Réactions organiques respiration circulation reflexe psycho-galvanique etc - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 654-664

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L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 654-664
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
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3° Réactions organiques respiration circulation reflexe psycho-
galvanique etc
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 654-664.
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3° Réactions organiques respiration circulation reflexe psycho-galvanique etc . In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp.
654-664.
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664 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
lent vers celui-ci. Les facteurs étudiés ont été princip*älement la teneur
en acide lactique, la consommation supplémentaire d'oxygène, le pH
et la réserve alcaline, le sucre Sanguin. A. F.
818. — E. N. BRUSH. — Observations on the temporal judgment
during sleep [Observations sur l'appréciation du temps pendant le
sommeil). - Am. J. of Ps., XLII, 3, i930, p. 408-411.
B. étant lui-même sujet pendant ces expériences s'est à 50 reprises
fixé, avant le coucher, l'heure de son réveil, et a noté le lendemain la
divergence entre le moment choisi et celui où le sommeil a vraiment
pris fin. Les heures du coucher et du réveil et la longueur du sommeil
assigné ont varié d'une expérience à l'autre. La durée moyenne des
intervalles d'erreur a été bien moins grande que celle à laquelle on
aurait pu s'attendre dans le cas d'une habitude établie, fait qui t
émoigne en faveur d'une certaine capacité du sujet à apprécier le
temps pendant le sommeil. Certaines conditions semblent favoriser
le « jugement », parmi lesquelles l'état physique général, la durée et
le caractère du sommeil, l'activité mentale précédant la déterminat
ion du réveil, l'éclairage de la pièce, le mobile du réveil.
A. B.-F.
81Ö. - A. BOYNTOW et F. L. GOODENOUGH. - The posture of
nursery school children during sleep (Position des enfants des
crèches pendant le sommeil). — Am. J. of Ps., XLII, 2, 1930,
p. 270-278. .
Lés positions et les mouvements des enfants pendant le sommeil
ont été observés sur 56 bébés pendant le repos de l'après-midi. Les
changements de position se produisent en moyenne à raison de 1 par
25 minutes, pour une durée moyenne de sommeil de 79 minutes.
Les enfants restent généralement couchés sur le côté, et un peu
plus fréquemment sur le droit que sur le gauche ; vient ensuite la.
position sur le ventre et en dernier lieu celle suivie d'os. D'autre part,
il n'est pas exact, comme on le pensait, qu'on dorme ordinairement
couché sur le bras préféré. Au contraire, des corrélations de -f- 0,530
entre la dextralité et la durée du sommeil sur le côté gauche, et de
-+- 0,338 entre la préférence pour la main gauche et le sommeil sur le
côté droit ont été observées.
Les bébés qui bougent le moins pendant le sommeil sont aussi ceux
qui s'endorment le plus vite. Les mouvements consistent général
ement dans des changements complets d'attitude et sont plus rares
pendant la première partie du sommeil. A. B.-F.
3° Réactions Organiques. Respiration. Circulation. Réflexe
psycho-galvanique, etc. 1
820. — H. R. FOSSLER. — Disturbances in Breathing during sfutte-
fiüg (Troubles respiratoires dans lé bégaiement). — Ps. Mon., XL,!,
(181). 1930 Univ. of Iowa Studies in Ps., XIII, p. 1-32.
L'amplitude respiratoire ne présente pas de différences systéma-
1. Voir aussi les n°" 184,185,191, 195, 196, 438, 1088 à 1093. 655 P8YGUOPHÏ81OLOG1E
tiques chez les bègues et les normaux, mais lös premiers présentent
une variabilité plus grande dans la durée de l'inspiration et de l'expi
ration, et surtout leur variabilité à ce point de vue au cours du lan
gage est trois fois plus grande que chez les normaux. Ils ont des ano
malies fréquentes dans le type respiratoire, des arrêts au cours de
l'expiration, et des aspirations prolongées, des spasmes, etc. H. P.
821, — G. COLUGCI. — Lo stimolo degli sîoirzi respiratori sull' atti-
Vita cérébrale {L'influence des efforts respiratoires sur l'activité
cérébrale). - Riv, di Psic, XXVI, 4, 1930, p. 240-247.
