Réactions Organiques : Circulation, Respiration. Réflexe Psycho-Galvanique - compte-rendu ; n°1 ; vol.28, pg 515-521

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1927 - Volume 28 - Numéro 1 - Pages 515-521
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1927
Lecture(s) : 23
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins

3° Réactions Organiques : Circulation, Respiration. Réflexe
Psycho-Galvanique
In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp. 515-521.
Citer ce document / Cite this document :
3° Réactions Organiques : Circulation, Respiration. Réflexe Psycho-Galvanique. In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp.
515-521.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1927_num_28_1_6459515 PSrCHOPHYSlOLOGIE
cologiques sur le problème du sommeil). — Arch. f. exp. Path. u.
pharm., CXX, 1927, p. 229-258.
Apparition du sommeil chez le chat après injection de 1 à 2 mill
igrammes de chlorure de calcium dans un centre très délimité situé
juste au-dessus et en arrière du chiasma optique. L'injection de KC1
au contraire a des effets stimulants. Ces faits confirment l'opinion
de Cloetta pour lequel le calcium pendant le sommeil passerait du
sang dans les tissus cérébraux. P. B.
557. — C. LAND IS. — Electrical phenomena of the body during
sleep [Les phénomènes électriques du corps pendant le sommeil).
— Am. J. of Ph., LXXXI, 1927, p. 6-, 9.
Pas ou peu de modifications de la résistance électrique du corps
pendant le sommeil. L'auteur n'a pu confirmer les travaux de Chamb
ers et Richter pour lesquels la résistance apparente du corps s'élè
verait pendant le sommeil et permettrait de mesurer la profondeur
de ce dernier. P. B.
3° Réactions Organiques :
Circulation. Respiration. Réflexe Psycho-galvanique, etc.
558. — J. TINEL. — Etudes sur le pouls cérébral. — Enc, XXII,
4, 1927, p. 229-244.
Bien des variations du pouls cérébral (examiné chez les trépanés)
se ramènent à des causes hydrostatiques et aux réactions compensat
oires qui s'ensuivent : en particulier les plus marquées d'entre elles
succèdent à des inclinaisons de la tête qui modifient diversement
l'arrivée du sang par la carotide. Il faut tenir compte aussi du liquide
céphalo-rachidien qui s'interpose entre la masse cérébrale et l'appar
eil enregistreur, ainsi que de la position plus ou moins élevée ou
déclive de la brèche osseuse.
Ces causes d'erreur éliminées, il est manifeste que la circulation
cérébrale subit certaines actions régulatrices, mais qui présentent la
plus grande variabilité chez le même individu et pour la même exci
tation. D'une façon générale la vaso -constriction répond aux excita
tions fortes et prolongées, pénibles, douloureuses et désagréables,
répétées ou se produisant chez des sujets fatigués, énervés.
La vaso-dilatation, qui est produite par des excitations légères
indifférente, ou agréables, se rencontre aussi après des excitations
particulièrement violentes.
Les variations de la circulation cérébrale sont tantôt du même
sens que dans les autres organes et tantôt de sens différent. Chacun
semble réagir de façon autonome.
Le cerveau possède une innervation vaso-motrice, comme le dé
montrent les réactions régulatrices qui ramènent lentement le pouls
à son état initial, ou qui en freinent brusquement les variations. Il
subit l'action, -des excitations qui intéressent le domaine entier du
sympathique et des substances qui entraînent la vaso-constriction
ou la vasp -dilatation. Mais pour l'adrénaline la vaso-dilatation se 516 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
substitue à la vaso-constriction. Très remarquable également l'action
de l'oxygène, qui entraîne une vaso-constriction allant jusqu'à eff
acement complet du pouls.
Si les variations de la circulation cérébrale n'ont aucun rapport
spécifique avec l'activité cérébrale, leur importance paraît grande en
pathologie. Les crises dites oculogyres de l'encéphalite léthargique
semblent être sous leur dépendance et peuvent être en tout cas,
soit provoquées, soit interrompues, en provoquant soit une vaso
constriction, soit une vaso-dilatation. H. W.
