Réactions. Latence. Mouvements d'expression L'Activité et ses conditions physiologiques. Dextralité - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 739-750

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 739-750
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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2°. Réactions. Latence. Mouvements d'expression L'Activité et
ses conditions physiologiques. Dextralité
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 739-750.
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2°. Réactions. Latence. Mouvements d'expression L'Activité et ses conditions physiologiques. Dextralité. In: L'année
psychologique. 1931 vol. 32. pp. 739-750.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5108ACTIVITÉ ET TRAVAIL. REACTIONS. LATENCE 739
thèse personnelle qui s'accorde avec les conceptions les plus récentes
du fonctionnement nerveux central. C'est la « facilitation » centrale
qui serait, d'après lui, à la base de cette dépendance de l'activité
corticale vis-à-vis des excitations d'origine musculaire. La notion
de stimulation proprioceptive aussi bien que celle de vigilance de
Head permettraient, d'autre part, de préciser le mécanisme probable
du phénomène en question. Il y a lieu d'admettre notamment que les
centres corticaux impliqués dans l'activité mentale sont caractérisés
par des seuils d'excitabilité relativement élevés et qui varient avec
le « niveau » de l'activité fonctionnelle. Ainsi, un même centre inte
rvenant, par exemple, dans des processus perceptifs et mnémoniques
pourrait-il avoir dans le deuxième processus un, seuil critique plus
élevé que dans le premier. Quand les seuils d'excitabilité des centres
corticaux se trouvent abaissés à une valeur convenable, ils peuvent
répondre à des stimuli qui resteraient autrement inefficaces. Or, le
degré d'intégration des processus nerveux supérieurs varie avec la
quantité de stimulation afférente provenant dans une large mesure
des processus de tension musculaire. C'est donc, l'excitation déter
minée par la tension des muscles qui a pour effet d'abaisser le seuil
d'excitabilité des centres supérieurs et qui conditionne, par conséquent,
les réponses aux stimulations complexes, « aux patterns >■• extérieurs
et intérieurs, se produisant à l'état de veille. Bref, l'action corticale
est renforcée et maintenue par un courant continu de stimulations
proprioceptives. Que si cette excitation tombe au-dessous d'un cer-
tain niveau d'intensité (comme cela arrive notamment pendant le
sommeil), les neurones cessent d'être capables de répondre d'une man
ière adéquate aux excitations extéfoceptives d'intensité moyenne.
Mais au delà d'un certain maximum les contractions musculaires
peuvent exercer une action inhibitrice sur l'intégration nerveuse.
P. K.
1213. - F. EMERY. - The influenoe oî mental activity on the
height oî the knee-jerk {Influence de Va tivité mentale sur la hauteur
du réflexe rotulien). — Am. J. of Ph., XCVII,1931, p. 658-661.
Enregistrement du réflexe rotulien à l'état normal et quand le
sujet imagine de donner un coup de pied en avant et en arrière.
Augmentation de la hauteur du réflexe quand le sujet imagine de
donner un coup de pied en avant, diminution quand le sujet
de un coup de pied en arrière. Ces résultats sont dus probable
ment à des modifications du tonus des muscles en jeu dans le réflexe.
P. B.
2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression
L'activité et ses conditions physiologiques. Dextralité 1
1214. — B. SANDOR. — Die Reaktionszeiten des Menschen (Les
temps de réaction de l'homme). — Ind. Psychot., VIII, 8, 1931,
p. 233-248.