On a beaucoup étudié l'action du cerveau sur les processus respi-
ratoireSj l'A. étudie l'inverse, l'influence de la respiration sur l'acti
vité cérébrale. Les expériences qu'il a faites montrent dans quelles
proportions notables, par une variation de pression vasculaire* se
modifie le volume du cerveau en même temps que le décours des
fonctions motrices et psychiques. Les graphiques que l'A. obtient
lui font conclure que l'appareil respiratoire peut, plus que tout autre
organe, être considéré, par rapport au cerveau, comme un régulateur
important de la vie. S- H.
820. — R. NYSSEN. — Leâ variations pléthysmographiques des
extrémités aous l'influence de la douleur chez l'homme. — J. de N.
et de Ps., XXX, 12, 1930, p. 842-850.
L'A. a enregistré chez 18 sujets, la réaction pléthysmographique
suivant une excitation douloureuse assez intense. Sur 159 expériences
il y a eu variation dans 146 cas, variation qui fut positive (augmentat
ion de volume de la main) dans 105 cas soit 72 %. Il semble donc que
soit erronée l'opinion de divers auteurs qui pensent que la réaction
normale à la douleur est une vaso-constriction, qui devrait entraîner
une diminution de volume. Mais les choses ne sont pas si simples. La
réaction finale est un complexe où intervient une modification de la
pression artérielle qui augmente sous l'influence de la douleur. C'est
cette augmentation qui empêcherait la vaso-constriction de se tra
duire par une diminution du calibre des vaisseaux, mais celle-ci serait
bien la réaction normale dans la majorité des cas. Courte bibliogra
phie. M. F.
8Ä3. — R. NY8SEN. — Les signes objectifs de la douleur. Vérifica
tion expérimentale du test dé Mannkopf- Rumpf. — J. de N. et de
Ps., XXX, 6, 1930, p. 319-333.
Revue générale de la question des tests objectifs de douleur, avec
une bibliographie de 59 nos. On connaît la difficulté de trouver des
signes objectifs de la douleur. Les modifications secrétoires et humor
ales, celles des échanges respiratoires, sont d'une interprétation
encore très délicate. Le réflexe psycho-galvanique est beaucoup trop
sensible même aux impressions sensitives et sensorielles infra-dou
loureuses. Les modifications respiratoires n'ont rien de bien caractér
istique, et peuvent être influencées facilement par le sujet. Les réac
tions pléthysmographiques relativement constantes, offrent de
réelles difficultés d'enregistrement, ce qui restreint leur emploi cl
inique. Mannkopf, Rumpf« et quelques autres auteurs pensent avoir 656 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
trouvé un test valable de l'existence de la douleur dans l'accélération
cardiaque, facilement mesurable par l'enregistrement du pouls.
L'auteur a repris cette méthode et en s'entourant de toutes les pré
cautions utiles, a refait 168 inscriptions chez 43 sujets. Il a pu noter
une accélération dans 60,12 % des cas, une égalité dans 13 % et
une diminution 25,78 % des cas. Il semble donc que cette réac
tion à la douleur soit trop peu constante pour pouvoir être considérée
comme un test valable de douleur. Au contraire, et malgré les diff
icultés d'observation qu'elle présente dans certains cas, la réaction
de dilatation pupillaire serait beaucoup plus constante ainsi que la
modification de la pression sanguine. Cependant on sait que dans les
deux cas de nombreuses exceptions doivent encore être envisagées,
ce qui fait qu'en définitive il semble que seule une batterie entière de
tests puisse permettre des conclusions nettes quant à l'existence de la
douleur. M. F.
824. - R. NYSSEN et J. HELSMOORTBL. - L'influence des
excitations auditives intenses sur la pression artérielle ches les nor
maux et chez les sourds labyrinthiques. — J. de N. et de Ps., XXX,
1, 1930, p. 47-50.
Dix sujets normaux et onze sourds labyrinthiques ont été examinés.
L'excitation était produite par des sons graves et aigus très intenses,
appliqués au contact de l'oreille ou à distance. Pour les sons graves,
l'augmentation chez les normaux de la pression est proportionnelle
à l'intensité du son (de 0,21 à 1,33 cm. Hg. pour la pression maxima,
de 0,30 à 0,96 pour la minima). Résultats comparables pour les sons
aigus. L'excitation par sonnerie électrique n'a donné, par contre,
aucun résultat. Sur les onze sujets sourds, cinq seulement n'ont pas
présenté d'augmentation de pression, les autres en ont offert dont
l'amplitude est tout à fait de l'ordre observé chez les normaux. On
peut en conclure que l'excitation auditive intense influence probable
ment la pression sanguine par l'intermédiaire de fibres extraco-
chléaires, et que l'absence ou la présence des modifications de pres
sion ne peut servir de test certain d'excitabilité ou d'inexcitabilité
cochléaire. M. F.
