Questions générales - compte-rendu ; n°1 ; vol.30, pg 244-256

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L'année psychologique - Année 1929 - Volume 30 - Numéro 1 - Pages 244-256
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1929
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1° Questions générales
In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 244-256.
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1° Questions générales. In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 244-256.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1929_num_30_1_4933244 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
L'idéal serait que le savant soit capable de se dédoubler, qu'après
s'être mis tout entier dans son travail, il soit assez maître de lui
pour s'élever au-dessus et le juger impartialement. Il lui faut être
à la fois ou successivement avocat et juge. La psychologie réclame
à la fois de Uesprit critique et des idées préconçues. Faisons donc
bon accueil à l'un et aux autres. G. P.
62. — G. C. PRATT. — Theoretical studies from the Harvard
Psychological laboratory : Faculty Psychology (Etudes théoriques
du laboratoire de psychologie de Harvard : La psychologie des fa
cultés). -f- Ps. Rev., XXXVI, 2, 1929, p. 142-171.
P. revendique pour une psychologie des facultés le droit à l'exis
tence. Il entend par facultés des aptitudes mentales distribuées au
point de vue quantitatif selon une loi de continuité et que révèle
dans l'expérience la qualité de l'activité. L'on peut tirer des principes
formulés par Spearman et de la technique qu'il a créée un programme
méthodique de recherches scientifiques sur ces facultés humaines.
G. P.
63. — CM. LOUTTIT. — The use o! bibliographies in psychology
(L'usage des bibliographies en psychologie). — Ps. Rev., XXXVI,
4, 1929, p. 341-347.
L'usage croissant des bibliographies en psychologie est la consé
quence du développement de la science expérimentale et appliquée.
L'auteur classe les en plusieurs catégories : listes de
références, bibliographies générales, bibliographies complètes d'un
sujet déterminé, choisies, avec com
mentaires, classées. Il indique les 'avantages et les
inconvénients de chaque genre et donne des conseils utiles sur la
manière d'établir des documents, en insistant sur les défauts les
plus communs. Les statistiques sur le développement du travail b
ibliographique depuis 1900 et dans les principaux pays, ne sont pas
dépourvues d'intérêt, bien que l'auteur ne tienne pas suffisamment
compte, dans son appréciation, de la qualité des publications, qui a
cependant son importance. Les deux pays qui produisent le plus au
point de vue expérimental, les Etats-Unis et l'Allemagne, sont aussi
ceux qui viennent constamment en tête au point de vue du nombre >
des bibliographies publiées. G. P. É
II. — Anatomo-Physiologie nerveuse. Neurologie
• 1° Questions générales1
64. — K. S. LASHLEY. — Brain Mechanisms and Intelligence (Mé
canismes du cerveau et Intelligence) . — In-8° de 186 pages avec
11 planches, Chicago, University Press, 1929.
Grâce au «Behavior Research Fund » qui a permis à L. de se livrer
\. Voir aussi les n« 5, 423, 468, 1047, '
À.NATOM0-PHYSIOL0G1E NERVEUSE. GÉNÉRALITÉS 245
entièrement à ses investigations, et qui édite cette monographie
sur « une étude quantitative dés blessures du cerveau », les données
cérébrologiques se sont enrichies de faits de très grande importance
et d'une intéressante conception.
Sur 37 rats, L. a détruit au thermocautère une quantité variable
de l'écorce appartenant, tantôt à une région, tantôt à une autre, et il
a soumis les animaux opérés, ainsi que 22 rats normaux, à une série
d'apprentissages de labyrinthes (4 types de difficulté inégale) ainsi
qu'à une épreuve de dressage par discrimination de clartés, et à
des essais de réapprentissage permettant d'évaluer la conservation
de l'habitude acquise.
Temps en secondes Erreurs totales Nombre d'essais <yo de destruction.
