Recherches sur la phase d'évanouissement des souvenirs - article ; n°1 ; vol.19, pg 160-186

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L'année psychologique - Année 1912 - Volume 19 - Numéro 1 - Pages 160-186
27 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1912
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Henri Piéron
IV. Recherches sur la phase d'évanouissement des souvenirs
In: L'année psychologique. 1912 vol. 19. pp. 160-186.
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Piéron Henri. IV. Recherches sur la phase d'évanouissement des souvenirs. In: L'année psychologique. 1912 vol. 19. pp. 160-
186.
doi : 10.3406/psy.1912.3904
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1912_num_19_1_3904160 MEMOIRES ORIGINAUX
entraîner des alternances où prédomine l'un ou l'autre facteur,
alternances susceptibles de survenir périodiquement, comme
semblent bien le montrer nos courbes d'acquisition.
Il n'est pas possible actuellement, je crois, d'aller plus loin.
IV
RECHERCHES SUR LA PHASE D'ÉVANOUISSEMENT
DES SOUVENIRS
1° Le problème de la courbe d'évanouissement
des traces mnémoniques.
C'est dans le beau travail d'Ebbinghaus 1 que se trouve qour
la première fois expérimentalement étudiée la question de
l'oubli.
Ebbinghaus procédait de la façon suivante : II apprenait,
l'une après l'autre, 8 séries de 13 syllabes; chaque série était
lue au rythme de 150 syllabes à la minute, rythme marqué par
un métronome (accentuation d'une syllabe sur 2 ou sur 4),
puis répétée, dans la mesure du possible, et sur le même
rythme. Entre deux lectures il y avait une pause de quinze
secondes. La durée d'acquisition représentait la somme des
temps de lecture et des temps de récitation, les temps de pause
étant éliminés.
Au bout d'un certain intervalle, les séries étaient rapprises
de la même manière, et les temps de réacquisition comptés
de même.
La valeur de l'intervalle était mesurée par le temps séparant
la fin de la récitation correcte de la première série apprise, du
début de la première lecture de cette même série pour la réacqui
sition. L'intervalle le plus court était au moins égal, par consé
quent, au temps nécessaire pour apprendre 7 séries. De fait, le
plus court intervalle choisi, de dix-neuf minutes, amenait à
rapprendre la première série une à deux minutes après la fin
de l'acquisition de la dernière, soit presque immédiatement.
La grandeur de la trace mnémonique après chaque intervalle
se trouvait très ingénieusement mesurée par l'économie de
temps que l'acquisition antérieure assurait à la réacquisition,
cette économie pouvant être ramenée à un pourcentage. Ainsi
1. lieber das Gedächtniss, 1885. !
— SUR LES PHÉNOMÈNES DE MÉMOIRE 161 PIÉRON.
la décroissance de l'économie relative, en fonction de la gran
deur des intervalles écoulés, permettait de suivre très exactement
la de la trace mnémonique, l'évanouissement du
souvenir.
Il fut fait par Ebbinghaus sur lui-même 163 expériences
distribuées à 7 intervalles. L'acquisition et la réacquisition
eurent lieu, soit à 10 h. -11 h. du matin (temps A), soit à
11 h. -midi (temps B), soit à 6 h. -8 h. du soir C). Dans
deux cas l'acquisition eut lieu nécessairement à une heure et
la réacquisition à une autre, ce qui entraîna des corrections,
étant données les différences dans la rapidité d'acquisition aux
différentes heures.
Les temps réels de 681 secondes et 855 secondes, aux inter
valles de 63 minutes et 525 minutes, furent respectivement
ramenés à 647 et 752 secondes.
