Psychotechnique - compte-rendu ; n°2 ; vol.34, pg 1077-1125

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L'année psychologique - Année 1933 - Volume 34 - Numéro 2 - Pages 1077-1125
49 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1933
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XV. Psychotechnique
In: L'année psychologique. 1933 vol. 34, n°2. pp. 1077-1125.
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XV. Psychotechnique. In: L'année psychologique. 1933 vol. 34, n°2. pp. 1077-1125.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1933_num_34_2_29976GÉNÉRALITÉS 1077 PSYCHOTECHNIQUE.
1827. — R. ASSAGIOLI. — La musique comme moyen de cure
et comme cause de maladie. — R. I. C. E., 1933, n° 9, p. 623-637.
L'A. rappelle avec exemples historiques et scientifiques à l'appui,
les divers effets que la musique peut produire sur les individus.
S'il est une musique malfaisante, exaspérante ou déprimante, il est
également une salutaire et vivifiante dont l'emploi curatif
est à conseiller vis-à-vis des malades et des délinquants. L. B.
1828. — W. MORGENTHALER. — Zur Psychologie der Uebertra-
gung (De la psychologie du transfert). — Schweizerische medizi
nische Wochenschrift, 1933, n° 2.
Les mécanismes de transfert, découverts par Freud, sont à la
base de toute psychothérapie méthodique, mais les explications
que les théories psychanalytiques en donnent ne sont pas satisfai
santes, pour M. Si ce sont bien des états affectifs anciens, et surtout
de la période d'enfance, qui sont en jeu, ils n'ont rien à voir avec le
complexe d'Œdipe, invoqué par le freudisme.
L'auteur envisage le transfert (dont la forme ambivalente est plus
fréquente que les formes exclusivement positive et négative) dans
les névroses, les psychopathies, les états de dépression, la schizophrén
ie, l'hystérie.
La méthode psychothérapique du transfert, où le médecin joue
le rôle de catalyseur permet de libérer les sentiments du malade,
mais il faut une sublimation qui les écarte du médecin. H. P.
1829. — X. — The twenty fifth anniversary of the founding of the
Mental Hygiene movement (Le 25e anniversaire de la fondation du
mouvement d'hygiène mentale). — Ment. Hyg., XVII, 4, 1933,
p. 529-568.
Le mouvement d'hygiène mentale a été inauguré par Beers,
ancien malade interné, qui dans son livre A Mind that Found Itself
a clairement montré la nécessité d'une hygiène mentale préventive
et l'insuffisance des anciennes méthodes psychiatriques basées essen
tiellement sur l'internement des malades. La première société
d'hygiène mentale, celle de Connecticut, a été fondée en 1908, deux
mois après la parution de l'ouvrage de Beers ; le Comité National
d'Hygiène Mentale fut fondé en 1909. Depuis, le mouvement d'hygiène
mentale s'est répandu dans les divers pays américains et européens.
Les quelques articles réunis à l'occasion du 25e anniversaire de la
fondation du Comité National retracent brièvement l'historique
du mouvement et décrivent quelques problèmes actuels. D. W.
XV. — Psychotechnique
1° Généralités
1830. — OTTO LIPMANN. — Grundlagen und Ziele der Psychotech-
nik und der Praktischen Psychologie (Fondements et buts de la
psychotechnique et de la psychologie pratique). — Z. für ang. Ps.,
XLIV, 1933, p. 64-79.
Après avoir défini la psychotechnique comme « la somme de toutes 1078 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
les mesures techniques prises pour obtenir par des moyens psycholo
giques des résultats pratiques », l'A. critique les rapports d'Erdélyi,
Spielrein et Stern au VIIe Congrès International de Psychotechnique.
Il discute longuement les rapports des psychotechniciens, soviétiques.
Il réfute la critique faite à la science bourgeoise qu'elle n'est pas libre
et s'élève energiquement contre toute distinction a priori entre une
psychotechnique « bourgeoise » et une psychotechnique « soviétique ».
