Recherches expérimentales et comparées - compte-rendu ; n°1 ; vol.26, pg 215-225

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L'année psychologique - Année 1925 - Volume 26 - Numéro 1 - Pages 215-225
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1925
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2° Recherches expérimentales et comparées
In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 215-225.
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2° Recherches expérimentales et comparées. In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 215-225.
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sommes de tout ce qui concerne les mécanismes de la régulation
thermique, d'origine centrale ou périphérique. M. F.
2° Recherches expérimentales et comparées
JOSEF WYSOCKI et LEON ZBYSZEWSKI. — Sur l'influence
réciproque des hémisphères cérébraux. Nouvelles recherches. —
B. B., XCII et XGIII, 1925, p. 1009-1012 et p. 1629-1631.
Chez des chiens et lapins faiblement anesthésiés, les auteurs ont
«xaminé l'effet, sur l'excitation électrique d'une zone sensitivo-mo-
trice de Pécorce (avec enregistrement des mouvements consécutifs),
de l'excitation d'autres régions corticales du même hémisphère ou
de l'autie.
En excitant simultanément les deux régions symétriques, ils ont
constaté dans 92 cas une dynamogénie nette, dans 12 une faible
action inhibitrice ; avec excitation de diverses régions corticales de
l'autre hémisphère et d'une autre région du même hémisphère, dans
35 cas sur 39, il y eut dynamogénie très marquée.
Par action de substances chimiques, en d'autres points, on constata
d'abord sur l'excitabilité de la région motrice une influence inhibitrioe
cédant place à une dynamogénie. H. P.
FREDERIC BREMER. — Recherches sur le mécanisme de l'aetion
de la strychnine sur le système nerveux. I. La strychnine et les
phénomènes d'inhibition. — Ar. int. de Ph., XXV, 2, 1925, p. 131-
152.
La strychnine exagère la réflectivité (avec phénomènes d'iïra-
-diation) ; parmi les manifestations de son action, on a noté une
contraction simultanée de groupes musculaires antagonistes, attribué©
à une inversion de la composante inhibitrice des réflexes, par Sher-
rington.
Mais la strychnine, comme le constate Bremer, ne modifie pas
l'inhibition des extenseurs provoquée par faradisation du lobe anté
rieur du cervelet. A quoi donc est due l'inversion apparente ? C'est
que, si dans l'action cérébelleuse, il y a un pur phénomène d'inhibi
tion, dans l'excitation réflexe il y a à la fois une composante motrice
et une composante inhibitrice : c'est l'exagération de la première,
sans modification, de la seconde, qui entraîne le renversement, lequel
apparaît comme une simple modalité de des irradiations
réflexes dans les centres strychninisés. H. P.
W.-W. PRA\VDICZ-NEMINSKI. — Zur Kenntniss der elektrischen
und der Innervations Vorgänge in den funktionellen Elementen
und Geweben des tierischen Organismus. Etektrocerebrogramen
der Saugetiere (Etude des processus électriques et nerveux des éléments
fonctionnels et des tissus des organismes animaux. Electrocérébro-
grammes des mammifères '. — Pf. A., CCIX, 2-3, 1925, p. 362-382
La fréquence des oscillations de la corde dans l' électrogramme
-des territoires optiques et moteur du cerveau du chien, atteint 11 à
16 oscillations à la seconde. Apparition sur la courbe
BIBLIOTHÈQUE
H. PIERON
28, rue Serpente
75006 PARIS 216 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
plus petites que l'auteur envisage comme l'expression objective de
processus psychiques au niveau de l'écorce cérébrale. La caractéris
tique générale des manifestations électriques du cerveau réside
dans sa tendance à la périodicité. P. B.
M. W. CASKBY et W.-P. SPENCER. — The effect of adrenalin oa
the temperature of the brain (Action de V adrénaline sur la tempéra
ture du cerveau). — Am. J. of Phys., LXXI, 1925, p. 507-518.
