Recherches sur la répétition orale de mots présentés auditivement - article ; n°2 ; vol.64, pg 397-410

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L'année psychologique - Année 1964 - Volume 64 - Numéro 2 - Pages 397-410
Les expériences rapportées ici sont une contribution à l'étude de l'identification des stimuli verbaux. La tâche proposée aux sujets (16 adultes) consistait à répéter le plus rapidement possible des mots présentés auditivement. Dans une première expérience, on a étudié le rôle de la fréquence d'usage (les stimuli étaient des mots fréquents, des mots rares et deux types de paralogues) ; dans une seconde expérience, on a considéré le rôle du contexte (les mots étaient groupés ou non selon l'appartenance à une catégorie sémantique).
Les temps de réponse ont été déterminés par l'analyse graphique d'enregistrements magnétiques. Les résultats montrent que les deux facteurs considérés ont une influence favorable et entraînent une diminution des temps de réponse.
La discussion signale la difficulté de proposer pour ces faits un modèle adéquat et en particulier les limites des search models, valables pour rendre compte des effets de fréquence mais non, à ce qu'il semble, des effets de contexte. présentés auditivement. Dans une première expérience, on a étudié le rôle de la fréquence d'usage (les stimuli étaient des mots fréquents, des mots rares et deux types de paralogues) ; dans une seconde expérience, on a considéré le rôle du contexte (les mots étaient groupés ou non selon l'appartenance à une catégorie sémantique).
Les temps de réponse ont été déterminés par l'analyse graphique d'enregistrements magnétiques. Les résultats montrent que les deux facteurs considérés ont une influence favorable et entraînent une diminution des temps de réponse.
La discussion signale la difficulté de proposer pour ces faits un modèle adéquat et en particulier les limites des search models, valables pour rendre compte des effets de fréquence mais non, à ce qu'il semble, des effets de contexte.
The experiments reported here are a contribution to the study of identification of verbal stimuli.
The task requested of 16 adult subjects consisted in repeating auditory stimuli as quickly as possible.
In the first experiment, the authors studied the influence of the frequency in language (the stimuli were frequent words, rare words and two types of paralogs).
In the second experiment the influence of the context was tested (some of the words heard were grouped and belonged to one semantic category, and some not).
The response-times were determined by a graphic analysis of tape recordings.
The results show that both factors studied have a positive influence and lead to a shorter response-time.
In the discussion, the authorspoint out how difficult it is to suggest an adequate model for these results. They insist in particular on the limits of « search models » which are adequate to explain the influence of the frequency in language, but not so adequate, apparently, to explain the context effects.
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1964
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Pierre Oléron
H. Nampon
Recherches sur la répétition orale de mots présentés
auditivement
In: L'année psychologique. 1964 vol. 64, n°2. pp. 397-410.
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Oléron Pierre, Nampon H. Recherches sur la répétition orale de mots présentés auditivement. In: L'année psychologique. 1964
vol. 64, n°2. pp. 397-410.
doi : 10.3406/psy.1964.27254
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1964_num_64_2_27254Abstract
The experiments reported here are a contribution to the study of identification of verbal stimuli.
The task requested of 16 adult subjects consisted in repeating auditory stimuli as quickly as possible.
In the first experiment, the authors studied the influence of the frequency in language (the stimuli were
frequent words, rare words and two types of paralogs).
In the second experiment the influence of the context was tested (some of the words heard were
grouped and belonged to one semantic category, and some not).
The response-times were determined by a graphic analysis of tape recordings.
The results show that both factors studied have a positive influence and lead to a shorter response-
time.
In the discussion, the authorspoint out how difficult it is to suggest an adequate model for these results.
They insist in particular on the limits of « search models » which are to explain the influence of
the frequency in language, but not so adequate, apparently, to explain the context effects.
