Réflexes conditionnés - compte-rendu ; n°1 ; vol.40, pg 288-301

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L'année psychologique - Année 1939 - Volume 40 - Numéro 1 - Pages 288-301
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1939
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i) Réflexes conditionnés
In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 288-301.
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i) Réflexes conditionnés. In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 288-301.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1939_num_40_1_5777288 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
moins à l'affaiblissement sensible du réflexe dans les parésies faciales
périphériques; par contre, le réflexe est conservé, voire renforcé,
dans les parésies faciales d'origine centrale. Dans les parésies péri
phériques, le réflexe, disparu ou affaibli du côté malade, est conservé
du côté sain ; des modifications pathologiques du réflexe peuvent
parfois être observées, même dans le cas de parésies depuis longtemps
guéries. Dans diverses affections du système nerveux, notamment
dans les cas de tabès, de sclérose multiple, d'épilepsie, on observe
quelques modifications du réflexe, et notamment une grande fati-
gabilité. D. W.
i) Réflexes conditionnés
180. — O. G. IRWIN. — Toward a theory of conditioning (Vers une
théorie du conditionnement) . — Ps. Rev., XLVI, 5, 1939, p. 425-
444.
I. s'appuyant sur les travaux de Wenger et Kantrow critique
la théorie de Pavlov et présente quelques remarques personnelles,
principalement sur le problème de l'inhibition interne. G. P.
181. — G. H. S. RAZRAN. — The law of effect or the law of qualita
tive conditioning (La loi de l'effet ou la loi du conditionnement
qualitatif). — Ps. Rev., XLVI, 5, 1939, p. 445-463.
La relation entre la loi de l'effet de Thorndike et la loi du condi
tionnement de Pavlov a été pendant les trente dernières années un
problème très discuté. R. se propose de poser le problème sous une
nouvelle forme. Selon lui, la loi de l'effet est une forme du condi
tionnement qui peut être appelé conditionnement qualitatif : une
qualité, une direction, une tendance y jouant le rôle de conditionnant.
Le principal fait conditionnant peut donc être soit quantitatif,
soit qualitatif ; dans le premier cas, il s'agit souvent de la substitution
d'une réponse à une autre ; dans le second cas, du renforcement ou de
l'atténuation d'une qualité par une autre.
Le conditionnement qualitatif peut grandement influencer,
modifier ou même renverser le cours du conditionnement quantitatif.
Cette influence est plus prononcée quand le quali
tatif est positif. Il y a beaucoup d'analogies entre les deux groupes
de faits.
L'expérience montre que, lorsqu'un stimulus nocif est appliqué,
il suscite deux tendances contradictoires : une négative quand le
stimulus apparaît, une positive quand il vient de cesser. Le conflit de
ces deux tendances explique les résultats variables que l'on observe
dans ce cas, pendant l'apprentissage ou le conditionnement.
G. P.
182. — G. DE MONTPELLIER et J. COLLE. — Réactions condi
tionnées volontaires et involontaires. — Ar. de Ps., 1939, XXVII,
p. 134-156.
Certains psychologues ont expliqué, par le fait que chez l'homme le
conditionnement était partiellement voilé par l'action des processus RÉFLEXES CONDITIONNÉS 289
supérieurs, la plus ou moins grande facilité du conditionnementdes
réactions motrices.
Les auteurs ont donc choisi le conditionnement de deux réactions,
l'une facile à conditionner : le réflexe psychogalvanique, l'autre de
conditionnement malaisé et nettement influençable par l'attitude
volontaire : le réflexe de rétraction de la main.
Il résulte d'une étude bien menée sur 74 sujets que le conditionne
ment de la réaction motrice est beaucoup moins net que celui de la
réaction psychogalvanique et que son extinction est plus rapide.
Les différences observées entre ces deux conditionnements ne
semblent pas dues à une influence inhibitrice de la part des processus
supérieurs, mais elles paraissent résulter de différences dans les seuils
d'excitation des deux types de réponses : la valeur du seuil vis-à-vis
d'un excitant étant notablement plus faible dans le cas de la réaction
psychogalvanique que dans celui de la réaction motrice.
