Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'Activité et ses conditions physiologiques. Dextralité - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 892-902

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L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 892-902
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
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2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'Activité et
ses conditions physiologiques. Dextralité
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 892-902.
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2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'Activité et ses conditions physiologiques. Dextralité. In: L'année
psychologique. 1930 vol. 31. pp. 892-902.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1930_num_31_1_30084892 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
l'index allongé, le poignet reposant sur un coussinet, en faisant
attention à maintenir le doigt au même niveau.
Avec la fatigue, l'effort doit augmenter et l'excitation diffuse,
d'abord aux extenseurs de l'index, puis à d'autres groupes muscul
aires avec de fortes variations individuelles : limitation à l'avant-
bras intéressé, ou extension à l'autre côté, précoce ou tardive.
Les modalités de la diffusion sont fortement influencées par l'att
itude, la posture, qui modifie les chronaxies (M. et L. Lapicque).
C'est ainsi que, les doigts de la main étant fléchis, leur flexion s'a
ccentue par diffusion, s'ils sont relâchés, la fatigue du travail entraîne
leur extension. H. P.
2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'Activité
ET SES CONDITIONS PHYSIOLOGIQUES. DeXTRALITÉ 1
1238. — AG. GEMELLI. — Problemi délia Psicologia sperimen-
tale nello studio degli eserzi fisici (Problèmes de psychologie expéri
mentale dans V étude des exercices physiques). — Rapport à la 19e réu
nion de la Sociéta italiana per il progresso délie science, 1930.
In-8 de 41 pages.
Dans ce très intéressant rapport, l'auteur, se fondant à la fois sur
ses recherches personnelles et celles d'un certain nombre d'auteurs,
montre qu'on ne saurait se limiter au point de vue physiologique et
surtout médical pour l'étude de l'activité physique dans le travail et
dans le sport.
Parmi les exemples qu'il cite, nous pouvons indiquer les suivants :
Tout d'abord Albricht trouve que la longueur optima du bras de
levier en fonction de la résistance à vaincre n'est pas la même quand
on envisage, avec Atzler, le minimum de consommation énergétique
ou le degré d'adaptation psychologique (se traduisant par un min
imum de fatigue).
D'autre part, Gemelli et Galli, à propos du travail au ruban trans
porteur, ont constaté qu'il y avait deux types d'individus dont les
uns ont meilleur rendement en rythme libre et les autres en rythme
imposé, en sorte que l'on doit faire sur cette base une sélection des
ouvriers pour le travail à la chaîne.
Parmi les coureurs de vitesse, en enregistrant le temps employé
pour parcourir des distances partielles de 10 en 10 ou de 20 en
20 mètres Gemelli a constaté qu'il y avait des types différents, les
uns à accélération progressive donnant la vitesse maxima dans la
dernière période, d'autres donnant leur maximum soit au début, soit
au milieu, d'autres enfin, oscillants, la connaissance de ces types de
course pouvant permettre à la fois des conseils de perfectionnement,
et une prévisibilité des meilleures performances.
L'analyse sportive a conduit G. d'ailleurs à examiner des corré
lations entre diverses catégories d'épreuves (saut en longueur et
course de vitesse en particulier) et entre les performances physiques
1. Voir aussi les n°» 129 à 140, 157 à 162, 222, 394, 395, 496, 536, 907. ABACTIONS. TRAVAIL. ENTRAINEMENT ET FATIGUE 893 ACTIVITÉ.
et quelques tests psychologiques ou psychophysiologiques (comme
les temps de réaction qui lui semblent de grande importance, les
recherches de Fessard et Laugier lui paraissant donner un sérieux
appui à son opinion).
Et l'auteur rappelle encore que la résistance émotive est un facteur
important de succès dans les compétitions sportives. Toute son
étude est bien de nature à prouver qu'on ne saurait exclure le point
de vue psychologique de l'étude du travail ou du sport ; mais, le plus
souvent on peut dire que ce point de vue se mêle intimement au
point de vue physiologique, et ne peut en être vraiment séparé.
Les recherches actuelles s'orientent de plus en plus vers une étude
biologique du travail, à la fois physiologique et psychologique.