L'injection intraveineuse d'adrénaline produit tout d'abord une
chute. soudaine et relativement faible de la température du cerveau
(pendant la période d'hypotension), puis une élévation thermique
cérébrale relativement marquée (pendant ou après l'action dépressive
secondaire de l'adrénaline sur la pression sanguine). Les effets the
rmiques sont proportionnels en général aux modifications de la
pression artérielle. Ces variations de la température cérébrale consé
cutives à l'injection d'adrénaline ne eont pas dues entièrement aux
modifications de la température et du volume du sang, mais sont
produites, en partie tout au moins, par les modifications des processus
d'oxydation dans le tissu cérébral. P. B.
H. FLORE Y. — Microscopical observations on the cerebral circula
tion (Observations microscopiques sur la circulation cérébrale). —
J. of Phys., LIX, 6, 1925.
Examen au microscope binoculaire après trépanation de l'écorce
cérébrale du chat, du lapin et du singe. Contraction vigoureuse des
artères et des artérioles produite par l'excitation mécanique, parfois
légère dilatation si l'excitation est faible. Mêmes résultats avec les
excitations électriques.
Une température de 45° produit de la vasoconstriction artérielle,
une de 40° de la vaso-dilatation, une température de 0°
de la vaso -constriction. Pas de vaso- constriction, parfois vaso-dila
tation légère avec l'adrénaline en application locale (plancher du
4e ventricule, face antérieure du bulbe), pas de vaso-constriction
non plus après injection intra- veineuse d'adrénaline. Pas d'action
vasculaire cérébrale de la pituitrine, vaso-constriction avec BaCl2 en
solution concentrée, vaso-dilatation avec les nitrites. Pas d'action par
l'excitation du centre vaso-moteur ou du ganglion stellaire du sym
pathique cervical ou à la suite de l'asphyxie. Il n'existe donc pas de
contrôle vaso-moteur des vaisseaux cérébraux. P. B.
TH. KOPPANYI et J. FR. PEARCY. — Comparative studies on
the excitability of the forebrain. — Am. J. of Ph., LXXI, 2, 1925,
p. 339-343.
L'excitation électrique du cerveau antérieur produit des réponses
motrices squelettiques nettes chez les poissons osseux et les tortues,
mais non chez les lézards, les alligators, les grenouilles et les oiseaux.
Ces différences physiologiques concordent donc avec la loi phylo-
génique de Hatschek. Chez le rat, l'excitation d'une petite aire (de
3 millimètres de diamètre environ), située dans la partie centrale du
lobe frontal détermine des mouvements d'extension de la patte
postérieure opposée ; si le courant d'excitation est un peu plus fort, ANAT0M0-PHYSI0L0G1E NERVEUSE. NEUROLOGIK 217
la-patte antérieure hétéro-latérale se met aussi en extension. Aucune
autre portion du cortex ne produit de réponses motrices nettes. Le
rat se comporte donc, à ce point de vue, comme les mammifères les
plus élevés dans la série animale. P. B.
F. T. ROGERS. — An experimental study of the cerebral physiology
of the Virginian Opossum (Etude expérimentale de la physiologie de
Vopossum de Virginie). — J. of comp. Neurology., XXXVII,
1924, p. 265-316.
L'auteur a constaté que l'extirpation du cortex excito-moteur de
Didelphys virginiana entraînait une faiblesse assez durable de la
patte antérieure du côté opposé avec difficulté passagère dans l'acte
de grimper ou de saisir ; mais, si le corps strié sous-jacent est détruit
en même temps, il y a paralysie profonde de l'avant-bras, flexion
permanente des doigts avec torsion de la tête et mouvements de
manège.
Après destruction du cortex excitable, l'excitation du corps strié
est suivie d'une élévation de la tête et d'une extension des membres ,
antérieurs.
Les réactions réflexes à la lumière et au son dépendent de l'activité
corticale, mais, en l'absence d'écorce, on obtient encore les réponses
réflexes aux stimuli olfactifs, cutanés ou viscéraux.
Par destruction du cortex occipital d'un seul côté, on obtient une
cécité complète de l'œil opposé, sans atteinte de l'œil homolatéral ;
il n'y a- pas d'hémianopsie. H. P.
L.-H. WEED et O.-R. LANGWORTHY. — Delopmental study of
excitatory areas in the cerebral cortex of the opossum (Etude géné
tique du développement des zones d'excitation dans le cortex de Vopos
sum). — Am. J. of Ph., LXXII, 1, 1925, p. 8-24.
