Psychologie scolaire. Orientation scolaire. Les tests à l'école. - compte-rendu ; n°1 ; vol.47, pg 453-466

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L'année psychologique - Année 1946 - Volume 47 - Numéro 1 - Pages 453-466
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1946
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3° Psychologie scolaire. Orientation scolaire. Les tests à l'école.
In: L'année psychologique. 1946 vol. 47-48. pp. 453-466.
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3° Psychologie scolaire. Orientation scolaire. Les tests à l'école. In: L'année psychologique. 1946 vol. 47-48. pp. 453-466.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1946_num_47_1_8323PSYCHOLOGIE SCOLAIRE 453
L'idéal commence, dans les premiers âges, par s'identifier avec
les parents; dans le second âge et le début de l'adolescence, il se
teinte de romantisme; et à la fin de l'adolescence, il est constitué
par une image complexe où entrent toutes les caractéristiques dési
rables. Un jeune adulte ou simplement un être imaginaire symbol
isent l'idéal à cet âge. ë
R. K.
3° Psychologie scolaire.
Orientation scolaire. Les tests a l'école.
157. — La recherche psycho-pédagogique aux U. S. A. Organisation;
résultats obtenus dans l'étude de la psychologie de l'éduca
teur, d'après une série d'articles de FRIES (H. S.), CHAR
TERS (W. W.), SMITH (H. L.), MORRISON (J. C), COR
NELL (F. G.), HUBBARD (F. W.), COXE (W. W.). — J. Educ.
Res., 1946, 39, 321-379; et de TRABNE (M. R.), SYMONDS,
(P. M.), WITTY (P.), ARCHER (C. P.), STEPHENS (J. M.),
LICHTENSTEIN (A.), RYANS (D. G.), STILES (L. J.),
BAIL (P. M.), BARR (A. S.). — Ibid., 40, 641-720.
L'organisation de la recherche psycho-pédagogique aux U. S. A.
n'est pas unifiée et présente des types très divers. Créés grâce à
l'initiative d'un Etat ou à celle d'une Université, les laboratoires
de recherche ont des méthodes de travail, des préoccupations, des
possibilités très différentes. Cependant, il existe un organisme
national qui dépend du ministère de l'Education (Office of Educat
ion) et dont la tâche consiste à prendre une vue d'ensemble des
problèmes pédagogiques et à en informer les éducateurs.
Les laboratoires ont un personnel autonome, ou font appel à
des professeurs d'université, parfois à des personnes totalement étran
gères à l'enseignement (un médecin d'une compagnie d'assurances
dans l'Etat de New- York), d'autres fois encore travaillent en liai
son avec les éducateurs qui participent à la recherche. Les recherches
portent sur des problèmes pédagogiques, psychologiques, sociolo
giques : choix des maîtres, des livres, des méthodes; mesure du
rendement, création de tests, étude des subnormaux; besoins créés
par la guerre, transport des étudiants. L'extension de la recherché
pose des problèmes nouveaux que n'avait pas à envisager le cher
cheur solitaire ; Coxe distingue le problème scientifique de l'organi
sation de la recherche, celui du recrutement du personnel, celui de
l'organisation administrative qui détermine les responsabilités de
chacun et le mode de liaison des différents services.
La recherche dans le domaine de l'éducation semble prendre aux
U. S. A. une extension remarquable, les organisations professionn
elles d'éducateurs ont, elles aussi, leurs bureaux de recherches.
Mais ce qui nous paraît le plus significatif ce sont les larges crédits
que les chercheurs ont obtenus (30.000 dollars en 1942 pour l'Etat
de New- York). La tendance actuelle de cette recherche, est vers
l'utilisation pratique; Cornell insiste sur la distinction entre recher
che pure et recherche appliquée et précise que c'est vers celle-ci
que 1'« Office of Education » s'engage. ,
BIBLIOGRAPHIQUES ANALYSE»
La personnalité du maître est sans doute un des facteurs les plus
importants de la réussite pédagogique. Mais c'est aussi l'un des
moins connus. Une série d'études publiées dans le numéro de mai 1947
•aborde ce problème.