559. — G. DUMAS et J. TIN EL. — Recherches sur les variations
de la circulation cérébrale au cours des efforts d'attention et des
petits chocs émotifs. — Enc, XXII, 2, 1927, p. 138-140.
Les variations considérables de la circulation intracrânienne
étaient considérées par Mosso comme la traduction du travail céré
bral. Reprenant avec Tinel des expériences qu'il avait autrefois
entreprises avec François-Franck, Dumas constate, en enregistrant
le pouls cérébral de trépanés, qu'il se modifie sous l'influence de
causes parfaitement banales : vaso-dilatation par stase veineuse
dans l'apnée en expiration, modification mécanique par flexion,
extension du cou, rotation ou inclinaison de la tête ; vaso-dilatation
passive en rapport avec l'hypertension passagère et la vaso-constric
tion périphérique de l'émotion.
Toutes ces modifications sont la répercussion passive de variations
plus ou moins généralisées ou lointaines. D'autres sont liées à Pacti-
vité du cerveau lui-même. Mais pour la même excitation, elles sont
de sens opposé suivant l'instant, et dans les rapports les plus chan
geants avec les variations circulatoires des autres organes.
D'une façon générale pourtant il y a plutôt vaso-dilatation pour-
les petits efforts d'attention et les petits chocs émotifs, vaso-const
riction dans les émotions fortes. La vaso-constriction est d'au.tan,t
plus intense et prolongée qu'il s'agit d'un sujet plus impressionnable
ou momentanément plus fatigué, plus énervé. Le cerveau ne diffère
pas à cet égard d'un territoire périphérique ou d'un viscère quel
conque. H. W.
560. — J. TINEL, A. LAMACHE et J. DUB AR. — Concordance
des renseignements fournis sur la circulation cérébrale et la tension
céphalo-rachidienne par la ponction lombaire et le manomètre de
Claude, l'examen de la tension rétinienne, et l'étude sphygmomé-
trique du pouls cérébral chez les trépanés. Importance de l'étude de
la tension rétinienne dans les affections nerveuses et mentales. —
Enc, XXII, 9, 1927, p. 712-715.
La courbe sphygmométrique des trépanés donne à la fois le pouls
cérébral et des dilatations ou des diminutions de volume qui sont en
rapport avec l'hyper et l'hypotension. Mais elle ne peut être obtenue
que chez les trépanés. La ponction lombaire ne donne que la tension
et il est impossible de la renouveler trop fréquemment. Par contre,
l'examen de la circulation rétinienne est des plus faciles. La pulsa
tion apparaît dès que la compression exercée sur l'artère par le U- PSVCHOPHYSIOLOGIÉ 5l9
quide céphalo-rachidien équilibre à peu près la tension artérielle.
Les termes de ce rapport sont naturellement variables.
Les réactions émotives s'accompagnent soit d'hypertension, soit
d'angiospasme. Dans la psychose maniaque-dépressive l'excitation
est marquée par de l'hypertension et par de plus grandes pulsations ;
la dépression, de même que les états neurasthéniques, par de l'hy
potension et de la vaso-constriction. La variabilité est grande chez
les épileptiques. L'examen serait à faire dans la crise hystérique,
dans la migraine. H. W.
661. — H. CLAUDE, A. LAMACHE et J. DUBAR. — Etüde de
quelques modifications provoquées de la tension rétinienne et
céphalo-rachidienne. — B. B., XCVII, 1927, p. 1209-1211.
Il y a parallélisme habituel des variations de la tension
et de la tension du liquide céphalo-rachidien, mais avec une indépen
dance relative.
La douleur du pincement (dont l'action s'émousse vite) l'apnée
d'effort, donnent bien une hypertension parallèle. H. P.
662. — C. W. DARROW. — Sensory, secretory and electrical changes
in the skin following bodily excitation (Changements sensoriels,
secréioires et électriques dans la peau à la suite d'excitation sotna- 197-226.'
tique). — J. of exp. Ps., X, 3, 1927, p.