Excitation faradique de l'écorce cérébrale de sarigues jeunes et
adultes. Les plus jeunes animaux excités (23 jours) par les auteurs
ont présenté des mouvements nets, au niveau du membre antérieur
antérolatéral. Pas de centres moteurs additionnels avant l'âge de
76 jours. Ces aires additionnelles régissent les mouvements du sys
tème musculaire facial-masticateur. Par contre, on ne retrouve,même
pas chez l'adulte, de centre qui, excité, engendre des des
pattes postérieures ou de la queue. P. B.
O-R. LANGWORTHY. — The development of progression and
posture in young oppossum [Le développement de la et
de V attitude chez le jeune opossum). — Am. J. of Ph., LXXIV, 1,
1925, p. 1-13.
Décérébration de jeunes sarigues, à différents âges, et section du
tronc cérébral au niveau des tubercules quadrijumeaux supérieurs.
Comparaison avec les réactions des animaux normaux (réflexes * cutanés, attitude et progression). Dans un 1er groupe (sarigues de
moins de 50 jours), mêmes types de réflexes et d'activité de progress
ion, après décérébration, qu'à l'état normal, mais degré plus faible.
Chez les animaux un peu plus âgés (56 jours environ), tendance nette
à une progression prolongée et incessante des quatre membres, plus 218 AÎULTSES BIBLIOGRAPHIQUES
marquée qu'avant la section du tronc cérébral. Dans un groupe
d'animaux encore plus âgés (64 jours environ), progression prolongée,
avec membres en extension maxima, caractérisant l'état de décéré-
bration. Dans le dernier groupe (84 jours) apparition de véritable
rigidité de décérébration, après section du tronc cérébral, avec sup
pression de toute tendance à la progression. P. B.
L.-H. WEED et O.-R. LANGWORTHY. — Decerebrate rigidity in
the opossum (La rigidité de Vopossum décérébré). • — Am. J. of Ph.,
LXXII, 1, 1925, p. 25-38.
A la suite de la décérébration, apparaît chez la sarigue, une rigidité
vraie englobant les muscles extenseurs du cou, du tronc, de la queue,
des pattes antérieures et à un degré plus faible des pattes postérieures.
Les réactions ainsi obtenues sont tout à fait semblables à celles des
mammifères plus élevés soumis à des sections du tronc
cérébral. La sarigue adulte décérébrée présente seulement de plus
très fréquemment des mouvements rythmiques et bien coordonnés
de progression. Les trois jeunes sarigues décérébrées (au-dessous de
82 jours) présentent des de progression prolongés sans
rigidité des extenseurs. P. B.
E.-A. SPIEGEL et A.-A. GOLDBLOQM. — Die Innervation der,
Körperhaltung im Zustande der sogenannten Hypnose bei Sauget
ieren {Innervation réglant l'attitude dans ce qu'on nomme l'hypnose
chez les mammifères). — Pf. A., GGVII, 4, 1925, p. 361-369.
Pour obtenir l'immobilité en situation anormale qui caractérise
l'hypnose, les expériences sur le lapin et le cobaye montrent que le
pallium, les ganglions du cerveau antérieur et la couche optique
peuvent avoir été supprimés. L'innervation statique qui participe
à la station cataleptique a pour point de départ principal le cerveau
moyen. Chez les cobayes à l'état d'hypnose, on peut observer sur les
membres postérieurs des réactions toniques analogues aux réflexes
du cou décrits par Magnus et de Kleijn. Dans l'état d'hypnose, il y a
inhibition non seulement des centres moteurs de Fécorce, mais encore
de certains centres du cerveau moyen réglant l'innervation statique
et les réflexes de retournement. P. B.
K.-H. COLLINS et A.-L. TATUM. — A conditioned salivary reflex
established by chronic morphine poisoning (Un réflexe conditionnel
salivaire établi par un empoisonnement chronique à la morphine). —
Am. J. of Ph., LXXIV, 1, 1925, p. 14-15.