Le sujet devait réagir à l'apparition d'une boule qui glissait sur
1. Voir aussi les n°<» 124-127, 141, 165, 166, 193, 230, 231, 248, 397, 398,
443, 483, 484. 940 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
des rails et devenait visible entre deux écrans. Dans d'autres expé
riences il devait prévoir le moment où la boule passerait devant un
point fixe et réagir simultanément. Dans ce cas, des réactions anti
cipées ont été fréquentes : les temps ont varié entre — 135 a et +
135 a avec, en général, une réaction moyenne de 25 sigma. La vitesse
du mouvement de la boule a été variée, mais les résultats n'appar
aissent pas très nets. Les sujets semblent présenter deux types assez
constants de retardataires ou d'anticipants. L'anticipation ayant été
empêchée par l'intercalation d'expériences « pièges » (boule arrêtée
avant le point fixe), il y a eu un ralentissement considérable des
réactions, la moyenne arithmétique pour l'ensemble des réactions
étant passée de 23,1 cr à 222,5 a avec, de plus, une forte asymétrie
du côté des valeurs très longues. En faisant effectuer 2 réactions en
série (pression d'une touche à l'apparition de la boule et relâchement
au moment de l'arrêt de la boule), on trouve que l'optimum est
réalisé lorsque le 2e excitant a lieu avant que le sujet ait réagi au
premier. Lorsque le moment d'apparition du 2e excitant coïncide
avec la réaction même du sujet en réponse au 1er excitant, la réaction
suivante est allongée d'autant que si l'excitant avait été postérieur à
la lre réaction. (Les temps exacts de l'ordre de présentation des
excitants ne sont pas indiqués).
Le travail de l'A. dans lequel l'appareillage a été étudié avec soin
envisage surtout les applications possibles, notamment pour les
transports. Les résultats numériques des diverses expériences ne sont
indiqués que d'une façon quelque peu sommaire. D. W.
1215. — P. SURBER; — Reaktionen auf Schallreize {Réactions aux
stimuli sonores) . — In-8° de 50 pages. Zurich, Gebr. Leemann et G0,
1931. Prix : 2 fr. suisses.
L'auteur, dans ce travail (Publication n° 10 de l'Institut de Psy
chologie de l'Université de Zurich, dirigé par G. F. Lipps) relate les
résultats de déterminations de temps de réaction auditive simple
(au bruit de la clef de Morse fermant le circuit du Hipp) chez des
groupes de 4 enfants, garçons, ou filles, entre 7 et 14 ans (moyennes
de 5 séries de 20 temps chacune) avec en outre un groupe d'étudiants,
hommes et femmes, pour représenter les adultes.
Voici les résultats de ces déterminations, en millièmes de seconde :
Garçons FUI
Temps Ecart étalon Teinps
144 7 ans 10,7 177 14,4
8 156 10,0 149 8,8
9 ans 141 8,7 139
10 125 8,4 127 8,5
11 ans 112 7,5 126 7,4
19 110 7,0 115 8,6
13 ans 104 7Ô6 119 7Ô9
14 113 7,7 6,8
Ad ultes 104 6,5 112 5,9 ET TRAVAIL. RÉACTIONS. LATENCE 741 ACTIVITÉ
Dans l'ensemble, avec l'âge, les temps de réaction deviennent plus
courts et la stabilité augmente. Mais, étant donné le petit nombre de
sujets, il ne peut y avoir là, qu'une indication. H. P.
1216. — G. KLINGLER. — Die Herstellung der Mindestzeit zwis
chen zwei Handlungen bei vorgeschriebener Reihenfolge (Déter
mination du temps minimal entre deux mouvements effectués dans
un ordre indiqué). — A. f. ges. Ps., LXXXII, 1-2, 1931, p. 105-
152.
Etudié à l'aide d'un dispositif électrique spécial, et à l'aide d'un
enregistrement graphique, le temps minimal entre deux mouve
ments successifs des membres supérieurs , s'est montré être différent
suivant l'ordre et la succession des mouvements effectués. Chez les
droitiers, le temps le plus court est égal à 20,8 a, lorsque le mou
vement est commencé par la main droite, il est 38,4 <r lorsque le
mouvement est par la main gauche. Chez les gauchers, ce
temps a la même valeur dans les deux conditions. Pour les mouve
ments effectués dans la même direction (élévation ou abaissement)
le temps minimal est 42,1 a, effectués dans les directions inverses
(élévation-abaissement par exemple) il est de 21 <j. B. N.
1217. — HANS REY. — Synchronie Registrierungen eines antizi
pierten Durchganges nach disjunktiver Einstellung auf mehrere
Eventualitäten [Enregistrements synchrones d'un mouvement an
ticipé, prêt à être effectué de façons différentes). — A. f. ges. Ps.,
LXXXI, 4, 1931, p. 385-460.