Le réflexe galvanométrique a été attribué à des changements
dans la sécrétion des glandes sudoripares. Y a-t-il parallélisme entre
les deux phénomènes ? Un appareil sensible à l'humidité de la peau
est constitué par une électrode de zinc avec une ouverture centrale
au-dessus de laquelle sont tendus des fils de soie imprégnés d*une
solution saline déliquescente ; un courant d'air sec arrive à l'endroit
où l'électrode est appliquée ; s'il se charge d'humidité au contact
de la peau, il la cède au réseau de fils de soie dont il diminue la résis
tance électrique, mesurée par un galvanomètre. Un autre galvano
mètre intercalé dans un deuxième circuit permet de mesurer dire
ctement le réflexe obtenu dans la même région du corps. L'appareil
est très sensible ; en le promenant sur une surface parfaitement
sèche, il accuse une déviation au passage d'une ligne sur laquelle
on vient de passer le doigt.
On emploie comme stimulant des piqûres, des bruits soudains, dés
éclairs lumineux, des odeurs, etc. Dans un exemple (paume de la
main), 1 s., 2 après l'application du stimulus, il y a une déviation
négative (A) de 1,8 ; à 3 s., 7, déviation positive (B) ; à 3 s., 1, réac
tion de l'appareil enregistreur d'humidité, atteignant son maximum
à 11 s., et revenant ensuite lentement à la normale (C). La déviation
négative (A), si elle n'est pas artificielle, est caractérisée par une
diminution du potentiel de la surface du corps sans changement de
la résistance ; puis dans la phase suivante (entre B et C), le potentiel
augmente d'abord puis diminue ensuite, pendant que la résistance
diminue d'une façon considérable pour revenir ensuite le
ntement à la normale. Si on tient compte du temps de latence de l'ap
pareil enregistreur d'humidité (d'ailleurs directement mesurable),
on peut dire que la diminution de la résistance est en rapport avec la ÖiÖ ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sécrétion ; les changements de potentiel sont en rapport avec la
dépolarisation au niveau des membranes et ensuite avec les chan
gements de la concentration des ions dus aux variations d'humid
ité au niveau des électrodes. »
On a étudié aussi un phénomène sensoriel décrit par les sujets
comme sensation locale ou irradiante de chair de poule, chaud et
froid, tension. Sa durée paraît en rapport avec l'intensité du stimul
us, qui d'autre part conditionne celle des phénomènes physiolo
giques. Un certain degré de relâchement musculaire est favorable
à l'observation du phénomène subjectif (qui en est même peut-
être un effet). Il est difficile de préciser le rapport entre cette sensa
tion et le degré d'humidité de la peau. P. G.
563. — GURT P. RICHTER. — A study of the electrical skin
resistance and the psychogalvanic reflex in a case of unilateral swea
ting (Etude de la résistance électrique de la peau et du réflexe psy
chogalvanique dans un cas de sudation unilatérale). — Brain, L,
1927, p. 216-235.
Chez un sujet ayant une affection du sympathique dans la région
thoracique (tumeur ?) la sudation se trouvant abolie dans la face,
le membre supérieur et le haut du thorax, du côté gauche, l'auteur a
pratiqué une série de recherches.
Du côté affecté le réflexe psychogalvanique (un coup de pistolet)
a fait entièrement défaut, ce qui montre bien sa dépendance tout
au moins vis-à-vis du sympathique (la résistance de la peau étant
plus élevée malgré une température plus haute, 139.000 ohms contre
55.000 à la paume, 231.000 contre 195.000 au dos de la main).
En utilisant paume et dos de la main du côté sain, puis paume
saine et dos de la main de l'autre côté, et inversement, R. a pu obte
nir des réflexes montrant qu'une déviation brève et rapide (surve
nant après 1 à 2 secondes) relève de la paume de la main et exclus
ivement (et dépend des glandes sudoripares, comme le prouve son
absence chez un sujet congénitalement dépourvu de glandes) et
qu'une déviation lente et prolongée, survenant au bout de 4 se
condes, relève aussi bien de la paume que du dos de la main, et
dépend probablement d'activités des capillaires et des cellules épi-
théliales. (Voir figure page 519).