Avant de connaître les maîtres, encore faut-il les recruter. Il
semble qu'il y ait aux IL S. A. une crise du recrutement. Pour susciter
»des vocations pédagogiques, Trabne étudie la valeur de différents
moyens de propagande : affiches, dépliants, brochures. Des étu
diants des deux sexes ont à indiquer parmi ces moyens ceux qui
les incitent à exercer le métier d'éducateur. Ce sont les affiches qui
ont le plus grand succès tant auprès des étudiants que des étudiantes;
cependant brochures et dépliants ont relativement plus de succès
auprès des étudiantes des écoles situées dans de petites localités.
Part intéressant : c'est une brochure contenant des paragraphes
sur l'importance de l'enseignement, la nature et les conditions du
'■travail, les qualités nécessaires à son exercice qui a obtenu le der
nier rang. L'auteur estime que a le point de départ du recrutement
-semble plus favorisé par une stimulation d'ordre affectif que par
aune documentation complète sur la profession ».
C'est dans cette perspective de l'étude de l'affectivité que se
•situent la plupart des recherches et, plus particulièrement, dans la
•notion d'intégration au groupe.
. Symonds met l'accent sur la bonne adaptation et définit six
t*aits essentiels qui sont : l'amour du métier, l'adaptation; la capa
cité de contact avec les enfants, la stabilité émotionnelle, la liberté
intérieure (free from anxiety), le dévouement librement consenti
{not too self-centered or selfish).
'Connaître l'opinion des usagers, les élèves, n'est-ce pas la mé
thode la plus directe, sinon la plus simple ? Elle suggère bien des
réserves. Witty a tenté de dégager cette opinion en dépouillant
12.000 lettres d'enfants répartis en trois groupes d'âge : moins de
9 ans, de 9 à 14, 14 et au-delà. Les attitudes préférées par les enfants
sont :
1° Attitude « démocratique » et de coopération.
2° Bonté et respect de l'individu.
3° Patience.
Les traits sont au nombre de 12, parmi les derniers :
11° Usage de la reconnaissance et des louanges.
12° Habileté remarquable dans l'enseignement d'une discipline.
Le rang obtenu par la tenue, l'attitude du maître régresse avec
l'âge. Elles seraient plus remarquées par les garçons que par les
Aies.
A la sélection des maîtres, Ryans consacre une étude et indique
«ne méthode qui, à l'aide de données statistiques simples, permet
-d'établir un psychogramme des candidats. Il étudie un cas concret PSYCHOLOGIE SCOUUBE 455
et indique les différentes étapes de son élaboration. Toutefois, l'au
teur précise bien qu'il ne s'agit pas de donner une valeur exacte
du sujet mais une meilleure approximation des jugements formul
és à son égard : capacité de contact, expression des idées, con
trôle de soi, etc. C'est également à la sélection des maîtres que Ar
cher consacre son étude qui est une revue des travaux récents
(tests, entretiens, cours d'orientation).
Une source de conflit dans la personnalité du maître peut proven
ir des rapports avec les autorités de contrôle. Bail, qui a fait
une enquête sur ce sujet, constate que les maîtres américains ne>
reçoivent pas la « supervision » qu'ils désirent. Celle-ci consiste
rait en une « critique constructive », puis, dans l'ordre des rensei
gnements recueillis, dans l'apport de nouvelles techniques, d'indi
cations sur les livres et le matériel nouveaux.
Si la personnalité du maître est l'un des pôles de la pédagogie,
ce qui préoccupe les milieux pédagogiques, c'est le rendement des
maîtres. Aux facteurs qui lui sont liés dans l'enseignement de
l'arithmétique, Stephens et Lichtenstein consacrent leur étude. Ils
mesurent l'efficience individuelle de 86 maîtres dont ils ont unifié
les classes par des artifices statistiques. Particulièrement intéres
sante d'un point de vue méthodologique, cette étude est décevante
par ses résultats : les corrélations positives ou négatives sont peu
marquées. Par exemple, l'efficience correlate négativement avec
l'intelligence (d'après les tests) la connaissance de l'arithmetique(!);
la corrélation est nulle avec l'examen professionnel pour les maît
res les plus jeunes, de — .47 pour les plus âgés. Les classes les
plus hétérogènes auraient un meilleur rendement.