H. P.
1239. — K. KREIPE. — Ueber die Mehrfachhandlung und ueber
das Gesetz der speziellen Determination (Sur V action à formes mult
iples et sur la loi de la détermination spéciale) . — Z. für. Ps., CXVII,
1 /3, 1930, p. 146-229.
L'action à formes multiples est définie par une formule complexe
et répond à plusieurs possibilités. Selon la position qu'occupe dans
un cercle un quadrant noir, on devra presser sur une touche ou sur
une pédale, à droite ou à gauche. Plusieurs quadrants noirs peuvent
apparaître en même temps, et donner lieu à des combinaisons de
réactions, soit symétriques (2 mains, 2 pieds, main et pied du même
côté), soit croisées (main d'un côté et pied de l'autre). La déterminat
ion motrice, dans les réponses symétriques, est toujours un seul et
même acte psychique, même quand la simultanéité de l'exécution
n'est pas parfaite. Au contraire, dans les réponses croisées, il y a
toujours deux déterminations motrices successives, même quand les
deux mouvements sont presque simultanés. Des représentations
symboliques peuvent s'intercaler entre la perception des signaux et
la détermination motrice.
Dans une autre série l'appareil présente des assemblages de lettres
soit noires, soit rouges ; il faut, dans le premier cas, nommer la s
econde de ces lettres (une seule action), dans le second il faut en outre
lever la main droite qui appuyait sur une touche (deux actions).
Dans ce deuxième cas il est impossible, malgré l'accélération pro
duite par l'exercice répété, d'arriver à rendre simultanée la com
mande psychique des deux actes hétérogènes.
Les mouvements simultanés des quatre membres correspondant
à des combinaisons de 4 lettres sont aussi simples au point de vue
psychique que ceux de deux membres symétriques, tandis que les
mouvements de trois membres comprennent une double commande
psychique. Leur temps de latence est de 438 <r, tandis /me celui de
deux membres symétriques est seulement de 278 a.
L'action peut être prescrite en deux temps, la deuxième prescrip
tion limitant l'indétermination que laissait subsister la première
(par exemple : on annonce : mouvement d'une paire de membres ;
puis on précise : en haut, ou en bas). L-js temps de réaction sont plus
courts que quand l'ordre est communiqué d'un seul coup. Il y a donc
une détermination générale latente qui prépare au point de vue 894 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
psychique la détermination motrice : ce n'est pas sur la perception
même du signal, mais sur la constitution de cette détermination que
porte l'abréviation. P. G.
1240. — E. DUFY. — Tension and emotional factors in reaction
(Tension et facteurs émotionnels dans la réaction). — Genet. Ps.
Mon., VII, ï, 1930, p. 1-79.
On a essayé dans les expériences suivantes de trouver dans le degré
de tension musculaire un indice d'émotivité. A des excitations vi
suelles rouges et blanches le sujet devait réagir électivement en
appuyant de la main droite sur un contact électrique ; par l'inte
rmédiaire d'une poire placée dans la main gauche étaient transmises
et enregistrées sur un kymographe les pressions et changements de
pression correspondant aux différents degrés de tension musculaire
dans la main non impliquée dans l'exécution de la consigne. Les expé
riences ont été faites sur de très jeunes enfants (11 sujets de 3 ans 1 /2
à 5 ans), dans l'espoir que les états de tension seraient, à cet âge,
moins limités à certaines régions du corps.
Un premier groupe de réactions exécutées dans des conditions nor
males était suivi d'épreuves troublées par des causes secondaires
d'émotion (corne d'auto, etc.). Les sujets ont été soumis à 11 séries
d'expériences, distribuées sur 11 jours non consécutifs.
Les courbes de tension obtenues par enregistrement ont un carac
tère individuel nettement marqué ; très constantes d'une épreuve à
l'autre, elles sont en quelque sorte caractéristiques de l'individu. En
général, à un niveau de tension élevé et à une forte augmentation de
tension lors des réactions, corrrespond un haut degré d'émotivité
(appréciation de la jardinière d'enfants).