1 1,5 111 5 3 \ 51 2 4,6 2.388 17
8 842 3 6,0 126 47
4 92 7,3 5.097 36
5 7,9 2.131 112 62
82 6 8,0 901 61
43 31 7 8,4 2.357
8 9,1 4.039 65 28
9 11,2 4.321 165 51
397 .1 10 16,1 3.304 120
11 16,4 1.972 338 77
163 12 18,1 2.520 77
5.108 332 54 13 22,6
534 14 22,8 2.457 150 (23)
183 15 23,0 4.235 59
13.567 621 86 16 23,9
3.790 388 90 17 24,8
1.202 206 18 24,9 59
752' 147 - - 1.254 37 19 25,3
11.931 20 26,9 150 (57)
309 27,6 3 130 100 21
444 22 27,9 5.207 150 (2)
6.117 331 62 23 29,5
501 30,6 3.314 24 150 (0)
193 60 32,0 3.128 25
3.767 645 34,8 150 (0) 26
39,8 12.909 617 73 27
546 64 7.785 28 41,5
14.121 809 106 29 44,8
4.048 386 30 45,9 150 (0)
682 53.3 4.622 31 150 111 (0) 761 54,9 9.561 32
8.284 593 , 135 33 57,6
17.142 2.287 34 65,3 150 (0)
1.048 66,4 5.885 35 150 150.(0) (0) 1.423 69,5 15.479 36
18.224 1.330 37 81,2 150 (0)
460 91 Moyenne 5.680
47 19 Normaux 1.087
Nous donnons dans le tableau ci-joint les résultats pour le laby
rinthe le plus difficile (le premier utilisé) pour chacun des 37 rats
opérés, avec la valeur moyenne, et la moyenne des 22 normaux. Le ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 246
nombre maximum d'essais fut de 150, quand l'apprentissage (absence
d'erreurs dans une série d'essais) n'était pas obtenu plus tôt. Quand ce est atteint, on trouve entre parenthèses le nombre d'essais
disséminés effectués sans erreurs) On voit que la destruction part
ielle d'écorce rend l'apprentissage plus difficile, et il apparaît net
tement que la difficulté croît avec l'étendue de la destruction.
Sur les labyrinthes plus faciles, la différence est moins grande
avec les normaux ; pour le réapprentissage, elle est notablement
plus grande, la rétention étant très diminuée sous l'influence de
l'atteinte corticale. En ce qui concerne l'habitude de discrimination
visuelle, elle a. été formée en moyenne un peu plus rapidement chez
les opérés, la différence n'étant pas significative, ce qui indique que
les lésions corticales se sont montrées à cet égard sans influence.
Quelle est l'action propre à la région de l'écorce intéressée ?
29
II semble que cette action est bien minime, d'après la comparaison
des réussites moyennes au labyrinthe difficile. Nous 'donnons ces
valeurs pour les lésions des champs architectoniques du rat définis
/' c par des lettres suivant les indications de la figure : les régions /,
sont motrices, la région / est sensitive (somesthétique) la région p
auditive, les régions w, m', aa sont visuelles, la région k olfactive ;
la zone de transition est celle qui intéresse à la fois tous les champs.
Il n'y a pas de différence systématique régionale, le taux absolu
de destruction apparaissant seul comme significatif.
D'autre part, la discrimination visuelle (clartés brutes de surfaces)
a été obtenue aussi bien dans les destructions occipitales de la sphère
visuelle que dans les autres. Mais une habitude visuelle antérieur
ement acquise a été perdue par ablation de la seule sphère occipitale.
Entre l'étendue de la lésion et la difficulté d'apprentissage la corré
lation pour le labyrinthe le plus difficile est de 0,75. ÀNATOMO-PHYSIOLOGIE NERVEUSE. GENERALITES 247
Temps total Erreurs Essais Zone de destruction de cas % moyen de destruction
5 19,3 049 322 83 i,r,[j)
4 24,7 559 265 i (p) 67
7 21,9 062 371 96 (v, m', aa(p).
10 30,1 893 81 w, m', aa, j . . . . 383
P • ••• 2 6,5 372 47 24
Zone de transition . . 7 24,8 5,554 354 58
En ce qui concerne la rétention, une certaine différence se marque
entre les régions de l'écorce. C'est ainsi que le temps nécessaire est
de 1704 secondes (avec 202 erreur, 33 essais) pour la destruction
|16,9 % en moyenne) des régions motrices frontales et de 704 secondes
(103 erreurs, 26 essais) pour la destruction (14,5 % en moyenne) de la
région sensitive.
En ce qui concerne les corrélations avec l'étendue détruite, elles
sont, pour l'ensemble des cas de 0,69, valeur minima pour les
destructions -occipitales (0,44), intermédiaire pour les frontales (0,58),
maxima pour les pariétales (0,85). L'auteur ne donne pas à ces
différences valeur significative.
Ses conclusions générales sont peut-être. an peu hardies.