Une bibliographie de 55 ouvrages termine l'étude. M. H. P.
183. — W. J. BROGDEN. — Unconditioned stimulus substitution in
the conditioning process (Substitution d'un inconditionné
dans le processus conditionnel). — Am. J. of Ps., LII, 1, 1939,
p. 46-55.
L'A. poursuit ses recherches sur le réflexe conditionnel ; il
montre qu'une fois établi, chez le chien, un de flexion de la
patte à un choc électrique, conditionné par une sonnerie, on peut
substituer à la sonnerie un aliment, qui renforcera la fonction du
choc, et que, de plus, l'aliment étant le stimulus inconditionné ou
originel de la salivation, la sonnerie évoquera désormais une réponse
sécrétoire conditionnée au même titre qu'une réponse de flexion.
I. L.
184. — W. J. BROGDEN. — Higher order conditioning (Réflexes
conditionnels d'ordre plus élevé). — Am. J. of Ps., LII, 4, 1939,
p. 579-591.
Il semble bien que l'homme seul soit capable de donner indéfin
iment des réponses lorsqu'il y a passage incessant d'un stimulus à un
autre dans l'établissement des réflexes conditionnels. Or Finch et
Culler, contrairement aux observations de Pavlov, prétendent qu'il
est possible d'obtenir du chien un apprentissage analogue, quelles
que soient les variations introduites dans l'ordre de présentation
des stimuli. L'A. entreprend des expériences de ce genre sur 10 chiens,
à partir de 4 stimuli différents, mais il n'obtient aucun résultat
satisfaisant, les difficultés apparaissant dès introduction du second
stimulus et les réponses n'atteignant jamais jusqu'au 4e stade des
complications proposées. I. L.
185. — F. M. SHITOV. — The time-factor in the commutation
(Schaltung) of conditioned reflex paths (Le facteur temps dans la
commutation de voies de réflexes conditionnés). — B. B. M.
U. R. S. S., VIII, 5, 1939, p. 396-399.
La coexistence de connexions opposées entre deux points (condi
tionnés et inconditionnés) agissant à des moments différents est
l'année psychologique, xl I9 2.90
£xpKquée par wx processus de c<smmuia&»m, ie temps agissant comme
commutateur des connexions, en sorte que les réponses à un même
stimulus passent êa positif aiu Hfégatiï.
Par exemple, le matin, une cloche est un stimulus positif, le soar
un négatif. H. P..
186. — G. L. TREEMAN. — A prAhniBary study of the role of
postural adjustment ill conditioning (Studie préliminaire .du frôle
de l'adaptation posturale dans les réflexes conâitiminels). - —
Am. J. ©f Ps., LU, 1, 1939, p. 89-94.
L'expérience doit tenir Dompte à son point de départ d'un état
organique général d'attente, avec élévation du tonus, d'autant plus-
diffus que les connexions des réponses aux stimuli sont mieux déter
minées, etiormant à M seul une -réponse conditionnelle ien préparant
l'organisme à une réaction de retrait. Il serait donc de la plus hante-
importance de tenir compte des variations de l'adaptation posturale
dans l'étude des réflexes et de pousser la recherche jusqu'à des
déterminations de changement quantitatif et qualitatif des muscles-
dans la réaction à un stimulus inconditionné. I. L.
187. — W. J. BROGDEN. — Sensory preconditioning (Le précondi
tionnement sensoriel). — J. oî exp. Ps., XXV, 1939, p. 323-332.
Si on présente successivement un grand nombre de fois deux
stimuli appartenant à des sensibilités différentes, par exemple le son
d'une clodhe et l'allumage d'une lampe, puis qu'on établisse *m
réflexe conditionnel à l'un de ces stimuli, le second pourra-t-il, sans
nouvelle éducation, déterminer la réaction du premier ? Des résultats
incertains ayant été publiés sur cette question, B. a refait l'expé
rience (avec des chiens) et a obtenu des résultats positifs. Dans
l'ensemble, ces animaux ont réagi positivement, dans 78 cas, au
stimulus qui n'avait jamais été associé directement avec ce réflexe,
tandis que cette réaction n'a été observée que 4 fois chez les an
imaux de contrôle, qui n'avaient pas passé par les épreuves préa
lables d'association des deux stimulants. P. G.