En effet L. prétend que la seule distinction véritable consiste en ce
que les psychotechniciens des pays capitalistes considèrent comme
une hypothèse ce que les savants soviétiques déduisent comme dogme
de la théorie du matérialisme dialectique. Parallèlement à la discussion
de la l'A. critique la pratique soviétique de Tégalitarisme
exagéré des sexes dans l'industrie et de la technicité à l'école qu'il croit
s'y développer aux dépens de la culture générale. Il reconnaît toutef
ois que la position différente du travailleur soviétique dans et
envers le processus de production détermine un extraordinaire
empressement au travail (Selbstbeanspruchung) et qu'en générai les
conditions de travail en U. R. S. S. donnent à la science psycho
technique des impulsions nouvelles et de grande valeur.
Cet article montre que même un homme comme L., qui était au
Congrès de Moscou un des délégués prévenus contre PU. R. S. S., a pu
constater que la psychotechnique soviétique repose sur de's bases tout
autres qu'en pays capitaliste — conséquence des exigences de l'édif
ication socialiste. B. C. F.
1831. — B. BIEGELEISEN. — Le rôle des mathématiques en psycho
technique. Histoire vraie d'un psychotechnicien. — S. STU-
DENCKI. — non moins vraie d'un psychotechnicien
(Suite de Vhistoire vraie de M. Biegeleisen). — J. WOJCIE
CHOWSKI. — A propos de l'article du Dr Biegeleisen (en polo
nais). — Psychot., VII, 3, 1933, p. 163-183, p. 184-190, p.190-191.
Le premier de ces articles polémiques plaide en faveur d'un usage
généralisé des méthodes statistiques en psychologie appliquée (sur
tout des formules des erreurs probables) et expose d'une façon
succincte les principes indispensables au praticien.
Pour l'évaluation d'un seul test B. préconise, soit une division
des résultats d'après une échelle de 5 points permettant d'obtenir une
cloche de Gauss, soit la méthode des centiles. soit celle des écarts
étalons. L'évaluation d'une batterie soulève des questions plus
complexes. Les cas, où une simple totalisation de points, même après
avoir affecté les notes de coefficients de poids, se trouve justifiée,
sont très rares. L'usage du profil est de beaucoup plus scientifique.
En ce qui concerne la valeur diagnostique des tests, elle ne peut
être appréciée qu'à l'aide des coefficients de corrélation avec, comme
seconde variable, les résultats pratiques.
Mais tout en plaidant chaleureusement pour l'emploi des indices
statistiques, B. met prudemment en garde contre le fétichisme du
nombre.
C'est ce point que relève précisément S. Il appuie notamment sur
la nécessité d'appliquer une analyse psychologique là où trop souvent
on ne se contente que d'une statistique. Son article est écrit PSYCHOTECHNIQUE. GÉNÉRALITÉS 1079
sous forme d'un dialogue fort animé entre un « fétichiste du nombre »
et son collègue aîné, à qui de longues années de pratique ont enseigné
de la prudence. La conversation tourne autour d'un fait concret.
W. relève et réfute les quelques critiques que B. a formulées à son
égard. A. G.
1832. — W. MEDROW. — Beobachtungstechnik (La technique de
V observation). — Ind. Psychot., X, 11, 1933, p. 327-332.
L'observation du sujet pendant l'examen psychotechnique pourr
ait compléter utilement les résultats des tests, notamment en ce qui
concerne les fonctions encore difficiles à déterminer par la méthode
expérimentale. L'observation libre doit porter sur l'attitude générale,
l'attitude envers les êtres humains (dans les salles d'attente, par
exemple), la forme corporelle, les mouvements, la tenue pendant
l'entretien. Une observation dirigée pourra utiliser les épreuves dites
de travail et des entretiens dirigés d'après un schéma préalable.
D. W.
1833. — G. W. HARTMANN. — The interview as a research and
teaching device (L'entretien en tant qu'instrument de recherches
et d'enseignement). — J. of appl. Ps., XVII, 2, 1933, p. 205-211.
La technique de l'entretien peut être considérablement améliorée
et se prête à des usages multiples en psychologie appliquée ; l'auteur
voudrait en voir l'emploi plus fréquent en pédagogie ; on trouvera
dans cet article une bibliographie utile. D. W.
