Psychologie sociale - compte-rendu ; n°2 ; vol.94, pg 332-333

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L'année psychologique - Année 1994 - Volume 94 - Numéro 2 - Pages 332-333
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1994
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Psychologie sociale
In: L'année psychologique. 1994 vol. 94, n°2. pp. 332-333.
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Psychologie sociale. In: L'année psychologique. 1994 vol. 94, n°2. pp. 332-333.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1994_num_94_2_28766332 Analyses bibliographiques
et selon la manière dont on met en œuvre les fonctions auxquelles elles don
nent accès) que du point de vue théorique (connaissance intégrée du «com
ment faire» et du «pourquoi cela fonctionne comme cela», accès aux con
naissances sur les fonctions par les objets), (iii) des communications sur le
transfert analogique lors de l'apprentissage de l'utilisation (Dewier et Kar-
nas), sur la modélisation du comportement de l'utilisateur (Metzler et al), et
sur la compréhension de programmes informatiques (Détienne).
Mais l'ouvrage aborde surtout les aspects méthodologiques et théo
riques: l'état de l'art sur les modèles mentaux en psychologie cognitive
(Fischer et Murray), l'identification des processus cognitifs en jeu (Wettler
et Glöckner-Rist), la modélisation du concepteur (Karat et Bennet), la simu
lation des processus en cours lors de l'utilisation d'un dispositif (Innocent),
la reconnaissance des plans qui sont appliqués (Desmarais et al. ; Hoppe et
Plötzner), la formation du modèle mental (Schmalhhofer et Kuhn), la didac
tique des systèmes techniques en tenant compte des connaissances de l'ut
ilisateur pour favoriser l'utilisation et l'apprentissage (Opwis et al), la
simulation des processus d'assimilation et d'accommodation (Rieckert), et
enfin pour revenir à Johnson-Lair, la modélisation du raisonnement syllo-
gistique (Lansky).
C. A. Tuus
PSYCHOLOGIE SOCIALE
Stroebe W. et Hewstone M. (Edit.) — (1992) Psychologie sociale, Euro
pean Review of Social Psychology, vol. 3, Chichester, Wiley & sons, 321 p.
Cette série, publiée annuellement, rassemble une dizaine de chapitres
traitant de thèmes variés. Les auteurs européens y sont majoritaires, mais
cette préférence n'implique aucune exclusive. Comme dans les deux précé
dents volumes, les textes rassemblés ici sont d'excellente qualité. Chaque
auteur ou groupe d'auteurs y présente, sur une trentaine de pages environ,
la synthèse de ses propres travaux sur un thème assez étroitement déli
mité. L'exposé théorique est plus développé que dans un simple article,
mais le compte rendu empirique n'est pas sacrifié pour autant. Dans ce
volume, 5 chapitres traitent de divers aspects des relations intergroupes, et
en particulier des stéréotypes sociaux (textes de Simon sur la variabilité
intra-groupe perçue, de Krueger sur l'accentuation des différences inte
rgroupes, de Stangor et Ford sur Foptionnalité des traitements cognitifs en
rapport avec les stéréotypes, de Leyens, Yzerbyt et Schadron sur la jugeabi-
lité, et de Schopler et Insko sur les différences entre comportements inte
rpersonnel et intergroupe) ; deux chapitres abordent des questions en rapport
avec les émotions (Forgas d'une part, Rimé et collaborateurs de l'autre);
Lalljee, Lamb et Abelson étudient les prototypes d'événements, Meyer s'inté
resse aux effets paradoxaux des louanges et critiques, et enfin Palmonari,
Pombeni et Kirchler traitent du concept de soi à l'adolescence. Psychologie sociale 333
Le niveau d'ensemble est excellent, je l'ai dit; on me permettra cepen
dant l'expression d'un regret sur les 32 chapitres publiés depuis trois ans,
aucun n'est l'œuvre d'un auteur français. Les nationalités les mieux repré
sentées sont l'Allemagne et la Grande-Bretagne, puis viennent les Néerland
ais, les Belges, les Italiens, un Autrichien. Sans compter quelques Améric
ains, un Israélien, un Australien. On se réjouirait volontiers d'une telle
diversité, n'était l'absence de nos compatriotes. On ne peut qu'exhorter les
uns et les autres — les éditeurs de la série comme les auteurs français — à
faire en sorte que cette anomalie soit prochainement réparée.
A.-M. de La Haye
Lipiansky E. M. — (1992) Identité et communication: l'expérience grou-
pale, Paris, PUF, 262 p.
Au terme d'une longue introduction consacrée aux théories de l'identité
(et du soi) en psychologie, le contenu de l'ouvrage, son origine et sa finalité
sont explicités et du même coup sa véritable portée. E. M. Lipiansky, théori
cien et chercheur, a aussi une pratique d'animation de groupes d'évolution,
c'est-à-dire de groupes de formation ou de développement personnel, dans
lesquels les participants sont centrés sur l'expérience de groupe elle-même.
L'auteur propose une lecture des processus intra- et intersubjectifs à l'œu
vre dans cette classe de situations de communication, lecture gouvernée par
l'hypothèse que l'affirmation, la défense, l'expression, la régulation de
l'identité individuelle et sociale sont au cœur de la dynamique qui y est insti
tuée. Cette lecture emprunte à plusieurs champs théoriques (psychana-
lyse(s), psychologie(s) sociale(s), analyse systémique, Rogers...) et les conju
gue ou les fait alterner sans complexe. Non dogmatique, l'approche est d'un
éclectisme efficace, privilégiant avant tout l'intelligibilité des situations et
phénomènes. Ces phénomènes sont sélectionnés et leur présentation organi
sée sur la base des spéculations de l'auteur, étayées par des propos de par
ticipants (dont on admirera la perspicacité). Il s'agit donc d'un ouvrage art
iculant de façon heureuse théorie et pratique, qui sera tout particulièrement
utile aux praticiens de ce type de situation de formation. On ne peut que
regretter le choix d'un titre qui annonce un contenu d'une toute autre portée.
M. PlOLAT

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