188. — G. H. S. RAZRAN. — Studies in configurai conditioning.
I : Historical and preliminary experimentation (Études sur le
conditionnement structural. I : Historique et expériences prélimi
naires). — J. of gen. Ps., XXI, 1939, p. 307-330.
Après avoir exposé et critiqué les résultats obtenus par les expé
rimentateurs spécialisés dans ce type de recherche, l'A. montre que
le conditionnement structural peut être provoqué chez les humains
au moyen d'expériences concluantes sur 4 adultes, qui le réflexe
conditionnel salivaire a été établi pour des stimulations visuelles,
alternées de combinaisons différentes (rouge-vert ; vert-rouge ; rouge-
roaige ; vert- vert ; .et rouge et vert seuls), le phénomène s'étant manif
esté dès les premières expériences, encourageant ainsi l'A. à pour
suivre ces essais sous de multiples formes. I . L.
189. — G. M. S. RAZRAN. — Studies in eosfigural conditioning.
II : The effect of subjects 'attitudes and of task sets upon eoflfi- ICON RITION NÉS .291
gnral conditioning (Études du conditionnement struaturâl. II :
L'effet des attitudes des .sujets et des adaptations à la tâche sur le
conditionnement structural). Ill : The factors of similarity, proxi
mity and continuity in configurai conditioning (Les fmsteurs de
similarité, proximité et continuité dans le conditiounemertt struc
tural). — J. oî exp. Ps., XXIV, 1939, p. 95-105 et p. 202-2UO.
On compare le réflexe salivaire conditionné, chez l'homme, dans
trois conditions différentes. Le groupe A est soumis à des stimuli
simples (éclats lumineux rouge ou vert) ou complexes (succession
d'éclats lumineux dans l'ordre rouge-vert ou dans l'ordre inverse).
L'un des deux stimuli est associé à des excitants sialogènes (chewing-
gum, gâteaux), l'autre non. Les mêmes stimuli servent, dans le
groupe B, de signaux de choix corrects ou incorrects dans l'appren
tissage d'un labyrinthe. Enfin le groupe G observe simplement
l'apprentissage du labyrinthe par le groupe B. Ces expériences
montrent que les stimuli composés n'ont pas de privilège général
sur les stimuli simples ; ils se montrent plus efficaces, au début, dans
le groupe A et moins efficaces dans le groupe B ; yers la fin de l'ap
prentissage, les différences tendent à se renverser. Ces différences
sont dues sans doute à ce que l'existence d'une tâche, dans le
groupe B, tend à provoquer une attitude analytique, qui favorise
les stimuli simples, tandis que dans les deux autres groupes l'att
itude est beaucoup plus passive (notamment dans le groupe A).
Dans le second article, on compare toujours les effets de stimuli
simples et de stimuli complexes, qui sont des combinaisons variées
des premiers ; la variation porte sur la distance, la ressemblance et
la continuité des éléments dans les combinaisons. Le sens général
des résultats est que l'efficacité supérieure des stimuli complexes ne
dépend pas de leur degré de ressemblance, de continuité ou de proxi
mité. Au contraire une certaine différenciation interne du stimulus
complexe est favorable. Ce résultat est jugé par R. contraire à la
théorie gestaltiste (on pourrait contester cette interprétation).
P. G.
190. — G. H. S. RAZRAN. — Studies in configurai conditioning.
IV : Gestalt organization and configurai conditioning (Étude du
conditionnement structural. IV : Organisation de la Gestalt et structural). — J. of Ps., VII, 1939, p. 3-16.