1834. — R. S. UHRBROCK. — Analysis of employment interviews
(Analyse de Vinterview avec l'employé). — Pers. J., XII, 1933,
p. 98-101.
Analyse des interview donnés aux employés, dans le but de per
fectionner cette méthode d'examen psychologique du sujet.
7 entretiens effectués devant une classe de psychologie appli
quée de l'école pour le commerce et industrie à l'Université de Cincinn
ati, ont été évalués par 20 observateurs. Les sténogrammes des
entretiens ont été d'autre part évalués par 5 experts, spécialistes en
psychologie professionnelle. Parmi les personnes conduisant l'entre
tien il y en avait 4 possédant une expérience de ce type d'examen.
Chaque entretien a duré environ 12 minutes, le sujet examiné a
prononcé de 159 à 651 paroles, l'examinateur — 431-723 paroles. Les
paroles du meilleur observateur ont constitué 48 % de l'entretien
total. Celles de l'observateur le plus faible 66 %. Généralement, le
sujet le plus éloquent est plus favorablement estimé qu'un sujet
taciturne, cependant à la suite des entretiens dont les résultats sont
apportés dans le présent article, on avait choisi pour l'embaucher celui
qui avait parlé très peu.
Le rapport sténographié d'un entretien est reproduit dans
l'article. La méthode d'interview est d'une technique délicate, il
n'est pas facile d'établir un contact avec l'employé examiné. Mais
cette technique peut s'apprendre et on peut former des bons inter-
vieweurs. B. N. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 1080
1835. — F. GIESE. — Behaviorismus und industrielle Psyehoteehnik
(Le behaviorisme et la psychotechnique industrielle). — Ind.
Psychot., X, 1, 1933, p. 11-16.
Le behaviorisme, en opposant la « situation » et la « réaction »,
fournit les bases utiles pour une « psychotechnique du sujet » comme
pour une « psychotechnique de l'objet », selon l'ancienne classification
de G. D. W.
1836. — F. BASSINE, E. GORDON, M. LEBEDINSKY et L. FRIZ-
MAN. — Sur la méthode de l'analyse psychologique dans l'élabo
ration des tests collectifs (en russe). — Sov. Ps., VI, 2, 1933,
p. 137-151.
Depuis quelque temps dans les laboratoires soviétiques se dessine
un mouvement de réaction contre l'emploi mécanique des tests :
les auteurs de l'article analysé n'hésitent pas à parler à ce propos
du « divorce entre la psychologie et la psychotechnique », et ils
affirment que le travail des psychotechniciens, étant donné son bas
niveau théorique, repose sur un fondement « bourgeois »...
Laissons de côté les allégations sans rapport avec la recherche
scientifique pour ne nous intéresser qu'au fond des choses. On peut
bien reconnaître que la critique des psychotechniciens russes, dans
la mesure où elle repose sur des données expérimentales, apporte des
éléments qui doivent retenir l'attention de tous ceux qui cultivent
la psychologie générale ou appliquée. Leurs travaux montrent que
l'appréciation du rendement fourni par le sujet dans un test comporte
une très grande probabilité d'erreur lorsqu'on ne tient compte que du
résultat matériel de l'expérience. L'analyse individuelle des résultats,
basée sur les explications fournies par chaque sujet, prouve que les
fonctions mises en jeu et qui déterminent la réussite ou l'échec
varient sensiblement d'un individu à l'autre et que par surcroît,
dans certains cas un raisonnement erroné ou incomplet peut donner
le plus grand nombre de bonnes réponses, tandis que l'adoption
d'une méthode adéquate aboutit à une solution inexacte. Par surcroît,
fait paradoxal, mais prouvé par quelques exemples curieux cités par
les auteurs, un niveau intellectuel plus élevé, entraînant la prise
en considération de certains détails de la consigne qui échappent aux
moins doués, peut favoriser l'échec.
