Recherches expérimentales et comparées - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 316-361

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L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 316-361
46 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
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2° Recherches expérimentales et comparées
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 316-361.
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2° Recherches expérimentales et comparées . In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 316-361.
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La rétine manifeste d'ailleurs des particularités assez paradoxales
notamment en ce que, dans la vie embryonnaire, son intensité de
fermentation croît avec l'âge du tissu. L'œil éclairé a une respiration
plus intense (la consommation d'oxygène étant décuplée ou vingt-
uplée), mais on a bien peu de données encore sur le chimisme fonc
tionnel rétinien. H. P.
100. — A. D. HIRSCHBEDBR. — Antagonization oî the narcotic
action of magnesium salts by potassium sodium and other monov
alent cations, with a contribution to the theory oî narcosis and anal
gesia (Antagonisme de V action narcotique des sels de Mg par le K,
le Na et d'autres cations monovalents, contribution à la théorie
de la narcose et de l'analgésie). — J. of Pharm., XXXVII, 4,
1929, p. 399-412.
Les lapins endormis par le sulfate de Mg peuvent être réveillés
par l'injection de KCP aussi complètement et aussi rapidement que
par le GaCl2. Le chlorure de rubidium, le NaCl et le chlorure de caesium
produisent le même effet. L'ordre de l'activité ionique est le suivant,
en voie décroissante : K, Rb, Cs, Na, Li. Cet ordre d'activité ne suit
pas l'ordre du poids atomique ni celui de la distribution des électrons
ou de l'hydratation ionique. L'antagonisme des cations monoval
ents et du magnésium, comme celui du calcium peut être expliqué
par la théorie de Clowe de l'existence d'un mélange balancé d'émul-
sions eau dans l'huile et huile dans l'eau à la surface des cellules,
bien quo la plupart des faits puissent aussi être expliqués par l'exi
stence d'une couche continue de lipoïdes, en particulier de phospha-
tides (Koch, Hansteen-Cranner, Lillie et Mac Dougall). La prédomi
nance des emulsions eau dans l'huile et de la déshydratation des
phosphatides semble porter la phase anesthésique et analgésique
à la surface des cellules nerveuses. Ce même phénomène d'altération
dans le balancement des emulsions se rencontre aussi dans les effets
sur les emulsions produites par les anesthésiques volatils, les hypnot
iques et les analgésiques de nature non alcaloïdique et est révélé
par le synergisme des analgésiques et des narcotiques et des sels de
Mg et du cinchophène. Ces effets purement physiques semblent four
nir une explication plus claire de l'action de ces drogues que ceux sur
la dilution du sang. p. B.
2° Recherches expérimentales et comparées
a) Etudes sur les Nerfs. Fonctions réceptrices et motrices 1
101. — HANS SCHRIEVER. — Untersuchungen über die
elektrische Erregbarkeit dtr Sinnesnerven. I. Die Einheit der
Reizgesetze. II. DerZeit-unJ Stärkebedarf. III. Zur Frage eines
« Isochronismus » zwischen sensiblen und motorischen Nerven (Re
cherches sur V excitabilité électrique des nerfs sensibles, l. L'unité des
1. Voir aussi Ie8 »•• 912, 914, 1233 à 1237, 1246 à 1249. ANATOMO-PHYSIOLOGIE NERVEUSE. LES NERFS 317
lois d'excitation. II. Les exigences de durée et d'intensité. III. Sur
la question d'un « isochronisme » entre nerfs sensibles et moteurs). —
Z. für B., XC, 4, 1930, p. 347-404.
On a classé les systèmes récepteurs en deux catégories, la première
(concernant les sensations de pression et de lumière), qui suit les lois
de Pflüger', ne comporte pas de sommation et est inexcitable par les
courants progressifs, la seconde (comprenant les sensations du goût
et de la douleur et le vertige voltaïque) qui tout à l'opposé, ne suit
pas les lois de Pflüger, présente une forte capacité de sommation, et se
montre excitable par des courants même lentement progressifs.