L'A. constate que le conditionnement structural, s'établit mieux
lorsque les stimuli sont dissemblables, distants et discontinus, ce qui
s'oppose aux conceptions des Gestaltistes. L'exemple ici choisi est
celui de l'établissement de réflexes conditionnels salivaires, les al
iments étant présentés au sujet en même temps que des excitations
lumineuses instantanées, selon des groupements de couleurs rouges
et vertes combinées pour former un dessin régulier et en obtenant
des résultats tout à fait différents selon le schéma proposé, ceci non
dans la quantité de réponse salivaire, mais quant au moment de son
apparition, au rythme de son développement, & l'extinction ©u à
l'oubli du réflexe ; le phénomène étant lié à la simplicité ou complexité
de structure du schéma, les plus simples donnant lieu à la réponse
maxima au début du dressage et les plus complexes -à la fin. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 292
L'A. reproduit les schémas proposés et les courbes obtenues sur
4 sujets, compte tenu de la transposition, de la sommation, de l'extinc
tion et de l'oubli des réflexes conditionnels salivaires. Le schéma
n'exerce aucune action dans la fixation des réflexes si on ne considère
que la forme seule, et il n'y a pas de réponse spécifique pour telle ou
telle figure. Le seul principe valable est celui d'organisation simple
et complexe et il faudrait abandonner la position des Gestaltistes
en faveur d'une conception plus souple et plus dynamique de l'orga
nisation des perceptions. I. L.
191. — G. H. S. RAZRAN. — Studies in configurai conditioning.
VI : Comparative extinction and forgetting of pattern and of
single-stimulus conditioning (Éludes sur le conditionnement structur
al. Comparaison de l 'extinction et de l'oubli dans le conditionne'
ment à un stimulus simple ou figuré). — J. of exp. Ps., XXIV,
1939, p. 432-438.
La méthode est celle du réflexe conditionnel salivaire chez des
sujets humains. Après avoir établi la réaction soit à un stimulus
simple (éclat lumineux), soit à diverses combinaisons de ces stimuli,
on étudie l'extinction au cours d'une série de 20 épreuves sans confi
rmation du signal, et l'oubli après des intervalles de 1 à 16 semaines.
Les réactions à des signaux complexes se montrent, dans tous les
cas, plus stables que les réactions à des signaux simples. P. G.
192. — G. H. S. RAZRAN. — Décrémentai and incremental effects
of distracting stimuli upon the salivary GRS. of 24 adult human
subjects. Inhibition and desinhibition (Effets des distractions sur
V accroissement ou la diminution du réflexe conditionnel salivaire
chez 24 sujets humains. Inhibition et désinhibition). — J. of exp.
Ps., XXIV, 1939, p. 647-652.
On crée un réflexe conditionnel salivaire, puis on procède à son
extinction graduelle en ne confirmant plus le stimulus conditionnel.
Au cours de ce processus d'extinction et à un stade plus ou moins
avancé, on fait intervenir un stimulus perturbateur (son d'un timbre).
Il y a deux effets de sens contraire ; l'un tend à affaiblir la force de
l'excitant conditionnel et à diminuer la sécrétion, l'autre tend au
contraire à produire une désinhibition et à augmenter la sécrétion.
Le second effet prédomine d'autant plus sur le premier que le st
imulant perturbateur intervient à un stade plus avancé de l'extinc
tion. P. G.
193. — G. H. S. RAZRAN. — The nature of the extinctive process
(La nature du processus d'extinction du réflexe conditionné). —
Ps. Rev., XLVI, 3, 1939, p. 264-297.
Étude d'ensemble sur la question. R. expose d'abord les théories,
puis donne une revue générale des faits (groupés en 30 lois) et te
rmine par une critique.
Il est impossible de résumer cette revue, qui paraît, dans l'e
nsemble, assez bien documentée. G. P. RÉFLEXES CONDITIONNÉS 293
194. — W. N. KELLOGG. — The relationship between ambiguous
conditioning and experimental extinction in dogs. A follow up
report (La relation entre le conditionnement ambigu et Vextinction
expérimentale chez les chiens : nouvelles recherches). — J. of
comp. Ps., XXVII, 1939, p. 283-288.