D'autre part, l'auteur a pensé pouvoir rapprocher l'irrégularité
de plusieurs courbes de tension d'une certaine inaptitude à coor
donner et a trouvé dans les observations des surveillantes sur le
caractère des enfants (bégaiement, attention instable), une confi
rmation de son impression.
Il n'a pas été possible d'établir de relation stable entre le type de
la courbe de tension et la qualité du rendement dans le test ; des ten
sions élevées correspondent à de bonnes épreuves, et vice versa. Peut-
être seulement peut-on souligner un léger rapport entre une extrême
irrégularité de la tension et de mauvais résultats dans le test.
A. B.-F.
1241. - T. M. LIVERSAY et C. M. LOUTTIT. - Reaction Time
• Experiments with Certain Racial groups (Expériences de temps de
réactions sur certains groupes raciaux)..— J. of appl. Ps., XIV, 6,
1930, p. 557-565.
Des tempe de réactions auditives simples, visuelles simples et vi
suelles de choix n'ont pas fourni de différences bien nettes entre les
quatre groupes d'étudiants examinés à Hawaï : les sujets de la race
Caucasienne, les Chinois, les Japonais et les indigènes de Hawaï.
Dans tous les groupes, les femmes ont été systématiquement plus
lentes que les hommes. Les corrélations entre les temps de réactions
et les tests d'intelligence de Thorndike varient de 0,023 à 0,372.
D. W. ACTIVITÉ. RÉACTIONS. TRAVAIL. ENTRAINEMENT ET FATIGUE 895
1242. - F. FLASCHBART-KRAFT. - Messung von Hemmungsze
iten (Mesure de temps d'inhibition). — Z. für. Ps., CXVII, 1-3,
1930, p. 73-145.
Il arrive qu'on ne puisse arrêter une action préparée, parce que le
signal de l'arrêt a été perçu trop tard. Pour mesurer le temps néces
saire à l'inhibition d'un mouvement imminent on peut employer le
dispositif suivant. Le sujet observe dans une lunette dont le champ
est divisé par deux fils tendus l'un derrière l'autre ; il doit réagir de
t-lle manière que son mouvement coïncide avec le moment où une
croix, qui apparaît sur un tambour, est (objectivement) dans le pro
longement des deux fils ; il doit donc réagir un peu avant (selon son
équation personnelle), c'est-è-dire déterminer par tâtonnements,
dans une période préparatoire, la division d'une échelle graduée, vi
sible sur le tambour, dont le passage en free des fils doit servir de
signal à sa réaction. t'Jans les épreuves principales, qui viennent en
suite, on en intercale quelques-unes où le mouvement du tambour
est arrêté avant la coïncidence objective. Pour que le sujet ait le
temps d'inhiber sa propre réaction préparée, l'arrêt du tambour doit
précéder la coïncidence objective de 120 à 184 a. P. G.
1243. - A. SCHWARTZ et J. GUILLAUME. - De l'importance
de la sensibilité musculaire pour l'énergie de la contraction muscul
aire volontaire. - R. N., XXXVI, I, 3, 1930, p. 481-485.
Les auteurs ont mesuré par le procédé de Gildemeister (choc de mar
teau sur une petite plaque métallique posée sur le muscle avec me
sure galvanométrique sur circuit ainsi fermé du temps de contact), la
dureté musculaire du vaste externe chez des sujets en décubitus
normal, appréciant ainsi la tension au repos et dans l'effort maximal
volontaire, soit à l'état normal, soit après anesthésie du muscle.
La contraction maximale augmente la dureté du muscle de 25 à
30 %, mais seulement de 10 à 15 % après anesthésie, qui diminue
aussi l'amplitude des courants d'action ; la sensibilité du muscle
favorisant donc par ses impulsions réflexogènes la contraction volont
aire d'origine corticale. Dans le tabes, où le muscle est déjà désensib
ilisé, l'anesthésie n'exerce plus d'effet nouveau. H. P.
1244. — H. SEXAUER. — Willkürbewegung und mechanische
Bedingung. Mechanische Störungen im Bewegungsablauf [Mouve
ment volontaire et son conditionnement mécanique. Troubles d'origine
mécanique dans le cours du mouvement). — Deutsche Z. für Ner
venheilkunde, CXIII, 4-5, p. 179.