Les voici, telles qu'il les formule : « 1° Le processus d'apprentis
sage et la rétention dès habitudes ne dépendent pas de modifications
structurales finement localisées dans le cortex cérébral. Les résultats
sont incompatibles avec les théories de l'apprentissage fondées sur
des changements de structure synaptique, ou avec quelque théorie
que ce soit impliquâ&t que des integrations nerveuses particulières
dépendent de voies anatomiques définies spécialisées. L'intégration
ne peut pas être exprimée en termes de connexions entre neurones
spécifiques. »
« 2° La contribution des différentes parties d'une zon« spécialisée
©u du cortex entier, dans le cas de fonctions non» localisées, est quali
tativement la même. Ce n'est pas une sommation de fonctions di
verses, mais une fonction dynamique non spécialisée du tissu dans
son ensemble. »
« 3° L'analyse des habitudes du labyrinthe indique que sa formation
implique des. processus qui sont caractéristiques du comportement
intelligent. Dès lors les résultats pour le rat ont valeur générale pour
la fonction cérébrale dans l'intelligence.
« Les données sur la démence chez l'homme suggèrent des condi
tions semblables à celles qui sont trouvées après lésions cérébrales
chez le rat. »
« 4° Les mécanism es d'intégration sont à chercher dans les relations
dynamiques entre les diverses parties du système nerveux plutôt
que dans les détail» de la différenciation! structurale. »
On voit combien Lashley s'oppse aux conceptions anatomiques
développées avec la cytoarchitectonique, par exemple dans l'école
de Vogt.
Mais le point capital c'est l'assimilation, qui me paraît exagé- V* •*'- t
24S ANàLÏSES BlbLIOGHAPÜlQUtS
rée, entre le cortex peu développé d'un lissencéphale comme le rat,
et le cortex des mammifères supérieurs et de l'homme.
Il semble bien que les fonctions sous-corticales tiennent chez le
rat une place très considérable, et le cortex peut exercer une influence
dynamique générale qui, chez les mammifères supérieurs peut se
doubler, par migration fonctionnelle, de processus plus localisés,
même dans un apprentissage général.
L. ne croit pas que les deux explications que j'ai données de
troubles généraux consécutifs à des lésions localisées du cortex (pe
rturbations répercussives du métabolisme, et diminution quantita
tive d'énergie nerveuse abaissant l'efficience) suffisent à rendre
compte des faits.
Les hypothèses qu'il propose, sous une forme encore très vague,
impliqueraient des différences de potentiel entre des régions données
du cortex sous l'influence de stimulations périphériques, et la limi
tation de la complexité du comportement par la réduction quantita
tive du tissu cortical est mise en parallèle avec la régénération
radiale chez l'hydre où le nombre de segments régénérés est déter
miné par la grandeur du fragment régénérateur : le nombre de
« champs potentiels » coexistants serait limité par la valeur de la
masse vitale.
Quoiqu'il en soit de ces hypothèses, encore prématurées, dans la
mesure où l'on ne voit pas le moyen de les soumettre directement
au contrôle expérimental, les discussions de L. sont des plus inté
ressantes et suggestives, et les faits ont une haute importance, appor
tant la notion d'un rôle quantitatif qui ne pourra plus être négligé.
H. P.
65. — C. J. HERRICK. — The thinking machine. — (La machine 374'
pensante). — Univ. of Chicago Press, 1929, p.
L'homme est-il une machine, y a-t-il contradiction à parler d'une
machine pensante ? Sans doute, en opposition avec la matière brute
un organisme vivant apparaît-il comme doué de qualités singulières,
adaptation au milieu, reproductivité, etc.. et chez l'homme, con
science et pensée créatrice, propriétés qui semblent indiquer l'exi
stence de forces internes de nature mystérieuse. Mais n'est-ce pas
plutôt notre conception du mécanisme qui doit être élargie ? Nos
machines ne sont pas des choses passives. Même dans un instrument
aussi simple que le levier, toute une série de forces internes, dont nous
sommes loin de connaître la nature, entrent en action. Ce qui carac
térise une machine, c'est sa structure, grâce à quoi elle communique
une certaine forme au cours des événements, imprime une direction
nouvelle à l'énergie reçue, sans toutefois y ajouter en quantité.
Ce n'est pas autrement que, d'après l'auteur, il faut concevoir
les machines vivantes, produits naturels d'une évolution soumise à des
lois déterminées ; ce n'est pas autrement que fonctionnent le cerveau
et la pensée de l'homme, machine qui par des processus naturels
arrive à posséder la connaissance et le contrôle de ses propres actes.