Le conditionnement ambigu, décrit par l'auteur dans un travail
antérieur, consiste dans le fait que si, chez un chien, on conditionne
la flexion de la patte droite à un son suivi d'un choc sur cette patte,
puis qu'on transfère le choc à la patte gauche, on observe souvent
que l'établissement du nouveau réflexe conditionnel (à gauche) ne
s'accompagne pas d'abord de l'extinction de l'ancienne réaction (à
droite) ; pendant très longtemps, la réaction, chez certains animaux,
se produit des deux côtés. Les faits nouveaux observés par K.
montrent que, chez les individus à conditionnement ambigu, l'extinc
tion d'une réaction conditionnelle quelconque se fait très lentement,
tandis que la constitution d'une réaction nouvelle est au moins aussi
rapide, et même parfois plus rapide que chez les individus ordinaires.
Leur attitude générale dans ces expériences suggère qu'ils offrent une
sensibilité extrême au choc électrique. P. G.
195. — W. N. KELLOGG et I. S. WOLF. —The nature of the response
retained after several varieties of conditionnig in the same subjects
(La nature de la réponse résiduelle après plusieurs variétés de
conditionnement chez les mêmes sujets). — J. of exp. Ps., XXIV,
1939, p. 366-383.
Si on dresse, par la méthode du réflexe conditionnel, un chien à
réagir à un signal sonore annonçant un choc électrique dans l'un ou
l'autre membre, puis qu'après une interruption d'un ou plusieurs
mois, on fasse entendre le signal, quelle sera la réaction qui appar
aîtra ? Si on a commencé par créer le réflexe conditionnel de la
patte droite, puis qu'après avoir procédé à son extinction, on crée un
réflexe semblable pour la patte gauche, c'est, à la reprise des expér
iences, celui-ci qui apparaîtra le plus souvent, même si le nombre des
épreuves avec la patte droite a été bien plus considérable. En d'autres
termes, la récence l'emporte sur la fréquence. Dans d'autres expé
riences, où le conditionnement de la patte gauche succède immédia
tement à celui de la patte droite, on observe souvent un condition
nement ambigu ; le chien prend l'habitude de lever la patte gauche
en même temps que la patte droite ; il n'y a pas ici d'extinction de la
première réponse. Si on interrompt alors les expériences et qu'on les
reprenne plus tard, l'ambiguïté reste le caractère de la réponse.
P. G.
196. — w. J. BROGDEN. — The effect of frequency of reinforcement
upon the level Of conditioning (L'effet de la fréquence des renfor
cements sur le niveau du conditionnement). — J. of exp. Ps.,
XXIV, 1939, p. 419-431.
Dans quelle mesure le renforcement du réflexe conditionnel par
l'excitant inconditionnel est-il nécessaire à son maintien ? Il est
douteux que cette condition soit nécessaire, puisque l'animal peut
être dressé à éviter le choc électrique, annoncé par un signal, en 29& ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
retirant aussitôt la patte (ce qui supprime la confirmation), B. a
comparé plusieurs types d'expériences. La fréquence de la réponse
conditionnelle de la patte est indépendante du nombre des renfo
rcements par1 le choc électrique ; mais il y a une tendance à la dimi
nution des réactions diffuses quand le renforcement est moins fré-
cpuent. On peut créer un réflexe conditionnel de la patte avec le choc
électrique, puis le renforcer non plus par le choc, mais par une
récompense alimentaire donnée pour toute réaction correcte ; dans
ce- Gets encore, il n'y a de diminution de la que si le nombre
des renforcements tombe au-dessous de 20 %. Le réflexe salivaire
subit, dans sa fréquence et dans son intensité, une certaine dimi
nution quand le renforcement devient insuffisant. Mais d'une manière
générale le taux des réponses reste toujours assez élevé. P. G.
197. — N. L. MUNN. — The relative effectiveness of two condi
tioning procedures (Efficacité de deux méthodes d'établi
ssement de réflexes conditionnels). — J. of gen. Ps., XXI, 1939,
p. 119-136.