825. — G. LANDIS. — Blood pressure changes in deception. A reply
(Les changements de pression sanguine dans la simulation. Une
réplique). — J. of comp. Ps., X", 4, 1930, p. 441-443.
L. discute certaines critiques de ses expériences. Il n'a pas seul
ement tenu compte de résultats moyens, mais aussi des données indi
viduelles. En lui reprochant de renoncer à faire état d'une probabil
ité de 82 %, Ghappell se contredit, puisqu'il renonce lui-même à
tenir compte d'une probabilité supérieure. P. G.
826. — A. PUCA. — Alterazioni bio-serologiche nelle scosse emozio-
nali (Modifications bio-sérologiques dans les chocs émotifs). — Riv.
di Psic, XXVI, 2, 1930.
L'auteur étudie les modifications bio-sérologiques consécutives
aux chocs émotifs. Il attire l'attention sur une diminution très grande,
la presque disparition de la réaction, du complément de sérum dans les PSYCHOPHYSIOLOGIE 657
chocs émotifs. Il trouve dans différents états morbides des degrés di
vers de cette diminution : dans l'anxiété elle est plus grande que
dans les états mélancoliques purs ; elle est aussi considérable dans les
névroses traumatiques. La réaction disparaît ou presque dans les crises
épileptiques, les chocs émotifs, les chocs anaphylactiques, dans l'e
mpoisonnement peptonique. Ceci fait penser qu'il s'agit ces
cas d'introduction dans l'organisme de protéines ou de fractions
protéiques non réduites à l'état d'amino-acides. Tout antigène psy
chique peut être comparé à cette fraction protéique par laquelle une
émotion, la peur par exemple, désagrège les groupements protoplas-
miques en les introduisant dans la circulation et en produisant ainsi
un syndrome très semblable à l'empoisonnement peptonique.
On rencontre souvent une inversion de la formule leucopénique
dans des formes d'émotions graves ; le calcium du sang et la réserve
alcaline ont dans beaucoup de cas une tendance à la diminution.
Le pH des urines des épileptiques est fixe. Sur 12 cas l'auteur en a
trouvé 7 avec hyperglycémie. Dans les émotions l'hyperglycémie est
extrêmement rare. Dans 4 cas l'A. a trouvé un taux de cholestérine
du sang augmenté. S. H.
827. - S. A. SCHTSCHERBAKOW, W. S. SIMNITZKY, A. A.
WISGHNEWSKY, W. R. DIMITRIJEW. - Der Einfluss des
Schmerzreizes auf die Nebennierensecretion und den/ Blutzucker
(Influence de l'excitation douloureuse sur la sécrétion surrénale et
sur le sucre du sang). - Pf. A., CCXXIV, 5, 1930, p. 670-671.
L'excitation faradique d'un nerf centripète (sciatique) provoque
l'hyperglycémie, effet transmissible à un autre animal par l'injection
du sang recueilli dans la veine surrénale. Au contraire, si l'on exclut
les surrénales (ligatures nerveuses ou vasculaires) , le sucre sanguin
diminue dans les mêmes conditions d'excitation : c'est qu'alors per
siste seul l'effet d'assimilation dû à la sécrétion pancréatique, excitée
également par voie réflexe, effet préalablement masqué par l'entrée
en jeu des produits mobilisateurs de sucre, de la sécrétion surrénale.
A. F.
828. — L. E. RACKLEY. — The Blood Pressure and Galvanic
Reflex as Indicators of Emotional States {La pression du sang et
le réflexe galvanique comme signes d'un état émotif). — J. of appl., '
Ps., XIV, 5, 1930; p. 497-504.
Expériences sur dix sujets de 13 à 17 ans, dont on a noté la pression
du sang et le réflexe psycho-galvanique, — au repos, pendant un tra
vail mental simple et pendant l'excitation émotive. Celle-ci a été
réalisée sous forme de reproches adressés aux enfants par le directeur
de l'internat. Il est vrai, qu'à mesure que les séances se sont prolon
gées, cet excitant semble être devenu moins efficace.