Voici les résultats moyens obtenus par Ebbinghaus :
ÉCART NOMBRE TEMPS ECART INTERVALLE TEMPS INITIAL RELATIF d'eïp é- ULTÉRIEUR ABSOLU V. 100 RIENCES
19' 1081" 583 58,2 12 63' 1106 647 459 44,2 16 525' 752 1132 380 35,8 12
756 33,8 1109 (A) 254 353 ) } 330 719 24" l 853 (B) 599 32,6 33,7 26 [ 1049 803 34,6 381 ) (1184(C)
854 300 ) 27,2
48" (1245 1 { 1 891 154 (B) (A) (G) 806 i 1097 647 27,8 244 } 291 28,2 26
917 28,1 328)
834 25,2 ( 1 090 (A)
260) 220 \ 264 25,' 652 825 6 jours . . .] 872 (B) 1089 26,1 26
24,9 ( 1 306 (G) 317 )
892 21,2 (H 15 (A) 223 169 ; [ 215 870 710 31 — . . .] 879 (B) 1085 20,8 21,1 45
1007 21,1 ( 1 261 (C) ■254)
402 891 429 56 24" 18' (contrôle). —
539 790 251 33,4
Ces résultats s'ordonnent suivant une courbe régulière,
qu'Ebbinghaus a réussi à interpoler par une formule loga
rithmique :
° , 100k
où k et c sont des constantes, t le temps, et b l'économie. En
l'année psychologique, xix. 11 162 MÉMOIRES ORIGINAUX
évaluant l'économie en pourcentage (m), on a :
k
m-(logtf
du qui La logarithme est loi retenu peut s'exprimer (r) des par temps ce ainsi qui : est : Le oublié quotient (o) est de en la raison division inverse de ce
r k 0e' o — (log
: La vérification est très satisfaisante
ä = 1,84 c =
Intervalle. Économie observée. Économie calculée. Écarts.
20' 58,2 57 + 1,2
— 2,5 64 44,2 46,7
526 34,5 + 1,3
1440 33,7 30,4 + 3,3
— 0,3 2.1440 27,8 28,1
6.1440 25,4 24,9 + 0,5
31.1440 21,1 21,2 -0,1
L'écart entre les valeurs calculées et les valeurs observées
atteint 3,7 p. 100.
Le grand nombre des expériences de l'auteur, bien que lui
seul ait servi de sujet, donna beaucoup de poids à ses résul
tats, qui indiquaient un évanouissement extrêmement rapide
au début, puis se ralentissant progressivement jusqu'à devenir
à peu près insensible.
Encore maintenant, M. Menzerath, commentant des expé
riences de Krœmer, déclare : « Le texte verbal ne présente pas
comme tel un aide précieux pour la mémoire. Ceci explique
pourquoi l'on oublie si vite les syllabes d'Ebbinghaus et
montre combien la méthode expérimentale de ce psychologue
donne des résultats peu comparables à la réalité de la vie J. »
Cependant nombre d'auteurs, sans faire d'expériences syst
ématiques, s'inscrivirent en faux contre la conclusion que
l'oubli est le plus rapide au début, comme Ogden2, Pent-
1. I. Menzerath, Étude expérimentale de la mémoire nécessaire à la vie
sociale. Archives sociologiques de l'Institut Solvay, Bull. 22, n° 343,
p. 1189-1193.
2. R. Ogden, Memory and the Economy of Learning. Psychological
Bulletin, 1904, I, p. 177-184. PIÉRON. — SUR LES PHÉNOMÈNES DE MÉMOIRE 163
schew1, comme J.-W Baird, qui a même constaté qu'au bout
de vingt-quatre heures, des syllabes pouvaient être mieux
répétées qu'aussitôt après l'effort d'acquisition 2.
Et même Ziehen, dans des cas pathologiques, a obtenu une
courbe d'oubli où l'évanouisse
ment serait d'abord très lent,
puis extrêmement rapide 3.
En revanche une série de
recherches, tout en fournissant
des résultats différents de ceux
d'Ebbinghaus, s'accordent jus f/our
tement pour montrer un oubli
d'abord très rapide, puis plus 31 jours 20%
lent.
Radossawljewitsch * a em
ployé la méthode même d'Eb
3 6 «fh 9 12 8h 15 18 12h ZI 2427 16h 3033 20 h 2V1 /Yw.?
binghaus, mais en présentant
les tests sur un cylindre tour- pig. 25. Comparaison des courbes
observée et calculée (Ebbinghaus) nant, tests consistant en séries
de la décroissance de l'économie de syllabes ou en stances de en fonction du temps écoulé (en
Schiller (le Siège de Troie, abscisse).