Or, en procédant avec des brefs liminaires, par décharges
de condensateurs (simples ou doubles) ou ondes rectangulaires, on ne
trouve aucune différence des systèmes récepteurs : pour tous, la loi
de Hoorweg (condensateurs) ou de Weiss (courants rectangulaires)
est constamment valable, au moins en première approximation : la
croissance des quantités liminaires (produit de la durée par le vol
tage vt) est sensiblement linéaire en fonction des durées croissantes
(avec pour les énergies vH un minimum situé au niveau de durées diffé
rentes suivant les cas) . Voici quelques données sur les valeurs des seuils
en voltage (courants rectangulaires) pour des excitations pratique
ment indéfinies et des durées limites de sommation (à partir des
quelles le seuil minimum est atteint) concernant diverses catégories
de récepteurs:
Seuil minimum Durée limite
37 V. 5 <7 Sensation — de lumière pression (pointe de la langue) 10 a 18,5 v.
— gustative . 2 v. (plus de 15 <r)
— douleur claire 15 v. (id.)
— sourde 40 v.
(id.) 1 a — dentaire 23 v.
? — froid (plus de 15 cr)
Vertige voltaïque 44 v. de 20 s)
En ce qui concerne les sensations de chaud cutanées, celles de ten
sion musculaire, et les auditives, l'auteur a échoué dans
leur provocation.
Pour les récepteurs étudiés qui doivent appartenir au moins à
deux types différents (direct et indirect), l'unité de loi d'excitation
n'est pas très significative, ces lois ayant un caractère très général
qui les banalise.
En ce qui concerne les essais de détermination de chronaxie, S.
signale que celle-ci n'est en général pas possible, du fait d'une modifi
cation d'excitabilité par passage prolongé de courant continu, ce qui
ne permet pas de comparer les seuils en durée limitée au seuil en
durée indéfinie.
Il adopte une méthode fondée sur ce qu'il appelle une chronaxie
de choc, ou « Stoszzeit », temps de choc, en prenant, comme rhéobase
celle qui correspond à la limite vers laquelle tend asymptotiquement 8 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES St
la courbe de décroissance hyperbolique des intensités liminaires (ou
ehoc fondamental, Grundstoss), cette limite ne pouvant être expér
imentalement obtenue.
Ensomme, la rhéobase étant calculée et non empiriquement mesurée,
on peut dire si l'on admet la valeur de cette rhéobase, que c'est la
chronaxie classique, qui est encore obtenue.
En voici les valeurs moyennes (en a) pour les divers récepteurs
par grandeur croissante :
Pression Douleur claire
Douleur M ^^_
Langue Avant-bras Lèvre sapé" Ooa
0,18 0,21 0,06 0,45 0,49
Lumière Goût Douleur profonde Froid Vertige
Voile (}.u palais Bras Tibia
0,82 1,67 1,74 2,34 2,54 3,60
Au point de vue des intensités, la sensibilité décroît de la lumière
à la douleur claire en passant par le goût, la pression et le froid.
Enfin S. ne confirme pas la loi de l'isochronisme des nerfs sensitifs
et moteurs d'un territoire cutané, formulée par Bourguignon, en ce
que les caractéristiques valent pour un type de récepteur, non pour
une région de la peau. H. P,
102. — E. SHARPEY-SCHAFER. — The permanent results oî
denervation. of a cutaneous area {Les résultats permanents de V ener
vation d'une aire cutanée).- — Q. J. of exp. Ph., XX, 1, 1930, p. 95-99.
11 y a trois ans, l'auteur s'est fait sectionner un rameau du cubital
(innervant la peau de la région palmaire de l'auriculaire) et a observé
des phénomènes de récupération sensible, qu'ils a décrits et inter
prétés ailleurs {An. Ps., 1929, n° 742). Parvenu à un état qui semble
être définitif, il constate que finalement son toucher normal n'est pas
revenu, le contact le plus léger demeurant douloureux. Le chaud et le
froid sont perçus à peu près normalement, pourvu que l'objet n'entre
pas en contact avec la peau. La sensibilité douloureuse est accrue.
