Psychophysiologie - compte-rendu ; n°1 ; vol.26, pg 386-396

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L'année psychologique - Année 1925 - Volume 26 - Numéro 1 - Pages 386-396
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1925
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IV. Psychophysiologie
In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 386-396.
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IV. Psychophysiologie. In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 386-396.
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336 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
une bandé de territoire qui va de Béziers à Annecy ; alors que les
formes avec la préposition à se rencontrent que sur une bande, au
Sud de la langue d'oïl, qui va du Maine à Mâcon : preuve que l'action
des grammairiens, qui ont combattu cette construction les a re^
foulés loin de la région parisienne.
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On peut de la sorte créer de véritables cartes géographiques de
noms de famille ; en voici une, à titre d'exemple, qui montre la ré
partition des noms dérivés du latin jaber.
Depuis l'époque de leur formation, les noms ont été l'objet d*alté-
rations de toute sorte : modes orthographiques, confusions de lettres,
influence du français sur les noms dialectaux, substitutions, chan
gements divers. I. M.
[IV. — Psychophysiologie
Intejractions. Influences diverses, chimiques, etc.
A. ERNST. — Die Frage der Deutung der plethysmograpbischea
Erscheinungen {La question de' V interprétation des phenomena
pléthysmo graphiques). — A. f. ges. Ps., II. 1-2, 1925, p. 145-174.
Deux questions sont examinées :
1° Signification physiologique de la courbe pléthysmographique
normale/Résumé critique des interprétations données par les au
teurs aux différents éléments de la courbe, et notamment aux ondes
dites de Mayer (ondulations périodiques au rythme beaucoup plus
lent que les ondulations synchrones de la respiration) ; 387 PSyCHOPHTSIOLOGIE
2° Signification physiologique des modifications constatées dans
la courbe sous l'influence des excitants psychiques. Martius Groyait
avoir montré qu'elles étaient dues principalement aux mouvements
musculaires involontaires et que, par conséquent, on n'était pas
fondé à les considérer comme l'expression des variations circula
toires.
jÉfe L'auteur a entrepris de vérifier la valeur de cette critique. Pour
déceler les mouvements musculaires, il fixait à l'avant-bras enfermé
dans le pléthysmographe un fil rigide. Il suspendait un poids à
l'autre extrémité du fil (sortie de l'appareil par un œillet) après
l'avoir fait passer par une roue de transmission à axe vertical et une
bobine à axe horizontal. Un petit miroir fixé à la roue en suivait
les mouvements et réfléchissait les chiffres d'une échelle graduée
placée à une distance d'un mètre. Un opérateur lisait à travers une
lunette le chiffre momentanément visible dans le miroir. La dis
tance entre deux chiffres voisins de l'échelle était égale à 1 centi
mètre.
|§. Les expériences faites sur 4 sujets ont permis de constater des
mouvements musculaires très faibles synchrones de la respiration ;
les oscillations du miroir étaient assez faibles pour que le même
chiffre reste visible. Ces mouvements sont accentués si la
est artificiellement renforcée ; ils disparaissent pendant l'effort
d'attention.
On n'a pas trouvé de musculaires à la suite des exci
tants psychiques, sauf pour la peur qui provoque l'esquisse d'un re
trait brusque du membre et pour les excitants gustatifs, dont l'ap
plication s'accompagne d'un mouvement du bras dû, probablement,
au mouvement de la tête.
Point de mouvements musculaires dans tous les autres cas : sen»
timent de l'agréable et du désagréable provoqué par l'application
des excitants sensoriels divers, effort d'attention (comptage de
points, effort pour percevoir un bruit très faible) ; travail mental
(calcul) ; mouvements musculaires déterminés (langue pressée contre
les mâchoires fermées, main libre crispée en poing, pied du côté
libre fléchi et étendu fortement).
Par contre, dans presque toutes ces expériences on a remarqué
les modifications de la courbe pléthysmographique analogues à
celles constatées par la plupart des autres auteurs.