2 stances). L'acquisition était
satisfaisante quand le sujet pouvait répéter deux fois de suite
le test appris sans erreur.
Les expériences portèrent sur 27 sujets, adultes ou enfants.
Voici les résultats obtenus pour ces deux groupes de sujets,
avec des séries de syllabes dépourvues de sens, ou avec un
texte emprunté au « Siège de Troie » de Schiller (2 stances),
résultats exprimés en pourcentage d'économie (au lieu du
pourcentage complémentaire d'oubli indiqué par l'auteur) :
1. Chr. Pentschew, Untersuchungen zur OEkonomie und Technik des
Lernens. Archiv für die gesamte Psychologie, I, p. 517.
2. J.-W. Baird, An experimental Study of the Efficiency and the Deve
lopment of Memory in Children (Comm. au Congrès de la Southern
Society for Philosophy and Psychology). Cf. Psychological Bulletin, V,
4, 1908, p. 98-100.
3. Ziehen, Vas Gedâchtniss, Berlin, 1908.
4. Radossawljewitsch, Das Behalten und Vergessen bei Kindern und
Erwachsenen nach experimentellen Untersuchungen, F'àd. Mon., Leipzig, 1907. MEMOIRES ORIGINAUX 164
TEMPS ÉCOULÉ NOMBRE
d'épreuves
Syllabes. Textes. Syllabes. Textes.
24 5 minutes 97,5 100 91,2 96,6
20 — 24 88,6 95,6 85,4 89
60 — 24 70,7 80,9 77,3 77
180 — 24 47,4 57,9 63 61,3
47 1 jour . . 68,9 79,7 71,7 79
2 jours. . 26 60,9 66,8 68,1 71
3 — . . 56,5
4 — . .
5 — . . 56,5
6 — . . 20 49,3 42,4 57,6 58
50,0
14 13 41,0 30,0 53,9 50,6
8 21 37,8 47,6 50,5 52,7
30 18 33,8 24,3 20,2 23,9
60 5,7 14,6
120 12 2,8
Les résultats, en ce qui concerne les textes poétiques, sont
extrêmement irréguliers; pour le souvenir des syllabes, des
perturbations se sont certainement exercées à certains moments ;
mais il y a cependant une période, entre 1 jour et 21 jours, où
la courbe est assez régulière pour être prise en considération.
Or cette courbe a été envisagée comme assez différente de celle
d'Ebbinghaus pour lui être opposée. Il est certain qu'elle ne lui
est point superposable, mais la courbe d'Ebbinghaus est une
courbe individuelle et celles de Radossawljewitsch sont des
moyennes; or une courbe d'oubli individuelle ne pourra év
idemment jamais se superposer à aucune autre, établie d'après
un individu ou un groupe. Les constantes ne seront en effet
pas les mêmes. Mais le véritable problème consiste à déterminer
si la même loi est applicable, car la loi doit être valable pour
tous les cas.
Appliquons donc la formule d'interpolation d'Ebbinghaus à
cette partie des courbes de Radossawljewitsch où la décrois
sance est assez régulière pour présenter un « type » d'oubli.
Voici ce que nous obtenons :
m = K
(log t
Adultes : K = 0,90 Enfants = 0,82
= 0,50 c = 0,82 — SUR LES PHÉNOMÈNES DE MÉMOIRE 165 PIÉRON.
ADULTES : ÉCONOMIE p. 100 ENFANTS : ÉCONOMIE p. 100 INT ER VAL LES
(en heures).