Enfin, les conditions trophiques, appréciées par la vitesse de crois
sance de l'ongle, sont nettement défavorables. Ces faits contrastent
avec ceux qu'on observe lors d'un écrasement sans section : dans ce
cas, S. a montré que la récupération pouvait être complète en 3 ou
4 mois. . A. F.
103. — E. G. WEVER et GH. W. BRAY. — Action currents in
the auditory nerve in response to acoustical stimulation [Courants
d'action dans le nerj auditif en réponse à la acoustique). —^
Pr. of N. Ac. of Se, XVI, 5, 1930, p. 344-350.
Après décérébration, chez le chat, une électrode est placée sur le
nerf auditif, une autre sur la région cérébrale sectionnée ; les cou
rants recueillis et amplifiés sont transmis à un téléphone, lequel, chose
curieuse, reproduit avec fidélité tous les sons, bas ou élevés, simples
ou complexes, qui agissent sur l'oreille de l'animal. WERVeU§E. LES NERFS 349
Une recherche systématique des causes d'erreurs possibles a permis
aux auteurs d'affirmer qu'il s'agit de courants d'action tlu nerf audit
if, dont la fréquence pourrait atteindre ^.000 et plus par seconde,
ce qui est en désaccord avec les données actuelles sur la durée minima
de la période réfractaire.
Les courants peuvent être recueillis même en plaçant l'électrode
active sur le tronc cérébral, mais la section des deux nerfs auditifs,
ou la destruction du limaçon, et la mort de l'animal entraîne leur
disparition. H. P.
103 #» - ED. ADRIAN. — The miç*QBhonie »ofcon of ths cochlea ; an*
interpretation of Wever an4 Bray's experiments (L'action micro-
phonique du limaçon : une interprétation deß experieneßs de W. et
£.). — J.ofPh.,LXXI;4,i930 (proc. of Phys. Society), p, xxvm-
XXIX.
Reprenant les curieuses expériences faites à Princeton par W. et
B., le physiologiste de Cambridge expose les raisons pour lesquelles
il interprète le phénomène — qu'il a pu vérifier — comme dû à des
variations électriques accompagnant le fonctionnement du limaçon
et non à des courants d'action du nerf-
Si la mort ou la section du nerf abolit Je phénomène, c'est proba
blement à cause des modifications mécaniques, d'origine circulatoire,
des artères accompagnant le nerf, car en refroidissant avec de la
glace le nerf et le limaçon, le phénomène n'est pas modifié, ni en
pratiquant des lésions partielles du nerf, ni en supprimant ses capacit
és de conduction fonctionnelle par la novoçai'ne ou J'injectjon d'acide
acétique.
Avec des électrodes placées loin du nerf, dans le rocher, par exemple,
on obtient encore ce phénomène, avec une intensité qui exclut les
variations de potentiel beaucoup plus faibles, fournissant les, courants
d'action du nerf. l\ resterait à déterminer le mécanisme de ce curieux
fonctionnement microphonique du limaçon. H. P.
104. — E. G. WEVER et CH. W. BRAY. — The nature of
response (La nature de la réaction acoustique). — J. of exp. Ps.,
XIII, 5, 1930, p. 373-387.
Chez des chats préalablement décérébrés, on place une électrode
sur le nerf auditif, mis à nu avant son entrée dans le bulbe ; l'autre
est mise sur un point quelconque du corps. On fait arriver un son à
l'oreille. Le courant d'action du nerf auditif est conduit, à 20 mètres
de là, dans une chambre a l'épreuve du son, où il actionne, après
amplification, un téléphone, ^observateur entend dans le téléphone
un son de hauteur sensiblement égale à celle du son émis à l'oreille
du chat. Les fréquences étudiées s'échelonnent de 105 à 2.500 vibrat
ions. Des bruits de toute sorte, la parole, peuvent être reconnus.
Des variations de 25 % du voltage peuvent être décelées sous ftyme
de d'intensité du son recueilli sur le nerf. Les sons produits
dans les mêmes conditions par les courants d'action de muscles ou
de nerfs de la sensibilité générale sont beaucoup plus sourds ; leur
fréquence ne paraît pas dépasser 100 v. par seconde.