Deux groupes de rats sont soumis à des conditions d'apprent
issages différents : 26 de ces animaux échappent à l'action d'un
choc électrique s'ils réagissent à temps à une stimulation lumineuse
qui précède ce choc de deux secondes. Les autres animaux ne peuvent
en aucun cas éviter le choc. On considère comme réussie l'exécution
d'une série de 10 réponses anticipées successives. Le groupe qui
subit le choc arrive à ce résultat après 29,6 ± 4,1 essais, celui qui ne pas le choc 38,8 ± 5,0. Les résultats n'ont pas une grande
valeur au point de vue statistique et au contraire l'examen des
courbes d'acquisition du réflexe parle en faveur du groupe, qui peut
éviter le choc. En outre le groupe qui subit le choc acquiert le réflexe
après 29 chocs alors qu'il suffit de 16 chocs à celui qui parvient à
l'éviter, résultat cette fois statistiquement valable. Ces conclusions
s'opposent donc à celles de Schlosberg et Kappauf qui avaient
montré que la possibilité d'éviter le: choc électrique ne. hâtait pas,
mais au contraire entravait peut-être, le conditionnement. I. L.
198. — D. D. WIGKENS. — The simultaneous transfer of condi
tioned excitation and conditioned inhibition (Le transfert simul
tané de V et de V inhibition conditionnelles.). — J. of
exp. Ps., XXIV, 1939, p. 332-338.
Oh établit chez des sujets humains un réflexe conditionnel
d'extension du doigt à un signal sonore (timbre), qui leur permet
d'éviter un choc électrique dans ce doigt. On différencie ensuite le
réflexe ; une cloche, n'étant jamais suivie du choc électrique (tandis
qiïe> le timbre l'est toujours) ne tarde pas- à produire l'inhibition de la
réjponse apprise. Dans la seconde partie de l'expérience, la maia est
renversée, la paume est en dessus et non plus en dessous. Dans ces
conditions, chez la plupart des sujets, sans nouvel apprentissage, une
réaction de flexion du doigt se substitue: immédiatement à la réaction
apprise d'extension, lorsque le signal est donné par le timbre* tandis
que1 cette réaction de flexion est inhibée lorsque le signal est donné
par la cloche. Il y a doive1 transfert aussi bien: de Fiuhibitiûn que, de RÉFLEXES CONDITIONNÉS 205
l'eMet positif, malgré la différence dies réactions musculaires;. (Gepen-
dant an début, chez uni des sujets,, on. trouva une réponse; en extension
suivie rapidement d'une, flexion.) L'auteur admet que ce qui est
Conditionné, c'est une: réponse d'ua: type plus générais que; celle qui se
réalise d'abord effectivement dans une certaine1 attitude- posturale.
P. G,
199.. — W. N.. KELLOGG et. E. L. WALKER. — An analysis of
the ouaterai transfer of conditioning in dogs in terms of the
frequency, amplitude and latency of responses (Analyse du transf
ert bilatéral du conditionnement chez les chiens en ferme de fré
quence, amplitude et latence des réponses). — J. of gen. Ps., XVIII,
2, 1938, p. 253-265;
Dans les cas de transfert du conditionnement c'est la fréquence
des réponses qui subit le moins de variations, la latence est moins
constante, lès intercorrélations entre fréquence, amplitude et temps
■de dressage, sont suffisantes.
Il faut tâcher de diriger les recherches sur le facteur latence, les
mesures n'étant pas encore assez précises pour conclure de ce simple
essai, à l'existence d'un rapport inverse.. I. L.
200. — H. F. HARLOW et P. SETTLAGE. — The effect of cura-
rization of the fore part of the body upon the retention of condi
tioned responses in cats (L'effet de la curarisation de la partie
antérieure du corps sur la rétention des réponses conditionnelles
chez les chats). — J. of comp. Ps., XX VIT, 1939, p. 45-48.
Dans une expérience antérieure, l'un des auteurs a montré qu'il
était impossible de créer un réflexe conditionnel chez l'animal
«urarisé. Dans le présent travail, on cherche si le chat curarisé peut
manifester une réaction conditionnelle, établie antérieurement, dans
une partie du corps soustraite ä l'action du poison. En fait on a pu
noter quelques réactions au son d'une cloche annonçant un choc
électrique,, chez des chats dont, les membres: postérieurs restaient
indemnes,, après interruption de la circulation dans l'artère abdo
minale. P. G.
201. — C. N. WINSLOW. — An experiment in the use of multiple
conditioned stimuli and extinction in tests of hearing (Expériences
sur l'usage de stimuli conditionnels multiples et extinction dans
les tests d'audition),. — J. of gen. Ps.,. XXI, 1939, p. 331-337.
