Psychologie sociale et religieuse. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 389-419

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 389-419
31 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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c) Psychologie sociale et religieuse.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 389-419.
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rôle des occupants dans l'évolution, puis il rend compte des conditions
économiques fort restreintes dans cette île, des mœurs de ces habi
tants dans chaque groupe ethnique (en partie liées aux
économiques) de l'éducation des enfants, des rapports des hommes
(l'individualisme est très poussé), à l'intérieur du même groupe (ou,
plutôt, de la même classe, chaque groupe étant divisé lui-même en
plusieurs classes), des rapports entre les groupes et classes, ainsi
qu'avec les occupants ; il termine par une étude des résultats de
l'occupation américaine, ses bienfaits, mais aussi ses inconvénients
(rivalités de races). R. Ch.
652. — ORAN W. EAGLESON et ANTOINETTE D. CLIFFORD.
— A comparative study of tne names of white and negrfe women
college Students (Étude comparative des noms d'étudiantes blanches
et de couleur). — J. Soc. Ps., XXI, 1945, p. 57-64.
Le nom est souvent la seule donnée dont nous disposions sur la
personnalité d'un individu. Or, certains noms sont associés à des
stéréotypes de personnalité ou de race. L'étude des noms de 1.804 étu
diantes blanches et 1.222 étudiantes noires montre que, dans l'e
nsemble, il y a beaucoup d'accord entre les noms des deux groupes.
J. St.
653. — NORMAN DAYMOND HUMPHREY. — The stereotype
and the social types of Mexican-American youths (Le stéréotype
et les types sociaux de jeunes Américains d'origine mexicaine). —
J. Soc. Ps., XXII, 1945, p. 69-78.
Les enfants d'origine mexicaine, à Détroit, apparaissent comme
modestes, courtois, généreux. En grandissant, ils adoptent certains
types qu'on peut décrire, suivant le lieu de leur naissance, leur cou
leur, leurs relations avec leurs parents, leur initiation à la culture
américaine. Ces types observables diffèrent nettement du stéréotype
du jeune Mexicain. J. St.
654. — DOROTHY ROSE DISHER. — Regional differences in masc
ulinity-feminity réponses (Différences régionales dans les réponses
de masculinité- féminité). — J. Soc. Ps., XV, 1942, p. 53-61.
Les sujets, masculins et féminins, de Floride, donnent des cotes
de féminité plus élevées que ceux de l'Ouest. Les sujets d'ascendance
septentrionale sont plus masculins. Plus l'influence de la Floride a
été longue dans l'espace de deux générations, plus elle a été fémini
sante. Les différences régionales les plus importantes ont leur centre
dans les réactions et les intérêts émotionnels et moraux. Le test
utilisé pour cette étude est le Attitude interest analysis test, forme A,
de Terman et Miles. J. St.
c) Psychologie sociale et religieuse
655. — R. B. LIDDY. — The Field of social psychology (Le champ
de la psychologie sociale.) — J. of Ps., XIII, 1942, p. 21-29.
Longue discussion sur les limites de la psychologie et des sciences
sociales pour aboutir à cette définition que la psychologie sociale
ou socio-psychologie (social- psychology) est « l'étude des réactions
présentées par des êtres vivants à leur milieu social ». R. Z. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 390
656. — H. G. Me CURDY. — Some remarks on the place of the
individual in social psychology (Quelques remarques sur la place de
l'individu en psychologie sociale). — Ps. Rev., L, 1943, p. 408-414.
Quelques réflexions au sujet de l'article de P. A. Bertocci, A
critique of professor Cantrill' s theory of motivation (Ps. Rev., 1942).
P. O.
657. — M. SMITH. — Social interaction and collective behavior
(Interaction sociale et comportement collectif ). — Ps. Rev., LI,
1944, p. 127-135.
Une définition de collectif est recherchée et
proposée. Elle permet de le distinguer de l'interaction sociale.
> • P. O.
658. — M. SMITH. — An approach to the study of the social act
(Vers Vétude de Vacte social). — Ps. Rev., XLIX, 5, 1942, p. 422-
440.