La perturbation du mouvement volontaire apportée par une sur
charge en cours de entraîne une compensation qui
vient après une certaine latence : cette latence est notablement
accrue chez les tabétiques, mais elle reste très régulière, ce qui permet
de penser que la compensation n'est pas chez eux, plus que chez les
normaux, le fait d'une réaction psycho-physiologique, mais encore
d'un réflexe proprioceptif, retardé du fait que la conduction des
influx afférents commandant la régulation est très fortement ra
lentie. H. P. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 896
1245. — R. DODGE et R. C TRAVIS. - The relationship between
muscle tension and muscle thickening (Relation entre la tension et le
gonflement musculaires). — Am. J. of Ps., XLII, 2, 1930, p. 295-297.
Un dispositif ingénieux permet aux auteurs de comparer à un
instant donné le gonflement equatorial d'un muscle (quadriceps f
émoral) avec sa tension. Entre les limites des tensions explorées
(0 à 2 kilogrammes), la relation semble être une droite passant par
l'origine, au moins pour l'extension réflexe et pour le mouvement
volontaire lent ; l'allure particulière de la courbe pour les mouve
ments rapic'es est rapportée à un effet d'antagonistes. A. F.
1246. — E. JAGOBSON. — Electrical measurements of neuromns-
cular states during mental activities. I. Imagination of movement
involving skeletal muscle (Mesures électriques des états neuroinus-
culaires pendant les activités mentales. I. d'un mouve
ment localisé dans un muscle du squelette). — Am. J. of Ph., XGI,
1930, p. 567-608.
Le sujet est couché, en état de relâchement, les yeux fermés, et
s'efforce de penser qu'il plie rapidement son avant-bras, les potent
iels d'action sont enregistrés par une électrode placée sur le biceps
droit et par une 2e électrode placée sur un point indifférent sur le
bras droit. Aucun potentiel d'action n'a pu être enregistré quand le
sujet est en état de relâchement et ne fait aucun effort mental, ni
même quand il s'imagine qu'il accomplit un acte moteur dans une
autre région de son corps. Par contre, quand le sujet s'imagine qu'il
plie le bras en jeu, les tracés de potentiel d'action enregistrés sont
identiques à ceux obtenus quand le sujet exécute une légère contrac
tion musculaire, le microvoltage est seulement considérablement
plus faible dans le 1er cas. L'activité physiologique totale déployée
dans l'imagination d'un mouvement volontaire comprend donc des
processus neuromusculaires locaux dans l'acte imaginé. Les potent
iels d'action développés pendant l'imagination d'un mouveinsnt
sont très différents du réflexe psycho-galvanique. Le relâchement des
processus caractéristiques de l'apparition de l'acti
vité mentale se produit généralement en 1 sec. 5 dans les expériences
de l'auteur, quand l'imagination motrice disparaît. Ce fait confirme
la supposition émise antérieurement par l'auteur, que l'activité
mentale peut être diminuée par le relâchement musculaire.
P. B.
1247. — E. JAGOBSON. — Electrical nmsuremants. II. Imaginat
ion and recollection of various muscular acts [Mesures électriques.
II. Imagination et souvenir d'actes musculaires variés). — Am. J.
of Ph., XCIV. 1930, p. 22-34.
L'imagination et le souvenir d'actes volontaires déterminent des
modifications électriques mesurables dans les régions neuromuscu-
laires qui auraient dû participer ou qui ont participé à l'accompliss
ement actuel du même acte. Les potentiels d'action caractéristiques
de l'imagination et du souvenir des actes musculaires se distinguent
aisément du réflexe psycho-galvanique par des différences marquées
dans le voltage, le temps de réaction, la fréquence par seconde, la activité. .iiéactio.ns. travail. entkaÎ.nkment et fatigue 897
force des ondes, la direction du potentiel, le tissu d'origine et le st
imulus. Le relâchement des processus neuromusculaires caractéris
tique de l'apparition des activités volontaires conscientes, telles
que l'imagination du soulèvement d'un poids de 10 livres, s'accomplit
en 0,3 à 0,4 sec,, en moyenne dans ces expériences. Confirmation du
fait que la diminution des activités conscientes peut être déter
minée par le relâchement musculaire. P. B.