J. S.
158. — WORBOIS (G. M.). — Effect o! a guidance program on
emotional development (Effet de la psychologie scolaire sur le
développement émotionnel). — J. Appl. Psychol., 1947, 31, 169-
181.
L'expérience a commencé au moment où 466 élèves entraient
dans le neuvième « grade » d'un établissement secondaire. Ils sont
divisés en deux groupes de 233 élèves chacun, comparables quant
au sexe, à l'âge et au Q. I. L'un sera le groupe expérimental, l'autre
le groupe de contrôle. Les observations portent sur une période de
trois ans. Le groupe expérimental sera suivi de près par deux psy
chologues qui, avec l'aide de toutes les techniques psychologiques
possibles, donneront aux sujets aide et conseils. Le groupé de con
trôle ne bénéficiera que de la psychologie scolaire courante. On se
propose de rechercher si l'adaptation émotionnelle diffère d'un
groupe à l'autre. La technique de Luria {The nature of human
conflicts, New- York, 1932) est employée pour fournir un critère
de cette adaptation. Elle consiste à faire subir au sujet un test
d'association libre, tout en enregistrant graphiquement les mou
vements de chaque main. Le sujet doit, avec l'une des mains, exer
cer une pression sur un tambour inscripteur en même temps qu'il
répond au stimulus, mais doit garder immobile son autre main.
En fait, chez les sujets émotifs, des syncinésies se produisent. 456 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
A titre d'expérience préliminaire, quatre étudiants qui, à la con
naissance des psychologues, étaient affectés de conflits sont com
parés à quatre étudiants n'ayant pas de conflits. La technique de
Luria établit une différence significative entre ces deux groupes
réduits.
Cette technique est alors appliquée à un échantillon de 24 étu
diants du groupe expérimental, que l'on oppose à un groupe de
24 étudiants du groupe de contrôle. Une différence significative est
constatée entre les deux groupes, le groupe expérimental présentant
moins de conflits que le groupe de contrôle. Il semble, après discus
sion, que cette différence ne soit attribuable qu'au traitement psy
chologique dont les sujets du groupe d'expérience ont bénéficié.
M. R.
159. — PHILPOTT (S. J. F.). — Cinema commission of inquiry
experiment. A discussion of results and experimental methods
(Commission d'enquête expérimentale sur le cinéma. Discussion
des résultats et des méthodes d'expérience). — Brit. J. Educat.
PsychoL, 1946, 16, 32-38.
Il s'agissait d'apprécier le rôle et la valeur de l'utilisation péda
gogique du cinéma. Cinq méthodes furent comparées dans leurs
applications à cinq groupes équivalents d'enfants : film seul, film
avec sous-titres ou commentaire, projections seules, projections et simple leçon orale sans aide visuelle.
Les conceptions défendues dans un article antérieur sont passées
brièvement en revue et on envisage les possibilités d'avenir, d'après
lès techniques adoptées et les travaux de cette commission.
La méthode des « groupes équivalents » en admettant même qu'il
puisse y avoir des sujets de leçon identiques risque d'entraîner à
des erreurs.
D'autre part, on observe des troubles si des facteurs donnés
varient au cours d'une expérience de longue durée. La méthode
expérimentale décrite ci-dessus a donc été conçue pour permettre,
dans la mesure du possible, que les cinq méthodes d'enseignement
étudiées soient soumises de façon égale à l'influence de ces facteurs
progressivement variables, même si cette influence ne les affecte
pas régulièrement.