Un acte est une altération observable d'un organisme vivant,
le conduisant d'un état d'équilibre relatif du système énergétique de
l'organisme à un autre état relatif, en passant par une
phase intermédiaire de déséquilibre relatif. On peut définir ainsi
des unités d'action.
Partant de ce point de vue, il s'agit de définir l'acte social : il
part d'une perception, qui déclanche une impulsion. Il y a ensuite
perception de la signification, manipulation mentale, celle-ci aboutis
sant à une réponse sociale. G. P.
659. — F. HEIDER. — Social perception and phenomenal causality
(Perception sociale et causalité phénoménale). — Ps. Rev., LI,
1944, p. 358-372.
Les principes dégagés par les études sur l'organisation des champs
perceptifs sont applicables à la perception sociale (perception des
personnes et de leurs actes). L'attribution causale (d'après laquelle un
changement reçoit sa signification de la source à laquelle il est
attribué) est un facteur essentiel de l'organisation du champ social.
Il conduit à la formation d'unités comprenant actes et personnes qui
suivent les lois des unités perceptives. « La ressemblance et la proxi
mité favorisent l'attribution d'actes aux personnes. L'existence
d'unités personne-acte favorise l'assimilation ou le contraste entre
les parties. Les états émotionnels peuvent influencer cette intégration
causale. » P. O.
660. — HENRY WINTHROP. — A kinetic theory of soeio-psycho-
logical diffusion (Une théorie cinétique de la diffusion psychos
ociale). — J. Soc. Ps., XXII, 1945, p. 31-60.
Formulation mathématique d'une théorie cinétique de l'initiation
et de la diffusion sociale d'un comportement nouveau dans certaines
conditions hypothétiques idéales. J. St.
661. — GOODWIN WATSON. — How social engineers came to be
(Comment sont apparus les ingénieurs sociaux). — J. Soc. Ps.,
XXI, 1945, p. 135-141. ... ■.
Article d'anticipation, prophétisant un discours qui sera lu dans PSYCHOLOGIE ETHNIQUE ET SOCIALE 391
cinquante ans par le président de l'Association américaine des ingé
nieurs sociaux. J. St.
662. — GEORGE YEISLEY RUSK. — The methodology of social
psychology : I. The gestalt method of thought. II. The aspect method
and the dialectical method. III. Social psychology in relation to
economics, ethics, and religion. IV. Subsidiary methods (La
méthodologie de la psychologie sociale : I. La méthode de pensée
gestaltiste. II. La méthode aspective et la dialectique.
III. La psychologie sociale et ses rapports avec la science économique,
la morale et la religion. IV. Méthodes subsidiaires). — J. Soc.
Ps., XIV, 1941, p. 3-89.
La psychologie a pour tâche l'étiologie et la solution des conflits
sociaux : découverte des causes des actions, formulation de ces
causes dans des lois générales de la conduite, réitération de ces lois
jusqu'à ce que le public les admette. Il est du devoir de la psychologie
sociale de développer et d'appliquer des méthodes de pensée mutuelle
ment adaptées et d'intégrer la science économique, la morale et la
religion.
La méthode gestaltiste doit donner une expression rationnelle
à l'expérience. Sept exemples, empruntés à la littérature psycholo
gique et psychosociale, où la méthode de pensée gestaltiste s'avère
avantageuse. — La méthode aspfective présente différents aspects
de la réalité, comme le font les lentilles d'un stéréoscope. Les
différents peuvent ne pas s'accorder totalement, mais ils ont au
moins une unité de gestalt. — La méthode de dialectique tient le
milieu entre la méthode de la gestalt et la méthode des aspects. Elle
progresse par zigzags, comme le rat dans le labyrinthe : cette méthode,
utile au rat, l'est plus encore à l'homme, à cause de la rapidité d'éclair
de la pensée humaine.