Résumé
Les expériences rapportées ici sont une contribution à l'étude de l'identification des stimuli verbaux. La
tâche proposée aux sujets (16 adultes) consistait à répéter le plus rapidement possible des mots
présentés auditivement. Dans une première expérience, on a étudié le rôle de la fréquence d'usage (les
stimuli étaient des mots fréquents, des mots rares et deux types de paralogues) ; dans une seconde
expérience, on a considéré le rôle du contexte (les mots étaient groupés ou non selon l'appartenance à
une catégorie sémantique).
Les temps de réponse ont été déterminés par l'analyse graphique d'enregistrements magnétiques. Les
résultats montrent que les deux facteurs considérés ont une influence favorable et entraînent une
diminution des temps de réponse.
La discussion signale la difficulté de proposer pour ces faits un modèle adéquat et en particulier les
limites des search models, valables pour rendre compte des effets de fréquence mais non, à ce qu'il
semble, des effets de contexte. présentés auditivement. Dans une première expérience, on a étudié le
rôle de la fréquence d'usage (les stimuli étaient des mots fréquents, des mots rares et deux types de
paralogues) ; dans une seconde expérience, on a considéré le rôle du contexte (les mots étaient
groupés ou non selon l'appartenance à une catégorie sémantique).
Les temps de réponse ont été déterminés par l'analyse graphique d'enregistrements magnétiques. Les
résultats montrent que les deux facteurs considérés ont une influence favorable et entraînent une
diminution des temps de réponse.
La discussion signale la difficulté de proposer pour ces faits un modèle adéquat et en particulier les
limites des search models, valables pour rendre compte des effets de fréquence mais non, à ce qu'il
semble, des effets de contexte.Laboratoire de Psychologie Génétique
Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Paris
RECHERCHES SUR LA RÉPÉTITION ORALE DE MOTS
PRÉSENTÉS AUDITIVEMENT
par Pierre Oléron et Hubert Nanpon
Introduction
La présente recherche est une contribution à l'étude de
l'identification des stimuli verbaux.
Nous y avons utilisé le procédé de la répétition orale immédiate
de stimuli présentés auditivement, méthode employée antérieure
ment par Chistovitch et al. et à laquelle nos recherches sur la
traduction simultanée nous ont conduits à nous intéresser (Oléron
et Nanpon, 1964). Ce procédé est un élément dans un ensemble
de variantes où les modalités de présentation et de réponse
doivent être systématiquement explorées et comparées (lecture
orale, copie, dictée, dactylographie, sténographie, transcription
en (ou à partir du) braille, langage gestuel...), toujours sous l'angle
des temps de réponse.
La perspective où nous nous sommes placés au départ est
celle qu'impliquent les search models (Fitts et al., 1963) (confron
tation des stimuli avec des « patrons » préenregistrés, procédé
utilisé pour la réalisation de machines à lire, cf. Dewèze, 1962).
D'après cette représentation, on peut estimer que les « temps
d'accès » aux « patrons » enregistrés dans une « mémoire » varient
sous l'influence de divers facteurs, tels que la fréquence d'usage
ou le contexte.
Ce sont ces deux facteurs dont l'influence a été explorée dans
les deux expériences rapportées ci-dessous.
Les hypothèses étaient : 1° des mots fréquents seraient répétés
avec un moindre délai que les mots rares et a fortiori que des
paralogues eux-mêmes plus ou moins éloignés de la structure de
mots réels ; 2° que des mots présentés dans le contexte de mots
appartenant à une même catégorie seraient répétés avec des
délais plus courts qu'en l'absence d'un tel contexte. MÉMOIRES ORIGINAUX 398
PREMIÈRE EXPÉRIENCE
DÉLAIS DE RÉPÉTITION EN FONCTION DE LA FRÉQUENCE
Stimuli
Les stimuli appartiennent à quatre catégories :
1. Mots français fréquents extraits du début de la liste du Français
élémentaire (Gougenheim et coll., 1956), fréquence 56 à 102.
2. Mots français rares qui ne figurent pas dans les relevés de ces
auteurs, fréquence donc, théoriquement, inférieure à 1.