Il faut donc conclure que ces modifications sont bien dues aux
phénomènes circulatoires. C'est d'ailleurs l'avis des autres chercheurs
qui ont essayé de vérifier la critiqne de Martius. D. W.
CARNEY LANDIS et RUTH GULLETTE. — Studies of emo-
tioâal reactions. III. Systolic blood pressure and inspiration ex
piration ratios (Etudes de réactions émotionnelles. III. La pretêion
sanguine systolique et le rapport de V inspiration à V expiration),
J. of comp. Ps., V, 3, 1925, p. 221-253.
Quels sont les résultats des mesures de pression sanguine et de
. coefficient respiratoire ? D'abord les mesures préliminaires qui ont
été répétées pendant assez longtemps, de manière à éliminer toute
appréhension causée par leur nouveauté, et pendant que le sujet 388 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
est occupé à une lecture qui le distrait, montrent des oscillations
assez étendues chez chaque individu par rapport à sa moyenne ;
le sujet n'en a pas conscience et ne peut les expliquer par des émo
tions ; il est vraisemblable qu'elles sont l'expression directe de phé
nomènes physiologiques sans liaison avec le moral. Si on compare
au triple point de vue de la valeur moyenne de la pression, de ses
variations et de la forme de la courbe, toutes les situations expéri
mentales énumérées plus haut, et en étudiant séparément la réac
tion de chacun des 21 sujets, il est impossible, d'après l'auteur, de
trouver une caractéristique générale de chacune de ces situations,
— sauf peut-être pour la surprise produite par une stimulation inat
tendue, qui donne presque toujours une brusque élévation de pres
sion suivie par une chute immédiate. Dans tous les autres cas il ne
se dégage aucun type de réaction uniforme. On objectera peut-être
que tous les sujets n'ont pas ressenti dans chacune de ces situations
la même émotion. Mais si on ne retient, pour les grouper, que les
cas où l'introspection révèle nettement une émotion subjectivement
caractérisée (comme dégoût, surprise, crainte, sexuelle, etc.),
on ne trouve encore, sauf pour la surprise, aucune forme de réac
tion typique. L'auteur rejette donc l'idée, qui fait le fond de la théorie
James-Lange, d'une réaction vasculaire spécifique de chaque émot
ion. Il n'y a» que des réactions banales. En particulier ses observa
tions contredisent formellement celles de Marston, qui avait cru
pouvoir trouver dans la pression sanguine un réactif de la sincérité
du témoignage.
L'étude du rapport inspiration-expiration semble donner au con
traire quelques résultats positifs : mais ce n'est là qu'une indication
et l'auteur estime lui-même ses résultats incomplets.
D'une façon générale, il propose de classer les émotions non par
leur base physiologique mimique ou viscérale, mais par les réac
tions au milieu matériel et social. P. G.
CARNEY LANDIS. — Studies oï emotional reactions. II. General
behavior and facial expression (Etudes sur les réactions émotionn
elles. II. Comportement général et expression faciale). J. of comp.
Ps., IV, 5 et 6, 1924, p. 447-509.
De ses études précédentes sur la question, Landis avait conclu
qu'il n'y a pas de rapport constant entre les expressions tradition
nelles des émotions et les données de l'introspection. Après un his
torique du problème de l'expression faciale, il rend compte de nou
velles expériences personnelles. On s'est efforcé de réduire au mi
nimum tout ce qui pouvait créer chez les sujets l'état d'esprit spé
cial qui vient de la mise en scène du laboratoire (cependant on n'a
pu cacher les appareils destinés à l'enregistrement de la passion
sanguine et de la respiration). Un dispositif masqué, manœuvré
par un aide d'une autre pièce, a permis de prendre 700 photogra
phies des sujets au cours des expériences. Une série de stimulants,
dont la présentation demande trois heures, vise à produire des émo-
tioftg réelles (musique populaire et savante ; lecture d'un passage
de la Bible ; fiction d'un interrogatoire criminel où le sujet doit,
soit dire la vérité, soit soutenir un mensonge ; respiration d'odeur PSîciioPHYSiOLor.iE 389
d'ammoniaque ; petite explosion ; souvenir d'une « gaffe » ; exa
men de gravures représentant des plaies ; multiplications ment
ales gênées par du bruit ; examen de photographies obscènes, de
dessins artistiques, lectures pornographiques ; exploration tactile
d'un bassin contenant des grenouilles ; décapitation d'un rat vivant :
multiplications mentales pendant une série de chocs électriques).