Etude sur des mouvements rythmés (anticipés), synchrones avec
un signal lumineux. Pour différencier ces mouvements des réactions
simples sur un signal donné, on a déterminé le temps minimal avant
l'exécution du mouvement, qui était suffisant pour indiquer le carac
tère du mouvement, ou pour arrêter ce mouvement. Les résultats expé
rimentaux, qui sont apportés par l'auteur dans le présent mémoire,
lui font conclure qu'une bonne synchronisation dépend d'une part,
du rythme du mouvement, et d'autre part des doigts choisis pour
effectuer ce mouvement. B. N.
1218. — E. JACOBSON. — Electrical measurements of neuromus-
cular states during mental activities. VII. Imagination, recollection
ans abstract thinking involving the speech musculature (Mesures
électriques des états neuromusculaires pendant les activités mentales.
VII. Imagination, souvenir et abstraction de pensée mettant en jeu
la musculature de la parole). — Am. J. of Ph., XCVII, 1931, p. 200-
209.
Pendant l'imagination, le souvenir et des pensées abstraites ou
concrètes mettant en jeu des mots ou des nombres, des contractions
musculaires caractéristiques apparaissent comme composants spéci
fiques du processus physiologique de l'activité mentale. Ces contrac
tions sont en général faibles, mais décelables. Elles se produisent au
moins au niveau de quelques muscles qui entrent en action quand les
mêmes mots ou nombres sont chuchotes. P. B. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 742
1219. — W. R. MILES. - Studies in Physical Exertion. II. Individual
and group Reaction Time in Football charging. — W. R. MILES
et B. G. GRAVES. — III. Eîîect oî Signal variation in Football
Charging (Etudes sur l'exercice physique. II. Temps de réaction
individuel et collectif dans la charge au Football. III. Effet de la
variation, du signal de départ sur la char se au Football). — The
Research quarterly, II, 3, octobre 1931. Extrait, 31 pages.
Le laboratoire psychologique s'installe aujourd'hui sur les terrains
de sport. M. avait décrit en 1928 (Amer. Physical Education Review,
XXXIII, 379-387) un chronoscope pour la mesure simultanée de
temps de réaction d'un groupe d'individus (avec inscription sur un
cylindre tournant).
Le départ, pour la charge, au signal auditif, réaction totale de
l'individu, exige une latence notablement supérieure à celle d'un
mouvement simple, comme de presser sur une clef de Morse.
Pour 87 joueurs entraînés, le temps a varié de 0,287 à 0,523 sec.
avec un médian de 0,382.
Entre les temps de réaction et la taille des joueurs, la corrélation
est pratiquement nulle (+ 0,08 ± 0,09), tandis qu'elle est positive
entre les temps et le poids (+ 0,22 ± 0,09), les sujets plus lourds
ayant une certaine tendance à avoir le départ plus lent.
L'étude des départs dans la charge d'une équipe (rapidité, en
semble), a été faite en relation avec les modalités du signal. Le sys
tème le plus avantageux consiste en une enumeration de nombres
à un rythme de 100 à la minute, d'une durée de 2 à 5 secondes (le
départ au 4e ou 5e nombre). H. P.
1220. - J. S. et MARGARET MACDONALD. - « Habit » in Wal
king and its cost (Disposition accélératrice dans la marche et son
coût). — J. of Ph., LXXII, 4, 1931. Physiol. Soc, p. xvm-xx.
Quand un coureur a pour tâche de réaliser des vitesses croissantes,
on constate que les accroissements se font par échelons de valeur
relative constante, ce qui suggère aux auteurs, du fait de l'identité
avec la loi de Fechner, que ce sont les échelons de sensation qui ré
gissent ces accroissements d'efforts moteurs (hypothèse plausible
mais non évidente). L'accroissement de la dépense énergétique se
fait par échelons constants, oscillant autour de 50 petites calories de
plus dépensées quand la vitesse prend les valeurs de 1,29 m., 1,33 ;
1,43 ; 1,53 ; et 1,65 par seconde. H. P.
1221. - M. GOUREVITGH et N. OSERETZKY. - La psychomo-
\ tricité (en russe), 2 vol., 160 et 173 pages. Editions Médicales d'Etat,
fi Moscou et Leninegrade, 1930. — N. — Psychomo-
torik, Methoden zur Untersuchung der Motorik (La Psychomotricité.