« Un scheme mécanistique assez large pour couvrir toute la nature
humaine, y compris notre vie spirituelle, sans le sacrifice d'aucune
des valeurs qui lui donnent un sens... », voilà ce que l'auteur, biolo- ANAT0M0-PHYS1OLOG1E NERVEUSE. GENERALITES 249
giste au courant des théories les plus modernes, expose dans, ce livre
attrayant, facile à lire, qui n'a d'ailleurs d'autre prétention que
d'être un ouvrage de vulgarisation. A. F.
66. — A.S. WOODBURNE. — Instinct and Consciousness {Instinct
et Conscience). — Ind. J. of Ps., IV, 1, 1929, p. 16-21.
L'auteur rappelle la conception de Lloyd Morgan, qui attribue à
l'écorce la direction intelligente et aux centres sous-corticaux les
fonctionnements instinctifs, sans aucune participation corticale,
la conscience assistant seulement à ces fonctionnements en observa
teur et en témoin ; il cherche à montrer que cette conception n'est
pas en accord avec les faits, en ce qui concerne les animaux supér
ieurs, les singes et l'homme, où le cortex assume des fonctions
imparties chez les vertébrés inférieurs aux centres sous-corticaux,
en sorte que la décérebration appauvrit singulièrement le com
portement ; et d'autre part elle est en contradiction avec cette
donnée que le système nerveux fonctionne comme une unité,
suivant le principe d'intégration de Sherrington. H. P.
67. — S. E. HENSCHEN. — Ueber die Bewusstheit unserer Empfin
dungen und Vorstellungen (Sur la conscience de nos sensations et
représentations). — J. für Ps., XXXVII, 1-3, 1928, p. 101-123.
||H. fait l'historique de la localisation des fonctions mentales, sur
tout en ce qui concerne la vision, actuellement l'objet de nombreuses
hypothèses. Selon Wilbrand, chaque hémisphère possède, distincts :
un centre visuel récepteur (découvert par H.) pour les perceptions
■ — avec sens spatial, mais sans faculté de mémoire — et un champ des
souvenirs visuels pour les représentations. Best ne croit pas à des
sensations visuelles sans valeur spatiale. Kleist localise le sens spat
ial dans la 3e couche de la calcarine. Ziehen admet que les sensations
sont déjà conscientes.
Pour H., au contraire, sens de la forme et sens de l'espace dépendent
de processus extra-calcariniens résultant de plusieurs processus cal-
cariniens inconscients. A l'appui, il cite les cas de cécité psychique,
avec souvenirs visuels possibles si la lésion ne s'étend pas latéral
ement, de surdité psychique et d'agnosie tactile — notamment,
d'après Schaffer, une atopognosie tactile et thermique, avec ataxie, où
le malade ne percevait même pas contact, piqûre, froid ni chaud
s'il n'était prévenu et en état de grande attention (il y avait ramollis
sement, double, de la pariétale inférieure). Ce cas est une preuve de
sensation inconsciente puisqu'il était nécessaire d'en éveiller d'abord
la représentation et que la localisation est fausse. De telles excita
tions, terminées dans le centre récepteur, ne méritent que le nom
d'impressions (Abdrücke).
Hypothèse de travail, par exemple pour la vision : dans le champ
18, qui ceinture le 17 (récepteur), et auquel Kleist donne un rôle
moteur, se formeraient les perceptions simples, résultant des impress
ions visuelles et de celles des mouvements oculaires ; puis dans le
champ 19 interviendraient les données tactiles et peut-être audi
tives ; après quoi il y aurait conscience. Les représentations pour
raient inhiber l'entrée des impressions douloureuses dans les champs 2*>0 ANALYSÉS BIBLIOGRAPHIQUES
gnosiques et dans la conscience (extase, hystérie, etc.). Suivant le
désir de H., Foerster a excité électriquement la calearine, le champ
18 et le champ 19 ; il en résulta, respectivement : impression d'éclair,
brouillard lumineux et perception de forme. G. D.
68. — L. HASKOVEC. — Nouvelles contributions au psychisme
sous-cortical — Enc, XXIV, 1, 1929, p. 846-855.
L'A. rappelle que, depuis de longues années, des travaux tendent
à établir que le foyer du psychisme et de la conscience n'est pas
dans l'écorce mais à la base du cerveau : plancher du IIIe ven
tricule, formations grises de l'aqueduc de Sylvius, thalamus. Bien des
troubles, qui ont été rapportés à l'hystérie au sens de Charcot, ré
sultaient de lésions organiques ayant pour siège l'une de ces régions
basâtes. Elles sont également intéressées dans les cas de psychas-
thénie, obsessions, etc. L'écorce n'offre à la vïe psychique qu'un in
strument plus ou moins perfectionné. A l'appui de ces idées l'encéphal
ite épidémique apporte depuis quelques années des preuves nomb
reuses. H. %W.