1248. - E. JACOHSON. — Electrical measurements. III. Visual
imagination and recollection [Mesures électriques. III. Imagination
visuell'- et souvenir). — Am. J. of Ph., XGV, 1930, p. 694-702.
L'auteur enregistre des tracés électriques caractéristiques des
mouvements des yeux vers la droite, la gaueha, en haut et en bas.
Ces enregistrements sont distincts en général de ceux du froncement
des sourcils, du clignement des yeux et de la convergence oculaire.
Pendant l'imagination visuelle et le souvenir, les enregistrements
électriques fournis par les muscles de l'œil donnent des clichés sem
blables à ceux obtenus pendant les actes visuels correspondants, des
mouvements oculaires caractéristiques se produisent en effet pendant
l'imagination visuelle et le souvenir. Quand le sujet entraîné est
invite à relâcher ses muscles oculaires., la courbe devient relativement
horizontale et droite, caractéristique du relâchement, et l'imagination
visuelle ou le souvenir disparaissent. P. B.
1249. — E. JACOBSON. — Electrical measurements. IV. Evidence
of contraction oî specific muscles during imagination l Mesures
élvclriqwis. IV. Evidence cT une contraction des muscles spérifi(/ues.
pendant V imagination). — Am. J. of Ph., XCV, 1930, p. 703-712-
La contraction des muscles spécifiques se produit quand on imat
gine un acte accompli par la musculature volontaire. Le mouvement
est habituellement d'une étendue microscopique et est généralemene
limité aux groupes musculaires dont la contraction serait nécessaire
pour l'accomplissement de l'acte volontaire. L'imagination d'un acte
particulier accompli par une portion du corps ne se produit pas si en
même temps les muscles de cette portion du corps sont complètement
relâchés. La contraction des muscles spécifiques est essentielle pour
la production de certaines activités mentales. Les enregistrements
électriques pendant l'imagination, le souvenir et d'autres activités
mentales ne sont pas des phénomènes réflexes psychogalvani Mes.
P. B.
1250. — J. VIE. — Le réflexe tonodynaniique, son application à Ta
1 iologie différentielle. — Proph. Ment., VI, 22, 1930, p. 166-175.
Le ré lexe tonodynamique est une appellation différente du phé
nomène désigné généralement sous le nom de « Post-Mouvements »
qui ont été étudiés de façon très complète par plu ieurs auteurs en
particulier par Nouel dont nous avons analysé le travail il y a deux
ans (V. An. Ps., XXIX, N° 1027). Pour V. ce réflexe est un phéno
mène nerveux d'origine corticale, dont les modalités permettraient
selon lui de caractériser numériquement l'activité psycho-motrice
des individus et par là d'approfondir dans une certaine mesure la
l'année psychologique, xxxi. 57 898 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
connaissance de leurs modalités réactionnelles. Des expériences faites
sur environ 200 sujets malades ou sains permettent de penser que ce
réflexe particulier donne une image de l'aptitude que l'individu
possède à prolonger son effort au delà du minimum nécessaire, de sa
faculté de créer, alors que les phénomènes posturaux ne représentent
qu'un mécanisme d'économie, de freinage. Le réflexe tonodynamique
traduirait ainsi beaucoup mieux la valeur propre de l'activité.
M. F.
1251. — B. PAILHAS. — A propos du réflexe tonodynamique et de
sa diffusion bilatérale. Affinités du et du
réflexe postural. - Bnc, XXV, 1930, p. 599-626.
L'A. a trouvé une méthode ingénieuse pour mettre en évidence le
réflexe tonodynamique ou de post-contraction. Le sujet étendu dans
un bain abandonne à la poussée de l'eau ses membres supérieurs et
note de combien sa main ou ses doigts dépassent la surface de l'eau ;
puis il élève verticalement son bras ou au contraire l'enfonce dans
l'eau et même presse sur le fond de la baignoire. Abandonné de nou
veau à la poussée de l'eau son membre supérieur émergera, dans le
premier cas, davantage, et dans le second cas il s'immergera complè
tement. Mais les mêmes modifications se pro uisent aussi dans le
membre qui est resté inactif. Cette diffusion démontre qu'au simple
réflexe tonique se superpose un réflexe encéphalique.