Telles sont, très synthétiquement, les conclusions qui se dégagent
de l'étude critique d'un test d'intelligence technique (dessins repré
sentant des mécanismes) qui a été appliqué à 80 sujets d'âge et de
niveau différents. Ces conclusions s'accordent bien, dans leurs lignes
générales, avec les résultats de quelques études antérieures concernant
d'autres tests d'intelligence et qui avaient également mis en évidence
les dangers d'une appréciation mécanique du rendement (cf. notre
analyse, n° 1603 dans le précédent volume de Y An. Ps.). Elles ont été
confirmées par des expériences au cours desquelles ont été employées
des « images en trop » (dans des séries de quatre images), et dont les
auteurs publient également les résultats suggestifs.
Il est intéressant que le plus faible pouvoir de différenciation
caractérise les -tests qui comportent des difficultés de compréhension
de la consigne (de la tâche) ou qui facilitent des solutions correctes PSYCHOTECHNIQUE. GÉNÉRALITÉS 1081
par une méthode autre que celle qui a été prévue par les auteurs de
l'épreuve.
Comme conclusion générale, les auteurs recommandent l'analyse
individuelle des résultats obtenus dans les épreuves qu'on se propose
d'inclure dans un test. Seule cette précaution permettra de rectifier
ou d'éliminer les épreuves équivoques pour qu'ensuite les diffé
rences de rendement puissent être considérées comme correspon
dant à des différences psychologiques significatives. E. S.
1837. — E. GORDON et M. SYRKINE. — De la valeur de l'indice du
pouvoir de différenciation des épreuves d'un test (en russe). —
Sov. Ps., VI, 1, 1933, p. 56-61.
Ce travail se rattache aux recherches entreprises depuis quelque
temps par les psychologues et psychotechniciens soviétiques dans le
but de contrôler l'activité mentale du sujet pendant l'exécution
des tests. Les indices du pouvoir de différenciation sont généralement
calculés pour éliminer d'un test les problèmes qui ont un indice trop
bas. Les auteurs montrent que si dans la majorité des cas ce procédé
peut être raisonnable, du moins au point de vue pratique, au point
de vue théorique et psychologique, il est indispensable de mettre en
évidence les causes qui déterminent le faible pouvoir de différenciat
ion. Ils se sont servi dans ce but d'une épreuve comportant vingt
problèmes basés sur le même principe : le sujet, ayant saisi la loi
d'une série de dessins contenant des modifications successives, doit
compléter la série. Pour étudier le comportement intellectuel des
sujets, ceux-ci furent invités à raisonner à haute voix. Ce procédé
a permis de constater que dans certains problèmes une solution
correcte peut être trouvée par des moyens autres que celui que le
sujet théoriquement aurait dû employer, et que parfois ces réponses
en apparence exactes atteignent presque la moitié du nombre total
des réponses correctes. Des vérifications ultérieures, basées sur un
plus grand nombre de résultats, ont montré que ce sont précisément
les problèmes qui rendent possibles ces solutions pseudo-exactes,
qui présentent un faible pouvoir de différenciation. E. S.
1838. — JACK W. DUNLAP. — Comparable tests and reliability
(Tests comparables et fidélité). — J. of ed. Ps., XXIV, 6, 1933,
p. 442-454.
Mise au point des notions de validité et de fidélité, et discussion
à propos des méthodes utilisables pour la détermination de ce dernier
point.
Suivant que les auteurs envisagent comme indice de fidélité :
le coefficient d'homogénéité [r calculé entre 2 moitiés du test),
d'équivalence (r entre formes semblables appliquées à intervalles
rapprochés) ou de constance (r entre 2 applications du même test), ils
atteignent divers facteurs capables d'altérer d'une manière plus ou
moins grave les valeurs obtenues ; l'attitude des sujets varie inév
itablement de la première à la deuxième application des mêmes
épreuves, d'autre part, calculer l'homogénéité entre les questions
paires et impaires, c'est admettre une égalité complète des séries à
l'égard de la validité et de la fidélité, etc. La méthode des différences ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 1082
de tétrades entre 4 parties d'un test est indiquée par D. comme une
première étape importante, qui vient préciser si oui ou non les 4 par
ties ou les 4 formes mesurent la même chose. Quand elles satisfont au
critère, le calcul de la fidélité devient légitime ; il peut-être obtenu
par le rapport entre la variance observée et la variance vraie qui
exprime l'action de tous les facteurs affectant le rendement, à l'exclu
sion des erreurs de mesures du test. Le résultat vrai correspond à la
capacité du sujet au moment même où il travaille.