Les méthodes d'examen). — Beih. 57, Z. für ang. Ps., Barth,
Leipzig, 1931, 162 pages.
Le volume allemand est la traduction de la 2e partie de l'ouvrage
russe. La première partie est de Gourevitch, qui s'attache à examiner
les bases an atomo -physiologiques de la motricité. Son effort principal
porte, après un bref exposé de faits anatomiques et physiologiques,
sur une classification rationnelle des fonctions motrices, classifica- ACTIVITÉ ET TRAVAIL. RÉACTIONS. LATENCE 743
tion qu'il désire rattacher aux conditions physiologiques des phéno
mènes. Il ne se dissimule pas, cependant, la difficulté d'une telle entre
prise ; c'est pourquoi tout en reconnaissant que les différentes fonc
tions motrices qu'il essaie de classer relèvent chacune, non pas d'un
seul mécanisme physiologique, mais d'une multiplicité de ces méca
nismes, il parle non pas de fonctions indépendantes, mais de compos
antes. Chaque aspect de la motricité relèvera de plusieurs de ces
composantes avec, toutefois, l'accent sur l'une d'elles.
Les distinguées sont les suivantes :
1. Composantes extra-pyramidales : 1) tonus ; 2) alternance des
innervations ; 3) tempo ; 4) rythme ; 5) mouvements automatiques
(expressifs et défensifs) ; 6) mouvements auxiliaires (par là l'auteur
entend les mouvements plus ou moins conscients qui accompagnent
le mouvement principal, par exemple, le balancement des bras
pendant la marche).
IL Composantes pyramidales . — 7) force des mouvements ; 8) pré
cision (absence de syncinésies).
III.cérébelleuses et corticales. — 9) équilibre, régula
tion de la direction des mouvements dans l'espace ; 10) coordination
des mouvements.
IV. Composantes jrontales. — 11) activité motrice, changement
d'adaptation motrice suivant les tâches ; 12) capacité d'élaboration
des formules motrices (dans l'apprentissage d'une activité nouvelle,
par exemple) ; 13) capacité de conservation de ces formules ; 14) ca
pacité d'exécuter des mouvements simultanés ; 15) automatisme
secondaire (mouvements conscients à leur origine et pouvant rede
venir conscients).
C'est en se basant, autant que possible, sur cette classification que
Oseretzky a essayé d'élaborer des schémas d'examens auxquels est
consacré le 2e volume de l'ouvrage russe et l'ouvrage allemand, sa
traduction.
C'est un recueil de méthodes proposées pour l'étude de la motricité.
Les méthodes rapportées sont classées sous trois rubriques : 1° Motos-
copie ou examen clinique de la motricité pour laquelle d'ailleurs, O.
fournit une fiche détaillée d'examen ; 2° Motométrie comprenant les
différentes épreuves et tests psychomoteurs et enfin, 3° Motographie,
méthodes d'enregistrement des mouvements.
A côté d'une revue des méthodes proposées, l'auteur fournit un
apport original par son échelle métrique de développement psychomot
eur dont il avait déjà en 1923 et 1926 fourni les premières éditions.
Celles-ci ont été considérablement remaniées dans le désir de les
faire mieux correspondre à l'âge du sujet et aussi à son sexe, certaines
épreuves étant constituées d'une manière différente pour les garçons
et pour les filles.
L'échelle comprend des tests différents pour chaque âge, 6 tests
par âge pour les âges de 4 à 10 ans ; 6 tests par deux années d'âge
entre 11 et 16 ans. Le test n° 1 de chaque âge est destiné à l'examen
de la coordination statique ; le test n° 2 à la coordination dynamique
principalement des mains ; le n° 3 à la
du corps ; le test n° 4 à la vitesse des mouvements : le test n° 5 aux 744 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
mouvements simultanés et le test n° 6 à la précision de l'exécution
(absence de syncinésies).
Les tests, sont généralement simples, ne nécessitant pas d'appar
eils et d'une notation facile. Aucun renseignement n'est fourni sur
les groupes de sujets qui ont servi à l'étalonnage.