Injections quotidiennes de 30 à 80 milligrammes de morphine au
chien : apparition dès le début de la salivation, de la défécation et
des vomissements habituels. Au bout de quelques jours, salivation
profuse et parfois vomissements, avant l'injection de morphine, dès
que l'animal entre dans le laboratoire et voit la personne qui pratique
l'injection ou la seringue hypodermique. Mêmes observations cher
le chat. P. B. A.\ATOMO-)>H¥SiûLOGl)E NERVEUSE. XEUR0L0G1E 219
A. TOURNA Y. — Sur le rôle du sympathique dans la régulation de
la sensibilité. — J. de Ps., XXII, 1925, p. 281-284.
D'après des observations sur la causalgie chez les blessés nerveux
pendant la guerre, la lésion du sympathique peut occasionner, outre
des troubles vaso-moteurs, thermiques, métaboliques, des pertur
bations de la sensibilité, et l'on s'est demandé si le sympathique ne
serait pas conducteur de sensibilité d'une façon analogue aux nerfs
sensitifs du système cérébro-spinal.
Mais, d'autre part, des expériences de Claude Bernard reprises paar
l'auteur semblent établir que les perturbations du sympathique ont
une répercussion sur la sensibilité supposée conduite par les voies
ordinairement connues. Ces modifications de la seftsibilité sont ce
rtainement liées au variations vaso-motrices concomitantes et aux
modifications d'irrigation sanguine et de température qui en ré
sultent ; mais peut-être existe-t-il, en outre, une influence directe en
sympathique, masquée par l'importance des phénomènes vaso-
moteurs.
D'autre part, Claude Bernard a signalé l'importance des méca
nismes régulateurs grâce auxquels la sensibilité règle par voie réflexe
le parfait ajustement aux conditions internes et externes des actions
motrices, vaso-motrices, sécrétoires, thermiques, métaboliques. On
peut se demander si la sensibilité ne parviendrait pas, par un fonc
tionnement analogue et grâce en particulier au sympathique, à régler
le parfait ajustement des appareils de réception sensitivo-sensoriels,
établissant ainsi un véritable mécanisme de régulation automatique.
G.-H. L.
1.-P. KARPLUS et A. KREIDL. — Zar Kexmtniis der Scfcmerzlei-
tung im Rückenmark. XI (Sur la conduction des sensations doulou
reuses dans la moelle), — Pf. A., CCVII, 2 et 3, 1925, p. 134-139.
Dans une communication précédente les auteurs ont montré
qu'une double hémisection médullaire chez le chat (l'hémisection
supérieure étant pratiquée à la partie toute supérieure de la moelle
cervicale) ne supprimait pas la conduction des impressions doulour
euses au cerveau. Dans leurs recherches ultérieures, ils ont constaté
que le siège de l'hémisection supérieure importait peu dans le phé
nomène, mais qu'il suffisait seulement que les deux hémisections
soient séparées par plusieurs segments médullaires pour que la
conduction persiste, celle-ci n'étant supprimée que lorsque les deux
hémisections sont distantes de moins de quatre segments médullaires.
La des impressions douloureuses ne se fait donc pas
seulement par les voies longues, mais aussi par quelques-unes des
voies courtes (en accord avec la topographie anatomique). Il ne
peut de plus être question ici d'une voie détournée de transmission
(voie sympathique), car la section unilatérale des racines lombrosacrées,
qui donne le même effet qu'une double hémisection médullaire,
montre que toutes les excitations douloureuses des extrémités posté
rieures entrent dans la moelle exclusivement par ces racines. L'étude
de la réflectivité montre enfin un certain retard de la conduction
nerveuse quand les deux hémisections sont loin l'une de l'autre,
P. B. 220 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
E.-A. SPIEGEL et W.-J. BERNIS. — Beitraege zum Studium des
vegetativen Nervensystems. IX. Die Bückenmarksbahn der Visce-
ralsensibilität (Contribution à l'étude du système nerveux végétatif.
IX. La voie médullaire de la sensibilité viscérale). — Pf. A., CCX,
1-3, 1925, p. 209-214.