3. Paralogues dont la structure est proche de celle de mots français.
Ils ont été construits à partir de syllabes extraites de mots français réels
choisis au hasard (on les appellera par la suite « paralogues proches »).
4. Paralogues dont la structure s'écarte de celle des mots français.
On les a construits en s'inspirant des suggestions fournies par des mots
réels lus à l'envers (« paralogues éloignés »).
Chaque catégorie a été subdivisée en deux parties : d'une part des
mots (ou paralogues) quelconques, d'autre part des verbes ou termi
naison « er » (ou des paralogues comportant la même terminaison).
Par ailleurs, les initiales sont semblables dans les huit sous-groupes
ainsi définis (pr, ap, in, f, o).
TABLEAU I
Non-verbes Groupes Verbes
professeur présenter
appareil apporter I
impression installer Mots fréquents forcément fatiguer
autrement occuper
probation préjuger
appentis apposer II induction incomber Mots rares fadement fileter
obsédant offusquer
primidien préluiter
apinsion apriger III impladeur impider Paralogues proches faniment fitaquer
odeblant offruler
prétsadac précruder
apleukès apmosner IV indaber inlitsop Paralogues éloignés fltsoper otsigam fussirap odujder
Ces dispositifs ont été adoptés pour introduire certains éléments
d'homogénéité phonétique dans les stimuli. En effet, la mise en évidence OLÉRON ET H. NANPON. RÉPÉTITION ORALE DE MOTS 399 P.
des facteurs sur lesquels porte l'intérêt peut se trouver masquée si des
différences trop marquées interviennent sur le plan de la prononciation.
En outre, l'homogénéisation du début des stimuli est une précaution
importante pour assurer la validité des mesures : elle rend en effet
semblables sur les enregistrements (cf. ci-dessus) les débuts des stimuli
(et des réponses) appartenant aux situations qui se trouvent comparées.
La liste des stimuli est présentée dans le tableau I.
Les mots et les paralogues comportent tous trois syllabes. On s'est
efforcé en les enregistrant de leur donner la même durée (celle-ci peut
influencer le délai de répétition, dans la mesure où la répétition ne
commence qu'après la fin de la présentation du stimulus). Ce résultat
a été obtenu avec une approximation satisfaisante comme le montre le
calcul de la durée moyenne des stimuli de chaque catégorie (tableau II).
TABLEAU II
Durées moyennes Groupes Catégories de stimuli en secondes
I .. . Mots fréquents. 0,58
II . rares. 0,57
III. Paralogues « proches ». 0,59
IV . . . « éloignés ». 0,58
Pour la présentation, les divers stimuli ont été disposés au hasard.
Mais deux listes, soit A et B, ont été constituées comportant chacune
le même nombre de stimuli des quatre catégories. Pour la moitié des
sujets, les deux listes ont été présentées dans l'ordre A-B et pour l'autre
moitié dans l'ordre B-A.
Sujets
On a utilisé comme sujets seize étudiants et étudiantes en psychol
ogie, âgés de 19 à 30 ans, présentant une audition normale.
Réalisation de l'expérience
Les stimuli ont été enregistrés sur bande magnétique. Des copies
ont été exécutées et celles-ci ont été présentées par un magnétophone
à deux circuits indépendants, permettant l'enregistrement de la réponse
des sujets sur une piste parallèle à celle qui portait les stimuli.
Voici un extrait de la consigne : « Votre tâche sera de répéter chaque
mot. Il faut que l'intervalle entre le moment où le mot est dit par le
magnétophone et le moment où vous le dites vous-même soit le plus
court possible... Il faut répéter exactement ce que vous entendez...
Parmi les mots que vous aurez à répéter, certains sont inventés, ce ne
sont pas des mots français. »
Les stimuli étaient présentés à la cadence d'un mot par cinq secondes. MÉMOIRES ORIGINAUX 400
A titre d'entraînement, cinq mots étaient présentés avant la liste
expérimentale. Une période de repos était marquée entre la présentation
des listes A et B (ou B et A).