Les formules permettant d'aboutir facilement à l'indice de fidélité
(elles n'utilisent que des indices d'intercorrélation et des a) son,t
indiquées au cours de l'article. J. M.
1839. — G. MILTON SMITH jr. — Group factors in mental tests
similar in material or in structure (Les facteurs de groupe dans des
tests mentaux semblables au point de vue de la nature ou de la
structure). — Ar. of Ps., July, 1933, 165, 56 p.
Des calculs statistiques portant sur les résultats de tests de nature
verbale, numérique ou spatiale, et présentés alternativement sous la
forme d'épreuves de généralisation, analogie et construction, ont
mis en évidence la présence de facteurs de groupe. Ceux-ci apparais
sent comme facteurs de réussite communs à quelques tests de la
batterie utilisée ; ils interviennent d'une manière assez nette entre les
exercices de même forme (position du problème) et de nature diverse,
se manifestant avec plus de force dans les épreuves de même nature,
présentées différemment.
Il s'ensuit la possibilité de prévoir avec des chances d'exactitude,
connaissant leur réussite dans des tests de nature déterminée :
verbale, numérique, spatiale, les résultats des mêmes sujets dans des
épreuves comparables au point de vue de la nature, mais différant
dans la forme. Les chances sont moindres, lorsqu'il s'agit de pronosti
quer les succès dans des exercices correspondants comme forme et
divers quant à la nature. J. M.
1840. — PSYCHE CATTELL. — The Heinis personal constant as a
substitute for the IQ (La « constante personnelle » de Heinis, en-
remplacement du QI). — J. of ed. Ps., XXIV, 3, 1933, p. 221-229.
Devant la constatation générale d'une modification du QL des
enfants anormaux et surnormaux, au cours de leur développement,
des tentatives ont été faites en vue d'établir une méthode permettant
de fixer d'une manière définitive et à n'importe quel moment la
situation d'un individu au point de vue de sa valeur intellectuelle.
Dans ce sens fut étudiée la « constante personnelle » de Heinis dont C.
apprécie la fidélité en comparant les résultats à ceux que donnent les
échelles de QI appliquées sur les mêmes groupes d'enfants : d'intell
igence moyenne, inférieure et supérieure, de 1 à 8 ans.
Les tests utilisés sont, d'une part, les examens de Dearborn
appropriés, d'autre part l'échelle Binet-Stanford ou Otis, ou Terman.
Pour le groupe des moyens (QI = 100) on a une stabilité équivalente
des QI et de la C. P. de Heinis. Cette dernière méthode se révèle
plus constante pour les déficients, dont les QI subissent un abaisse- ,
' PSYCHOTECHNIQUE. GÉNÉRALITÉS 1083
ment graduel d'année en année, mais elle est moins constante pour les
sujets d'intelligence supérieure.
Il est à noter que pour ceux-ci, dans cette évaluation avec plu
sieurs échelles, les variations sont plus faibles que celles qu'on trouve
généralement dans l'emploi exclusif du Binet-Stanford, ce qui indi
querait que le gain habituel serait dû à l'utilisation de tests parti
culiers plutôt qu'à la technique même du QI. J. M.
1841. — DONCASTER G. HUMM et KATHRYN A. HUMM. —
The coefficient of rank : a technique for evaluating pupil's ability
(Le de rang : une de mesure des capacités des
élèves). — J. od éd. Ps., XXIV, 5, 1933, p. 321-349.
La répartition des élèves entre les différentes classes, en vue de
leur instruction est un problème généralement difficile à résoudre ;
il comporte, en plus du placement de chaque enfant dans le cours
qui lui convient, la constitution, à l'intérieur de chacun de ces cours,
de groupes d'élèves, d'importance convenable et suffisamment
homogènes pour assurer aux méthodes d'enseignement leur maximum
d'efficacité.