Il n'est pas impossible de présenter les problèmes sociaux en
termes purement psychologiques, mais seulement dans certaines
conditions, et pas toujours ; en- tout cas, sans référence à l'économie,
toute analyse psychologique reste incomplète. La morale doit être
considérée comme légitime, si les valeurs sont pensées à la manière
gestaltiste; la religion elle-même, en tant que gestalt, peut être
introduite dans les gestalts de la psychologie sociale. — D'autres
méthodes secondaires peuvent en outre être adoptées, à côté des
trois méthodes fondamentales. J. St.
663. — MARVIN K. OPLER. — Psychoanalytic techniques in
social analysis (Techniques psychanalytiques dans V analyse so
ciale). — J. Soc. Ps., XV, 1942, p.- 91-127.
Exposé et discussion de l'apport de la psychanalyse aux sciences
sociales, et plus spécialement à l'anthropologie culturelle (ethnograp
hie). J. St.
664. — TH. WAGNE-SIMON. — Bemerkungen zur Psychologie
des Kontaktes (Remarques pour une psychologie du contact).
Rev. suisse. Ps., IV, 1945, p. 314-323.
Le contact entre personnes a été peu étudié jusqu'à présent
(malgré les recherches de Freud, Jung, etc., sur les relations entre 392 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
humains, et le rôle des tempéraments, extraverti, introverti, dans
ces relations). L'auteur montre qu'il y a encore beaucoup à faire,
et que bien des aspects de ces phénomènes de contact restent mystér
ieux. Elle étudie certains de ces aspects, particulièrement les
moyens par lesquels les personnes entrent en contact, qui sont
des moyens d'expression révélant à la fois au sujet sa propre attitude
et celle de son partenaire : poignée de mains (manière de serrer la
main), regard, voix, sourire... Il y a aussi à souligner dans ces attitudes
un caractère d'improvisation tout à fait intéressant. G. V.
665. — P. R. HOFSTATTER. — über die Struktur des sozialen
Kontakts (Sur la structure du contact social). — Z. f. a. Ps.,
LXV, 5-6, 1943, p. 363-378.
Cent bacheliers ont rempli un questionnaire relatif à leur sympat
hie pour certaines formes de comportement social. Les résultats
ont été élaborés par la méthode de l'analyse factorielle. Le contact
social s'élaborerait dans quatre dimensions : 1° aspiration à com
prendre les particularités des autres êtres humains ; 2° aspiration
vers les devoirs sociaux ; 3° désir d'un refuge et de la tendresse ;
4° tendance à la sociabilité et aux divertissements. Le contact social
ne peut donc pas être considéré du point de vue psychologique comme
un ensemble homogène.
Travail très intéressant. L'A. se propose dans des investigations
ultérieures de rechercher la correspondance entre l'analyse factorielle
statistique et l'analyse de facteurs biologiques de l'hérédité qui
déterminent génotypiquement le comportement psychologique.
S. P.
666. — CHARLES NELSON WINSLOW et MURIEL NELSON
FRANKEL. — A questionnaire study of the traits that adults consi
der to be important in the formation of friendship with members of
their own sex (Étude par questionnaire des traits que les adultes
considèrent comme importants dans la formation des amitiés avec les
membres de leur sexe). — J. Soc. Ps., XIII, 1941, p. 37-49.
Les traits considérés comme les plus importants dans la formation
des amitiés sont ceux qui facilitent les relations personnelles :
loyauté, aptitude à recevoir les confidences, franchise. La susceptib
ilité, le bavardage intempérant, la vantardise au sujet de ses
conquêtes sont les traits les plus défavorables. Les opinions religieuses,
politiques, le niveau social, l'intelligence, sont moins importants.
Femmes et hommes font sensiblement les mêmes réponses. Cepen
dant, les femmes détestent plus la « promiscuité avec l'autre sexe ».
et les hommes aiment plus les bonnes manières et l'aptitude à recevoir
les confidences. J. St.
667. — FLOYD H. ALLPORT. — Methods in the study of collective
action phenomena (Méthodes pour V étude des phénomènes d'action
collective). — J. Soc. Ps., XV, 1942, p. 165-185.