Les manifestations douloureuses et les modifications respiratoires
produites par l'excitation d'un splanchnique chez le chat, sont liées
à l'intégrité des voies centripètes médullaires. Ces réactions ne di
sparaissent pas à la suite de la section des cordons postérieurs et des
faisceaux cérébelleux ; la destruction bilatérale des cordons antéro-
latéraux au contraire supprime l'inhibition de la respiration produite
par l'excitation d*un splanchnique. La voie médullaire centripète de
la sensibilité viscérale est donc constituée par le cordon antérolatéral
et reçoit les excitations splanchniques directes et croisées. La sensi
bilité viscérale peut être conduite comme la sensibilité vasculaire aux
centres supraspinaux, par des voies courtes se croisant dans la subs
tance grise. Comme l'inhibition respiratoire produite par la section
des splanchniques est également déterminée par la section du cerveau
moyen, les excitations centripètes nées dans l'intestin sont donc en
liaison plus ou moins directe avec les centres respiratoires du rhomben-
céphale. . P. B.
TH.-B. WERNOE. — Viscero-cutane Reflexe [Réflexes viscéro-
cutanés). — Pf. A., CCX, 1-3, 1925, p. 1-34.
Chez les animaux à sang froid (poissons), l'excitation viscérale peut
produire une réaction pigmentaire cutanée (décoloration) et de la
vaso -constriction qui, même après une excitation viscérale locale,
englobe toujours plusieurs segments cutanés et qui en règle du reste
n'est que partiellement segmentaire. La zone cutanée correspondante
est toujours bilatérale, même si on excite un organe impair. Une
excitation unilatérale d'un organe pair peut produire une zone de
décoloration cutanée unilatérale. Il s'agit ici d'un réflexe axonique,
se passant dans une et même cellule qui doit donc envoyer en même
temps des fibrilles à la peau et au viscère (intestin). Par contre, le
réflexe viscéromoteur. fréquemment concomitant, est un réflexe
médullaire qui ne se produit que si la moelle est intacte. Inversement
une excitation cutanée peut conditionner des actions viscérales,
sous forme d'une hyperémie viscérale ou sous forme d'une ischémie
viscérale. Le réflexe viscéral dilatateur est un réflexe médullaire qui
n'apparaît que si la moelle est intacte ; le réflexe viscéral constricteur
est par contre un réflexe axonique qui subsiste après destruction de
la moelle. Les hyperesthésies cutanées ne sont vraisemblablement
pas d'origine spinale, mais proviennent de modifications de la peau
conditionnées par l'excitation viscéro- cutanée. P. B.
J. TAIT et MC NALLY. — Rotation and acceleration experiments
mainly on frogs (Expériences de rotation et d'accélération, princi
palement chez les grenouilles). — Am, J. of Ph., LXXV, 1, 1925,
p. 140-154.
Etudes des réactions d'équilibre de la grenouille sur un plateau
tournant et animé de vitesses différentes suivant les différentes ANATOMO-PHYSIOLOGIE NERVEUSE. NECROLOGIE 221
positions angulaires, par rapport à la ligne de pesanteur de l'animal.
Quand on fait seulement varier l'accélération linéaire dans l'axe de
gravité (en inclinant le plateau dans le sens de l'axe longitudinal de
l'animal), peu ou pas de réactions de l'animal. Quand l'accélération
linéaire est modifiée dans une direction autre que celle de l'axe de
gravité de l'animal, attitude compensatrice de l'animal. Quand le
plateau tourne horizontalement, pas de mouvements de rotation des
yeux, de la tête ni du corps, si la vitesse de rotation du plateau aug
mente progressivement. Il existe un certain seuil d'accélération
angulaire pour faire apparaître ces mouvements de rotation. Pour
une force centrifuge constante la grenouille prend une position comp
ensatrice qui correspond exactement à la position compensatrice
prise par l'animal incliné sur l'axe horizontal. Le secteur effectif
de la détermination de l'attitude sous une force centrifuge uniforme
(rotation sur axe vertical) est l'ouverture de l'angle entre le plan
horizontal et la direction de la force résultante due aux deux com
posantes de la pesanteur et de la force centrifuge agissant tempor
airement. De même le facteur effectif de la détermination de l'att
itude de la grenouille au repos sur le plateau incliné sur l'axe horizont
al est l'angle entre le plan du et la verticale. Pour toute
accélération de la vitesse du plateau, quelle que soit sa direction par
rapport à la pesanteur, en loi générale, ses variations produisent des
mouvements compensateurs constants et uniformes pour cette accé
lération. Quand la grenouille fait face au centre de rotation d'un
plateau tournant rapidement, ou incliné vers le haut, elle exécute des forcés présentant des caractères de contrainte et de
labeur. P. B.