L'atropine est restée sans effet du côté affecté (augmentant la
résistance du côté sain), tandis que la pilocarpine a provoqué une
sudation intense immédiate de la région affectée avec chute de la tombant presque à zéro (l'effet sur le côté sain étant bien
moindre et plus lent), ce qui semblerait indiquer une action sécrétoire
périphérique de la pilocarpine.
Le bain d'air chaud (qui accroît la sueur, diminue la résistance et
augmente la réponse psychogalvanique du côté sain) a été sans effet
du côté affecté. H. P.
564. — R.-J.-S. MC DOWALL et H.-M. WELLS. — The Skin-
constrictor (psychogalvanic) reflex (Le réflexe constricteur de la peau
ou psychogalvanique). — Nature, N° 544, octobre 1926.
Les auteurs n'admettent aucun rôle des glandes sudoripares dans 519 PSYCHOPHYSIOLOGlfi
le réflexe psychogalvanique, qui résulterait d'une simple vaso-cons-
triction cutanée abaissant la résistance électriqne de la peau (qu'élè
verait la vaso-dilatation, à rencontre de l'opinion commune) !
L'excitation émotionnelle agit comme la stimulation sensitive (vaso
constriction de l'oreille du lapin sous l'action du bruit) et représente
une modalité de la préparation à la défense.
0
\ Y
A. gauche. paume Paume Dos de de — main gauche. F. Paume droite, — et C. dos paume Paume de main de gauche. de main droite — droite, — (Richter). E. B. Paume dos Dos de et gauche. dos main de droite, — main D.
Il est curieux de voir reprendre la théorie circulatoire du réflexe
psychogalvanique (sous une forme d'ailteurs plutôt paradoxale),
alors que ce réflexe se produit dans un doigt complètement anémié,
comme je l'ai montré il y a seize ans déjà. H. P.
565. — H. -M. WELLS. — The effect of the circulation on the &5S0 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
f; electrical resistance of the skin of man ( Effet de la circulation sur la
£ résistance électrique de la peau humaine). — Q. J. of Ph., XVIII,
^1, 1927, p. 33-44. — H.-M. WELLS et H.-B. DENSHAM»
— The mechanism by which the electrical resistance of the skin I Ë is altered (Le mécanisme au moyen duquel s'effectue le changement de
& résistance de la peau). — Id., 2 p. 175-184.
p Les expériences relatées dans ces articles visent à renouveler l'i
nterprétation du mécanisme physiologique de la réaction psycho
galvanique. Les conclusions d'Aveling, d'après lesquelles toute
vaso-constriction amènerait une chute de résistance de la peau, sont
d'abord confirmées pour l'homme, par une série d'expériences dont
aucune ne paraît absolument démonstrative, mais qui frappent par
la convergence de leurs résultats. Les variations de la vitesse du flux
sanguin, de la température cutanée ou de la pression sanguine, ne
sont pas les facteurs agissants. L'arrachement des couches successives
de la peau dans la région traversée par le courant montre que c'est
dans l'épiderme que la plus grande partie du changement de rési
stance a lieu, bien qu'alors on ne puisse mettre en cause le réseau
vasculaire. En étudiant d'autre part comment varie la résistance
de fragments de peau diversement tendus, les auteurs sont arrivés
à penser qu'il s'agit d'une action purement mécanique, d'un étiremerit
exercé sur l'épiderme par les boucles vasculaires contenues dans le
derme.
Ces faits sont très intéressants, mais ils ne semblent pas expliquer
pourquoi l'intensité de la réaction galvanique se trouve liée à la
richesse en glandes sudorales, sur le rôle desquelles il n'est fait au
cune allusion au cours de ces articles. A. F.
566. — T. LEWIS et Y. ZOTTERMAN. — Vascular reactions
of the skin to injury. VIII. The resistance of the human skin
to constant currents, in relation to injury and vascular response
(Réactions vasculaires de la peau aux traumatismes. VIII. Rela
tion de la résistance de la peau humaine aux courants constants,
vis à vis du traumatisme et de la réponse vasculaire). — J. of Phy-
siol., 1927,p. 280-288.