Dans la technique proposée par les A. pour opérer cette réparti
tion, il est utile de déterminer le Q. I. de chaque enfant, bien que cet
indice ne soit pas directement utilisable pour leur classement, car
il ne tient pas compte des âges mentaux qui ont également leur
importance. Et la formule établie par eux fait intervenir à la fois
la maturité mentale relative et le niveau de développement :
,-..., QI 2 (ha — 25) , ... coefficient de rang = — -j i — — ha = habileté.
L' « habileté » est donnée par le quotient obtenu en divisant l'âge l'âge" mental de chaque individu par mental moyen de la classe à
laquelle il devrait normalement appartenir. Dans les travaux sta
tistiques qui ont abouti à l'élaboration de cette formule quelques
observations intéressantes ont été relevées. Dans chaque classe, la
variabilité des niveaux d'aptitudes calculée suivant la formule
préconisée ci-dessus, est plus importante que la variabilité d'après
les âges chronologiques.
On constate que les élèves de Q. I. moyens tendent à atteindre
les mêmes classes aux âges mentaux correspondants. Un ralentiss
ement est généralement observé chez les sujets précocement brillants,
qui dans les classes supérieures (junior high school) perdent envi
ron 1 an par 10 points de Q. I. au-dessus de la moyenne ; au contraire,
les retardés gagneraient 1 an par 10 points de Q. I. au-dessous
de la moyenne.
46,6 % des enfants seulement se trouvaient dans les classes corre
spondant à leur âge mental, 23 % étaient en avance, 30,4 % en retard
dans leur classement, par rapport aux âges mentaux. J. M.
1842. — NATHAN ISRAELI. ~ Measurements of attitudes and
reactions to the Future (Mesures des attitudes et des réactions envers
l'avenir). — i. of Abn. Ps., XXVIII, 1933, p. 181-193.
Description d'un plan pour mesurer expérimentalement les 1084 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
réactions envers l'avenir (par exemple : jugement des catastrophes
possibles, des opinions qui seront émises sur les hommes représent
atifs passés et contemporains, etc.). J. F.-W.
1843. — M. J. MC CORMIGK. — Measuring social adequacy (Mesure
du niveau social adéquat). — Ment. Hyg., XVII, 1, 1933, p. 100-
108.
De nombreuses échelles ont été établies aux États-Unis en vue de
mesurer le niveau social d'une famille. C. définit comme niveau
social adéquat celui qui permet à une famille de «. préserver sa vie
domestique sans faire appel à un secours particulier de la part de la
communauté ». L'échelle destinée à déterminer les différents échelons
du niveau social est basée sur des renseignements pouvant être
recueillis par les assistantes sociales ; elle a été étalonnée sur 249 cas ;
la fidélité et la validité se sont montrées satisfaisantes ; (la méthode
employée pour déterminer la validité ne paraît d'ailleurs pas très
claire). D. W.
1844. — O. GRAF. — Zur Frage der Konstanz bei Intelligenzprüfun-
gefn nach verschiedenen Prütsystemen (A propos de la question de
la constance des résultats des examens d'intelligence d'après diffé
rents systèmes de tests). — Psychot. Z., VII, 2-3, 1932, p. 84-88.
La confiance excessive dont la méthode des tests a joui à ses
débuts (et jouit encore dans certains milieux, devrait-on ajouter),
fait place à une attitude critique qui porte à vérifier avec soin la
précision et la validité de la méthode. A cette attitude, G. essaie
d'apporter une contribution personnelle en comparant trois schémas
d'examens, dont deux séries de tests mentaux, du type des tests
alpha de l'armée américaine, et la 3e comportant un recueil de
isolés utilisés pour la sélection des employés de la police allemande
(test de barrage, complètement de textes, classement de phrases, cr
itique des absurdités, reconnaissance des ressemblances et des diffé
rences de concepts, classement d'images formant un récit). Sur
100 candidats policiers, l'auteur s'étonne de ne trouver, entre les
résultats de ces trois séries, qu'une concordance approximative,
dont il se refuse d'ailleurs à préciser le degré au moyen de coefficients
de corrélations, sous prétexte que ce serait, pour le choix d'une bat
terie de tests, un « instrument dangereux pouvant induire aisément à
commettre des injustices », etc. D. W.