Dépouillement des résultats
Pour le dépouillement des résultats, on a utilisé des enregistrements
graphiques. Une fois l'expérience terminée, les sorties du magnétophone
étaient branchées sur un enregistreur à deux scripteurs galvanomé-
triques à plumes. Le délai de réponse peut ainsi être mesuré par la
distance qui sépare le début du stimulus du début de la réponse.
Ce procédé permet de garder une trace des phénomènes et se prête
à des analyses que ne permet pas le seul usage d'un chronoscope
commandé par le stimulus et la réponse (on peut aussi mesurer la durée
des stimuli et des réponses). Les scripteurs utilisés sont, par rapport aux
fréquences de la parole, très inertes et en conséquence les tracés très
globaux. Néanmoins, étant donné les mesures retenues (repérage
du début — et accessoirement de la fin — des mots), cet inconvénient
n'a pas de grands effets. Une imprécision subsiste bien dans la lecture
(nous estimons que, sauf cas exceptionnels, elle ne dépasse pas 1 mm pour
un déroulement de 4 cm/s), mais comme elle se retrouve semblable
les stimuli des diverses catégories (d'autant que les initiales, comme on
l'a dit, sont comparables), elle ne nous paraît pas affecter les différences
qui seront rapportées ci-dessous.
Résultats
a) Délais de répétition. — Les résultats portent sur les quatre
catégories de mots, elles-mêmes subdivisées en deux groupes
(« verbes » et « non-verbes »). On a considéré toutes les réponses
sans tenir compte de leur exactitude.
Le tableau III indique pour chaque subdivision les moyennes
des délais de réponse et la figure 1 la distribution de ces délais.
TABLEAU III
Moyennes des délais de réponse
en secondes
Groupes
Non-verbes Verbes
I 0,71 0,67
II 0,77 0,77
III 0,86 0,85
IV 0,87 0,86
Pour déterminer si les différences qui apparaissent dans ce
tableau sont statistiquement significatives, il est nécessaire, V
MF
49 55 61 67 73 79 85 91 97 55 61 67 73 79 85 un 91 97 103 es
MR
n n
61 67 73 79 85 97 103 CS 55 61 67 73 79 85 91 103 109 es
PP
n
61 67 73 79 85 91 97 103 115 n 127 es 61 67 73 79 85 91 97 109 . 121 CS
PE
in
61 67 73 79 85 91 97 103 115 n
A. PSYCHOI,. 64 Fig. 1 67 73 79 85 91 97 109 26 121 CS 402 MÉMOIRES ORIGINAUX
puisque les résultats ont été donnés par les mêmes sujets, d'établir
pour chacun des sujets le sens de la différence entre les situations
que l'on compare et de calculer ensuite si la répartition des diff
érences dans un sens ou dans l'autre est différente d'une répartition
aléatoire. On a utilisé pour ce calcul la moyenne des délais de
réponse aux cinq stimuli de chaque sous-groupe de stimuli et
l'on a employé le test du signe (Siegel, 1956).
Le tableau IV montre la répartition des différences et leur
degré de signification pour la comparaison des mots fréquents-
mots rares (I et II) ; mots rares-paralogues « proches » (II et III)
et les deux catégories de paralogues (III et IV). (D'autres
calculs sont inutiles, puisque la signification des autres compar
aisons découle directement de celles-ci.)
TABLEAU IV
Sens de la différence Non-verbes Verbes (délais de réponse)
I < H 15 15
! TS 1 TS I > II
II < m 14 16
o TS 0 TS II > III
III < IV 8 10
8 NS 6 NS III > IV
II apparaît qu'il existe une différence entre les mots fréquents
et rares d'une part, quel que soit le groupe « verbe » ou « non-
verbe », et entre les mots et les paralogues de l'autre. Par contre,
comme l'indiquait le tableau précédent, il n'y a pas de différence
entre les paralogues, qu'ils soient ou non proches des mots
réels.