L'augmentation de la pression systolique a été de 1 à 12 millimètres
dans le travail mental, de 7 à 32 millimètres sous l'influence de l'émot
ion. Les variations du réflexe psycho-galvanique ont été de 0,1 à
0,3 milliampères pour le travail mental, de 0,08 à 0,35 dans l'émo
tion. D. W.
psychologique, xxxi. 42 (558 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
829. -*■ E. LINDE. — TJefoer das psychogalvanische Reflexphoëno-
men (Sur le réflexe psycho galvanique). — Z. für Ps., CXV, 1930,
p. 34-90.
La première partie de l'article est une mise au point de nos con
naissances. Il faut distinguer trois phénomènes : le premier est une
polarisation spéciale des tissus vivants sous l'influence des courants
électriques qui les traversent ; le second est une différence de tension
qui s'établit spontanément entre différentes parties du corps : le
troisième consiste en changements plus lents de la résistance électrique
véritable. Le réflexe ordinairement étudié dépend du premier phé
nomène ; il correspond à une diminution momentanée de polarisa
tion et est en rapport avec les fonctions des glandes de la peau.
L'onde est plus ou moins brusque et brève : le type des secousses
brèves est celui qui correspond à une forte respiration (soupir), mais
peut aussi être produit par toute une série de causes d'origine céré
brale. Le phénomène psychique corrélatif a été considéré par les
différents auteurs tour à tour comme réaction affective spéciale,
réaction émotionnelle, attention ou effort d'attention, mise en jeu
d'activité, passage à un degré supérieur de conscience. Aucun de
ces termes ne répond exactement à la variété des faits.
L. apporte ensuite quelques expériences nouvelles. Il trouve le
réflexe dans des émotions primaires (surtout la joie, la colère, la
contrariété) évoquées par le sujet en lisant une rédaction des évé
nements de sa vie personnelle ; il l'étudié aussi chez un très jeune
enfant, à l'occasion de ses rapports avec sa mère et avec ses jouets ;
enfin il le note encore dans la lecture de journaux amusants, au mo
ment où le trait est compris et apprécié. On peut faire affecter par
les sujets chaque plaisanterie d'un coefficient de valeur et le comparer
à la grandeur de ]a déviation observée. On retrouverait ainsi la loi de
Fechner. P. G.
830. - F. J. J. BUYTENDIJK et J. EERELMAN. - La réaction
galvanique de la peau. — Ar. néerl. de Ph., XV, 3, 1930, p. 358-380.
Les recherches sur la réaction galvanique chez l'animal ont eu
surtout pour but de mieux connaître les conditions physiques et
physiologiques, et les bases anatomiques de cet intéressant phéno
mène. Les A. ont pensé avec raison que l'étude des variations de cette
réaction en fonction des excitants employés mériterait d'être entre
prise, et c'est le résultat de leurs recherches sur ce point, effectuées
sur la grenouille, que l'on trouve dans ce mémoire où l'on retrouve la
précision expérimentale et la netteté de conceptions habituelles aux
travaux dé B. Pour eux., la réaction galvanique n'est pas l'expres
sion directe d'un état émotif, mais seulement la résultante d'une acti
vité initiale du système nerveux central, mis en branle par un exci
tant d'une certaine intensité ou, comme ils le disent, d'une certaine
« Gestalt ». lies excitations qui se sont montrées les plus actives sont
celles qui ont pour l'animal une signification biologique, en parti
culier celles qui représentent l'approche d'un danger. Les vibrations
du fond sont parmi les plus actives. Il y a persistance des réactions,
qui peut être assez longue. Là encore, la valeur biologique de l'exc
itant a un rôle plus important que son intensité. Un coup de marteau PSYCKOWïTSTOLGBfE 059
violent sur la table où est placé le cristallisoîr ne donne plus de réac
tion au bout de quelques répétitions, alors que l'approche de la main,
ou qu'un très léger frottement sur là table donne une réaction persis
tant très longtemps. Les excitations par vibrations, sont parmi les
plus actives, alors que les acoustiques ne le sont que si
elles reproduisent le coassement ou le bruit de l'eau qui jaillit. Lès
diapasons, des sifflets, un gong ne donnent rien ou à peu près. Les
excitants caloriques et de courant d'air (souffler sur ta peau, ce qui
représente aussi une action calorique) sont également puissants.