Les problèmes d'action collective concernent les individus dans
leurs contacts quotidiens et leurs relations quotidiennes. Ils corre
spondent, en psychologie, aux problèmes d'organisation sociale, des
sociologues. Il s'agit d'une part de déterminer ce qui se passe quand PSYCHOLOGIE ETHNIQUE ET SOCIALE 393
les individus, par un effort commun, atteignent la satisfaction de
leurs besoins, et de savoir comment expliquer le résultat ; il s'agit
en second lieu de ce qui se produit dans l'individu comme
individu comme résultat de cette interaction. L'A. discute les
méthodes dont on s'est servi et les points de vue où l'on s'est placé
pour aborder communément ces problèmes : méthode sociologiste,
approche culturelle, théorie des topologistes, de l'école
des normes sociales. Les plus fécondes jusqu'ici ont été les deux
dernières, mais aucune n'est entièrement satisfaisante, et l'A.
indique la nécessité d'une approche nouvelle, qui donnera une signi
fication aux phénomènes collectifs. Ce texte prépare un exposé
ultérieur de la « théorie des systèmes d'événements ». J. St.
668. — WILLIAM M. TIMMONS. — Can the product superiority of
discussors be attribued to averaging or majority influences ?
( Faut-il attribuer la supériorité des résultats d'une discussion à
l'influence de la moyenne ou à celle de la majorité F). — J. Soc. Ps.,
XV, 1942, p. 23-32.
La supériorité des jugements dans une discussion a souvent été
constatée. A quelles influences est-elle due ? Il apparaît que, après
une discussion, la moyenne des jugements est supérieure aux juge
ments non précédés de discussion, que l'effet de la majorité est dans
le même sens, et enfin que la combinaison de la moyenne et de la
majorité donne aussi une supériorité. Mais il est probable cependant
que la supériorité des résultats de la discussion est due surtout à des
facteurs inhérents à la discussion même, tels que le nombre plus
grand ées suggestions- faites, des interprétations proposées, des
critiques présentées, et enfin la plus grande information du groupe.
J. St.
669. — W. S. GREGORY. — A study of stereotyped thinking :
affective reactions to persons as the basis for judging their natio
nality (Étude de la pensée stéréotypée : les réactions affectives
aux individus comme base pour juger de leur nationalité). — J. Soc.
Ps., XIII, 1941, p. 89-102.
Il existe une corrélation entre le rang de faveur ou de défaveur
qu'on attribue à un nom de nationalité et l'attribution à une natio
nalité déterminée d'une personne dont on juge l'image photogra
phique favorablement ou défavorablement. Ainsi, ce qui pourrait
apparaître comme une perception objective de la nationalité d'un
individu, repose en fait sur une double réaction affective, aux images
des personnes et aux noms des nationalités. L'accord sur les percep
tions ne signifie d'ailleurs pas que les stéréotypes soient communs à
tous les sujets. Discussion sur la nature et l'origine des stéréotypes.
J. St.
670. — F. HEIDER et M. SIMMEL. — An experimental study of
apparent behavior (Étude expérimentale du comportement appar
ent). — Am. J. of Ps., LVII, 2, 1944, p. 243-259.
Les A. se sont proposé d'étudier la façon dont nous percevons le
comportement d'âutrui, abstraction faite de l'expression mimique,
d'après la structure globale de la situation et les déplacements des 394 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
éléments. Ils soumettent 3 groupes de sujets à la projection d'un
dessin animé représentant 3 figures géométriques (un rond, un petit
et un grand triangle) qui se meuvent les unes par rapport aux autres
et par rapport à un tracé figurant le contour, en plan, d'une maison
avecjine porte mobile.
Tous les sujets (114) sauf 1 interprètent le dessin animé en termes
d'actions d'êtres vivants auxquels ils attribuent des motifs. Cette
attribution dépend dans certains cas des caractéristiques des mou
vements eux-mêmes, dans d'autres des objets environnants. Elle
détermine étroitement la façon de juger les acteurs et d'interpréter
la situation. P. J.