La résistance élevée de la peau aux courants galvaniques dépend
de sa couche cornée superficielle et non des cellules cutanées vivantes.
P. B.
567. — H.-E.-O. JAMES et R.-H. THOULESS. — A note on the
effect of polarisation in psycho-galvanic experiments (Note sur les
effets de la dans l'étude du réflexe psycho galvanique).
— Br. J. of Ps., XVII, 1, 1926, p. 49-53.
Dans un travail précédent, T. avait cru démontrer que les effets
de la polarisation étaient négligeables dans l'étude du réflexe psy
chogalvanique. Des expériences ultérieures l'ont amené à reconnaître
que cette affirmation n'était pas exacte. Ces effets sont grands et il
n'y a pas de méthode permettant de les mesurer d'une façon précise.
T. conseille, pour pouvoir comparer les résultats obtenus, de men
tionner toujours si la mesure de la résistance a été faite avec le pont
de Wheatstonè ou en circuit direct. G. P. SENSATION ET PERCEPTION. GENERALITES 521
568. — C.-H. SYZ. — Psycho-galvanic studies on sixty-four medical
students (La réaction psychogalvanique chez 64 étudiants en
médecine). — Br. J. of Ps., XVII, 1, 1926, p. 54-69.
La réaction psychogalvanique est en rapport avec la constitution
émotionnelle du sujet. Elle présente pour chaque individu un en
semble de caractéristiques assez constant. La rapidité de la réaction,
la forme de la courbe, ses irrégularités varient avec chacun. La fr
équence des réactions donne une mesure de l'aptitude à l'émotion,
l'amplitude indique l'intensité de l'état émotionnel, qui donne aussi
naissance à des ondes secondaires (réponse prolongée). Parfois il se
produit des réactions spontanées (sans excitation extérieure) ; elles
signifient que le sujet est particulièrement émotif et qu'il est sensible
à des stimuli internes. L'irrégularité de la courbe galvanique corres
pond à l'instabilité et au déséquilibre émotionnel, comme le montrent
les recherches faites sur des sujets pathologiques. Le réflexe psycho
galvanique peut donc être utilisé pour déceler les traits caractéris
tiques de la constitution émotionnelle d'un groupe de sujets ou même
d'un sujet déterminé.
Les stimuli employés par S. étaient une liste de 50 mots» des
excitants sensoriels, etc. L'auteur reconnaît lui-même ce que ce
procédé a d'un peu artificiel. Les sujets ont réagi à environ un tiers
des mots présentés. Les sujets qui réagissent le moins souvent sont
aussi les mieux équilibrés au point de vue émotionnel. Les individus
qui donnent beaucoup de réactions ont en général une résistance
électrique faible ; mais la réciproque n'est pas vraie. G. P.
V. — Sensation et Perception
généralités. lois de la sensation et de la perception.
La Forme. Synesthésies. Illusions et Sens Spatial.
569. — MARCEL FOUCAULT. — Cours de Psychologie. — II.
Les sensations élémentaires. — In-8 de 264 p. Paris, Alcan,
1928. Prix : 20 francs.
F. continue courageusement la publication d'un cours qui doit
comprendre un grand nombre de volumes.
Le deuxième tome est consacré aux sensations, et il se montre
d'une rédaction très personnelle et originale, ne faisant nullement
double emploi avec des Traités dans lesquels on cherche à donner
un exposé documenté et objectif de l'état actuel de la science : F. donne
le résultat de ses réflexions et de ses recherches, de ses études bibli
ographiques sur les questions qu'il a lui-même approfondies, laissant
de côté les autres ou passant très vite sur elles.
Aussi, dans ce volume sur les sensations élémentaires ne doit-on
pas s'étonner d'un déséquilibre qui surprendrait dans un traité : Sur.
260 pages de texte, il y en a juste la moitié, soit 130, consacrées aux
sensations cutanées, et dix fois moins, une douzaine, aux sensations
auditives. C'est que l'auteur n'a pas l'ait de recherches personnelles

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.