On comprend l'importance de ces résulta^ pour la théorie de l'excj- 320 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tation auditive ; ils montreraient que le nerf auditif donne des oscilla
tions de même fréquence que l'excitant externe. Les auteurs se sont
préoccupés d'éliminer tous les effets d'induction directe et de multi
plier les procédés de contrôle. P. G.
105. — F. DIEHL. — Über die Reizung sensibler Nerven nach
Ausschaltung ihres peripheren Feldes (Sur V excitation des nerfs
sensibles après Vexclusion de leur champ périphérique). — Pf. A.
CCXXIV, 5, 1930, p. 678-686.
L'excitation électrique d'un nerf cutané a donné en aval, une sen
sation localisée dont on a commencé par délimiter le territoire.
On a procédé ensuite à l'anesthésie de ce territoire par la méthode de
Félectro-endosmose, en utilisant une solution cocaïne-adrénaline.
L'insensibilité thermique, tactile et douloureuse étant vérifiée, on ne
constate, d'abord, sur le nerf, aucun changement de seuil (par cou
rant constant ou décharge brève) ; mais la localisation est modifiée,
et reportée sur les bords de la zone anesthésiée. Cette constatation
est en accord avec d'autres données (Missweisung de von Frey), mais
elle soulève des problèmes délicats : les centres intéressés subissent-
ils une répercussion — mais par quel mécanisme ? — ou bien y a-t-il
conduction antidromique et diffusion de l'excitation jusqu'aux régions
saines, comme le feraient penser certains résultats concernant l'exci
tation du bout périphérique de nerfs sensibles sectionnés (Th.
Johannes, Foerster) ? Personnellement, l'auteur penche plutôt vers la
première hypothèse, mais il reconnaît la nécessité de nouvelles r
echerches dans les diverses directions. A. F.
106. — MAURICE VERNET. — Dysesthésie, névrite des rameaux
pharyngiens du nerî pneumogastrique. — R. N., XXXVI, I, 4,
1930, p. 557-567.
Sous ce titre, l'auteur envisage les diverses modalités des troubles
de la sensibilité pharyngée, rangés sous trois types :
1° Anesthésies (après blessures, compressions prolongées, etc.),
caractérisées par l'angoisse (comme dans la cocaïnisation), qui est
vraiment un symptôme de la paralysie sensitive du vague (boule de
l'hystérique, sensation de corps étranger , impression d'étouf Cernent et
de constriction).
2° Hyperesthésies, type ]e plus fréquent.
3° Algies par brûlure, picotement, cuisson, piqûre (calmées ou au
contraire exacerbées par le chaud ou le froid), disparaissant dans la
déglutition des solides.
Dans ces troubles, la grippe a fréquemment un rôle, mais les
grandes émotions à elles seules peuvent laisser des séquelles dyses-
thésiques pharyngées. H. P.
— VICTOR Z. TYCHOWSKI. — Les voies de la sensibilité
tactile dans la moelle dorsale du lapin. — B. B., GUI, 6, 1930,
p. 431-432.
Recherchant la présence de la sensibilité tactile d'après l'apparition
du phénomène de Schiff pour une excitation des poils de la patte
postérieure avec un pinceau mou, l'auteur a examiné l'effet sur celle- ANATOMO-PHYSI0LOG1E NERVEUSE. LES NERFS 321
ci de diverses sections de faisceaux médullaires vérifiées ensuite histo-
logiquement. Sa conclusion est que la sensibilité tactile chez le lapin
est conduite par les faisceaux postérieurs. Mais il n'y a là qu'une
donnée assez grossière. H. P.
108. — RENÉ LERICHE. — Recherches sur le rôle de l'innervation
sensitive des articulations et de leur appareil tégumentaire dans la
physiologie pathologique articulaire. — Presse Médicale, 26 mars
1930, N° 25, p. 417-418.
L'innervation articulaire est très riche, bien qu'elle soit générale
ment négligée, et, dans les impotences fonctionnelles qui accom
pagnent les lésions articulaires, le trouble de sensibilité est souvent
bien plus important que le trouble mécanique.