Le but de l'auteur est d'arriver à des résultats numériques. Il
dresse une liste de toutes les réactions musculaires élémentaires de
la physionomie et les affecte suivant leur intensité d'un coefficient
de 0 à 3. On peut alors dresser une table indiquant la fréquence mo
yenne pour l'ensemble des sujets et des épreuves, de chaque réaction
élémentaire ; on convient de considérer comme une caractéristique
individuelle une réaction dont la fréquence chez un sujet déterminé
est au moins le triple de l'erreur probable. La même méthode per
mettra de chercher quelles sont les réactions caractéristiques non
plus des sujets, mais de chaque épreuve expérimentale, ou encore
celles qui correspondent à réaction verbale, c'est-à-dire aux
noms par lesquels les sujets désignent eux-mêmes leur état mental.
Le principal résultat de ces recherches est que, si certaines réac
tions à des habitudes individuelles, aucune n'est
caractéristique d'un stimulant ou d'une situation (réelle ou imaginée),
ni d'un ton d'émotion subjective. Les jeux de physionomie tradi
tionnels étudiés par Darwin, Bell, Krukenberg, répondent à des
expressions sociales, à des faits qu'il faut rapprocher du langage et
qui ne coïncident qu'exceptionnellement avec des émotions réelles.
L'article contient encore des observations précises sur le rapport
des mouvements généraux du corps et de l'expression faciale, sur
la corrélation qu'on peut établir entre Y expressivité d'une physio
nomie ou son degré de tension, subjectivement appréciés par l'expé
rimentateur, et le degré de mobilité objective de la face. — L'émot
ion paraît en somme se caractériser moins par la réaction que par
la situation à laquelle elle répond, et ces recherches sont loin d'ap
puyer la théorie de James-Lange. — L'article est accompagné d'une
bibliographie et illustré de planches photographiques. P. G.
G.-A. ROEMER. — Atmung und musikalisches Erleben [La respi
ration et les impressions musicales). — Ps. und Med., I, 1925.
p. 94-98.
Wagner et Wiehmeyer ont noté que la « phrase » musicale, sent
iment et expression, est dans un rapport étroit avec la respiration :
la composition a été liée à un certain rythme cardiaque et respirat
oire, et l'exécution ne pourra être conforme au sentiment du comp
ositeur que si le virtuose arrive à retrouver ce rythme, à « respirer »
le morceau. Liszt disait à ses élèves : « Respirez, respirez ! »
L'étude pneumographique révèle trois types de réaction : forte,
moyenne, nulle. Les pneumogrammes correspondent aux sentiments
éprouvés par les auditeurs.