W.-J. MC NALLY et J. TAIT. — Ablation experiments on the
labyrinth of the irog [Ablation expérimentale du labyrinthe de la
grenouille). — Âm. J. of Ph., LXXV, 1, 1925, p. 155-179.
Ablation des ampoules des canaux semi-circulaires de la grenouille.
Etude des troubles consécutifs par l'observation des réactions à la
pesanteur, à la force centrifuge, à l'accélération linéaire et angulaire
sur les différents axes. Pas d'action des canaux semicirculaires dans
les réactions statiques à la pesanteur et à la force centrifuge, leur
absence ne détermine pas non plus de mouvement ni d'attitudes
forcées. Ils répondent seulement à l'accélération, par des mouvements
compensateurs dont la durée est égale approximativement à celle
de l'accélération de la vitesse du plateau tournant. Les canaux ho
rizontaux semblent répondre seulement à l'accélération angulaire.
Chaque canal n'est excité que lorsque la direction de l'accélération
est telle que la partie étroite du canal est dirigée en avant et l'ampoule
en arrière. Les canaux verticaux répondent à angulaire
(dans leur propre plan), soit dans une direction positive soit négative,
cependant le sens le plus efficace est celui qui projette en avant
l'ampoule. L'excitation effective d'un canal horizontal fait entrer
en jeu la musculature des deux côtés de l'animal. Les canaux ver
ticaux déclanchent seulement principalement le jeu de la musculat
ure de leur côté respectif. La disposition géométrique des quatre
canaux verticaux est en rapport avec les « quatre quartiers » du 222 ANALYSES
corps comprenant chacun d'eux ua membre ; le canal vertical antéro
gauche régit surtout les mouvements du membre antéro gauche et
le canal postéro gauche ceux de la partie postéro gauche. Après
lésion des canaux verticaux, les grenouilles, soumises à une accéléra
tion linéaire, par déplacement du plateau sur lequel elles reposent,
présentent des réactions anormales identiques à celles qu'elles pré
sentent quand elles sont inclinées de telle façon qu'elles tendent à
tomber dans une direction opposée à celle de l'accélération linéaire
qui produit la réponse anormale. Les canaux semi-circulaires consti
tuent le seul mécanisme labyrinthique de la grenouille excité par
l'accélération ; l'équilibre statique de la grenouille est au contraire
réglé par les utricules. A la suite d'une lésion unilatérale utricu-
laire, la grenouille prend une attitude forcée permanente et peut
effectuer des mouvements forcés. En sautant elle exécute des mou
vements en spirale, ses réponses à la pesanteur sont nettement en
travées ; après lésion utriculaire bilatérale disparition des réponses
labyrittthiques à la pesanteur. P. B.
E.-A. SPIEGEL et TH.-D. DÉMËTRIADES. — Die zentrale Komp
ensation des Labyrinthverlastes [La compensation centrale de
Vablation du labyrinthe). — Pf. A., CCX, 1-3, 1925, p. 215-222.
Apparition de la compensation centrale de Bechterew de la des
truction labyrinthique unilatérale, non seulement chez les animaux
décérébrés (Magnus), mais aussi après ablation du cervelet. L'ablation
du cervelet n'empêche pas l'apparition du nystagmus spontané
déclanché par l'extirpation labyrinthique unilatérale. Le nystagmus
compensateur de Bechterew qui se produit après l'extirpation du
2e labyrinthe, et qui est dirigé du côté opéré le premier, n'est pas
supprimé par la destruction totale du cervelet, ni par
du pro et du diencéphale, et des tubercules quadrijumeaux, mais
disparaît par contre à la suite de la destruction du noyau vestibulaire
da* côté du labyrinthe extirpé le premier. La compensation de
Bechterew est donc due à un état d'excitation plus élevée au niveau
des noyaux vesiibulaires du côté de la première extirpation laby
rinthique, état qui se manifeste également encore après la suppres
sion des excitations provenant du cerveau ou du cervelet. P. B.
Y. BAUER. — Beiträge zur Kenntniss der kompensatorischen Au
genbewegungen [Contribution à Vétude des mouvements oculaires
compensateurs). — Pf. A., CCV, 5 et 6, 1924, p. 628-633.