Dans les traumatismes du type de l'entorse, les mouvements rede
viennent possibles après injection de novocaïne dans la zone péri-
articulaire, contre les os, au contact des ligaments.
L'immobilisation algique, dans diverses arthrites, cède aussi par
sympathectomie périartérielle, agissant probablement par modificat
ions circulatoires.
L'état de la calcémie joue un grand rôle dans la sensibilité articul
aire, car l'hypercalcémie engendre des polyarthrites très doulour
euses, qui rétrocèdent dès que la calcémie redevient normale.
H. P.
109. — E. ABUREL. — Contribution à l'étude des voies nerveuses
sensitives de l'utérus. — B. B., CV, 1930, p. 297-299,
Deux voies afférentes relient l'utérus à la moelle, l'une utéro-sacrée
(nerfs pelviens), l'autre utéro-lombaire (plexus lombo-aortique).
D'après les résultats de l'anesthésie tronculaire de l'une ou l'autre
voie chez les femmes en travail, il appert que la perception des pi
qûres et du toucher du col est conditionnée par la sensibilité obtuse
que conduisent les fibres cérébro-spinales de la voie utéro-sacrée ;
les fibres afférentes végétatives suivent les deux voies ; les douleurs
sacro-périnéales ne sont pas modifiées par le blocage du plexus lomb
aire et sont supprimées par celui des nerfs pelviens, tandis que ce
dernier est sans action sur les douleurs abdominales des contractions
utérines ou des distensions digitales du col, qui empruntent exclus
ivement la voie utéro-sacrée. H. P.
110. — BYRON STOOKEY. — Further light on the transmission
of Pain and Temperature within the spinal cord : human cordotomy
to abolish pain sense without destroying temperature sense (Données
nouvelles sur la transmission de la douleur et de la sensibilité the
rmique dans la moelle : cordotomie chez V homme, abolissant le sens
algique sans détruire le sens thermique.) — J. of nervous and mental
Disease, LXIX, 1929, p. 552-557.
Observation de quatre cas de cordotomie latérale (section du fais
ceau spinothalamique avec une lame fine), suivie d'abolition des
douleurs, de la jambe et du pelvis, par sarcome dans deux cas, d'ori
gine inconnue dans les autres. Cependant la douleur a persisté à la
plante du pied gauche dans un cas de cordotomie bilatérale. Or l'abo-
l'année psychologique, xxxi. 21 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 322
litàon de la sensibilité algique a coexisté avec une intégrité entière,
non seulement du tact et de la kinesthésie, mais de la sensibilité vi-
iwratoire osseuse et de la sensibilité thermique qui n'a présenté aueuae
altération. H, P.
111. -^ K ABUREL et B. NËOUSSIKINE. — Recherches sa* la
chronaxi« sensitive des perforants antérieurs et postérieurs des nerfs
raehidieas. — B. B., CV, 1930, p. 820-821.
Les branches perforantes des nerfs intestinaux (Dn — Dw) ont
<ies ehronaxies différentes pour les postérieures (0,27 à 0,55 *) et
pour les antérieures (0,14 à 0,27<j), le rapport étant d'environ 2 à 1.
H. P.
112. — J. ERLANGER et H. S. GASSER. — The action potential
in fibers of slow conduction in spinal roots and somatic nerves (Le
potentiel d'action des fibres de conduction lente dans les racines spi
nales et les nerfs somaliques). — - Am. J. of Ph., XGII, 1930, p. 43-82.
Se basant sur la conductibilité et l'irritabilité, les auteurs distinguent
dans tous les nerfs somatiques trois groupes de fibres, A, B et C.
Les fibres A sont celles qui produisent le potentiel d'action du nerf
«omatique connu dans lequel l'oscillographe à rayons cathodiques a
permis d'isoler les ondes «, ß et y, elles comprennent les grandes
fibres myélinisées jusqu'à 5 \x. Les fibres B et G renferment les fibres
myélinisées qui n'entrent pas dans la catégorie A et les fibres non
myélinisées. La vitesse de conduction dans les fibres A est en gros
de 90 à 30 mètres à la seconde chez le chien et le chat, de 20 à 10 mètres
pour les fibres B et de 1 ,6 à 0,3 m. pour les fibres C. Chez la grenouille,
les vitesses de conduction sont respectivement de 50 à 20 mètres
pour A* 5,5 â 1 ,3 pour B et 0 ,9 â 0,2 m. pour C. Etude de 1« conduction
4aus ces diverses fibres suivant le stimulus. P. B.