H. G. A.
160. — PONZO (M.). — La psicotecnica nella scuola e nel lavoro
(La psychotechnique dans l'école et dans le métier). — Arch. Psicol.,
1947, 8, 83-136.
C'est un compte rendu de l'activité de l'Institut de Psychologie
de Rome durant ces dernières années.
Comme ailleurs, la psychotechnique, en Italie, doit se défendre
contre ceux qui la comprennent mal ou contre les psychotechnic
iens improvisés. L'auteur, directeur de l'Institut de Psychologie
de Rome, a participé aux tentatives de réformes scolaires (orienta
tion scolaire en particulier). Il fait également des efforts pour une
orientation professionnelle à l'échelle nationale. Il distingue l'apt
itude, disposition héréditaire, de la capacité qui est acquise par ""»T*
- PSYCHOLOGIE SCOLAIBE 457
l'exercice. Mais il reconnaît l'importance du jeu des compensations.
Des expériences d'orientation professionnelle ont été faites dans les
écoles. Il édicté les principes directeurs de l'orientation scolaire,
qu'il confie au personnel enseignant lui-même. Il énumère les tr
avaux effectués sous sa direction dans ce domaine. Par exemple,
documentation sur les élèves, lectures préférées, étude de dessins
d'enfants, etc. D'autres recherches eurent pour cadre un Institut
industriel de Novare et portèrent sur l'enseignement du dessin et
de l'arithmétique. Une étude de la personnalité des jeunes gens
put être menée dans un collège, à laquelle participait entre autres
un « médecin-psychologue ». L'organisation d'un service d'assis
tance médico-psychologique fut envisagée. L'auteur souligne la
nécessité de donner une formation psychologique aux maîtres chargés
de l'orientation scolaire. Des psychologues pourront d'ailleurs, dans
certains cas, collaborer avec eux. Il s'est aperçu que les enfants
n'ont des professions qu'une image conventionnelle et stéréotypée.
Les profils professionnels lui semblent d'un grand intérêt. Des cours
sur la psychotechnique industrielle furent organisés et des appli
cations pratiques furent faites sur le personnel des chemins de fer.
Des travaux importants sur la motricité, l'attention, l'action de
certains agents pharmacologiques, l'orientation spatiale lointaine,
l'utilisation optima de l'énergie des ouvriers furent menés à bien
avant juin 1943, qui marqua le début d'une période troublée. Quand
le travail reprit, on s'occupa de divers problèmes scolaires (voir
l'article de Canestrelli analysé par ailleurs), de la réadaptation des
mutilés de guerre, de la préparation de « travailleurs sociaux », enfin
de la création à Rome d'un Centre universitaire d'études psycholo
giques, éducatives, sociologiques.
161. — CANESTRELLI (L.). — Problem! dell' eta psichica in rap-
porto alla didattiea (Les problèmes de Vâge psychique en rapport
avec la didactique). — Arch. Psicol., 1946, 7, 348-366.
Un groupe de professeurs et des psychologues italiens discute
certains problèmes psychologiques sous l'angle des applications à
l'enseignement.
Le concept d'âge mental leur paraît trop étroit, négligeant les
intérêts, la vie affective, etc. et ils proposent de parler plutôt d'« âge
psychique ». Ils pensent aussi que cette appréciation globale portée
sur l'individu risque de masquer des différences entre les aptitudes.
Mais ils rencontrent une certaine difficulté à définir l'intelligence.
On évoque un projet d'enquête sur l'âge mental des enfants allant
à l'école. Une fiche scolaire recevant les notes obtenues à l'école
pourra peut-être servir à cette fin, la mesure du niveau étant alors
tirée de la réussite scolaire.
Dans quelle matière d'enseignement la réussite est-elle la plus
représentative de la réussite globale? Les résultats obtenus en his
toire, géographie, latin, italien, mathématiques corrèlent fortement
(.78 à .70) avec la note globale. Une enquête est en cours également
sur le rendement scolaire comparé des deux sexes. L'histoire de la
pédagogie n'est pas négligée et un exposé est fait sur l'œuvre de 458 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Comenio. La question des « profils psychologiques » soulève une
vive discussion.