1845. — S. KORNGOLD. — Contribution à l'étude de la constance
des sujets dans les efforts moteurs. — Tr. hum., I, 2, 1933, p. 186-
191.
500 sujets répartis en groupes de 100, ont été étudiés au point de
vue moteur, à l'aide du dynamographe de Lahy, et du volant dyna
mographe du même auteur. Pour 2 groupes on a fait faire 2 essais aux
sujets, après repos de 2 heures, pour les 3 autres on leur en a fait
faire 3. Si on calcule les coefficients de corrélation entre les 2 premiers
essais, pour les 5 groupes, on voit qu'ils sont comparables, montrant
ainsi que les groupes sont bien analogues. Or, si on calcule ensuite la
corrélation entre le 2e et le 3e essai, on voit que l'on trouve toujours ■
PSYCHOTECHNIQUE. GÉNÉRALITÉS 1085
des r plus grands que ceux obtenus pour les 2 premiers. Quand il s'agit
des épreuves d'endurance, alors qu'il n'y a que peu de différence
pour les de force (force r12=O,82=tO,O22, r23=0,851±0,019.
Endurance r12= 0,65 ±0,039, r23=0,823±0,022). Pour l'A. ce qui pro
voquerait l'augmentation de la constance, c'est la prise de conscience,
la compréhension mentale de l'effort musculaire. Quelle que soit l'expli
cation théorique qu'il faille donner, le fait aurait en tout cas une
importance en psychotechnique s'il se retrouvait dans d'autres genres
d'épreuves. M. F.
1846. — R. COUVE. — Der Einzelfall in der Bewährungskontrolle
der psychotechnisehen Eignungsuntersuchung (Le cas particulier
dans le contrôle de la validité des examens psychotechniques). —
Ind. Psychot., X, 2, 1933, p. 33-42.
Exposé d'un certain nombre de cas individuels dont le choix est
destiné à mettre en lumière les relations entre les résultats des tests
psychotechniques et la valeur professionnelle des sujets. On retiendra
surtout le fait des échecs professionnels fréquents chez des sujets qui
présentent, d'après l'examen psychotechnique, des aptitudes pro
fessionnelles satisfaisantes mais un niveau insuffisant d'intelligence
générale. A retenir aussi la fréquence des échecs professionnels dus
à l'affectivité ou à une cause caractérologique. D. W.
1847. — E. HARTENSTEIN. — Der Einfluss der Stimmung auf die
Leistung (L'influence des dispositions affectives sur le rendement).
— Ind. Psychot., X, 1, 1933, p. 22-25.
En examinant 6 sujets pendant une période assez longue (4 mois),
en demandant de caractériser chaque jour leurs dispositions affectives
sur une échelle de 5 degrés, l'A. a essayé de déceler des correspondances
entre la « Stimmung » du sujet et son rendement objectif dans les
tests. En fusionnant les résultats de tous les tests employés (temps de
réaction, test d'attention à l'appareil de Giese, habileté manuelle,
associations libres, force musculaire) et en réservant la note 1 aux
dispositions affectives les moins bonnes et la note 5 à la disposition
la meilleure, on a abouti à des résultats difficiles à interpréter et
qui semblent indiquer peut être l'existence d'un optimum objectif
aux environs des dispositions d'un niveau moyen au point de vue
subjectif.
Dispositions affectives 1 2 3 4 5
Fréquences des rendements maxima en % 10 14 26 <> 10 des minima en % 20 3 12 14 5
D'autre part, les variations journalières chez un même sujet
sont plus ou moins marquées suivant les tests : les coefficients de
variabilité (variation moyenne des expériences journalières d'un
sujet en % par rapport à sa moyenne) sont en moyenne plus élevés
pour le test d'attention (15 %) ; plus faibles pour les épreuves de
force musculaire et des temps de réaction (6,9 % respectivement).
- D. W.

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