118. — E. D. ADRIAN. — Impulses in sympathetic fibres and in
slow afferent fibres (Influx dans les fibres sympathiques et les fibres
tufféœnus krues). — J. of Ph., LXX, 1930. Proc. of Physiol. Soc.
Extrait, 2 pages.
L'application d'acide sur la peau de la grenouille suscite des influx
afférents faibles et lents, comme ceux des fibres amyéliniques des
racines dorsales relevant du sympathique (Erlangeret Gasser), trans
mis à la vitesse d'un mètre à la seconde environ, et dépendant donc
de fibres afférentes tout autres que celles qui sont mises en jeu par
le contact ou la piqûre.
L'auteur en conclut — rejoignant ainsi les résultats de mes r
echerches — que plusieurs catégories de fibres peuvent être les vec
teurs des impressions de douleur. H. P.
114. — R. W. GERARD. — Delayed action potentiate in nerve
(Potentiels d'action retardés dans le nerf). — Am. J. of Ph., XCIII,
1930, p. 337-341.
Le potentiel d'action principal accompagnant l'activité d'un nerf
est suivi de potentiels consécutifs (déviation du potentiel de repos)
qui peuvent durer plus de 10 minutes. Ils ont habituellement, mais NERVEÜSß. LES NERFS S&3
pas toujours, ünte positivité consécutive. Lé CO8 retarde l'apparition
et prolongé la consécutive. P. B.
115. — P. HEINBECKER. — The potentiel analysis of the turtle
and cat sympathetic and vagus ûervé trunka {L'analyse potentielle
des troncs sympathiques et vagaux de la Tortue et du Chat).-^- Am.
J. of Ph., XCI1Î, 1930, p. 284-306.
Analyse des potentiels d'action du vague et du sympathique cer
vical de la Tortue et du Chat. Dans certains de ces nerfs, présence
typique de quatre composants du potentiel d'action désignés
par hauteur sous le nom d'élévation, A, B1, B2 et C. Dans d'autres
présence seulement de B1, B2 et C et dans d'autres enfin seulement
de Ba et C, sans cependant aucun préjudice pour les homologies de
fonction dans les différents nerfs présentant des formes semblables
de potentiel. Chacun de ces composants principaux présente aussi
des maxima de potentiel secondaires. Le seuil et les vitesses de con
duction des groupes de potentiels indiquent les différences essentielles
entre ces 4 composants du potentiel. Ces ajoutées à leurs
autres propriétés telles que la forme du potentiel à l'excitation, la
chronaxie et la période réfractaire absolue, établissent des différences
dans leurs types axoniques. Certains troncs nerveux du sympathique
cervical chez la tortue présentent seulement les potentiels B2 et C.
Les axones plus grands, finement myélinisés donnent naissance au
composant B1 du potentiel ; les axones plus petits, finement myéli
nisés donnent naissance au potentiel B2 ; les axones non myélinisés
donnent naissance au potentiel C. Le potentiel A est dû aux gros
axones très myélinisés. Les composants B2 et C de ces nerfs con
tiennent les fibres motrices autonomes. Le composant B1 renferme
les fibres viscérales afférentes. P. B.
116. — G. H. BISHOP et P. HEINBECKER. — Düferenciation of
axon types in visceral nerves by means of the potential record
(Différenciation de types axoniques dans les nerfs viscéraux à l'aide
de V enregistrement du potentiel). — Am. J. of Ph., XCIV, 1930,
p. 170-200.