Pour les morceaux très rythmés, il est bon d'étudier en même
temps la contraction des muscles des membres : les tonogrammes
sont en accord avec les pneumogrammes. I. M. ■'■~?,l''Hf5»
3W ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
P. CAMPBELL YOUNG. — An experimental study of mental and
physical functions in the normal and hypnotic states (Etude expé
rimentale des fonctions physiques et mentales dans les états normal
et hypnotique). — Am. J. of Ps., XXXVI, 2, 1925, p. 214-232. >*3j
Cet article est le résumé d'une thèse de doctorat présentée à l'Uni«
versité d'Harvard. Les investigations sur l'hypnotisme sont souvent
sans valeur scientifique; mais celles mêmes qui ont été conduites
scientifiquement l'ont étudié comme un phénomène isolé : on a
attribué à l'état hypnotique des facultés plus ou moins merveilleuses
sans prendre la précaution de comparer les faits avec ceux que les
mêmes sujets, ou d'autres, pouvaient produire à l'état normal. Même
lorsqu'on s'est préoccupé de ce contrôle, les résultats laissent à dé
sirer, soit parce que les sujets étaient trop peu nombreux, soit parce
que les conditions des épreuves n'étaient pas strictement compar
ables, ou que celles-ci manquaient de variété. i
On a cherché ici à échapper à ces objections. Vingt-deux sujets
ont pris part aux expériences : 16 hypnotiques (après élimination
de ceux qui n'étaient pas facilement hypnotisables) et 6 personnes
non hypnotisables qui servent de témoins, tantôt dans l'état a nor
mal », tantôt dans l'état que l'auteur appelle « pseudo-hypnotique »,
c'est-à-dire qu'ils reçoivent toutes les suggestions faites aux pre
miers, comme si elles devaient être efficaces. Les 16 hypnotiques
n'ont jamais été endormis auparavant et ne présentent aucune tare
mentale : leur état présente des variétés ou des degrés : hypnotisme
superficiel, profond (actif ou léthargique), enfin somnambulisme*
ce dernier état constituant le terme de l'évolution de l'hypnotisme
profond, mais actif. — Ils sont endormis par fixation des yeux et
suggestion verbale, sans être touchés par l'expérimentateur ; ils ne
sont soumis à aucun dressage tendant à communiquer une attitude
physique ou mentale ; contracture, amnésie, etc.
Voici la liste des épreuves : reproduction d'un mouvement du
bras d'amplitude déterminée (les yeux fermés) ; pression au dynav
momètre ; précision dans le tracé d'une ligne ; sensibilité tactile
à la pression d'un cheveu ; épellation de mots à l'envers ; récitation
de l'alphabet à l'envers ; répétition de chiffres ; additions mentales ;
mémoire de syllabes dépourvues de sens, d'associations de noms et
d'adjectifs, de noms propres, d'associations variées de mots avec ou
sans rapport logique ; association libre ; discrimination d'une tache
d'encre de forme déterminée au milieu de taches semblables.
Le résultat d'ensemble qui se dégage de toutes ces épreuves est
que l'hypnose n'est caractérisée par aucune exaltation de facultés
physiques ou mentales. Les différences entre l'état hypnotique et
l'état normal sont du même ordre de grandeur que les différences
individuelles, ou celles d'un individu normal d'une épreuve à une
autre : en ce sens, ce travail fait bonne justice de certaines concep
tions populaires. L'hypnose est un état dans lequel l'individu fait,
de bonne foi, ce qu'il ne ferait pas à l'état normal parce qu'il ne s'ea
croirait pas capable, et ceci explique quelques succès dus à la sug
gestion : résistance accrue à la fatigue, à la douleur, exécution fa*
eile de tâches automatiques par suspension des inhibitions normales ;
mais il y a loin de là à un véritable accroissement d'efficience de»
fonctions physiques ou mentales. P. G. PSTCHOPHYSIOL0G1E 391
E. FARMER et E.-G. CHAMBERS. — Concerning the use of the
psycho-galvanic reflex in psychological experiments (L'usage du
réflexe psycho- galvanique dans les expérimentations psychologiques).
— Br. J. of Ps., XV, 3, 1925, p. 237-256.