Même résultat avec l'épreuve de la « main morte », la main étant en
état de relâchement musculaire, on mesure l'angle d'écartement de
tension : redevenue morte, elle offre une diminution dans le premier
cas, une augmentation dans le second cas, de l'angle pouce-index.
Dans la main restée inerte il se produit de menues secousses.
H. W.
1252. - ROSA BELLINGIONI. - Influenza délie rappresentazioni
motorie, statiche, sulla contrazione postuma (Influences des repré
sentations motrices ou statiques sur la post-contraction) . — Ar. di
Fis., XXVIII, 2, 1930, p. 269-281.
Les recherches ont été faites par la méthode classique d'abduction
du bras de Salmon.
Le sujet se représentant, après la contraction volontaire isomé
trique, le mouvement d'abduction du bras, la post-contraction appar
aît ample, et très constante ; mais s'il se représente son bras immob
ile, ou si son attention est fortement détournée, la réaction est très
affaiblie et peut même faire complètement défaut.
Ces résultats constatés chez une trentaine de sujets (infirmières,
étudiants, médecins), posent le problème de l'action des représenta
tions statiques ; et la représentation de mouvement favorise-t-elle
l'action des influx agissant sur les abducteurs ou inhibe-t-elle simple
ment une contraction éventuelle des antagonistes ? H. P.
1253. — AG. GEMELLI. — Recherches expé imentales sur la
forme des mouvements volontaires. — A. i. B., LXXXIV, 1930,
p. 32-43.
Résumé des recherches sur les bases de l'habileté motrice, avec ACT1VITÉ. REACTIONS. TRAVAIL, ENTRAINEMENT ET FATIGUE 899
mise en évidence d'une « Gestalt » dans l'apprentissage (Voir An.
Ps., XXX, p. 785-787). ' H. P.
1254. — C. Ë. BEEBY. — An experimental investigation into the
simultaneous constituents of an act of skill ( Une expé
rimentale sur les composantes simultanées dans un acte d'habileté
motrice). - Br. J. of Ps., XX, 1930, p. 336-353.
On peut envisager dans un acte d'habileté motrice une « division
successive » et une division simultanée. Quand on exécute une opé
ration avec les deux mains et qu'ensuite on se limite à la part qui
revenait à une des mains, on constate dans l'allure de l'opération des
changements qui sont enregistrables avec un disp ositif expérimental
approprié. B. a dressé plusieurs sujets à suivre avec une pointe en
métal des bandes rectangulaires métalliques, cette opération étant
effectuée tantôt avec une seule main et tantôt avec les deux mains à
la fois. Les sujets ont été divisés en deux groupes dont l'un (A), com
mençait l'exercice avec une seule main pour procéder ensuite à une
opération double (combinaison simultanée), tandis que l'autre
groupe (B) était soumis à suivre un ordre inverse (division simul
tanée). En outre, le groupe A, après avoir fait l'exercice à deux mains
revenait à l'opération à une seule main, un inversement de tâches
analogue ayant été réservé pour le groupe B. Il faut noter que cette
opération était effectuée dans certaines expériences avec les yeux
bandés et dans d'autres avec la perception du rectangle et que les
erreurs correspondant à la rupture du contact pouvaient être facil
ement enregistrées. Il a été établi par ces expériences que la division
d'un mouvement « global » en ses composantes simultanées détermine
une baisse d'efficience dans l'exécution des mouvements composants
et que de même une combinaison de relativement
simples en un « ensemble » engendre un résultat global inférieur.
Une perte d'efficience s'observe également lorsqu'on revient à la
tâche primitive, soit après la « division », soit après la « composition ».