671. — GEORGE J. DUPYCHA. — A note on the « halo effect »
in ratings (Note sur « l'effet de halo », dans les évaluations). —
J. Soc. Ps., XV, 1942, p. 331-333.
A l'expression « effet de halo », forgée par Thorndike, qui peut
suggérer une idée d'auréole, il faut préférer un terme moins imagé et
plus descriptif t ; Dudycha propose « perse veration error » (erreur
perse vérative). J. St.
672. — PAUL J. FAY et WARREN C. MIDDLETON. — The
ability to judge sociability from the voice as transmitted over
a public address system (L'aptitude à juger la sociabilité d'après
la voix transmise par un haut-parleur). — J. Soc. Ps., XIV, 1941,
p. 303-309.
Une étude expérimentale comportant 10 speakers, entendus
par 38 auditeurs, montre que les jugements sur la sociabilité des
speakers sont inconsistants entre eux, les jugements des femmes uu
peu moins cependant. Mais les hommes tombent un peu plus juste
que les femmes. Certaines voix sont stéréotypées, et entraînent
davantage d'accord social. J. St.
673. — DOROTHEA E. JOHANNSEN. — The effect of neurotiéism
upon the capacity to observe the emotional reactions of friends
(L'effet du névrosisme sur ■ la capacité à observer les réactions
émotionnelles chez les amis). — J. Soc. Ps., XIII, 1941, p. 291-302.
On ne peut dire que l'adaptation d'un individu influence son
jugement de l'adaptation émotionnelle de ses amis. J. St.
674. — R. M. W. TRAVERS. — A study of the ability to judge group
knowledge (Étude de l'aptitude à juger la connaissance d'un
groupe). — Am. J. of Ps., LVI, 1, 1943, p. 54-65.
Trente et un étudiants en psychologie doivent estimer le % du
groupe qui connaît certains termes ou certains faits d'histoire
contemporaine : comme on peut s'y attendre les estimations indi
viduelles manquent de fidélité, mais le jugement moyen de plusieurs
juges donne des valeurs plus justes de la connaissance du groupe.
L'estimation individuelle est d'autant meilleure que le sujet lui-
même est mieux informé du point de vue sur lequel porte la question.
Aucune corrélation entre l'aptitude à estimer les connaissances des
autres et l'intelligence, mais rapport assez significatif, avec l'adapta
tion personnelle de l'individu. I. L. PSYCHOLOGIE ETHNIQUE ET SOCIALE 395
675. — R. M. W. TRAVERS.^- The general abUity to judge group-
knowledge (L'aptitude générale à estimer la connaissance de
groupes). — Am. J. of Ps., LVI, 1, 1943, p. 95-99.
Quelques personnes semblent douées d'une meilleure compré
hension de leur entourage social et estiment bien mieux les connais
sances générales d'autrui. Cette assertion est justifiée par des expé
riences où des étudiants doivent évaluer le pourcentage des
sances linguistiques du groupe auquel ils appartiennent et donner la
même estimation générale sur la population adulte des U. S. À. On
constate une corrélation élevée entre les 2 types de jugements.
I. L.
«76. — ANSELM STRAUSS. — The concept of attitude in social
psychology (Le concept d'attitude en psycho-sociologie) . — J. of Ps.,
XIX, 1945, p. 329-339.
Malgré sa très grande importance en psycho -sociologie, le concept
d'attitude demeure très confus et les différents auteurs le définissent
diversement (comportement particulier, action neurologique, action
neurologique associée aux notions de sens, d'image, de valeur, pro
cessus de conscience individuelle). Cette confusion provient du fait
que la théorie de l'attitude ne repose pas sur des données expéri
mentales et qu'un divorce évident sépare les théoriciens des cher
cheurs (ces derniers utilisant un concept basé sur l'acceptation cou
rante commune du terme « attitude »). L'auteur discute ces diffé
rentes positions et propose une réconciliation heuristique entre la
théorie et la recherche. v P. M.