Dans quel ordre ranger les différentes aptitudes ? Doit-on, ou non,
réunir par une ligne brisée les extrémités des segments dont la
longueur représente la mesure de l'aptitude ? La solution consistant
à ranger les aptitudes par ordre de grandeur décroissante pour chaque
individu est critiquée. La conclusion du débat semble plutôt en
faveur des profils.
M. R.
162. — WALL (W. D.). — The opinion of teachers on parent-
teaeher cooperation (L'opinion des maîtres sur la collaboration
parent- maître). — Brit. J. Educat. Psychol., 1947, 17, 97-113.
Un questionnaire comportant 42 questions sur la
entre parents et maîtres fut adressé aux directeurs de toutes les
écoles du comté de Notingham. Les 262 réponses reçues représen
taient 67 % des questionnaires expédiés.
Malgré l'anonymat des réponses, on put en identifier 35 comme
venant de directeurs d'établissements secondaires et 117 venant
de directeurs d'écoles maternelles et élémentaires.
Les avantages immédiats de cette collaboration parents -maîtres
sont : un intérêt accru des parents pour l'école, une meilleure com
préhension des enfants par les professeurs, un encouragement des
■enfants dans leur travail, une aide aux enfants pour leur dévelop
pement moral et une amélioration des rapports maîtres-enfants.
Plus des deux tiers des réponses insistent sur la nécessité de cette
collaboration avec les parents dans les cas où les enfants manifestent
de l'anxiété, témoignent d'une mauvaise adaptation sociale, famil
iale ou scolaire.
Mais peu de réponses font intervenir le point de vue social et
une seule signale l'utilité de faire de l'école une force dans la vie
4e la communauté locale.
H. G. A.
163. — GRAVES (W. S.). — Factors associated with children's ta
king music lessons, including some parent-child relationships
I. History and procedure (Facteurs associés au fait que les enfants
prennent des leçons de musique; rapports entre parents et enfants.
1. Historique et technique). — J. genet. Psychol., 1947, 70,
65-89. — II. Results and conclusion (II. Résultats et conclusion).
— 1947, 70, 91-125.
L'enfant étudie-t-il la musique parce qu'il y prend un plaisir
réel, recherche-t-il là un moyen de suppléer à des déficiences sur
•d'autres plans? De leur côté, les parents essaient-ils sincèrement
d'encourager le développement d'une aptitude réelle chez l'enfant,
prennent-ils leur décision par pur snobisme ou pour projeter des
ambitions insatisfaites sur l'enfant? Ce problème est étudié expé
rimentalement au moyen d'une batterie de tests et questionnaires
■dont les plus probants sont ceux de Seashore, le test de musicalité
■de E. Thayer Gaston et le Rorschach appliqué en groupe suivant la
technique de Harrower-Erickson. Des elaborations statistiques entre- SCOLAIRE 459 PSYCBOtOGIB
prises sur groupe expérimental et groupe témoin se poursuivent
mais se limitent encore à un petit nombre de cas.
I. L.
164. — REVESZ (G.). — Die Beziehung zwischen mathematischer
und musikalischer Begabung (Rapport entre don mathématique et
don musical). — Rev. Suisse Psychol., 1946, 5, 269-281.
Il existe deux affirmations collectives au sujet des relations entre
la musique et , les mathématiques : 1° entre mathématiques et
musique, il y a des relations intrinsèques étroites (cf. les lois mathé
matiques de la musique); 2° il y a corrélation positive entre les dons
mathématiques et les dons musicaux (le nombre de mathématiciens
doués pour la musique surpasse de beaucoup le nombre des non-
mathématiciens doués pour la musique). L'auteur soumet à l'ex
amen des faits la deuxième opinion, en une étude statistique fondée
sur une enquête. Cette enquête a été menée en Hollande auprès de et de physiciens d'une part et auprès de médecins
et d'écrivains d'autre part (comme comparaison). Les questions
posées concernaient le don musical et l'éducation musicale des
personnes interrogées. Les résultats ont montré que les écrivains
viennent en tête (71 %de musiciens), puis les physiciens (67 %), puis
les médecins (59 %) et, en dernier lieu, les mathématiciens (56 %).