Calcul. Observation. Calcul. Observation. Écart. Écart.
jour). . . . 69 — 0,1 — 0,6 24 ( 1 0 68 9 72,3 71 J
48 ( 2 . 58 7 60 9 08 + 2,2 65,5 ,1 + 2,6
— )• • • 144 . 47 ( 6 9 49 3 57,8 57 ,6 -0,2 + — 1,4 1,0 \ 336 (14 . 42 0 41 0 53,5 53 ,9 + 0,4
- ). . . 504 . 39 — 1,2 (21 8 37 8 —•2,0 51,7 50 ,5
Écart moyen p. 100: 2,5. moyen p. 10( Écart H, 6.
Alors que l'interpolation par sa propre formule des résultats
d'Ebbinghaus donnait un écart moyen de 3,7 p. 100, cet écart
n'est ici que de 2,5 et de 1,6.
La formule d'Ebbinghaus s'applique donc admirablement
75%
— ■ — Cale.
50% Obs.
2S°/o
5 10 15 20
Fig. 26. — Comparaison des courbes observée (Radossawljewitsch) et
calculée (avec réunion de quelques points calculés seulement) par la
formule d'Ebbinghaus pour la décroissance de l'économie en fonction
du temps (adultes).
aux résultats de Radossawljewitsch, obtenus avec la même
méthode (fig. 26 et 27).
La vitesse de décroissance est moindre pour les adultes et
moindre encore pour les enfants : le coefficient qui exprime
cette rapidité est en effet de 0,82 et de 0,50 au lieu de 1,25 pour
Ebbinghaus. Loin d'infirmer la valeur de la formule prudem
ment exposée par Ebbinghaus, ces expériences lui apportent au
contraire une éclatante confirmation *.
1. Offner (Das Gedächtniss, 1909, p. 105) considère comme établie la
chute d'abord rapide (anfangs sehr schnell), puis de plus en plua lente
(dann immer langsamer) de la courbe d'oubli. 166 MÉMOIRES ORIGINAUX
Les expériences sur l'oubli sont nombreuses, mais la plupart
ne furent pas systématiquement poursuivies, en sorte que l'on
ne peut les utiliser pour la détermination de la loi d'évanouis
sement.
Henderson 1 fit apprendre à des écoliers et étudiants 5 pas
sages très différents d'un texte cohérent, avec répétition immé-
75%
50%
25%
S 10 15 20
Fig. 27. — Même comparaison pour les courbes des enfants.
diate après trois minutes de lecture, puis au bout de 2 jours et
enfin de 28 jours.
Il fit résumer chaque fois, d'autre part, les idées contenues
dans le texte, sans souci des mots exacts.
Cette mémoire des idées se montra plus tenace que la mémoire
des mots, comme on pouvait s'y attendre.
Les pourcentages d'oubli furent les suivants, en moyenne :
Idées. Mots.
2 jours. 28 jours. 2 jours. 28 jours.
14,7 25,1 24,3 37,8
Thorndike 2 fit acquérir des liens associatifs, entre mots all
emands et mots anglais correspondants, à 22 étudiants, utilisant
100 couples en une heure, et un total de 1 200 couples. La
presque totalité fut en général acquise après trente-huit d'heures
d'exercice.
L'oubli atteint environ 10 p. 100 après 3 jours (1 030 couples
conservés) et 40 à 50 p. 100 après 40 jours (620 couples con
servés).
1. E. W. Henderson, The Study of Memory for connected trains of
Thought. Psychological Review, Monograph Supplement, V, 6.
2. E. L. Thorndike, Memory for paired associates. Psychological Review,
1908, XV, 2, p. 122-138. — SUR LES PHÉNOMÈNES DE MÉMOIRE 167 P1ÉR0N.
Les résultats de Henderson et Thorndike impliquent bien
une décroissance rapide, puis plus lente.
Cephas Guillet1 trouve une économie de réacquisition de
57 p. 100 chez un enfant de deux ans et demi (pour 52 noms
d'animaux) et de 66 p. 100 chez le sujet adulte 52
japonais d'animaux) au bout de six semaines. L'évocation
spontanée des noms, dont le souvenir persistant donna des
résultats très variables, fut 71 p. 100 et 27 p. 100 chez l'adulte
pour un même intervalle; et de fait on sait que l'évocation ne
peut fournir une mesure exacte de la persistance mnémonique.