677. — DANIEL D. DAY. — Methodological problems in attitude
research (Problèmes méthodologiques dans les recherches sur les
attitudes). — J. Soc. Ps., XIV, 1941, p. 165-179.
Revue de la littérature méthodologique, sur les questions sui
vantes : longueur de l'échelle, forme des indicateurs d'attitude,
attitudes moyennes, méthodes de (£assification, ordre des questions,
méthodes de cotation, échelles générales, conditions d'application.
Bibliographie de 50 titres. J. St.
678. — HAROLD E. BURTT. — The association reaction as a
measurement Of attitude (La réaction d'association comme mesure
K d'une attitude). — J. Soc. Ps., XIV, 1941, p. 363-368.
La réaction d'association ne permet pas de mesurer une attitude :
conclusion d'une expérience faite avec une centaine de sujets.
J. St.
679. — CHARLES E. OSGOOD. — Ease of individual judgment-
processes in relation to polarization of attitudes in the culture
(Facilité des processus individuels de jugement en rapport avec
la polarisation des attitudes dans la culture). — J. Soc. Ps., XIV,
1941, p. 403-418.
Sur un certain nombre de thèmes, les attitudes d'un groupe social
sont polarisées : la distribution des opinions ne s'établit pas au
hasard sur toute l'étendue de l'échelle, mais tend à se concentrer
en un certain point, souvent extrême, donnant une courbe en J . ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 396
Cette situation dans le groupe a son corrélatif, dans l'individu, dans
la facilité — qu'on peut évaluer par la vitesse de réaction — avec
laquelle il jugera dans ce domaine. L'A. recueille les opinions d'un
groupe sur certains thèmes : les Américains, l'être humain,... les
étrangers, une marine forte... Certains apparaissent comme polarisés :
opinions peu dispersées, moyenne des opinions éloignée de l'opinion
moyenne ; d'autres sont non polarisés. Des sujets individuels sont
ensuite appelés à juger sur ces thèmes, et la vitesse des réactions est
enregistrée automatiquement. Il résulte que, bien que les opinions
individuelles des sujets soient parfois en désaccord marqué avec
la moyenne des opinions du groupe expérimental, la vitesse de réac
tion est considérablement plus courte dans les thèmes polarisés que
dans les autres. Ainsi, que les opinions individuelles soient stéréo
typées ou non, il est clair que sur les thèmes à polarisation forte, les
sujets ont une réponse toute prête, c'est-à-dire qu'ils ont déjà réfléchi
à la question. Le concept de temps-de-jugement apparaît, pour
l'étude des facteurs personnels et intellectuels, comme beaucoup
plus significatif que les temps-de-réaction. J. Si»
680. — HELEN BLOCK LEWIS. — Studies in the principles of
judgments and attitudes : IV. The operation of « prestige sugges
tion » (Étude sur les principes des jugements et des attitudes : IV.
Le fonctionnement de la « suggestion de prestige r>). — J. Soc. Ps.,
XIV, 1941, p. 229-256.
Des sujets rangent par ordre de préférence 10 slogans. En plus
d'un groupe de contrôle, par qui l'expérience se limite à ce schéma,
quatre groupes sont placés dans des situations expérimentales. La
liste des slogans présentés à deux dé ces groupes est accompagnée
d'une évaluation de ces jugements, qui est d'accord avec leur propre
jugement, et qui est supposée faite, dans un cas, par une personnalité
politique populaire auprès d'eux, l'autre cas par une person
nalité impopulaire. Pour les deux derniers groupes, la situation est
inversée : les évaluations supposées faites par les mêmes personnalités
sont exactement les contradictoires de leurs propres évaluations.
L'expérience montre que les évaluations des sujets soumis à ces
influences sont restées sensiblement inchangées. Les radicaux chan
gèrent encore moins que les libéraux. Des commentaires supplément
aires sur les évaluations supposées montrèrent que : les sujets
cherchèrent des explications rationnelles aux évaluations en conflit
avec ce qu'ils attendaient. Quand l'effet de prestige se produisit, la
suggestion proposée eut ordinairement pour effet de redéfinir une
situation ambiguë. Les sujets ne se contentèrent pas de changer
d'avis : ce sont plutôt les slogans qui acquirent un sens nouveau,
demandant un jugement nouveau. J. St.