Parmi les écrivains, on rencontre 11 °/0 de musiciens de valeur;
parmi les mathématiciens on n'en rencontre que 9 %. Donc, il ne
semble pas qu'il y ait corrélation entre les dons mathématiques et
les dons musicaux. A noter que c'est aussi parmi les mathématic
iens que l'on trouve le plus d'individus totalement dépourvus de
don musical. L'auteur se demande ensuite d'où vient la croyance
si répandue de la liaison étroite entre les deux penchants et les
deux dons et pense qu'il y a trois causes qui lui donnent naissance :
1° surestimation du nombre des mathématiciens-musiciens (parce
qu'il y a des exemples célèbres de ce genre) ; 2° existence de familles
de mathématiciens et de musiciens (Euler, Bernouilli, Bach, Rameau,
Strauss, etc.); 3° affirmation, depuis Pythagore, de la parenté scien
tifique de la musique et des mathématiques, que l'auteur examine
longuement en fin de son article, pour conclure que, si l'on peut
traiter mathématiquement des formes élémentaires de la musique,
cependant l'expression artistique n'a rien à voir avec les mathém
atiques.
G. V.
165. — SCHMIDT (B. G.). — Changes in personal, social and intel
lectual behavior of children originaly classified as feeblemin
ded (Changements survenus dans le comportement personnel, social
et intellectuel d'enfants primitivement jugés déficients). — Psychol.
Monogr. 1946, 60, 1-144.
Il s'agissait de relever les changements que l'application d'un
plan éducatif pouvait apporter dans le comportement personnel,
social, intellectuel d'enfants d'abord considérés comme déficients
mentaux. On cherchait à répondre aux questions suivantes :
1° Dans quelle mesure ces enfants comme ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 460
peuvent -ils atteindre à un certain niveau d'adaptation sociale et
personnelle après avoir bénéficié d'un entraînement scolaire parti
culier?
2° A quel niveau scolaire peuvent-ils atteindre ?
3° Comment évoluera le comportement de ces enfants après leur
départ de l'école?
Les 322 enfants sujets de cette étude venaient de 5 centres de
récupération d'une Cité du Midwest. Le but poursuivi était double :
conduire une expérience scolaire destinée à mieux connaître les
besoins de ces enfants pendant leur séjour à l'école et les mieux
préparer à leur vie post-scolaire. Pour atteindre ces buts, le pr
ogramme pédagogique était dirigé vers les objectifs suivants : dévelop
pement du comportement personnel; entraînement aux disciplines
pédagogiques essentielles; développement des activités pratiques;
progrès dans les habitudes de travail et d'étude; acquisition de
notions professionnelles et expériences de préapprentissage.
A la fin des trois ans d'études et en dehors d'acquisitions scolaires
considérables, le gain moyen de Q. I. pour l'ensemble du groupe
était 40,7. Et 59,7 % du groupe total pouvaient être considérés
comme des sujets normaux.
Sur le plan du comportement personnel et social, 79 % atte
ignaient ou dépassaient le niveau de la moitié la plus élevée des sujets
bien adaptés. Sur le plan professionnel et après une formation tech
nique de trois ans en moyenne, 83,4 % des sujets étaient réguli
èrement employés; 5,9 % faisaient leur service militaire; 3,5 % — des
jeunes filles — étaient mariées et consacraient tout leur temps à
leur ménage.
Au total, les changements observés et les acquisitions réalisées
au terme de cette expérience se révélèrent beaucoup plus importants
que ceux accomplis par un groupe de contrôle éduqué dans des
conditions scolaires différentes.