Pour les méthodes des autres auteurs, O. a l'ait un choix asse:-. comp
let et judicieux et il rapporte les indications techniques et les résul
tats d'étalonnage.
Son livre sera utile à consulter. D. W.
1222. - C. W. TELFORD. - The refractory phase oï voluntary
and associative responses {La phase réfractaire des réponses volon
taires et associatives). — J. of exp. Ps., XIV, 1931, p. 1-36.
L'expression de phase réfractaire a été surtout appliquée dans
l'étude physiologique des propriétés des appareils musculaires et
nerveux isolés. Peut-elle s'appliquer au fonctionnement complexe
d'ensemble de ces appareils ? L'auteur croit pouvoir le conclure de
trois groupes d'expériences.
On fait varier, dans des épreuves de temps de réaction à des sons.
la durée de l'intervalle entre les stimuli successifs de 1 /2 seconde à
4 secondes. On trouve un minimum pour l'intervalle d'une
et une forte augmentation de part et d'autre, ce qui indique bien
l'existence d'une phase réfractaire.
On cherche comment varie l'exactitude de la comparaison de deux
longueurs, quand les couples à comparer se succèdent à des inter
valles de plus en plus rapprochés : ici encore l'intervalle d'une seconde
est optimum, avec une diminution brusque de l'exactitude pour des
intervalles plus courts et une diminution lente pour les intervalles un
peu supérieurs.
On demande au sujet de répondre aussi vite que possible par un
nombre (de 0 à 9} à des mots que l'expérimentateur prononce. Avec
l'accroissement de l'intervalle entre les mots (de 1 à 15 secondes), il
y a une tendance à la répétition plus fréquente du même nombre.
Les intervalles très courts seraient défavorables à cette répétition de
la même réaction, à cause de la phase réfractaire. P. G.
1223. — L. GALDO. — Bilateralità motoria degli emisîeri cerebrali
[Bilatéralité motrice des hémisphères cérébraux). — Riv. di Ps.,
XXVII, 4, 1931, p. 228-241.
L'A. cherche à démontrer dans quelle mesure la fatigue motrice
d'un côté du corps modifie le rendement musculaire du côté opposé.
Les expériences portaient sur la résistance du bras droit au soulève
ment d'un poids sans le travail préalable du gauche et après
que le bras gauche a donné le maximum de son effort. La résistance
du bras droit dans le second cas a été diminuée. Six séries d'expé
riences ont été faites avec une technique minutieusement réglée
(poids à soulever, intervalles de repos à préciser, etc.)- Dès les pre
mières épreuves, les courbes moyennes de résistance à l'effort ont
relevé des caractéristiques individuelles constantes pour toute la
durée de l'expérience. Les chiffres obtenus ont nettement montré que
la résistance à l'effort d'un membre diminue après que le membre ET TRAVAIL. RÉACTIONS. LATENCE 745 ACTIVITÉ
opposé a fourni l'effort producteur de fatigue. L'hémisphère intéressé
(gauche) une fois son énergie nerveuse épuisée, a bénéficié de l'apport
d'énergie de l'hémisphère du côté opposé (droit). L'appauvrissement
de ce dernier hémisphère s'était traduit par la moindre résistance de
ce côté du corps (bras droit). Ce phénomène de secours n'aurait pu se
produire sans une unité fonctionnelle et centrale. Une expérience de
contrôle (au dynamomètre) a confirmé ces conclusions. S. H.
1224. — M. MEISTRING. - Geschichte der Untersuchung der
Koordination {Bisloire de V examen de la coordination). — A. f.
ges. Ps., LXXX, 3-4, p. 516-554.
Après avoir dit quelques mots sur les mouvements conscients et
inconscients et défini la coordination statique et la coordination
locomotrice, l'auteur décrit tous les appareils qui furent utilisés
par divers auteurs pour l'examen de la coordination dès le début de
l'étude de la question. Travail très intéressant et comportant une
vaste bibliographie. D. M.
1225. — W. R. MILES. — Correlation of reaction and coordination
speed with age in adults (Corrélation avec Vâge des vitesses de réac
tion et de coordination chez les adultes). — Am. J. of Ps., XLIII, 3,
1931, p. 377-391.