68. -" C. et O. VOGT. — HiraforsekuHg und Genetik {Cérébrol&gie et
génétique). — J. für Ps., XXXIX, 4-6, 1929, p. 43S-446. .
A l'institut pour « Hirriforschung » de Berlin ont été entreprise» des
séries d'études de génétique tout à fait générales dont les auteurs
montrent l'intérêt — même quand elles portent sur la morphologie
des, Insectes — pour la cérébroiogie : la constitution et la répartition
■de» ceHules dans les centres encéphaliques obéissent aux lois géné
rales delà géoétique. H. P.
7*. — C. et O. VOGT. — Ueber die Keufceit and d«n Wert des Pafcho-
kUaeabegliifes (Sur la nouveauté et la valeur du concept de patko-
clise). — J. für Ps., XXXVIII, 2, 1929, p. 147-154.
A l'occasion du jubiuté de Max Bielschowsky pour son 60« aamiver-
sairey les auteurs s'étendent sur la notion de « pathoclise », de sus-
c«ptu)Uité morbide, de prédisposition, dans le domaine neurologique,
parce que, en découvrant une affection vasculaire de la couehe IVe
de l'area striata, Bielschowski aurait mis en évidence, pour la première
fois, une alteration vasculaire « pathocline », prédisposaniel Une
susceptibilité à la variation en général, ou « bioclise », quand elle
reste dans les limites du normal, sera une « typoclise », juxtaposée
à la « pathoclise » quand la propension aux modifications déborde
dans lé domaine du morbide et constitue une « vulnérabilité » pa
thogène.
Les auteurs s'eff créent de montrer la valeur beHffistiqtie de cette
conception. H. P.
SI. — S. T. ORTON. — The three levels of eottical elaboration
in relation to certain psyebiatrie symptoms {Les trois niveaux d'éla
boration corticale en relation avec certains symptômes psychiatriques)
— Am. J. of P., VIII, 4, 1929, p. 647-659.
De même que, dans l'ensemble du système nerveux, se distinguent
plusieurs niveaux d'intégration, avec subordination, dans le fonc- ANAT0M0-PHYS10L0G1E NKHYEUSE. GEIS EK ALITES 2$i
tionnement normal, des niveaux inférieurs aux niveaux plus élevés,
de même en ce qui concerne les fonctions de Pécorce, et complétant
cette hiérarchie, trois niveaux superposés peuvent être distingués
dans la sphère réceptrice, niveaux que les données pathologiques
différencient nettement dans la réception visuelle : un niveau él
émentaire, aboli dans la cécité corticale complète (ne laissant persister
que les réflexes oculaires inférieurs), et assurant un comportement
grossièrement adapté, dans lequel les obstacles sont évités, la
préhension est possible ; mais, quand ce premier niveau d'intégra
tion corticale existe seul (dans la « mindblindness », la cécité psy
chique), les objets ne sont pas reconnus ; il y a vision brute, il
n'y a pas perception visuelle. C'est à un second niveau, impliquant
non plus seulement l'intégrité de l'écorce câlcarine, mais celle de la
zone occipitale parastriée que l'intégration perceptive s'effectue.
Mais à ce niveau s'en superpose un troisième permettant l'élaboration
symbolique, et exigeant la participation de la zone postérieure d'asso
ciation de Flechsig ; quand un individu est réduit au second niveau
et que le troisième manque, il y a cécité verbale ou alexie.
A chaque niveau correspondent des réponses motrices (l'écholalie
ou l'échopraxie représentant par exemple des réponses de niveau
inférieur).
Et l'auteur, envisageant la différenciation des perceptions et des
images comme une fonction de niveau supérieur, cherche dans une
défaillance à ce niveau l'explication de l'hallucination. H. P.
72. — CHARLES SHERRINGTON. — Some functional problems
attaching: to Convergence {Quelques problèmes fonctionnels relatifs
à la convergence). — Pr. of R. S., B. CV, 1929,p. 332-362.
Dans cette lecture « Ferner » l'auteur apporte une importante
contribution à la théorie du fonctionnement des centres. Quand deux
nerfs afférents convergent sur un même centre moteur, on constate
que, si l'on obtient une certaine valeur de contraction pouf une st
imulation donnée du premier, et une autre valeur pour une. stimulation
donnée du second, on n'obtient pas comme l'équivalent de
la somme de ces deux valeurs par la simultanéité des deux stimul
ations. Il y a un déficit. Une série de résultats expérimentaux per
met d'interpréter ce déficit par un chevauchement des «ones d'ac
tion dans le centre des deux nerfs afférents.