Cette méthode d'évocation a été utilisée par Mlle Joteyko 2 et
par une de ses élèves Mlle Louise Van der Noot.
Voici quelques résultats de Mlle Joteyko.
Mémoire des chiffres (6 nombres de 2 chiffres) avec 72 secondes
d'acquisition :
Répétition immédiate. Au bout de 8 jours.
12 chiffres (7 sujets). 9,1 chiffres (7 sujets).
Mémoire des mots (20 substantifs) avec 160 secondes d'acqui
sition :
Répétition immédiate. Au bout de 8 jours.
15,6 mots (8 sujets). 11 mots (8 sujets).
Mémoire des syllabes (12 syllabes) avec 72 secondes d'acquit
sition :
Répétition immédiate. Au bout de 8 jours.
8,5 syllabes (8 sujets). 3,1 syllabes (8 sujets).
L'oubli serait donc, par la méthode d'évocation, de 24,2 p. 100
pour les chiffres, 29,5 p. 100 pour les mots, et 63,6 p. 100 les syllabes au bout de huit jours.
Les résultats de Mlle van der Noot3, chez des enfants de neuf
à dix ans, sont trop peu précis pour qu'on en puisse tirer des
indications numériques ; cet auteur indique qu'après acquisition
d'un tableau de 16 lettres, la répétition a été correcte encore au
bout de huit jours chez 12 filles sur 22 et 17 garçons sur 30;
pour 16 chiffres, la répétition sans erreur s'effectuait chez
30 p. 100 des garçons et 20 p. 100 des filles.
Déjà 4 sur 7 des sujets de Mlle Joteyko avaient répété sans
1. Loc. cit.
2. J. Joteyko, Comment on retient les chiffres, les syllabes, les mots,
les images. Revue Psychologique, 1911, IV, 1, p. 3-20.
3. Louise van der Noot, Expériences sur les rapports entre la mémoire
et la connaissance chez les enfants. Revue Psychologique, 1909, p. 472-479. mmm
168 MÉMOIRES ORIGINAUX
erreur, au bout de huit jours, les 17 chiffres appris, tandis qu'un
d'eux n'en avait pu répéter un seul.
En faisant apprendre des lettres, et en les faisant écrire ou
reconnaître après des intervalles variés, C. H. Bean1 a constaté
qu'il y avait deux groupes de sujets très différents, l'un pour
lesquels, au bout de quatre jours, les fautes allaient de 0 à 4,
et l'autre où elles allaient de 10 à 16.
En moyenne les pourcentages d'erreur furent les suivants :
METHODE DE REPRODUCTION METHODE DE RECONNAISSANCE
INTERVALLES
Erreur 0/q. Nombre Erreur 0/q. Nombre de sujets. do sujets.
11,1 1 jour. 11,1 (41) (21)
15,2 15,5 4 jours (114) (100) 1 — 19,6 20,0 (140) (40) 14 — 21,5 19,3 (298) (55)
21 — 20,0 21,1 (123) (92) 28 — 22,6 (40) (40)
Un effort a été fait par Charles Henry pour déterminer par la
méthode de reproduction le temps d'évanouissement du sou
venir 2.
Il a, chez des écoliers, suivi l'augmentation des erreurs dans
le tracé d'une ligne présentée une première fois.
Voici les résultats obtenus, avec une ligne de 108 mm., les
nombres exprimant, pour chaque sujet, l'erreur en millimètres.
INTERVALLES SUJET I SUJET II SUJET III SUJET IV SUJET V
0. . . . 0 0
1/2 jour. 12 2
1 jour . 10 6 10
2 jours . 17 4 12 12 Q
4 — '. 18 12 17
5 — . 22 18 18
6 — .
-j 27 22 19 39 25
8 — '. 30 28 18 27 18
g 32 41 19 42
10 — .
11 — . 38 22 35
12 — . 35 20
1. G. H. Bean, The Curve of Forgetting, Archives of Psychology , 1912, n°21.
2. Ch. Henry, Mémoire et Habitude, Paris, 1910.

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