Revue générale et bibliographie de la question. Les auteurs ont*
étudié la courbe psychogalvanique chez trois sujets pendant 25 heures
consécutives. Pendant la première heure s'établit Y accommodation
physique (la résistance du sujet tend à diminuer rapidement). Il y
a une chute de la résistance après les repas, et une augmentation
avant. Il y a une augmentation très grande de la résistance pendant
le sommeil ; l'élévation de la courbe est très rapide au commence
ment de la nuit, et atteint son maximum immédiatement avant le
réveil. La chute de la résistance après le réveil est aussi rapide que
la montée au commencement de la nuit. Un des sujets a été éveillé
pendant la nuit ; sa est tombée à la normale du jour. Un
antre s'est endormi pendant la journée ; sa résistance a été immédia
tement augmentée. On peut en conclure que l'élévation de la rési
stance pendant la nuit est due au sommeil et non pas ac rythme nyc-
théméral. Un des sujets a rêvé pendant la nuit ; d'où variations de
résistance.
Les auteurs considèrent comme établi que les changements dan»
le ton affectif sont toujours accompagnés par une diminution dé la .
résistance. Toutefois le réflexe ne peut encore être utilisé pour me
surer les différences individuelles, étant données les nombreuses
causes d'erreur. P. G.
J. BU TEL et C.-J.-A. van ITERSON. — Recherches sur le réflexe
piycho-galvanitpie, en particulier comme réaction aux excitations
olfactives. — Ar. néerl. de Ph., X, 3y 1925, p. 447-448.
A la suite d'excitations olfactives variées (avec des odeurs seule
ment, aucun parfum ne fut employé), les auteurs ont obtenu des va
riations de la résistance électrique du corps, de grandeur variable
avec les sujets, variant en intensité dans le même sens que la sensa
tion, et très fortes quand on emploie des odeurs, comme l'acide acé
tique glacial, évoquant en plus de la sensation olfactive, une sensa
tion douloureuse.
Les auteurs n'ont malheureusement pas noté s'il y avait des va
riations de l'émission sudorale, l'une des causes habituelles de la
riation de résistance.
Il pourrait être intéressant de généraliser les recherches à d'autres
sensations, car rien n'indique a priori que le phénomène ne puisse
s'étendre à d'autres domaines.
Pour l'instant, en tous cas, l'explication des faits reste à trouver.
M. F.
H.-E. BURTT et W.-W. TUTTLE. — The patellar tendon reflex
and affective ton« {Le réflexe tendineux paiellaire et le ton affectif).
— Am. J. of Ps., XXXVI, 4, 1925, p. 553-561.
Le réflexe est déterminé automatiquement par un stimulant mé
canique périodique et est enregistré graphiquement. Deux secondes
avant chaque excitation, un mot est présenté au sujet par projec- 392 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tion sur un écran ; il y répond par le premier mot qui lui vient à
l'esprit. Les mots inducteurs sont rangés par groupes de cinq mot?
de même caractère ; les groupes se succèdent dans l'ordre suivant -
mots indifférents, mots évoquant des idées désagréables, mots évo.
quant des idées agréables. Six sujets ont pris part aux expériences:
II s'agit de savoir s'il y a un rapport entre la hauteur des secousses
et le caractère des mots (l'épreuve d'association verbale n'intervient
ici que pour renforcer l'impression affective et pour contrôler sa
réalité). Si l'on prend comme terme de comparaison la hauteur
moyenne des secousses répondant aux mots indifférents (supposée
égale à 100), on trouve que chez la plupart des sujets (à une excep
tion près), la hauteur moyenne est plus petite pour les mots à valeur
affective, la réduction étant plus sensible pour la tonalité pénible
que pour la tonalité agréable. Il s'agit bien d'un effet propre du st
imulant et non de sa place dans la série. Cependant ce n'est là qu'un
effet moyen : si on classe les impressions d'après la nature des idées
évoquées (impressions sensibles, mort, dégoût, ...amour, famille, etc.),
on trouve, non seulement des différences de degré, mais des diff
érences de direction" dans l'effet attribué à une même tonalité affec
tive générale, agréable ou pénible. En général, le temps de réaction
est plus grand pour les mots à signification affective pénible que
pour les mots indifférents. Les corrélations sont très faibles entre
la hauteur de la secousse et le temps de réaction pour le mot corre
spondant. P. G.