À l'aide de l'oscillographe à rayons cathodiques, les auteurs ont
pu individualiser 4 composantes de potentiel dans certains nerfs
autonomes. Le vague et la branche génitale du génitocrural peuvent
être pris comme types de ces nerfs. D'autres nerfs manquent de cer
tains de ces éléments. Les auteurs ont désigné ces composantes par
les lettres A, Blf Bs et C. Les deux premiers groupes de fibres qui
donnent naissance aux 2 premières composantes sont semblables
les unes aux autres à certains égards, de même les deux derniers
groupes entre eux. Les différences les plus grandes, au point de vue
de certaines propriétés s'observent entre les deuxième et troisième
composantes. Les propriétés qui changent le plus rapidement du
groupe B, au groupe B2 sont le seuil, la durée de la réponse axonique
potentielle, la chronaxie et la période réfractaire absolue, indiquant
une irritabilité plus faible, une activité et une récupération plus
lentes dans les deux derniers groupes par rapport aux deux premiers
et dans les proportions de 4 à 1. Le potentiel A provient des grandes ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 324
fibres myélinisées du type innervant le muscle du squelette et les
terminaisons afférentes périphériques, motri es et sensitives. Le po
tentiel B! provient de fibres auxquelles on assigne habituellement les
fonctions viscérales afférentes, cheminant dans les nerfs autonomes.
Les potentiels B2 et C viennent des fibres qui dans certains nerfs
peuvent être identifiées comme éfférentes autonomes. De ces deux
groupes, B2 contient les axones très finement myélinisés présents dans
le système autonome et C les non myélinisés. P. B.
117. — P. HEINBECKER. — The functional analysis of a sympat
hetic ganglion of the turtle by the cathode ray oscillograph (Analyse
fonctionnelle d'un ganglion sympathique de la Tortue par Voscillo~
graphe à rayons cathodiques). — Am. J. of Ph., XCIII, 1930,
p. 384-397.
Etude de la conduction à travers les ganglions sympathiques cer
vicaux de la tortue des types de fibres existant dans ce nerf. Absence
de la première composante de caractéristiques des nerfs soma-
tiques. Le crémier potentiel ou potentiel Bx de ce nerf quand il existe
pré- ou postaranglionnairement conduit à travers le ganglion dans
les deux sens sans retard apparent. Ce fait, ainsi que cet autre que les
fibres qui lui donnent naissance ont des caractéristiques physiolo
giques et histologiques semblables à celles des fibres afférentes des
nerfs autonomes et somatiques, semble permettre de conclure que
les fibres B, sont afférentes. La plus grande portion des fibres donnant
naissance au potentiel B2 et toutes celles qui donnent naissance au
potentiel C se relaient dans le ganglion sympathique supérieur. Les
potentiels d'action de ces fibres ne conduisent pas vers le système
nerveux central à travers le ganglion. Chez les tortues qui possèdent
un ou plusieurs ganglions vproximaux outre le ganglion supérieur
habituel, un petit nombre des fibres B2 conduit à travers le ganglion
supérieur dans les deux directions sans retard. Ces fibres se relaient
dans le ganglion le plus proximal. Postganglionnairement elles con
duisent plus lentement que le restant des fibres B2. Pas de preuves de
l'existence de fibres afférentes C. Dans le ganglion cervical supérieur
de la tortue, les fibres préganglionnaires myélinisées ou fibres B2 se
relaient avec les postganglionnaires B2 et les fibres
préganglionnaires non myélinisées C avec les fibres postganglion
naires non myélinisées C. Dans les préparations fraîches, le temps de
relai mesuré par le retard de conduction et par la période réfractaire
absolue varie de 8 à 15 a- pour le potentiel B2 et de 20 à 30 a pour le
potentiel C. Ces temps sont proportionnels à leurs seuils respectifs et
à leurs vitesses de conduction. Description d'une méthode de détermi
nation de la présence d'une synapse dans un ganglion à l'aide du CO2.
P. B.
118. — H. S. GASSER et J. ERLANGER. — The ending of the
axon action potential, and its relation to other events in nerve acti
vity [La terminaison du potentiel d'action axonique et ses rapports
avec les autres phénomènes de Vactivité nerveuse). — Am. J. of Ph.,
XC1V, 1930, p. 247-277.
Le potentiel d'action axonique est composé de deux parties, le
« point culminant » et le « potentiel consécutif ». La partie du point

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