100 adultes, non sélectionnés, s'échelonnant entre 25 et 87 ans,
ont été examinés dans fi tests de temps de réaction, dont 3 de rapi
dité simple et 3 autres plus complexes, impliquant une certaine
coordination des mouvements. Les intercorrélations sont toutes
positives et comprises entre + 0,24 et + 0,53. Les corrélations avec
l'âge (de + 0,25 à -f- 0.55) montrent l'influence réelle, défavorable,
de ce facteur : ainsi les 12 sujets les plus âgés sont en moyenne de 20
à 30 % plus lents que le sujet moyen du groupe, mais il y a des excep
tions individuelles qui justifient le recours aux tests aux âges avancés
comme chez les jeunes, à la place des considérations chronologiques
habituelles.
A noter l'emploi, pour ces expériences, d'un chronoscope extrême
ment simple fonctionnant directement sur le secteur alternatif.
A. F.
1226. - F. L. GOODENOUGH et M. A. TINKER. - A comparat
ive study of several methods of measuring speed of tapping in
children and adults {Etude comparée de plusieurs méthodes pour
déterminer la vitesse du « tapping » chez l'enfant et d'adulte). — J.
of genet. Ps., XXXVIII, 1930, p. 146-159.
On a comparé dans cette étude la constance des résultats de diffé
rentes formes de l'épreuve du « tapping » chez de tout jeunes enfants
(32) et sur des étudiants adultes (30). Les différentes méthodes envi
sagées ont été, a) le tapping avec le doigt au comptomètre : index,
majeur et auriculaire ; b) le tapping au crayon sur papier quadrillé ;
c) le tapping avec stylet sur plaque de laiton. Les tests ont été exécut
és pour chaque main, séparément, puis pour les deux mains en
semble. La durée de l'épreuve, a été, dans tous les cas, de 10 secondes.
Chaque test a été appliqué à deux reprises, séparées par au moins
un jour, au plus 8 jours, d'intervalle. 746 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Les coefficients de constance ont été un peu plus élevés pour les
tests impliquant le jeu d'un groupe plus complexe de muscles (stylet,
crayon) que pour le tapping au doigt ; dans ce dernier cas: ils ont
varié de 0,20 à 0,75 chez les enfants, de 0,31 à 0,79 chez les adultes.
Pour la combinaison des résultats de tous les doigts, la constance a
été de 0,84 et 0.95. Les différences entre les enfants et les adultes
sont le moins marquées pour le tapping au stylet et au crayon, exi
geant l'activité d'un plus grand nombre de muscles ; les divergences
les plus grandes ont été obtenues pour le petit doigt. La comparaison
des résultats des deux mains révèle avec netteté, les cas extrêmes
de prédominance d'une main sur l'autre. A. B.-F.
1227. - S. SEASHORE. - The aptitude hypothesis in motor skills
{L'hypothèse de V aptitude dans les formes d'habileté motrice). —
J. of exp. Ps., XIV, 1931, p. 555-561.
Il n'y a pas de corrélation régulière entre des tests différents qui
intéressent les mêmes récepteurs sensoriels et les mêmes organes
de réaction ; on en trouve au contraire entre des problèmes com
plexes analogues qui mettent en jeu des récepteurs et des muscles
différents.
S. a étudié les tests d'habileté motrice de Sanford. Chacun a une
assez grande stabilité interne, mais peu de corrélation avec les
autres. Ce sont des tests de poursuite, synchronisme moteur, tapping,
différenciation motrice de nombres, rotation d'une manivelle,
construction avec les deux mains. Il en a comparé les résultats avec
le rendement industriel réel chez des ouvriers tisseurs, dans un
établissement où tout concourt à sélectionner les travailleurs. Il
n'a trouvé aucune corrélation appréciable. Bien plus, il n'y a pas
de différence entre les meilleurs ouvriers et les plus médiocres si,
au lieu de leur demander un travail prolongé, on n'exige qu'une
épreuve de courte durée empruntée au travail industriel lui-même
(renouer des fils cassés et remettre en marche le métier). P. G.
1228. — G. L. FREEMAN. — The spread oî neuromuscular activity
during mental work {La diffusion de l'activité neuro-musculaire
durant le travail mental). — J. of gen. Ps., V, 4, 1931, p. 479-493.