La lumière et ses variations peuvent donner des réactions, mais
à condition d'être employées seules. Les excitations lumineuses mêl
ées à des excitations vibratoires ne donnent plus de résultats au
bout de quelques expériences, les vibrations continuant seules à en
produire. Les excitants visuels employes seuls, ont pu encore être
efficaces à environ trente centimètres de distance, quand on approche
un disque blanc de l'animal. M. F.
881. — O. M. ABEL. — Attitudes and the galvanic sun reflex (Les
attitudes ette réflexe galvanique de la pêota). •— J, of exp. Pi., XIII', 1,
1930, p. 47-60.
A. a recherché le réflexe psychogalvanique dans les attitudes ment
ales qui se produisent à l'occasion de petits problèmes (étonnèmènt,
sentiment de pouvoir ou de ne pas pouvoir répondre, etc.). On obtient
des indices de corrélation ; les réactions galvaniques sont plus nomb
reuses dans les cas de réponses laborieuses et dans les cas où l'i
ntrospection accuse un ehoc on un brusque changement de direction
dans la pensée. P\ G.
882.~ M. M. WHITE. - Relation oî bodily tension to electrical
résistance (Rapports de la tension corporelle aèet là résistance élec
trique). — j. of exp. Ps., XIÎI, 3, 1930, p. 267-277.
La résistance électrique de la peau est comparée dans les états de
résolution (le sujet reste couché, immobile et cherche à dormir) et de
tension (effort physique général où local, effort mental). Trois fois
par minute on mesure la résistance avec un galvanomètre à corde.
D'une façon générale, elle est plus grande dans l'état de résolution
que dans l'effort physique ou dans le calcul mental. P. G.
833. — CARNEY LANDIS. — Psychology ana thé jJsycho-gaivänife
reflexes (La psychologie et les réflexes pspcho-gatvàhiqûès). —
Ps. Rev., XXXVÏI, 1930, p. 381-398.
Alors que les recherches consacrées à l'aspect physiologique du
réflexe psychogalvanique ont permis d'établir un certain nombre de
faits qui mettent en lumière le véritable mécanisme de ce phénomène,
sa signification psychologique continue à rester obscure et à susciter
d'interminables discussions. Le réflexe psycho-galvanique ä été
présenté, en effet, comme un concomitant physiologique de l'émot
ion, de l'effort volontaire, de l'attention, des complexes inconscients,
voire même des états plus intellectuels comme la perception ou
l'idéation. Cette diversité d'interprétation n'a rien, cependant, qui
doive étonner, quand on songe que, dans la plupart des cas, les 660 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
auteurs sont partis d'idées à priori et ont tâché d'associer le réflexe
psycho-galvanique à telle ou telle des principales catégories psy
chologiques. D'pprès L., la signification psychologique de cette r
éponse organique est susceptible d'être exposée comme suit :
a) L'apparition des changements électriques dans la peau devrait
être considérée comme un indice de changements dans l'équilibre
des fonctions physiologiques, dans la peau, se produisant sous l'ac
tion du système nerveux autonome. En ce sens, le réflexe pourrait
être comparé aux variations du métabolisme basai. Il représenterait
le produit terminal des modifications qui surviennent dans les mem-
bianes cellulaires des glandes sudoripares, des variations vaso-
motrices, des changements de température, etc. ; b) La réponse psy-
oho galvanique aurait ainsi à peu près la même signification psycho
logique que celle qu'on attribue aux changements de la pression arté
rielle, ces changements étant en rapport aussi bien avec certaines
excitations physiques et mentales qu'avec des processus internes
dans l'organisme qui n'ont aucune importance psychologique connue ;
a) 11 n'y a pas de preuve péremptoire que le réflexe psycho-galva
nique soit un indice, un critère, ou une mesure de l'une quelconque
des catégories traditionnelles de la psychologie ou d'une combinaison
de celle-ci. En résumé, « le réflexe psycho-galvanique a à peu près
autant de signification, comme indice de l'émotion, qu'un réflexe
pupillaire ou les réflexes vaso-moteurs ». • P. K.