L'auteur décrit chez l'anguille un réflexe buiîo-eervico-oeTilaire*
qui correspond aux réflexes analogues bien connus chez les mammif
ères et chez l'homme. P. B.
TH. KOPPANYI et W.-B. LAUGHTON. — Comparative studies
on pupillary réaction in tetrapods (Etudes comparatives de la réac
tion pupiftaire chez les batraciens). — Am. J. of Ph., LXXI, 2,
1925, p. 274-27».
L'excitation faradique des lobes optiques de la grenouille dilate
la pupille. L'adrénaline produit également parfois de la mydriase
quand on l'injecte dans la patte die la grenouille, après destruction KEUVEUSK. NEUROLOGIE 223 ANATOMO-PÄYSJOLQGIB
de toutes ses connections avec le eorps de l'animal, excepté le nerf
sciatique (préparation de Lichtwitz, ce qui serait la preuve, pour
cet auteur, d'un passage de l'adrénaline à travers le nerf). Les injec
tions intramusculaires de drogues telles que la pituitrine, le chloré-
tone, ainsi que l'injection dans les muscles de la patte de la grenouille,
d'eau glacée ou d'eau chaude, ne produisent, au contraire, aucune
modification pupillaire dans de telles préparations. L'injection d'eau
ou d'air dans le sac conjonctival produit une mydriase persistant
4 à 6 heures, chez le rat blanc ; chez la grenouille, au contraire, les
dimensions de la pupille ne sont pas modifiées dans de telles expér
iences. P. B.
H, HARTLINE. — The electrical response to illumination oï the eye
in intact animals, including the human subject, and in decerebrated
preparations (La réponse électrique à Véclairement de Vœil sur des
animaux intacts y compris Vhomme et sur des préparations décéré-
brées). — Am. J.of Ph., LXXIII, 3, 1926, p. 600-612.
Etude des réponses électriques de l'œil à l'illumination chez les
mammifères décérébrés (la décérébration immobilisant seulement
l'animal et évitant l'emploi d'anesthésique), sans lésions de la vas-
cularisation rétinienne. Obtention des courants d'action de l'œil en
plaçant des électrodes non polarisables sur la cornée et sur la tranche
de section du nerf optique sectionné dans le crâne. Obtention égale
ment de réponses électriques à l'illumination chez l'animal intact
et chez l'animal décérébré, en plaçant une électrode sur la cornée
et l'autre électrode sur une surface humidifiée du corps. Toutes ces
réponses électriques enregistrées par un galvanomètre à corde sont
identiques entre elles et à celles obtenues avec l'œil excisé. La tech
nique de l'auteur permet donc d'obtenir in situ les courants d'action
de la rétine produits par la lumière, enregistrés presque exclusivement
jusqu'ici seulement sur l'œil isolé. Cette technique a ce gros avan
tage de ne pas léser la circulation rétinienne et d'être applicable à
l'homme. Ceci a, en effet, une grosse importance, car les sujets hu
mains peuvent aider considérablement l'expérimentateur par la
comparaison des réponses objectives rétiniennes et des sensations
subjectives. ' P. B.
T. KANE KO. — Ueber Sauerstoffverbrauch und Durchblutungs-
grösse des Auges. (Sur la consommation d'oxygène et V intensité
de la circulation de Vœil). — Pf. A, CCIX, 1, 1925, p. 122-1S0.
L'auteur détermine la quantité d'oxygène apportée à l'œil par
le sang en mesurant la différence des teneurs en 02 du sang de la
carotide et d'un des vasa vorticosa chez le chien. Il obtient ainsi
un pourcentage volumétrique pour l'oxygène utilisé par l'œil de
4,79 % à la lumière du jour, ce chiffre devient 5 fois plus élevé
avec un éclairement intense, 2 fois plus élevé par le réchauffement
(43-44°) il baisse un peu par le refroidissement (7-8°). Modifications
similaires de la circulation oculaire. La consommation d'oxygène
par l'œil atteint 0,275 centimètres cubes par minute au repos, elle
devient 17 fois plus élevée pour un fort éclairement, 3 à 4 fois plus
élevée par le réchauffement et baisse d'environ 30 % par le refro
idissement. P., B.

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