H. G. A.
166.— DORKEY (M.), AMEN (E. W.). — A continuation study
of anxiety reactions in young children by means of a projeetive
technique ( Une étude prolongée des réactions d'anxiété chez les
jeunes enfants au moyen d'une technique projeetive). — Genet.
Psychol. Monogr., 1947, 35, 141-184.
Deux séries de quatorze images constituent le matériel expér
imental utilisé ici. Elles représentent des scènes familières aux enfants
et ont trait aux rapports enfants -enfants, enfants-adultes et à l'adap
tation aux pratiques de la vie courante. Les images de chaque série
sont les mêmes mais, dans la série A, le personnage central est un
garçon, dans la série B, c'est une fille. Les visages de ces person
nages sont en blanc et deux têtes, l'une avec un visage gai, l'autre
avec un visage triste, sont reproduites sur chaque image. L'enfant
choisit un de ces visages pour compléter le tableau qui lui est pré
senté. Ces tableaux sont d'ailleurs présentés dans un certain ordre
de façon à faire alterner sujets gais, sujets tristes et sujets sans
particulière signification. Ce sont ces derniers qui, en définitive,
permettent le mieux de distinguer les enfants très anxieux de ceux
qui ne le sont guère. PSYCHOLOGIE SCOLAIRE 461
D'autre part, c'est à l'occasion des rapports enfant-enfant que
se manifeste le plus nettement l'anxiété dans un groupe d'enfants
normaux non sélectionnés. Et, alors même que l'anxiété est chez
eux en régression, c'est toujours sur ce thème que s'exprime le plus
intensément l'anxiété de la majorité des enfants examinés.
Les différentes corrélations calculées à la suite d'un retest con
firment la validité de cette épreuve et soulignent les rapports posi
tifs entre les résultats et les types de comportement.
H. G. A.
167. — EYSENCK (H. J.). — Student selection by means of psy
chological tests. A Critical survey (La sélection des étudiants au
moyen des tests psychologiques. Revue générale). — Brit. J. Educ.
Psychol., 1947, 17, 20-39.
D'une revue générale des études consacrées à l'emploi des tests
pour la sélection des étudiants, on peut tirer les conclusions sui
vantes :
Les tests d'intelligence offrent avec le reridement universitaire
une corrélation de -j- 0,5 à + 0,6.
Le rang scolaire présente également des corrélations élevées avec
ce rendement universitaire et peut, associéà des tests d'intelligence,
prédire ce rendement avec exactitude.
Les questionnaires relatifs au milieu, à l'histoire passée du sujet
et les inventaires sont peu satisfaisants et leur utilisation doit être
déconseillée.
Les tests de caractère sont pleins de promesses mais seulement,
jusqu'à présent, dans l'examen des cas particuliers. Il convient
donc de préférer pour leur valeur prédictive des batteries de tests
abordant les différents aspects de la personnalité à des tests isolés.
Il faudrait d'ailleurs utiliser le concours d'un psychologue dans
l'élaboration des techniques d'entraînement et d'examens univers
itaires.
H. G. A.
168. — BURT (C). — Symposium on the selection of pupils for
different types of secondary schools. I. A general survey (Etude
d'ensemble sur la sélection des élèves pour les différents types d'écoles
secondaires. I. Vue générale). — Brit. J. Educ. Psychol., 1947,
17, 57-71. — ALEXANDER (W. P.) — Symposium on the
selection of pupils for different types of secondary schools. II. An
administrator's point Of View (Etude d'ensemble sur la sélection
des élèves pour les différents types d'écoles secondaires. II. Le
point de vue d'un administrateur). — Brit. J. Educ. Psychol.,
1947, 17, 123-130.
Dans un premier article, Cyril Burt insiste sur la nécessité de
tenir compte pour l'orientation scolaire des enfants de l'ensemble
de leur personnalité et de leur comportement social plutôt que de
telle aptitude particulière.
En effet, à l'âge de onze ans auquel a lieu une première sélection
pour les établissements d'enseignement secondaire les aptitudes ne
sont pas fortement marquées et les inaptitudes sont plus faciles à

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