834. — R. BUJAS. — Die psychischen Bedingungen des psycho-gal-
vanischen Phänomens (Les conditions psychiques du phénomène
psycho- galvanique). — Kwart. Ps., I, 1, 1930, p. 40-47. '
Continuation des travaux antérieurs de l'auteur sur la réaction
psycho-galvanique. Les expériences ont été faites à l'aide de stimuli
veibaux (13 mots, 40 sujets examinés).
Les résultats obtenus permettent à B. de formuler ce qu'il appelle
la loi psychogalvanique, à savoir que le phénomène psycho-galva
nique est bien une expression spécifique de sentiments et qu'il
reflète d'une façon objective tous les moments d'une émotion vécue.
La qualité du sentiment est indiquée parla direction de la déviation:
dans les émotions agréables, le courant passe de la main droite à
la main gauche, dans les émotions désagréables, dans le sens contraire,
Piolensité par la grandeur de la déviation, l'évolution dans le temps,
pai la courbe des déviations. * '^ m ■ "
La réaction psycho-galvanique peut être réfrénée par un effort de
volonté, susceptible de créer dans certains cas une attitude d'indiffé-
lence par rapport au stimulus. Il faut, pour l'éviter, que le sujet
ignore le but de l'expérience. *?^ <*>*:•*$«'$«•
Etant donné que toutes les personnes ne réagissent pas de la même
façon, on pourra d'après B. utiliser le phénomène psychogalvanique
onime méthode de recherche dans la psychologie différentielle. Hf
m ^ g! a. r.
835. — R. C. DAVIS. — Factors affecting the galvanic reflex {Fac
teurs agissant sur le réflexe galvanique). — Ar. of Ps., CXV, 1930,
64p. M ■'-'•■■■•■■'.,-■ -.-..■ -.fipü 5i "v ?«*< O«
Avec un dispositif à triodes, présentant certains avantages (possi- PSYCHOPHYSIOLOGIE 061
bilité d'utiliser un oscillographe rapide et surtout de maintenir cons
tant le courant traversant le sujet), l'auteur a étudié quelques aspocts
simples de la réaction psycho-galvanique. Ainsi, il trouve que le phé
nomène est, en moyenne, plus intense lorsque le courant initial est
plus fort, la relation, non linéaire, suggérant un mécanisme de dépol
arisation passagère. Il est d'ailleurs actuellement bien prouvé (Gilde-
meister, Strohl) que la majeure partie de la résistance cutanée (plu
sieurs milliers d'ohms par cm2) est du* à la polarisation, avec contri
bution prédominante de l'anode. Avec de forts stimuli, il y aurait
une certaine persistance de la dépolarisation et abaissement corrélat
if du seuil de l'effecteur : c'est du moins de cette manière que D.
explique l'intéressant phénomène de facilitation qu'il a observé, à
savoir la plus grande efficacité d'un stimulus faible lorsqu'il survient
après un fort.
La grande latence du phénomène est due en partie à la conduction
sympathique, lente, et en partie à l'inertie périphérique. Les stimuli
les plus intenses ont tendance à être suivis d'un plus faible retard,
et il y a une faible corrélation négative entre l'amplitude de la réponse
et la latence. Celle-ci est peu influencée par la durée de chaque stimul
us, mais elle augmente après de longues séries de réactions. Enfin,
il y a une corrélation positive assez nette entre l'amplitude do la
réponse et la durée de sa période ascendante, ce qui met encore en
cause une inertie périphérique, plutôt que centrale. La variabilité
individuelle est considérable, presque aussi grande que l'intervaiia-
bilité. A. F.
836. — CHRISTIAN A. RUCKMICK. - Emotions in termes oî be
galvanometric technique (Les émotions envisagées dans les de la
technique galvanométrique). — Br. J.ofPs., XXI, 1930, p. 149-159.
L'auteur expose les principaux résultats des expériences effec
tuées ces temps derniers au laboratoire de l'université de Iowa et qui
ont eu pour objet la réaction dite « psycho-galvanique ». Quelle »jue
soit la nature du processus physiologique qui se traduit par la dimi
nution de la résistance électrique de l'organisme, les. données expéri
mentales sont assez nettes, dit-il, pour attribuer à ce phénomène une
signification physiologique. Les courbes de déviation obtenues avec
des galvanomètres de sensibilité différente, accusent des caractères
particuliers quand il s'agit des émotions et qui diffèrent notammeni de
ceux qui correspondent à des contractions musculaires ou à des
troubles organiques variés. Ce qui caractérise, en particulier, les
courbes galvanométriques des émotions, c'est une période de latence
ayant une durée moyenne de 5 à 12 secondes. Deux cents expériences,
au cours desquelles des sujets ont fourni la description de leur état
subjectif ont montré, d'autre part, que les émotions d'un ordre plus
primitif, c'est-à-dire celles qui comportent une réaction corpondle
appréciable, se signalent par des variations plus étendues de la coui be.