J..-P. FROLOFF. — Ueber den Einfluss langdauernder Unternäh-
rung auf die bedingten Speichelreflexe {Sur V influence d'une hypo-
alimentation de longue durée sur les réflexes salivaires conditionnels).
— Pf. A., CGVII, 4, 1926, p. 343-350.
Etude des réflexes salivaires conditionnels au cours d'une hypo-
alimentation de longue durée chez un chien, avec fistule parotidienne.
Apparition d'un état de somnolence particulière avec ralentiss
ement des fonctions des hémisphères cérébraux, qui augmente pro
gressivement avec la durée de l'hypoalimentation et qui a une
répercussion marquée sur les réflexes conditionnels se traduisant
^par une diminution, puis une disparition des réflexes conditionnels
naturels et provoqués (ces derniers étant supprimés les premiers),
alors que, dans la période précédant même immédiatement la mort
par hypo nutrition, les réflexes salivaires non conditionnels persistent
encore, mais sont seulement diminués. La disparition des réflexes
conditionnels salivaires se fait de plus dans l'ordre inverse de leur
apparition chez le jeune animal, au fur et à mesure de sa croissance.
P. B.
n« ED. 25, CLAPARÈDE.— 1924, p. 389-395. Pourquoi bâille-t-on P L'Educateur, LX,
Claparède expose l'hypothèse, reprise par Dumpert (/. für Ps.,
XXVII, 1921, p. 82) d'après laquelle le bâillement n'est qu'une
manifestation partielle du réflexe général d'étirement, mais que
l'on a appris à dissocier. Le rôle de retirement serait d'activer la
circula tion: cérébrale, et de favoriser ainsi la lutte contre le sommeil PSYCHOPHYSIOLOGIE 393
menaçant, et le bâillement aurait donc la même signification d'une
réaction de défense contre l'inattention qui guette l'esprit fatigué.
Pour savoir si le est signe de fatigue réelle ou de lassi
tude, exprime chez l'écolier la paresse ou la bonne volonté, se ren
contre davantage chez les plus ou les moins intelligents des enfants,
etc., Claparède a proposé aux éducateurs un petit questionnaire sur
le bâillement. H. P.
M. A. BLANKENHOM et H.-E. CAMPBELL. — The effect of
sleep en blsnd pressure (Action du sommeil sur la pression sanguine}.
— Am. J. of Ph., LXXIV, 1, 1926, p. 115-120.
Quatre heures après le début du sommeil, pression systolique mi
nima, légère élévation avant le réveil et élévation brusque après le
réveil vers la valeur primitive à la première heure du sommeil. Chute
comparable, quoique moins marquée de la pression diastolique.
Course semblable de la fréquence du pouls. La chute de la pression
sanguine pendant le sommeil est due surtout au ralentissement du
pouls ; influence cependant probable du relâchement périphérique.
P. B.
M. PONZO. — Fenomeni di Suggestibilita rëspiratoria (Phénomènes
de suggestibilité respiratoire). — Ar. Ital. di Psi., III-IV, 1924,
p. 199-215.
Plusieurs séries d'expériences sur les modifications apportées au
rythme respiratoire par différents modes de Suggestion.
I. Des sujets placés en face d'une autre personne accélèrent leur
rythme ou le diminuent suivant que la nouvelle a une fr
équence supérieure ou inférieure à leur fréquence normale.
II. Si les sujets observent un pendule oscillant en comptant ou
non les battements, même phénomène d'accélération ou de ralen
tissement (plus net, semble-t-il, quand les battements sont comptés)
suivant que le pendule oscille à une fréquence supérieure ou infé
rieure à leur rythme respiratoire.
Ces phénomènes d'accommodation inconsciente paraissent impor
tants à l'auteur comme donnée pour la psychologie collective. M. F.
MARIO PONZO. — ■ Rapporti tra respiro e preparazione délia parola
(Rapports entre la respiration et la préparation de la parole). —
Quaderni di Psichiatria, XI, 1924, Extrait, 7 p.