Deux chats sont consécutivement conditionnés à des stimuli
auditifs et visuels; ; on sectionne ensuite le nerf auditif d'un animal,
le limaçon de l'autre, la surdité étant liée à cette dernière opération.
L'animal sourd, ne réagissant plus qu'à la lumière, la méthode des
stimali doubles: permet de distinguer nettement les comportements
des deux chats: et prouve une fois de plus que l'extinction d'une
repense conditionnée à un stimulus dans un champ, sensoriel donné
n« s'irradie; paa à des champs sensoriels différents.. I. L.
2m. — S; KATZENELBOGEN, R. B. LOUGKS et W. HÛRSLEY
ÔANTT. — An attempt to condition gastric secretion to histamns ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 296
(Un essai pour conditionner la sécrétion gastrique que provoque
Vhistamine). — Am. J. of Ph., CXXVIII, 1, 1939, p. 10-12.
L'association d'éclats lumineux à des injections d'histamine pro
voquant une sécrétion gastrique chez des chiens n'a pas été suivie
de l'apparition d'une sécrétion conditionnée pour des injections
salines accompagnées des mêmes éclats. L'influence de l'histamine, ne
s'exerçant pas par l'intermédiaire des centres nerveux, ne peut
s'étendre par conditionnement à des stimulations sensorielles.
H. P.
203. — E. L. WALKER et W. N. KELLOGG. — Conditioned respi
ration and the conditioned flexion response in dogs (La respiration
conditionnée et la réponse conditionnée de flexion chez les chiens).
— J. of comp. Ps., XXVII, 1939, p. 393-410.
Étude, chez quatre chiens, des réponses conditionnelles au son
d'un timbre annonçant un choc électrique dans la patte ; on enre
gistre à la fois le mouvement de la patte (qui, s'il est d'amplitude
suffisante, supprime le choc) et la réaction respiratoire. On distingue
facilement sur les tracés la réponse conditionnelle de la réponse
inconditionnelle, non seulement par le moment de son apparition,
mais par sa forme ; au lieu d'une brusque secousse respiratoire dans
la réponse au choc, on trouve, dans la réponse au timbre, une sus
pension de la respiration. On considère le réflexe comme établi quand
on obtient 19 réponses dans une série continue de 20 stimulations
auditives. Tandis que ce résultat demande en moyenne 97,5 essais
pour la flexion de la patte, il est atteint avec 43,25 essais pour la
respiration. L'extinction de la réponse respiratoire est beaucoup plus
lente que celle de la flexion de la patte et son rétablissement ultérieur
est presque immédiat ; mais il faut ici tenir compte du fait que cette
réponse, ayant été établie plus tôt, a bénéficié d'un nombre de confi
rmations beaucoup plus grand que la réaction des membres.
P. G.
204. — W. N. KELLOGG, R. C. DAVIS et V. BROWN SCOTT. —
Refinements in technique for the conditioning of motor reflexes
in dogs (Perfectionnements techniques du conditionnement des
réflexes p.' moteurs chez le chien). — J. of exp. Ps., XXIV, 1939,
318-331.
Description des installations matérielles et des procédés techni
ques employés au laboratoire de l'Université d'Indiana pour l'étude
du réflexe conditionnel moteur chez le chien. L'installation comprend
une chambre à l'épreuve du son, avec un cadre pour maintenir
l'animal ; l'observation se fait d'une chambre voisine ainsi que la
commande de tous les appareils d'excitation électrique, auditive,
tactile. L'animal qui a perçu le signal peut éviter le choc électrique
en levant la patte ; ce mouvement, transmis par un rythme de
leviers, coupe le courant. Les réactions motrices de flexion de la
patte s'inscrivent automatiquement, ainsi que les potentiels élec
triques d'extension des muscles des pattes et la respiration. Les
auteurs donnent beaucoup de détails sur le traitement des animaux
dès leur entrée dans le laboratoire et sur les précautions prises pour
les familiariser avec la situation expérimentale. P. G.

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