Maintes variations du comportement dépendraient de la forme
de diffusion de l'excitation, sur laquelle on manque de données
précises. L'A., qui a employé un appareil à leviers appliqués contre
les régions déformées par la contraction, reproduit des enregistr
ements de l'activité de certains groupes musculaires (quadriceps, bras,
mâchoires) durant diverses tâches. Pour une flexion du doigt, la
diffusion est en raison de l'intensité de la contraction. Pendant
l'attente d'un bruit, soit intense, soit voisin du seuil, la diffusion est
plus prononcée dans le 2e cas. En général, elle est étendue et variable
si le sujet doit seulement percevoir, limitée au groupe en jeu si le
sujet doit réagir. Pendant le travail mental elle se montre très va
riable, même chez un sujet. Elle se réduit progressivement au cours
de l'apprentissage de syllabes ou d'un test de poursuite manuelle.
G. D. ACTIVITÉ ET TRAVAIL. RÉACTIONS. LATENCE 747
1229. — J. B. STROUD. — The role of muscular tensions in stylus
maze learning {Le rôle des tensions musculaires dans V apprentissage
du labyrinthe à stylet). — Apparatus for measuring muscular
tensions (Appareil pour la mesure des tensions musculaires). —
J. of exp. Ps., XIV, 1931, p. 184-185 et 606-631.
On mesure la pression exercée par les doigts sur un stylet (employé
dans le parcours d'un labyrinthe) au moyen de la gaine pneumatique
qui entoure le corps de l'appareil. D'autre part la pression verticale
exercée sur le labyrinthe s'évalue par la dépression d'un ressort
contenu dans la partie supérieure du stylet. Les deux pressions sont
transmises à un appareil enregistreur.
Cet appareil permet d'étudier les facteurs qui s'expriment dans
ces pressions. La tension musculaire paraît augmenter avec la diff
iculté de la tâche, mesurée par le nombre des erreurs. D'autre part
elle diminue dans les essais consécutifs avec des labyrinthes diffi
ciles, tandis qu'elle augmente dans les mêmes conditions avec les
modèles plus faciles. Elle augmente aussi dans la dernière des
trois épreuves qui attesteront le succès définitif. Il y a un certain
parallélisme entre la tension et la vitesse du dressage, L'apprentissage
dans tous ses aspects mesurables, bénéficie de l'accroissement arti
ficiel de tension que l'on produit dans la main qui tient le stylet,
en obligeant le sujet à faire avec l'autre main un effort considerable.
P. G.
1230. - B. JOHNSON et M. WILSON. - Strength of child's grasp
in complicated responses (La force de la pression de la main chez
[| V enfant dans des réponses compliquées). — Child Dev., II, 1931,
p. 115-124.
Au moyen d'un stylet enregistreur spécial, on inscrit, chez vingt
enfants de cinq ans, les variations de la pression de la main sur
l'appareil dans des exercices de tapping simple ou composé (frappe
sur deux plaques alternativement), limités à une minute ou prolongés
pendant deux minutes. On trouve des types variés de courbes :
pression initiale faible ou forte, croissance ou décroissance, variation
progressive ou irrégulière. Il y a souvent renforcement de la pression
de l'épreuve simple à l'épreuve composée ou prolongée. La vitesse
se rencontre aussi bien avec des pressions légères qu'avec des pres
sions fortes. Les irrégularités sont un indice d'efforts compensateurs
de l'insuffisance du rendement. P. G.
1231. — R. HAEFNER. — The relation between hand and foot
tendencies of children (Rapport entre les tendances de la main et
du pied chez Venfant). - J. of genet. Ps., XXXVIII, 1930, p. 338-
. 351.
La droiterie ou la gaucherie dans les activités de la main s'accom-
pagne-t-elle d'une tendance à se servir plus spécialement du pied
correspondant à la main préférée ? Sur un groupe de 136 enfants
formé d'un nombre égal de gauchers et de droitiers, on a étudié
les tendances de chaque sujet dans 8 occupations manuelles et dans
4 activités entraînant l'usage du pied.
j€ En fait la prédominance d'un pied sur l'autre est peu marquée

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