681. — DUVAL T. Me CUTCHEN. — The social psychology standard
in comparative legislation (La norme psychosociale dans la légis
lation comparée). — J. Soc. Ps., XV, 1942, p. 281-291.
Le conformisme est en fait favorable au succès et cette situation
ralentit le progrès. Il serait opportun de créer un Bureau d'Idées,
orienté vers les problèmes sociaux, et analogue au système des Bre
vets pour les inventions techniques. J. St. ETHNIQUE ET SOCIALE 397 PSYCHOLOGIE,
682. — E. L. BREEMES, H. H. REMMERS, et C. L. MORGAN.
— Changes in liberalism-cofoservatism of college students since
the depression (Changements dans le libéralisme et le conservatisme
des étudiants depuis la crise). — J. Soc. Ps., XIV, 1941, p. 99-107.
Le libéralisme a considérablement augmenté, de 1931 à 1939.
On ne trouve pas de différences suivant le sexe. L'anonymat dans
les réponses ne produit pas d'effet propre, par rapport aux réponses
signées. Le libéralisme est associé à l'intelligence (r = 0,30 ^ 0,06).
J. St.3
683. — R. ALPERT et S. S. SARGENT. — Conservatism- Radi
calism measured by immediate emotional reactions (Le conser
vatisme-radicalisme mesuré par réactions émotionnelles imméd
iates). — J. Soc. Ps., XIV, 1941, p. 181-186.
Les A. proposent à l'approbation ou à la désapprobation des
sujets une liste de 24 mots, associés avec des problèmes politiques,
économiques, sociaux, internationaux d'actualité. Pour déguiser
l'objet du test, ces 24 mots sont mélangés à 36 autres. Les sujets
répondent à VOpinionaire de Lentz, destiné à mesurer le trait
généra] de radicalisme-conservatisme. La corrélation entre les
réponses aux deux tests est de 0,76. Les A. concluent à la possibilité
de mesurer efficacement et à peu de frais ce trait. J. St.
684. — GEORGENE H. SEWARD. — Cultural conflict and the
feminine role : an experimental study (Une étude expérimentale
sur le conflit culturel et le caractère féminin). — J. Soc, Ps.,
XXII, 1945, p. 177-194. • \
II existe un conflit de la culture traditionnelle et de la culture
nouvelle ; exprimé par l'égalité des hommes et des femmes, acceptée
socialement dans certains domaines, refusée dans d'autres. Une étude
expérimentale montre que, en conséquence, les sujets (étudiantes)
examinés insistent sur l'égalité des sexes dans le domaine de l'in
struction, du travail, des relations sociales, mais en même temps
manifestent des attitudes réactionnaires sur le rôle de la femme comme
épouse et mère. Cette dernière attitude est aussi forte chez les libé
rales que chez les autres. C'est donc chez les libérales que le conflit
culturel est à son maximum, comme le confirment leurs réactions plus
vives d'hostilité et d'anxiété dans le test de Murray. J. St.
685. — R. H. WATERS. — The J distribution as a measure of
institutional Strength (La distribution en J comme mesure de
la force institutionnelle). — J. Soc. Ps., XIII, 1941, p. 413-417.
Trois observations de comportements : automobilistes aux feux
rouges, piétons aux passages cloutés, employés de magasins à l'heure
d'arrivée. Seuls les comportements de ceux-ci se distribuent en J, ce
qui prouve que les deux premières obligations ne se font pas fort
ement respecter. J. St.
686. — FRANKLIN FEARING et E. KRISE. — Conforming
behavior and the J-curve hypotesis (Le comportement conformiste et
Vhypothèse delà courbe en J). — J. Soc. Ps., XIV, 1941, p. 109-118.
Le comportement conformiste des conducteurs d'automobile en

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