L'intensité de la contraction dépendAlu nombre des fibres mises en
jeu, et ce nombre dépend à son tour de celui des « unités motrices »
centrales, des neurones du centre excités. Si un nerf afférent com
mande à un certain nombre de neurones, son excitation peut donner
au maximum un certain taux de contraction ; un second nerf afférent
se comportera de même. S'il n'y avait pas de neurones communs mis
en jeu par l'excitation de l'un et l'autre nerfs, leurs effets moteurs
s'ajouteraient sans perte, mais, s'il y a chevauchement, les éléments
communs ne comptent jamais qu'une fois dans le total (car ils ne
répondent que par tout ou rien). Dès lors le déficit dans la somme des
effets des deux nerfs permet de mesurer la grandeur du chevauche
ment.
Les effets inhibiteurs se comportent comme les effets excitateurs ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 252
et, dans l'ensemble, la résultante motrice représente la somme algé
brique des deux catégories d'effets.
Les neurones centraux au niveau desquels se combinent les
actions transmises, et qui ne sont pas des conducteurs passifs, mais
élaborent leurs réponses avec leurs rythmes propres* qui s'accélèrent
ou se ralentissent suivant l'intensité des excitations ou inhibitions
centrales, se montrent particulièrement sensibles à des influences
modificatrices, comme la fatigue, les toxiques, les apports san
guins, etc., H. P.
73. — W. Me. DOUGALL. — The bearing of Professor Pavlov's
work on the problem of inhibition (La position de l'œuvre de Pavlov
quant au problème de ^inhibition). — J. of gen. Ps., II, 2-3, 1929,
p. 231-260.
L'auteur soutient longuement son hypothèse d'inhibition par drai
nage (1903). Il en donne un schéma électrique, où des lampes de
résistance variant en raison inverse -de l'intensité figurent les sy
napses (sauf fatigue) et renforcent un accroissement de courant, aux
dépens du circuit parallèle. Puis il indique qu'une énergie transmiss
ible de neurone à neurone (vicarious usage), rejetée par les physiol
ogistes, est impliquée dans la psychanalyse, la Gestalt, le facteur g,
les vues de Rignano,les données de Lashley (pouvoir d'apprentissage
des rats diminué en proportion de la matière cérébrale extirpée),
la diffusion de l'excitation par fatigue et la concentration de l'éner
gie psychophysique dans tout effort, musculaire ou mental.
Ce fut une, déception pour Me Dougall de constater que Pavlov
ne se préoccupe jamais de la nature intime de l'inhibition ; il regarde
simplement excitation et inhibition comme les fonctions fondament
ales de la cellule nerveuse et cela suffit à ses recherches. Néanmoins,
Me D. trouvera un solide appui pour son hypothèse dans les phéno
mènes d'inhibition cérébrale décrits par Pavlov. Après avoir classé
ceux-ci "selon. 3 types (inh. interne, inh. externe et sommeil), Pavlov
conclut à une 'identité fondamentale très probable sur le modèle
de l'inhibition externe ou indirecte (résultant d'une excitation plus
forte d'un autre système de neurones) — ce qui est conforme à l'hy
pothèse du drainage.
Dans les réflexes conditionnels, la connexion établie par la répé
tition des 2 stimuli successifs, A et B, rend évident — dit Me D. —
qu'à chaque occasion quelque courant d'énergie, quelque « nerve
impulse », a été transmis le long du chemin A-B (on ne pourrait autre
ment concevoir l'ouverture d'une voie de faible résistance). Comme
il ne s'agit que d'un seul sens, de A à B, l'hypothèse du drainage s'im
pose. De même quand on lit la conclusion de Pavlov : que B doit
être physiologiquement plus puissant que A et qu'il se produit alors
un détournement de l'impulsion nerveuse d'un chemin à l'autre.
Mais quelques points restent à préciser : l'excitation due à A subit-
elle une inhibition lors de l'action de B ? — et surtout : l'excitation
due à B est-elle accrue en raison de l'inhibition qu'elle cause, comme
l'implique l'hypothèse du drainage ? Une expérience serait déci
sive, qui comparerait la sécrétion salivaire due au stimulus B isolé
avec la sécrétion lorsque B suit et inhibe A. Mais l'induction positive

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