La comparaison entre les stimuli du type « verbe » et « non-
verbe » est présentée dans le tableau V.
TABLEAU V
Groupes Sens de la différence
(délais de réponse) I II III IV
Non-verbes > verbes . . . 14 „ç, lb 10 NS 10 NS 11 NS < . . . 2 6 6 5 P. OLÉRON ET H. NANPON. RÉPÉTITION ORALE DE MOTS 403
La tendance est pour les formes « verbes » de donner des
délais de réponse plus courts, mais la différence n'est significative
que dans le premier cas.
b) Effet de l'ordre de présentation. — On a calculé la moyenne
des délais de réponse (intervalle entre le début du stimulus et le
début de la réponse) pour les différents stimuli en fonction de leur
ordre de présentation. Comme deux ordres ont été utilisés, on a
distingué ceux-ci et séparé les moitiés de la liste des stimuli
(A et B) (les moyennes sont donc calculées pour huit sujets). Les
graphiques de la fig. 2 donnent une répartition du résultat de ces
calculs.
L'examen de ces graphiques indique un certain effet d'apprent
issage : ainsi les demi-listes A et B donnent dans l'ensemble des
délais plus longs quand elles figurent en première position que
quand elles figurent en deuxième position. Mais cette comparaison
montre aussi une constance notable dans les délais caractéristiques
de chaque mot (il suffit de superposer les parties homologues
A-A et B-B).
c) Erreurs dans la répétition. — La réponse du sujet n'est
pas toujours la répétition exacte du stimulus. Le pourcentage de
répétitions incorrectes a été calculé pour chaque catégorie de
stimulus. Les résultats sont indiqués dans le tableau VI.
TABLEAU VI
Groupes %de répétitions inexactes
I. . 0,6
II. . 17
III.. 37
TV 48
Le pourcentage augmente en passant des mots fréquents aux
paralogues éloignés du français comme on pouvait le prévoir.
Certains stimuli contribuent plus que d'autres à l'apparition
des erreurs. Ainsi parmi les mots rares, le mot « fadement » a été
mal reproduit par treize sujets ; il arrive presque à égalité avec
le paralogue « proche » « apinsion » (quatorze sujets) (ce dernier
ayant été presque toujours confondu avec « attention »).
d) Anticipations sur la fin du stimulus. — Dans un certain
nombre de cas, la réponse débute avant la fin même du stimulus.
Dans d'autres cas elle survient si tôt après cette fin que le décle
nchement en est certainement antérieur. On a relevé les réponses INCOMBER APPOSER PRETSADAC APPAREIL APPRIGER FANIMENT IMPLADEUR APINSION INDABER FATIGUER OFFUSQUER IMPIDER PRECRUDER APMOSNER APPORTER INDUCTION PRESENTER OTSIGAM ODEBLANT OBSEDANT ODUJDER OFFRULER IMPRESSION FILETER PROFESSEUR OCCUPER FADEMENT INLITSOP FITAQUER FORCEMENT FUSSIRAP PROBATION PREJUGER INSTALLER APPENTIS FITSOPER AUTREMENT APLEUKES PRIMIDIEN PRELUITER APPOSER INCOMBER APPAREIL PRETSADAC FANIMENT APPRIGER APINSION IMPLADEUR FATIGUER INDABER
IMPIDER OFFUSQUER APMOSNER PRECRUDER INDUCTION APPORTER OTSIGAM PRESENTER OBSEDANT ODEBLANT OFFRULER ODUJDER FILETER IMPRESSION OCCUPER PROFESSEUR INLITSOP FADEMENT FORCEMENT FITAQUER
FUSSIRAP PROBATION INSTALLER PREJUGER
FITSOPER APPENTIS APLEUKES AUTREMENT
PRELUITER PRIMIDIEN

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