A propos du scepticisme de Cellérier sur l'interprétation psycholo
gique des pneumogrammes, l'auteur attire l'attention sur les défor
mations respiratoires qui résultent d'activités volontaires, en parti
culier de l'activité verbale, étudiée de façon indépendante par Pa-
trizi, et par lui-même, à propos de recherches sur les processus de r
econnaissance, de dénomination et de discernement au moyen de
réactions verbales. Il a constaté, en particulier que, même si la ré
ponse était inhibée, en l'absence d'une émission de phonème les mêmes
déformations respiratoires caractéristiques que si la réaction devait
suivre, se produisaient. On peut avoir là un signe de la répression
de la réaction dans la méthode des associations (pour le diagnostic^
de la dissimulation par exemple.) H. P. " _
BIBLIOTHÈQUE
H. PIERON
7-r 3, rue 06 Serpente PARIS 394 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
J.-P. BETHEL. — An experimental investigation of the influence
of certain weather conditions upon short periods of mental work
(Enquête expérimentale sur V influence de certaines conditions météo
rologiques, sur de courtes périodes de travail mental). Am. J. of PSi,
XXXVI, 1, 1925, p. 102-112,
Après un historique détaille du problème, l'auteur rapporte se»
expériences personnelles. Il fait apprendre à ses sujets une liste à»
syllabes lues et une liste de nombres entendus et use d'une notation
conventionnelle pour exprimer numériquement les résultats. Ces expé*
riences répétées à différents moments de l'année sont comparées
avec les mesures de température, d'humidité- et de pression baromét
rique. Il est assez difficile d'en tirer des conclusions, car les courbes
individuelles montrent entre les résultats du travail et ces facteurs
des Telations tantôt directes, tantôt inverses. L'auteur conclut que lois sur l'influence des conditions météorologiques sur le travail'
mental ne pourront être établies que quand on connaîtra mieux les
antres influences capables de masquer les premières, telles que • ht
fatigue, l'équation personnelle, l'état affectif du sujet au moment de!
l*épreuve. P. G.
L. -S. FRIDERICIA et E. HOLM. — Experimental contribution to
the study of the relation between night blindness and malnutrition.
Influence of deficiency of fat soluble A vitamin in the diet on the
visual purple in the eyes of rats (Contribution expérimentale à
V étude des rapports entre la cécité nocturne et la carence alimentaire.
Influence de la carence en vitamine A dans V alimentation sur le
pourpre rétinien dans les yeux des rats). — Am. J. of Ph., LXXI1I,
1, 1925, p. 63-78.
Pas d'influence de la carence en vitamine A sur la teneur en
pourpre rétinien des rétines des rats maintenus dans l'obscurité*
Quand le pourpre rétinien a été complètement décoloré par exposition
des rats à la lumière, la régénération du pourpre est retardée chéi
les carences ; ce retard est beaucoup plus sensible chez les rats
blancs, que chez les autres espèces, il est, de plus, beaucoup plus
précoce la xérophtalmie et n'apparaît pas au cours de la carence
en vitamine B. F et H. signalent que d'autres auteurs ont déjà
rapporté des phénomènes analogues chez des sujets humains atteints
de carence en vitamine A, chez, lesquels une cécité nocturne précédait
également l'apparition des symptômes de la xérophtalmie. P.B.
H>L. HOLLINGWORTH. — When it a man intoxicated P (A quel
moment un homme est-il intoxiqué ?) — J. of. appl. Ps., IX, 2y
1925, p. 122-130.'
Ce travail se rattache aux travaux précédents de Hollingworth:
sur l'influence des drogues. Cette fois-ei, l'auteur cherche à déter
miner quel est le moyen le plus sûr pour déceler l'intoxication par
rll taleool.
Trois sources d'information sont comparées entre elles : l'introspee-
tion du sujet, l'observation de son comportement par un témoin,
les résultats des examens psycho-méteiqueSi

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