B. conclut de là que les mouvements composants sont essentiellement
différents suivant qu'ils sont effectués isolément ou qu'ils sont comb
inés. Il y a, d'autre part, un transfert positif initial d'une opération
simple à une opération double mais un exercice ultérieur dénote un
transfert négatif. Il y a aussi un même degré de transfert initial et
final quand on passe d'une opération double à une opération simple
ou d'une main à l'autre. Ceci autoriserait à penser que le transfert
est plutôt d'ordre général que spécifique. 10*4
B. distingue à la lumière de ses expériences deux stades dans l'ac
quisition de l'habileté motrice : 1° un stade d'apprentissage (learning
stage) caractérisé par la fluctuation de la conscience et ce qu'il
appelle « focality » ; il entend par là la nécessité de la formation pour
chaque mouvement simultané d'un « pattern » propre dans le foyer
de la conscience ; 2° un stade de maîtrise (expert stage) où ces fluc
tuations disparaissent. P. K. ^
1255. - R. H. OJEMANN. - Studies in bandedness. I. A technique
for testing unimanu a] hardedntES (Etudes sur V emploi de l'une ou
l'autre main. I. Technique pour la détermination de V unimanualité) . 900 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- J. of ed. Ps., XXI, 8, 1930, p. 597-611. - II. Testing bimanual
handedness [L'examen de la bimanualité) . — Ibid., 9, p. 695-702.
518 enfants des deux sexes ont été examinés à l'aide d'une série de
tests destinés à révéler la droiterie ou la gaucherie : 1° dans des exer
cices faisant intervenir l'activité d'une seule main (lancement de
balle, enfilage d'aiguille, tapping, découpage de papier, rangement de
cubes) ; 2" dans des activités bimanuelles (balayage, ratissage, acte
de ramasser à la pelle et de renvoyer une balle à l'aide d'un bâton,
« batting »). D'autre part, d'après une enquête auprès des parents sur
l'emploi de la main droite ou de la main gauche par les enfants dans
les occupations principales de la vie courante, les sujets ont été ré
partis en 3 catégories : gauchers, ambidextres, droitiers.
En ce qui concerne les épreuves pour une seule main, aucune d'elles
ne s'est montrée suffisante a distinguer par son emploi isolé les
3 catégories de sujets ; le groupement de 3 ou de 4 épreuves n'a pas
non plus été entièrement satisfaisant. Par cortre les résultats com
binés des 5 épreuves permettent une séparation assez nette des
types ; leur répartition suivant une courbe bimodale témoigne en
faveur de l'existence d'un facteur héréditaire de préférence de main
qui divise les individus en droitiers et gauchers, les sujets ambidextres
n'étant que des exceptions.
De l'application des épreuves bimanuelles, il ressort que le principe
présidant au lief ois à la détermination du type du sujet dans les
activités de cet ordre doit être abandonné. Désormais, devraient être
considères comme droitiers ceux qui placent la main gauche à la partie
inférieure de l'outil. L'attribution du principal rôle à l'une ou l'a:tre
des deux mains dépend du genre d'activité ; le balayage, le ratis
sage, etc., seraient plus favorables que le « batting » à la détermination
de la droiterie. A. B.-F.
1256. - BERNHARD KAMM. - Händigkeit und Variations Sta
tistik {Activité manuelle et statistique de variations). — Klinische
Wochenschrift, 9e année, 10, 1930, p. 435-440.
La Fronkrurter Zeitung ayant fait un appel pour connaître les
gauchers afin de se faire une idée de leur fréquence, reçut 300 réponses.
L'auteur, sur les conseils de Bethe fit une enquête par questionnaire
auprès d'eux, et obtint 190 réponses. Il s'agissait de savoir pour un
certain nombre d'activités, si la main gauche était utilisée seule, ou
la main droite seule ou l'une et l'autre mains.
Puis le même questionnaire fut adressé à des étudiants en séries
indifférenciées, et les réponses de 190 d'entre eux furent examinées
comparativement avec celles des gauchers.
Or les faits montrent (réunis en tableaux statistiques) que, pour
chaque forme d'activité, il y a quelques droitiers qui se servent de la
main gauche, un plus grand nombre de gauchers qui se de la droite. Et, chez presque aucun sujet l'usage d'une main' n'est
exclusif. Il n'y a que de très rares individus qui sont droitiers ou
gauchers exclusifs.
La nature des aciivités influe beaucoup sur le taux des prédomi
nances. L'éducation, la construction des instruments favorisent l'em-

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