Au contraire, les états émotifs où prédomine le moment intellec
tuel s'accompagnent d'une réaction « psycho-galvanique » plus al té-
nuée. Il est important de noter qu'il y a un parallélisme très éiioit
entre l'évolution d'un état émotif et le tracé de la déviation du galva
nomètre. Les expérimentateurs de Iowa se sont attachés, en outre, à
l'étude des symptômes de la fatigue observables par la méthode. d%
réaction galvanométrique. Au cours de la fatigue, la résistance élec
trique de l'organisme décroît généralement (sauï quand on emptoi§
l'appareil de Hathaway). Ces. résultats sont assezj encourageants,
suivant l'auteur, pour étendre la méthode galvanométrique à l'étude,
des émotions provoquées par des situations plus complexes.. L'appré->
dation musicale, les effets produits par Je cinéma,* pourraient f
un matériel de recherches du plus haut intérêt. £. K.
H
8a7. — J. F, McCLBNDON et A. HEMINGWAY. -
vanio reflex and polariaatitou-QapaQity oî the skin {Le
galvanique et la capacité 4â pokimatvm dß kk Bmv)- ■"■ Pj> 9f 8«
of exp. B., XXVII, 1929, p. 126-127.
Le réflexe consistant en une diminution d'impédance au courant
électrique dans le corps humain est bien moindre quand on enyisag©,
l'impédance en haute fréquence ; on obtient dans les mêmes. cQndv>
tions une diminution de Q.,93 % au lieu de 43,7 W çoiurant continu-
L'étude comparée de l'impédance et de la capacité de poJÎaj^ga.^Q^
donne, par exemple, après une excitation doutaweuse un passage de
10.0Û0 à 8.aOQ t»> et de 0,035 à 0,032 mfd.
En haute fréquence, l'impédance reste à 9Q0 ^ H. F,
888. reîlex - as Me rebased CLENDON to the et polarization-capacity ^ of the skin [Rapport*
du réflexe psycho galvanique et de la capacité de polarisation de la
peau). - Am. J. Of Ph,, XGiV, 19?Q, p. 77-83.
Le réflexe paycho-galvanique est dû à une modification, dç la
capacité de polarisation des membranes plasmatiqu.e§ des cellules, bor
dant les glandes gudorales dans la peau. La contraction des capillaires
sanguin» est une réaction consécutive à une impression cheminant le.
long du même neri sympathique que l'impulsion, aux glandes sudo«
raies. p. E.
839. - R. H. THQULESS. - Tbe t«olWM»»9
the p«ychogalvanic xeftex pheaomenpn and Ibft phenoroenon qÏ
Tarehanofî {La technique. $e&périmnMim 4v H\km mycha-gol-
vanique et du phénomène de Tçkrfihamii)' — By. J, of Ps., XX, 3, 193Ö
p. 219-240, et 4, 19.30, p. SQ9-321.
Après avoir voulu, à l'aide du réflexe pgyçho-galyanique, déqelef
objectivement les émotions les plus subtiles et analyser le§ rêyes, oa
en revient enfin au point d'où l'on aurait dû partir, c'est-à-dire k
l'étude préalable des facteurs phy iques et à la détermination ration-«
nelle de la meilleure technique. L'auteur, qui a une certaine expé
rience du sujet en tant que psychologue, s'en est parfaitement rendu,
compte et il entre ici dans une discussion physique qui, pour être él
émentaire, n'en risque pas moins de ne pas être inutile. 11 commença
par insister sur la distinction, que certains, ont voulu détruire., entre
le RPG et le phénomène qui se produit en l'absence de source exté
rieur«, et qui est connu sems le nom de phénomène de Tarçihanoft
(Ne chicanons pas sur les questions d'antériorité 1) II tire sa conviction.

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