arithmétique, le Complètement d'images, les Cubes ;
les femmes réussissent mieux les Similitudes, le Vocabulaire, le Code.
La nouvelle édition comporte des indications supplémentaires sur les
applications cliniques du Wechsler et des résultats d'applications dans le
domaine de l'orientation professionnelle.
En appendice, on trouve de nombreux tableaux de résultats : pour
centages de réussite à chaque question, intercorrélations entre sous-
tests, distribution des Q.I. pour l'ensemble de l'échantillon de 1955,
ainsi qu'une bibliographie importante.
F. Ba.
DU BOIS (P. H). — Multivariate correlational analysis (Analyse
multivariée des corrélations). — In-8° de 202 pages, New York, Harper,
1957.
Le contenu de ce livre se rapporte entièrement au chapitre des
corrélations multiple et partielle. On y trouvera d'abord une méthode de
calcul du coefficient de corrélation multiple fondée sur le calcul récurrent
des variances et covariances partielles ; cette méthode est économique,
mais une étape supplémentaire est exigée pour l'obtention des coeffi
cients de régression partiels ; elle permet, en outre, de choisir à chaque
pas la variable qui contribue le plus à la corrélation multiple et ainsi de
déterminer un ordre entre les variables prédictives ; cependant, il ne
faudrait pas croire que les k premières variables de cette chaîne forment
le sous-ensemble de k variables qui est nécessairement le plus valide ;
il s'agit seulement d'un procédé pratique sans que soit pour autant
résolu le problème théorique de la recherche de la meilleure chaîne
de k éléments.
Un chapitre est consacré au coefficient de corrélation partielle et un
autre aux corrélations mettant en jeu des variables résiduelles : corré
lation entre une variable et un ensemble de (part
correlation) , utile en particulier dans l'étude de l'apprentissage où les
variables résiduelles résultent de l'élimination du niveau initial ; corré
lation entre un ensemble de variables et une variable résiduelle (multiple
part correlation) ; validité d'un ensemble de rapports ayant le même
dénominateur (quotients d'intelligence, de lecture, d'arithmétique
par exemple), en les considérant comme des variables résiduelles (mult
iple-partiel R). LIVRES 337
On passe ensuite aux relations entre les corrélations multiple et
partielle et l'analyse factorielle. On peut déjà analyser un ensemble de
variables à partir de variables de références ; comme chacun sait, il ne
s'agit pas encore d'analyse factorielle puisque les variables résiduelles ne
sont pas nécessairement indépendantes ; on s'en rapproche si l'on choisit
les variables de références qui minimisent à chaque pas les covariances
résiduelles. L'auteur propose ensuite une méthode pour conduire une
analyse factorielle de certaines matrices sans avoir à estimer les commun
autés ; elle est fondée sur le fait que cette estimation est inutile dans le
cas d'un seul facteur commun où la formule de Spearman donne les
saturations à partir des intercorrélations ; on isole un sous-ensemble d'au
moins deux variables permettant de définir un premier facteur commun
par la méthode de Spearman ; elles doivent être choisies de façon qu'au
plus une d'entre elles soit en corrélation non nulle avec chacun des fac
teurs suivants ; l'auteur indique une façon de procéder à ce choix ; on
forme ensuite la matrice résiduelle dont on peut enlever les lignes et
colonnes correspondantes aux variables définissant le premier facteur et
on continue. On remarquera que ce procédé suppose l'existence d'une
certaine structure sous-jacente et que, d'autre part, il n'implique pas
nécessairement la prise en considération du principe de parcimonie ; il
est très voisin des techniques proposées par G. Burt pour l'analyse en
facteurs de groupe.
Le livre est écrit de façon claire, il est abordable par le praticien
auquel il peut rendre de bons services.
J.-M. F.
a. psYCHOL. 59 22

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.